Libellés

samedi 23 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 23 MAI 2026 SAINT DIDIER ET SAINT GUIBERT - ZOIHARTZE

PROVERBE DU 23 MAI 2026 (SAINT DIDIER) (SAINT GUIBERT) (ZOIHARTZE).


DIDIER : Didier naît à Autun, en Saône-et-Loire, au 6ème siècle.



religion catholique saint sainte didier
23 MAI SAINT DIDIER DE VIENNE

Evêque de Vienne, sur le Rhône, au temps des Mérovingiens, Didier (de desiderius, désir) est un passionné de grammaire ce qui lui vaut un reproche du pape Grégoire le Grand :"Il ne te sied pas de jouer à l'écolâtre!"

En 570, Philippe, évêque de Vienne (Isère) fait entrer Didier dans le clergé de son église.

En 586, Didier devient diacre sous saint Vère III, à qui il succède en 596.

Didier est victime en 602 d'une fausse accusation de viol montée de toutes pièces par l'évêque de Lyon Arige et la reine Brunehaut, aïeule du roi de Bourgogne Thierry II.

L'évêque est envoyé en exil en 607. Amnistié quelques années plus tard, Didier retrouve l'évêché de Vienne mais reprend ses critiques contre le comportement autoritaire et les vices de la reine Brunehaut.

Celle-ci fait assassiner Didier par trois brigands le 23 mai 607 à Saint-Didier-sur-Chalaronne (Ain).



religion catholique saint sainte didier
23 MAI SAINT DIDIER DE VIENNE


GUIBERT : Saint Guibert naît vers 892 et meurt le 23 mai 962 à l'abbaye de Gorze (Empire carolingien).



religion catholique saint sainte guibert
23 MAI SAINT GUIBERT DE GEMBLOUX





Guibert est un ermite et moine, fondateur de l'abbaye Saint-Pierre de Gembloux (Namur, Belgique).

Aristocrate de Lotharingie ayant participé à plusieurs campagnes militaires, il se retire comme ermite dans le domaine familial de Gembloux, hérité de son père.

Avec le soutien de l'empereur Othon 1er de Germanie, il y fonde en 936 un monastère fortifié et quasi indépendant (frappant sa propre monnaie).

Après un séjour au monastère bénédictin de Gorze, près de Metz, il en rapporte la règle de saint Benoît pour son monastère, à Gembloux.

Guibert meurt à l'abbaye de Gorze le 23 mai 962.

Saint Guibert est canonisé en 1211.




ZOIHARTZE : Nafarroa behereko Uharte Amikuzen. Mendekoste aintzineko igandean opatzen da, baselizara beila bat eginez eta ondotik denek bazkari batean parte hartuz.



basse-navarre pays basque autrefois
VUE GENERALE UHART-MIXE BASSE-NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN


(...) Zoihartze - Uharte Hiriko (NB) Andre Maria.




Un décès du 23 mai Charles Ferdinand Ramuz.



écrivain poète suisse grasset romand schiller
ECRIVAIN CHARLES FERDINAND RAMUZ



Né le 24 septembre 1878 à Lausanne (Suisse) - Mort le 23 mai 1947 à Pully (Suisse).

C'est un écrivain et poète suisse.

Son oeuvre comprend des romans, des essais et des poèmes où figurent au premier plan les espoirs et les désirs de l'être humain.

Charles Ferdinand est le 3ème enfant d'une fratrie de 5 enfants.

Durant sa jeunesse, il vit d'abord à Lausanne, puis à Cheseaux-sur-Lausanne, et poursuit ses études dans des établissements vaudois.

En 1894, il entre au Gymnase classique de Lausanne et en réussit sa maturité en 1896.

Puis, il entreprend une licence ès-lettres à l'Université de Lausanne, diplôme qu'il obtient en 1900.

Charles Ferdinand enseigne ensuite au collège d'Aubonne.

Au cours de l'hiver 1900-1901, il part à Paris pour y effectuer une thèse de doctorat, dont le sujet porte sur l'ouvre du poète Maurice de Guérin.

Jusqu'en 1904, ses débuts sont difficiles et solitaires et il abandonne rapidement son projet de thèse.

En 1903, il publie son premier recueil de poésie à compte d'auteur, puis en 1905 son premier roman, Aline.

A partir de 1904, Charles Ferdinand partage son temps entre Paris, la Suisse romande et différentes destinations de voyage.

Il rencontre de nombreux écrivains et artistes, suisses ou français, dont Henry Spiess, les frères Tharaud et André Gide.

En 1913, il épouse Cécile Cellier, une artiste peintre, avec laquelle il aura une fille.

En juin 1914, il quitte définitivement Paris, avec sa famille, pour Lausanne, en Suisse.

Charles Ferdinand continue à écrire mais ses écrits sont peu prisés du public et de la critique.

A partir des années 1924 et 1925, sa carrière connaît un important tournant, signant avec la maison d'édition Grasset en 1924.

Sur le plan de l'écriture, il atteint sa maturité stylistique à partir de 1925.

A partir des années 1930, il atteint la reconnaissance littéraire, recevant le Prix Romand en 1930 et le grand prix de la Fondation Schiller en 1936.

A partir de la fin des années 1930, le travail de Charles Ferdinand devient plus autobiographique.

Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et la défaite française de juin 1940, il se retrouve isolé.

Proposé en 1943 et 1944 par la Société des écrivains suisses pour le prix Nobel de Littérature, les deux candidatures échouent.

Touché finalement par la maladie, il passe les dernières années de son existence dans l'écriture — notamment de son journal — et la préparation de publications inédites ainsi que ses oeuvres complètes chez Mermod.

Charles Ferdinand meurt le 23 mai 1947, à 68 ans.

Son oeuvre littéraire comprend 22 romans, des poésies et de nombreux autres textes.


écrivain poète suisse grasset romand schiller
ECRIVAIN CHARLES FERDINAND RAMUZ


Voici le proverbe du samedi 23 mai 2026 :


NORAT HAIZE, HARAT AISE.

Là où souffle le vent, on se dirige aisément.


air france publicite affiche
AFFICHE AIR FRANCE
PAR NABRIN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 100 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

STEFAAN COUWENBERG PEINTRE DES BASQUES EN 1925

LE PEINTRE STEFAAN COUWENBERG EN 1925.


Stefaan Couwenberg est un artiste peintre, sculpteur, néerlandais, né en 1892 et mort en 1981.




peintre pays-bas basque ascain
PORTRAIT D'UN JEUNE BASQUE D'ASCAIN
PAR STEFAAN COUWENBERG



Voici ce que rapporta à son sujet Philippe Veyrin dans la revue hebdomadaire La Côte basque : 

revue illustrée de l'Euzkalerriale 4 octobre 1925 :



"Un Nouveau Peintre des Basques : Stefaan Couwenberg.



Au Musée Basque de Bayonne, dans la vaste cuisine rurale, reconstituée avec tant d'émouvante piété, se dresse un immense vaisselier, qui, depuis près de trois siècles ornait une ancienne demeure d'Hasparren. Sur ses longues étagères, parmi la floraison des faïences aux couleurs que le temps n'a pu pâlir, figurent, imprévues pour les profanes, cinq ou six assiettes de Delft.



peintre pays-bas basque ascain musée labourd
VAISSELIER CUISINE MUSEE BASQUE BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Que de souvenirs, pourtant, évoquent ces beaux plats au décor bleu, jadis rapportés par un de ces marins basques, qui incessamment naviguaient alors entre l'Eskual-Herria et les opulentes Flandres !



En ces temps lointains du XVIe siècle, des liens commerciaux très actifs unissaient les deux contrées. Les navires basques apportaient aux Flamands le minerai de fer de la Biscaye et du Guipuzcoa ; ils rapportaient des étoffes, des objets fabriqués, le lointain reflet d'une vie prospère et fastueuse.



On sait aussi que ce furent des marins basques qui enseignèrent aux Hollandais la pêche de la baleine.



Des rapports entre ces deux peuples, si dissemblables à bien des égards, peut-on dire qu'il ne reste plus aujourd'hui aucune trace ?



Assurément non, puisque depuis une vingtaine d'années, l'étude linguistique du basque est en honneur auprès de certains membres de l'illustre Université de Leyde. Bien plus, en ce moment même, le Musée Basque de Bayonne nous présente dans une de ses salles une exposition de l'oeuvre basque réalisée par un artiste hollandais : Stefaan Couwenberg.



A dire vrai, ce ne fut point l'atavisme des souvenirs historiques évoqués plus haut, qui amena Stefaan Couwenberg à s'installer, il y a deux ans au Pays Basque. L'artiste lui-même se plaît à raconter la révélation qu'il reçut au Musée de La Haye, devant deux toiles de Ramon et Valentin Zubiaurre, les grands peintres basques-espagnols. De ce jour, il éprouva, paraît-il, le désir de venir lui-même étudier ces admirables types de paysans basques dont le caractère grave et serein déviât si parfaitement s'harmoniser avec son art sobre et puissant.



peintre pays-bas basque ascain
COUPLE DE PAYSANS BASQUES
PAR VALENTIN DE ZUBIAURRE AGUIRREZABAL



Stefaan Couwenberg est un sage.



Dans notre pays, il s'est choisi, loin des vaines agitations, la plus calme des retraites. Sur une colline qui domine Ascain, dans le minuscule hameau de Serres où mène un unique sentier solitaire, il habite une bonne vieille demeure bâtie vers la fin du XVIIIe siècle. Sur le seuil, entre les branches des platanes géants, on aperçoit une ancienne chapelle, un fronton moussu, et, derrière un verger de pommiers fléchissants, la Rhune, haute silhouette grise qui rappelle un paysage du Japon. Paisible et grandiose visions. Pourtant, l'artiste n'a point tenté d'en évoquer la beauté. Le paysage n'est point son fait.



C'est dans les traits d'un visage, dans les attitudes souples et expressives des corps, dans la clarté des prunelles, que Stefaan Couwenberg a mis son univers. C'est à travers les Basques eux-mêmes, qu'il va nous révéler son interprétation de l'Âme Basque.



L'Âme Basque, on prétend volontiers qu'un artiste (peintre, littérateur ou musicien), s'il n'est originaire du pays même, ne le saurait comprendre. Ceci n'est qu'à moitié vrai. En fait, l'homme qui vient du dehors est, je crois, le plus apte à saisir les traits caractéristiques d'un pays ou d'une race. Encore faut-il pour cela, une observation patiente et passionnée, qui n'est guère le fait, en général, de ceux qui exploitent la beauté de l'Eskual Herria.



Avec une respectueuse admiration, avec ténacité, avec amour, Stefaan Couwenberg s'est penché sur le visage du peuple basque : visages aux yeux pales et lointains des aïeules courbées sur leur bâton ; visages graves, à la fois rudes et bienveillants des vieux etcheko-yaunac ; visages méditatifs des bergers ; visages fiers et tranquilles des adolescents, paysans, pelotaris ou danseurs ; visages un peu archaïques des jeunes filles de nos campagnes.



peintre pays-bas basque ascain
TABLEAU DE STEFAAN COUWENBERG



Dans ses grands dessins à la mine de plomb, d'un trait si pur, d'un modèle large et synthétique, aussi bien que dans ses bois gravés, précis et vigoureux jusqu'à la rudesse, Stefaan Couwenberg ne sacrifie jamais à l'expression passagère, encore moins au caractère anecdotique du sujet. Même, l'artiste s'abstient, le plus souvent, de situer ses personnages dans un milieu quelconque, ou sinon, le décor est à peine évoqué en quelques traits.



Mais, campées en de nobles attitudes sans emphase, ses figures vivent de cette vie intérieure profonde et durable, qu'on retrouve seulement dans les portraits dessinés par Dürer, un Holbein, ou un Clouet.



L'art de Stefaan Couwenberg nous révèle un aspect du Pays Basque en ce qu'il a de plus intime, de plus sérieux, de plus naturellement émouvant."




(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 100 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

vendredi 22 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 22 MAI 2026 SAINTE QUITTERIE ET SAINT ÉMILE - AMAIA

 

PROVERBE DU 22 MAI 2026 (SAINTE QUITTERIE) (SAINT ÉMILE) (AMAIA).


QUITTERIE : Quitterie est une jeune vierge de sang royal wisigoth.



religion catholique saint sainte quitterie
22 MAI SAINTE QUITTERIE

Quitterie préféra mourir plutôt que de renier sa foi.

Quitterie fut décapitée vers 472 dans le palais royal d'Aire-sur-l'Adour.

La légende dit que quand la tête de Quitterie toucha terre, une fontaine jaillit.

Une autre légende situe l'origine de Quitterie au Portugal.

Sainte Quitterie est la patronne de l'ancienne paroisse de Lageyrat (Châlus).




ÉMILE : A Carthage, capitale de la province romaine d'Afrique, au 3ème siècle, Emile et son compagnon Castus (saint Caste) sont persécutés comme beaucoup d'autres chrétiens.



religion catholique saint sainte émile carthage
22 MAI SAINT EMILE DE CARTHAGE

Ils apostasient leur foi dans la crainte du bûcher mais se reprennent vite et finissent dans les flammes, en 250.

La fête d'Emile est fixée au 22 mai.




religion catholique saint sainte émile carthage
22 MAI SAINT EMILE DE CARTHAGE


AMAIA : Literaturan Villoslada-rekin eta musikan Guridi-rekin entzuna. Asier eta Amaia.

(...) Amaia - Navarro Villosladaren Amaya o los vascos en el siglo VIII eleberrian agertzen den pertsonaia nagusia. Esanahia argia da : "amaia", "amaiera" edo "bukaera", bera azkenekoa baita. Burgosen bada erromataren kontrako borrokan kantabroen (...)

(...) hondarreko gotorlekua izandako Peña Amaya deritzana, antroponimoarekin zer ikusirik ez duena, eta Euskal Herrio toponimian ezagunak dira Amaia toki izenak. Arraskata handia eduki du, Hego Euskal Herrian azken urteotan gehien erabili den neska izena izan baita. 1939an euskal izenak debekatzen Miren Amaia izenekoak "Maria Fin" bihurtu ziren. Geroago, 70eko hamarkadan, harrigarria bada ere, uko egin zuten izen hau jartzen sexu-nahasketa sor zezakeelako eta, gainera, itxuraren kontrakoa eta ijitoen izena zelako.



pays basque opera guridi musique chants
OPERA AMAYA DE JESUS GURIDI




Un décès du 22 mai : Jacques Nicolas Augustin Thierry.


historien bibliothécaire écrivain orléans 19ème siècle
HISTORIEN AUGUSTIN THIERRY




Né le 10 mai 1795 à Blois (Loir-et-Cher) - Mort le 22 mai 1856 à Paris.

Augustin est un historien français.

Très jeune, il recueille de nombreux prix et se distingue au collège de Blois, ce qui lui ouvre les portes du Pensionnat normal en octobre 1811.

En deux ans, il obtient le baccalauréat-ès-lettres, le baccalauréat-ès-sciences et la licence de lettres.

En 1813, il est envoyé à Compiègne pour y enseigner les humanités mais il revient rapidement à Paris.

Proche des idées de la Révolution française, adoptant la vision idéale de la société prônée par le comte de Saint-Simon, Augustin devient son secrétaire de 1814 à 1817 et même, comme il l'affirme, son "fils adoptif".

Il concentre toute son attention sur l'Histoire et sa vocation en ce domaine est fortement influencée par la lecture des Martyrs de Chateaubriand.

Plus tard, son ardeur romantique se nourrit aussi des romans de Walter Scott.

Sans écrire des récits de fiction, il envisage l'Histoire sous son aspect littéraire et dramatique, pour insuffler à ses récits davantage de vie.

En 1817, Augustin entre au journal Le Censeur (puis Censeur Européen) et se lance dans le combat libéral.

Dès 1819, il fournit un article par semaine.

Après la disparition du Censeur Européen en 1820, c'est dans les Lettres sur l'histoire de France, publiées la même année par le Courrier Français, qu'il expose ses principes d'une "réforme historique".

Claude Fauriel lui apprend à utiliser les sources originales pour comprendre l'Histoire indépendamment de ses aspects subjectifs.

En 1825, Augustin fait paraître une Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands, qui soulève l'enthousiasme.

Atteint de la syphilis, plusieurs symptômes vont très tôt entraver son travail.

En 1826, il doit engager des secrétaires. 

Quelques années plus tard, il est presque aveugle, mais poursuit son oeuvre.

En 1827, il réédite ses Lettres sur l'histoire de France, augmentées de 15 additions, où il y décrit les épisodes les plus frappants de l'apparition des communes médiévales.

En 1828, l'état de santé d'Augustin s'aggrave : il est atteint d'un tabès dorsal qui le paralyse.

Immobilisé et aveugle, il est accueilli par la famille d'Espine et il noue alors une amitié épistolaire avec Chateaubriand.

En mai 1830, il devient membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Il soutient ardemment la Révolution de Juillet, qui porte ses amis au pouvoir.

François Guizot octroie à Augustin une pension et nomme son frère, Amédée, préfet de la Haute-Saône.

Arrivé à Vesoul en avril 1831 et passe 4 ans dans la région.

Il y rencontre Julie de Querengal, qu'il épouse en novembre 1831 qui devient sa plus proche et fidèle collaboratrice.

En 1835, le duc d'Orléans lui offre la direction de sa bibliothèque.

En parallèle, son protecteur Guizot lui confie la direction de grandes publications historiques, dont il tire en 1850 un Essai sur le Tiers état.

En 1845, il est fait Commandeur de la Légion d'honneur.

Chagrins personnels et soucis de santé assombrissent la fin de sa vie.

Après la mort de son épouse en septembre 1844, la Révolution de 1848 inflige à Augustin un dernier coup en ruinant on interprétation de l'histoire nationale basée sur la concorde.

De plus, elle le prive d'une grande partie des rentes que lui avait octroyées Guizot.

Il commence alors à se détacher de ses opinions rationalistes et à se rapprocher de l'Eglise et peu avant sa mort, il semble disposé à embrasser la foi catholique.

Il meurt le 22 mai 1856, des suites d'une ataxie, âgé de 61 ans.



historien bibliothécaire écrivain orléans 19ème siècle
HISTORIEN AUGUSTIN THIERRY



Voici le proverbe du vendredi 22 mai 2026 :



ARRATSEKO ORTZADARRA, BIHARAMUNEKO ARO EDERRA.

Arc-en-ciel du soir, beau temps le lendemain.


aviation france argentine 1933
COUZINET ARC-EN-CIEL 1933





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 100 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne Youtube, c'est gratuit !!!

LA FERME LABOURDINE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS (deuxième partie)

 

LA FERME LABOURDINE.


La maison Basque (Etxea) est au coeur de la société. La ferme labourdine regroupe les hommes et les animaux et le matériel agricole.



pays basque maison ferme labourd sare communes
FERME LAPHITZEA SARE
BMB N°20 1941



Voici ce que rapporta à ce sujet Pierre Dop dans le Bulletin du Musée Basque N°20 1941 :



"Laphitzea. Type de ferme labourdine.


Type — Vues sur le passé — Description — Disposition intérieure — Domaine rural.



... Cette maison se fait remarquer par ses belles dimensions, la symétrie, la régularité de ses lignes architecturales.



Elle a 19 mètres de largeur sur 25 mètres de longueur, occupant ainsi une superficie de près de 5 ares, soit exactement 475 mètres carrés. Bien qu'importants, ces chiffres ne l'inscrivent pas en tête de liste, si l'on classe les maisons de Sare au point de vue de la surface couverte. Nous en connaissons plusieurs qui la dépassent, comme Garatea : 594 m. c. ; Haristeguia : 511 m. c. ; Berroueta : 480 m. c. Elle s'inscrit cependant en fort bon rang. Une particularité de ses dimensions est la proportion de la largeur par rapport à la longueur, proportion qui atteint les 3/4. Quand on l'aborde par le côté, l'importance de la construction ne frappe pas spécialement. C'est de face qu'elle prend toute sa valeur.



Nous voyons dans Laphitzea le modèle de la maison labourdine dans sa plus grande pureté.



pays basque maison ferme labourd sare communes
MAISON LABOURDINE SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Comme le type se caractérise surtout par la structure de la façade, nous donnerons de celle-ci une description détaillée.



Tandis que sur trois côtés les murs sont édifiés tout entiers en maçonnerie, la façade est composée de matériaux semblables jusqu'au niveau du 1er étage seulement. Au-dessus, elle est constituée par une armature de pans de bois, avec remplissage de briques.



Pareille construction réclame le renfort de murs de refend dans les exemplaires quelque peu importants. A ce propos, on trouve la plus grande variété. Certains de ces murs s'élèvent jusqu'à la toiture. D'autres s'arrêtent au niveau du 1er étage. Certains soutiennent la maison sur toute sa profondeur, d'autres, et cela le plus souvent, sur une partie seulement. Parfois il y en a deux, parfois un seul. Dans ce dernier cas on en voit beaucoup qui sont édifiés en dehors de l'aplomb du faîte de la toiture, même quand les deux versants de celle-ci sont d'une égale longueur.



A Laphitzea il y a deux murs de refend s'élevant jusqu'à la toiture. Débordant légèrement sur la façade, ils en coupent la blancheur par la belle couleur de leurs pierres polies. Avec le souci de la symétrie qui se manifeste dans la construction, ces deux murs sont élevés de part et d'autre à la même distance du faîte, plus rapprochés cependant de ce dernier que des murs latéraux. De cette façon, la façade se trouve divisée en trois parties, celle du centre d'une largeur un peu supérieure à celle des deux autres, qui sont égales entre elles.



Ces murs de refend se prolongent jusqu'à une distance de 6 mètres du fond, où ils sont reliés entre eux par un autre mur. Leur hauteur ne se maintient pas la même dans cette prolongation. Sur une longueur de 8 mètres ils supportent directement la toiture, ensuite s'abaissent au niveau du 2e étage, continuant leur office par l'intermédiaire de poteaux.



Au rez-de-chaussée ces deux murs constituent l'encadrement d'une ouverture formant abri, de la même hauteur que ce rez-de-chaussée et profonde de 4 m. 75. C'est le lieu dit lorio. Il ne manque dans aucune ferme de Sare. C'est une particularité de ce village, et si on le rencontre ailleurs, c'est surtout dans sa région proche. La commodité a créé cette disposition qui donne tant d'originalité à la construction. On y abrite avec facilité toutes sortes de choses, en particulier, charrettes, instruments aratoires. C'est un lieu de jeux pour les enfants, de menus travaux pour les grandes personnes.



A Laphitzea le lorio s'ouvre de plain-pied sur une grande cour qui précède la maison, et où on loge les hauts tas de fougère destinée à la litière des animaux. Cette cour rectangulaire, aussi large que la façade, a sa clôture pittoresquement constituée par d'énormes pierres plates fichées en terre, usage très répandu dans la région proche de la montagne, bel exemple du rude travail des anciens qui ne reculaient pas devant les difficultés pour faire œuvre durable.



Signalons aussi au rez-de-chaussée, à droite quand on regarde la façade, une belle fenêtre, encadrée de pierres taillées et avec appui en saillie. Son ouverture est divisée par des meneaux en forme de croix. C'est un genre de fenêtres que l'on retrouve dans d'autres belles maisons de Sare, et toujours au rez-de-chaussée. Il y en a une à Leremburua, qui est voisine de Laphitzea. Dans certaines, Ithurbidea, Haristeguia, par exemple, il y en a même deux, une de chaque côté du lorio, quand celui-ci s'ouvre au milieu de la façade. A Laphitzea, la partie gauche est percée d'une vulgaire porte d'étable et de simples fenêtres à montants de bois. Ces ouvertures nous paraissent de création relativement récente. Par les exemples que nous venons de citer, et par le souci de symétrie qui se révèle dans le reste de la construction, nous nous demandons si elles n'ont pas remplacé bien fâcheusement une fenêtre semblable à celle de la partie droite. C'est probable.



La maison possède deux étages. Ils sont marqués chacun par un léger encorbellement sur la façade. Cet encorbellement est marqué aussi sur les quatre murs de soutien. Dans l'ouverture du lorio une forte poutre, reposant sur les murs de refend, porte l'extrémité des solives du premier étage, qui s'appuient sur la maçonnerie dans le reste de la façade. Ces têtes de solives, ressortant extérieurement pour soutenir l'encorbellement, sont moulurées en forme de corbeaux.




pays basque maison ferme labourd sare communes
FERME LAPHITZEA SARE
BMB N°20 1941



L'assemblage des pans de bois est des plus simples. Posés verticalement avec un écart variant entre 0,55 et 0,65 cm. d'axe à axe, et longs de toute la hauteur de l'étage, ils s'encastrent à leur base sur une pièce de bois transversale et sont reliés entre eux par un bandeau saillant à la hauteur des fenêtres dont il constitue l'appui au passage. Aux deux étages, ce bandeau est sculpté de dentelures. C'est le seul travail ornemental que nous relevons sur la façade en dehors des abouts de pannes qui soutiennent l'avant-toit. Très simplement elle tire toute sa décoration des pans de bois qui forment sa bâtisse. Non revêtus de peinture, et probablement n'en ayant jamais reçu, ces bois ont acquis du temps une superbe couleur noire d'un ton velouté qui tranche admirablement sur le mur crépi et blanchi à la chaux.



Si nous nous sommes arrêtés à la description de leur assemblage, ce n'est pas qu'il soit particulier à Laphitzea. On le retrouve reproduit dans toutes les fermes du Labourd. Mais il caractérise le type.



Au premier étage les fenêtres sont placées symétriquement, deux dans la partie médiane, une dans chacune des deux autres. En largeur elles occupent deux intervalles de pans de bois plus espacés que dans les parties pleines, et sont divisées en croix par des meneaux. Chacune des quatre parties résultant de cette division est fermée par un panneau de bois orné de clous à large tête. Au deuxième étage ce genre de fenêtres ne se reproduit que dans la partie médiane. Sur les côtés il y a bien une ouverture, mais elle est de moindre dimension, logée dans un seul intervalle de pans de bois et tout près des murs de refend, disposition commandée par l'inclinaison des versants du toit, qui affecte la hauteur de l'étage, en dehors de la partie médiane, à tel point que ces versants viennent aboutir à 0,50 cm. seulement au-dessus du plancher.



Contrairement au mur de la façade, les trois autres n'ont pas reçu de crépissage. Ils gardent intacte la couleur brune de leurs pierres. Leurs fenêtres sont très réduites, aussi bien en nombre qu'en dimension, même du côté du midi, mais surtout à l'ouest où on n'en compte que deux. Une telle parcimonie s'explique. Autrefois, les châssis vitrés manquaient même dans les parties habitées de la maison, et les volets seuls servaient à se défendre contre le froid et la violence des vents. Toutes ces ouvertures, du moins les anciennes, sont largement ébrasées, d'une ébrasure soignée, en pierres taillées.



La couverture de la maison est constituée par des tuiles creuses sur une toiture à deux versants. La charpente qui supporte celle-ci est d'une grande simplicité, de cette même simplicité architecturale qui a présidé aux conceptions de la construction tout entière. Elle est composée de fort belles poutres en chêne — quelques-unes d'une longueur de 12 à 13 mètres — portées par de simples poteaux non étayés.



La toiture s'avance d'environ 1 mètre au-dessus de la façade. Il faut être averti pour se rendre compte que les consoles ornées de sculptures qui soutiennent cet avant-toit ont été, à une certaine époque, mutilées de leurs extrémités, et reconnaître par suite qu'il a perdu sa largeur primitive. Cependant l'aspect général de la façade n'en est pas affecté."





A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 100 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

jeudi 21 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 21 MAI 2026 SAINT CONSTANTIN - NAROA

PROVERBE DU 21 MAI 2026 (SAINT CONSTANTIN) (NAROA).


CONSTANTIN Constantin est le 34ème empereur romain.

Il naît à Naissus Mésie (en Serbie aujourd'hui) le 27 février 272.



religion catholique saint sainte constantin
21 MAI SAINT CONSTANTIN

Il est proclamé Constantin 1er par les légions de Bretagne.

Son règne va durer 31 ans.

Constantin mène une politique militaire religieuse et économique profondément réformatrice.

Constantin établit la liberté de culte individuel et met fin aux persécutions des chrétiens, en 313 et aux dissensions des Eglises d'Orient, en convoquant, en 325, le concile de Nicée.

Constantin instaure une monnaie stable, développe l'administration centrale, défend les frontières de l'Empire.

Constantin fonde en 330 une nouvelle capitale à son nom, Constantinople.

Les réformes de Constantin favorisent l'essor du christianisme, vers lequel il se tourne progressivement et dont il devient l'un des saints, pour l'Eglise orthodoxe.

Constantin meurt le 22 mai 337.



religion catholique saint sainte constantin
21 MAI SAINT CONSTANTIN



NAROA : Edo "naharoa" nasai eta lasaitasuna adierazteko.

(...) Naroa - Euskal adjektiboa ("ugaria, oporia"), Gipuzkoako kostaldean lasai hitzaren sinonimoa. Azken aldion maiz haurrak izendatzeko erabili izan da. - - (...)




Une naissance du 21 mai : Abraham Catulle Mendès.



romancier poète critique homme juif 19ème 20ème siècle
PORTRAIT DE CATULLE MENDES
VERS 1900



Né le 21 mai 1841 à Bordeaux (Gironde) - Mort le 8 février 1909 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

Catulle est un romancier, poète, dramaturge, librettiste et critique littéraire français.

Il est issu d'une lignée de Juifs portugais.

Après une enfance et une adolescence à Toulouse, il arrive à Paris en 1859.

Il se fait connaître en 1860 en fondant La Revue fantaisiste à laquelle collabore notamment Villiers de Lisle-Adam.

En 1863, Catulle publie son premier recueil de poèmes, Philoméla, et sympathise avec Théophile Gautier jusqu'à ce qu'il décide d'épouser sa fille, Judith, en avril 1866. 

Le couple se sépare en 1874, séparation juridique en 1878, puis divorcera officiellement en 1896.

Catulle entretient une liaison avec la compositrice Augusta Holmès, avec laquelle il aura cinq enfants.

Défenseur de Richard Wagner, après un voyage en Allemagne, il entre ensuite dans un groupe d'écrivains avec François Coppée, Léon Dierx, José-Maria de Heredia et Théodore de Banville.

Sous l'impulsion de Louis-Xavier Ricard et de Catulle naît le mouvement Parnasse dont il se fait l'historien en publiant plus tard La Légende du Parnasse contemporain.

En 1876, il propose à Guy de Maupassant d'entrer dans la franc-maçonnerie, mais celui-ci refuse.

En juin 1891, il se bat en duel avec René d'Hubert, directeur du Gil Blas.

En juillet 1897, Catulle se remarie avec la poétesse Jeanne Mette, avec laquelle il aura un fils.

D'une dernière relation avec la comédienne Marguerite Moreno, il a un dernier fils, ce qui lui fait une très nombreuse progéniture.

En 1902, il est fait officier de la Légion d'honneur.

Il reçoit le prix Calmann-Lévy en 1904 et le prix Emile-Augier en 1908.

Son corps sans vie est découvert le 8 février 1909 vers cinq heures du matin dans le tunnel de chemin de fer de Saint-Germain-en-Laye et on suppose qu'il avait ouvert la porte de son wagon en se croyant arrivé à destination.

Son oeuvre est abondante avec des recueils de poésie, des romans, des nouvelles, des contes, des essais et des pièces de théâtre.




romancier poète critique homme juif 19ème 20ème siècle
ROMANCIER POETE CATULLE MENDES 1889



Voici le proverbe du jeudi 21 mai 2026 :



AROA, EGUN AMA, BIHAR AMAIZUNA.

Le temps, aujourd'hui mère, demain marâtre.


pais vasco navarra antes mujer
FEMME DE NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 100 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!