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vendredi 29 août 2025

LA FAMILLE HARANEDER DE SAINT-JEAN-DE-LUZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE AUTREFOIS (quatrième et dernière partie)

 

LA FAMILLE HARANEDER DE SAINT-JEAN-DE-LUZ.


La famille Haraneder de Saint-Jean-de-Luz est une très ancienne famille noble et bourgeoise.



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PIERRE-NICOLAS DE HARANEDER
VICOMTE DE MACAYE
1758-1857



Voici ce que rapporta Michel Etcheverry à ce sujet le Bulletin de la Société des sciences, lettres & 

arts de Bayonne, le 1er juillet 1933 :



"Autour d'une famille luzienne : les Haraneder.



... Jean Peritz mourut le 1er Août 1730. On connaît le testament mutuel que lui et sa femme firent le 22 Décembre 1729. Une clause de ce testament portait que leur fils Dominique de Haraneder Jean Peritz serait premier bénéficiaire du patrimoine anobli. Au décès du père il semble que le droit à la jouissance du fief dût revenir automatiquement à celui que désignait le testament et qui était le représentant immédiat de la "postérité masculine". Et cependant le 13 Août de cette année de nouvelles Lettres Patentes venaient confirmer celles d'Avril 1718. Pourquoi ? Nous croyons que l'explication s'en trouve dans ce fait : Urrugne avait refusé l'indemnité stipulée et de son côté Jean Peritz n'avait jamais voulu aller au-delà. Pratiquement l'érection primitive était devenue caduque au moins en partie.



L'héritier allait montrer des dispositions plus conciliantes. Quelques mois après la disparition du chef de famille il passait avec la communauté d'Urrugne une transaction dont nous citons de larges extraits.


"Le 18e jour de Janvier 1731 avant midy au lieu d'Urrugne et château noble de Jolimont par devant moi notaire royal soussigné présents les témoins bas nommés a comparu Messire Dominique de Haraneder Jean Peritz écuyer habitant du lieu de Saint-Jean-de-Luz lequel a dit que sur la représentation de feu Jean Peritz de Haraneder Conseiller Secrétaire du Roy Maison Couronne de France près la Chancellerie du Parlement de Bordeaux son père ayant pleu à Sa Majesté par ses Lettres Patentes du mois d'Avril 1718 confirmées par celles du 13 Août de l'année dernière 1730 et pour les causes et raisons y exprimées ériger entr'autres biens en qualité de fief sous la dénomination de fief de Jolimont le présent château et biens en dépandans scittués au présent lieu d'Urrugne consistant en... à la charge par mond. feu sieur de Haraneder de payer une seule fois à la communauté d'Urrugne la somme de trois cents livres par forme d'indemnité mond. feu sieur de Haraneder aurait offert lad. somme plusieurs fois à lad. communauté et celle-cy aurait refusé de la recevoir prétendant qu'elle n'était pas suffisante pour tenir lieu d'une entière décharge des cotises et corvées dont lesd. biens étaient tenus annuellement en sorte que mond. feu sieur de Haraneder comparant comme premier substitué aud. fief par le testament mutuel de sond. feu père et de dame Etiennette de Bereau son épouze du 22 Décembre 1729 retenu par moy notaire ayant marqué à lad. communauté le dezir qu'il avait de se mettre en règle avec elle à ce sujet la communauté capitulairement assemblée suivant l'usage le quatorzième du présent mois aurait donné pouvoirs à sieurs Michel de Cigarroa, Raimond Darraunz, Bertrand Salabery, Martin Dibildots et Michel Lascorret maire abbé et jurats et à sieurs Michel Darancette, Jean de Sorbé, Pierre de Haramboure et Jean Dibildots députés de convenir avec mond. sieur de Haraneder comparant ainsy et de la manière qu'ils aviseraient, sy bien qu'entre lesd. sieurs maire abbé jurats et députés icy présents d'une part et mond. sieur de Haraneder tant pour luy que pour la dame de Bereau sa mère d'autre il a été convenu et arrêté qu'au lieu de la somme de trois cents livres ordonnée par les Lettres Patentes de S. M. dud. mois d'Avril 1718 par forme d'indemnité mond. sieur de Haraneder payera celle de huit cents livres une fois pour toujours comme d'effet il a compté et payé présentement devant nousd. notaire et témoins en bon or et argent de cours lad. somme de huit cents livres auxd. sieurs maire-abbé jurats et députés qui l'ont reçue et déclaré qu'ils se tiennent pour contents et satisfaits et acquitter mond. sieur de Haraneder et tous autres. Et moyennant ce les mêmes sieurs maire abbé jurats et députés tant pour eux que pour lad. communauté veulent et consentent que mond. sieur de Haraneder, ses successeurs substitués et ayans cause uzent et jouissent conformément auxd. Lettres Patentes dud. fief de la dénomination de Jolimont des mêmes droits, honneurs, prérogatives, franchises, libertés et exemptions dont jouissent les autres propriétaires de fief du présent pais de Labourt et suivent les uz et coutumes d'icelluy sans en rien contribuer ny payer pour aucune sort de cotisation et de corvée, de quoy lesd' sieurs maire-abbé jurats et députés faisant comme dit est le déchargent pour le présent et pour l'avenir de même que ses mettayers, fermiers et domestiques conservant et continuant à mond. sieur de Haraneder et successeurs aud. fief comme par le passé la même faculté de couper du soutrage pour ses terres dans les endroits uzités et la propriété de ses bois sur les terres ouvertes et communes de la même manière que jouissent les autres habitans de pareilles commodités — à la charge et condition que mond. sieur de Haraneder n'exigera aucune nouveauté dans la communauté d'Urrugne ny ne prétendra aucune préséance dans l'églize dud. lieu aux processions ny aux assemblées de la communauté, de plus qu'il ne lui sera pas permis ny à ses successeurs aud. fief de faire vendre du vin de son cru dans lad. communauté qu'en payant les droits comme les autres habitans que s'il arrive quelques corvées pour le service du Roy seulement ses mettayers n'en seront pas exempts et finalement que survenant quelque nouvelle charge ou nouvelle imposition de la part de S. M. que lad. communauté d'Urrugne et mond. sieur de Haraneder s'entendront ainsy et de la manière que font en pareils cas les autres communautés du pais avec les propriétaires des maisons nobles de leurs paroisses". Archives Notariales.



On le voit. Les Lettres Patentes d'Août 1730 redonnaient simplement vigueur à celles d'Avril 1718. La vicomté de Jolimont restait encore à créer. Et de même que Jean Peritz n'avait pris dans les documents nombreux consultés par nous que le titre d'écuyer ; son fils Dominique se contente de ce seul qualificatif en tête de cet acte notarié. Et dans les pièces postérieures ni lui ni les autres ne font mention de la prérogative vicomtale. C'est ainsi qu'Etiennette de Berau, sa mère, dictant, le 7 Mai 1731, un testament qui donne des renseignements curieux sur sa famille déclare qu'elle a "nommé, créé", institué de sa bouche pour son héritier général et universel Messire Dominique d'Haraneder Jean Peritz écuyer, son fils aîné. Le 5 Juin suivant encore Dominique qui fait, à son tour, son testament, "au lieu de St-Jean-de-Luz en la maison noble de Jolimont", nous est présenté par le notaire comme "écuyer habitant du présent lieu".



A quelle époque remonterait donc la promotion des Haraneder au rang de vicomtes ? Nous ne saurions le dire. A parler franc nous inclinons à croire que la "vicomté de Jolimont" est un mythe, que si elle a eu cours dans l'usage courant elle n'a jamais eu d'existence légale.



Porté au scepticisme en ce qui concerne l'authenticité du titre de "vicomte de Jolimont" nous le resterions, en tout état de cause, pour ce qui regarde le transfert de ce titre de la branche aînée de St-Jean-de-Luz à la branche cadette établie à Macaye. Aucun document relatif à Pernaton de Haraneder, vicomte de Macaye, ne lui confère, à notre connaissance, ce cumul nobiliaire. Certains historiens pourtant n'hésitent pas à l'accabler de cette double dignité. Ils nous montrent ensuite l'appellation de "vicomte de Jolimont" passant à son fils cadet, Louis Valentin. On aimerait bien quelque confirmation officielle de toutes ces ascensions féodales. Et pour Louis Valentin en particulier ce serait d'autant plus à désirer que dans son testament du 29 Août 1783 la vicomtesse douairière de Macaye, Marie-Renée Thérèse de Castenoles Haraneder ne le désigne que comme il suit : "Messire Louis d'Haraneder le chevalier mon fils cadet."



(Source : Wikipédia)







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