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mercredi 20 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 20 MAI 2026 SAINT BERNARDIN - PETTAN

 

PROVERBE DU 20 MAI 2026 (SAINT BERNARDIN DE SIENNE) (PETTAN).


BERNARDIN : Né à Massa Marittima, près de Florence en 1380, dans une famille illustre de Sienne, Bernardin entre chez les Franciscains où il se fait remarquer part ses études assidues.



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20 MAI SAINT BERNARDIN DE SIENNE

Prêtre à 23 ans, les sermons de Bernardin, nourris de théologie et dans un langage simple attirent les foules.

Au concile de Florence, en 1439, Bernardin plaide en vain pour le rapprochement des Eglises d'Orient et d'Occident.

Bernardin meurt d'épuisement, à L'Aquila,  le 20 mai 1444, la veille de l'Ascension.

Après la mort de Bernardin, la tradition lui attribue plus de 2 000 guérisons miraculeuses.

Bernardin est canonisé par le pape Nicolas IV en 1450.

Bernardin est surnommé "l'apôtre de l'Italie" pour ses efforts en faveur du retour de la foi catholique dans son pays au 15ème siècle.

Bernardin est le patron des publicitaires et des prédicateurs.



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20 MAI SAINT BERNARDIN DE SIENNE





PETTAN : Akitaniako Comminges aldean ditugu batetik Erromatarren aroko euskal izen zaharrenak eta bestetik XII. mendeko Petan apezpiku sainduaren oroitzapenak.





Une naissance du 20 mai : Ramiro Arrue y Valle, dit Ramiro Arrue.



peintre basque bilbao saint-jean-de-Luz neuf
PEINTRE RAMIRO ARRUE





Né le 20 mai 1892 à Bilbao (Biscaye) - Mort le 1er avril 1971 à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées Atlantiques).

Ramiro est un peintre, illustrateur, céramiste Basque espagnol qui a consacré son oeuvre au Pays Basque.

Il naît au sein d'une famille d'artistes.

Son père, Lucas Arrue, collectionneur, met en vente ses collections (dont un Goya) pour payer les études artistiques de ses fils.

A 19 ans, il va à Paris pour suivre des cours à la Grande Chaumière.

Ramiro côtoie alors le milieu de Montparnasse, dont ses compatriotes Mogrovejo, Zuloaga, Francisco Durrio, et le sculpteur Bourdelle qui devient son ami.

Il fréquente aussi PicassoModigliani et Jean Cocteau.

En 1911, il expose au Salon des Artistes français.

Alternant les séjours à Paris l'hiver et à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure l'été, il s'installe, avec son frère José, dans cette dernière ville en 1917.

En 1922, avec ses amis Philippe Veyrin et le commandant Boissel, Ramiro fonde le Musée basque de Bayonne.

En 1925, il obtient la Médaille d'or à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris pour son oeuvre Yo ou Fandango.

Pour le stand du Pays basque français, il crée avec son frère José deux grands formats de 155 x 300 cm (Baseritarrak - aujourd'hui exposé au Musée des Beaux-Arts de Bilbao - et Fandango - destiné à la salle des mariages de la mairie de Saint-Jean-de-Luz.

Il expose à Bayonne, Pau, Strasbourg, Bilbao et Cordoue.

Avec son frère José, Ramiro expose aussi en Amérique du Sud : à Buenos Aires et à Montevideo.

Mais il revient toujours au Pays Basque, à Saint-Jean-de-Luz, où il s'installe en 1917, et où il puise toute son inspiration : paysages, portraits, scènes quotidiennes.

Il est membre de l'association des artistes basques, puis du groupe des neuf.

En mars 1929, il épouse Suzanne Blanche.

Ramiro illustre Francis Jammes (La Noce basque), Pierre Loti (Ramuntcho), Joseph Peyré (Jean le Basque), Jean Poueigh (Le Folklore des Pays d'oc).

Il réalise pour l'Opéra de Bordeaux les décors et les costumes de Perkain, drame lyrique de Pierre-Barthélemy Gheusi d'après Pierre Harispe, musique de Jean Poueigh.

Il réalise pour des hôtels et des villas des peintures murales.

Initié par son frère Ricardo, il réalise aussi de nombreux émaux.

En 1943, Ramiro, qui ne s'est pas préoccupé de se faire naturaliser, est arrêté avec d'autres Basques espagnols et incarcéré à la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Après la guerre, si les commandes diminuent, il continue à peindre avec acharnement.

En 1965, il obtient à Saint-Sébastien le premier prix du Paysage basque.

La fin de sa vie est marquée par la solitude et le dénuement.

Ramiro meurt le 1er avril 1971, à 78 ans.

Il repose au cimetière ancien de Saint-Jean-de-Luz.



peintre basque bilbao ciboure saint-jean-de-luz neuf
AUTOPORTRAIT DE RAMIRO ARRUE



Voici le proverbe du mercredi 20 mai 2026 :


IZARRAK ARGAL BADIRA, BIRAMENEAN EGURALDI ONA ; USU BADIRA, EURIA.

Si les étoiles sont éparses, beau temps le lendemain ; si elles sont proches, pluie.


femmes lune etoiles
FEMMES DANS ETOILES ET LUNE


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE CAMPAGNE POUR "L'ARC-EN-CIEL" À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN SEPTEMBRE 1928 (deuxième partie)

 

UNE CAMPAGNE POUR "L'ARC-EN-CIEL" À BIARRITZ EN 1928.


Le Couzinet 10, connu sous le nom d'Arc-en-ciel, a été le premier vol de l'aviation moderne.



aviation 1928 pays basque labourd transports
AVION ARC-EN-CIEL
PILOTE DROUHIN



Ce monoplan en bois, avec un moteur Hispano-Suiza de 180 chevaux, a été construit pour réaliser la traversée des océans.



Le 7 mai 1928, René Couzinet et Maurice Drouhin ont décollé de l'aérodrome d'Orly pour leur vol inaugural, mais l'avion s'est écrasé lors d'un vol d'essai le 8 août 1928, entraînant la mort de Maurice Drouhin et la blessure du mécanicien Georges Lanet.



Malgré cet incident tragique, l'Arc-en-ciel a été reconstruit et a effectué son premier vol en février 1932, marquant un tournant dans l'histoire de l'aviation.



Voici ce que rapporta au sujet de cet avion Maurice Pefferkorn dans le quotidien la Gazette de 

Bayonne, de Biarritz et du Pays basquele 27 septembre 1928 :



"Pour l'Arc-en-Ciel-Biarritz.



"Visite à René Couzinet ses amis et ses collaborateurs.



... Mais cette histoire jusqu'ici merveilleuse, si elle justifie l'engouement de tous ceux qui approchent René Couzinet, suscite-t-elle la confiance de ceux qui sont habitués à considérer les problèmes de l'aviation d'un oeil froid et d'un esprit objectif ? Quelle est la nouveauté de l'appareil ? Quels moyens inédits offre-t-il de réaliser la tâche qu'on se propose ? Il nous suffit pour nous éclairer là-dessus d'avoir vu au Salon de l'Aéronautique les ingénieurs allemands d'une marque fort connue s'arrêter au stand Couzinet et poser sur "l'Arc-en-Ciel" des questions édifiantes et averties. Mais laissons l'inventeur exposer son programme, dont la simplicité n'exclut pas la force logique :


— C'est, lui dis-je, vers la fin de juillet que vous allez entreprendre votre raid, n'est-ce pas ?


— Voilà, réagit-il aussitôt, un mot qui ne me plaît guère. Il comporte un sens sportif que je suis loin de souhaiter. Il est l'expression d'une "mystique" dont j'ai résolument cherché à m'affranchir. Ce n'est pas l'exploit d'un jour que je veux réaliser, la performance exceptionnelle, sans lendemain et... sans veille, qu'un concours de circonstances heureuses a favorisée, mais qui n'offre pas de portée immédiate. Je ne veux pas être à la merci exclusive de la météorologie, profiter en un mot d'un sourire fugitif de l'atmosphère, d'une éclaircie entr'aperçue, guettée et soudainement exploitée. Ce que je souhaite, c'est que mon raid, comme vous dites, ait une valeur commerciale. Aussi, pour bien marquer qu'il en doit être ainsi, ai-je l'intention d'exécuter, avant la traversée de l'Atlantique, un voyage aller et retour Paris-Alger. Je partirai le matin, avec une lettre du Président du Conseil municipal pour le maire d'Alger, et j'apporterai la réponse dans la soirée.


— L'on a raconté que vous étiez résolu à braver la tempête et que, loin d'attendre le signal d'une météorologie apaisée, vous choisiriez au contraire une heure tourmentée...


— Oui, mais, c'était là une façon un peu romantique et imagée d'exposer la question. J'ai simplement expliqué qu'au lieu de suivre la voie habituelle de Terre-Neuve, où les brouillards et les vents sont normalement contraires, j'emprunterai un trajet tout différent, celui du Sud, où les vents sont d'ordinaire favorables et que croisent les routes fréquentées par de nombreux paquebots. Je partirai donc de Paris vers Bordeaux et la pointe nord-ouest de l'Espagne pour gagner le large par les Açores et les Balmudes et remonter de là vers New York. Si je puis donc ne pas me soucier du temps qu'il fait à Terre-Neuve, c'est simplement par ce que je ne passe pas par là. Mon avion me permet le luxe d'accomplir 800 kilomètres de plus pour profiter d'une situation atmosphérique meilleure.


— Vous avez cependant prévu l'amerrissage ?


— Parfaitement. J'ai même étudié tout particulièrement cette question. La vidange sous pression des 6 300 litres d'essence que j'emporte peut être effectuée en 58 secondes. Aussi l'amerrissage accompli, mon appareil embarquerait automatiquement une certaine quantité d'eau qui lui donnerait une stabilité de bateau et lui permettrait d'attendre des secours. Etant donné justement la route que j'ai choisie, ceux-ci ne sauraient d'ailleurs tarder à survenir. Je compte beaucoup sur mes installations perfectionnées de T.S.F.


— Evidemment, ce programme est de nature à inspirer confiance.


— Eh ! oui. Ce qui éloigne précisément le public de la pratique de l'aviation, ce qui fait qu'en dehors d'une poignée d'héroïques pilotes et mécaniciens et d'une clientèle de voyageurs pour parcours réduits, la masse du public redoute l'aviation et appréhende ce mode de transport, c'est qu'on s'est insuffisamment attaché jusqu'ici à en assurer la sécurité et la régularité. Ce sont ces deux objectifs que j'ai poursuivis. Ainsi, mon "Arc-en-Ciel" possède trois moteurs. Cela, certes, n'est pas une innovation Mais, ce qui est inédit, c'est que ces trois moteurs sont accessibles en plein vol. N'est-ce pas une conception fabuleusement barbare que celle du pilote attaché, incapable, de se mouvoir et de se déplacer pour parer à la cause souvent bénigne d'un accident mortel ? L'on a vu des pilotes se précipiter de leur appareil, en parachute, bien avant qu'on ait pu du sol déceler le moindre symptôme d'accident, tout simplement parce qu'ils avaient pressenti le danger et constaté une avarie irréparable : un couvercle de carburateur qui se déplaçait et que, d'un geste facile, on aurait pu remettre en état pour prévenir l'incendie, si ce geste avait été rendu possible par l'accessibilité de l'organe. Un de nos plus brillants aviateurs n'a-t-il pas trouvé la mort parce qu'une commande s'était coincée ? Or, dans mon appareil, on peut se rendre aisément auprès de chacun des moteurs, les réparer ou les entretenir en plein vol, sans le moindre danger et commodément assis. On y accède par des couloirs étroits ménagés dans la carlingue et dans les ailes. De même, les commandes sont faciles à vérifier sur toute leur longueur. La présence et l'intervention effectives du mécanicien diminuent donc les chances de panne.



aviation 1928 pays basque labourd transports
AVION ARC-EN-CIEL DE COUZINET

— De combien d'hommes sera composé votre équipage, demandai-je enfin ?


— Six hommes : deux pilotes, un navigateur, un radiotélégraphiste, un mécanicien et... un passager.


— Peut-on mettre des noms sur ces fonctions ?


— Drouhin sera le premier pilote et Le Brix le navigateur. Je serai le deuxième pilote. Mon radiotélégraphiste sera Manuel et mon mécanicien un jeune camarade de régiment : Lanet. Quant au sixième passager... Oh ! ce ne sera pas une vedette de théâtre, une jeune femme à la mode. C'est un spécialiste des reportages aériens qui nous accompagnera et qui se chargera de la documentation et des prises de vue.




aviation 1928 pays basque labourd transports
PILOTE MAURICE DROUHIN



Le fidèle Sénèque est là, souriant, épanoui, heureux. J'aperçois aussi Lanet, dont le franc visage respire une inaltérable confiance et qui attend avec impatience les heures nocturnes du survol de l'Atlantique... Bientôt, l'"Arc-en-Ciel" va rejoindre Le Bourget pour le départ et l'arrivée d'un voyage régulier qui doit vaincre commercialement l'Atlantique."



A suivre...




(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et René Couzinet - Alchetron, L’Encyclopédie Sociale Libre)





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mardi 19 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 19 MAI 2026 SAINT YVES ET SAINT CÉLESTIN - IBON

PROVERBE DU 19 MAI 2026 (SAINT YVES) (SAINT CÉLESTIN) (IBON).


YVES : Yves Hélory de Kermartin (ou Erwan Helouri), fêté le 19 mai, est né à Minihy-Tréguier, en Bretagne, vers 1253, au temps de Saint Louis (13ème siècle).



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19 MAI SAINT YVES DE TREGUIER

Fils de gentilhomme, Yves fait de brillantes études de droit à Paris et devient juge ecclésiastique à Rennes, sous le règne de Jean 1er de Bretagne.

Yves se fait remarquer par sa vie de privation en faveur des pauvres.

La réputation d'intégrité d'Yves lui vaut d'être nommé curé de Trédez mais il continue de plaider pour les pauvres.

Yves met ses biens et son manoir de Kermartin à leur disposition.

Vénéré dès avant sa mort, le 19 mars 1303, Yves de Tréguier est devenu le saint patron des professions de justice et de droit, notamment celle des avocats.

Yves est canonisé par le pape Clément VI, le 19 mai 1347.

Yves est saint patron de la Bretagne et fait l'objet d'un grand pardon, dans la ville de Tréguier, dans les Côtes-d'Armor.



religion catholique saint sainte bretagne yves
19 MAI SAINT YVES DE TREGUIER


CÉLESTIN : Saint Célestin V, de son nom Pietro Angeleri (ou Pietro de Morrone) naît en 1209 ou 1210 dans le Molise en Italie.



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19 MAI SAINT CELESTIN V

Célestin est un moine-ermite italien appartenant à l'Ordre des Bénédictins.

Célestin est élu pape le 5 juillet 1294, à l'âge de 85 ans, devenant le 192ème pape de l'Eglise catholique sous le nom de Célestin V.

Célestin renonce à sa charge le 13 décembre 1294.

Il meurt le 19 mai 1296 à Fumone (Latium, Italie).

Il est canonisé le 5 mai 1313.




IBON : Chartres-ko katedrale ederrean apezpiku zen "Yves" saindua (+1116).



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PORTRAIT D'YVES EVÊQUE DE CHARTRES


(...) Ibon - Gaur egun asko erabiltzen den izena : Euskal Izendegia-n biltzen da. - - (...)

Deun-ixendegi euzkotarra (Arana eta Eleizalde, 1910) lanean proposatutako Ivon izenaren kidea.




Une naissance du 19 mai : Maria Isabel Francisca de Assis Antonia Carlota Joana Josefa Xaviera de Paula Micaela Rafaela Isabel Gonzaga de Bragança e Bourbon, connue sous le nom de Marie-Isabelle Françoise de Bragance, infante du Portugal.



reine espagne portugal 18ème 19ème siècle
PORTRAIT DE MARIE-ISABELLE DE PORTUGAL



Née le 19 mai 1797 à Queluz (Portugal) - Morte le 26 décembre 1818 à Madrid (Espagne).

Elle est reine consort d'Espagne de 1816 à 1818, par son mariage avec Ferdinand VII.

Après la chute de Napoléon, les souverains espagnols et portugais retrouvent leur trône. 

Le mariage entre l'infante du Portugal et le roi d'Espagne s'inscrit dans le cadre traditionnel des relations entre états.

Les liens familiaux très proches qui unissent les conjoints demandent une dispense du pape Pie VII facilement accordée dans la mesure où les mariages entre dynasties sont considérés comme un gage de paix et de stabilité politique et les méfaits de la consanguinité inconnus à l'époque.

En 1816, l'infante Marie-Isabelle, 19 ans, épouse son oncle maternel le roi Ferdinand VII d'Espagne, 33 ans, veuf de Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles, qui n'a toujours pas d'héritier.

De ce mariage, est issue une fille, Marie-Louise Isabelle, qui décède à moins de un an.

La jeune reine a suffisamment d'influence sur son époux pour l'inciter à transformer le cabinet des sciences en musée Royal (1818), futur musée du Prado (1868). 

Elle est de nouveau enceinte dans les mois suivants.

La grossesse est difficile et l'accouchement, le lendemain de Noël, se passe mal.

Les médecins la croyant morte commencent à inciser le corps afin d'en extraire le foetus.

Marie-Isabelle, qui n'est qu'inconsciente, se réveille en hurlant.

Elle meurt des suites de l'hémorragie, le 6 décembre 1818, à l'âge de 21 ans.

Toujours en quête d'un héritier, le roi se remarie l'année suivante avec Marie-Josèphe de Saxe.




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PORTRAIT DE MARIE-ISABELLE DE PORTUGAL
PAR ZACARIAS GONZALEZ VELAZQUEZ



Voici le proverbe du mardi 19 mai 2026 :


AROA, LANGILE ONENA.

Le temps, le meilleur des laboureurs.


pays basque autrefois agriculture
LABOUREUR
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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L'ÉLECTION DE MAULÉON EN SOULE EN PAYS BASQUE DE SEPTEMBRE 1889 (première partie)

L'ÉLECTION DE MAULÉON DE SEPTEMBRE 1889.


En 1889, les 22 septembre et 6 octobre, ont lieu, en France, des élections législatives, et, au Pays Basque, la lutte est acharnée entre les Républicains et les Conservateurs.



pays basque autrefois elections politique soule 19ème siècle
LA RAGE DES ELECTIONS
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet le Journal Officiel, le 22 décembre 1889 :



"Chambre des Députés.

Extrait du Journal Officiel du 22 Décembre 1889.

Rapport par M. Goirand au nom du 8e Bureau sur l'élection de l'Arrondissement de Mauléon (Basses-Pyrénées).

Séance du 21 Décembre 1889.



pays basque autrefois elections politique soule 19ème siècle
LEOPOLD GOIRAND
SENATEUR DE JANVIER 1906 A JANVIER 1920



M. Goirand, rapporteur. Messieurs, l'élection du 22 septembre 1889 dans l'arrondissement de Mauléon a donné les résultats suivants :


Electeurs inscrits, 14 357, dont le quart est de 3 590.

Nombre des votants, 12 850.

Suffrages exprimés, 12 797, dont la majorité absolue est de 6 399.


Ont obtenu :

MM. Etcheverry : 6 906 voix, Berdoly : 5 891. 

Voix perdues, bulletins nuls : 53.

Total égal 12 850 voix.



pays basque autrefois élections soule 19ème siècle
MARTIAL BERDOLY REPUBLICAIN
PAYS BASQUE D'ANTAN


L'élection au scrutin de liste du 6 octobre 1885 a fait ressortir, pour l'arrondissement de Mauléon, une majorité de 2 683 suffrages hostile au gouvernement républicain ;


Mais dans une élection partielle qui eut lieu le 27 février 1887, M. Vignancour, candidat républicain, l'emportait sur son concurrent, dans ce même arrondissement, de 2 046 suffrages.


Bien que l'élection de 1887 ait été une élection partielle, nous devons cependant remarquer que la lutte a été presque aussi vive que pour une élection générale, le nombre des votants ayant été peu inférieur à celui que nous relevons pour les élections de 1885 : il avait été de 12 547 en 1885 ; il était de 11 568 en 1887.


Mais le scrutin du 22 septembre 1889 marque un recul considérable dans l'expression de l'opinion républicaine ; le candidat conservateur, M. Etcheverry, l'emporte avec une majorité de 1 015 voix, soit avec l'élection de 1887 une différence de 3 059 sur 12 850 votants.




pays basque autrefois elections politique soule 19ème siècle
LOUIS ETCHEVERRY
DEPUTE BASSES-PYRENEES 1890


Ce brusque revirement dans les manifestations du suffrage universel paraît être dû à l'intervention violente du clergé et à des faits de pression et de corruption qui ressortent clairement des documents joints au dossier, notamment des enquêtes administratives et judiciaires auxquelles il a été procédé et de 77 protestations émanant de 1 270 électeurs appartenant à 58 communes, sur 107 qui composent l'arrondissement. — 614 signatures seulement sont légalisées.


Bien qu'il soit assez difficile de faire un choix parmi les faits signalés dans les protestations, tous ayant presque un égal caractère de gravité, nous avons cependant éliminé ceux qui n'ajoutaient rien au caractère de la lutte, afin de limiter les proportions de ce rapport.



Canton de Saint-Palais.


Commune de Béguios. — Ingérence du clergé. — Seize électeurs de la commune de Béguios dont les signatures sont légalisées affirment que le curé, dans ses sermons du premier dimanche de la période électorale et du dimanche précédant le jour du scrutin, a commenté en chaire les brochures répandues pour les besoins de la lutte électorale dans l'arrondissement, le Catéchisme électoral et les Curés soldats, représentant le Gouvernement et les candidats républicains comme ennemis de l'Eglise et persécuteurs de la religion.



pays basque autrefois elections politique soule 19ème siècle
MANUEL PETIT CATHECHISME ELECTORAL 1848





Il faisait du vote de l'électeur un cas grave de conscience, d'où pouvait dépendre le salut ou la damnation.



Les mêmes électeur affirment encore que la distribution de ces brochures a été opérée à domicile par l'enfant de choeur et les membres de sa famille, toute dévoué au curé.


Corruption. — L'agent Barnèche fils a offert 10 fr., à la porte de la salle du vote, à l'électeur Lartigue pour acheter son suffrage en faveur du candidat monarchique.


Dans la commune d'Orsanco, cinq électeurs dont les signatures sont légalisées relatent les faits suivants :


L'abbé Diharce, curé d'Orsanco, à l'autel, le 15 et le 22 septembre dernier, a prononcé ces paroles :


"A qui faut-il donner sa voix ? — Au bon. Et si nous ne connaissons pas ce bon, il faut demander conseil aux personnes attachées à la religion et en même temps instruites ; elles nous le feront connaître.


Surtout, rappelons-nous que si nous votons pour l'ennemi de la religion, nous serons, auprès de Dieu, responsables de tous les actes mauvais qu'il pourra commettre pendant qu'il sera notre représentant.


J'ajoute que la religion me donne le droit, et j'en userai, de demander à un pénitent en confession pour qui il a voté et de lui refuser l'absolution si, le sachant tel, il a donné sa voix au candidat ennemi de la religion. J'ai encore le droit de demander aux femmes pour qui ont voté leurs maris ; celles-ci, quoique ne devant pas s'occuper de politique, ont le devoir de veiller à ce que leurs maris votent consciencieusement, c'est-à-dire pour ceux qui veulent soutenir la religion catholique."


Dans la commune d'Aïcirits, le curé desservant aurait observé une complète neutralité ; mais celui-ci d'Arbouet-Sussaute se serait, au contraire, lancé dans la lutte avec la plus grande violence.


Ce prêtre, dans plusieurs conversations avec bon nombre d'habitants d'Aïcirits, interprétant la loi militaire, n'a pas craint de dire, quelques jours avant l'élection, qu'envoyer les séminaristes à l'armée c'est comme si les pères et mères de famille envoyaient leurs filles dans une maison de prostitution.


Le fait est attesté par 19 électeurs de cette commune, dont les signatures sont légalisées.


Corruption. — Un dîner attendait à l'auberge tous ceux qui votaient pour M. Etcheverry ; 50 fr. ont été distribués entre trois électeurs ; les propriétaires accompagnaient les métayers jusqu'à l'urne. (19 signatures légalisées.)


Commune de Beyrie— Corruption. — Les métayers ont été accompagnés et surveillés jusqu'à l'urne, et ils ne recevaient leurs bulletins qu'au moment du vote.


D'autres électeurs ont été gagnés par une distribution d'argent, 5, 10, 15 et 20 fr. par voix, des victuailles, des boissons, des vêtements ; le jour même de l'élection, les réactionnaires avaient organisé un banquet de 80 à 90 couverts. (4 signatures légalisées.)


Il y a encore au dossier 13 protestations ayant le même caractère et revêtues de 186 signatures, la plupart légalisées.


A ces protestations M. Etcheverry oppose 12 contre-protestations revêtues de 284 signatures presque toutes légalisées.


Dans la plupart de ces contre-protestations les faits allégués sont énergiquement déniés. "M. le curé d'Orsanco, disent les contre-protestataires, s'est borné à dire que chacune devait voter selon sa conscience. M. le desservant de Garris a, du haut de la chaire, fidèlement rempli son devoir vis-à-vis de nous en nous instruisant de nos obligations d'électeurs, et nous a engagés à n'avoir en vue ans le choix d'un député que le bien de la religion et de la patrie. Les agents de M. Etcheverry n'ont distribué ni argent ni victuailles ; ce sont ceux de M. Berdoly qui ont tenu table ouverte dans l'auberge du sieur Arrazat.


Dans ce canton le candidat républicain, qui en est conseiller général, a perdu 52 voix sur l'élection de 1887, tandis que le candidat conservateur en a gagné 247 sur la même élection.



Canton de Saint-Jean-Pied-de-Port.


Commune d'Ahaxe— Dans la commune d'Ahaxe, une protestation signée de 12 électeurs, dont le maire a refusé de légaliser les signataires, signale les faits suivants :


Le curé a distribué pendant la période électorale des brochures cléricales : "Les curés soldats" et "le Catéchisme électoral".


La première communion, qui ordinairement avait lieu le 15 août, a été fixée au 6 octobre, dans un but électoral.


M. le curé, dans ses sermons, s'est toujours attaché à faire ressortir qu'il est impossible de servir deux maîtres à la fois, Dieu et le diable. "Vous ne pouvez pas donner la main aux ennemis de l'Eglise et être avec Jésus-Christ. Priez pour que les élections soient favorables à la religion ; quand l'Eglise est forte, la France est forte. Malheureusement, elle est horriblement persécutée de nos jours par des insensés, des renégats, qui ne songent même pas, dans leur état misérable d'aveuglement, qu'ils vont brûler en enfer pendant l'éternité".


Le curé a parcouru de jour et de nuit, la semaine avant les élections, plusieurs maisons de la commune qui ne veulent pas encore complètement accepter sa domination. Connaissant la crédulité de la famille Arostéguy, il s'est rendu chez elle. "Voulez-vous, a-t-il dit, aller en enfer ? Non, n'est-ce pas ? Eh bien, votez pour M. Etcheverry si vous ne voulez pas être damné ; je vous enverrai un bulletin demain matin."


Il s'est rendu aussi la veille de l'élection chez le sieur Arronagaray, connu par ses tendances républicaines. "Afin, a-t-il dit, que je puisse faire connaître votre vote à la famille Dutey, qui vous porte beaucoup d'intérêt, faites-vous accompagner par un agent réactionnaire, qui constatera que vous avez bien voté. Vous pouvez vous servir d'un bulletin Berdoly rayé et convenablement arrangé."


39 électeurs de la commune d'Estérençuby, dont les signatures sont légalisées, signalent dans leur protestation l'action exercée par M. Patient, desservant la paroisse, au cours de la période électorale.


Le traitement de ce curé avait été suspendu après les élections de 1885.


"Le 15 septembre, à la réception d'instructions sur la dévotion à Saint-Joseph, il s'exclame : "Baste ! nos vicaires généraux n'ont pas autre chose à faire maintenant que de nous adresser ces instructions. Ils feraient beaucoup mieux de s'occuper ces jours-ci d'élections plutôt que de nous embêter de la sorte. J'avais l'intention de m'absenter toute la semaine pour qu'on ne dise pas que je m'occupe de politique ; mais non, je veux rentrer jeudi même et faire de toutes mes forces la propagande les derniers jours, dussé-je voir mon traitement suspendu."


"Le 21 septembre, veille des élections, le desservant accompagnait un grand propriétaire qui menaçait ses fermiers de les mettre dehors s'ils ne votaient pas pour M. Etcheverry. Il substitue de sa main le nom d'Etcheverry à celui de Berdoly sur un grand nombre de bulletins de vote, puis il se présente au dépouillement avec une dizaine de ses amis qui violentent le bureau, enhardis qu'ils sont par sa présence.


Le lendemain du vote il crie d'une voix frénétique de la fenêtre de sa chambre : Vive M. Etcheverry ! Il a 2 500 voix de majorité ! Il monte sur son cheval, parcourt d'abord la commune en annonçant la bonne nouvelle, puis il s'en va au marché d'où il rentre de bonne heure, contrairement  à ses habitudes, en disant : Je m'en vais, car il ne fera pas bon ici tout à l'heure. En effet, quelques instants après, une bande d'individus avinés apparaissent à Saint-Jean-Pied-de-Port, pour manifester en faveur de M. Etcheverry, et la police a du verbaliser contre une cinquantaine d'entre eux."



A suivre...






(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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