L'ACADÉMIE GASCOUNE DE 1926 A 1973.
Le 7 mai 1926, est fondée à Bayonne une association loi 1901 : "l'Académie Gascoune de Bayoune".
Voici ce que rapporta à ce sujet Léon Herran dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres &
arts de Bayonne, en janvier 1973 :
"L'Académie Gascoune (1926-1973).
Une idée chère au chanoine Jean Lamarque, c’était celle de voir se constituer une Association en marge de l’Académie Gascoune, destinée à soutenir dans ses buts la Compagnie.
Cette Association, qui prit le nom des "Amis du Gascon", naquit en septembre 1965. Elle ne cessa d’être encouragée par de nombreuses adhésions, malheureusement pas autant qu’il était permis d’espérer. Le nombre d’adhérents variant d’une année à l’autre entre 250 et 300.
Qui ne se souvient de la première Journée du Gascon ? C’était en 1958, à Bayonne. Un grand Capitou, dans le salon de l’Hôtel de Ville, une messe à la cathédrale, archicomble, en présence de Mgr Gouyon, évêque de Bayonne, avec un sermon, en gascon, de notre regretté "counfray" le chanoine Jean Lamarque, et un repas à la Nautique, typiquement bayonnais et gascon, avec le bouillit-tomate et le poulet "roustit". Ce fut un véritable triomphe.
Et depuis cette année-là la Journée du Gascon s’est déroulée à Biarritz en 1959, à Anglet en 1960, à Bayonne-Saint-Esprit en 1961, sous la présidence de Mgr Gouyon et du docteur Grenet, maire de Bayonne ; à Peyrehorade en 1962, Dax en 1963, Boucau en 1964, Urt en 1965, Pouillon en 1966, La Bastide-Clairence en 1967, Saint-Paul-lès-Dax en 1968, Bidache en 1969, Saint-Lon-les-Mines en 1970, Aire-sur-Adour en 1971, Saint-Vincent-de-Tyrosse en 1972 et Soustons en 1973.
Partout, l’accueil a été chaleureux de la part des municipalités et de leur Maire, ainsi que de leur Pasteur. Partout a régné une ambiance extraordinaire de gaieté et d’amitié. La Journée du Gascon annuelle est entrée définitivement dans la tradition.
II nous reste à terminer cette sorte d’historique de l’Académie Gascoune, forcément incomplet, car il eût fallu s’appesantir sur tel ou tel Capitou, fournir des détails sur les plus brillants de nos académiciens. Il eût fallu encore parler du Quarantenaire, en 1966, que nous avons fêté en présence de M. Mazel, sous-préfet de l’époque, et du docteur Grenet, maire de Bayonne. Un quarantenaire avec une messe dans la vieille collégiale de Saint-Esprit et une réception à la cidrerie du Musée Basque et de la Tradition Bayonnaise, avec un repas dans un hôtel de Saint-Esprit.
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| CIDRERIE MUSEE BASQUE BAYONNE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Ce qu’il nous faut surtout retenir c’est l’engouement passionné des Gascons bayonnais pour leur Académie, leur attachement au parler, au passé de notre chère cité, à ses coutumes, à ses mœurs. L’œuvre de Pierre Simonet, depuis 1926, s’est poursuivie sans relâche et c’est le mérite des Académiciens qui se sont succédé d’avoir continué à servir non seulement notre cher Bayonne, mais encore son passé.
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| PIERRE SIMONET PREMIER DIRECTEUR DE L'ACADEMIE GASCOUNE EN 1926 |
Voici à titre documentaire, la liste des Académiciens par ordre de leur entrée :
Docteur Gentilhe, Biarritz.
Mlle Dichary, Tardets.
M. René Cuzacq, Bayonne.
M. André Etchepare, Bayonne.
M. Henri Jeanpierre, Bayonne.
M. Pierre Paries, Bayonne.
M. Jean Elichagaray, Bayonne.
M. Henri Laroche, Bayonne.
M. Léon Herran, Bayonne.
M. Antoine Mendiara, Saint-Martin-de-Seignanx.
M. Léonce Dussarat, Bayonne.
Docteur Antoine Labadie, Peyrehorade.
M. Victor Mendiboure, Anglet.
M. François Dupaya, Peyrehorade.
M. Edmond Lamarque, Bayonne.
M. Georges Larrebat, Anglet.
M. Jean Dupaya. Peyrehorade.
M. Joseph Latxague, Bayonne.
Colonel Edgar Bergès, Biarritz/Aire-sur-Adour.
M. Jean Perpère, Bayonne.
M. le chanoine Pierre Puchulu, Bayonne.
Mme Madeleine Mesplé-Lassalle, Bayonne.
M. Charles Durdeyte, Boucau.
M. Jean Coutenso, Bayonne.
M. Henri Lavielle, Saint-Paul-lès-Dax.
M. André Sapaly, Biarritz.
Mme Sylvaine Saez, Bayonne.
M. Henri Morichère, Bayonne.
M. Julien Orthet, Bayonne.
M. Marcel Sarraute. Bayonne.
M. Raoul Bénesse, Dax.
Ajoutons un mot. Pour compléter les Quarante Académiciens réglementaires, il manque neuf membres. Sur les trente et un inscrits, il y a — comme en tout groupement — les participants et les "muts", c’est-à-dire ceux qui ne parlent jamais. Cela ne veut nullement dire qu’ils sont privés de parole. Pour les uns, c’est l’éloignement. Pour d’autres, ce sont leurs affaires. Pour quelques-uns, enfin, c’est le "tracassin", le "méchante humou", pour employer une expression gasconne.
Mais c’est justement cela qui situe une famille, un groupement. Les uns sont assidus, les autres viennent de temps à autre, et quelques-uns, jamais. Ils sont pardonnés et on ne les oublie quand même pas, puisqu’ils figurent sur la liste. Ils sont Académiciens "in aeternum".
Puisse ce modeste et succinct historique susciter, auprès de nombreux Gascons, l’envie de venir nous rejoindre pour travailler à maintenir notre belle et vieille langue gasconne que les générations qui nous succéderont ne nous pardonneraient pas de l’avoir abandonnée.
Léon Herran.
P.-S. — Il me faut ajouter que l’Académie Gascoune s’est encore assignée de participer aux Œuvres de Solidarité de la Ville de Bayonne.
Ainsi des sommes importantes ont été distribuées au Foyer des Personnes du Troisième âge, à l’Association Marie-Sédiey, aux Paralysés et à Handicapés, à l’U.N.I.C.E.F., l’Hospice Israélite. Et encore, à une certaine époque, assurait-elle en partie l’Arbre de Noël des Enfants de l’Orphelinat Recur et de l’Hospice des Vieillards de Camp de Prats."













