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vendredi 3 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 3 AVRIL 2026 SAINT RICHARD ET SAINT SIXTE - SUGAR

 

PROVERBE DU 3 AVRIL 2026 (SAINT RICHARD) (SAINT SIXTE) (SUGAR).


RICHARD : D'origine pauvre, Richard vit en Angleterre, au 12ème siècle.



religion catholique saint sainte richard chichester
3 AVRIL SAINT RICHARD DE CHICHESTER

Richard naît à Droitwich en 1197 et meurt le 3 avril 1253.

Richard devient évêque de Chichester en 1244 malgré l'opposition du Roi Henri III qui  préfère un courtisan.

En 1250, Richard est l'un des collecteurs de la levée de fonds pour les croisades.

Richard est canonisé par le pape Urbain IV en 1262.

Richard est le saint patron des cochers et de la Guilde des cochers de Milan.



religion catholique saint sainte richard chichester
3 AVRIL SAINT RICHARD DE CHICHESTER



SIXTE : Sixte 1er ou Xyste 1er est, selon la tradition catholique, le 7ème évêque de Rome.



religion catholique saint sainte sixte
3 AVRIL SAINT SIXTE


On considère traditionnellement qu'il a siégé de 1117 ou 119 à 126 ou 128.

On ignore tout de lui, mais il serait mort en martyr.

Sixte aurait institué le Carême.

Considéré comme saint par l'Eglise, il est fêté le 3 avril.

Sixte est le saint patron des villes italiennes d'Alatri et d'Alife.



SUGAR : J.M. Barandiaren hiztegi mitologikoa "Couleuvre mâle", "culebra macho".

(...) Sugar - Euskal Mitologiako izakia, lur azpian - Dimako (B) Baltzola haitzuloan, Jentizubi ondoan - bizi eta zerua suzko igitaiaren itxuran zeharkatzen duena. Zenbait lekutan Maju - Mariren senarra - bera dela diote, zerutik (...)

(...) etorri eta Ama Lurra (Mari) ernaltzen duena. Bizkaiko lehenengo jauna, Jaun Zuria delakoa, Sugar eta printzesa baten semea izan zen. Bizkaiko Arratia haranean Sugoi deitzen dute. Nafarroan 1074an Gomiç Sugaharra agertzen da. - -  (...)



Une naissance du 3 avril : Pauline Benda, dite Simone Le Bargy, dite Madame Simone ou simplement Simone.



femme écrivaine actrice simone femina alain-fournier
SIMONE LE BARGY



Née le 3 avril 1877 à Paris 8ème arrondissement - Morte le 17 octobre 1985 à Montgeron (Essonne).

Pauline est une comédienne et une femme de lettres française.

Elle naît dans une famille de la bourgeoisie juive.

En 1898, elle épouse le comédien Charles Le Bargy, son professeur de diction au Conservatoire national supérieur d'art dramatique.

Elle fait ses débuts au théâtre en 1902 sous le nom de Simone Le Bargy dans une pièce d'Henry Bernstein, dont elle créera plusieurs autres oeuvres.

Pauline succède à Sarah Bernhardt dans le rôle de L'Aiglon d'Edmond Rostand puis participe à la création de Chantecler en 1910 dans le rôle de la Faisane.

Ayant adopté après son divorce le pseudonyme de Madame Simone, elle se remarie en 1909 avec l'écrivain Claude Casimir-Perier, fils de l'ancien président de la République, Jean Casimir-Perier.

Amie de nombreuses célébrités de son temps, elle reçoit à partir de cette époque les grandes personnalités littéraires de l'époque comme Charles Péguy ou encore Jean Cocteau au château de Trie-la-Ville.

Le fait le plus marquant de sa vie personnelle reste sa liaison brève et passionnée entamée en mai 1913 avec Alain-Fournier, jusqu'à sa mort au combat, en septembre 1914.

Après la mort de son mari, également au combat, en janvier 1915, veuve, elle épouse, en 1923, l'auteur François Porché.

En 1934, c'est sa dernière apparition sur les planches, à la Comédie des Champs-Elysées.

C'est en femme de lettres (de 1930 à 1992), qu'elle continue sa très longue existence : membre du jury du prix Femina de 1935 à 1985, salon littéraire, amitiés et influences parisiennes, écriture de romans, mémoires (Grand prix de littérature de l'Académie en 1960).

Elle meurt le 17 octobre 1985, à 108 ans.



femme écrivaine actrice simone femina alain-fournier
SIMONE LE BARGY


Voici le proverbe du vendredi 3 avril 2026 :


APIRIL ONA IKUSTEKO EHUN URTE BIZI BEHAR OMEN DA.

Pour voir un bel avril, il faut, dit-on, vivre cent ans.


femme bidache pays basque basse-navarre centenaire
CENTENAIRE MERE PECHOUNE DE BIDACHE 1904
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE NAUFRAGE D'UN NAVIRE DE L'ÉMIGRATION BASQUE "LA LÉOPOLDINA-ROSA" EN SEPTEMBRE 1842 (première partie)

LE NAUFRAGE DE LA "LÉOPOLDINA-ROSA" EN SEPTEMBRE 1842.


Lors de ce naufrage, plus de 230 personnes, la plupart originaires des Basses-Pyrénées périssent.



émigration basque naufrage uruguay
CARTE DU LIEU DU NAUFRAGE DE LA "LEOPOLDINA-ROSA"
4 OCTOBRE 1842



Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire L'Echo des Vallées, le 29 septembre 1842 :



"Naufrage de la Léopoldina-Rosa.

Demande de mise en jugement de l'équipage.



Nous ne reproduisons pas ici les détails que tous les journaux ont déjà publiés sur cette déplorable catastrophe. Nous nous contenterons de faire connaître à nos lecteurs une pétition qui vient d'être adressée à M. le Ministre de la Marine pour obtenir que l'équipage de ce malheureux navire soit mis en jugement. On y trouvera d'ailleurs l'extrait d'une lettre qui vient d'être reçue de Montévidéo du médecin de l'expédition. Elle revêt un certain caractère d'authenticité et mérite le plus vif intérêt. Ces nouveaux détails nous confirment entièrement dans l'opinion que nous avions déjà formée en lisant la première relation, à l'égard de la véritable cause de la perte des passagers ; et il nous en coûte de le dire, elle est en tout conforme à celle qui se trouve exprimée dans la pétition. Nous souhaiterions beaucoup pour la satisfaction des équipages de la marine marchande que celui de la Léopoldina-Rosa pût alléger la terrible accusation qui pèse sur lui. Nous le désirerions aussi pour la localité d'où il a été tiré, et qui, voisine de Bayonne, fournit ordinairement des marins si bons et si vaillants ! Les Basques se sont toujours montrés jaloux de la réputation maritime qu'ils ont si justement acquise, et ils s'en montreront encore plus dignes en s'associant à nous pour flétrir, comme on doit le faire, une conduite que rien ne semble pouvoir justifier. 

emigracion vasca uruguay
MONTEVIDEO URUGUAY 1889


Nous louons beaucoup la pensée nationale et humanitaire qui a présidé à la rédaction de cette pétition. Il serait en effet déplorable que l'insubordination et la lâcheté restassent impunies, surtout après avoir eu des résultats si funestes et si douloureux pour le pays. Outre que cette impunité serait du plus pernicieux exemple, elle augmenterait le douloureux sentiment qu'on éprouve en lisant les détails de ce naufrage ; car chacun s'y trouve profondément blessé dans ses sentiments d'humanité ; c'est en vain que l'on y cherche cette consolation qu'offrent souvent les grandes catastrophes, et qui consiste dans l'impuissance où l'homme se voit de leur résister ; impuissance dont le sentiment nous révèle la supériorité des décrets de la Providence et la nécessité de nous y soumettre sans murmurer. Mais ici la Providence avait laissé à l'homme une chance et des moyens de salut ! Anathème sur ceux qui, en cette occasion, ont outragé toutes les lois divines et humaines !... 

emigracion vasca barco
BATEAU DE L'EMIGRATION
PAYS BASQUE D'ANTAN

Nous faisons donc des vœux pour que M. le Ministre de la Marine puisse accéder à la demande qui lui est adressée. Cette réparation semble être due aux mânes des victimes de ce naufrage. Et nous, qui sommes entourés ici de familles qu'il plonge dans le deuil, nous pouvons assurer que cette marque de sollicitude sera reçue avec reconnaissance et enthousiasme.— Nous invitons tous nos collègues de la presse à se joindre à nous pour appuyer cette demande, puisqu'il s'y agit d'un intérêt général. 



Nous ne pouvons terminer sans payer ici un tribut bien mérité à la mémoire du brave et infortuné capitaine Frappaz ; marin habile et expérimenté, homme distingué sous beaucoup de rapports très précieux dans la société, il est mort à son poste victime de son dévouement ! il lègue à ses frères de la marine un noble souvenir ! mais sa famille reste plongée dans la douleur et dans le dénuement le plus absolu. MM. les armateurs et surtout MM. les capitaines au long cours ne resteront pas indifférents à une si grande infortune, puisqu'elle est principalement le résultat d'une conduite dont le corps auquel ils appartiennent s'énorgueillira toujours. Ils allégeront cette infortune, nous en sommes certains, car le doute ici serait une injure ; il semble même qu'un noble esprit de corps leur en fait un devoir. C'est dans cette certitude que nous prenons des mesures pour que ces lignes arrivent à la connaissance de chacun d'eux. Leur offrande, quelle qu'elle soit, sera considérée autant comme une preuve de leur sympathie pour la noble conduite du capitaine que comme une marque de bienfaisance. Il nous paraît qu'une souscription, qui serait ouverte dans chacun de nos ports de mer les plus étroitement liés avec la rivière de la Plata, serait une œuvre belle et bonne à entreprendre. Nous savons déjà qu'on en ouvre une à Bayonne, chez M. le Consul de l'Uruguay ; à Bordeaux, chez MM. Bechet père et fils, banquiers ; Delmetre, Tournay, courtiers maritimes ; Merilhou et C°. Au Havre, chez M. Moulinié et chez MM. Delaroche, Delessert et Cie A Saint-Malo, chez M. Fontan. A Cette, chez MM. Bencker et Comp. A Marseille, chez MM. Fournier frères. A Nantes, chez MM. J. et V. Lauriol. A Paris chez M. J. Linard, négociant, place des Victoires, n° 12, et chez MM. Guérin-Seris et Compie, rue Basse-Porte St-Denis, n° 8.— Les produits de cette souscription devront être remis à M. Rougemont de Lowemberg, banquier, à Paris.



Nous espérons que ce généreux exemple sera suivi dans tous les autres ports de France ; et nous supplions encore nos collègues de la presse de se joindre à nous pour recommander cette œuvre de justice et de bienfaisance.

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Bagnères-de-Bigorre, le 25 septembre 1842.


Monsieur le Ministre, 

J'ai l'honneur de m'adresser à Votre Excellence pour appeler instamment son attention sur les détails que je viens de recevoir de Montevideo relativement au naufrage de la Léopoldina-Rosa ; d'après ce rapport, il n'est plus permis de douter que la perte des deux cent trente-une personnes qui ont succombé dans ce désastre ne doive être attribuée principalement à l'insubordination de l'équipage de ce navire et au criminel abandon où il l'a laissé au moment du danger. Je viens demander aussi à Votre Excellence, en vertu des motifs ci-après exposés, qu'il soit fait une justice prompte et surtout exemplaire de la conduite de cet équipage qui, par un tel mépris de ses devoirs, a seul consommé cette perte si déplorable.



Dans une affaire aussi grave et aussi délicate que celle-ci, puisqu'il s'agit de mettre au ban du monde maritime (en attendant un autre châtiment, s'il y a lieu dans cette circonstance), ces hommes si indignes du titre de marins français, l'autorité des faits doit seule être invoquée ; je demande donc à Votre Excellence la permission de lui présenter la lettre que je reçois à l'instant de Montévidéo de M. le docteur Duchesnois, médecin de l'expédition. Cette lettre a un caractère solennel, car cet homme généreux et dévoué est resté à son poste auprès du capitaine pendant les dix-huit heures qu'a duré la cruelle agonie du navire et des nombreux passagers qu'il abritait encore..."



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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jeudi 2 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 AVRIL 2026 SAINTE SANDRINE ET SAINT FRANÇOIS - ARKAITZ

 


PROVERBE DU 2 AVRIL 2026 (SAINTE SANDRINE) (SAINT FRANÇOIS DE PAULE) (ARKAITZ).


SANDRINE : Sandrine est le diminutif d'Alexandrine signifiant en grec ancien : "celui qui repousse l'ennemi" et "celui qui protège les hommes".



religion catholique saint sainte sandrine
2 AVRIL SAINTE SANDRINE

Alexandrine, encore appelée Sandrine, fonde un couvent de clarisses, à Foligno, en Ombrie, dans la région de Pérouse, en Italie, au 15ème siècle.

L'ordre des Clarisses tire son nom de sa fondatrice sainte Claire, disciple de saint François d'Assise.

Sandrine meurt le 2 février 1589.




FRANÇOIS DE PAULE : Né en 1468 dans une famille humble du village de Paola, en Calabre, François devient ermite dès 14 ans.

Revenu dans la société, François fonde un monastère à Plessis-lez-Tours, en Indre-et-Loire.

Sa réputation de piété et de guérisseur lui valent d'être appelé au chevet du roi Louis XI, en 1483.

Saint François de Paule meurt dans son monastère en 1507.



religion catholique saint sainte françois paule
2 AVRIL SAINT FRANCOIS DE PAULE

ARKAITZ : "Pedro", "Pierre", izen oso zabaldua Eskual Herrian. Lakuako zelaian. Arriagako Ama birjinaren baselisa.



Un décès du 2 avril : Honoré Gabriel Riqueti (ou Riquetti), comte de Mirabeau, appelé plus communément Mirabeau.



PORTRAIT D'HONORE DE MIRABEAU
PAR JOSEPH GOZE


Né le 9 mars 1749 au Bignon (Loiret) - Mort le 2 avril 1791 à Paris.

C'est un écrivain, diplomate, journaliste et homme politique français, figure de la Révolution.

Surnommé "l'Orateur du peuple" et "la Torche de Provence", il reste le premier symbole de l'éloquence parlementaire en France.

Bien que membre de la noblesse, il se distingue en tant que député du Tiers état aux Etats généraux.

Mirabeau est issu par son père d'une famille de la noblesse provençale et par sa mère, d'une lignée de financiers.

Il étudie à la faculté de droit d'Aix-en-Provence.



BUSTE D'HONORE DE MIRABEAU
MUSEE DE LOUVRE


En 1768, il est incorporé à un régiment mais il contracte des dettes, provoquant la colère de son père.

Il participe à la campagne de Corse en 1768-1769.

Mirabeau épouse en juin 1772 Emilie de Covet-Marignane, avec laquelle il aura un fils.

En 1774, son père demande son emprisonnement au château d'If, au large de Marseille, pour "le remettre dans le droit chemin".

Il y restera emprisonné pendant un an.

En 1775, il rencontre Sophie de Monnier, femme du marquis de Monnier, et elle devient sa maîtresse.

Il s'enfuit, avec elle, aux Provinces Unies (Pays-Bas) mais ils sont arrêtés. Pendant sa fuite, en 1776, il publie son Essai sur le despotisme.



HONORE DE MIRABEAU


Mirabeau est emprisonné au donjon de Vincennes, de 1777 à 1780, où il fait la connaissance de Sade, et où il écrit beaucoup, en particulier à Sophie, dont Les lettres à Sophie, chef-d'oeuvre de la littérature passionnée.

Libéré en décembre 1780, sa femme demande la séparation de corps en 1782 et est défendue par Portalis, futur rédacteur du Code civil. Leur séparation est acceptée en juillet 1783.

En juin 1786, Talleyrand l'envoie en mission secrète à Berlin.

Mirabeau continue à écrire des textes et des pamphlets.

En 1788, il fait partie, avec Brissot, Clavière et Condorcet, des fondateurs de la Société des amis des Noirs, créée pour l'abolition immédiate de la traite des Noirs et progressive de l'esclavage dans les colonies.

Il se présente, en 1789, aux élections des Etats généraux en Provence et il est élu par le tiers état, en avril 1789.

Lors de la séance royale du 23 juin 1789, il fait une réponse à Henri-Evrard, marquis de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies que la tradition a simplifié en "Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple, et qu'on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes". Il est surnommé par l'abbé Sieyès "hercule de la liberté".


MIRABEAU ET LE MARQUIS DE DREUX-BREZE
23 JUIN 1789



Il opère un revirement politiquer, en conseillant secrètement Louis XVI, tout en appuyant les idées politiques de la révolution.

Il meurt le 2 avril 1791, à 42 ans.

Fort aimé par les révolutionnaires, son corps est transporté au Panthéon à sa mort, mais la découverte de ses relations secrètes avec la royauté retourne l'opinion, et sa dépouille est retirée du mausolée, dont il était le premier occupant.




HONORE DE MIRABEAU



Voici le proverbe du jeudi 2 avril 2026 :


APIRILEKO LOREA, URREA BAINO HOBEA.

La fleur d'avril vaut de l'or.


pays basque autrefois fleur
FLEUR D'AVRIL


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE EN 1940 (quatrième partie)

 

UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE.


Depuis des siècles, il y a des pêcheurs au Pays Basque.



pays basque autrefois pêche baleine morue terre-neuve
TERRE-NEUVAS 1941
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet Madame Maxime Dégros dans le Bulletin de la Société des 

sciences, lettres & arts de Bayonne, en juillet 1940 :



"La grande Pêche Basque des origines à la fin du XVIIIe siècle.



... Sous l’impulsion de Vrolicq, la compagnie havraise finit en 1635 par obtenir pour cinq ans le monopole de la pêche dans la région de Terre Verte et du Refuge français, créant ainsi au sud de l’archipel, une petite France arctique. Vrolicq y installa des fourneaux, des loges et des quais en bois. Mais deux ans plus tard, les Danois à qui il avait lui-même appris l’art de la pêche, prétendirent interdire l’accès de la côte aux pêcheurs français ; ils détruisirent les établissements de Vrolicq, rendirent sa pêche impossible et le roi Christian IV déclara à Louis XIII que l’Océan arctique lui appartenait. 



La situation très critique des Français fut heureusement sauvée par l’ingéniosité du Luzien François Sopite, qui trouva une méthode pour fondre le lard à bord supprimant ainsi aux navires l’obligation d’accéder à la côte. 



Ni les Hollandais, ni les Anglais, ne découvrirent le moyen employé par Sopite. 



Ils devaient attendre d’être à terre pour fondre la graisse, aussi leur huile avait-elle une odeur qui la rendait très inférieure à l’huile basque. 



La pêche aurait pu reprendre alors une nouvelle activité ; mais en 1636, les Espagnols ravagèrent St-Jean-de-Luz, Ciboure et Socoa. Ils s’emparèrent de quatorze navires revenant du nord, chargés de lard et de fanons, gardèrent la marchandise et brûlèrent les navires. Ce fut une perte irréparable pour les Basques qui durent, pendant le temps nécessaire à la construction d’une nouvelle flotte, se borner à quelques armements privés (on sait que quelques frégates continuèrent à faire relâche en Norvège) ou à louer leurs services. 



Un autre coup leur fut porté quand, en septembre 1644, Mazarin laissa créer, sous la direction de Claude Rousseau, bourgeois de Rouen, une "Compagnie du Nord pour entreprendre le commerce, fonte et pêche des balaynes... es contrées du nord et autres lieux et faire le débit des huilles et fanons en provenant"... 



Les Bayonnais firent connaître au gouvernement "que les Basques se trouvent privés de l’exercice de ladite chasse et pêche qui leur est si naturel que les estrangers mesmes sont contrainctz d’avouer qu’ilz le tiennent d’eux et qui, outre la ruine entière des dits habitants ... les réduirait à la nécessité de sortir hors du royaume ..."



Deux ans plus tard, les Basques réagissant à leur tour créent la "Compagnie de mer de St-Jean-de-Luz et de Siboure" et Mazarin partage entre les deux compagnies le monopole de la pêche. Toutes deux armeraient séparément mais le même nombre de navires, emportant des barriques de même jauge ; elles fourniraient tout le royaume d’huile et de fanons, devant pour cela se mettre d’accord pour établir le prix de vente. 



La compagnie de St-Jean-de-Luz parvint à équiper vingt-cinq vaisseaux, qu’elle arma en guerre. Son privilège fut renouvelé en 1669. 



Malgré cela, les baleiniers basques allèrent de moins en moins au Spitzberg, car les guerres franco-hollandaises les obligèrent, soit à munir de canons leurs bâtiments de pêche, ce qui les alourdissait, soit à les faire protéger par des navires de guerre, ce qui augmentait les frais. 



Les grandes expéditions dans le Nord prirent fin et avec elles disparut la France arctique.  



Tandis que se créait, puis se désorganisait la ligne commerciale vers l’océan glacial, les Basques continuèrent à prendre chaque année le chemin de Terre-Neuve. Les guerres incessantes du XVIIe siècle le leur rendirent périlleux, à cause des corsaires qui sillonnaient l’Atlantique. Dans l’île même, leurs pêcheries souffrirent de toutes les tracasseries imaginées par les Anglais. 



Le gouvernement fit escorter les bateaux de pêche par des navires de guerre, ou armer en guerre les baleiniers eux-mêmes (en 1625 quatre baleiniers commandés par Lohobiague, Aretche, Hirigoyen et Haristéguy, de St-Jean-de-Luz, protégèrent la flotte basque) mais cela n’empêcha pas les captures. Dix navires de Capbreton revenant chargés de Terre-Neuve sont pris en 1648 ; deux autres qui viennent de quitter St-Jean-de-Luz le sont en 1653. 



Le premier moyen, réellement efficace de protection, fut en 1660 la concession du port de Plaisance, faite par Louis XIV à Nicolas Cargot qui le fortifia en construisant le fort St-Louis, et en fut le premier gouverneur. D’autres lui succédèrent jusqu’en 1713. 



Vers 1690, le gouvernement songea sérieusement à s’établir à Plaisance. 



Il s’enquit avant tout de l’appui des pêcheurs basques "sans quoy il est inutile de songer à aucun établissement... tout le revenu qu’on a... consiste dans la pêche par le moyen des pêcheurs qui ont accoustumés jusqu’à présant de venir du pays basque". Les commissaires de marine de Bayonne et St-Jean-de-Luz promirent de ne pas empêcher les départs et en 1696, le chevalier d’Iberville prit officiellement possession de l’île qui fut déclarée colonie française ; ceci n’arrêta pas, au contraire, l’hostilité des autres nations. 



En 1693, après avoir fait campagne contre les Hollandais dans les mers du nord, trois navires basques commandés par de célèbres corsaires : Croisic, Louis de Harismendy, Larreguy avaient dû partir en Amérique pour protéger le retour des tereneuviers français. 



Deux navires de St-Jean-de-Luz sont pris par les Hollandais en 1706, deux de Ciboure par les Anglais en 1708. 



Il faut dire que les Basques étaient un peu responsables de la capture de leurs propres vaisseaux, car ils refusaient, comme l’indiquait l’Ordonnance de la marine de 1681, d’armer une partie de leur équipage (le tiers au moins aurait été nécessaire). Ils prétendaient que, s’ils étaient pris sans armes, ils se libéraient à bien meilleur compte. 



La guerre mit Louis XIV, en 1709, dans l’obligation d’interdire la pêche ailleurs que dans la baie de Plaisance ; mieux valaient des limites restreintes et plus facilement défendables ; et ce fut une frégate royale, uniquement montée par des Basques, qui protégea les pêcheurs cette année-là.



 

L’année suivante commencèrent les préliminaires de la paix. On parla de céder Terre-Neuve à l’Angleterre. Très inquiets, les Basques écrivirent lettre sur lettre au Contrôleur général ; il les assura que la pêche continuerait à être libre et que par conséquent, ne disparaîtrait pas leur principal moyen d’existence. 



Après cet historique, les statistiques qui vont suivre permettront de se faire une idée de l’évolution des armements basques, entre le début du XVIIe siècle et le traité d'Utrecht. 



Le XVIIe siècle, malgré les difficultés de ses dernières années, fut le beau moment de la pêche basque, dont l’apogée s’affirma nettement entre 1620 et 1680. 



Dans cette période partirent, uniquement pour la grande pêche, 60 navires et 3 000 marins tous les ans. Ce fut le moment de la grande richesse du pays. La fortune acquise par la vente des produits de leur pêche, permit aux habitants d’embellir leurs villes, et leurs demeures. Bayonne et St-Jean de-Luz se développèrent beaucoup, St-Jean-de-Luz surtout, où chaque famille de pêcheurs posséda une maison confortable et où les armateurs jouirent alors d’une grosse fortune. 



pays basque autrefois pêche baleine morue
CARTE DE TERRE-NEUVE 1783


4 500 matelots sont recensés en Labourd en 1635. En 1660 on en compte 3 000 au moins pour 80 navires. En 1664, il y a 16 baleiniers et 9 morutiers à Bayonne ; 18 baleiniers et 18 morutiers à St-Jean-de-Luz ; à cette date Bayonne possède 19 bâtiments de plus de 100 tx (sur 200 dans toute la France). En tout elle a 39 navires ; son amirauté occupe en France le treizième rang, mais comme elle est la plus petite au point de vue territoire elle arrive proportionnellement avant celle de Marseille. 



En 1667, un tarif douanier très protecteur arrive à point, car à partir de ce moment les Basques se trouvent aux prises avec de grosses difficultés ; ils souffrent de la guerre, les ravages que la mer occasionne dans leurs ports commencent à leur coûter fort cher. Anglais et Hollandais leur font alors une dangereuse concurrence ; les pêcheurs établis à Terre-Neuve sont maltraités sans cesse par des émigrants anglais qui se fixent dans l’île ; en France, le nombre des marins diminue ; certains, séduits par une importante rémunération, partent servir des armateurs de Nantes, La Rochelle, ou Bordeaux ; d’autres surtout sont enlevés aux armateurs par l’introduction du système des classes. 



Malgré toutes ces raisons, la prospérité du pays ne déclina pas grâce au tarif douanier de 1667. 



En 1672, à eux seuls, St-Jean-de-Luz et Ciboure envoyèrent à Terre- Neuve 39 baleiniers de deux et trois ponts, jaugeant 300 tx et 19 morutiers. 



Vingt six ans plus tard, ils n’avaient en tout que 34 navires. 



pays basque autrefois pêche baleine morue
CARTE TERRE-NEUVE 1807


4 000 marins partent pêcher la baleine en 1675. 



A Bayonne en 1679, sur un total de 2 736 matelots, 960 partent pour la pêche de la morue et 768 pour celle de la baleine. 



De 1680 à 1687, on arma annuellement dans la région 40 baleiniers de 200 à 250 tx presque tous à trois ponts. 



En 1694 St-Jean-de-Luz et Ciboure signalent 15 à 20 vaisseaux. 



Un recensement du Labourd en 1695 n’indique que 982 marins ; beaucoup sont alors employés sur des navires de guerre ; d’autres ont passé à l’étranger, dépités par quelques années de mauvaise pêche, de sorte que "quoiqu’il ne reste que 22 vaisseaux dans le pays, quy ne font pas l’amoytié de ceux qu’il y avoit autrefois, on n’a pu envoyer à la pêche l’année dernière que 9 vaisseaux seullement ...". Les deux communes de St-Jean-de-Luz et Ciboure "sont réduites à un accablement et à une dernière misère et ensuite tout le dedans du pays. Cette navigation n'estait pas seulement avantageuse pour les Basques elle l’était pour tout le royaume qui tirait des proffits considérables par la vente des huiles, fanons de baleines, des morues et par l’achapt du sel et diverses denrées pour l’avituaillement de leurs vaisseaux dont les droits se payaient au roi".



Au début du XVIIIe siècle, Bayonne et St-Jean-de-Luz n’envoyèrent chaque année que 12 à 15 baleiniers. 1707 fut une année de très mauvaise pêche pour tout le monde ; aussi en 1708, ni Bayonne ni St-Jean-de-Luz n’armèrent de baleinier, seule Ciboure en équipa trois. 



pays basque autrefois pêche baleine morue terre-neuve
CARTE DE L'ÎLE DE CAP BRETON VERS 1750

Les dernières années du XVIIe siècle, et les premières années du XVIIIe , virent donc la pêche basque décliner assez fortement. Il faut en incriminer surtout les événements politiques (beaucoup d’autres raisons s’ajouteront à celle-ci plus tard). Cependant jusqu’au traité d'Utrecht, le déclin des Basques n’est que relatif. La "dernière misère" dont parlent les habitants de Ciboure est encore une misère très dorée."



A suivre...





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