PROVERBE DU 5 OCTOBRE 2026 (SAINTE FLEUR) (SAINT PLACIDE) (LILI).
FLEUR : Sainte Fleur d'Issendolus (ou Flore) naît à Maurs (Cantal) vers 1300 ou 1309.
5 OCTOBRE SAINTE FLEUR D'ISSENDOLUS
Née au 14ème siècle dans une famille de 19 enfants, cette religieuse de l'ordre des Hospitaliers se voue au service des malades à l'hospice de Beaulieu, à Issendolus (Lot) dans le Quercy.
Fleur opère aussi des miracles pendant sa vie et après sa mort.
Fleur est considérée comme sainte par l'Eglise catholique et est fêtée le 5 octobre.
PLACIDE : Placidus de Subiaco ou saint Placide, saint de l'Eglise catholique, est un moine bénédictin, disciple de saint Benoît, qui naît en 518.
5 OCTOBRE SAINT PLACIDE DE SUBIACO
Placide est confié tout jeune à saint Benoît, pour être élevé à Subiaco (Latium, Italie).
Placide va dès lors partager la vie rigoureuse des moines.
Placide accompagne ensuite saint Benoît au Mont-Cassin (Cassino, Italie), où il meurt en 541 ou 542.
LILI : Flor, fleur en pare. Liliko jauregi zahar ezaguna Zeztoan, I, XV. mendeko eraikina.
Hitz arrunra da ("lorea") bai eta Ekain haitzulotik hurbil dagoen jauregi baten izena ere. Zestoan (Gipuzkoa). Loreak Europako kulturan emakumearekin lotu izan dira beti. Gogoratu beharra dago Erromako Flora loreen eta udaberriaren jainkosa zela, eta kristauen artean ere liliak eta udaberria Ama Birjinaren erlazionatu direla, eta, hedaduraz, emaztekiekin. Euskal kantu zaharrtean, Europa osoan bezala, lorea izan ohi da andrearen irudia. Ingelesez Lily lore baten izena ez ezik Elizabeth-en hipokoristikoa ere bada. Aldaerak : Lore eta Lorea.
LOREA : Hiru iturburu ditu izen honek : hitz arrunta da ("lilia"). Zallako (Bizkaia) Andre Mariaren ermita eta Navarro Villosladaren Amaya o los vascos en el siglo VIII eleberriko pertsonaia. Aldaerak : Lili eta Lore.
LIVRE DE NAVARRO VILLOSLADA AMAYA LOS VASCO EN EL SIGLO VIII
Une naissance du 5 octobre : Francesco Guardi.
PORTRAIT DE FRANCESCO GUARDI PAR PIETRO LONGHI 1764
Né le 5 octobre 1712 à Venise (république de Venise) - Mort le 1er janvier 1793 à Venise (république de Venise).
Francesco est un peintre vénitien du 18ème siècle, considéré avec Canaletto et Bellotto, comme l'un des représentants les plus significatifs du védutisme italien (ou peinture de paysages urbains).
Ses deux parents appartiennent à la noblesse.
Son père meurt en octobre 1716 laissant sa femme et ses 4 enfants.
La première éducation artistique de Francesco vient de son frère Gianantonio, qui est également le directeur de l'atelier familial.
Parallèlement, Alessandro Magnasco et Marco Ricci exercent une influence durable sur l'artiste.
Ses premières compositions figuratives sont souvent difficiles à distinguer du style de son frère.
En 1735, il commence à travailler dans l'atelier du peintre Michele Marieschi, où il est resté jusqu'à la mort de ce dernier en 1743.
Il travaille en même temps en collaboration avec son frère Gianantonio.
Il semble que Francesco ait rapidement apporté des contributions indépendantes, principalement en tant que peintre de figures, aux grands projets de l'atelier.
En octobre 1738, don Pietro Antonio Guardi lui passe une commande pour réaliser des peintures de trois lunettes de l'église de Vigo d'Anaunia.
Il accepte également des commissions indépendantes.
En mai 1756, il signe un contrat de mariage avec Marianna Dimurat mais il se marie en février 1757 avec Maria Mathea Pagani, avec laquelle il aura 3 enfants.
En 1758, Francesco signe sa première vue de Venise qui est considérée comme influencée par Canaletto.
Après la mort de son frère en 1761, il continue de travailler occasionnellement en tant que peintre de figures.
Il prend la tête de l'atelier et son style s'affirme dans les vedute et les caprices.
Il s'inscrit dans la Confrérie des peintres vénitiens.
Francesco meurt le 1er janvier 1793, à 80 ans.
TABLEAU LE GRAND CANAL DE VENISE AVEC LE PALAZZO BEMBO 1768 DE FRANCESCO GUARDI
Voici le proverbe du lundi 5 octobre 2026 :
URRIA, USOEN GALGARRIA.
Octobre, fatal aux palombes.
PALOMBIERES D'ETXALAR PAYS BASQUE D'ANTAN
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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Voici ce que rapporta le quotidien La Gazette de Bayonne, de Biarritz et du
Pays Basque, dans plusieurs éditions :
le 24 février 1923 :
"... Quelque chose qui fait du bruit encore, mais pour des causes moins graves, c'est la réponse de M. Chéron, ministre de l'Agriculture, à M. Le Barillier, sénateur, à propos de la chasse aux alouettes. Nos lecteurs ont eu sous les yeux, hier, la lettre du ministre. A ce sujet, nous avons reçu, nous aussi, une lettre intéressante et je cède bien volontiers la place à mon correspondant pour vous en donner connaissance :
"Monsieur le Rédacteur en Chef,
En réponse à une nouvelle et pressante démarche de notre sénateur, M. Le Barillier, M. le Ministre de l'Agriculture a fait connaître qu'il ne lui est pas possible de donner une suite favorable au voeu dont M. le sénateur Le Barillier s'est fait l'interprète auprès de lui, et ce pour les considérations suivantes :
La chasse à la repasse, de la grive, a été interdite d'une manière générale dans toute la France depuis plusieurs années, parce qu'il a été reconnu qu'elle favorisait le braconnage du gibier sédentaire et la destruction des petits oiseaux migrateurs utiles. Il ne pouvait être fait une exception à cette mesure pour les Basses-Pyrénées.
Les allégations des chasseurs des Basses-Pyrénées relatives aux dégâts que les alouettes causeraient aux cultures n'auraient pas été reconnues fondées. De nombreuses autopsies ont permis de constater que ces oiseaux consommaient en général des insectes et des graines nuisibles.
Pour la grive, la restriction de sa capture, au retour, ne serait pas religieusement observée dans tous les pays, si nous en croyons Pierre Benoit (Koenigsmark, la Grande-duchesse de Lautenbourg dans sa cabane de verdure.)
LIVRE KOENIGSMARK DE PIERRE BENOIT 1923
Et, sans aller aussi loin, n'existe-t-il pas certaine contrée privilégiée en France, dans laquelle la chasse à la repasse d'un gibier, dit pie de Mars, ou merle de Corse, apparenté à la grive, est autorisée ?
MONTICOLE MERLE-BLEU
Quant à la crainte que sa chasse (nous ne la demandons qu'au fusil) puisse favoriser le braconnage du gibier sédentaire, elle ne peut exister dans notre région, dépourvue de tout gibier sédentaire.
Pour l'alouette des champs et son alimentation, nous restons sceptiques. Il serait intéressant de connaître l'époque à laquelle ont été capturées celles ayant servi d'expérience.
Il y a lieu de supposer que c'est dans une période où il n'existe pas d'ensemencements, et dans laquelle, faute de graines utiles à absorber, l'alouette est obligée de se rabattre sur leurs succédanées.
De nouvelles expériences faites en Octobre ou Mars, donneraient, croyons-nous, un résultat bien différent.
Ch. De La Rue."
HENRY CHERON 1921 MINISTRE AGRICULTURE DE 15 JANVIER 1922 AU 29 MARS 1924 Par Agence de presse Meurisse — Bibliothèque nationale de France, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18753429
le 8 mars 1923, sous la plume de R. Abéberry :
"La chasse à l'alouette.
La "Petite Gironde" publie la lettre ci-dessus adressée d'Arcangues à M. Le Barillier, sénateur :
ALBERT LE BARILLIER SENATEUR MAIRE D'ANGLET PAYS BASQUE D'ANTAN
Je suis en possession de la réponse que vous a faite M. le Ministre de l'Agriculture, au sujet de la chasse à l'alouette. Ainsi que vous me l'appreniez par votre honorée du 20 octobre : "Elle n'est pas pour nous satisfaire".
Devenu très sceptique sans avoir cependant approfondi la doctrine philosophique de M. Pyrrhon, je doute de la véracité des arguments contenus dans la longue réponse de M. le Ministre, et, ce, d'autant plus que nos diverses allégations fournies, preuves à l'appui, n'ont pas été reconnues fondées en haut lieu, qu'il n'a été tenu aucun compte des déclarations parfaitement dignes de foi, qui avaient fourni des faits précis d'observation et d'expérimentation, pour démontrer que l'alouette n'est point insectivore. La réponse du ministre contient, entre autres, la phrase suivante : "De nombreuses autopsies ont permis de constater que les alouettes consommaient, en général, des insectes nuisibles : charançons, pyrales, etc..., et beaucoup de graines nuisibles". Je guérirais certainement de mon scepticisme si l'on voulait bien nous faire savoir, sans délai : Où ? — Quand ? — A quelles dates précises ? — Par qui ont été faites ces "nombreuses autopsies" ? — A quelle région appartiennent les chasseurs privilégiés qui ont eu mission de capturer les oiseaux à disséquer ? — Où sont gardés les procès-verbaux des médecins-légistes ou des praticiens qui ont procédé à ces "nombreuses autopsies", afin que nous puissions avoir des copies exactes de ces procès-verbaux.
Jusque là, les pauvres chasseurs d'Anglet, d'Arcangues et d'ailleurs resteront insensibles à tous les regrets exprimés par M. le Ministre et son chef de cabinet, tandis que je continuerai à demander, en vieux Basque têtu, que l'on fasse disparaître au plus tôt le génie malfaisant qui nous empêche d'avoir gain de cause, ne réclamant, je le répète encore, qu'une chose parfaitement juste et raisonnable. Demandons, sans nous lasser, jusqu'à obtention.
J'allais clore mon épitre, lorsque je reçois d'un vieil ami de Saint-Jean-Pied-de-Port "pour toutes fins utiles avec souhaits de plein succès", un extrait de journal, libellé comme suit : "On annonce que le préfet de la Corrèze autorise la chasse à l'alouette du 20 février au 2 avril inclus ; l'autorisation est générale sans formalités préalables".
Et alors quoi, la Corrèze ne dépend plus de la France ???
Je vous supplie de nouveau, Monsieur le Sénateur, d'agir sans relâche et sans perdre courage. Et dans l'attente toujours de la bonne nouvelle, je suis, avec un profond respect, votre humble serviteur."
le 26 avril 1923 :
"La chasse aux Alouettes et à la Bécasse vue au Conseil Général.
Nous avons parlé à plusieurs reprises de la chasse aux alouettes dans notre département. Aussi devons-nous signaler spécialement le rapport présenté au Conseil général des Basses-Pyrénées par M. Dufourcq sur la fixation des dates d'ouverture et de clôture des différentes chasses et la discussion qui s'en suivit.
L'ouverture générale a été fixée au mercredi 15 août 1923. La clôture générale, au 27 janvier 1924. La clôture anticipée de la chasse à la caille aura lieu le 30 novembre 1923.
A ce propos, M. Le Barillier s'est élevé contre l'intervention de M. Chéron, ministre de l'Agriculture, intervention déplorable au point de vue cynégétique , pour tout le littoral.
M. Minier a fait remarquer que la chasse à la bécasse de retour est autorisée jusqu'au 31 mars ; il ne doute pas que cela soit dû à l'intervention heureuse de M. le Préfet, à qui il adresse les remerciements des chasseurs.
Une longue discussion s'est engagée ensuite sur les mérites et les défauts de l'alouette, ce qui a donné à M. le Préfet l'occasion de lire une circulaire fort pittoresque du Ministre de l'Agriculture.
M. Argacha a soutenu que l'alouette n'est pas un oiseau insectivore, mais bien granivore, et très nuisible à l'agriculture.
M. Léon Bérard s'est efforcé de concilier enfin la bonté que nous devons à nos frères inférieurs, avec les intérêts des agriculteurs qui souffrent des ravages dont l'alouette est responsable.
Et la question, on le voit, est restée en état."
le 28 avril 1923 :
"... Pourtant avant de tirer notre chapeau à MM. les Conseillers généraux qui, cette session close, se retirent dans leurs terres ou vont prendre le chemin du Palais Bourbon ou du Luxembourg, jetons un dernier regard sur leurs travaux, écoutons un dernier écho de leurs débats.
Entendez la voix, on l'entend toujours avec plaisir, de M. Léon Bérard. Notre ministre de l'Instruction publique n'est pas qu'un grand et délicat lettré : c'est même un poète fort distingué qui volontiers ferait comme le sous-préfet aux champs d'Alphonse Daudet, dont nous évoquions tout à l'heure le souvenir. Mais c'est aussi un homme politique, qui doit tenir compte des voeux de la population de son département. Or on sait que dans le département des Basses-Pyrénées, il se trouve une majorité fort imposante et fort ardente de gens qui ne se contentent pas, comme dans l'autre Midi, où l'on vit surtout d'illusions, d'aller au moins chaque dimanche chasser la casquette en compagnie de Bézuquet, de Costecalde et de Tartarin. Ici l'on chasse la bécasse et quand la bécasse ne donne pas, l'alouette, comme faute de merles on mange des grives. Donc les chasseurs bas-pyrénéens ont déclaré aux bécasses et aux alouettes une guerre dans merci. Au cours de cette session ils ont supplié les pouvoirs publics de n'y mettre aucun obstacle et c'est alors qu'un malicieux conseiller a demandé comment les pouvoirs publics, c'est-à-dire la gouvernement, pourraient leur donner toute satisfaction alors que dans une récente circulaire, le ministre de l'Instruction publique a recommandé aux professeurs de nos écoles de développer dans le coeur des jeunes français l'amour et le respect des petits oiseaux.
LEON BERARD MINISTRE INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS DU 16 JANVIER 1921 AU 29 MARS 1924
M. Léon Bérard, qui est homme d'esprit, a répondu que comme conseiller général il ne pouvait qu'approuver la circulaire du ministre de l'Instruction publique, mais qu'il fallait bien s'efforcer de concilier la bonté que nous devons à nos frères inférieurs avec les intérêts des agriculteurs.
J'ignore si les bécasses et les alouettes saisiront la finesse de cette dimension, mais elles pourront, si elle en comprennent la portée, tomber héroïquement sous le plomb des chasseurs, au cri de : "Vive l'agriculture française !" — ce qui ne pourra manquer de faire plaisir à M. Chéron."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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PROVERBE DU 4 OCTOBRE 2026 (SAINT FRANÇOIS) (AURORE) (ROXANNE) (PATXI).
FRANÇOIS : François naît vers 1182, dans la famille d'un riche drapier d'Assise, en Italie, sous le nom de Giovanni Di Pietro Bernardone.
4 OCTOBRE SAINT FRANCOIS D'ASSISE
François est surnommé Francesco (Français) par son père, coutumier des voyages en France.
François aspire à la noblesse et à la chevalerie, comme tout bourgeois de son époque.
A l'âge de 20 ans, François est fait prisonnier lors d'une bataille contre Pérouse, la cité voisine.
Libéré, François part en pèlerinage à Rome et voit en songe le Christ.
Contre la volonté de son père, François renonce à ses biens et se consacre à la construction d'une chapelle où très vite les disciples affluent.
Se dépouillant de ses vêtements, François meurt nu, à même le sol près de la petite chapelle de la Portioncule, dans la nuit du 3 au 4 octobre 1226.
4 OCTOBRE SAINT FRANCOIS D'ASSISE
François d'Assise est le fondateur de l'ordre des frères mineurs, caractérisé par la prière, la joie, la pauvreté, l'évangélisation et l'amour de la Création divine.
François est canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX.
Frantziskoren hipokoristikoa izan da, eta oraindik ere horrela da hein batez, baina aitortu beharra dago maizkara gaztelaniazko Franciscoren euskarazko baliokidetzat hartzen dela. 1574an Espartza Zaraitzuko (Nafarroa) elizaren agirietan Don Pachi izeneko apaiza azaltzen da. Ikus Frantzisko.
Frantzisko : Francisco (es), François (fr), Francis (en).
Asisko Frantzisko zor zaio honen hedadura. Berez Frantzes izenaren txikigarria zen italieraz (ikus aurreko sarrera) ; sorburua santuaren amaren frantses hizkuntzaren alderako zaletasunean bilatu beharra da. Gure artean izenik erabiliena izan da luzaz. Xabierko doneari esker. Erabilera handikoa izan denez hipokoristiko asko eduki ditu : Patxi, Patxo, Praisku, Pantxiko, Patziku... Santuaren egunak : urriaren 4an (Asiskoa), eta abenduaren 3an (Xabierkoa).
Une naissance du 4 octobre : André Salmon.
PORTRAIT D'ANDRE SALMON PAR LEOPOLD GOTTLIEB 1920
Né le 4 octobre 1881 à Paris 11ème arrondissement - Mort le 12 mars 1969 à Sanary-sur-Mer (Var).
C'est un écrivain français, poète, romancier, journaliste et critique d'art, l'un des grands défenseurs du cubisme avec Guillaume Apollinaire et Maurice Raynal.
Né à Paris, André passe la fin de son adolescence à Saint-Pétersbourg, où son grand-père et son père, aquafortistes, graveurs et sculpteurs sont invités de 1896 à 1901.
De retour à Paris, il fréquente les soirées de La Plume et rencontre des artistes comme Mécislas Golberg, Picasso, Max Jacob et Apollinaire qui deviennent ses amis.
En 1903, il fait partie de l'équipe qui participera à la création du Festin d'Esope dont Guillaume Apollinaire sera le rédacteur en chef.
A partir de 1903, il commence à publier des poésies.
En 1906, André découvre Toulon et la Provence.
En 1908, il s'installe au Bateau-Lavoir, qu'il quitte ensuite pour Montparnasse.
En tant que critique d'art, il mène une action défensive des plus importantes au sein de la presse contre la méfiance quasi générale de la critique.
De 1909 à 1910, il écrit dans L'Intransigeant, avant de céder sa place à Apollinaire.
En juillet 1909, André épouse Jeanne Blazy-Escarpette.
Il intègre alors Paris journal en 1910, sous le pseudonyme de La Palette.
En 1912, il publie La Jeune Peinture française, ouvrage comprenant "Histoire anecdotique du cubisme" révélant pour la première fois l'existence du tableau Les Demoiselles d'Avignon de Picasso.
En 1913, il publie son premier roman, Tendres Canailles.
De 1913 à 1914, André tient la chronique des Salons avec Apollinaire dans la revue Montjoie ! de Ricciotto Canudo.
Au début de l'année 1953, la ville de Bayonne défraye la chronique de l'actualité, avec l'Affaire Finaly.
AFFAIRE FINALY 1953 PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta à ce sujet C. Fromenti dans le magazine hebdomadaire Qui? Détective, le 2
mars 1953 :
"Nos envoyés spéciaux à Bayonne et en Espagne ont reconstitué l'extraordinaire odyssée... des enfants Finaly.
(De nos envoyés spéciaux.)
Une affaire étonnante. Un fait divers hors série.
Il paraît désormais difficile de songer à la petite-histoire de l’après-guerre sans y faire place à cette mélodramatique affaire Finaly dont les échos ont depuis longtemps dépassé les frontières de l’actualité quotidienne.
Pas de sang. Pas de mystère.
Rien de ce qui, d’habitude, fournit la trame des drames à sensation.
Seulement, le destin de deux enfants. De deux enfants, de 10 et 11 ans, qui sont devenus, malgré eux, l'enjeu d'une sorte de match judiciaire et religieux. De deux enfants dont, en raison de leur origine, de leur passé, on se dispute l'avenir.
Ecartelés entre deux puissances de la vie, entre une parenté naturelle et une parenté d’adoption, les voici placés au centre d'une sorte d'épreuve de force.
Eux — que l’on sache — n’ont guère voix chapitre. Où va leur cœur ? Et si leur cœur s'est prononcé, la Justice doit-elle les arracher à leur inclination ? Car c’est cela, au fond, tout le problème.
La cruauté d’un monde déchiré par la guerre a fait de ces deux gosses des réfugiés et des orphelins. Une femme de cœur les a recueillis, élevés, adoptés, bravant tous les périls. Ces enfants ne furent pas les seuls dans ce cas. Mais, de tous les orphelins de la guerre, les voici promus, par une cascade de rebondissements inattendus, au rang de vedettes internationales.
La presse entière répète leurs noms et diffuse leurs photos. Des juristes, des docteurs en théologie, des avocats illustres, des académiciens, des prédicateurs, des princes de l'Eglise, prononcent à leur sujet des paroles solennelles. Des controverses passionnées s'engagent. Les plus hautes sphères spirituelles sont alertées. Des magistrats s'épongent le front en constatant qu’il leur faut incarcérer d'honorables représentants du clergé ou de saintes femmes de religieuses. Des policiers, habitués à affronter des hors-la-loi se voient traquant les aveux de prêtres liés par leur fidélité à leurs croyances. De vieux mots, qui semblaient avoir disparu de la chronique du vingtième siècle, ressuscitent sous la plume : fanatisme, inquisition, crime de rapt !
Et derrière tout ce cliquetis d’éloquence, des ombres, des images, des fantômes se dressent, où se mêlent à la fois les affreuses ténèbres de la persécution nazie, les radieuses clartés de la charité chrétienne, l’âpre duel des hommes de loi de Grenoble et, pour finir, la romanesque conjuration du pays basque.
Oui, l'affaire Finaly, c’est tout cela !
Elle va d'Hitler à Ramuntcho, des camps de mort de la déportation raciste à la célèbre Villa Chagrin, la prison de Bayonne, des écoles religieuses où, pendant la guerre, l’on camouflait les petits Israélites, aux sentiers de montagne où l’on passe traditionnellement en fraude des devises et des dentelles. C’est là que, pour ma part, j’ai abordé l’histoire, l’autre dimanche. Je l'ai abordée par le côté "Ramuntcho". On verra, par la suite qu'en suivant dans la montagne le vieux passeur qui aida à faire fuir vers l'Espagne les petits Finaly, on peut aussi bien remonter l'histoire à ses débuts que tenter d'en entrevoir le dénouement — tout au moins le dénouement provisoire.
J’étais donc, ce jour-là, à Biriatou, cul-de-sac en promontoire de la route qui part du pont de Béhobie.
Ceux qui ont suivi les débuts de la guerre d’Espagne se souviennent de ces terrasses fleuries dominant la vallée de la Bidassoa et d’où l'on pouvait, comme d’un balcon de théâtre, assister d’une rive à l’autre, aux premiers chocs des franquistes et des républicains. Certains contemplaient alors avec l’insouciance de gens qui vivent en paix ces premières images de la guerre civile, sans se douter qu'elle annonçaient, dans le ciel d’Europe, les premières lueurs du cataclysme mondial. Sans se douter aussi qu’à ce même coin de la frontière, on viendrait, durant l’invasion allemande, chercher un passage, un chemin d’évasion vers l'Espagne pour fuir les persécutions de la Gestapo. Etrange retour des choses !
Mais qui aurait pensé que, huit ans après la guerre, le spectre des persécutions écarté, on viendrait encore solliciter un passage clandestin pour deux enfants, dont les parents — des Israélites autrichiens — réfugiés d'abord en France, étaient morts ensuite en déportation en Allemagne !
Oui, plus de huit ans après, que redoutaient donc ces deux enfants ? C'était le curé de Biriatou lui-même qui avait pris les choses en mains. Cela se passait le vendredi 13 février. La veille, à la nuit, monsieur le curé avait envoyé sa servante contacter Joseph Susperreguy, dit El Ttomo, un vieux "passeur" de la montagne.
PASSEUR JOSE SUSPERREGUY AFFAIRE FINALY 1953 PAYS BASQUE D'ANTAN
— Ttomo, dit l'envoyée du prêtre, monsieur le curé a pour toi une mission de confiance. Il s'agit de faire passer en Espagne deux petits chrétiens que l'on veut envoyer chez les Juifs, en Palestine. Monsieur le curé te les amènera demain matin vers 7 heures. Il accompagnera les enfants jusqu'en Espagne. Tu leur serviras de guide. Il y aura dix mille francs pour toi et dix mille francs pour Etchegorreta qui, à Vera, leur donnera provisoirement asile.
Ttomo acquiesça.
Il est né de l'autre côté de la frontière. Mais il vit en France depuis l'âge de 4 ans. Il a aujourd'hui 66 ans. Et voilà trente-sept ans qu'il loge dans cette ferme où on l'héberge. Trente-sept ans qu'il sert de guide pour ceux qui veulent passer en fraude la montagne, trente-sept ans qu'il connaît les moindres pierres de l'étroit sentier qui chemine à travers des roches abruptes, jusqu'au sommet du col hérissé de sapins qui domine la vallée.
Evidemment, le temps n'était guère favorable à ce genre d'expédition. Le chemin recouvert d'une épaisse couche de neige. Le vent soufflait en rafales glacées. Mais, puisque Monsieur le curé lui-même en avait décidé ainsi...
A l'heure dite, le vendredi 13, l'abbé Ibarburu se présenta au rendez-vous, flanqué des deux enfants.
IBARBURU CURE BIRIATOU PAYS BASQUE D'ANTAN
— Un sale temps, monsieur le curé ! fit le "passeur". Nous aurons de la neige jusqu'à mi-jambe.
— Dieu nous aidera, répondit l'abbé.
Et le calvaire commença. Car ce fut un vrai calvaire. Robert, l'aîné des deux petits Finaly, précédait Gérald, son frère cadet. Ils n’étaient guère équipés pour une telle expédition. Ils étaient tête nue, et si le plus grand avait des souliers de montagne, le plus jeune était chaussé de souliers bas.
LES FRERES FINALY
C'est El Ttomo qui me raconte maintenant l'aventure par le truchement du chauffeur basque qui m'accompagne. Il est là, devant moi, avec son nez camus, son visage tanné, son large béret noir, sa silhouette de vieux contrebandier qui ne s'étonne plus de rien.
— "Quand nous quittâmes la ferme, il y avait vingt centimètres de neige. Après un quart d'heure de marche, il y en eut près de quarante. Au début, les enfants considéraient joyeusement l’aventure. Ils furent bientôt transis et fatigués. Je marchais en tête, pour tracer le chemin. Le curé soutenait leur marche, en les tenant par la main à tour de rôle. Ils ne pouvaient avancer qu'en plaçant leurs pieds dans les traces de mes pas. Nous mîmes quatre heures pour atteindre l’Espagne. Si j'avais été seul, j'aurais renoncé ; mais le curé nous encourageait à persévérer.
Enfin, apparut, dans la vallée, montant de la cheminée d'une ferme isolée, un tremblant filet de fumée bleue.
Courage, mes enfants ! s'écria l'abbé Ibarburu, du ton enflammé d’un pèlerin découvrant la Terre Promise, nous arrivons !"
Il était 11 h. 30. La fumée qui montait dans le ciel d’hiver était celle d’une de ces auberges de frontière (une "venta") qui se sont multipliées pendant la guerre, au temps de la contrebande des marchandises contingentées. C'est dans cette auberge que l’on déshabilla les petits pour les réchauffer devant le feu de bois qui pétillait dans l'âtre. On leur servit une soupe chaude, des saucisses, des fruits. L'abbé Ibarburu leur acheta d'autres chaussures, car leurs souliers étaient brûlés par la neige.
Malgré la fatigue, la joie semblait renaître sur les traits tirés, bleuis par le froid, des deux gosses.
— Sauvés, disaient-ils ! Comme "maman" sera contente, lorsqu’elle apprendra que nous sommes sauvés ! Comme nous voudrions déjà lui annoncer la nouvelle !
Sauvés ? De qui ? "Maman" ? Quelle maman ? C’est toute l’histoire.
"Maman", pour les petits Finaly,c'est, bien sûr, cette demoiselle Annette Brun, l'âme de l'affaire.
MME ANNETTE BRUN QUI? 2 MARS 1953
Celle qui s'est vouée depuis quarante ans, à cœur perdu, au sauvetage de l'enfance en péril, cette directrice de la crèche municipale d’un faubourg grenoblois, qui, le 18 février 1944, recueillit, alors que leurs parents venaient d'être emmenés par les nazis, les deux petits Israélites, presque mourants — l’un venait d'être opéré d'une mastoïdite, le second souffrait d'une très violente dysenterie — et qui, huit ans plus tard, se trouve inculpée de séquestration d’enfants et tenue au secret dans une cellule de la prison de Grenoble."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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Gérard est admis très jeune en qualité de page à la cour de Béranger, comte de Namur.
Gérard, homme de guerre du 10ème siècle prend l'habit de bénédictin et crée en 919 une abbaye sur les terres de son père, à Brogne, aujourd'hui Saint-Gérard, dans l'actuelle Belgique.
Gérard est canonisé par Innocent II, au Concile de Reims, en 1131.
Liturgiquement, Saint Gérard est commémoré le 3 octobre.
FRANÇOIS DE BORGIA : François de Borgia et de Trastamare, duc de Gandia, Grand d'Espagne, naît à Gandia (Valence, Espagne) le 28 octobre 1510 et meurt à Rome le 30 septembre 1572.
TABLEAU DE L'ILLUMINATION DE SAINT-FRANCOIS DE BORGIA PAR DELLA VECCHIA VERS 1670
C'est un membre de la haute noblesse Espagnole, apparenté à la famille royale.
En 1529, il épouse Eléonore de Castro, avec laquelle il aura 7 enfants.
En juin 1539, il est nommé vice-roi de Catalogne par l'empereur et roi Charles 1er d'Espagne.
Il entre dans la Compagnie de Jésus, en juin 1546.
Il en est le 3ème Supérieur général de 1565 à sa mort, en septembre 1572.
Il est canonisé par le pape Clément X en 1671.
Il est liturgiquement commémoré le 3 octobre.
BORJA : San Francisco de Borja. San ignaziok Jainkoaganatu zuen handietarik "Borgia" odoleko frantses hau ere (+1572).
3 OCTOBRE SAINT FRANCISCO DE BORGIA PAR ALONSO CANO 1624
Un décès du 3 octobre : Margarita Kirillovna Morozova.
MARGARITA MOROZOVA
Née le 3 novembre 1873 à Moscou (Russie) - Morte le 3 octobre 1958 à Moscou (Russie).
Margarita est une mécène russe fameuse du début du 20ème siècle et l'une des représentantes importantes de l'élite philosophico-religieuse, culturelle et mondaine de cette époque.
Elle est la fondatrice de la Société philosophico-religieuse de Moscou, ouvre son salon à nombre d'hommes de lettres et de musiciens, lance la maison d'édition La Voie et fait partie du comité directeur de la Société musicale russe.
Elle naît dans la puissante famille moscovite des Mamontov, dynastie d'hommes d'affaires appartenant à la classe des marchands.
Son père ruiné, se suicide, laissant une veuve de 25 ans et 2 petites filles dont Margarita.
Sa mère ouvre un atelier de couture réputé pour son "chic" et une école de modélisme.
A 13 ans, elle et sa soeur sont élèves au lycée Petropavlovskaya.
A la fin des années 1880, elle se passionne à la fois de théâtre et d'opéra.
Invitée chez son oncle, Margarita rencontre de nombreux peintres, tels que Valentin Serov, Mikhaïl Vroubel, Ilia Ostroukhov et Alexeï Korovin.
En novembre 1891, elle épouse Mikhail Morozov, héritier de la célèbre dynastie des marchands, avec lequel elle aura 4 enfants.
A partir de mars 1892, le couple reçoit, à Moscou, beaucoup d'invités et profite du théâtre Bolchoï.
Margarita suit des cours d'histoire et de littérature russe.
Les Morozov enrichissent leur collection de tableaux de peintres russes et occidentaux.
Ils reçoivent le sculpteur Paolo Troubetskoï et des hommes de théâtre, l'acteur Mikhaïl Savodski ou le dramaturge et critique Nikolaï Efros.
Parmi leurs invités permanents, il y a le ténor Leonid Sobinov, le compositeur Alexandre Koszyc, des hommes d'affaires et des hauts fonctionnes, comme le banquier Alexandre Karzinkine, Ivan Morozov et Alexeï Morozov, le prince V. M. Ouroussov, le comte L. N. Ignatiev, le prince P. M. Wolkonsky, Vladimir Gadon et Vladimir Djounkovski, futur gouverneur-général de Moscou.
Le compositeur Alexandre Scriabine devient, à partir de fin 1895, un invité fréquent aux soirées musicales des Morozov.
Après la mort de son mari, en octobre 1903, Margarita hérite d'une fortune de 3 millions de roubles.
Peu après, elle part pour la Suisse avec ses enfants et de nombreux domestiques, et elle y reste plus d'un an.
A son retour à Moscou et à la fin de son deuil, en mars 1905, la jeune veuve se tourne vers des activités sérieuses en rapport avec l'état de la société.
Son hôtel particulier se transforme en foyer culturel, où l'on parle de socialisme et de politique, avec des opposants au régime.
En novembre 1905, Margarita est parmi les membres fondateurs de la Société philosophico-religieuse de Moscou.
En mai 1905, elle tombe amoureuse du prince Evgueni Troubetskoï mais celui-ci est marié et ne veut pas quitter sa femme et ses 3 enfants.
A partir de février-mars 1910, elle fonde une collection éditoriale intitulée La Voie, centrée autour de littérature philosophique et religieuse.
Après avoir acheté, en 1909, un petit domaine à la campagne à Mikhaïlovskoie, non loin de la propriété du prince Trubetskoï, elle fait don, en 1910, d'une grande partie de la collection de son mari à la galerie Tretiakov, vend son luxueux hôtel particulier et s'installe dans une maison plus ordinaire.
Elle souffre néanmoins de solitude et entretient avec les autres membres de la Société philosophico-religieuse une correspondance de plusieurs milliers de lettres (dont plusieurs centaines adressées au prince Troubetskoï entre 1906 et 1918).
La Révolution d'Octobre et la guerre civile qui s'ensuit causent la fin de la relation entre Margarita et le prince Troubetskoï.
Après la Révolution, tous ses biens sont confisqués mais elle garde la jouissance de deux pièces du rez-de-chaussée de sa maison.
Finalement, elle et sa soeur sont chassées de la maison en 1930 (à l'époque des purges staliniennes).
Tous ses enfants ayant émigré depuis longtemps, elle tente de leur rendre visite mais cela lui est refusé à plusieurs reprises.
Elle vit pauvrement grâce aux subsides de ses amis.
Elle meurt le 3 octobre 1958, à 84 ans, deux jours après avoir subi un infarctus.