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jeudi 28 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 MAI 2026 SAINT GERMAIN ET SAINT GUILLAUME - KERMAN

 

PROVERBE DU 28 MAI 2026 (SAINT GERMAIN) (SAINT GUILLAUME) (KERMAN).


GERMAIN : Né près d'Autun, en Saône-et-Loire, en 496, à l'époque de ClovisGermain devient évêque de Paris en 555, sous le règne de Childebert 1er.


religion catholique saint sainte germain
28 MAI SAINT GERMAIN DE PARIS

Germain fonde l'abbaye Sainte-Croix-Saint-Vincent qui sera plus tard rebaptisée Saint-Germain-des-Prés.

Germain vit comme un moine jusqu'à la fin de sa vie, le 28 mai 576.

Germain fait de nombreuses veilles et jeûnes monastiques, ne se chauffant pas l'hiver.

Germain a été canonisé par l'Eglise et est fêté le 28 mai.



GUILLAUME : Guillaume, ou Guilhem, de Gellone ou d'Aquitaine, surnommé le Grand.



religion catholique saint sainte guillaume
28 MAI SAINT GUILLAUME DE GELLONE

Guillaume naît entre 750 et 755.

Guillaume est un noble important et une personnalité militaire du royaume d'Aquitaine à l'époque Carolingienne.

Guillaume est comte de Toulouse, duc d'Aquitaine et marquis de Septimanie dans les années 790, avant de fonder l'abbaye de Gellone (Hérault) en 804 et de s'y retirer en 806.

Guillaume y meurt le 28 mai 812 ou 814.

Après sa mort, il est vénéré par la population locale, dès le début du 9ème siècle.

En 1066, Guillaume est canonisé par le pape Alexandre II sous le nom de saint Guilhem.

Guillaume a inspiré au 12ème siècle le personnage de Guillaume d'Orange dans la chanson de geste Guillaume au court nez.



religion catholique saint sainte guillaume
28 MAI SAINT GUILLAUME DE GELLONE



KERMAN : "Germain" edo "German" pareko.

(...) Kerman - Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-n proposaturiko izena. Ikus German. - - / Germain German / (...)

German (es), Germain (f), Germanus (en).

Jatorri iluna duen izena. Batzuen ustez Wehrmann germaniar izenetik datorke, latineko Germanus-en bidez. Beste batzuek, ostera, latineko germen hitza dakusate oinarrian. Jaiegun hedatuena urriaren 23koa da. Aldaera : Kerman (Deun-ixendegi euzkotarra).





Une naissance du 28 mai : François Etienne Christophe Kellermann.


france maréchal pair strasbourg valmy
PORTRAIT DE FRANCOIS CHRISTOPHE KELLERMANN
PAR LUCILE FOULLON-VACHOT



Né le 28 mai 1735 à Strasbourg (royaume de France) - Mort le 13 septembre 1820 à Paris.

François Christophe est un militaire et homme politique français.

Il est issu d'une famille noble, d'origine saxonne, implantée à Strasbourg depuis deux siècles.

Il commence sa carrière militaire en 1750, comme cadet dans un régiment d'infanterie.

Il va vite progresser, puisqu'il est capitaine en 1758, capitaine-commandant en 1776, major en 1779, lieutenant-colonel, brigadier des armées du roi en 1784 et maréchal de camp en 1788.

François Christophe est le seul maréchal d'Empire à avoir été général sous l'Ancien Régime.

En 1769, il épouse Marie-Anne Barbé, fille d'un conseiller du roi et soeur du marquis de Barbé-Marbois, futur ministre du Trésor de Napoléon.

Rallié à la Révolution française, il est nommé lieutenant-général en mars 1792, puis général d'armée en août 1792. 

Il est un des vainqueurs de la bataille de Valmy le 20 septembre 1792.

François Christophe est envoyé, en août 1793, réprimer la révolte des Lyonnais contre la Convention.

Décidant de stopper le bombardement de Lyon, il est remplacé par le général Doppet.

Il est arrêté, emprisonné 13 mois pendant la Terreur et il échappe de peu à l'échafaud.

Après la chute de Robespierre (juillet 1794), il est acquitté et revient à la tête de ses armées (janvier 1795).

En septembre 1795, on retire à François Christophe le commandement de l'armée d'Italie, confiée en mars 1796 à Napoléon Bonaparte, et il ne conserve que l'armée des Alpes.

Il la quitte au printemps 1797 après les grandes victoires remportées par l'armée d'Italie.

En 1799, il est inspecteur général de la cavalerie.

Après le coup d'Etat du 18 Brumaire (9 novembre 1799), il est appelé à faire partie du Sénat conservateur dont la présidence lui est décernée en août 1801.

Durant les années suivantes, François Christophe obtient successivement le cordon de grand officier, la dignité de maréchal (mai 1804), la sénatorerie de Colmar, le titre de duc de Valmy (juin 1808).

Il porte la couronne de Charlemagne lors du sacre de Napoléon et la queue du manteau du Roi de Rome lors de son baptême (juin 1811).

De 1804 à 1813, à cause de son grand âge, il ne commande plus que des armées de réserve ou des corps d'observation.

Franc-maçon reconnu, il est vénérable d'honneur de la loge parisienne "Saint Napoléon" en septembre 1804 et l'est toujours en 1812.

En avril 1814, François Christophe vote au Sénat la déchéance de Napoléon, la création d'un gouvernement provisoire et est inclus dans la première organisation de la Chambre des Pairs.

Pendant les Cent-Jours, il reste à l'écart des événements.

Il est nommé Pair de France en juin 1815.

Lors de la Seconde Restauration, il siège parmi les défenseurs des libertés publiques à la Chambre des Pairs, où son fils le remplace.

A sa mort, le 13 septembre 1820, à 85 ans, le coeur de François Christophe est enterré au milieu du champ de bataille de Valmy.

Au total, il a commandé l'armée française dans 43 batailles ou combats.




france maréchal pair strasbourg valmy
PORTRAIT DU MARECHAL KELLERMANN
PAR JEAN-JOSEPH ANSIAUX

Voici le proverbe du jeudi 28 mai 2026 :


NUNBEIT SARTU GABE, ORROIT JALITZEAZ.

Avant de pénétrer quelque part, note l'endroit de la sortie.



pays basque autrefois messe religion
SORTIE DE LA GRANDE MESSE BIDACHE
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LES ANCIENS PONTS DU PAYS BASQUE NORD EN 1926

LES ANCIENS PONTS DU PAYS BASQUE EN 1926.


Au Pays Basque Nord, il existe de nombreux ponts anciens, d'origine romaine ou non.




pays basque ponts iparralde basse-navarre labourd soule
PONT ST-ETIENNE-DE-BAÏGORRY 1938
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet Abel Brunet dans la revue hebdomadaire La Côte basque : 

revue illustrée de l'Euzkalerria, le 29 août 1926 :



"Quel touriste n'a pas remarqué, en traversant le Pays Basque, ces vieux ponts caractéristiques et pittoresques, aux pierres desquels s'accroche la verdure et dont les chaussées sont creusées d'ornières, profondes rainures ? Ces ponts ont un instant attiré le regard, car ils agrémentent le paysage, une appréciation élogieuse a jailli des lèvres à l'égard de leur silhouette vénérable, puis, dans un vrombissement de moteur et un nuage de fumée, les promeneurs ont transporté ailleurs leur curiosité.



Ces ponts méritent cependant une attention plus grande, car de leur arche se dégage une mystérieuse évocation d'un passé qui fit retentir les solitudes d'aujourd'hui du bruit des foules, d'un passé grandiose digne de faire rêver à la fois les artistes, les guerriers et les croyants, et dont les vestiges ont à juste titre passionné les archéologues.



Les artistes verront s'animer des visions en harmonie avec le caractère rustique et ancien de ces vétérans : les soldats de César, les Gaulois, les pénitents de Saint-Jacques, les promeneurs attardés du siècle du grand roi et, de nos jours, les paysans basques conduisant leur attelage ou les basquaises portant leur fardeau sur la tête. Le peintre Raoul Serres dont nous parlions récemment, imagina le pont de St-Etienne de Baïgorry supportant don Quichotte et Sancho Pança ; et chaque rêveur à sa guise dégagera un secret souvenir des vieilles pierres effritées.



pays basque ponts iparralde basse-navarre labourd soule
PONT DE ST-ETIENNE-DE-BAÏGORRY
PAR RAOUL SERRES



Les guerriers reverront passer le brillant cortège des étincelantes légions de Rome et des chars de combat sur certains d'entr'eux, comme le pont du Socoa, par lequel une voie romaine franchit l'Euxin, ruisseau au nom latin évocateur de toute l'antiquité latine, ou les troupes de Wellington marchant sur Bayonne sous Napoléon.



Les croyants auront la large vision des immenses pèlerinages de St-Jacques de Compostelle, qui, au Moyen-Age, amenèrent des multitudes sans cesse accrues à travers la Basse-Navarre. Presque tous les ponts de nos contrées se trouvaient sur les voies Jacopites. Plusieurs d'entre eux, comme les voies romaines elles-mêmes, dataient de la conquête latine, et furent réparés ou reconstruits au Moyen Age à l'usage principal des pèlerins.



A cette époque où le pays Basque était représenté par le Codex de Compostelle comme une région sauvage, les ponts évoquent les haltes au bord de l'eau, les points de repère où, à l'habituel silence, succèdent périodiquement le murmure des pèlerins ou le chant des trouvères, créateurs de nos chansons de geste et de nos épopées.


pays basque ponts iparralde basse-navarre labourd soule
CODEX DE COMPOSTELLE



L'archéologue enfin et surtout trouve en eux matière à confirmer des études du plus haut intérêt. C'est ainsi que, parmi les voies Jacopites, nous repérons les passages des pèlerins du Moyen Age par l'itinéraire Bordeaux, Bayonne, St-Jean-de-Luz et Irun par le pont romain du Socoa, plus haut cité. Pour l'itinéraire Bayonne, Valcarlos, St-Just Ibarre, Uhart-Mixe ou St-Palais, nous en trouvons les tracés supposés indiqués par le pont romain d'Ascain, le pont de Bidarray et celui d'Aintçaburu, ce dernier par lequel la voie romaine de Bordeaux à Astorga franchissait la Joyeuse, entre Beyrie et Orsanco.



pays basque ponts iparralde basse-navarre labourd soule
PONT DE BIDARRAY
PAYS BASQUE D'ANTAN



Tous ces ponts dont la voûte en dos d'âne vit passer des générations et des races multiples, depuis les senturions romains jusqu'aux modernes représentants de toutes les nations, ont tremblé sous le pas des armées des combattants et des pénitents, tour à tour servant à faciliter l'invasion ou à réunir les croyants. Ils sont demeurés, étranges et personnels en harmonie avec la race Euskarienne, qui voit défiler les étrangers, entend le bruit des foules et se renferme dans le silence de son passé et de ses traditions. Leur muette éloquence vous saisit dans le cadre qui les entoure, et chacun semble vous parler son langage particulier.



Si, dégagés de l'ambiance de la longue théorie des souvenirs qui se dégage de nos vieux ponts euskariens, nous les considérons au point de vue purement esthétique, nous constatons qu'ils ajoutent un charme réel aux paysages dans lesquels ils se trouvent harmonieusement adaptés.



Sur la côte, non loin d'Ilbaritz, des vestiges d'un pont romain existaient encore, paraît-il, au début du siècle dernier : pont, ou plutôt aqueduc aboutissant à une falaise aujourd'hui disparue. C'est à cet endroit que le Baron de l'Espée eut l'idée de ressusciter le vétuste ouvrage, et a fait construire un pseudo pont romain duquel on jouit d'une vue superbe sur la mer.



Le pont du Socoa, qui a conservé une grande partie de sa construction romaine, dans sa rigidité et son étroitesse, s'incorpore à l'étroite embouchure de l'Euxin et aux rudes ensembles du port fortifié. Par contre, le long de la Nivelle, le pont d'Ascain entoure sa vieillesse de coquetterie au milieu de bosquets de verdure, tandis que celui de Bidarray se drape comme les moines de jadis dans leur robe de bure, parmi de longues franges de lierre laissant apercevoir le tracé ogival de ses arches. Celui de St-Etienne-de-Baïgorry, à la courbe particulièrement accentuée, s'arc-boute sur les deux rives de la Nive pour faciliter le passage.



pays basque ponts iparralde basse-navarre labourd soule
PONT UNTXIN SOCOA
PAYS BASQUE D'ANTAN



Dans sa rusticité, le pont d'Aintciburu mérite une mention toute particulière, à moitié enfoui dans une abondante végétation, il semble vouloir dérober aux regards des profanes son corps rapiécé. La culée de gauche, refaite au Moyen-Age, et fortement réparée à une époque plus récente, exhibe un parement de pierres sèches, tandis que la culée de droite a conservé son appareil romain. Le dos d'âne est très prononcé, et sa mince chaussée vestige d'une route abandonnée qui perme de reconstituer en cet endroit le tracé de la voie romaine, se prolonge par des dallages qui vont se perdre dans la végétation envahissante.



pays basque ponts iparralde basse-navarre labourd soule
PONT DE ST-ETIENNE-DE-BAÏGORRY 1931
PAYS BASQUE D'ANTAN



Nos vieux ponts du Pays Basque sont tous des monuments historiques : la Conquête, la Foi et la Légende, ces trois forgerons de l'Histoire ont passé sur eux, et c'est en forgeant notre histoire et notre littérature qu'ils ont meurtri leurs parapets et leurs arches robustes, que le touriste doit longuement contempler."



(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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mercredi 27 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 27 MAI 2026 SAINT AUGUSTIN - AIMAR

 

PROVERBE DU 27 MAI 2026 (SAINT AUGUSTIN DE CANTORBÉRY) (AIMAR).


AUGUSTIN : En 596, Augustin, moine Bénédictin est envoyé en Angleterre par le pape Grégoire 1er le Grand, afin de convertir les Anglo-Saxons.



religion catholique saint sainte augustin
27 MAI SAINT AUGUSTIN DE CANTORBERY

Augustin débarque sur l'île avec une quarantaine de moines et il prêche l'Evangile sans porter atteinte aux cultes païens.

Augustin baptise Ethelbert, le roi saxon du Kent, et crée ensuite l'évêché de Cantorbéry, dont il devient le premier archevêque en 597.

Augustin établit des évêchés à Londres et Rochester en 604.

Augustin meurt le 26 mai vers 604.

Augustin est considéré comme "l'apôtre des Anglais" et le fondateur de l'Eglise anglaise.

Augustin est vénéré comme saint et fêté le 26 ou le 27 mai.




religion catholique saint sainte augustin
27 MAI SAINT AUGUSTIN DE CANTORBERY


AIMAR : Ziberoko pastoralan agertzen diren izenak.

(...) Aimar - Erdi Aroko izena. XIII-XIV. mendeetan Nafarroan dokumentatua. - - (...)

Badirudi Eimar germaniarraren aldaera dela. Ospatze-eguna maiatzaren 29an da.




Une naissance du 27 mai Georges-Henri Rouault.



france peintre graveur coloriste
PEINTRE GRAVEUR GEORGES-HENRI ROUAULT



Né le 27 mai 1871 à Paris - Mort le 13 février 1958 à Paris.

C'est un peintre et graveur français.

Son grand-père maternel lui fait découvrir l'art.

En 1886, Georges devient apprenti chez le peintre de vitraux Emile Hirsch et suit les cours du soir de l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs à Paris.

Il est employé par Hirsch de 1887 à 1890, puis en 1891, il est admis à l'Ecole des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jules-Elie Delaunay et, à la mort de ce dernier, entre dans l'atelier de Gustave Moreau où il côtoie Henri MatisseAlbert Marquet, Henri Manguin, Albert Huyot, Pierre Marcel-Béronneau et Léon Lehmann auquel il restera très lié.

Il participe à deux reprises sans succès au concours du prix de Rome, en 1893 et en 1895.

En 1898, il est nommé conservateur du musée Gustave-Moreau à Paris.

C'est pour lui une période difficile, sa famille part pour l'Algérie, et sa santé oblige Georges à faire deux séjours en Haute-Savoie.

En 1904, il fait la connaissance de Léon Bloy dont l'oeuvre le touche profondément et de façon durable.

En 1905, il participe au Salon d'automne.

C'est entre 1906 et 1907 qu'il commence à peindre des céramiques.

En janvier 1908, Georges épouse Marthe Le Sidaner, avec laquelle il aura 4 enfants.

Dès 1910, les collectionneurs et les marchands reconnaissent la grande force de son oeuvre, notamment Maurice Girardin ou Ambroise Vollard qui, en 1917, lui achète l'ensemble des toiles de son atelier, soit 770 oeuvres.

C'est en 1917 qu'il se lance dans la gravure, et 4 ans plus tard, en 1921, Michel Puy réalise sa première biographie.

En 1939, il s'installe à Beaumont-sur-Sarthe, qu'il quittera en juin 1940, pour y revenir de 1943 à 1946.

En 1848, Georges brûle 315 de ses tableaux, en présence d'un huissier.

Il arrête de peindre en 1957.

Il meurt le 13 février 1958, à 86 ans.

Le gouvernement français lui fait des obsèques nationales à l'église Saint-Germain-des-Prés de Paris.

Son prestige en tant que coloriste et graveur n'a cessé de s'étendre, notamment au Japon et en Corée.

Georges est considéré comme l'un des peintres religieux les plus importants du 20ème siècle.

Sa famille a fait une donation d'un ensemble de ses oeuvres à l'Etat en 1963.



france peintre graveur coloriste
PEINTRE GRAVEUR GEORGES-HENRI ROUAULT



Voici le proverbe du mercredi 27 mai 2026 :


EZ DUENAK BURU, ZENDAKO HAINBESTE LIBURU?

Pourquoi tant de livres à qui n'a pas de tête ?


pays basque autrefois arnaga cambo rostand livres
BIBLIOTHEQUE ARNAGA CAMBO
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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LE MUSÉE BASQUE ET DE L'HISTOIRE DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1929 (première partie)

LE MUSÉE BASQUE DE BAYONNE EN 1929.


La devise du musée est : "Hemen sartzen dena bere etxean da", "celui qui entre ici est chez lui."



pays basque autrefois
MUSEE BASQUE BAYONNE - BAIONA
PAYS BASQUE D'ANTAN


Installé depuis 1924 sur le quai des Corsaires, dans la maison Dagourette, à Bayonne, le musée 

Basque et de l'Histoire de Bayonne abrite la plus importante collection ethnographique 

consacrée au Pays Basque, en France.



Voici ce que rapporta à ce sujet W. Boissel, dans la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays 

basque, le 5 février 1930 :


"La vie du Musée Basque en 1929.



M. Paul Bourget qui est, avec le maréchal Pétain, conservateur du Musée Condé, à Chantilly, rendait compte à ses collègues de l'Institut, dans la séance du 23 octobre dernier, de ce qu'il appelait "la vie" du musée pendant l'année 1929. Et, disait-il pour justifier ce terme, "un musée qui ne serait qu'un cimetière d'objets anciens et de documents périmés ne mériterait pas ce nom, qui rappelle les déesses filles de Jupiter et de Mnémosyne dont les païens faisaient les protectrices des arts libéraux".



Cette opinion est tout à fait la nôtre. Nous l'exprimions déjà en 1922 dans le tract de propagande qui annonçait la création prochaine du Musée Basque. Si, à cette occasion, nous n'invoquions pas les Muses c'est que ces divinités sont aujourd'hui peu connues et il faut bien que je m'adresse à votre docte assemblée pour me risquer à proclamer un peu Calliope et Melpomène nous honorons particulièrement Clio, Terpsichore, Euterpe, Erato, Polymnie pendant que le culte d'Uranie est célébré régulièrement, dans cette même salle, par la Société d'astronomie. Vous voyez que nous remplissons très convenablement nos devoirs vis-à-vis des filles de Jupiter.



LES FILLES DE JUPITER



Quoi qu'il en soit, avec ou sans la protection des Muses, le Musée Basque a la volonté de vivre et il vit. Comment il a vécu pendant l'année qui vient de s'écouler, c'est ce que je vais essayer de vous dire en peu de mots.



Nous avons d'abord marqué notre existence par le mouvement et on nous a vus successivement à Paris, à Barcelone et à Saint-Sébastien. Les deux premières expéditions ont déjà trouvé leur historiographe en la personne de M. André Constantin, qui en a donné, dans le Bulletin du Musée Basque, un récit que vous n'avez pas oublié. Il nous a conduit du Théâtre des Champs-Elysées au Pueblo Español ; il nous décrit la nuit de février, magnifique et glacée où nous avons conquis Paris et l'ardente nuit de juin où, sur notre passage, s'élevaient, à Barcelone, de nouvelles acclamations. Mais il n'a pas tout dit et je pourrais vous montrer maintenant l'envers de la gloire, vous raconter la maladie d'un des "Géants de Pampelune" et les inquiétudes de D. Vicente Larrondo ; évoquer derrière le rideau baissé du Théâtre des Champs-Elysées, D. Antonio de Orueta s'efforçant de rallier sur l'immense plateau une troupe d'hommes préhistoriques, vêtus de peaux de bêtes, qui sont les danseurs de Berriz, jamais pressés de jeter leurs anachroniques cigarettes ; vous dire enfin comment, tels des personnages de conte de fées, les machinistes et les électriciens disparurent presque tous du théâtre lorsque minuit sonna et comment MM. Nogaret et Constantin les remplacèrent avec autant de décision que de courage, manoeuvrant les leviers et poussant des boutons qui risquaient d'entr'ouvrir des trappes sous nos pas ou de nous plonger dans les ténèbres... Mais, ce soir-là, la chance était pour nous et nos deux collègues ont suppléé à eux seuls, malgré leur inexpérience, à l'armée défaillante des machinistes.



DANSEURS DE BERRIZ BISCAYE 1929
PHOTO AUÑAMENDI
COLLECTION Bernardo Estornés Lasa



Saint-Sébastien nous réservait encore du succès, bien que nous y fussions mélangés à la foule des musiciens, danseurs, chanteurs, pilotaris, aizcolaris, réunis pour la Gran Semana Vasca. Il y avait là des Guipuscoans, des Viscayens, des Bas-Navarrais, des Souletins et même des Anglais. Nous avons eu l'émotion d'entendre acclamer chaleureusement le Musée Basque, au cours du banquet offert aux deux cents txistularis que présidait D. José Olaizola.



GRAN SEMANA VASCA SAINT-SEBASTIEN 1929
PAYS BASQUE D'ANTAN









DON JOSE OLAIZOLA



Soit dit en passant, cette Gran Semana Vasca est un modèle d'organisation et offre, comme Saski-Naski, un exemple de ce que peut donner une intelligente adaptation du passé au présent. La tradition n'y est pas défigurée, caricaturée comme il arrive trop souvent chez nous, mais elle se mêle harmonieusement aux formes nouvelles de la vie. Nous avons des leçons à prendre à Saint-Sébastien.



Le mois d'août ouvrait au Musée Basque la double série des expositions et des conférences.



Le nombre de nos exposants s'est trouvé réduit des deux tiers, puisque nous ne disposons plus que d'une salle, mais leur qualité n'a pas faibli. Il me suffit de nommer Choquet, Zo, Labrouche, Masson, que vous connaissez bien, et Rigaud, nouveau venu parmi nous, qui n'a pas été moins goûté.



TABLEAU BIDARRAY 
DE JEAN RIGAUD



Nos conférences ont attiré un nombreux public diversement composé suivant la personnalité du conférencier et le sujet traité et donnant ainsi à chaque réunion sa physionomie originale. Ensemble toujours harmonieux, animé, sympathique.



Je ne puis, malheureusement, dans ce bref exposé, analyser ces agréables causeries, savantes, spirituelles, parfois humoristiques, tantôt accompagnées de musique et de chant, tantôt suivies de démonstrations ; toute la presse régionale en a d'ailleurs parlé. Mais je puis du moins les énumérer dans leur ordre chronologique sans craint d'être fastidieux, tant elles sont variées et juxtaposent de nos amis. On a donc entendu, du samedi 1 au samedi 9 novembre :


Le commandant Rocq : Pays Basque et préhistoire ;

Hervé Lauwick : Basques et Parisiens. Comment ils se voient.

L'abbé Blazy, curé-doyen d'Ustaritz : Une visite aux Basques de l'Argentine.

Pierre Simonet, de l'Académie Gascoune : La vie bayonnaise à travers la chanson, interprétation d'Oyarzun, Rectoran, Broca et Beisque.

Jean Etchecoin : Les guerres carlistes, épopée de la fidélité basque.

Jean Ybarnégaray, député des Basses-Pyrénées, président de la Fédération Française de Pelote Basque : Chez les Basques Américains.

Le R. P. Donostia, professeur au collège de Lécaroz : Txistu et txistularis, audition de musique populaire basque.

Albert de Luze, président de la Fédération Française du jeu de paume : Jeux de Paume et Trinquets, conférence suivie d'une partie de démonstration au Vieux Trinquet de Bayonne, entre M. Baerlein, champion amateur anglais et Pierre Etchebaster, champion du monde professionnel.

François Duhourcau : Les koplak euskariens.



Suivant la règle que nous avons adoptée dès le début, ces conférenciers, qui se recommandaient assez d'eux-mêmes, ont pris la parole sans être présentés et ont quitté l'estrade sans congratulations publiques. Mais ils savaient bien notre gratitude. En les nommant tous ce soir, je suis heureux de réveiller les applaudissements éteints et d'adresser à ces chers collaborateurs, avec nos plus vives félicitations, nos plus sincères remerciements.



Des conférences qui se renouvellent chaque année et réunissent chacune deux à trois cents auditeurs supposent une salle appropriée, des sièges confortables, toute une organisation de caractère permanent. Cette salle nous en disposons maintenant ; bien aérée, pourvue de ventilateurs, elle es assez fraîche en été ; bien close, elle pourrait en hiver se chauffer aisément ; ses chaises sont d'un joli modèle, son estrade est décorée de motifs sculptés empruntés à l'ornementation basque, bref, dans sa simplicité, elle correspond parfaitement à sa destination.



Nos aménagements ne se sont pas bornés là ; nous avons ouvert, en 1929, plusieurs salles nouvelles ; nous en avons remanié d'autres, nous efforçant d'aller toujours vers plus de clarté et de tracer un itinéraire logique qui laisse au visiteur des idées nettes. Je me bornerai à mentionner, au deuxième étage, les trois salles des "divertissements basques" : pelote, danse, théâtre, musique, et les deux salles de la section bayonnaise consacrées, l'une à la rive droite de l'Adour, l'autre aux armoiries, sceaux et monnaies de Bayonne ; au rez-de-chaussée, la fameuse auberge qui a déjà réuni autour de ses tables rustiques un grand nombre de buveurs, buveurs de chocolat et d'eau claire, en attendant le cidre guipuzcoan.



Ce chocolat venait de "chez Guillot" ; il ne pouvait donc pas être plus authentiquement bayonnais. Il était, vous le savez, servi par une fort jolie servante et servi gratuitement. Voilà qui mériterait d'être signalé à ces nouvelles revues qui s'appellent La Revue des Musées de France, et Mouseion, revue des musées du monde entier ; des journalistes étonnés et pleins de reconnaissance, ont déjà relaté en France, en Espagne et jusqu'en Amérique ce fait mémorable qui paraît bien sans précédent, mais ne sera pas, nous l'espérons, sans lendemain.



CHOCOLAT GUILLOT-DURAND BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Notre auberge prenait en particulier, une animation extrême après chaque conférence ; des "consommateurs" d'élite venaient y chercher l'aliment du corps après avoir reçu celui de l'esprit ; on échangeait ses impressions dans le plus aimable brouhaha ; on commentait la conférence, on complimentait le conférencier. On put voir, un jour, le R. P. Donostia, dans sa robe de bure, s'entretenir avec M. Raymond Duncan, vêtu de lin blanc, pendant que, par une dérogation bien justifiée au régime du chocolat, un authentique champagne réconfortait les txistularis qui allaient reparti pour l'Espagne.




religion compositeur bertsulari donostia
AITA DONOSTIA


La salle de la pelote s'est ouverte sous le patronage de la Fédération Française de Pelote Basque qui nous a promis, de plus, une subvention ; des amis souletins, pastoraliers, danseurs, musiciens nous aident, de leur côté, à mettre au point les salles de la musique et de la danse. Tout cela marche à merveille, mais nous n'avons pas encore résolu ce que j'appellerai "le problème des têtes" qui consiste à pourvoir nos mannequins de "chefs" convenables. Le danger, en l'occurrence est de ressembler à la vitrine d'un magasin de confection, exposant des travestis en temps de carnaval, et qu'on reconnaisse sous le béret rouge du Satan ou la tiare du Zamalzaïn ces personnages immuables, fabriqués en série, qui, graves ou souriants, se retrouvent dans tous les étalages. L'idéal serait assurément d'avoir autant de têtes que de sujets et des têtes de basques, de basques navarrais, souletins ou labourdins suivant le sujet, mais la dépense serait alors considérable. Et puis faut-il des têtes "poussées" ou simplement indiquées ? Ne vaut-il pas mieux une évocation qu'une reproduction ? Bref, nous avons si bien pesé jusqu'ici le pour et le contre que nous n'avons encore pris aucun parti ; cette temporisation s'accorde d'ailleurs avec notre situation financière bien loin d'être mauvaise, comme vous le verrez dans un instant, mais qui supporterait tout de même assez malaisément l'achat des vingt-quatre têtes attendues depuis de longs mois par nos vingt-quatre mannequins."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Photo 12056304.jpg - Auñamendi Eusko Entziklopedia)








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