Libellés

lundi 23 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 23 FÉVRIER 2026 SAINT LAZARE ET SAINT FLORENT - ARAITZ

   


PROVERBE DU 23 FÉVRIER 2026 (SAINT LAZARE) (SAINT FLORENT) (ARAITZ).


LAZARE : Le saint qui est fêté le 23 février est un moine Byzantin du 9ème siècle qui peignait des icônes.




religion catholique saint sainte lazare
23 FEVRIER SAINT LAZARE

Lazare est martyrisé par l'empereur Théophile qui avait interdit la peinture des icônes sous peine de mort, puis il est réhabilité par son épouse, l'impératrice Théodora.

Lazare meurt vers 867 à Constantinople.

Avec Saint Luc, il est le patron des peintres et des sculpteurs.

Lazare est invoqué contre les rhumatismes, les douleurs dans les bras et les mains et la colère.

Lazare est fêté le 23 février chez les catholiques et le 17 novembre dans l'église orthodoxe.




religion catholique saint sainte lazare
23 FEVRIER 2020 SAINT LAZARE DE BYZANCE


FLORENT : (ou Florentius).

Florent est un confesseur et évêque martyr, très vénéré dans la région de Séville, en Espagne.

Florent meurt vers 485.



ARAITZ : Nafarroako Ibarra Aralaren magalean 1595ean Inkisizio Sarrazkiaren oroimenez.

(...)Araitz - Nafarroako ibarra, Aralar mendiaren magalean. 1268an dokumentatzen da lehenaldiz, Araitz moduan. 1595ean herriko gizon eta emakume asko kartzelaratu zituzten, azti eta sorginak zirelakoan. Grazia Usabarrena, presondegitik bizirik (...)

(...) atera zen bakarra - gainerako guztiak epaiketaren zain zeudela hil ziren -, errugabetzat jo zuten. - - (...)



Une naissance du 23 février : Jeanne Roques, dite Musidora.




actrice france vamp judex feuillade
ACTRICE MUSIDORA



Née le 23 février 1889 à Paris 5ème arrondissement - Morte le 7 décembre 1957 à Paris 14ème arrondissement.

C'est une actrice et réalisatrice française, célèbre pour son rôle d'Irma Vep dans la série Les Vampires de Louis Feuillade, et pour Judex, autre série de Feuillade.

Ses parents lui transmettent leur goût de la littérature.

C'est en lisant Théophile Gautier que Jeanne choisit le pseudonyme de Musidora, l'héroïne de Fortunio.

Enfant douée, elle peint, écrit et sculpte.

Encouragée par sa mère, elle suit pendant 3 ans le cours Frémiet, mais c'est dans la danse et la comédie qu'elle exprime le mieux ses passions artistiques.

Ses débuts dans des revues et des films sont modestes mais elle se fait remarquer, en 1910, dans la pièce La Loupiotte d'Aristide Bruant, où elle joue la môme Liquette.

En 1912, elle connaît son premier succès au Bataclan, dans la revue ça grise dont elle partage l'affiche avec Colette.

Musidora se produit dans des cabarets et sur les planches des théâtres de l'Odéon et du Châtelet.

En décembre 1913, elle fait ses vrais débuts au cinéma.

C'est alors que Louis Feuillade la remarque, en danseuse de tango dans La Revue Galante aux Folies Bergère.

Les portes de la maison Gaumont s'ouvrent alors pour Musidora.

En 1914, elle tourne dans une poignée de films pour Gaston Ravel mais c'est surtout Louis Feuillade qui l'emploie dans des productions patriotiques et des vaudevilles.

Elle devient alors une des plus populaires et des plus emblématiques actrices du cinéma européen.

Entre 1914 et 1917, elle tourne dans des drames historiques, des comédies burlesques, des bandes patriotiques et des scènes sentimentales.

Fin 1915, Louis Feuillade, rendu à la vie civile, lui offre le rôle de sa vie, celui d'Irma Vep dans Les Vampires, un film en 10 épisodes, un rôle de vamp et de femme fatale qui lui apporte la gloire et l'installe définitivement dans la mythologie du cinéma.

En 1916, elle incarne à nouveau pour Feuillade une inquiétante beauté, l'aventurière de grand style Diana Monti, dans son nouveau feuilleton Judex, face au justicier Judex incarné par René Cresté.

André BretonLouis Aragon et les autres créateurs du mouvement surréaliste font de Musidora leur égérie.

Parallèlement à son métier d'actrice, elle passe à la réalisation en adaptant deux romans de Colette en 1916 et 1917.

Par amour pour le rejoneador Antonio Cañero, elle quitte la France et s'installe en Espagne.

Elle y écrit, réalise, produit et interprète sans grand succès, 4 films.

De retour à Paris en 1926, Musidora fait sa dernière apparition au cinéma dans une fresque religieuse Le Berceau de Dieu.

Elle épouse, en avril 1927, un ami d'enfance, Clément Marot, avec lequel elle aura un fils.

Après le cinéma, elle se consacre essentiellement au théâtre jusqu'au début des années 1950.

En 1950, elle réalise son dernier film, La Magique Image.

A partir de 1944, année de son divorce, Musidora travaille à la Cinémathèque française avec Henri Langlois.

Elle meurt le 7 décembre 1957, à 68 ans.




actrice france vamp judex feuillade
PORTRAIT DE MUSIDORA
PAR R CARRERE



Voici le proverbe du lundi 23 février 2026 :


BEHI ZAHARRA EZ OROITZEN BERA NOZBAIT MIGA IZANIK.

La vieille vache ne se souvient plus d'avoir été à un moment génisse.


pays basque autrefois vache agriculture maquignon
MAQUIGNONS
PAYS BASQUE D'ANTAN




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 900 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

LES BASQUES ET L'UNIFICATION NATIONALE SOUS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (troisième partie)

 

LES BASQUES ET L'UNIFICATION NATIONALE SOUS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.


Le département des Basses-Pyrénées a été créé le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789.



pays basque autrefois basses-pyrenees révolution béarn
CARTE DES BASSES-PYRENEES
APRES LE DECRET DU 8 FEVRIER 1790




Voici ce que rapporta à ce sujet Michel Etcheverry, dans le Bulletin de la Société des sciences, 

lettres & arts de Bayonne, le 1er janvier 1933 :



"... Deuxième partie : Le 4 Août et ses répercussions en Pays Basque.



La Navarre avait cru sauvegarder plus sûrement son indépendance en refusant toute solidarité dans les votes de l'assemblée. Le Labourd et la Soule faisaient confiance à leurs députés pour soutenir leurs revendications au nombre desquelles figurait le maintien ou le rétablissement des franchises locales. Le désir et l'espoir étaient communs. Les événements se chargeraient de dissiper les illusions des uns et des autres. Là-bas régnait une autre mentalité.



Et ce fut le 4 Août avec ses bouleversements. La fièvre de renoncement, après l'holocauste des privilèges personnels ou de classe, s'en prit aux privilèges des villes et des provinces. L'article 10 portait : "Une constitution nationale et la liberté publique étant plus avantageuses aux provinces que les privilèges dont quelques-unes jouissaient et dont le sacrifice est nécessaire à l'union intime de toutes les parties de l'empire, il est déclaré que tous les privilèges particuliers des provinces, principautés, pays, cantons, villes et communautés d'habitants, soit pécuniaires, soit de tout autre nature, sont abolis sans retour et demeureront confondus dans le droit commun de tous les Français." Ce texte consacrait la ruine de toute autonomie. Et cependant telle était l'emprise que le mirage de l'unité nationale exerçait sur les esprits, depuis l'ouverture des Etats que, selon la remarque de Taine, les députés eux-mêmes envoyés pour appuyer la vie provinciale et les libertés locales trahirent leur mandat avec emphase et solennité.



On voit alors les représentants du Labourd voter sans remords cet autodafé brutal. Ceux de la Soule abondent dans le même sens et se prononcent personnellement pour la réforme. Ils déclarent cependant ne pouvoir y adhérer que sous condition, mais espèrent obtenir la ratification de leurs commettants. Ils l'eurent en effet. La Soule, comme le Béarn d'ailleurs, se sentait débordée.



Les embarras de la Navarre.



Dans les premiers jours d'Août, M. de Logras écrivait de Versailles au comité permanent ou "comité de correspondance" qui de Navarre se tenait en liaison avec les délégués du pays. "C'est un principe établi dans l'Assemblée Nationale que la présence seule des députés est un acquiescement à tout ce qui pourrait être déterminé par l'Assemblée." En vertu du même principe on avait proscrit les mandats impératifs ou limités. La députation Navarraise n'osait donc pas prendre sur elle de paraître aux séances. Elle s'en garda plus soigneusement encore après le décret du 4 Août et celui du 10, imposant à toutes les troupes, officiers et soldats, le serment de rester fidèles à la nation, au roi et à la loi. Mais justement l'audience royale elle-même avait été différée jusqu'à ce que la lumière se fit sur les intentions de la Navarre.



pays basque autrefois basses-pyrenees
CARTE DES BASSES-PYRENEES


Le roi refusait de prêter serment tant qu'on ne saurait pas si le royaume Pyrénéen acceptait ou rejetait les décisions de l'Assemblée Nationale. Dans cette situation fausse, ni le groupe de Versailles ni le comité de correspondance ne pouvaient rien trancher. Il fallait l'avis des Etats.



Louis XVI, prié de les autoriser, accéda volontiers à la demande. Le marquis de Lons écrit le 8 Septembre aux villes et pays, que le roi l'a chargé de convoquer et tenir en son nom une assemblée extraordinaire à Saint-Jean-Pied-de-Port pour que les Etats "puissent donner à leurs députés à l'Assemblée Nationale le pouvoir d'adhérer ou de ne pas adhérer aux décrets de cette assemblée et donner tels ordres qu'ils jugeront convenables aux intérêts du présent royaume de Navarre." Les Etats se réunissent le 19. Deux courants s'y manifestent tout de suite. Le clergé incline au refus, la noblesse répudie ouvertement l'oeuvre législative Française et fait une profession de foi dans ce sens. Le tiers penche pour l'acceptation et va rendre public son sentiment lorsqu'un coup de théâtre se produit. Le 4e jour, le marquis de Lons envoie une lettre aux Etats, annonçant qu'il vient de recevoir un ordre de Sa Majesté pour faire séparer l'assemblée.



Le 13 Octobre suivant, Necker écrivait à Saint-Priest, secrétaire d'Etat au département de la Maison du Roi : "Ce sera sur le compte qui sera rendu au roi que des ordres nécessaires pourront être donnés pour faire reprendre ces délibérations." Le compte rendu fut sans doute défavorable ; il n'y eut pas de suite à ces Etats dissous.



Le royaume de Navarre n'est plus.



Les choses demeurèrent donc en l'état. Les représentants Navarrais se tinrent plus que jamais à l'écart de l'Assemblée Nationale. Un nouveau coup devait les rejeter définitivement dans l'abstention. Cette fois il ne s'agissait plus de l'introduction en Navarre des lois Françaises. C'était l'existence du pays en tant que royaume séparé qui se trouvait en jeu. Le 8 Octobre 1789 vint en délibération le qualificatif dont userait Sa Majesté dans les actes publics. Le titre de "Roi des Français" (anciennement "Roi de France") fut admis à la quasi unanimité. Maintiendrait-on la seconde partie de la formule employée depuis l'avènement d'Henri IV : "et de Navarre" ? Garat l'aîné se fit le porte-parole de la tradition séculaire et du droit Navarrais. Il n'obtint qu'un ajournement. Le 12 le débat reprit. Lecture fut donnée d'une lettre de Polverel et d'un mémoire de lui, celle-là s'adressant au coeur, celui-ci à la conscience de l'assemblée. Il y eut quelques hésitations ; finalement la majorité opta pour la suppression et ravit ainsi à la Navarre le suprême vestige de son antique dignité.



Sur l'heure la fusion ne fut pas approuvée et la délégation Navarraise rentra sans avoir franchi la porte de l'enceinte Parlementaire. Il n'empêche que le ralliement fit peu à peu son chemin, aidé peut-être par la rancoeur que le tiers gardait contre la noblesse depuis les incidents de Septembre.



On nous saura gré, pensons-nous, de reproduire, à titre de curiosité, deux procès-verbaux d'adhésion au régime nouveau. "D'une voix unanime et par acclamation, lit-on, dans les Registres de Labastide-Clairence, le capitou du 8 Décembre 1789 arrête : 1° que Labastide s'incorpore au royaume de France. 2° qu'il sera fait une adresse à l'Assemblée Nationale pour la prier d'agréer l'incorporation et d'accepter le sacrifice qu'elle fait de sa constitution comme un témoignage de l'amour le plus parfait pour la nation française et du respect le plus profond pour les décrets de ses augustes représentants. Après quoi l'assemblée s'est écriée à plusieurs reprises : Vive les Français.


Les privilèges particuliers dont les Navarrais jouissaient à l'ombre d'une constitution précieuse, déclarent les citoyens de St-Jean-Pied-de-Port le 13 Décembre 1789, doivent être sacrifiés à l'intérêt général... Encouragés par l'exemple des provinces et des Villes privilégiées du royaume qui ont renoncé à leurs privilèges, les membres de l'assemblée ont unanimement arrêté de sacrifier à la patrie leur constitution antique qui leur était précieuse et qui, malgré les atteintes du gouvernement, rendait dans sa pauvreté le peuple Navarrais moins malheureux que celui de beaucoup d'autres provinces."



Le 30 Décembre 1789, la soumission du petit royaume était un fait accompli. Ce jour-là l'Assemblée Nationale entendit la lecture d'une adresse par laquelle "la Navarre adhère au décret qui l'a confondue avec la France".



L'inutile réaction du Labourd.



La nouvelle de l'infidélité commise par ses députés causa une émotion générale dans le Labourd. Le Bilzar, réuni le 1er Septembre, chargea le "comité de correspondance", qui siégeait à Ustaritz depuis Mai, de rédiger et d'adresser au Président de l'Assemblée nationale un "mémoire de protestation". Ce document, bientôt terminé, déclarait le vote des représentants Labourdins "radicalement et essentiellement nul comme contraire à leur mandat" et soutenait l'absolue nécessité des franchises passées pour la vie économique du pays. Les membres du comité, MM. Haramboure, Dhiriart, Dithurbide, Daguerressar, en expédiant, le 5 Septembre, un double de cette pièce aux frères Garat y joignaient une lettre de reproches où nous lisons entr'autres choses : "La question de votre destitution avait commencé à s'agiter au Bilzar ; nous avons cru devoir l'étouffer, mais nous ne l'avons fait que par l'espérance de plus d'exactitude de votre part ; nous ne vous dissimulons pas que, si vous trompiez cette espérance, aucune considération ne contrarierait de notre part l'exécution de cette menace humiliante."



Il ne sortit rien de cette première démarche. Entre temps certains journalistes avaient commencé une campagne violente de dénigrement contre ce petit bailliage, figé dans son obstruction. Le Bilzar s'assembla encore le 18 Novembre — ce devait être son dernier jour — et donna mandat au syndic général et au Bureau du comité de saisir à nouveau la Constituante. M. Dhiriart, syndic, MM. Dithurbide et Daguerressar, commissaires, écrivirent donc en collaboration une longue et copieuse dissertation, destinée à réfuter les attaques de la presse et à éclairer la religion des législateurs de Paris. Leur travail reprenait la question des privilèges du Labourd surtout du point de vue économique, en exposait le vrai caractère, montrant en eux l'unique remède contre la détresse complète et peut-être l'émigration en masse. Ce second plaidoyer n'eut pas non plus de succès.



Le pays Basque lié au Béarn.



Une autre appréhension hantait les Basques : celle d'un amalgame avec des peuples de race et de langue différentes. Le projet d'un remaniement territorial de la France était, en effet, à l'étude. Les Labourdins s'alarmaient déjà, dans leur mémoire de Septembre, de cette éventualité. Faisant encore allusion à cette loi menaçante dans le manifeste de Novembre, ils disaient : "Si, contre notre attente, il y avait une impossibilité absolue de laisser le Labourd en lui-même, c'est avec les Basques Navarrais et ceux de la Soule qu'il pourrait fraterniser le mieux. "Le mêles me sentiment se retrouvait chez les Souletins et, à plus forte raison, chez les Navarrais. Ce dernier voeu ne devait pas être exaucé non plus.



Le 12 Janvier 1790 l'ordre du jour de la Constituante amenait en discussion le partage des anciennes provinces Françaises. On allait, à cette occasion, régler le sort de "la Navarre, du Béarn et du pays Basque". Le comité d'études avait conclu à la réunion de toutes ces antiques fractions, en dépit de la grande répugnance, nous apprend le Moniteur, que les mandataires du Labourd et de la Soule manifestaient. En séance publique les débats ne furent pas moins animés.



Aux deux frères Garat revint principalement l'honneur de défendre les aspirations Basques dans cette journée importante. Ils plaidèrent avec chaleur, avec ténacité, en hommes qui obéissaient à une conviction sincère et, d'autre part, avaient une défaillance à racheter. Dominique, l'aîné, insista sur la différence des langues entre Basques et Béarnais, obstacle, selon lui, insurmontable. Dominique-Joseph, le cadet, reprit l'argument puis dépeignit la situation fatalement sacrifiée qui résulterait pour les Basques de la disproportion numérique des deux peuples : "Le Béarn, par cette réunion, nommera tous les représentants, le pays des Basques n'en aura jamais." L'Assemblée avait son siège fait. Garat jeune jeta un suprême et beau cri de passion patriotique : "Il me reste un devoir à remplir. Il m'est prescrit par mes commettants, par ma raison, par ma conscience ; nulle chose au monde ne pourrait me le faire oublier. Dans une délibération unanime, m province proteste..." Il ne put continuer : les murmures éclatèrent, le Président le rappela à l'ordre. L'assemblée, passant outre à toutes les réclamations, suivit son comité.




avocat ustaritz basque journaliste homme politique révolution
DOMINIQUE JOSEPH GARAT




député tiers ustaritz avocat pays basque révolution
DOMINIQUE GARAT "AÎNE"



Le 15 Janvier intervenait le vote sur la division définitive de la France en 83 départements. Le département des Basses-Pyrénées y était compris. Les provinces Basques avaient vécu..."




pays basque autrefois basses-pyrenees révolution béarn
CARTE DES DEPARTEMENTS FRANCE 1795



A suivre...




(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 








Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 900 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

dimanche 22 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 22 FÉVRIER 2026 SAINTE ISABELLE - ISA

 


PROVERBE DU 22 FÉVRIER 2026 (SAINTE ISABELLE) (ISA).


ISABELLE : Née en mars 1225, Isabelle de France, dite "Bienheureuse Isabelle de France" est la fille du roi de France Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille.



religion catholique saint sainte isabelle
22 FEVRIER SAINTE ISABELLE DE FRANCE 1225 - 1270

Isabelle est la soeur cadette du Roi Saint Louis.

Dès son enfance, Isabelle reçoit une éducation chrétienne très forte.

Isabelle choisit de demeurer dans le célibat pour servir Dieu et refuse deux mariages : un voulu par son père avec le comte Hugues de la Marche et un arrangé par le Pape Innocent IV avec le fils de l'empereur d'Allemagne.

Isabelle fonde en 1255 un monastère de Clarisses à Longchamp, près de Paris.

Isabelle meurt le 23 février 1270 sans alliance ni postérité.

Isabelle est béatifiée en 1521 par le Pape Léon X.

Isabelle est considérée comme Bienheureuse et fêtée le 22 fécvrier selon le Martyrologe romain et le 24 février par le diocèse de Paris.



religion catholique saint sainte isabelle
22 FEVRIER SAINTE ISABELLE DE FRANCE

Voici ce que précisa La Gazette de France, le 22 février 1897 :

Lundi 22 Février. Sainte Isabelle de France (XIIIe siècle). 

Sœur de Saint-Louis, fondatrice de la célèbre abbaye de Longchamps. Sa vie a été écrite par Agnès d’Harcourt, sa contemporaine, petite fille de Jean, sire d’Harcourt, et vicomte de St Sauveur, et qui fut après elle abbesse de Longchamp.

Isabelle fut sollicitée d’épouser le fils de l’Empereur Frédéric II, Saint-Louis désirait cette union, mais il ne put y décider la jeune Princesse, "car elle avoit esieu le perdurable espousElle s’estudioit à ouvrer de soie et faisoit étoiles et parements d’églises ; du reste, princesse lettrée, entendant "moult bien le latin, et si bien que quant les chapelaines ly avoient escrites ses lettres, qu’elle faisoit faire en latin, et ly apportoient, elles les amendoit quand il y avoit aucun fans mot". 

On la considérait dès son jeune âge comme une sainte. "Elle avait beau chief et reluisant, dit Agnès d'Harcourt ; et quant on la pignoit, ses demoiselles prenoient les cheveus qui lui chéoient et les gardoient moult soigneusement. Si que, unq jour, elle leur demanda pourquoi elles faisoient ce, et elles respondirent : "Madame, pour ce que quant vous serés saincte, nous les garderons comme relicques." Elle s’en rioit et tenoit à folie ces choses. 

Après avoir parlé d’une façon touchante de sa charité, Agnès énumère ses miracles. En voici un fort curieux : Une religieuse, sœur Marie de Tremblay, va chercher de l’eau à la fontaine du jardin, le soir.  

Elle prist une chandele et un pot, et y ala. Si comme elle y aloit (au moment qu'elle y allait) l’Ennemi vint encontre ly (à sa rencontre) en semblance d’un chien vert : il avoit les iex (yeux) rouges et estincelans, et si grans et si gros que il sembloit que fus sent iex de vache. Elle avoit si grant peur qu’il li sembloit que tout son corps feust esmeu... Il se mit contre li et li saillit sur les espaules et la vouloit estrangler. Ains, comme elle se retourna por aler-s’en, elle se seigna (signa) et dist : "Ah ! ma douce dame, défendés moy de ce diable, si come vostre fille..." Et en cette heure, il se départist et ne seut que il devint... Et elle chéust, come pamée et n’eut oncques pouvoir de fermer l’uys et li pot que elle tenoit en sa main fu brisié ». (Anecdote citée par M. Paulin Paris dans le 20e volume de l'Histoire littéraire de la France (1842, in-4e, p. 98 108). 

Isabelle échangea en 1525 le titre de Bienheureuse contre celui de Sainte, sans toutefois avoir jamais été canonisée. 





ISA : Marixa, Maribel : Frantziako erregeen alaba eta araba dohatsua 1270ean hil zen, Ixabel deitua.

(...) Isabel - Ikus Elisabet. - - / Elisabeth Isabel / / Isabelle (...)

ELISABET : Itun Zaharrean Elixaba moduan agertzen da, baina Itun Berrian Elisabet bihurtua aurkitzen dugu done Joanes Bataiatzailearen amaren izena. Gaztelaniaz El lehen osagaia ("Jainkoa" hebreeraz) galdu ezin zen, artikuluarekin nahasi baitzen. Santuaren eguna azaoaren 5ean da (Zumarragan uztailaren 2an). Aldaera asko izan ditu, baina erabilienak Isabel eta Elixabete (Deun-ixendegi euzkotarra) dira. Baliokideak : Isabel (es) eta Elisabeth (fr).


Une naissance du 22 février : Charles VII, dit "le Victorieux" ou "le Bien Servi".



roi france 15ème siècle jeanne arc sorel bourges
PORTRAIT DE CHARLES VII
PAR JEAN FOUQUET

Né le 22 février 1403 à Paris - Mort le 22 juillet 1461 à Mehun-sur-Yèvre (Cher).

Charles est roi de France de 1422 à 1461.

Il est le 5ème roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.

Il est le onzième et avant-dernier enfant de Charles VI et d'Isabeau de Bavière.

La faiblesse psychologique de son père, le roi Charles VI, le conduit à être placé sous tutelle depuis 1392, et les luttes pour le contrôle de la régence et du royaume dégénèrent en une véritable guerre civile à partir de 1407.

En 1418, Charles, comte de Ponthieu et dauphin, échappe à la capture lors de la prise du pouvoir par les Bourguignons à Paris.

Il se réfugie à Bourges et se proclame lui-même régent du royaume de France, au motif de l'indisponibilité de son père atteint de folie et tombé au pouvoir de Jean sans Peur, duc de Bourgogne.

Le traité de Troyes, du 21 mai 1420, déshérite le dauphin du royaume de France au profit de la dynastie anglaise des Lancastre, rameau cadet des Plantagenêts.

Le dauphin Charles de Ponthieu, seul héritier légitime du trône, réfute ce traité et, après la mort de son père le roi Charles VI, survenue le 21 octobre 1422, se proclame roi de France sous le nom de Charles VII le 30 octobre 1422, en la cathédrale de Bourges.

Son règne va durer près de 40 ans et sera indissociable de l'épopée de Jeanne d'Arc.

Contesté par les Bourguignons et par les Anglais, Charles VII devient le souverain d'un royaume en proie à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, compliquée d'une intervention militaire anglaise.

Charles VII de France voit sa légitimité et sa situation militaire s'arranger nettement grâce à l'intervention de Jeanne d'Arc.

Il se fait sacrer à Reims, le 17 juillet 1429, ce qui renforce sa légitimité.

Le traité d'Arras de 1435 met fin à la guerre civile engagée depuis 1407 entre Armagnacs et Bourguignons.

Charles VII s'emploie à restaurer l'autorité royale en s'affirmant comme le gardien des droits de l'Eglise de France par la Pragmatique Sanction de Bourges en 1438, et en brisant la révolte des grands féodaux lors de la Praguerie de 1440.

Il tente également de rétablir l'économie grâce à l'aide de son Grand Argentier Jacques Coeur.

En 1443, à l'âge de 40 ans, qu'il fait connaissance d'Agnès Sorel, demoiselle d'honneur d'Isabelle 1re de Lorraine, épouse du duc René d'Anjou, qui devient la favorite du roi et qui va lui donner 3 filles.

Par l'ordonnance de 1445, il crée les compagnies d'ordonnance.

De juillet 1449 à avril 1450, il libère la Normandie de la domination anglaise.

De septembre 1450 à octobre 1453, de même Charles libère la Guyenne des Anglais.

Ainsi s'achève la reconquête de la France, à l'exception de Calais, libérée en 1558.

En 1456, il cautionne le procès en nullité de la condamnation de la Pucelle, qui la lave solennellement de toute accusation d'hérésie.

Ses dernières années sont troublées par l'ambition de son fils, le futur Louis XI.

Charles VII meurt le 22 juillet 1461, à 58 ans.




roi france 15ème siècle jeanne arc sorel bourges
BUSTE DE CHARLES VII
BASILIQUE DE SAINT-DENIS



Voici le proverbe du dimanche 22 février 2026 :


HORA EZ DA HARRUKALDIZ AMONTZEN.

Le chien ne s'apprivoise pas à coups de pierre.


pays basque anglet élevage animaux
ELEVAGE DE LA MORINIERE 64 ANGLET
PAYS BASQUE D'ANTAN






(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 900 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

L'OEUVRE DE LUIS MICHELENA-ELISSALT DE RENTERIA EN GIPUZKOA AU PAYS BASQUE (cinquième partie)

  

L'OEUVRE DE LUIS MICHELENA-ELISSALT.


Koldo Mitxelena Elissalt ou Luis Michelena ou Koldobika Mitxelena, né le 20 août 1915 à Renteria (Gipuzkoa) et mort le 11 octobre 1987 à Saint-Sébastien (Gipuzkoa) est un linguiste, écrivain, professeur de philosophie et académicien Basque espagnol de langue Basque et espagnole.



pays basque écrivain philosophe linguiste renteria
KOLDO MITXELENA ELISSALT


Voici ce que rapporta Pierre Lafitte, de l'Académie de la langue basque, à son sujet dans le 

Bulletin du Musée Basque N° 27 de 1965 :



"Etudes Basques.

L'oeuvre de Luis Michelena-Elissalt.



... Le chapitre III est consacré au XVIIe siècle. Il s'ouvre par un coup d'œil sur l'instruction religieuse à Calahorra et Pampelune. Suit une courte étude de Micoleta, une plus longue sur les vers de cette époque, et le reste du chapitre s'occupe de la littérature basque au Labourd et en Soule : Etcheberri de Ciboure, Axular, Oihenart et Gazteluzar y tiennent la vedette.



Le chapitre IV nous mène de 1700 à 1850. Voici les traducteurs et adaptateurs basques-français : Churio, Maister, Haraneder, Mihura, Baraciart, Lopez ; les protestants : Pierre d'Urte, Oteiza, Gaïdor ; trois pages font un sort à Etcheberri de Sare et saluent H. Harriet ; deux pages citent nos documents révolutionnaires, Duhalde, Chaho, Archu, Salaberry de Mauléon. Revenant en Pays Basque péninsulaire, Luis Michelena chante Larramendi le long de sept pages et les auteurs qui l'ont suivi en trois pages : Cardaberaz, Mendiburu, Joaquin Lizarraga, Ubillos. Une rapide évocation de Munibe et de ses "amigos del Pais", un mot sur Barrutia et son noël, quatre pages sur Humboldt, Astarloa et la famille Moguel, une revue d'ouvrages religieux dus à J.-B. Aguirre, Gerrico, Lardizabal, Añibarro, Bartolomé, etc., et voici quelques considérations sur Iztueta, les fabulistes (Vicenta Moguel, Goyetche, Archu, Iturriaga) et quelques poètes (Larréguy, Robin, Monho, Etchahun, Recio, Basterrechea, Meagher, Aboitiz, Gamiz).



Le chapitre V était le plus difficile à écrire. Comment choisir l'essentiel dans un fourmillement d'œuvres moyennes ? Comment juger des contemporains ou des auteurs que ceux-ci ont connus, sans risquer des réactions désagréables ? Luis Michelena, à notre avis, s'en est bien tiré. Il place au seuil de la nouvelle époque Louis-Lucien Bonaparte et ses collaborateurs, puis fait un tour chez les muses (Hiribarren, Iparraguirre, Xempelar, E. de Azkue, "Vilinch", Otaño, "Borddele", "Bordachuri", A. Etcheberri, Oxalde, Guilbeau, Larralde, Dibarrart, J.-B. Elissamburu, "Zalduby "). Suit l'étude d'une rénovation littéraire autour de Campion, Manterola, A. d'Abbadie, avec jeux floraux, théâtre, revues et autres périodiques : la presse basque naît et les Lapitze, Lapeyre, Arbelbide, Diharassary continuent la tradition du livre religieux. Entre deux siècles, Azkue, Arana Goiri et Julio de Urquijo lancent le basque dans des voies nouvelles. C'est l'ère des travaux scientifiques et des essais en tout genre. La poésie brille avec Arrese, Elzo, Embeita, Jauregui, Sagarazu, Onaindia, Zaitegui, etc., etc. encore qu'il faille mettre à part "Lauaxeta", "Lizardi", "Orixe", "Oxobi", "Iratzeder", etc. Le livre s'achève sur les dernières nouvelles du théâtre et des prosateurs (romans, essais, traductions). Luis Michelena signale une ouverture plus grande de la littérature basque chez les auteurs actuels.



Au total, une histoire cursive, vivante, qui offre des cadres pour des études plus approfondies touchant les lettres euskariennes.



Sobre el Pasado de la Lengua Vasca.



La Junte de culture de Biscaye ayant mis au concours le thème suivant : "Origines de la langue basque et processus évolutif de ses dialectes", Luis Michelena se mit sur les rangs et remporta le prix. C'est son travail qui a paru sous le titre "Sobre el pasado de la lengua vasca". C'est un joli volume aéré de 200 pages, dont 139 de texte, 30 de notes.



pays basque écrivain philosophe linguiste renteria
LIVRE SOBRE EL PASADO DE LA LENGUA VASCA
DE LUIS MICHELENA



Ce n'est pas une histoire de la langue basque. Dans l'état actuel de la science, personne n'est à même de l'écrire. C'est tout de même une vue d'ensemble sur les problèmes qui y touchent.



Le premier chapitre traite de la dialectologie basque : le fait que le basque se présente sous des formes très diverses, non seulement d'une province à l'autre, mais à l'intérieur de chaque région, est un phénomène reconnu depuis des siècles ; mais il a été fort peu étudié. Sans doute Larramendi s'en inquiéta, et eut quelques disciples. N'empêche que Bonaparte fut le plus sérieux promoteur de la dialectologie euskarienne avant Azkue, et ses cadres sont pratiquement acceptés par tous les bascologues, à quelques corrections près. Luis Michelena fait la critique des méthodes et des critères employés : la subjectivité ou la superficialité sont les deux défauts principaux qu'il y relève. En réalité face aux dialectes, il y a trois positions : celle de ceux qui y cherchent des éléments pour enrichir la koiné et aboutir à une langue littéraire unique au delà des diversités ; celle de ceux qui font de ces diversités des différences à cultiver ; celle de ceux qui, à travers les dialectes, cherchent les éléments constitutifs d'une langue commune préhistorique.



Le chapitre II tend à démontrer par la comparaison du souletin, du roncalais et du salazarais, comment les isoglosses s'enchevêtrent géographiquement, comment chaque dialecte archaïse ou innove, mais qu'au total l'analyse révèle beaucoup plus de traits communs importants que de divergences. Le biscaïen lui-même (qui passe pour être presque une langue à part dans les Provinces basques) est aux yeux de Luis Michelena un dialecte solidaire de tous les autres. Uhlenbeck a jadis émis l'idée que les ancêtres des Basques devaient parler des idiomes différents qui se sont rapprochés peu à peu et en somme apparentés. Luis Michelena fait remarquer qu'en tout cas depuis le XVIe siècle les textes nous montrent une évolution inverse : les dialectes étaient plus proches les uns des autres (biscaïen y compris) que de nos jours, au temps de Garibay, Betolaza ou Capanaga. Il croit pouvoir extrapoler pour les siècles antérieurs et il admet que les divergences sont relativement récentes.



Le chapitre III est intitulé : Histoire et préhistoire de la langue. C'est un exposé de la documentation dont on dispose pour une diachronie du basque et une reconstruction de son état antérieurement aux textes connus.



Le chapitre IV s'occupe de "l'élément latino-roman". Certes, Luis Michelena reconnaît l'influence du latin et les langues romanes sur le basque. Il se refuse à chiffrer les dettes. Il estime que l'étude comparative du basque et des parlers latino-romans n'a pas été menée comme il eût fallu. Schuchardt est difficile à suivre : en lui, science, intuitions géniales et rapprochements arbitraires se côtoient trop souvent ; Rohlfs est plus sûr, mais son enquête n'est pas étendue. Bref, on manque d'un travail d'ensemble qui permette de savoir au juste quels sont les emprunts que le basque a faits au latin ou à ses continuateurs. Luis Michelena fait remarquer que des mots, considérés comme des emprunts pour leur allure générale, n'ont jamais été expliqués (apukadu, elikatu, endorea, etc.). D'autres offrent des difficultés sémantiques (deus). Certains se prêtent à des étymologies différentes (meneratu vient-il du latin veneratum ou du basque men-era-tu ?) Reste à dater les emprunts. Ici Luis Michelena nous donne des critères d'ancienneté : maintien des i et u brefs (bike, putzu), maintien de l'articulation vélaire de c et g devant voyelle antérieure (bake, errege, erregina), maintien de la diphtongue au (gauza), maintien des occlusives sourdes entre voyelles (apiriko, bekatu, ezpata), etc. Il reconnaît du reste qu'on n'aboutit pas à des datations précises. D'autre part le basque semble révéler que la lettre latine s correspondait au son z basque (zapore, zigilu, zeta) et que la correspondance s/s (saindu, soinu) est plus récente. Des mots comme kapera, padera trahissent une origine gasconne : l'évolution -ll- > -r- n'est pas basque. Luis Michelena ajoute des traits qui marquent souvent d'une griffe basque les mots empruntés : sonorisation des occlusives sourdes à l'initiale ou après l ou n (bake, dorre, gauza, aldare, ingude) ; chute de -n- entre voyelles, maintien de -nn- sous forme de -n- ; passage de l à r entre voyelles, maintien de -llsous forme de l (gatea, anoa, zeru, gaztelu). En passant, Luis Michelena montre qu'il n'est pas prudent de tirer de faits purement linguistiques des conclusions de caractère historico-culturel. — La conclusion de ce chapitre, c'est que l'étude des relations linguistiques latino-basques est passionnante et démontre la résistance dont le basque a fait preuve en gardant à travers les siècles et les emprunts une physionomie particulière.



Le chapitre V aborde la question de l'influence indo-européenne prélatine. Après une digression sur quelques éléments arabes et germaniques dus plus probablement à des emprunts romans, Luis Michelena, tout en admettant que sans doute l'indo-européen a dû, avant l'arrivée du latin, s'infiltrer dans le basque, se montre très rétif à croire que l'on puisse avec certitude trier le vocabulaire euskarien pour dresser la liste des vieux mots. Il passe au crible fin les essais qui ont été tentés par les comparatistes sur ce terrain mouvant, et il faut avouer que l'éreintement est magistral : il leur abandonne maite et il leur offre, de son propre cru, le mot ui, poix, synonyme de bike. Après quoi, il constate que ni la composition par préverbes, ni la déclinaison, ni la conjugaison indo-européennes ne se montrent dans la langue basque.



Le chapitre VI traite des relations de parenté de cette langue. Il s'ouvre sur des généralités concernant les classements typologiques et généalogiques des langues. Le basque a été comparé par des amateurs peu sérieux à toute sorte d'idiomes. Mais des linguistes de grande autorité ont voulu démontrer la parenté du basque avec deux groupes de langues : d'une part, les langues hamito-sémitiques ; de l'autre, les langues caucasiques. — Schuchardt, de textes ibériques mal lus, avait cru avoir démontré la parenté du basque et de l'ibère ; et, comme il croyait que les Ibères étaient venus de l'Afrique du Nord, il concluait que leur langue et aussi le basque devaient avoir des attaches avec le groupe hamito-sémitique : de l'ibère on ne sait pas grand chose ; du moins est-il évident que ses morphèmes, comme ceux du basque, ne comportent pas de flexion interne, signe caractéristique du berbère comme de l'arabe. Pour les comparaisons de vocabulaire présentées par Schuchardt, on n'en parle plus depuis un célèbre article de Zyhlarz. — La thèse caucasique, jadis entrevue par le P. Fita, a été travaillée par Marr et Trombetti, mise en forme par Uhlenbeck, développée par Dumézil, Bouda et Lafon. Luis Michelena expose et critique en 21 pages les arguments de cette théorie à la mode. Il rejoint Vogt et Meillet dans leur scepticisme : d'une part, il reproche aux caucasistes de comparer des mots ou des morphèmes ou des affixes tirés de n'importe quel dialecte basque de n'importe quelle époque avec des matériaux de n'importe quelle langue caucasique ancienne ou actuelle, au lieu de chercher des correspondances entre reconstructions du basque commun et du caucasique commun ; d'autre part, il constate avec peine que jusqu'ici l'hypothèse caucasique n'éclaire en rien la formation du basque et se présente comme un jeu inutile, quels que soient les mérites des savants respectables qui s'y livrent. — Luis Michelena ne se montre pas plus enthousiaste à l'égard de la glottochronologie appliquée à notre langue, et il conclut en faisant des vœux pour que des découvertes de documents et le progrès des méthodes permettent un jour de percer le mystère qui entoure la filiation du basque.



Ce résumé puisse-t-il encourager les esprits curieux à se reporter au livre lui-même et à l'étudier la plume à la main."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 900 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!