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lundi 9 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 9 MARS 2026 SAINTE FRANÇOISE ROMAINE - PANTXIKA

 


PROVERBE DU 9 MARS 2026 (SAINTE FRANÇOISE ROMAINE) (FRANCINE) (PANTXIKA).


FRANÇOISE ROMAINE : Cette noble romaine naît en 1384. 





religion catholique saint sainte françoise romaine
9 MARS SAINTE FRANCOISE ROMAINE


A 13 ans, sur l'ordre de son père, Françoise doit épouser Lorenzo Ponziani, noble romain.

Une fois mariée, Françoise mène une vie de piété et de pénitence, se confessant toutes les semaines.

Françoise a trois enfants, dont le second Jean-Evangelista est frappé par la peste en 1414.




religion catholique saint sainte françoise romaine
9 MARS SAINTE FRANCOISE ROMAINE

Pendant cette épidémie, Françoise fait oeuvre de grande charité.

Françoise Romaine fonde le 15 août 1425 une communauté d'oblates (laïques intégrées à un ordre religieux charitable), l'association des Oblates de Marie et la rejoint après la mort de son mari, en 1436.

Françoise Romaine meurt le 9 mars 1440.


La Gazette de France rapporta à son propos, le 8 mars 1897 :

"Mardi 9 mars Sainte Françoise

"Qui rencontrera la Femme forte ?... Elle est plus précieuse que la perle. Le cœur de son mari s’assure en elle ; tous les jours de sa vie elle lui fait du bien et jamais du mal. Elle cherche du lin et de la laine, et elle fait ce qu’elle veut de ses mains. Elle est comme les navires du marchand, elle amène son pain de loin... 

A peine fait-il jour lorsqu’elle se lève, et sa lampe brûle dans la nuit. Elle tend la main à l’affligé, elle présente au pauvre ses mains pleines. Son époux est considéré parmi les principaux du pays. Grâce à ses soins prévoyants elle peut sourire avec confiance au jour à venir. 

Elle ouvre la bouche avec sagesse ; des instructions aimables sont sur sa langue. Elle surveille ce qui se fait dans sa maison, et elle ne mange point le pain de la paresse. Ses enfants se lèvent et la disent bienheureuse ; son mari la loue... La grâce est trompeuse, la beauté passe ; mais la femme forte en Dieu sera glorifiée."


Ce sont les paroles de Salomon. Cet admirable portrait qu’a tracé le Sage de la "femme forte" est bien connu ; mais on ne saurait trop le reproduire, — à titre d’encouragement. 

Tous ses traits se retrouvent en sainte Françoise. Jeune patricienne romaine, elle épousa, pour plaire à ses parents et malgré son désir d’entrer dans un monastère, un Romain noble et riche comme elle, Laurent Ponziani. 

Elle fut le modèle des épouses et des mères de famille. Elle donnait à ses enfants une éducation si parfaite que plusieurs, qui lui furent enlevés tout jeunes, moururent avec des signes évidents de prédestination. — "Je vois, disait l’un d’eux, saint Antoine et saint Omphre, qui viennent me chercher pour me conduire au ciel". Saint Omphre surprendra peut-être le lecteur français ; mais il était fort vénéré dans l’Italie du quinzième siècle. Elle considérait ses domestiques, comme ses frères et sœurs en Jésus-Christ et sans aller jusqu’à la faiblesse, les traitait avec une touchante bonté. 

Sa piété n’était ni morose ni orgueilleuse, comme celle de quelques dévotes mal éclairées, qui regardent avec une sorte de dédain tous ceux qui leur paraissent moins méritants qu’elles mêmes, — et en particulier leur mari. Tendrement et joyeusement soumise au sien, Françoise quittait à l'instant, pour lui complaire, les occupations qui l’intéressaient le plus, notamment ses exercices de piété. Un miracle prouva combien cette soumission était agréable à Dieu un jour que, sur l’appel de son mari, elle avait interrompu deux fois un verset de l’Office de Notre Dame, elle trouva, en revenant à son prie-Dieu, cette fin de verset écrite en lettres d’or. Pareil miracle est cité dans la vie de plusieurs autres saints, toujours pour récompenser l’obéissance. 

De graves événements bouleversèrent cet heureux foyer. Rome fut prise par le Roi de Naples, Ladislas. La maison de Françoise fut pillée, ses biens confisqués, son mari exilé. Mais le calme revint. Laurent Ponziani fut rappelé et ses biens lui furent rendus. Son admirable épouse ne se borna pas aux vertus intérieures. Un grand esprit de luxe et de plaisir régnait à Rome. Modestement vêtue, quêtant pour les pauvres, avec sa belle-sœur Vannosa, lorsqu’elle avait vidé sa propre bourse dans leurs mains, Françoise donnait aux dames Romaines l’exemple de la simplicité et de la charité. Elle en retira plusieurs des plaisirs dangereux et du désordre ; et ce fut pour leur donner les moyens de persévérer qu’elle fonda, sous le nom d’Oblates, une congrégation de filles et de veuves qui pratiquaient la règle de Saint-Benoît.

Douze ans plus tard, veuve elle-même, ayant perdu la plupart de ses enfants et distribué son bien aux autres, la fondatrice des Oblates vint frapper humblement, les pieds nus, en suppliante, à la porte du monastère. Elue supérieure peu après, elle ne montra que plus d’humilité. On vit souvent cette patricienne qui portait un des grands noms de Rome passer dans les rues de la ville, un faisceau de menu bois sur la tête, conduisant un âne chargé de provisions destinées aux pauvres. 

On assure que la sainte femme, fut en butte aux obsessions les plus violentes de la part du démon. Mais elle avait pour la défendre deux anges gardiens : car, raconte-t-on, un de ses enfants, mort à neuf ans, lui apparut, tout lumineux, et lui légua son ange, dont le petit élu n’avait plus besoin. C’est au moins une touchante légende. 

Nous n’avons pas parlé d’un côté considérable de la vie de sainte Françoise : la vision de l’autre monde. Elle eut notamment de saisissantes visions de l’enfer, qui effacent en couleur et en horreur tragique les tableaux du Dante. Elle mourut vers 1440. On célèbre sa fête le 9 mars."





religion catholique saint sainte françoise romaine
9 MARS SAINTE FRANCOISE ROMAINE


PANTXIKA : Erromako "Francesca" alarguna (1384-1440). "Francisca", "Françoise".  

Frantziska : Francisca (es), Françoise (fr), Francine (fr), Frances (en).

Asisko Frantziskori zor zaio honen hedadura. Berez Frantzes izenaren txikigarria zen italieraz. Honen arrazoia santuaren amaren frantses hizkuntzaren alderako zaletasunean bilatu beharra da. Pantxika, Patxika, Pantxike eta Pantxa izan dira izen honen aldaerak Euskal Herrian. Santuaren eguna martxoaren 9an da. Baliokideak : Francisca (es) eta Françoise (fr).





Une naissance du 9 mars : Charles-Louis Huguet de Montaran, comte puis marquis de Sémonville.



homme politique france napoléon restauration Louis XVII pair
CHARLES-LOUIS HUGUET DE MONTARAN



Né le 9 mars 1759 à Paris - Mort le 11 avril 1839 à Paris.

Charles-Louis est un homme politique et diplomate français.

Il est issu d'une petite famille noble originaire de l'Orléanais.

Son père est conseiller du roi Louis XV, secrétaire du Conseil royal des Finances.

En 1777, Charles-Louis prend le nom de Sémonville, qu'il hérite d'une tante, proche de la marquise de Pompadour.

A la fin de 1777, Louis XVI lui octroie l'office de conseiller au Parlement de Paris, lui accordant une dispense d'âge.

Il est l'un des parlementaires à réclamer la réunion des Etats généraux.

Durant les mois qui précèdent la Révolution française, il fréquente plusieurs sociétés politiques.

Député suppléant de Paris aux Etats généraux de 1789 et membre de la Commune de Paris, Charles-Louis se lie à La Fayette et à Mirabeau, dont il est le principal agent, avec Antoine Omer Talon.

Il fréquente activement les milieux aristocratiques favorables aux idées révolutionnaires comme l'évêque Talleyrand, mais également le comte de Provence, futur Louis XVIII.

En mai 1790, il épouse Angélique Aimée de Rostaing, veuve de Montholon, dont il adopte les 4 enfants.

A partir de 1790, il est chargé de missions secrètes et aussi diplomatiques dans plusieurs pays, tels que la Belgique et Gênes.

Charles-Louis est envoyé en novembre 1792 en Corse où il se lie avec la famille Bonaparte, notamment avec Lucien.

En février 1793, il est suspendu de sa fonction d'ambassadeur mais sa suspension est levée en mai 1793.

Réhabilité, il est à nouveau envoyé par la Convention nationale à Constantinople mais il est fait prisonnier, avec Hugues-Bernard Maret, par les Autrichiens en juillet 1793.

Ils sont échangés, en décembre 1795, contre Madame Royale, fille de Louis XVI.

Après le coup d'Etat du 18 brumaire (9 novembre 1799), Charles-Louis est nommé par Napoléon Bonaparte conseiller d'Etat, puis ministre plénipotentiaire et ambassadeur extraordinaire à la Haye.

Rappelé à Paris, en février 1804, Napoléon 1er le fait sénateur de l'Empire et il s'occupe des questions de diplomatie.

En mai 1808, il devient comte de l'Empire.

Après le divorce de Napoléon et Joséphine, il joue un rôle déterminant  en faveur du choix de Napoléon sur Marie-Louise d'Autriche.

En décembre 1813, Napoléon nomme Charles-Louis "commissaire extraordinaire" dans la 21e division militaire à Bourges.

En février 1814, il est également nommé commissaire pour la 21e division militaire par le comte d'Artois, frère de Louis XVIII.

En avril 1814, il rentre à Paris, après l'abdication de Napoléon.

Il fait partie de la commission de 9 députés et 9 sénateurs chargée de la rédaction de la Charte de 1814.

En juin 1814, Charles-Louis est fait pair de France et "grand référendaire de la Chambre des Pairs" par Louis XVIII.

Durant les Cent-Jours, il se tient à l'écart et est rayé de la liste des pairs par Napoléon.

Après la bataille de Waterloo et l'exil de Napoléon à Sainte-Hélène, Louis XVIII rentre d'exil et confirme Charles-Louis dans son fauteuil de pair.

Il est fait marquis, en septembre 1817, puis grand-croix de la Légion d'honneur, en août 1823.

Pendant la Révolution de Juillet 1830, avec le comte d'Argout, il tente d'infléchir la position de Charles X, qui retire les ordonnances et remplace Polignac par le duc de Mortemart.

En novembre 1834, il démissionne de son poste de grand référendaire et se retire à Versailles.

Charles-Louis meurt le 11 avril 1839, à 80 ans, en tombant dans les escaliers de son hôtel de la rue de Lille.




homme politique france napoléon restauration Louis XVII pair
BUSTE PEUT-ÊTRE DE CHARLES-LOUIS HUGUET DE SEMONVILLE
PAR HONORE DAUMIER



Voici le proverbe du lundi 9 mars 2026 :


MARTXO IDOR ETA BERO, ARNOZ LEHER GERO.

Mars sec et beau remplit caves et tonneaux.


mois calendrier mars travaux champs
TRAVAIL AUX CHAMPS
MOIS DE MARS


(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LÉON BONNAT LE BAYONNAIS EN JUIN 1933 (troisième partie)

LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LÉON BONNAT EN 1933.


Léon Joseph Florentin Bonnat, né le 20 juin 1833 à Bayonne (Basses-Pyrénées) et mort le 8 septembre 1922 à Monchy-Saint-Eloi (Oise), est un peintre, graveur et collectionneur d'art français.



pays basque avant peintre labourd musée
PEINTRE LEON BONNAT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque

le 19 juin 1933 :



"Le Centenaire de Léon Bonnat.



Discours de M. Bergès (suite).



... Pourtant au moment où Bonnat se mit à collectionner, les oeuvres d'Art étaient déjà recherchées et le temps n'était plus où l'on risquait de dénicher un Watteau sur le quai de la Ferraille. Aussi se demande-t-on comment il a pu, à lui seul, rassembler un nombre aussi important de pièces incomparables. La chose aurait été impossible à un amateur du type rendu populaire par le Roman, fouilleur de bric à brac, à la chasse à la trouvaille.



S'il existe des trouvailles de ce genre dans la Collection, elles doivent être rares ; personnellement je n'en connais qu'une, celle des deux admirables tapisseries de Bruxelles qui décorent le hall du Musée ; Bonnat les découvrit au cours d'un voyage en Espagne chez un fripier de Tolède. Elles étaient roulées en un ballot peu engageant que l'homme, qui avait chaud, refusa de défaire. Bonnar paya donc, au petit bonheur, les quelques douros exigés et non sans se trouver embarrassé de son emplette car les portefaix, eux aussi, avaient chaud et la gare était loin. Le souvenir de cette aventure l'égayait fort. Mais il savait, par expérience, que pareille occasion se présente une fois dans la vie et encore ! Aussi fréquentait-il moins les boutiques des brocanteurs que les galeries de marchands de tableaux ou que l'Hôtel Drouot les jours où se dispersent, au vent des enchères, les pièces célèbres depuis longtemps guettées par les grands amateurs. C'est ainsi qu'un certain nombre des tableaux et de dessins de la Collection Bonnat portaient, avant de recevoir la sienne, les marques des grands collectionneurs à qui ils avaient appartenu. Mais ces acquisitions faciles sont ici le petit nombre. Tout le reste, Bonnat eut la satisfaction de le découvrir lui-même ou de le choisir entre les innombrables oeuvres qui furent soumises à son appréciation. Sa réputation de connaisseur avait bientôt débordé le cercle du commerce des oeuvres d'Art. Aussi quiconque possédait, ou croyait posséder, une oeuvre de valeur s'empressait-il d'aller lui demander son avis. On le faisait d'autant plus volontiers qu'on savait trouver en lui, non seulement un expert clair et intègre, mais encore, à l'occasion, un acheteur loyal.



Riche, généreux, d'une honnêteté rigide, il eût rougi d'agir comme ces amateurs qui mettent leur gloriole à réussir une bonne affaire aux dépens d'un vendeur ignorant ou, ce qui est pis, dans la détresse. Il payait toujours largement et on le savait.



pays basque avant peintre labourd musée
PHOTO DE LEON BONNAT 1895


L'énorme fortune que lui rapporta sa vogue de portraitiste fut absorbée, presque tout entière, par l'achat de sa Collection, cette collection "acquise à bon compte", s'il fallait en croire l'insinuation dédaigneuse tombée d'une plume sympathique, mais ce jour là en veine de blague, plus coupable de malice que de malveillance et pour tout dire mal renseignée. N'était le souci de rétablir la vérité, je ne me laisserais pas aller à évoquer la valeur vénale de la Collection, valeur du reste à jamais figée puisque ce trésor est inaliénable. C'est pour des raisons d'ordre plus noble, qu'il doit nous être précieux.



Bayonnais, nous qui sommes fiers à bon droit, de notre ville, capitale d'une des plus jolies provinces de la France, nous qui avons l'orgueil légitime de son charme accueillant, de son pittoresque, de la gloire de son passé, des richesses de sa tradition tant locales que régionales si heureusement remises en lumière depuis peu, comprenons que le Musée Bonnat doit être pour nous "Le Phare sur la Cité", un de ces phares symboliques qui, sur la carte intellectuelle du monde jalonnent leur itinéraire aux pèlerins de la Beauté.



pays basque peintre labourd musée
MUSEE BONNAT BAYONNE - BAIONA
PAYS BASQUE D'ANTAN


Mesdames, Messieurs,

Je ne vous ai parlé jusqu'ici que de Bonnat collectionneur ; le sujet s'imposait au conservateur de son Musée. Mais je n'oublie pas qu'avant tout, il fut peintre et que j'ai l'honneur d'être son élève. Aussi me permettrez-vous, avant de terminer, de rendre à sa mémoire un hommage public de ma respectueuse admiration.



La renommée de Bonnat, comme celle de tous les hommes qui ont exercé sur leurs contemporains une influence prépondérante, souffre, après sa mort, d'une éclipse passagère. Dans le désarroi de l'heure, plus que jamais, la jeunesse a tendance à détourner ses regards du Passé. Trop tôt émancipée et impatiente de parvenir, il lui faut du nouveau "n'en fût-il plus au monde" et plus que partout ailleurs dans les carrières d'Art. Loin de moi la pensée de critiquer cette fièvre de renouvellement, condition capitale du Progrès. Mais, le Progrès procède par évolution et non par révolution et pour imprévue que soit l'apparence sous laquelle il se manifeste, il n'en reste pas moins, au fond, prisonnier du Passé qu'il croit abolir. "Les morts commandent" et c'est folie que de tenter de se dérober à leur emprise.



Pénétré de cette vérité et élevé dans le culte des Maîtres et le respect de la Tradition, Bonnat considérait que le but n'est pas de briser la chaîne de cette Tradition, mais seulement de réussir à river, au bout de cette chaîne, un chaînon nouveau. Si nous apprécions sa carrière de ce point de vue, il nous est permis d'augurer que, lorsque le Temps, balayeur de la mode et sévère metteur au point des valeurs humaines, aura rendu son verdict, l'étoile de Bonnat brillera de nouveau de tout son éclat.



Dès à présent, nous pouvons proclamer que l'artiste, de l'oeuvre considérable duquel se détache un choix de chefs d'oeuvre marqués de sa griffe puissante dignes de figurer, à leur honneur à la suite de ceux de l'Ecole espagnole à laquelle le rattachaient son tempérament, sa formation et sa culture, celui-là fut un grand peintre, un Maître et qu'à ce titre, il a droit à son icône dans le sanctuaire de l'Art.



C'est à vous, jeunes gens, qu'incombera, après nous, le devoir d'en maintenir le culte pieusement.




pays basque avant peintre labourd musée
PEINTRE LEON BONNAT BAYONNE - BAIONA
PAYS BASQUE D'ANTAN

Discours de M. Leroux.



Enfin, M. Leroux, de l'Institut, président de l'Association des Anciens Elèves de Bonnat, prononça le magnifique discours que voici :



"Invité au nom du Conseil Municipal par M. le Maire de Bayonne à présider les fêtes du centenaire de Léon Bonnat, je suis profondément sensible à l'honneur qui m'est fait, et je remercie d'un coeur reconnaissant les organisateurs d'une fête si parfaitement réussie..."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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dimanche 8 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 8 MARS 2026 SAINT JEAN DE DIEU ET SAINT FÉLIX - ANDREA

 


PROVERBE DU 8 MARS 2026 (SAINT JEAN DE DIEU) (SAINT FÉLIX) (JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES) (ANDREA).


JEAN DE DIEU : Né le 8 mars 1495 à Montemor-o-Novo, au Portugal, le petit Cidade est un enfant enlevé à ses parents et abandonné en Espagne où il est élevé par un berger.


religion catholique saint sainte
8 MARS SAINT JEAN DE DIEU


Il devient lui-même berger puis soldat en 1523, à l'âge de 28 ans.

A 40 ans, en 1535,  il devient tailleur de pierre pour la fortification de Ceuta, au Maroc Espagnol.

Il déménage ensuite à Grenade, où le 20 janvier 1537, il se rend à un sermon de Jean d'Avila au cours duquel il a une conversion spectaculaire.

Il a un accès de folie, détruisant les livres qu'il vend et se promenant nu dans la ville.

Cela lui vaut d'être interné dans un hôpital psychiatrique.


A sa sortie, sous le nom de Jean de Dieu, il se dévoue aux malades avec une immense compassion et fonde à Grenade l'Ordre des Frères hospitaliers, ou Ordre hospitalier de saint Jean de Dieu.

L'Ordre des Frères hospitaliers a été reconnu comme congrégation religieuse par le pape saint Pie V en 1572.


Jean de Dieu est béatifié le 1/09/1630 par le pape Urbain VIII et canonisé le 16 octobre 1690 par le pape Alexandre VIII.


Le Pape Léon XIII  a déclaré en 1886 saint Jean de Dieu patron des malades, des hôpitaux et des ordres hospitaliers et le Pape Pie XI l'a proclamé patron des infirmiers, infirmières ainsi que des imprimeurs, relieurs et libraires en 1930.


religion catholique saint sainte
8 MARS SAINT JEAN DE DIEU

FÉLIX : Félix de Burgondie est un prélat chrétien mort en 647 ou 648.

Originaire du royaume mérovingien de Bourgogne, il se rend en Angleterre et devient le premier évêque des Angles de l'Est, de 630 ou 631 jusqu'à sa mort, avec son siège à Dommoc (Suffolk, Angleterre).

Durant ses 17 années d'épiscopat, il joue un rôle fondamental dans l'évangélisation du peuple anglo-saxon des Angles de l'Est.

Après sa mort, il est considéré comme saint et fêté le 8 mars.


Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de France, le 8 mars 1897 :

"Saint Félix, apôtre de l’Est-Anglie (VIIe siècle). Saint prêtre de Bourgogne, qui convertit et baptisa Sigebert, roi des Angles de l’Est, réfugié en France pour échapper aux com plots de sa famille. Rappelé sur le trône de ses ancêtres, Sigebert emmena Félix avec lui. Sacré archevêque de Cantorbéry, il convertit les habitants de Norfolk, Suffolk et Cambridge. Saint Félix avait établi son siège à Dommoc, aujourd’hui Dunwich, grande ville du comté de Suffolk, où l’on compta jadis jusqu’à 52 couvents. Mais elle a été peu à peu engloutie par la mer. On distingue encore des clochers sous l’eau, à une lieue du rivage."


religion catholique saint sainte félix
8 MARS SAINTE FELIX DE BURGONDIE


JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES :

La Journée internationale des femmes (selon l'appellation officielle de l'O.N.U.), également appelée journée internationale des droits des femmes, en France par exemple.


8 mars journée internationale droits femmes
DROITS DES FEMMES USA
19 JUILLET 1848


Elle est célébrée le 8 mars.

C'est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la fin des inégalités par rapport aux hommes.

Cette journée est issue de l'histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain.

Le 28 février 1909, une journée nationale de la femme (National Woman's Day) est célébrée aux Etats-Unis.

A la suite d'une proposition de Clara Zetkin, en août 1910, l'internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première "Journée internationale des femmes" et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail.

Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans.

C'est la Russie soviétique qui est le premier à l'officialiser en 1921 en en faisant un jour férié mais non chômé jusqu'en 1965.

C'est finalement en 1977 que les Nations Unies officialisent la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée en faveur des droits des femmes.



ANDREA : Akitaniako  harri zaharretan aurkitzen den izena, gaur ospatzen den nazioarteko "emaztearen eguna"-rentzat egokia. 1857eko egun honetan, Estatu Batuetako lantegi batean emazteak jazarri zirela oroitzeareakin gogoratzen zaigu ere Hasparnen 1784ean, zenbait mila emazte bildu zirela zerga lege berri baten aurka beren kexua adierazteko.

(...) Andrea - Andere(a)-ren aldaera da. Erdi Aroan izen bergaina ez ezik emakume izenak sortzeko erabiltzen zen aurrizki edo aposizio modukoa ere bazen. 1085. urtean Taxoaren (N) ageri da (Andere Dirida) ; Codex Calixtinus (...)

(...) liburuan ere azaltzen da. XII. mendean (Andre Maria), "Ama Birjina" adieraz (ikus Andere). Inoiz, Andreo-ren femeninoa datekeela irudi du - - (...)




Un décès du 8 mars : Pierre Etienne Carjat.



photographe journaliste caricaturiste poète français ain
AUTOPORTRAIT D'ETIENNE CARJAT
VERS 1865


Né le 28 mars 1828 à Fareins (Ain) - Mort le 8 mars (ou 9 mars ou 19 mars) 1906 à Paris 10ème arrondissement.

C'est un photographe, journaliste, caricaturiste et poète français.

Etienne naît dans une famille modeste, avec un père cocher et une mère concierge à Lyon (Rhône).

Ses parents montent à Paris où ils seront concierges.

En 1841, il découvre le dessin grâce à Monsieur Cartier, fabricant de soieries chez qui il est placé comme apprenti sous les ordres du dessinateur, monsieur Henry ; il y reste trois ans.

En 1858, il apprend le métier de la photographie auprès de Pierre Petit.

En 1861, Etienne s'installe dans son propre atelier au 56, rue Laffitte à Paris.

Les bureaux du journal Le Boulevard, qu'il fonde et qu'administre son ami Alphonse de Launay, sont dans le même local.

Baudelaire participe à cet hebdomadaire et Etienne y publie des caricatures qu'il revend aussi à d'autres titres.

Il réalise un important travail de caricaturiste, publié notamment dans le journal Diogène dont il est le cofondateur.

En photographie, il réalise de nombreux portraits de personnalités, et ses clichés se distinguent par l'absence récurrente d'éléments de décors.

Avec Nadar, il est le principal photographe des personnages en vue des arts, de la politique et du spectacle entre 1860 et 1890.

En 1865, Etienne revend son atelier à Légé et Bergeron.

De 1866 à 1869, il change deux fois d'adresse.

Proche de Courbet, en 1871, il apporte son soutien à la Commune de Paris et publie des poèmes politique dans le quotidien La Commune.

En 1883, il publie également un ouvrage, Artiste et citoyen.

L'un de ses clichés les plus connus est un portrait d'Arthur Rimbaud, réalisé en octobre 1871.

Paul Verlaine, Rimbaud et Etienne font en effet partie des "Vilains Bonshommes", un groupe créé en 1869, qui rassemble des poètes et des artistes comme André Gill, Théodore de Banville, Henri Fantin-Latour, etc.

En janvier 1872, lors d'une querelle, Rimbaud blesse Etienne à l'aide de la canne-épée d'Albert Mérat.

En réaction, Etienne efface les négatifs sur verre correspondant aux portraits qu'il a pris de Rimbaud, et dont il ne reste que 8 exemplaires.

Il meurt le 28 mars 1828, à 77 ans.



photographe journaliste caricaturiste poète français ain
ETIENNE CARJAT


]



Voici le proverbe du dimanche 8 mars 2026 :


SABAIAK HUTSAK TA PENTZETAN IZOTZA, MARTXO IDOR NUN DUK BA BIHOTZA? 

TTIPIARENTZAT HOR DA SASOIN BAT ZORROTZA ; PRIMADERA URRUN ZAK NEGUAREN LATZA!

Greniers vides et prairies gelées, mars sec, où as-tu donc le coeur ?

Pour le petit (cultivateur), en voilà une rude saison ; printemps, éloigne l'âpreté de l'hiver !


mois calendrier mars musée agen
MOIS DE MARS
TAPISSERIE MUSEE 47 AGEN





(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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MADAME DE LA VILLÉHÉLIO EN SOULE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS

MADAME DE LA VILLÉHÉLIO EN SOULE.


Joséphine Hortense Julie Karrikaburu Roger, dite Madame de Villéhelio, née à Cheraute (Soule) le 14 octobre 1827 et morte le 10 février 1898, est une musicologue, chanteuse, compositrice et pianiste Française du Pays Basque.



femme soule 8 mars chants cheraute
MME DE LA VILLEHELIO



Tous les 8 mars, à l'occasion de la journée internationale des femmes (le 8 mars est devenu la 

journée internationale des femmes suite à une décision du congrès des femmes socialistes, à 

Copenhague en 1910), je vous propose de découvrir ou de redécouvrir le portrait de femmes 

remarquables du Pays Basque, comme les femmes Républicaines emprisonnées à la prison de 

Saturraran (entre 1937 et 1946), Catalina de ErausoMadeleine de JaureguiberryMarga 

d'AndurainMargot Duhalde, les soeurs FeilletMaria Luixa Erdozio, les revendications 

féminines du Labourd en 1789Irène NémirovskyMlle de Montansier et Mayi Elissague.



Je vous propose aujourd'hui le portrait de Julie Adrienne Karrikaburu Roger, dite Mme de Villéhelio.



Folkloriste pionnière, elle recueille des chansons en dialecte Souletin au milieu du XIXe siècle, thèmes qui sont devenus la première anthologie de la chanson Basque.



Joséphine Hortense Julie est née au château de Chéraute au Pays Basque français, dans la province de la Soule.



Elle est la seconde fille d'une fratrie de 6 enfants. Son père est Clément "Ichazo" Carricaburu (1771-1839). Sa soeur aînée, Adélaïde, devient baronne de Rouilhan. La plus jeune, Julie Adrienne, née en 1827, meurt adolescente.



Elle étudie à l'Ecole du Sacré-Coeur, comme ses soeurs mais ses parents ne leur avaient pas donné assez d'apprentissage et ils eurent l'idée d'engager un moniteur pour l'été, l'écrivain et linguiste Augustin Chaho.



A Pau, elle assistait aux réunions de haut niveau de la baronne d'Artigau et, étant une très bonne soprano, elle attira l'attention de tous les participants lorsqu'elle commença à chanter.



Au milieu du 19ème siècle, elle commence à collectionner des chansons populaires, et en plus de celles de son père, elle recueille celles des paysans et les transcrit dans un cahier, puis au piano, les rassemblant dans le dialecte Souletin.



Son oeuvre n'est pas entièrement connue. En 1869, elle publia 12 pièces sous le titre Souvenirs des Pyrénées (Baiona, 26 pages), mais on ne sait pas ce qu'il advint des autres.



femme soule 8 mars chants
LIVRE SOUVENIR DES PYRENEES
PAR MME DE LA VILLEHELIO



Dans ce recueil, il y eut 10 chansons et 2 pièces instrumentales : Choriñoa Cayolan (L'Oiseau dans la cage), Arguia dela (il est jour), Allargunsa (La Veuve), Irulia (La Fileuse), Cantique, Adio Ederra (Adieu Belle), Aphal aphal burua (Baisse, baisse la tête, toi qui fus aimée !), Baratceco Geroflea (La giroflée du jardin), Maytenena (La plus aimée), Agota (Le Cagot), Zortziko et Maskarada Martxa (Marche des Mascarades Souletines).



Voici ce qu'elle écrivit dans les Observations Préliminaires de ce recueil :



"La langue basque ne s'étant conservée que par tradition orale, il n'y a pas d'alphabet ni d'orthographe absolue. Je dois cependant dire aux personnes qui veulent chanter ces airs que l'E est toujours ouvert, le Z se prononce comme un C doux, les H sont toujours fortement aspirés, le PH ne se prononce pas F, mais ces deux lettres unies conservent le son qu'elles ont isolément, U se prononce OU partout, sauf en Soule, S se prononce comme un CH qui serait précédé d'un sifflement.



Il n'y a pas de chants positivement basques, quelques-uns le sont probablement, leur simplicité autorise à la croire ; les airs dits basques sont presque tous de vieux airs, dont quelques-uns d'après leur facture remonteraient à l'époque des chants Grégoriens. Mais en raison de ce qu'ils ont toujours vécu en dehors de toute assimilation avec leurs voisins, les Basques ont conservé quelques traditions antiques, leur chant n'est pas soumis à la tonalité moderne et usuelle, ils ont des 1/4 de tons, et probablement des fractions moindres qu'il est difficile de préciser ; elles sont aussi régulières que les dièzes et les bémols, et ne s'emploient guère que dans les tons mineurs. La note d'entrée se dégage presque toujours d'une sorte de grupetto intraduisible qui est à la phrase musicale, ce qu'est un paraphe précurseur d'une majuscule, dans certains exercices calligraphiques, cette sorte de cadence se rapproche de celle des airs des vieux maîtres du 17ème et 18ème siècle, Couperin, Rameau, etc. En revanche de cette note d'entrée vague et indécise, la note finale a toujours un point d'orgue que l'on tient indéfiniment, on devine que le chanteur habite la montagne et qu'il attend la réponse de l'écho. Cette manière a vraiment un grand charme et une frappante originalité. Les instruments de musique sont le tambour à grelots dont on se sert particulièrement en Navarre, et le flageolet qu'on joue d'une main tandis que l'autre bat en mesure une sorte de boîte longue, que l'on porte suspendue au cou, et sur laquelle sont tendues des cordes qui donnent toujours un accord en quinte ; j'en ai reproduit l'effet dans mes accompagnements ne voulant user pour eux que des ressources musicales du pays, y ajouter au delà d'une certaine mesure, me semblerait compromettre la grâce rustique et naïve de ces chants.



Je me permettrai en finissant une observation aux gens que j'entends journellement nous confondre avec les Béarnais nos voisins ; ceux-ci ont tout le charme des nations modernes et civilisée, la courtoise, la gaieté, etc., leurs défauts mêmes sont aimables. Nous, peuple primitif aussi vieux que le monde, avons conservé l'âpreté des élans primesautiers, que l'art humain n'a pas su régler ; nos défauts sont à fleur de peau, la colère est facile chez nous et la main aussitôt levée, souvent aussi le coeur est dans cette main.



Ceux de mes lecteurs qui seraient curieux de notre origine s'éclaireront difficilement je les en préviens, mais ils pourront passer quelques heures charmantes en lisant Le pays Basque de Francisque Michel, L'histoire des Basques d'Augustin Chaho et du Vicomte de Belzunce.




femme 8 mars soule chants
LIVRE LE PAYS BASQUE
PAR FRANCISQUE MICHEL









femme 8 mars soule chants
LIVRE HISTOIRE DES BASQUES
PAR AUGUSTIN CHAHO



Si le mystère de notre origine est selon toute probabilité impénétrable, il n'en est pas moins vrai que ce peuple parti de l'Orient échoué sur les deux versants des Pyrénées est une épave de l'antiquité et que l'étude de ses moeurs, de son caractère et de sa langue est pleine d'intérêt."



(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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