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jeudi 5 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 5 FÉVRIER 2026 SAINTE AGATHE ET SAINT PHILIPPE - AGATE



PROVERBE DU 5 FÉVRIER 2026 (SAINTE AGATHE) (SAINT PHILIPPE) (AGATE).


AGATHE : Agathe de Catane est une sainte chrétienne, vierge, née dans une famille noble, vers 231.



religion catholique saint sainte agathe
5 FEVRIER SAINTE AGATHE
PAR ZURBARAN


Agathe est martyrisée en Sicile, en 251, sur l'ordre de Quintien, proconsul, qu'elle a éconduit.

D'après la légende, Agathe a les deux seins coupés.

Agathe est vénérée à Catane, en Sicile, qu'elle protégea d'une éruption de l'Etna, d'après la légende, en 252.

Agathe est la patronne de l'île de Malte, des nourrices, des bijoutiers, des fondeurs de cloche et des villes de Catane et de Palerme.

Agathe figure après Félicité et Perpétue, et avant LucieAgnèsCécile et Anastasie parmi les sept saintes citées dans le canon de la messe catholique romaine.

Voici ce que rapporta au sujet de Sainte-AgatheLa Gazette de France, le 1er février 1897 :

"Sainte-Agathe

Sainte Agathe vécut au IIIe siècle. Palerme et Catane se disputent son berceau. Elle était de très noble famille et fort belle ; en sorte que le Consul de Sicile, Quintianus, s'éprit d’elle et voulut l’épouser. Mais chrétienne en secret, Agathe ne pouvait avoir que de l’horreur pour ce païen, d’ailleurs grossier et cruel. 

Quintianus, irrité de ses mépris, la fit enlever à ses parents et confier à une femme de mauvaise vie qui tenta de corrompre le cœur de la jeune fille. Après trente jours de vaines obsessions, cette femme vint trouver Quintianus et lui dit : "Je ne puis rien contre cette vierge ; elle doit sans doute sa force à un Dieu qu’elle invoque fréquemment et qui est inconnu, dans nos temples." Quintianus comprit qu’Agathe était chrétienne. Il la fit comparaître à son tribunal et lui demanda : "De quelle condition es-tu ?" Agathe répondit : "Je suis de noble maison, comme tu le sais bien. — Et comment, étant de noble maison, dit le juge, partages tu la foi de ces vils chrétiens qui sont le rebut des cités ?... Car je sais que tu es chrétienne. — Oui, l'humble servante de Jésus Christ. —Tu te dis noble et en même temps servante, s’écria Quintianus. Vois combien tes paroles sont folles ! — C’est la plus haute noblesse qu’être serviteur de Dieu... — Réfléchis, jeune fille, dit le juge... Sacrifie sur nos autels, accepte d'être ma femme ; sinon je te livre aux bourreaux. — Jamais je ne serai ton épouse, répondit Agathe ; et je souhaite que l’épouse que tu auras imite Vénus. — Quoi tu oses insulter ton juge ?" Alors la jeune fille, riant doucement : "Vois combien tu es fou toi même ; tu serais offensé que ta femme imitât la Déesse que tu adores." 

Quintianus ordonna que l'on conduisit Agathe en prison, dans l’espoir de la fléchir ; car il désirait ardemment l’épouser a cause de sa beauté et surtout de ses richesses.

Le lendemain, il la fit comparaître encore et lui dit : "Veux-tu renier ton Christ et adorer nos dieux ?" Elle refusa avec la même fermeté douce. 

Le consul la fit lier sur un chevalet ; les bourreaux s’approchèrent de la jeune fille dont les yeux intrépides ne se baissaient pas : "Renies-tu ? cria-t-il." Elle secoua dédaigneusement la tête : les tenailles mordirent son sein délicat, l’ensanglantèrent, l’arrachèrent sans lui tirer un cri. 

On la reconduisit en prison, car le peuple touché de tant de courage dans une si tendre jeunesse, murmurait. Toutefois, Quintianius défendit qu’on pansât les plaies de la martyre et qu’on lui donnât de l'eau ou du pain. 

A minuit, la porte de la prison s’ouvrit et un vieillard parut, que conduisait un enfant. En même temps, une grande lumière emplit le cachot. Le vieillard portait un vase qui semblait contenir un baume, et il dit à Agathe : "Je suis médecin ; je peux te panser et te guérir. — Je ne veux pas être guérie, répondit Agathe ; ces blessures que j'ai reçues pour Dieu me sont précieuses. Du reste, la pudeur me défend de te montrer ma poitrine." 

Le vieillard, souriant, lui dit : "Je suis l’apôtre Pierre ; ma fille, tes plaies sont fermées." Les douleurs cuisantes, la soif ardente qui dévoraient la vierge s’apaisèrent aussitôt. 

Quintianus avait appris qu’Agathe était guérie. Il la manda de nouveau, et par d’affreuses menaces essaya de l’intimider. Elle ne fit qu'en rire. Humilié, exaspéré, le consul ordonna qu’on l’étendit sur des pots cassés et des charbons ardents. "Nous verrons si ton Dieu te guérira !" vociférait il. Dieu fit une grâce plus grande à cette enfant héroïque : elle expira en priant. 

Au même moment, la ville vacilla : un tremblement de terre fit écrouler plusieurs édifices, sous l’un desquels furent écrasés deux des plus intimes conseillers de Quintianus. Quant au consul lui-même, peu de jours après, comme il allait procéder à l’inventaire des biens de sa victime, qu’il s’était appropriés, les chevaux de son char s’emportèrent, brisèrent le timon et les traits ; Quiatunus, précipité à terre, fut piétiné par ces animaux que semblait posséder une étrange fureur. D’un dernier coup de sabot, le corps sanglant du Persécuteur fut jeté dans la mer. 

La fête de sainte Agathe se célèbre le 5 février. 





religion catholique saint sainte agathe
5 FEVRIER SAINTE AGATHE


PHILIPPE : Philippe de Jésus (au civil Felipe de las Casas Ruiz).



religion catholique saint sainte philippe jésus
5 FEVRIER PHILIPPE DE JESUS


Né le 1er mai 1572 à Mexico (Mexique) - Mort le 5 février 1597 à Nagasaki (Japon).

C'est un frère franciscain déchaux de la Nouvelle-Espagne missionnaire au Japon.

Philippe de Jésus est mort en "haine de foi" et reconnu comme martyr par l'Eglise catholique.

Il est béatifié le 14 septembre 1627 par le pape Urbain VIII, avec 25 autres martyrs du Japon.

Il est canonisé le 8 juin 1862 par le pape Pie IX, devenant ainsi le premier saint mexicain.

L'Eglise catholique le considère comme le saint patron de Mexico.





AGATE :  Sta. Fera. Grekotik Aagathon : ("gentil", gentille".) "Agatha" Siziliar neska martiria (+251) ohoratzeko, etxez etxe ibiltzen ohi ziren gazteak kantuz eta eske. Altsasuko mutil gazteen oturuntza : bertan herriko neskek erroska polit batzuk oparitzen dizkiete.

(...) Agate - Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu izendegia-n gaztelaniazko Agueda edo Agata-rentzat ematen den baliokidea. Ikus Agata. Kirikiñok egindako Aintzaldu kantu entzutetsuari esker da ezaguna (...)

(...). Honela dio :

Aintzaldu daigun Agate deuna

bihar dala Deun Agate

etxe honetan zorion hutsa

betiko euko al dabe. - - / Agathe Agueda / (...)







Une naissance du 5 février : Joris-Karl Huysmans, nom de plume Charles Marie Georges Huysmans.



écrivain critique art france zola 19ème 20ème siècle
PHOTO DE JORIS-KARL HUYSMANS
PAR ANDRE TAPONIER 1904



Né le 5 février 1848 à Paris - Mort le 12 mai 1907 à Paris.

C'est un écrivain et critique d'art français.

Défenseur du naturalisme à ses débuts, fervent disciple de Zola, il  devient le principal représentant du mouvement décadent avec la publication d'A rebours en 1884.

Joris-Karl naît dans une famille de la petite bourgeoisie.

Il fait toute sa carrière au ministère de l'Intérieur, où il entre en 1866.

En 1880, il collabore au journal Le Gaulois, hostile à l'expulsion des jésuites décrétée par le gouvernement.

En tant que romancier et critique d'art, il prend une part active à la vie littéraire et artistique française dans le dernier quart du XIXe siècle et jusqu'à sa mort, en 1907.

Dès 1874, Joris-Karl publie à compte d'auteur un premier recueil de poèmes en prose intitulé Le Drageoir aux épices.

En 1876, il publie son premier roman, d'inspiration ouvertement naturaliste, Marthe, histoire d'une fille, roman édité à Bruxelles.

La même année, il se lie d'amitié avec Emile Zola.

Dès lors, il appartient au petit groupe des jeunes écrivains reçus par Zola, dans sa villa.

Joris-Karl y fréquente Guy de Maupassant, Léon Hennique, Henry Céard et Paul Alexis.

Dans ses romans, il développe dans ses romans une "philosophie existentielle de la vie".

A partir de 1895, il se convertit au catholicisme et cela se reflète dans ses romans religieux, tels que En route (1895), La Cathédrale (1898) ou L'Oblat (1903). 

Après s'être retiré dans plusieurs monastères, il quitte Paris pour s'installer à Ligugé (Vienne).

Par son oeuvre de critique d'art, Joris-Karl contribue à promouvoir la peinture impressionniste ainsi que le mouvement symboliste, et permet au public de redécouvrir l'oeuvre des artistes primitifs.

A partir de 1876, il collabore, en tant que chroniqueur d'art, à différents journaux pour lesquels il rédige des comptes rendus des Salons de peinture.

L'effondrement de son idéal monastique le transforme en anticlérical virulent.

Atteint d'un cancer de la mâchoire, il meurt célibataire, le 12 mai 1907, à 57 ans.



écrivain critique art france zola 19ème 20ème siècle
PHOTO DE JORIS-KARL HUYSMANS
PAR ANDRE TAPONIER



Voici le proverbe du jeudi 5 février 2026 :


OTSAILAK BUHA, BUHA, BUHA, SOSOA KAFIRAN HILA.

Février souffle bouha, bouha, bouha, et le merle est mort dans son nid.


mois calendrier février merle limbourg
MOIS DE FEVRIER
ILLUST JEAN DE LIMBOURG




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UN GRAND MATCH DE BOXE AUX ARÈNES DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE : PAOLINO CONTRE FRANCK GODDARD EN SEPTEMBRE 1924

UN MATCH DE BOXE À BAYONNE EN 1924.


En septembre 1924, a lieu, dans les arènes de Bayonne, un match de boxe entre le boxeur Basque Paolino Uzcudun et le britannique Frank Goddard.




pays basque arènes boxe paolino regil goddard
MATCH DE BOXE PAOLINO-UZCUDUN
BAYONNE SEPTEMBRE 1924




Voici ce que rapporta Gaston Bénac dans le quotidien local la Gazette de Bayonne et du Pays 

Basque, le 8 septembre 1924 :



"Le Grand Match de Boxe des Arènes de Bayonne.

Le Basque Paolino écrase le Champion d'Angleterre par sa puissance et par sa vitesse supérieure.

Franck Goddard est fort mécontent.



Paolino le Basque fougueux, puissant et très athlétique, a eu raison du Champion d'Angleterre Franck Goddard par sa plus grande vitesse, par sa plus grande combativité. Le combat s'est déroulé ainsi que je l'avais prévu ici même. Goddard plus grand, plus scientifique aussi tenta d'éloigner avec son gauche le "taureau du Guipuzcoa", lorsque ce dernier commit la faute, j'allais écrire la faute de se coller au corps de l'anglais, Goddard manifesta un net avantage. Mais dans le combat de loin, le Champion de toutes les Angleterres n'avait rien à faire contre cette fougueuse et puissante machine à frapper qu'est le bûcheron de Regil. C'est l'"athlète" qui a triomphé du "boxeur", ce sont les qualités naturelles de l'homme des forêts du Guipuzcoa qui l'ont emporté dans ce sport violent, mais fait de résultats tangibles qu'est la boxe des poids lourds.


pais vasco antes boxe paolino regil
PAOLINO UZCUDUN
BOXEUR BASQUE
PAYS BASQUE D'ANTAN


On dira, et Franck Goddard, la figure balafrée, m'a dit ce matin encore :

"Paolino frappe fort mais il ne sait pas boxer".



Sans doute, et cela je le sais depuis longtemps, mais si Paolino était scientifique, il serait champion du monde, car Dempsey mis à part, il n'existe nul poids lourd réunissant les qualités suivantes : vitesse, science, puissance, faculté d'encaisser des coups très durs. De ces quatre qualités, Paolino en réunit trois. C'est déjà fort joli. La science viendra ou ne viendra pas. Qu'importe ! le bûcheron de Regil est un combattant extraordinaire, car à ses qualités naturelles il joint un coeur admirable, un allant, une volonté de vaincre formidable.



A mon sens, il ne manque à Paolino, comme je le disais d'ailleurs ici même il y a trois jours, qu'une seule chose : l'appréciation de la distance. Cela il ne pourra l'acquérir qu'en combattant souvent. Mais, et ici je m'adresse à son manager, qu'on n'impose pas encore à Paolino des combats de longue distance.



Il est trop combatif et trop fougueux pour se réserver, et il ne tient pas la distance. Il est trop jeune dans le métier pour faire des 15 rounds ; qu'on limite ses efforts à 8 ou 10 rounds au maximum.



pays basque autrefois sport boxe guipuscoa bardos
BOXEUR PAULINO UZCUDUN


Un gros succès pour la boxe régionale.



Malgré le temps incertain, malgré la pluie qui fit sa fâcheuse apparition au moment où résonnait le gong annonçant le dernier combat, la réunion obtint un très gros succès. Huit mille spectateurs pour une réunion de boxe à Bayonne, qui eut pu prévoir cela il y a quelques mois ? Paolino a pour une large part contribué à amener des milliers d'adeptes au sport pugilistique. Aux organisateurs de conserver cette clientèle, aux professeurs de boxe et de culture physique, au sympathique professeur Raucoules qui dispose de l'admirable de la Villa Hélianthe, à Halcet de former de nombreux élèves. Le Basque se montrera aussi brillant dans les sports de combat que dans les sports de souplesse et d'adresse. Il a toutes les qualités pour faire un excellent combattant.



Des autos, des auto-cars, les trains avaient amenés à Bayonne des centaines et des centaines de basques espagnols curieux de voir aux prises leur compatriote avec le Champion d'Angleterre. Paolino, heureux et souriant passait au travers des rangs et des gradins, serrant des mains, remerciant des témoignages de sympathie, des encouragements. Goddard était arrivé dans la voiture de M. Roger Bal, le décorateur parisien bien connu. 



pays basque arènes boxe paolino regil goddard
ROGER  BAL DECORATEUR



Le Marquis d'Arcangues prenait place à la présidence, entouré de M. Labrouche, du sous-préfet, tandis qu'un nuage crevait sur les arènes et que la musique scandait les notes de l'hymne national espagnol. On remarquait dans les loges et dans le ring : le grand comique Maurice Chevalier, sa charmante partenaire Yvonne Vallée ; des sportsmen de partout : Fernand Forgues, Leplie, Solal, Sools, Dr Gutierrez, Maumus, Pallassie, etc... M. Berretrot remplissait l'office de speaker. Henry Bernstein arbitrait, et Fernand Estrade et le signataire de ces lignes furent simplement réquisitionnés comme juges par les organisateurs. C'est Semmartin qui chronométrait.



Au début on vit un Deschamps peu combatif et que j'aurais, en ce qui me concerne, disqualifié dès le premier round, se laisser dominer par Noël Bosq. N'insistons pas. Les deux suivants : Pierre Bosq et Mangeot disputèrent un combat superbe sous la pluie continuelle, sur une véritable patinoire. Le combat était commencé, on ne pouvait l'arrêter. Pierre Bosq se montra plus précis, Mangeot plus puissant, le match nul tout indiqué donna satisfaction à tous.



pays basque autrefois sport boxe guipuscoa bardos
BÛCHERON BOXEUR UZCUDUN PAULINO


Visions de combat.



Frank Goddard, grand, athlétiquement bâti, flegmatique, fut accueilli par quelques applaudissements courtois. Ses narines, deux trous énormes, dilatées, semblaient humer l'air, ses yeux ronds regardaient autour de l'arène, hébétés.



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BOXEUR FRANK GODDARD



Avec l'arrivée de Paolino qui sauta légèrement sur le ring, ce fut l'ovation prévue.



Le taureau basque tenta de déborder son adversaire, ce dernier calculait la distance, ripostait par des crochets très courts. Paolino dansait, fonçait, lançait ses poings énormes ; les yeux en boule de loto de Goddard s'ouvrirent davantage, toujours plus surpris. Ce n'était plus le regard du bovidé qui regarde passer un train, mais celui de la bête inquiète, forcée, se défendant pour la vie devant sa tanière.



Bientôt Goddard avait la face en sang, bientôt il allait à terre.



L'affaire était dès lors résolue. Paolino frappait plus fort, encaissait mieux et était plus rapide que son rival figé dans son immobilité.



Le jeu de jambes était, comme je l'avais prévu, bien supérieur chez le Basque. La tactique de Paolino aux 4e et 5e rounds, tactique folle que lui imposa sa fougue, tactique qui consistait à se coller au corps de l'anglais, permit à ce dernier de durer deux rounds de plus. Mais l'irrémédiable survint au 6e round, Goddard mitraillé, massacré, alla deux fois à terre et il était knock-out debout lorsque Bernstein arrêta fort sagement le combat. Il y avait danger en effet à laisser massacrer plus longtemps un homme qui, les bras brisés, complètement éteint, ne se défendait plus. Vision pénible que celle du courageux anglais, ensanglanté, fini, croulant au sol. Seules, des lueurs d'énergie vivaient encore en lui...



Et Maurice Prunier et Romerio terminaient cette belle réunion de boxe par un combat admirable de science et de combativité. Romerio qui était poids lourd et qui fait en ce moment les poids légers ayant perdu 21 kilos — fait sans précédent — en un an et demi, se montra très vite, très précis mais il fut dominé par la suite par la puissance de Prunier.



pais vasco antes boxe paolino regil goddard
BOXEUR PAULINO UZCUDUN
PAYS BASQUE D'ANTAN


Frank Goddard ne s'incline pas.



Tandis que Paolino, les yeux tuméfiés, mais heureux, s'enfuyait fêter sa victoire à Saint-Sébastien, escorté de très nombreux amis, Frank Goddard me disait son mécontentement :


— Je ne suis pas battu régulièrement car l'arbitre a toléré les coups de tête incessants de Paolino. Le match a été mal arbitré. Je veux rencontrer à nouveau le Basque, mais cette fois avec un enjeu personnel de 200 livres. Mais je ne veux plus combattre ici. Paolino y est trop populaire. Ce match devrait se disputer à Paris.


— Que pensez-vous de Paolino ?


— Il frappe fort mais il ne sait pas boxer. Que fera-t-il à nouveau en face de Cook ?



pays basque arènes boxe paolino regil goddard
BOXEUR AUSTRALIEN GEORGE COOK


— Je crois que Cook le battra à nouveau.



Goddard récrimine contre tout et contre tous. Il est courageux et puissant, mais il est mauvais joueur, car il a régulièrement perdu..."




 

(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 








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mercredi 4 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 4 FÉVRIER 2026 SAINTE VÉRONIQUE ET BIENHEUREUX CHARLES SPINOLA - JONE

 


PROVERBE DU 4 FÉVRIER 2026 (SAINTE VÉRONIQUE) (BIENHEUREUX CHARLES SPINOLA) (VANESSA) (BÉRÉNICE) (JONE).


VÉRONIQUE : Sur le chemin de croix, selon une tradition médiévale, une femme pieuse de Jérusalem, prise de pitié, aurait essuyé le visage du Christ, portant sa croix au Golgotha, avec un voile et celui-ci aurait conservé les traits du supplicié.


saint sainte religion catholique véronique
4 FEVRIER SAINTE VERONIQUE

De là, le nom de la femme : Véronique, déformation du latin "Vera iconica" (Vraie image).

Véronique (ou Bérénice), après avoir guéri l'empereur Tibère avec le fameux voile, aurait ensuite évangélisé l'Aquitaine avec son mari, Zachée (Le Juste).

Après sa mort, Véronique aurait été enterrée à Soulac, en Gironde, où lui est dédiée une église.


religion catholique saint sainte véronique
4 FEVRIER SAINTE VERONIQUE

Voici ce que rapporta à son sujet, La Gazette de France, le 1er février 1897 :

"Sainte Véronique. 

"Le cortège entra dans une longue rue qui déviait un peu à gauche et où aboutissaient plusieurs rues transversales. Beaucoup de gens bien vêtus se rendaient au temple, et plusieurs s’éloignaient à la vue de Jésus par une crainte pharisaïque de se souiller, tandis que d’autres marquaient quelque pitié. On avait fait environ deux cents pas depuis que Siméon était venu porter la croix avec le Seigneur, lorsqu’une femme de grande taille et d’un aspect imposant, tenant une jeune fille par la main, sortit d’une belle maison située à gauche et se jeta au devant du cortège. C'était Séraphia... appelée Véronique... à cause de ce qu’elle fit en ce jour. 

Séraphia avait préparé chez elle d’excellent vin aromatisé avec le pieux désir de le faire boire au Sauveur dans son chemin de douleur. Elle s'avança voilée dans la rue ; un linge était suspendu à ses épaules ; une petite fille qu’elle avait adoptée se tenait près d’elle et cacha, à l’approche du cortège, le vase de vin... Elle se fraya un passage à travers la populace, les soldats, les archers, tomba à genoux devant Jésus, déploya le linge et lui dit : "Permettez moi d’essuyer la face de mon Sauveur". Jésus prit le linge, l’appuya contre son visage ensanglanté, et le rendit avec un remerciement. La jeune fille leva timidement le vase de vin vers Jésus, mais les soldats ne souffrirent pas qu’il s’y désaltérât.  

A peine Véronique était elle rentrée dans sa chambre qu’elle étala le linge sur la table placée devant elle et tomba sans connaissance. Un ami qui venait la voir la trouva ainsi près du linge déployé, où la face de Jésus s’était empreinte d’une façon merveilleuse, mais effrayante... Il la fit revenir à elle et lui montra le linge, devant lequel elle se mit à genoux en pleurant et s’écriant : "Maintenant, je veux tout quitter, car le Seigneur m’a donné un souvenir." 

Catherine Emmerich.

(La douloureuse Passion.) 



BIENHEUREUX CHARLES SPINOLA : le bienheureux Charles Spinola naît à Madrid en janvier 1565 et meurt à Nagasaki (Japon).


religion catholique saint sainte charles spinola
10 SEPTEMBRE BIENHEUREUX CHARLES SPINOLA


Charles est un prêtre jésuite italien, homme de sciences, architecte et missionnaire au Japon.

Arrêté avec beaucoup d'autres chrétiens en 1621, il est brûlé vif le 10 septembre 1622.

205 martyrs japonais du début du 17ème siècle sont béatifiés ensemble par le pape Pie IX le 7 juillet 1867.

Parmi eux, Charles Spinola et 51 autres "Martyrs de Nagasaki" mis à mort le même jour, le 10 septembre 1622.

Ils sont liturgiquement commémorés le 4 février.



JONE :  "Jeanne", "Juana", "Joana".

(...) Jone - Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-n gaztelaniazko Juana izenarentzat ematen den euskal bliokidea da hau. Ikus Joana. - - / Jeanne Juana / (...)

Joan izenaren emakumeentzako aldaera. Honela deitu zen lehendabiziko santua Orleansko Neskatila izan zen, Joana Arc-Ekoa. Ezaguna denez, Frantziako erregeari lagundu ostean frantsesek ingelesen esku utzi zuten eta hauek bizirik erre.

1920an santutu zuten ; Santuaren eguna maiatzaren 14an. Aldaerak : Joane, Joanitz, Joanitza eta Jone (Deun-ixendegi euzkotarra). Baliokideak : Juana (es) eta Jeanne (fr). Ikus Joan eta Joanes gizon izenen zerrendan.




Une naissance du 4 février : Fernand Léger.




peintre france tubisme décorateur illustrateur
PEINTRE ILLUSTRATEUR FERNAND LEGER



Né le 4 février 1881 à Argentan (Orne) - Mort le 17 août 1955 à Gif-sur-Yvette (Essonne).

C'est un peintre français, aussi créateur de cartons de tapisseries et de vitraux, décorateur, céramiste, sculpteur, dessinateur et illustrateur.

Il a été l'un des premiers à exposer publiquement des travaux d'orientation cubiste.

A 19 ans, après une enfance à Argentan et des études d'architecture à Caen, Fernand découvre le Paris de 1900.

Dès 1903, il partage un atelier avec le peintre André Mare.

Après son échec aux beaux-Arts, il s'exerce dans diverses académies.

En 1907, il est marqué par la rétrospective consacrée à Cézanne et il découvre aussi le cubisme de Picasso et de Braque.

Fernand se fond bientôt dans l'effervescence de la vie artistique parisienne et, dès 1908, il travaille aux côtés de ModiglianiLaurens, et surtout Alexandre Archipenko.

Installé à la Ruche en 1908, il se lie avec Blaise Cendrars, Max Jacob et Guillaume Apollinaire et dialogue, entre autres, avec le peintre Robert Delaunay, et aussi avec Marc Chagall, Chaïm Soutine, Chaim Jacob Lipchitz, Pierre Reverdy et Maurice Raynal.

En 1913, il signe un contrat d'exclusivité avec Daniel-Henry Kahnweiler. 

Spectateur assidu du cirque Medrano, il peint les acrobates, les clowns et les jongleurs.

En 1918, Fernand illustre le livre de Blaise Cendrars La Fin du monde filmée par l'Ange N.D.

En 1919, il épouse Jeanne Lohy qui va décéder en 1950.

Il rencontre le cinéaste Jean Epstein, collabore au film d'Abel Gance, La Roue, et réalise les décors pour le film de Marcel L'Herbier, L'Inhumaine.

Engagé par les Ballets suédois, il crée successivement les costumes et les décors de Skating-Rink (1922) et de La Création du monde (1923).

En 1924, avec l'aide de Dudley Murphy, il tourne le film Ballet mécanique.

La même année, Fernand se rapproche des puristes et participe à la revue L'Esprit nouveau.

En 1924 également, il fonde avec Amédée Ozenfant l'Académie de l'art moderne.

Son art est surnommé "tubisme", avec des volumes géométriques déboîtés.

En octobre 1940, il part à Marseille, d'où il embarque pour les Etats-Unis, où il enseigne, à l'université de Yale, avec Henri Focillon, Darius Milhaud et André Maurois.

Fernand adhère au Parti communiste français en 1945, dont il reste membre jusqu'à la fin de sa vie.

Au début des années 1950, il participe avec Jean Bazaine et Jean Le Moal à la décoration de l'église du Sacré-Coeur à Audincourt (Doubs).

En 1952, il épouse, en secondes noces, l'artiste peintre Nadia Khodossievitch.

Il meurt le 17 août 1955, à 74 ans.




peintre france tubisme décorateur illustrateur
PEINTRE ILLUSTRATEUR FERNAND LEGER



Voici le proverbe du mercredi 4 février 2026 :


OTSAILEAN ALDIZ EGUZKITAN, ALDIZ SUTANTZEAN.

En février, tantôt au soleil, tantôt au coin du feu.




mois calendrier février cheminée
MOIS DE FEVRIER
ILLUST BARRE DAYEZ



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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VICTOR HUGO AU PAYS BASQUE EN 1843 (première partie)

VICTOR HUGO AU PAYS BASQUE EN 1843.


Victor Hugo, durant l'été 1843, visite le Pays Basque, et s'arrête  en particulier à Pasajes, en Gipuzkoa.



pais vasco antes hugo pasajes tolosa roncesvalles pamplona
MAISON OU SEJOURNA VICTOR HUGO A PASAJES - PASAIA
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet Gilberte Guillaumie-Reicher dans le Bulletin de la Société des 

Sciences, Arts & Lettres de Bayonne, en juillet 1935 :



"La question du retour de Hugo en France.


A Monsieur le Chanoine Daranatz, respectueux hommage.



Avant d'entrer avec Hugo dans Pampelune, il  nous faut essayer de rétablir les dates de son voyage, afin de suivre son emploi du temps et surtout d'éclaircir, si possible, la question du retour en France. Le poète nous y aidera un peu, mais point trop. Si son récit nous guide parfois, nous sommes par ailleurs déroutés par les dates des lettres et des notes, les unes détruisant l'authenticité des autres.



D'après ses notes, Hugo, le 7 Août visite Leso, et rentre le soir à San Juan.




ecrivain romantique france 19ème siècle misérables
VICTOR HUGO VERS 1884
PHOTOGRAPHIE DE NADAR


Il ne peut donc quitter le vieux village guipuzcoan que le 8. Le 9 il est à Tolosa ; de là il écrit à Léopoldine une lettre datée du 9. Il couche à Tolosa puisque, nous l'avons vu, dans le chapitre des heures de diligence, il en répartit de son aveu même, à trois heures du matin (le matin du 10 par conséquent). Si, la veille il a eu le temps de visiter tranquillement Tolosa "j'ai vu toute la ville", et d'écrire une lettre, c'est qu'il y arriva dans la journée, et non le soir. De San Sébastian à Tolosa, il y a trois bonnes heures de voiture ; Hugo est donc parti de San Sébastian au début de la journée, le 9. Le 9 au soir, il couche à Tolosa, et le 10, il arrive à Pampelune ; il se trompe donc, lorsque, datant ses premières notes de Pampelune du 11, il écrit : "j'ai quitté hier Saint-Sébastien".



Ou alors c'est la lettre à Léopoldine qui est faussement datée. Je ne le crois pas ; c'est bien le 10 qu'il a dû arriver à Pampelune, sans cela il n'aurait jamais pu établir un tel emploi du temps !



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PORTRAIT DE LEOPOLDINE HUGO
PAR AUGUSTE DE CHÂTILLON 1836



La prochaine date de voyage que nous trouvons sur son manuscrit est celle-ci "de Bayonne à Pau ; 4 heures du matin 14 Août".



Pour repartir de Bayonne le 14 Août à 4 heures du matin, il faut qu'il y soit arrivé le 13 au soir. or, voyons ce qu'il fit entre le 10 à midi, arrivée à Pampelune et le 13 au soir, arrivée à Bayonne.



Ici, je dois me servir pour rétablir l'itinéraire et l'emploi du temps, des lots au crayon à moitié effacés que j'ai pu lire sur le manuscrit. La question la plus importante se pose au sujet de la phrase trouvée sur la page 38 de l'album 11.

"couché à Roncesvalles".



Entre le 10 au matin et le 14 au matin il y a quatre nuits ; la dernière de ces nuits se situe à Bayonne ; il en reste trois pour le séjour navarrais ; une d'elles s'écoule à Roncesvalles, la preuve en étant donnée de la main même de Hugo ; une autre — nous le savons par le récit intitulé la cabane dans la montagne — s'est passée dans les monts de Haute-Navarre, chez le contrebandier. Il reste pour Pampelune une nuit et peu de jours, car ce n'est pas en quelques heures que peuvent se faire les promenades dont il vient d'être question.



Hugo fut-il obligé de quitter Pampelune précipitamment ? Cette question peut paraître extraordinaire, mais je m'explique.



Sur ce même manuscrit, toujours au crayon, j'ai relevé ces phrases : l'alcalde, le gendarme, je m'aperçus que j'vais trouvé une occasion, le proverbe, fait de moi un larron.



Et, plus loin : changez les dames.



Hugo appelle cette obscure histoire l'aventure de Pampelune. Obscure, évidemment ; néanmoins, il ne faut pas un grand effort d'imagination pour reconstituer sans grave danger d'erreur ce petit incident amoureux et probablement comique. La personnalité de Hugo, sa physionomie, étaient inconnues du peuple de Pampelune, tout le laisse à penser. Nous savons qu'il voyageait incognito ; son nom, ni sa célébrité, ne pouvaient par conséquent servir de palliatif au cas où son entreprenant enthousiasme l'aurait fait remarquer des promeneurs, de l'alcade ou du gendarme...



En tout ca, que devient Madame Drouet dans ceci ? Le changez les dames de Hugo, répond-il à notre inquiète sollicitude ? Est-ce cette aventure qui a attiré Hugo sur les chemins de Roncevaux et à Roncevaux même ?



Ces phrases n'ont pas reparu dans les notes ni dans le texte du voyage ; pourquoi ce silence ?



Pourquoi surtout ce silence sur Roncevaux, qui nous stupéfie ? Hugo vient de nous parler histoire, de nous citer les grandes aventures basques ; il va à Roncevaux et ne nous dit rien ! Il se trouve dans le lieu qui correspond le plus et le mieux à ses préoccupations moyenâgeuses et ne nous en écrit que cette simple phrase : couché à Roncesvalles.



Le lecteur a le droit de s'étonner et de se demander la raison de ce silence ; malgré soi on est tenté de l'expliquer par "l'aventure de Pampelune". Lorsque, quelques jours plus tard Hugo écrira à sa femme : je vous raconterai toutes mes aventures, songe-t-il à celle-ci ?



Quoiqu'il en soit, voilà singulièrement raccourci le séjour dans la capitale navarraise, et pourtant nous verrons avec quelle minutie de détails, quelle sûreté de vision le poète décrira cette ville ; à l'heure actuelle, le voyageur qui voudrait visiter artistiquement Pampelune, ne trouverait pas de meilleur guide que le texte que Hugo a consacré à la vieille Iruña.



Mais avant de suivre ce guide génial, posons-nous une autre question : par où Hugo est-il rentré en France ?



La dernière phrase écrite en Espagne dans la rédaction officielle a trait à la promenade dans la montagne ; puis, nous trouvons la première phrase relatant le départ de Bayonne pour Pau. Entre ces lignes un vide absolu : rien dans l'édition publiée, rien de rédigé dans les manuscrits.



Nous quittons Hugo dans la montagne de Pampelune, nous le retrouverons à Bayonne. Aucune lettre, aucune explication, aucun rappel de souvenirs se rapportant à ce retour ne paraîtra dans la suite du voyage, pas plus que dans les lettres de Juliette Drouet, lorsqu'elle rassemblera les souvenirs communs.



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LITHOGRAPHIE DE JULIETTE DROUET
PAR ALPHONSE-LEON NOËL 1832



Nous n'avons pour nous renseigner que les phrases inédites du manuscrit que j'ai citées tout à l'heure.



Forte de la découverte de ces phrases, j'ai cherché par tous les moyens possibles à retrouver trace du retour de Hugo ; j'ai cherché en vain, je vais donc exposer les deux hypothèses, laissant au lecteur le soin de conclure ou de ne pas conclure.



Nous sommes en 1843 ; n'oublions pas la difficulté des chemins de Navarre ; la plupart sont des routes muletières, cependant on y passe depuis des siècles ; aux yeux des voyageurs, ils ne paraissent ni hostiles, ni inconnus.



Hugo est à Pampelune. Nous avons la preuve, écrite de sa main, qu'il atteint Roncevaux ; il a passé par la vallée de l'Arga, les descriptions de montagne qu'il donne en relatant sa promenade avec les contrebandiers, nous l'attestent. D'ailleurs pour aller à Roncevaux, c'était la route habituelle que parcouraient en sens inverse, venant de France, depuis le plus haut Moyen-Age, les pèlerins de Compostelle.



Ne croyons pas cependant que cette route fût aisée, mais fatigante au contraire. De Pampelune à Roncevaux l'étape était d'importance. Hugo la franchit-il seul ? ou avec Juliette Drouet ? ou avec les personnages de la mystérieuse aventure ?



Admettons que Juliette Drouet l'ait accompagné ; on peut se demander alors s'il osa imposer à sa compagne la fatigue d'un retour à Pampelune, alors que, ayant couché à Roncevaux, il se trouvait aux portes de la France qu'il pouvait atteindre par une route très fréquentée, la route naturelle, directe, par laquelle passaient tous les voyageur. Ayant atteint Roncevaux, Hugo devait rentrer en France et rejoindre Bayonne par le chemin que prenaient tous ceux qui, ayant atteint Roncevaux, devaient aller à Bayonne. Cette hypothèse me paraissait très acceptable, bien que le silence du poète au sujet de ce merveilleux trajet l'infirmât au premier abord. Mais nous avons vu qu'il se tait à Roncevaux, contre toute attente. Le silence au sujet du chemin du retour pouvait donc s'admettre, et il n'arrêta pas mes investigations.



Quant à la raison de ce silence, vient-elle chez Hugo, comme nous le supposions tout à l'heure, du désir de ne plus parler de l'aventure de Pampelune ? de la prudence qui lui conseillait de laisser ignorer son itinéraire ? de la perte de notes ? d'une soudaine lassitude qui aurait fait tomber le crayon de ses mains ?"



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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