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mardi 25 août 2026

L'ACADÉMIE GASCOUNE DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE DE 1926 À 1973 (deuxième partie)

 

L'ACADÉMIE GASCOUNE DE 1926 À 1973.


Le 7 mai 1926, est fondée à Bayonne une association loi 1901 : "l'Académie Gascoune de Bayoune".


academie gascoune bayoune
ACADEMIE GASCOUNE BAYOUNE


Voici ce que rapporta à ce sujet Léon Herran dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres & 

arts de Bayonne, en janvier 1973 :



academie gascoune bayoune
GASCON LEON HERRAN



"L'Académie Gascoune (1926-1973).


L’Académie Gascoune, à la suite de cette réunion, était fondée. Elle se composait de Quarante membres dont voici la liste :

Joseph Beisque, Georges Bergès, Jean Bouzet, Félix Broca, A. Claverie, Joseph Detchepare, Ch. Duclos, Amédée Dufourg, Pierre Dupin, Henri Dordosgoity, Louis Dours, Auguste Etchepare, Denis Etcheverry, Henri Gavel, Goalard, Benjamin Gomez, Fernand Gomès-Silva, A. Hargouet, E. Hargouet, Guillaume de Hiriart, J. Laborde, J. Lafitte, Jean Lamarque, P. Landoussy, Pierre Landrieu, R. Larrebat-Tudor, Léon Lascoutx, Armand Legrand, P. Lespès, E. Maisonnave, J.-B. Molia, Louis Novion, Henri Piet, Isidore Porché, Pierre Rectoran, Pierre Simonet, Raymond Sousbielle, Barthélémy de Véquy, J.-L. Lamarque, Carlito Oyarzun. 



academie gascoune bayoune
CAPITOU CONSTITUTIF 7 MAI 1926





academie gascoune bayoune
CARLITO OYARZUN ACADEMIE GASCONNE


Monsieur Pierre Rectoran fut le premier Secrétaire-Perpétuel. Un directeur en exercice devait être changé tous les trois mois. L’Académie devait tenir un Capitou par mois et un orateur était chargé de prononcer un discours en langue gasconne. Tous les débats devaient se dérouler dans cette langue.  



academie gascoune bayoune
PIERRE RECTORAN
SECRETAIRE PERPETUEL ACADEMIE GASCONNE


Notons la disparition totale des Académiciens de la première heure, le dernier, Raymond Sousbielle, deuxième secrétaire-perpétuel, après Pierre Rectoran, étant décédé, âgé de plus de 90 ans, il y a une dizaine d’années. 



L’Académie Gascoune n’a pas disparu pour autant. Elle s’est même renouvelée d’année en année et a poursuivi les buts que ses prédécesseurs s’étaient tracés. 



Les séances du début ne connurent guère le succès qu’elles obtiennent de nos jours. Disons, pour être franc, que ces Capitous étaient trop... académiques, du genre monotone, quasi ennuyeux. L’Académie Gascoune se cherchait. Elle trouva en la personne de Carlito Oyarzun un animateur incomparable qui insuffla une vie nouvelle à la docte Compagnie. 



Les chiffres ont leur aridité, mais il est intéressant de savoir que depuis l’année 1926 jusqu’en 1937, l’Académie tint 56 Capitous, dont quelques-uns portent la marque de brillants débats. 



Les années passent et les deuils s’accumulent. L’Académie pourvoit au remplacement des disparus. Ainsi en 1942, au cours de cinq Capitous, MM. Gomès-Silva et Goalard étant décédés, Mlle Suzanne Castets, le Dr Gentilhe, M. Lacouture, M. Saldou sont reçus, ainsi que M. F. Barbe et Mlle Dicharry. 



C’est cette même année qu’entrèrent encore à l’Académie Gascoune : MM. Pierre Labrouche, Pierre Pariès, R. Cuzacq, Maisonnave, Pourquié, Joinaud, Jeanpierre, Léon Canton. Cette rentrée compensa les pertes et l’Académie compta alors les Quarante Membres exigés lors de sa fondation. 



N’oublions pas que nous sommes en guerre et que les Allemands occupent le pays. Cela n’empêche nullement l’Académie de se produire en 1943 au moins quatre fois. Elle enregistre deux décès MM. Maisonnave et Larrebat-Tudor. Par contre Jean Elichagaray est reçu en cette même année. 



Rien au cours de l’année 1944. Par contre, en 1945, cinq nouveaux académiciens font leur rentrée. Ce sont : MM. Godinot, Labourdique, H. Laroche, J. Latapy, Gaston Plaa au cours de deux Capitous.



Deux Capitous figurent au tableau de 1946 et trois nouveaux académiciens font leur rentrée : MM. Léon Herran, Sorin et Félix Broca. C’est en 1947 que MM. Giraudel et Antoine Mendiara sont reçus en remplacement de MM. Lacouture et Lascoutx, décédés. 



De 1948 à 1949, sept Capitous se tiennent, soit dans le grand salon de la Mairie, soit au Musée Basque et de la Tradition bayonnaise. En 1950, M. Dufourg, d’Anglet, disparaît, tandis qu’en 1951, Léonce Dussarrat fait sa rentrée, MM. Joinaud et Landoussy décèdent. 



L’année 1952 est une année cruciale pour l’Académie Gascoune. Elle perd successivement son Secrétaire-Perpétuel, Pierre Rectoran et son directeur, Carlito Oyarzun. 



Une nouvelle formule sera adoptée pour la succession des Directeurs, en opérant une rotation pour chaque Académicien, par ordre d’entrée et prenant le directoriat pour deux années. 



Benjamin Gomez est le premier de ces Directeurs, tandis que Raymond Sousbielle est désigné comme Secrétaire-Perpétuel en remplacement de Pierre Rectoran. 



De 1952 à 1954, on enregistre cinq nouveaux Académiciens. Ce sont MM. Castillon, Dr Dabadie, Victor Mendiboure, J.-L. Laporte, F. Dupaya. Félix Broca meurt en 1954. 



En 1955, MM. G. Larrebat, Edmond Lamarque, Gieure et R. Lavignasse compensent la perte de MM. Pierre Landrieu, J. Bouzet et Henri Gavel. 



L’année 1956, c’est au tour de Joseph Latournerie et Joseph Latxague d’entrer à l’Académie Gascoune. 



C’est cette année que la docte Compagnie fêtera le trentième anniversaire de sa fondation. Une grande séance académique se tient au Théâtre Municipal avec le concours de l’Orchestre Jeanblanc et des Chœurs de Jean Etchepare, en présence d’une foule considérable. 



En 1958, Capitou important en présence de Mgr P. Gouyon, évêque de Bayonne et de M. Georges Forsans, maire de la ville. Louis Servon est reçu à l’Académie. 



C’est cette même année que sont inaugurées les Journées du Gascon, dont nous parlerons plus loin. 



En 1960, réception de M. le Chanoine Pierre Puchulu et de Lucien Lagrave, ainsi que du Colonel Edgar Bergès. On enregistre le décès de Joseph Detchepare, Alphonse Castillon et Benjamin Gomez. 



C’est le tour de Jean Dupaya, maire de Peyrehorade, en 1961, d’entrer à l’Académie, tandis que l’année suivante ce sera celui d’André Sapaly, auteur de revues bayonnaises, notamment Malaye. 



Ainsi d’année en année, avec ses joies et ses peines, l’Académie poursuit son chemin. Les joies sont celles des entrées. Nous citerons Mme Madeleine Mesplé-Lassalle, native de Biaudos, Résistante, Officier de la Légion d’honneur ; Henri Courrian, Officier en retraite, Chevalier de la Légion d’honneur ; Charles Durdeyte, de Boucau ; Jean Coutenso ; Sylvaine Saëz ; Henri Lavielle, Député-Maire de Saint-Paul-les-Dax ; Raoul Bénesse, directeur honoraire de l’Enseignement ; Henri Morichère, Officier en retraite ; Julien Orthet, retraité ; enfin, un jeune, Marcel Sarraute, employé de Banque, natif de Saint-Martin-de-Seignanx. 



Pour les peines, hélas ! les deuils s’acharnent dans nos rangs. Nous avons perdu, tour à tour, Louis Servon, Henri Courrian, J. Latournerie, René Godinot, et la dernière en date Mlle Suzanne Castets. 



Tel est le bilan de l’Académie Gascoune depuis 1926 jusqu’en 1973. Il s’avère positif, si l’on tient compte, qu’après quelques éclipses, l’Académie a tenu depuis une trentaine d’années, au moins quatre Capitous par an. 



Ces Capitous dont il faudrait parler, mais qui nous entraîneraient à de trop longs développements. Disons, pour les résumer, que chacun de ces Capitous, été comme hiver, remportèrent un immense succès, tant par les communications que par l’affluence record d’une foule ne se lassant jamais de les suivre avec intérêt. 



Il nous faut ajouter encore quelques lignes pour parler des "Amis du Gascon" et des Journées du Gascon."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Histoire de l'académie - Site Jimdo de academiagascona!)



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lundi 24 août 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 24 AOÛT 2026 SAINTE ÉMILIE ET SAINT BARTHÉLEMY ET SAINT OUEN - MADDI

  

PROVERBE DU 24 AOÛT 2026 (SAINTE ÉMILIE) (SAINT BARTHÉLEMY) (SAINT OUEN) (MADDI).


ÉMILIE : Emilie de Vialar naît à Gaillac (Tarn) le 12 septembre 1797 et meurt à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 24 août 1856.




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24 AOÛT SAINTE EMILIE DE VIALAR



Emilie est une religieuse française, fondatrice en 1832 de la congrégation des soeurs de Saint-Joseph-de-l'Apparition.

En 1835, Emilie va en Algérie s'occuper de malades lors d'une épidémie de choléra.

A partir de 1843, Emilie va fonder 14 nouvelles maisons pour héberger sa congrégation en Tunisie, à Chypre, à Malte et au Liban.

Durant ses dernières années, Emilie va fonder 40 nouvelles maisons en Europe, en Afrique et en Asie.

En 1935, le pape Pie XI la déclare vénérable.

Emilie est béatifiée en juin 1939 par le pape Pie XII.

Emilie est canonisée en juin 1951 par le pape Pie XII.

Emilie est reconnue sainte par l'Eglise catholique.




BARTHÉLEMY Barthélemy ("fils du sillon" en araméen) naît au 1er siècle à Cana, en Judée.



religion catholique saint sainte barthelemy
24 AOÛT SAINT BARTHELEMY

Apôtre du Christ, il va évangéliser le Bosphore.

Mort écorché vif en Arménie, Barthélemy est devenu le patron des bouchers, des tanneurs et des relieurs.

On connaît aussi la saint Barthélemy par l'évocation du massacre des protestants à Paris, le 24 août 1572.



religion catholique saint sainte barthelemy
24 AOÛT SAINT BARTHELEMY



OUEN : Saint Ouen ou Dadon est un fonctionnaire royal, puis un évêque métropolitain de Rouen.

Il serait né vers 603 près de Soissons (Aisne) et mort le 24 août 686 à Clichy, au palais du Roi, dont le territoire lissera la place à la ville de Saint-Ouen.

L'Eglise catholique romaine célèbre saint Ouen le 24 août.





religion catholique saint sainte ouen
24 AOÛT SAINT OUEN DE ROUEN


MADDI : Mariren pareko Iparraldean.

Mari izenaren aldaera Iparraldean. Ikus Mari.

Mari : Euskal Mitologiako izakirik garrantzitsuena, gainerako guztien nagusia baita. Itxura eta ezizen asko ditu, baina hedatuena emakume ederrarena da. Guztiz ahaltsua da lur barruan bizi den hau eta irteteko haitzuloak erabiltzen ditu (Aketegi Aizkorrin, Mariurrika Anboton, Supelegor Gorbeian, Otsibarre Gameren). Ekaitzak sortzen ditu, bain berarengan sinesten dutenekin bihotz onekoa da eta, besteak beste, harritik babesten ditu. Gezurra, harrokeria, ebasgoa eta hitza betetzea zigortzen ditu. Mari Europako kristautasunaren aurreko sinesmenen azatarna dugu, Pirinioetako Dama Zuriaren ahaidea. Bizkaiko laigarren jaunarekin bizi izan omen zen eta bi seme-alaba eduki omen zituen. Bestaide, usaiakoa izan da euskaldunon artean Mariaren aldaera laburtua den Mari beste pertsona izen batzuk sortzeko erabiltzea, oinarritzat gehienetan gizon izena edo toki izena hartzen zelarik.




Un décès du 24 août : Henri d'Artois, duc de Bordeaux.




comte chambord artois bordeaux bourbon 19ème siècle
PHOTO DU COMTE D'ARTOIS "HENRI V"
                                                      PAR ETIENNE NEURDEIN



Né le 29 septembre 1820 à Paris - Mort le 24 août 1883 à Lanzenkirchen (Autriche-Hongrie).

C'est un prince de la famille royale de France, chef de la maison capétienne de Bourbon, plus connu sous son titre de courtoise de comte de Chambord.

Petit-fils du roi Charles X, chef et dernier représentant de la branche aînée et française de la maison de Bourbon, Henri est prétendant à la Couronne de France de 1844 à sa mort sous le nom d'Henri V.

Le nom d'Artois qui lui fut donné par le roi Louis XVIII (suivant la transmission onomastique particulière de la famille royale sous l'Ancien Régime) est celui qui figure sur son acte de naissance, mais il ne l'utilisa plus à partir de 1844 (date de la mort de son oncle le comte de Marnes, dernier dauphin de France).

En outre, il opta à partir de la même date pour le nom de "Bourbon" dans ses relations avec les Etats étrangers.

Sous la Restauration, Henri d'Artois portait le titre de duc de Bordeaux.

Désigné comme roi de France et de Navarre en 1830, à l'âge de 9 ans, dans l'acte d'abdication de son grand-père, Charles X, et de renonciation de son oncle, le dauphin, il n'exercera pas cette fonction du fait de la montée du duc d'Orléans sur le trône.

En août 1830, il part alors en exil avec toute sa famille en Angleterre.

De 1830 à sa mort, Henri porte le titre de courtoisie de comte de Chambord.

En octobre 1832, sa famille quitte le Royaume-Uni pour s'installer en Bohême.

En juillet 1841, il est victime d'un accident de cheval, qui le force à une longue convalescence, et lui laisse une claudication.

La mort du dauphin "Louis XIX", en juin 1844, amène ses partisans à se rallier au comte de Chambord, qui devient l'aîné de la maison de France et est désormais reconnu sous le nom d'Henri V par tous les légitimistes, qui restent dans l'opposition sous la monarchie de Juillet, la Deuxième République et le Second Empire.

En novembre 1846, il épouse Marie-Thérèse de Modène.

Revenu en France après la chute du Second Empire en 1870, il rallie à lui la majorité royaliste de la nouvelle assemblée nationale, se réconcilie avec la branche d'Orléans, et assiste à l'échec d'un projet de restauration.

Henri est le dernier descendant légitime ne ligne masculine de Louis XV et de Marie Leszczynska.

Il meurt le 24 août 1883, à 62 ans.

Sa mort sans enfant marque l'extinction de la branche Artois de la maison capétienne de Bourbon et le début d'une querelle (toujours d'actualité) entre les maisons de Bourbon-Anjou (Espagne) et d'Orléans pour savoir laquelle a le plus de légitimité à la Couronne de France.




comte chambord artois bordeaux bourbon 19ème siècle
MASQUE MORTUAURE DU COMTE DE CHAMBORD 1883
Par Anonyme, sculpteur — https://www.parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/masque-mortuaire-du-comte-de-chambord, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=132314393



Voici le proverbe du lundi 24 août 2026 :


ARRE, ARRE, ZANKO ME! AHUNTZAK EGIN DITU BOST UME, BIBA SAN BARTOLOME!

Arre, arre, patte maigre ! La chèvre a fait cinq petits, trois mâles et deux femelles, vive saint Barthélemy !



pays basque agriculture chèvre
CHEVRIER
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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L'ASSASSINAT D'ITXASSOU EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN AVRIL 1926 (première partie)

L'ASSASSINAT D'ITXASSOU EN 1926.


En avril 1926, un assassinat a lieu sur la route de Cambo à Itxassou.




pays basque labourd crime faits divers
ROUTE DU PAS-DE-ROLAND ITXASSOU 1926
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le Patriote des Pyrénées, le 18 novembre 1926 :



"L'assassinat d'Itxassou.

Audience du 17 Novembre 1926.

Affaire Bessonart (Pierre), 21 ans, cultivateur à Itxassou, accusé d’assassinat et vol. 



Voici les faits d’après l’acte d’accusation :


Le 4 avril 1926, les habitants de la commune d’Halsou apprenaient que le sieur Elgard Laurent, 55 ans, de la même commune, avait été assailli sur la route de Cambo à Itxassou, par un individu qui lui avait pris son porte-monnaie après l'avoir mortellement blessé. La victime vivait dans cette localité avec sa sœur, son neveu, sa nièce et le mari de cette dernière, Bessonart Pierre.



Très rangé, très sobre, très laborieux, il passait pour posséder des économies. Il se plaignait souvent des agissements à son égard de sa famille surtout de son neveu Bessonart. 



Les habitants d'Halsou qui avaient été victimes de ses indélicatesses, n’avaient pas de lui une meilleure opinion. 



L’accusé n’ignorait pas que son oncle avait vendu en janvier dernier un cheval pour la somme de 1 150 fr. et la conviction qu'il devait avoir sur lui cet argent fit naître dans son esprit la pensée de le lui ravir.



Le 3 avril, vers 19 heures, Elgard Laurent partit pour Itxassou. Bessonart, qui était au courant de ce départ et fermement décidé à exécuter son criminel dessein, quitta sa maison quelques instants après lui, le suivant à une cinquantaine de mètres. On le vit marchant à 20 mètres derrière son oncle. Ce dernier abandonna la route pour longer la voie ferrée et arriver plus vite à Cambo. Bessonart rentra alors chez lui, prit une bicyclette et se porta sur la route au-devant de son oncle et, à proximité de la maison "Ségura-Borda", armé d’un pieux arraché à une haie voisine, le frappa par derrière avec une telle violence que le malheureux, grièvement blessé, tomba à la renverse évanoui. Le croyant mort, il se pencha sur lui et lui ravit son porte-monnaie. Il regagna ensuite sa demeure, laissant son oncle dans le fossé de la route où il fut trouvé le lendemain matin qui le transportèrent dans une grange voisine ; un médecin de Cambo fut appelé pour lui donner des soins. Transporté chez lui, il succombait quelques heures après. 



La gendarmerie, immédiatement prévenue, se rendit sur les lieux ; elle trouva le béret d’Elgard accroché à la branche d'un chêne, en face du lieu de l’agression, et à 25 mètres plus loin, elle découvrit dans un fourré un pieu arraché à la clôture d’une haie et à l’extrémité duquel adhéraient encore quelques cheveux de la victime était maculée de sang. 



Ses soupçons se portèrent tout de suite sur Bessonart, dont elle connaissait la mauvaise réputation. Malgré ses protestations d’innocence, elle l’arrêta après avoir aperçu sur ses vêtements et sur sa bicyclette des taches suspectes.



Interrogé par un commissaire de police mobile sur un autre vol, Bessonart avouait spontanément qu’il était le meurtrier de son oncle. Peu après, revenant sur ses aveux, il accusa son jeune beau-frère Laurent Hatty d'avoir commis le forfait ; mais le soir du même jour, il se rétractait et avouait de nouveau son crime. 



Bessonart ayant été réformé au cours de son service militaire pour débilité mentale, le juge d'instruction l’a fait examiner au point de vue mental. Le médecin le déclare responsable de ses actes, mais estime que cette responsabilité comporte une légère atténuation en raison de la "déficience" psychique qu’il présente. 



De très mauvais renseignements ont été fournis sur le compte de l'accusé, considéré comme paresseux, menteur et malhonnête. Il a été condamné une fois pour vol à 2 mois de prison avec sursis.



Le siège du ministère public est occupé par M. de Andreis, avocat général.



La défense es assurée par Me Delmas, du barreau de Bayonne. 



L'interrogatoire.



Bessonart est marié depuis un an et demi, deux mois avant son départ au régiment ; il n’a fait que six mois de service militaire, ayant été réformé pour débilité  mentale. Il vivait à la maison "Hola" avec sa belle-mère, sa femme, un beau-frère et l’oncle Elgard, en qualité de locataire.



Bessonart déclare avoir toujours vécu en bonne intelligence avec son oncle, ne l’avoir jamais contrarié, ne lui avoir jamais pris de l’argent. il reconnaît avoir frappé, mais n’avoir pas tué ; c’est après les coups que l'oncle est décédé. 



Le 3 avril 1926, veille du jour de Pâques, Bessonart rentrait chez lui, lorsque son oncle lui fit un reproche au sujet d'une soeur qui, partie pour Saint-Jean-de-Luz, n’était pas encore rentrée, ce qui l'obligeait d'aller seul à Itxassou chercher un costume pour la fête du lendemain.



L'accusé prétend être parti quelques instants après à la poursuite de son oncle pour l'accompagner et qu'à ce moment Elgard aurait manifesté son consentement. Mais, arrivé à la côte d’Halsou, un peu avant la maison "Ségura Borda", à Itxassou, une discussion serait survenue, au cours de laquelle l'oncle aurait pris le neveu au collet et l’aurait menacé d’un coup de bâton. S’étant dégagé, Bessonart aurait pris un pieu, en aurait frappé son oncle qui tomba à genoux. L’accusé reconnaît cependant avoir pris de l’argent (120 francs environ) dans un porte-monnaie situé dans la poche du veston de son oncle. Le méfait commis, il est rentré chez lui.



Il nie formellement être parti en bicyclette et s’être mis en embuscade. 



On présente à l'accusé le pieu avec lequel il aurait frappé ; il ne le reconnaît pas car au moment où les faits se sont produits, il faisait nuit.



L'interrogatoire est terminé.



L'audience continue."




A suivre...



(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




 



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