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vendredi 7 mai 2021

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 7 MAI 2021 SAINTE GISÈLE - AMETS

PROVERBE DU 7 MAI 2021 (SAINTE GISÈLE) (MARIE-LOUISE) (AMETS).


GISÈLE : Gisèle de Bavière naît vers 985.



religion catholique saint sainte
7 MAI SAINTE GISELE DE BAVIERE


Gisèle reçoit une éducation chrétienne très poussée, notamment de la part de l'évêque Wolfgang de Ratisbonne.

A 10 ans, elle est fiancée à l'héritier de la Hongrie.

Elle épouse vers la fin de 995 Etienne 1er, un duc magyar qui est sacré roi apostolique de Hongrie à la Noël de l'an 1000.


Les 2 époux se consacrent à l'évangélisation de ce pays encore païen.

Devenue veuve en 1038, Gisèle endure des brutalités de la part du parti païen avant de finir ses jours au monastère de Niedemburg, à Passau, en Bavière.

Elle y décède vers 1060.

Gisèle est déclarée bienheureuse en 1975.



AMETS : J.M. Barandiaranen hiztegi mitologikoa.

(...) amets iz. Lotan, irudimenak sortzen dituen gertaerak edo irudiak Bere ametsa adierazi zion. Ea ametsen batean sinetsi duzun. Amets txarrak izan (...)

(...) Amets eroak. Ez da amets hutsa. Aspaldiko ametsa da gizakiarentzat hegan egitea. Ez gaitezen gal amets bideetan barrena. Ametsen erresumatik lurrera jaitsi amets egin Lotan (...)




Une naissance du 7 mai : Piotr Ilitch Tchaïkovski ou Tchaïkovsky.


compositeur russe
TCHAÏKOVSKY 1893


Né le 7 mai 1840 à Votkinsk (Oudmourtie, Russie) - Mort le 6 novembre 1893 à Saint-Pétersbourg (Russie).

C'est un compositeur russe de l'époque romantique, auteur de 11 opéras, 8 symphonies, 4 suites pour orchestre, 5 concertos, 3 ballets (dont Le Lac des cygnes ou Casse-Noisette), 106 mélodies et une centaine de pièces pour pianos.

Piotr est issu d'une grande famille bourgeoise.

A 5 ans, il commence le piano avec Maria Paltchikova et en moins de 3 ans, il lit la musique aussi bien que sa professeure.

A 10 ans, il est envoyé au pensionnat pour 2 années préparatoires au Collège impérial de la Jurisprudence, où il entre en 1852.

Il se dirige progressivement vers une carrière musicale.

En juin 1854, sa mère meurt du choléra.

Piotr fait des études de droit à Saint-Pétersbourg et il obtient son diplôme en mai 1859.

Il est engagé comme secrétaire au ministère de la justice, emploi dont il démissionne en 1863 pour se consacrer à la musique.

Depuis 1862 et jusqu'en 1865, il étudie l'harmonie, le contrepoint et la fugue avec Nikolaï Zaremba, ainsi que la composition et l'instrumentation avec Anton Rubinstein, le directeur du Conservatoire.

En 1866, Piotr obtient un poste de professeur de théorie musicale au nouveau conservatoire de Moscou et il le gardera jusqu'en 1878.

Il compose, en 1866, sa première symphonie.

En 1876, il rencontre, une mécène Nadedja von Meck, qui lui versera une pension alimentaire pendant 13 ans.

Peu de temps après, l'empereur Alexandre III lui versera 3 000 roubles par an, à vie.

En juillet 1877, il épouse Antonina Miliukova, malgré son homosexualité et le mariage est un échec, ne durant que deux mois.

Dès 1878, il voyage en Europe et sa renommée commence à grandir.

Piotr meurt le 6 novembre 1893 et il aura des funérailles nationales.

Son oeuvre, d'inspiration plus occidentale que celle de ses compatriotes contemporains intègre des éléments occidentaux ou exotiques, mais ceux-ci sont additionnés à des mélodies folkloriques nationales.

Il incarne la figure dominante du romantisme russe du 19ème siècle.



compositeur russe
PIOTR TCHAÏKOVSKY



LE VOYAGE EN ESPAGNE "TRAS LOS MONTES" DE THÉOPHILE GAUTIER EN 1840 (quatrième partie)

  

"TRAS LAS MONTES" DE THÉOPHILE GAUTIER EN 1840.



En 1840, Théophile Gautier effectue un voyage dans la péninsule ibérique et au Pays Basque Sud, en compagnie de son ami Eugène Piot.



pais vasco antes theophile gautier montes
PASSAGE DU COL DE BALAGUER



Voici ce que rapporta à ce sujet le journal L'Ere Nouvelle, le 18 et 19 mai 1930 :


"Vergara. — Vittoria ; le baile national et les Hercules français. — Le passage de Pancorbo. — Les ânes et les lévriers — Burgos. — Une fonda espagnole. — Les galériens en manteaux. — La cathédrale. — Le coffre du Cid. 



A Vergara, qui est l’endroit où fut conclu le traité entre Espartero et Maroto, j’aperçus pour la première fois un prêtre espagnol. Son aspect me parut assez grotesque, quoique je n’aie, Dieu merci, aucune idée voltairienne à l’endroit du clergé ; mais la caricature du Basile de Beaumarchais me revint involontairement en mémoire. Figurez-vous une soutane noire, le manteau de même couleur, et pour couronner le tout, un immense, un prodigieux, un phénoménal, un hyperbolique et titanique chapeau, dont aucune épithète, pour boursouflée et gigantesque qu’elle soit, ne peut donner même une légère idée approximative. Ce chapeau a pour le moins trois pieds de long ; les bords sont roulés en dessus, et font devant et derrière la tête une espèce de toit horizontal. Il est difficile d’inventer une forme plus baroque et plus fantastique : cela n'empêchait pas, en somme, le digne prêtre d'avoir la mine fort respectable et de se promener avec l'air d'un homme qui a la conscience parfaitement tranquille sur la forme de sa coiffure ; au lieu de rabat il portait un petit collet (alzacuello) bleu et blanc, comme les prêtres de Belgique.



Après Mondragon, qui est la dernière bourgade, comme on dit en Espagne, le dernier pueblo de la province de Guipuscoa, nous entrâmes dans la province d'Alava, et nous ne tardâmes pas à nous trouver au bas de la montagne de Salinas. Les montagnes russes ne sont rien à côté de cela, et tout d'abord l'idée qu'une voiture va passer par là-dessus vous paraît aussi ridicule que de marcher au plafond la tête en bas, comme les mouches. Ce prodige s'opéra grâce à six bœufs que l'on attela en tête des dix mules. Je n’ai jamais, de ma vie, entendu un vacarme pareil : le mayoral, le zagal, les escopeteros, le postillon et les bouviers faisaient assaut de cris, d'invectives, de coups de fouet, de coups d’aiguillon ; ils poussaient les jantes des roues, soutenaient la caisse par derrière, tiraient les mules par le licou, les boeufs par les cornes avec une ardeur et une furie incroyables. Cette voiture, au bout de cette interminable file d’animaux et d’hommes, faisait l’effet le plus étonnant du monde. Il y avait bien cinquante pas entre la première et la dernière bête de l’attelage. N’oublions pas, en passant, le clocher de Salinas, qui a une forme sarrasine assez ragoûtante. 



transports diligence autrefois
LE DEPART DE LA DILIGENCE 1818
DESSIN DE GEORGES CRUIKSHANK


Du haut de cette montagne, on voit se dérouler, si l’on regarde derrière soi, en perspectives infinies, les différents étages de la chaîne des Pyrénées ; on dirait d’immenses draperies de velours épinglé jetées là au hasard et chiffonnées en plis bizarres par le caprice d’un Titan. A Royave, qui est un peu plus loin, je remarquai un magnifique effet de lumière. Une crête neigeuse (sierra nevada), que les montagnes trop rapprochées nous avaient voilée jusque-là, apparut tout à coup, se détachant sur un ciel d’un bleu lapis si foncé qu’il était presque noir. Bientôt, à tous les bords du plateau que nous traversions, d’autres montagnes levèrent curieusement leurs têtes chargées de neiges et baignées de nuages. Cette neige n’était pas compacte, mais divisée en minces flocons, comme les côtes d'argent d’une gaze lamée, ce qui augmentait sa blancheur par le contraste avec les teintes d’azur et de lilas des escarpements. Le froid était assez vif et augmentait d’intensité à mesure que nous avancions. Le vent ne s’était guère réchauffé à caresser les joues pâles de ces belles vierges frileuses, et nous arrivait aussi glacial que s'il fût venu en droite ligne du pôle arctique ou antarctique. Nous nous enveloppâmes le plus hermétiquement possible dans nos manteaux, car il est extrêmement honteux d'avoir le nez gelé dans un pays torride ; grillé, passe encore. 


pais vasco antes alava
VITORIA GASTEIZ ALAVA 1840
PAYS BASQUE D'ANTAN


Le soleil se couchait quand nous entrâmes dans Vittoria : après avoir traversé toutes sortes de rues d’une architecture médiocre et d’un goût maussade, la voiture s’arrêta au parador viejo, où l’on visita minutieusement nos malles. Notre daguerréotype surtout inquiétait beaucoup les braves douaniers ; ils ne s'en approchaient qu’avec une infinité de précautions et comme des gens qui ont peur de sauter en l’air : je crois qu’ils le prenaient pour une machine électrique ; nous nous gardâmes bien de les faire revenir de cette idée salutaire. 



Nos effets visités, nos passeports timbrés, nous avions le droit de nous éparpiller sur le pavé de la ville. Nous en profitâmes sur le champ, et, traversant une assez belle place entourée d’arcades, nous allâmes tout droit à l’église ; l’ombre emplissait déjà la nef et s’entassait mystérieuse et menaçante dans les coins obscurs où l’on démêlait vaguement des formes fantasmatiques. Quelques petites lampes tremblotaient sinistrement jaunes et enfumées comme des étoiles dans du brouillard. Je ne sais quelle fraîcheur sépulcrale me saisissait l’épiderme, et ce ne fut pas sans un léger sentiment de peur que j'entendis murmurer par une voix lamentable, tout près de moi, la formule sacramentelle : Caballero, una limosina por amor de Dios. C’était un pauvre diable de soldat blessé qui nous demandait la charité. Ici les soldats mendient, action qui a son excuse dans leur misère profonde, car ils sont payés fort irrégulièrement. Dans l’église de Vittoria je fis connaissance avec ces effrayantes sculptures en bois colorié dont les Espagnols font un si étrange abus. 


pais vasco alava iglesia
CATHEDRALE VITORIA ALAVA
PAYS BASQUE D'ANTAN


Après un souper (cena) qui nous fit regretter celui d'Astigarraga l’idée nous vint d'aller au spectacle : nous avions été affriandés, en passant, par une pompeuse affiche annonçant une représentation extraordinaire d’Hercules français, qui devait se terminer par un certain baile nacional (danse du pays) qui nous paraissait gros de cachuchas, de boléros, de fandangos et autres danses endiablées. 



Les théâtres, en Espagne, n’ont généralement pas de façade, et ne se distinguent des autres maisons que par les deux ou trois quinquets fumeux accrochés à la porte. Nous prîmes deux stalles d’orchestre, qu’on nomme places de lunette (asientos de luneta), et nous nous enfournâmes bravement dans un couloir dont le sol n’était ni planchéié ni carrelé, mais en simple terre naturelle. On ne se gêne guère plus avec les murailles des couloirs qu’avec les murs des monuments publics qui portent l’inscription : "Défense, sous peine d’amende, de déposer, etc., etc." Mais, en nous bouchant bien hermétiquement le nez, nous arrivâmes à nos places seulement asphyxiés à demi. Ajoutez à cela qu’on fume perpétuellement pendant les entr'actes, et vous n’aurez pas une idée bien balsamique d’un théâtre espagnol. 



L’intérieur de la salle est cependant plus confortable que les abords ne le promettent ; les loges sont assez bien disposées, et, quoique la décoration soit très simple, elle est fraîche et propre. Les asientos de luneta sont des fauteuils rangés par files et numérotés ; il n’y a pas de contrôleur à la porte pour prendre vos billets, mais un petit garçon vient vous les de mander avant la fin du spectacle ; on ne vous prend à la première porte qu’une contre-marque d’entrée générale. 



Nous espérions trouver là le type espagnol féminin, dont nous n’avions encore eu que peu d’exemples ; mais les femmes qui garnissent les loges et les galeries n’avaient d’espagnol que la mantille et l’éventail : c’était déjà beaucoup, mais ce n’était pas assez cependant. Le public se composait généralement de militaires, ainsi que dans toutes les villes où il y a garnison. On se tient debout au parterre, comme dans les théâtres tout à fait primitifs. Pour ressembler au théâtre de l’hôtel de Bourgogne, il ne manquait vraiment à celui-ci qu’une rangée de chandelles et un moucheur ; mais les verres des quinquets étaient faits avec des lamelles disposées en côtes de melons et réunies en haut par un cercle de fer-blanc, ce qui n’est pas d’une industrie bien avancée. L'orchestre, composé d'une seule file de musiciens, presque tous jouant d’instruments de cuivre, soufflait vaillamment dans les cornets à piston une ritournelle toujours la même, et rappelant la fanfare de Franconi. 



Nos compatriotes herculéens soulevèrent des masse de poids, tordirent beaucoup de barres de fer, au grand contentement de l'assemblée, et le plus léger des deux exécuta une ascension sur la corde roide et autres exercices, hélas ! trop connus à Paris, mais neufs probablement pour la population de Vittoria. Nous séchions d’impatience dans nos stalles, et je récurais le verre de ma lorgnette avec une activité furieuse, pour ne rien perdre du baile nacional. Enfin l’on détendit les chevalets, et les "Turcs" de service emportèrent les poids et tout le matériel des Hercules. Représentez-vous bien, ami lecteur, l'attente passionnée de deux jeunes Français enthousiastes et romantiques qui vont voir pour la première fois une danse espagnole... en Espagne ! 



Enfin, la toile se leva sur une décoration qui avait des velléités, non suivies d’effet, d'être enchanteresse et féerique ; les cornets à piston soufflèrent avec plus de fureur que jamais la fanfare déjà décrite, et le baile nacional s’avança sous la figure d’un danseur et d'une danseuse armés tous deux de castagnettes. 



danses espagnoles castagnettes
DANSEURS AVEC CASTAGNETTES



Je n’ai rien vu de plus triste et de plus lamentable que ces deux grands débris qui "ne se consolaient pas entre eux".



Le théâtre à quatre sous n’a jamais porté sur ses planches vermoulues un couple plus usé, plus éreinté, plus édenté, plus chassieux, plus chauve et plus en ruine. La pauvre femme, qui s'était plâtrée avec du mauvais blanc, avait une teinte bleu de ciel qui rappelait à l'imagination les images anacréontiques d'un cadavre de cholérique ou d'un noyé peu frais ; les deux taches rouges qu'elle avait plaquées sur le haut de ses pommettes osseuses, pour allumer un peu ses yeux de poisson cuit, faisaient avec ce bleu le plus singulier contraste ; elle secouait avec ses mains veineuses et décharnées des castagnettes fêlées qui claquaient comme les dents d'un homme qui a la fièvre ou les charnières d'un squelette en mouvement. De temps en temps, par un effort désespéré, elle tendait les ficelles relâchées de ses jarrets, et parvenait à soulever sa pauvre vieille jambe taillée en balustre, de manière à produire une petite cabriole nerveuse, comme une grenouille morte soumise à la pile de Volta, et à faire scintiller et fourmiller une seconde les paillettes de cuivre du lambeau douteux qui lui servait de basquine. Quant à l'homme, il se trémoussait sinistrement dans son coin ; il s'élevait et retombait flasquement comme une chauve-souris qui rampe sur des moignons ; il avait une physionomie de fossoyeur s'enterrant lui-même ; son front ridé comme une botte à la hussarde ; son nez de perroquet, ses joues de chèvre lui donnaient une apparence des plus fantastique, et si, au lieu de castagnettes, il avait eu en main un rebec gothique, il aurait pu poser pour le coryphée de la danse des morts sur la fresque de Bâle.



Tout le temps que la danse dura, ils ne levèrent pas une fois les yeux l'un sur l'autre ; on eût dit qu’ils avaient peur de leur laideur réciproque, et qu'ils craignaient de fondre en larmes en se voyant si vieux, si décrépits et si funèbres. L'homme, surtout, fuyait sa compagne comme une araignée, et semblait frissonner d'horreur dans sa vieille peau parcheminée, toutes les fois qu'une figure de la danse le forçait de s'en rapprocher. Ce boléro-macabre dura cinq ou six minutes, après quoi la toile tombant mit fin au supplice de ces deux mal heureux... et au nôtre. 



Voilà comme le boléro apparut à deux pauvres voyageurs épris de couleur locale. Les danses espagnoles n’existent qu'à Paris, comme les coquillages, qu'on ne trouve que chez les marchands de curiosités, et jamais sur le bord de la mer. O Fanny Elssler ! qui êtes maintenant en Amérique chez les sauvages, même avant d'aller en Espagne, nous nous doutions bien que c'était vous qui aviez inventé la cachucha ! 



Nous nous allâmes coucher assez désappointés. Au milieu de la nuit, on nous vint éveiller pour nous remettre en route ; il faisait toujours un froid glacial, une température de Sibérie, ce qui s'explique par la hauteur du plateau que nous traversions et les neiges dont nous étions entourés. A Miranda, l'on visita encore une fois nos malles, et nous entrâmes dans la Vieille-Castille (Castilla la Vieja), dans le royaume de Castille et Léon, symbolise par un lion tenant un écu semé de châteaux. Ces lions, répétés à satiété, sont ordinairement en granit grisâtre et ont une prestance héraldique assez imposante."


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jeudi 6 mai 2021

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 6 MAI 2021 SAINTE PRUDENCE - NORA

 


PROVERBE DU 6 MAI 2021 (SAINTE PRUDENCE) (NORA).


PRUDENCE : Issue d'une famille noble de Milan, Prudence Castori devint abbesse de San Marco, en Italie, à Côme, au 15ème siècle.



religion catholique saint sainte
6 MAI SAINTE PRUDENCE

Elle eut, paraît-il, fort à faire pour maintenir la paix et la sérénité dans son établissement.

Elle mourut en 1492.

Prudence est fêtée le 6 mai.

Un dicton : "A la sainte Prudence, s'il fait du vent, les moutons dansent".


religion catholique saint sainte
6 MAI SAINTE PRUDENCE



NORA : Zangotza. Norako  Andre Mariren Besta, Igakunde-bezperan ospatzen da.

(...) Nora - Grezierako hitza (Norah "noble") eta Zangozako (N) Andre Mariaren baseliza, antzina Karmengo komentua izana. Hau 1225ean sortu zen, baina XIV. mendean Gaztelaren kontrako gerretan erabat suntsitu zuten. Orduan Aita Santuak egungo (...)

(...) kokalekura eramateko baimena eman zuen, baldin eta kokagune zaharrean kultu ireki mantentzen bazen. - - (...)




Une naissance du 6 mai Louis Armand Aristide Bruand dit Aristide Bruant.



chansonnier realiste argot
ARISTIDE BRUANT

Né le 6 mai 1851 à Courtenay (Loire) - Mort le 11 février 1925 à Paris 18ème.

C'est un chansonnier et écrivain français.

Aristide Bruant naît dans une famille bourgeoise.

Après avoir appris le latin dans son enfance, il est envoyé au lycée Impérial de Sens (Yonne), dès l'âge de 11 ans et il y collectionne les premiers prix de grec, de latin, d'histoire et de musique vocale.

En 1862, il compose sa première chanson.

A la fin de 1867, son père étant ruiné, il doit quitter le lycée Impérial et commence à faire divers métiers, avoué, ouvrier-bijoutier.

Il suit ses parents à Paris.

Après la guerre de 1870, Aristide Bruant travaille à la Compagnie des chemins de fer du Nord, tout en composant des romances tendres et en chantant dans les goguettes la langue du peuple, l'argot.

Il rencontre le succès avec ses chansonnettes comiques ainsi que des chants sociaux.

Il débute au cabaret du Chat Noir au 1881.


chansonnier argot realiste
ARISTIDE BRUANT


Vers 1886, il s'installe dans son propre local, le Mirliton, dans lequel il prend l'habitude d'insulter son public.

En 1889, Aristide Bruant publie le premier volume de ses oeuvres Dans la rue, qui rencontre un immense succès.

Il est candidat à l'Académie française, en 1894.

Avec la gloire, il devient riche et achète, vers 1896, un château à Courtenay (Loiret), dans lequel il mène le train de vie d'un seigneur moyenâgeux, avec de nombreux domestiques, chassant et pêchant.



chansonnier france argot
ARISTIDE BRUANT


Il meurt le 11 février 1925 à Paris, à 73 ans.

Aristide Bruant est considéré comme l'un des plus grands poètes de l'argot de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle.

Il a été l'un des créateurs de la chanson réaliste.



chansonnier argot
ARISTIDE BRUANT

Voici le proverbe du jeudi 6 mai 2021 :


JORRAILEAN NEGU, LABORARIAK "GAIXO GU !".

Hiver en mai, le paysan (dit) : "pauvre de nous !".



hiver mai
PLAISIRS D'HIVER EN MAI 1903



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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LES TOMBES DISCOÏDALES AU PAYS BASQUE (sixième partie)

  

LES TOMBES DISCOÏDALES.


L'art funéraire Basque se caractérise par des sculptures sur pierres (stèles discoïdales ou tabulaires, ou pierres tombales), dont les plus anciennes datent de la fin du 16ème siècle.



religion mort cimetière tombes discoîdales
TOMBES DISCOÏDALES
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la presse, dans diverses éditions :



  • La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 28 février 1929, sous la plume 
d'Henri Godbarge :



"Sur une tombe discoïdale.



L'oeuvre de M. Louis Colas. 



C’est avec tristesse qu'on a appris hier à Bayonne et dans la région la mort de M. Louis Colas, professeur au Lycée de Bayonne, agrégé de l’Université. 



Il n était pas originaire de ce pays, mais y avait acquis droit de cité non seulement parce qu'il y vivait et professait depuis de nombreuses années déjà, mais encore à cause des services qu’il a rendus à la jeunesse, à cause de sa bonté, à cause de la part active qu’il a prise aux travaux de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne ; à cause de la langue basque qu’il avait apprise avec passion ; à cause de ses importants travaux sur le Pays Basque. 



— Nous avons dit que son livre sur les Tombes discoïdales était un véritable "corpus" qui resterait et que les savants, les philologues... et les architectes et décorateurs consulteront avec fruit. Celui qu'il écrivit sur la Maison Basque était également du plus grand intérêt et il allait en écrire un nouveau quand la maladie le surprit. 



LIVRE L'HABITATION BASQUE
DE LOUIS COLAS




C'est une œuvre considérable qu’il menât sans soucis de la fatigue, de pénibles excursions qu’il faisait dans les villages de la vallée et de la montagne, sac au dos, quel que fût le temps. Ces fatigues n'auront sans doute pas peu contribué à abréger sa vie.



Les nombreuses illustrations des Tombes discoïdales, c’est lui qui les dessina. Il allait de tombe en tombe, lorsqu’elles offraient de l’intérêt ; en dessinait les contours, les caractères, les images, puis il les commentait, il en faisait l’histoire. 


pays basque autrefois
LIVRE LA TOMBE BASQUE DE LOUIS COLAS
PAYS BASQUE D'ANTAN


pays basque avant
LIVRE LA TOMBE BASQUE DE LOUIS COLAS
PAYS BASQUE D'ANTAN


L’Académie couronna cette œuvre et ce fut une joie profonde pour cet excellent homme et cet excellent écrivain, si érudit et si modeste. 



Il fut, peut-on dire, l’homme, l'historiographe de la Tombe basque. 



Et dès lors, pourquoi sur sa tombe ne placerait-on pas un de ces pierres discoïdales, qu’il dessinait avec un soin jaloux ? Certes nous n'avons nulle intention de nous substituer à la famille du défunt pour indiquer ce que doit être son monument au lieu du dernier repos, mais quel symbole dirait mieux ce qu'il fit que cette pierre dont il écrivit l'histoire à travers les temps ? 



Nous avons, sous les yeux, le texte d’une conférence qu’il fit. il y a quelques mois, à Saint-Sébastien, devant la Sociedad de Estudios Vascos, et à laquelle assistait un public nombreux et vivement intéressé. 



Nous eussions aimé en reproduire aujourd’hui, comme une sorte de testament littéraire et artistique de longs passages. Ni le temps, ni la place dont nous disposons ne nous le permettent.



Pourtant, nous en citerons deux paragraphes. Dans le premier, il recherche les régions au nord et dans le voisinage immédiat des Pyrénées qui possèdent encore ou ont possédé des discoïdales et qui peuvent être considérées comme un habitat très ancien des populations celtibères : 



"Je dois vous avouer à ce sujet, dit-il, que si mon enquête n'est pas complètement terminée, les documents que j'ai pu rassembler ne sont pas de nature à infirmer ma thèse, bien au contraire... Il subsiste encore quelques discoïdales dans la Chalosse, cette plaine fertile s'étendant au nord de l’Adour ; il y en a dans le Gers, l'ancien habitat de la fédération des Ausci : j’en ai rencontré quelques-unes dans la vallée d'Aspe, dont la toponomastique a été étudiée avec soin, en vue, précisément, de nombreuses étymologies offrant des similitudes frappantes avec la langue basque... Mais, à mon avis, le gisement le plus important, celui dont on peut tirer les conclusions les plus intéressantes, c’est celui du Lauragais, région située à l’est de Toulouse, passage d’invasions ibères et celtiques, pays fertile où les nouveaux venus devaient se fixer de préférence. Or, dans cette région même, en direction de Chalabre et de Castelnaudary, le savant Dusan, en 1866, signalait l'existence de discoïdales paraissant très anciennes dans une dizaine de cimetières. La Revue archéologique du Midi de la France en a donné la reproduction. Dusan signale, à ce sujet, des détails que nous retrouvons sur les tombes basques : Champlevage, croix sculptées, attributs de métiers, fleurs de lis, etc. Mais cela est secondaire. Ce qui importe, c’est de retrouver cette forme dans une région jadis peuplée de Celtibères. Ai-je besoin de dire qu’en 1866 cette forme de monument funèbre était considérée comme très ancienne, que les vieillards interrogés par Dusan se rappelaient en avoir vu davantage, et qu’on les détruisait, hélas ! volontiers ?" 



Et voici quelle fut sa conclusion : 



"On ne doit jamais parler de soi" disaient volontiers nos grands écrivains français du XVIIe siècle. Excusez-moi, Messieurs, si je ne me conforme pas ici à la règle. Lorsque je parcourais les cimetières du Pays Basque français, M. C. Jullian me disait volontiers : "Il faudrait que l'on pût faire un travail analogue dans le Pays Basque espagnol ; il faudrait aussi que de pareils "Corpus" pussent être exécutés tout le long de la chaîne des Pyrénées, dans les vieux cimetières du Béarn, de l’Ariège, de l’Aude..." Je pensais de même. N’ai-je pas écrit que la discoïdale qui parait être, au premier abord, la tombe basque, est une tombe pyrénéenne ? Mais, depuis, j'ai beaucoup réfléchi à cette question. La discoïdale me parait être la tombe celtibérique, un monument funèbre qui a dû se répandre beaucoup plus au sud, et un peu plus au nord des Pyrénées. Le jour où l'on aura fait l’inventaire de toutes celles qui subsistent encore dans les régions de Burgos et de Soria, lorsque les archéologues auront exploré les rives du Golfe Cantabrique, et qu’ils auront également dénombré celles que l'on peut rencontrer dans l'Estrémadure et l’Alemtejo, ce jour-là nous serons fixés sur l'expansion des Celtibères. Certes, les cimetières des provinces Vascongades au sud des Pyrénées, ceux du Pays Basque français au nord de la même chaîne sont, j’en suis persuadé, les plus riches en monuments de ce type. Les historiens tireront de ces collections toutes les conséquences qui leur paraîtront s'imposer. Quelles riches mines renferment, sans nul doute, les vieux cimetières de vos montagnes ! Quels trésors épigraphiques ils recèlent ! Que de découvertes encore à faire ! Espérons que ces travaux seront, un jour, accomplis, tant au nord qu'au sud des Pyrénées. Ce sera, alors, de la bonne collaboration hispano-française ! Permettez-moi de l’espérer." 



Excellent homme, avant que de dormir l'éternel sommeil, il a pu voir se réaliser, dans bien des domaines, cette collaboration franco-espagnole. 



Et le voici qui s'en va, simplement, sans vouloir de fleurs sur son cercueil, de discours sur sa tombe. C'était un grand cœur, un bon serviteur du Pays Basque et de l’Histoire... C’était un travailleur et un sage..."



A suivre...



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mercredi 5 mai 2021

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 5 MAI 2021 SAINTE JUDITH - LOREA

PROVERBE DU 5 MAI 2021 (SAINTE JUDITH) (LOREA).


JUDITH : Judith naît vers 1200 à Sangerhausen (Saxe, Allemagne) dans une noble famille saxonne.


religion catholique saint sainte
5 MAI SAINTE JUDITH DE KULMSEE

Elle vit mariée dans cette commune.

Après la mort de son mari, Judith (ou Jutta en allemand) Von Sangerhausen quitte sa Thuringe natale et se rend en Prusse, à Kulmsee,  où son frère est grand-maître de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques. 

Judith y prend l'habit monastique et se distingue par sa conduite vertueuse et multiplie les conversions spontanées. 

Elle est la sainte patronne de la Prusse.



reiigion catholique saint sainte
5 MAI SAINTE JUDITH DE KULMSEE



LOREA : "Flor""Fleur", "Antimo"ren pareko.

Lore : Zallako andre mriaren baselisa.

(...) Lorea - Hiru iturburu ditu izen honek : hitz arruntya da ("lilia"). Zallako (B) Andre Mariaren baseliza eta Navarro Villosladaren Amaya o los vascos en el siglo VIII eleberriko pertsonaia.




Une naissance du 5 mai : Henryk Adam Aleksander Pius de Oszyk-Sienkiewicz.


écrivain polonais prix nobel littérature
HENRYK SIENKIEWICZ


Né le 5 mai 1846 à Wola Okrzejska (Pologne) - Mort le 15 novembre 1916 à Vevey (Suisse).

C'est un écrivain polonais, lauréat du prix Nobel de littérature en 1905, et un philanthrope.

Henryk naît dans une famille de la noblesse polonaise appauvrie, avec un frère aîné et quatre soeurs cadettes.

Il est d'abord éduqué par un précepteur, puis, à partir de 1858, il poursuit son éducation dans un collège à Varsovie.

Trois ans plus tard, ses parents, ruinés, le rejoignent à Varsovie et Henryk doit travailler et il s'engage comme précepteur.

Il prépare seul son baccalauréat, qu'il obtient en septembre 1866.

Henryk entame une carrière de journaliste, tout en poursuivant ses études universitaires.

Son premier article est publié en avril 1869 et son premier roman, En vain, en 1872.

A partir de 1874, il commence à voyager à l'étranger, en Belgique, en France, aux Etats-Unis et en Italie.

Il épouse, en septembre 1881, Maria Szelkiewicz, avec laquelle il aura deux enfants mais son épouse décède, en octobre 1885, de la tuberculose.

Henryk se remarie, en novembre 1893, Maria Romanowska-Wolodkowicz, mais elle le quitte 2 semaines après le mariage.

En 1896, il publie son roman Quo vadis ?, roman qui relate les persécutions des premiers chrétiens dans l'Empire romain de Néron, roman qui lui vaudra le prix Nobel.

Il utilise alors sa renommée internationale pour influencer l'opinion mondiale en faveur de la cause polonaise, qu'il a toujours défendue.

En 1904, il se remarie pour la 3ème fois Maria Babska.

En 1912, il publie son unique roman pour la jeunesse Au désert et dans la brousse.

Henryk publie encore une série de contes philosophiques.

En 1914, il publie son dernier roman Legiony, sur la période de la participation des Polonais dans l'armée napoléonienne.

Il meurt le 15 novembre 1916, à 70 ans, d'une embolie.


écrivain polonais prix nobel littérature
HENRYK SIENKIEWICZ VERS 1910




Voici le proverbe du mercredi 5 mai 2021 :

HANDIA EZ DA BETI ONA, ONA BETI HANDIA.

La grandeur n'est pas toujours bonne, la bonté est toujours grande.





animaux bonté
VIGNETTE S.P.A.


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LES KASCAROTS AU PAYS BASQUE AUTREFOIS

LES KASCAROTS AUTREFOIS.


Ces marchandes de poissons, souvent originaires de Ciboure ou de Saint-Jean de-Luz, allaient à pied jusqu'à Bayonne vendre leur marchandise.



pays basque autrefois cascarottes
LES KASCAROTS
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet le journal Gil Blas, le 23 septembre 1885, sous la plume de René 

Maizeroy :



"III. - Les Cascarottes (Saint-Jean de Luz)



L'aube se lève mais ce n'est pas encore tout à fait le jour. Le ciel où pâlissent les étoiles n'a pas de couleur. Un liséré de rose pâle ourle les masses sombres des Trois-Couronnes et de la Rhune, qui ressemble à une pyramide bâtie au temps des légendes fabuleuses. Les alouettes s'envolent par bandes des chaumes givrés de rosée. 



pays basque autrefois cascarottes
KASCAROTS
PAYS BASQUE D'ANTAN



La grand'route de Bayonne, jalonnée de bornes, est déserte, s'allonge à perte de vue avec ses côtes poussiéreuses. Et comme une draperie bleue, la mer transparaît dans toutes les déchirures du paysage, entre les arbres et les collines. Et voici que, pareilles à des bêtes harcelées par l'aiguillon d'un bouvier, sans s'arrêter, sans alentir leur course rythmique, sans reprendre haleine un instant, les sardinières, — les robustes bohêmes de Ciboure aux belles hanches et au teint cuivré — passent, soulèvent de leurs pieds nus un nuage poudreux. Elles vont, elles vont — leur panier plein de poisson sur la tête, le torse incliné en avant, les jambes découvertes jusqu'à mi-cuisses.



Quelques-unes sont belles comme des prêtresses indiennes et l'on voudrait prendre la brindille de fleur qu'elles mordent de leurs lèvres rouges. Elles vont, enlevant les kilomètres ainsi que des coureuses antiques, bronzées par le soleil, riant de ci, de là, lorsqu'un charretier ou un mendiant leur jette au passage quelque galantise délirante, quelque salut cordial.



pays basque autrefois cascarottes
KASCAROTS
PAYS BASQUE D'ANTAN



Elles ne sentent ni la chaleur, ni la lassitude. Elles sont bien de la race vagabonde qui ne s'est jamais reposée, qui roule aux quatre coins de la terre et ne se connaît d'autre patrie que la carriole où dorment les petits et les vieux, que les lisières de bois, les fossés du chemin où l'on s'accouple librement, où l'on fait l'amour à sa guise, où l'on allume le foyer qu'on renversera le lendemain. 



Hardi donc ! les cascarottes, si la route est longue, les jarrets sont forgés pour la fatigue et tout à l'heure, dans les rues étroites de la ville, elles se disperseront, elles crieront leur appel aigu, les "sardines fraîches", qui attire les cuisinières sur les portes. 



PAYS BASQUE AUTREFOIS CASCAROTTES
KASCAROT
PATS BASQUE D'ANTAN





Hardi ! La bande est passée, ce n'est plus qu'un tourbillon, une tache voilée par la poussière, mais pendant des minutes et des minutes, demeure derrière .elle, comme le sillage d'un bateau de pêche, l'âpre exhalaison des sardines entassées au fond des paniers, et aussi une odeur soûlante de femelles chaudes qui se fige dans l'atmosphère et que le vent du large ne parvient pas à disperser, une odeur si forte que les étalons entravés dans les prairies l'aspirent à pleins naseaux, frissonnent de désir et hennissent en interrogeant l'horizon vide de leurs larges prunelles."



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