Trahi par son cousin et rival Iziaslav II, Igor II de Kiev est capturé et jeté dans une fosse jusqu'à l'automne 1146.
Igor est enfermé dans le monastère Saint-Théodore de Kiev.
Igor n'en est pas moins assassiné par les habitants de Kiev pendant la prière le 19 septembre 1147.
Igor est un saint martyr des Eglises catholique et orthodoxe, fêté le 5 juin.
5 JUIN SAINT IGOR DE KIEV
BONIFACE : né à Crediton, en Angleterre, vers 675, sous le nom de Winfrid ou Wynfrith, ce moine et savant réputé se voit confier par le pape l'évangélisation de la Germanie.
5 JUIN SAINT BONIFACE DE MAYENCE
Prenant le nom de Boniface, il parcourt la Hesse et la Thuringe, multipliant les fondations religieuses, la plus célèbre étant l'abbaye de Fulda, en 744.
Boniface de Mayence organise le clergé local et prépare le rattachement de l'Allemagne à la chrétienté.
Pépin le Bref, père du futur Charlemagne, se nourrit de ses conseils.
Mais à plus de 80 ans, insatisfait, le vieil homme décide de convertir aussi les rudes Frisons.
Sa témérité lui vaudra le martyre ainsi qu'à 52 compagnons, le 5 juin 754.
Saint Boniface est le patron des brasseurs et des tailleurs.
5 JUIN SAINT BONIFACE DE MAYENCE
PENTECÔTE : La Pentecôte ("cinquantième jour") est une fête chrétienne qui célèbre l'effusion du Saint-Esprit, le cinquantième jour à partir de Pâques, sur un groupe de disciples de Jésus de Nazareth, dont les Douze Apôtres.
LA PENTECÔTE HEURES D'ETIENNE CHEVALIER
L'Eglise considère la Pentecôte comme le point de départ de sa mission publique dans le monde. Selon elle c'est la réalisation de la promesse du Christ aux Apôtres au moment de son Ascension, dix jours plus tôt.
Cette fête, qui clôt le temps pascal est attestée localement depuis le 4ème siècle.
La Pentecôte se célèbre le septième dimanche après le dimanche de Pâques, à une date mobile calculée par le Comput. Elle tombe toujours un dimanche entre le 10 mai et le 13 juin. Elle se poursuit le lendemain, dans certains pays, par un lundi férié ou chômé, dit "lundi de Pentecôte".
IGOR : Ez du arrotz emaiten gutartean X. mendeko ukrainiar printze inzenak.
(...) Igor - Eskandinaviar jatorria duen izena (Ingwi teonimotik), guri errusiaren bidez iritsi zaiguna. - - (...)
Un décès du 5 juin : Louis du Vergier, marquis de La Rochejaquelein.
PORTRAIT DE LOUIS DU VERGIER DE LA ROCHEJAQUELEIN PAR PIERRE-NARCISSE GUERIN
Né le 30 novembre 1777 à Saint-Aubin-de-Baubigné (Poitou) - Mort le 5 juin 1815 à Saint-Hilaire-de-Riez (Vendée).
C'est un militaire français et un général vendéen.
Louis est le frère d'Henri et d'Auguste du Vergier de la Rochejaquelein.
Il suit son père en Allemagne, et à 16 ans il fait ses premières armées dans le régiment autrichien de Latour, passe ensuite en Grande-Bretagne, entre au service de cette puissance, fait deux campagnes dans l'île de Saint-Domingue, puis rentre en France en 1801.
En 1802, il épouse Victoire de Donnissan, veuve du marquis de Lescure, héros des première guerres de Vendée, avec laquelle il aura 8 enfants.
En vain Napoléon 1er cherche-t-il à gagner Louis par l'appât des places, des dignités et des honneurs.
Il vit retiré tantôt en Poitou, tantôt au château Citran, près de Bordeaux.
Deux fois il est à la veille de donner à la Vendée le signal d'une nouvelle insurrection et deux fois les hésitations de l'Europe font avorter ses projets.
Dès le mois de mars 1813, il se concerte avec un envoyé du roi, et quand le parti royaliste est de nouveau formé à Bordeaux, il est choisi pour aller présenter au duc d'Angoulême, alors à Saint-Jean-de-Luz avec l'armée alliée, l'hommage de cette ville fidèle.
Les Bordelais reçoivent avec enthousiasme le prince libérateur et témoignent leur reconnaissance au gentilhomme vendéen qui leur a préparé un si beau triomphe.
Au premier retour de Louis XVIII, Louis est nommé chef d'un des corps militaires de sa garde et élevé ainsi au grade d'officier général.
Au retour de Napoléon en France il protège, avec d'autres serviteurs dévoués, la retraite du roi jusqu'aux frontières du nord, et de là jusqu'à Gand (Belgique).
De cette ville il passe en Grande-Bretagne, à l'effet d'y solliciter des secours pour la Vendée, et obtient pour les royalistes vendéens des armes, des munitions et quelques subsides.
Le 16 mai 1813, il débarque sur la côte de Saint-Hilaire-de-Riez, et soulève une partie des habitants du pays.
En peu de jours, par la rapidité de ses opérations, Louis soulève et arme une grande partie de la Vendée militaire.
Mais le général révolutionnaire Jean-Pierre Travot disperse les deux divisions vendéennes qui se sont formées, dans une attaque nocturne.
Napoléon 1er se hâte de prendre des mesures pour arrêter ce mouvement, en invitant 3 chefs vendéens à servir de pacificateurs auprès de La Rochejaquelein.
En même temps, Napoléon fait appuyer ces négociations par un corps de 12 000 hommes sous les ordres du général Lamarque.
Louis rejette les propositions du ministre de la police Fouché.
Le 2 juin, il débarque à Croix de Vie (Vendée) mais sans grand secours de colonnes royalistes initialement prévues.
Il arrive à Saint-Jean-de-Monts le 3 juin, avec la division de son frère Auguste.
Il se heurte aux troupes du général révolutionnaire Etienne Estève et au cours des combats, il est atteint d'une balle dans la poitrine, tombe et meurt, le 4 juin 1815, au premier rang, à 37 ans.
LOUIS DE LA ROCHEJAQUELEIN GRAVURE D'AUGUSTE II BLANCHARD
Voici le proverbe du vendredi 5 juin 2026 :
PIKA BUZTANA BEZAIN ERGELA.
Aussi stupide qu'une queue de pie.
HOMME EN QUEUE DE PIE
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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L'AVIRON BAYONNAIS EST CHAMPION DE FRANCE DE RUGBY LE 21 MARS 1943.
Le championnat de France de rugby à XV de division unique de la FFR 1942-1943, 44e édition de la compétition et première édition sous ce format, est remporté par l'Aviron Bayonnais qui bat le SU Agen en finale : 3 à zéro.
EQUIPE DE RUGBY AVIRON BAYONNAIS 1942-1943
Après trois saisons de compétitions non officielles, la FFR décide de rétablir le championnat de France sous forme de "division unique".
Divisée en deux par l'armistice de 1940, la FFR réussit à organiser un championnat par zone et la finale interzones est disputée, au stade de Colombes, le 21 mars 1943, entre l'Aviron Bayonnais et le SU Agen respectivement vainqueurs de leur zone.
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le journal, dans son édition du lundi 22 mars 1943,
sous la plume de Pierre Lorme :
"Au stade de Colombes, devant 25 000 spectateurs.
STADE DE COLOMBES
Après un match très coloré et indécis jusqu'à la fin l'Aviron Bayonnais a battu Agen et enlevé le titre de champion de France de rugby.
(De notre envoyé spécial Pierre Lorme, par téléphone.)
... Considérations.
Ce ne fut pas tout à fait la grande partie que l'on attendait ; et certains spectateurs quittèrent le stade olympique un peu déçus Ceux-là n'avaient certes pas réalisé l'importance de l'enjeu. Les deux équipes étaient farouchement décidées à vaincre ; elles pensaient peut-être davantage à la défense qu'à l'attaque ; et il était évident que le score ne pourrait qu'être étroit. On le vit bien dès le début quand des placages sévères étouffèrent dans l'oeuf la plupart des offensives, et ceci de part et d'autre. Plus question de jeu élégant, spontané, voire chevaleresque mais une rude empoignade entre deux quinze de valeur sensiblement égale.
La ligne d'avants d'Agen, plus athlétique, plus lourde et tout aussi mobile que celle d'en face s'assura un net avantage à la mêlée et à la touche. Les Basques, en dépit de tout leur courage, se trouvèrent souvent malmenés par ce pack accrocheur en diable où Bruneteau, Basquet et Matheu se signalèrent entre tous.
EQUIPE RUGBY SU AGEN 1943
Maîtres du ballon en mêlée fermée, beaucoup plus efficaces à la touche, les Agenais rivalisaient aussi d'activité dans le jeu ouvert avec leurs adversaires. Ils donnèrent de ce fait de multiples occasions à leurs lignes arrières. Malheureusement, les trois-quarts de la cité des pruneaux se plaçaient mal, et ils n étaient pas assez rapides, tant à l'ouverture qu'au centre, pour déborder leurs vis-à-vis.
Par dessus le marché, la blessure de Calbet désorganisa grandement le quatuor d'attaque ; et bien que le capitaine agenais soit revenu sur le terrain comme deuxième arrière, il n'en était pas moins réduit à un rôle uniquement passif.
Le meilleur homme du quinze agenais fut sans conteste Bruneteau. Le fameux "Roux-Poil" sema maintes fois le désordre dans les rangs basques. Tant comme avant troisième ligne que comme demi d'ouverture, Winger aux trois-quarts. Bruneteau servit son équipe de façon splendide.
Il est regrettable que le magnifique travail des avants ait été gâché par les hésitations, les courses en biais et la tactique monocorde des attaquants agenais. Il est vrai qu'ils avaient affaire à forte partie.
Chez les Bayonnais, les avants, surclassés, durent jouer "le match de leur vie". Ils firent preuve d'un courage magnifique de bout en bout ; mais derrière ce pack archibattu, la tâche des attaquants n'était guère aisée. Les Agenais interdirent absolument aux Basques de pratiquer leur jeu habituel, ils le désorganisèrent constamment par leurs incursions rapides et leur façon de suivre constamment la balle.
Cependant il y eut de beaux départs à la main des avants basques. Derrière eux, c'est Dauger qui se signala le plus dans les rangs bayonnais, ainsi d'ailleurs que le quasi-vétéran Celhay, qui reste en dépit des ans un attaquant toujours redoutable.
PHOTO DE JEAN DAUGER FINALE RUGBY 1943 AVIRON BAYONNAIS OMNISPORTS
La paire de demis des Basques fut assez nettement supérieure à celle d'en face (qui n'avait déjà pas brillé beaucoup face à Montferrand) ; et Arotça, aussi bon qu'il l'était il y a dix ans, s'avéra le meilleur des troisième ligne chez les bleu et blanc.
L'absence du puissant Boudon se fit largement sentir chez les vainqueurs, dont le succès fut accueilli par la foule parisienne avec un enthousiasme, digne des rencontres internationales de jadis.
A Bayonne, tout le monde naît pelotari et rugbyman. Les enfants, dès qu'ils sont en âge de courir, font des passes avec une balle de chiffons. Ceci explique qu'une ville aussi petite, à laquelle Le Boucau et Biarritz empruntent encore de jeunes sportifs, puisse se permettre d'être champion de France...
Avant-guerre (nous parlons de l'autre guerre), l'Aviron Bayonnais fit une entrée éclatante dans le monde du sport en écrasant, en finale, le S. C. U. F., que commandait Cadenat. Le Gallois Roë, Iguinitz, Fernand Forgues, le junior Lasserre, Hédembaight, étaient alors les vedettes des bleu et banc. Beaucoup de ces magnifiques athlètes devaient d'ailleurs donner leur vie pour la France...
Après 1918, l'Aviron Bayonnais se retrouve. Il a alors pour demi d'ouverture l'excellent Billac, pour trois-quart aile Laurent Pardo. Puis apparaissent les fameux frères Béhoteguy, deux centres éblouissants. Lasserre s'épanouit et d'arrière passe trois-quart, puis avant troisième ligne. Etchepare se signale par ses trouées rapides. Les Zabaletta, Lauga, Arotça, Celhay, Elissalde, à leur tour, prennent place dans l'équipe première, où ils sont rejoints par Dauger, par Boudon, par Larré.
LES FRERES ANDRE ET HENRI BEHOTEGUY EQUIPE DE FRANCE DE RUGBY 1928
Le jeu bayonnais est surtout caractérisé par la grande adresse de tous les joueurs et leur aptitude particulière à bien se placer. Quiconque s'échappe n'est pas livré à lui-même ; il trouve toujours deux ou trois coéquipiers prêts à l'assister. Ce n'est pas un jeu très rapide, la race n'étant pas une race de sprinters, mais l'activité générale est énorme, comme énormes les qualités de coeur et d'énergie. Ces jeunes gens de taille moyenne mais larges d'épaules et solides, présentent tous des vertus morales — camaraderie, cran, enthousiasme, amour de leurs couleurs — qui leur permettent des exploits imprévus. On n'est jamais sûr, avant le coup de sifflet final, de les avoir vaincus.
Avec cela des adversaires sympathiques et courtois, dont on ne peut redouter aucune traîtrise.
MAURICE CELHAY ET L'EQUIPE DE RUGBY DE L'AVIRON BAYONNAIS DEVANT VESTIAIRE PARC DES PRINCES 21 MARS 1943
Le titre est bien placé, aux mains de l'Aviron Bayonnais. Ce n'est pas faire injure aux Agenais, valeureux jusque dans la défaite, que de le constater."
(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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L'Eglise catholique fête Clotilde le 4 juin et l'Eglise orthodoxe le 3 juin.
4 JUIN STE CLOTILDE
EKAIN : Nola ahantz gainean dugula eguzkia? Zestoako harpeak, Magdalenienseko margoekin. Euskal arte paleolitikoaren saindutegitzathartua izan da.
(...) ekain iz. Urteko seigarren hila Ekaineko ostegunetan garagarri iz (...)
(...) Data adierazteko. -en atzizkia hartzen duela Ekainaren zortzian. 1537ko ekainaren 24a zen. Ekainaren seian etorriko da. Ekainaren batetik zortzira irekita egongo da Aposizioan. -k (...)
Zestoa eta Debaren (Gipuzkoa) artean dagoen haitzulo ezagunaren izena. 1969an bertan aurkitutako margoak Paleolitoko ikusgarrienetakoak dira Euskal Herrian.
Un décès du 4 juin : Camille Ghislain Goemans.
ECRIVAIN CAMILLE GHISLAIN GOEMANS
Né le 23 janvier 1900 à Louvain (Flandres, Belgique) - Mort le 4 juin 1960 à Bruxelles (Belgique).
Camille est un écrivain belge surréaliste.
En 1919, il commence des études de médecine à l'Université libre de Bruxelles mais les interrompt pour des études de droit à l'Université de Louvain.
Il collabore en 1922 à la revue Le Disque vert de Franz Hellens, dont il devient corédacteur.
Il y introduit Henri Michaux, son condisciple de collège.
Camille publie, en 1924, Périples aux Editions du Disque vert et fonde avec Paul Nougé et Marcel Lecomte Correspondance.
En 1925, il s'installe à Paris et participe aux réunions des surréalistes.
L'année suivante, il dirige, à Bruxelles, avec Geert van Bruaene, la galerie La Vierge poupine qui expose notamment la série de collages Histoire naturelle de Max Ernst.
Pour un marchand de fourrure, il rédige les commentaires d'un catalogue illustré par René Magritte.
Avec Paul Nougé, Camille fonde, en 1928, la revue Distances (3 numéros) à laquelle collaborent Roger Gilbert-Lecomte, Louis Scuténaire, Marc Eemans, E. L. T. Mesens et André Souris.
A Paris, en 1929, il ouvre sa galerie et prend sous contrat Jean Arp, René Magritte et Yves Tanguy, organisant des expositions Salvador Dali (première exposition parisienne), Max Ernst, Joan Miro et Man Ray.
En 1930, il organise une exposition entièrement consacrée aux collages dont la préface au catalogue est signée Aragon.
En 1931, il est nommé directeur de l'Office du tourisme Belgo-Luxembourgeois.
En 1933, Camille obtient son doctorat en droit.
Il devient, en 1936, corédacteur de la revue Hermès à laquelle il collaborait depuis les premiers numéros (1933).
En 1942 sa future compagne Lou Cosyn (épousée en 1956) ouvre une galerie qui expose régulièrement René Magritte.
Il fonde en 1944 la revue Réponse (un seul numéro) et prononce, en 1949, une conférence intitulée Expérience du surréalisme.
La même année, Camille est nommé directeur des relations publiques de la société Philips à Bruxelles.
LES CHÂTEAUX DE LA FAMILLE BELSUNCE EN BASSE-NAVARRE.
La famille de Belsunce est une famille de la noblesse française, d'extraction féodale, originaire du pays d'Arberoue, qui dépendait autrefois du Royaume de Navarre.
ARMOIRIE FAMILLE BELSUNCE
Voici ce que rapporta à ce sujet Joseph Nogaret dans le Bulletin du Musée Basque N°1 de 1931 :
"... Est-ce avant ou après cet événement que les Belsunce abandonnèrent Ayherre pour faire de Macaye leur résidence habituelle ? Il n'est pas possible de répondre ni de donner la raison de ce changement ; du reste on a fort peu de renseignements sur ce qui se passa pendant cette période. Tout ce que l'on peut dire c'est que la vicomté de Macaye prit une certaine importance. En 1311, à la suite d'une enquête prescrite par le roi d'Angleterre pour établir ses droits sur le pays, l'information établit que le seigneur de Belsunce avait construit des habitations à Macaye, sans requérir l'assistance du bailli pour allumer le premier feu, formalité entraînant sans doute quelques frais ; mais que le dit seigneur possédait en propre les terres de la paroisse de Macayeet que le roi ne pouvait y réclamer que des droits de haute seigneurie.
LE CHÂTEAU DE MACAYE DESSIN DE P. GARMENDIA BMB N°1 1931
Quelle qu'ait été leur résidence, les Belsunce ont dû se montrer habiles politiques à l'égard de leurs suzerains. Ils étaient en effet vassaux des rois d'Angleterre et plus tard des rois de France pour la vicomté de Macaye, qui était en Labourd, tandis qu'ils l'étaient du roi de Navarre pour leur seigneurie d'Ayherre en Arberoue. Ils surent sans doute concilier les intérêts de tous, car au XVIe siècle, Jean III de Belsunce était premier panetier, conseiller et chambellan du roi de Navarre en même temps que gentilhomme ordinaire de la chambre du roi de France et gouverneur de Dax.
Mais leur loyalisme se manifesta surtout lorsque Ferdinand le Catholique se fut emparé de la Haute-Navarre. Malgré les offres alléchantes du roi d'Espagne, Jean III resta fidèle à son souverain légitime Jean d'Albret et il prit part aux expéditions organisées par lui et par son fils pour essayer de reconquérir cette partie de leurs états. Aussi jouirent-ils toujours de la faveur royale aussi bien des Bourbons que des Valois.
En 1560 Charles IX nomma Jean de Belsunce capitaine-châtelain de Mauléon et gouverneur du pays de Soule. Gagné, peu de temps après, aux doctrines de la Réforme par Jeanne d'Albret, il devint un des partisans les plus dévoués de cette reine et vécut, de 1568 à 1587, aux côtés de Henri de Navarrependant les guerres qu'il eut à soutenir avant de devenir roi de France.
ROI HENRI IV
Pendant ce temps, Charles de Luxe, un des chefs du parti catholique, profitant de son absence, s'empara du château de Mauléon et du gouvernement du pays de Soule. Belsunce essaya à plusieurs reprises de reprendre son bien par la politique. N'ayant pu y parvenir, il eut recours à la force et, le 2 Février 1587, après avoir réuni une petite armée, il se présenta devant Mauléon que Charles de Luxe s'empressa d'abandonner. Ses soldats commirent alors toutes sortes de cruautés et lui-même traita laSoule en pays conquis, faisant passer plusieurs Souletins, partisans de Luxe, par les armes et exigeant des impositions illégales.
Emu des plaintes qui lui parvinrent à ce sujet, le Parlement de Bordeaux commença une procédure contre lui, mais Henri de Navarre le prit sous sa protection et obtint la transmission à son grand conseil des procès civils et criminels le concernant ce qui équivalait à l'annulation pure et simple de la procédure.
Une cinquantaine d'années plus tard se produisirent, en pays de Soule, des troubles sérieux dont il sera question dans une des études qui suivront. Qu'il suffise de dire, pour le moment, que les biens royaux dont faisait partie le château ayant été aliénés en faveur du comte de Troisvilles, Armand de Belsunce, qui en avait les revenus, comme rémunération de sa charge de capitaine-châtelain, fit cause commune avec les Etats de Soule pour refuser de se conformer à la décision royale. Il en résulta des désordres qui entraînèrent de sérieux dommages pour le pays. Sa conduite, en cette circonstance, mécontenta Louis XIV qui l'invita, par lettre du 15 Mars 1640, à céder sa charge au comte de Toulongeon, fils du duc de Gramont.
A la suite de ces événements les Belsunce furent privés des privilèges dont ils avaient joui en Soule, mais non de la faveur royale et ils continuèrent à faire bonne figure dans le pays et ailleurs.
C'est à cette époque qu'ils quittèrent Macaye pour s'installer au château de Méharin dont ils devinrent propriétaires.
Les origines de la seigneurie de Méharin sont entourées de la plus grande obscurité. Bien qu'elle eut une certaine importance puisqu'elle donnait droit d'entrée aux Etats de Navarre, on ne sait à peu près rien des gentilshommes qui s'y succédèrent depuis l'origine et pendant plusieurs siècles. L'un d'eux est cependant mentionné, en 1385, avec plusieurs autres seigneurs féodaux dont il sera question dans la suite (Luxe, Huart, Echauz) parmi ceux qui accompagnèrent le prince de Viane en Portugal. Il est probable que ce ne fut pas un cas exceptionnel et que ses descendants donnèrent, en bien d'autres circonstances, des preuves de leur fidélité à leur suzerain.
Vers la fin du XVIe siècle la branche mâle s'éteignit et l'unique héritière, Jeanne, épousa Bertrand d'Armendaritz qui devint vicomte de Méharin. Cette seigneurie, en effet, avait été érigée en vicomté en 1424 par le roi de Navarre Charles le Noble. Bertrand et Jeanne n'eurent qu'une fille qui épousa, le 14 mai 1600, Armand de Belsunce dont il vient d'être question.
LE CHÂTEAU DE MEHARIN DESSIN DE P. GARMENDIA BMB N°1 1931
Quarante ans plus tard, par contrat du 10 Novembre 1640, Armand vendit à son gendre, Jacques de Castaignolés, gentilhomme navarrais, tous ses biens de Macaye avec les titres, bénéfices et prérogatives qui y étaient attachés. En juillet 1643, Jacques de Castaignolés reçut des lettres patentes lui confirmant le titre de vicomte, attendu que "la dite terre a esté de toute ancieneté décorée du titre de vicompté et lesdits sieurs de Belsunce et leurs prédécesseurs qualifiés, depuis quatre cents ans, de vicomptes de Macaye."
Quant à Armand de Belsunce, il se fixa à Méharin où il vécut ainsi que ses descendants.
Cette époque est la plus brillante de l'histoire des Belsunce. Ceux qui avaient embrassé la Réforme reviennent dans le giron de l'église Romaine à l'exemple de leur roi. Ils fournissent de nombreuses illustrations au clergé, à l'armée, à la magistrature ; ils sont baillis, capitaines-châtelains, conseillers du roi, gentilshommes de la chambre, colonels, etc... Sous le règne de Louis XIV seulement, neuf seigneurs de Belsunce furent tués glorieusement, les armes à la main, à la tête des régiments qu'ils commandaient. Mais, celui qui jeta le plus vif éclat sur la famille fut l'héroïque évêque de Marseille dont le dévouement, la charité et l'abnégation, pendant l'épidémie de peste de 1721, ont rendu le nom à jamais célèbre."