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samedi 9 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 9 MAI 2026 SAINTE CAROLINE ET SAINT PACÔME - GERGORI

 

PROVERBE DU 9 MAI 2026 (SAINTE CAROLINE) (SAINT PACÔME) (GERGORI).



CAROLINE : Karolina Gerhardinger naît à Ratisbonne (Bavière, Allemagne) le 20 juin 1797.



religion catholique saint sainte caroline
9 MAI SAINTE CAROLINE

Caroline est une religieuse allemande, reconnue bienheureuse par l'Eglise catholique.

Caroline fonde les pauvres soeurs des écoles de Notre-Dame, congrégation de soeurs vouées à l'éducation des jeunes filles ; cet ordre, au sein duquel elle avait pris le nom de religieuse de Marie-Thérèse de Jésus est aujourd'hui répandu dans les cinq continents, avec plus de 4 000 religieuses.

Caroline meurt le 9 mai 1879 à Munich (Bavière, Allemagne).

Caroline est béatifiée par le pape Jean-Paul II le 17 novembre 1985.

L'Eglise catholique célèbre Caroline le 9 mai.




PACÔME : Originaire de Haute-Egypte, Pacôme le Grand (ou Pacôme de Tabennèse ou Tabennésis) naît en Tébaïde vers l'an 292.



religion catholique saint sainte pacôme
9 MAI SAINT PACÔME


Pacôme est un soldat de Rome qui se convertit et se retire dans le désert comme, avant lui, Saint Antoine.

Par contre, Pacôme refuse la vie d'ermite.

Pacôme réunit plusieurs ascètes semblables à lui et fonde les premiers monastères, avec un abbé dirigeant moines et novices.

Pacôme est considéré comme le fondateur du cénobitisme chrétien, c'est-à-dire de la vie religieuse vécue en commun.



religion catholique saint sainte pacôme
9 MAI SAINT PACÔME

Pacôme meurt vers le 9 mai 348. 

Pacôme est fêté le 9 mai par l'Eglise catholique et le 15 mai par l'Eglise orthodoxe.



religion catholique saint sainte pacôme
9 MAI SAINT PACÔME



GERGORI : Berruezako Gregorioren oroiteguna, Sorlada.

(...) Gergori - Gregorio izenaren aldaera. Iruñeko euskaldunek San Gregorioko dorreari Done Gergori estaen zioten. S. Aranak Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegian-n bildu zuen izen hau ikus (...)

(...) Gregorio (es), Grégoire (fr), Gregory (en), Gregorius (la).

Grezierako Gregorios "iratzarria", "emea" izenetik dator, latineko Gregorius bitarteko dela. Izen hau izan duten santu eta aita santu asko daude, baina ezagunena Tourskoa da. Hau "Frantziako historiaren" aita deitu izan da, egin zituen idazkiengatik. Santuaren eguna azaroaren 17an da. 




Une naissance du 9 mai : Zita Maria delle Grazie Adelgonda Micaela Raffaela Gabriella Giuseppina Antonia Luisa Agnese di Borbone-Parma, connue sous le nom de Zita de Bourbon, princesse de Parme, puis, par son mariage, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie.



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PHOTO DE ZITA DE BOURBON-PARME 191
REINE DE HONGRIE


Née le 9 mai 1892 à Camaiore (Toscane, Italie) - Morte le 14 mars 1989 à Zizers (Grisons, Suisse).

Epouse de l'empereur Charles 1er, elle est la dernière impératrice d'Autriche, reine de Hongrie et reine de Bohême.

L'Eglise catholique la considère comme servante de Dieu.

Elle est la 3ème fille et le 5ème enfant de l'ancien duc souverain de Parme Robert 1er et d'Antonia de Bragance.

La famille passe la majeure partie de l'année en Autriche et ne descend en Toscane que pour l'hiver.

Ils effectuent le voyage dans un train de 16 wagons, spécialement aménagé pour accommoder la famille, sa suite et ses biens.

Zita, ses frères et soeurs apprennent à parler italien, français, allemand, espagnol, portugais et anglais.

A 10 ans, elle est envoyée en pension chez les Soeurs de la Visitation à Zangberg, en Haiute-Bavière.

A l'automne 1907, à la mort de son père, elle est rappelée à la maison.

Elle termine son éducation dans un couvent bénédictin de l'île de Wight (Angleterre).

Elevés dans la foi catholique, les enfants Parme accomplissent de bonnes oeuvres pour les démunis, Zita et sa soeur Françoise distribuant personnellement nourriture, vêtements et médicaments aux nécessiteux de Pianore.

Durant toute une période, la santé de Zita décline et elle est envoyée suivre une cure dans un spa européen pendant 2 ans.

Après des fiançailles en juin 1911, elle épouse l'archiduc Charles, deuxième dans l'ordre de succession au trône d'Autriche, avec lequel elle aura 8 enfants.

Après l'attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, et l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand et de son épouse Sophie, suit la mort de l'empereur François-Joseph, le 21 novembre 1916.

Charles devient empereur d'Autriche et Zita impératrice consort.

Ils sont aussi couronnés roi et reine de Hongrie, le 30 décembre 1916.

Après l'armistice du 11 novembre 1918, la République d'Autriche allemande est proclamée.

La famille impériale est contrainte à l'exil, tout d'abord en Suisse.

Charles tente par deux fois de reprendre le pouvoir en Hongrie, en mars et octobre 1921, mais sans succès.

En novembre 1921, ils sont exilés à Madère.

Charles, qui a depuis longtemps une mauvaise santé, meurt l 1er avril 1922, des suites d'une bronchite dégénérée en pneumonie.

Zita, veuve à 28 ans, décide de porter le deuil de Charles pour le reste de sa vie et ne se remariera pas.

Le roi Alphonse XIII d'Espagne accepte de l'accueillir, avec ses 7 enfants, en Espagne, à Lekeitio, en Biscaye, où ils vont rester 6 ans.

En 1929, la famille déménage en Belgique.

Après l'invasion de la Belgique par les Allemands le 10 mai 1940, Zita et sa famille se réfugient en France, ensuite en Espagne, au Portugal puis aux Etats-Unis, où ils arrivent le 27 juillet 1940.

Finalement ils s'installent au Québec.

A partir de la fin de la guerre (8 mai 1945), elle passe deux ans à faire le tour des Etats-Unis et du Canada pour récolter des fonds pour l'Autriche et la Hongrie, ravagées par la guerre.

Après être revenue en Europe plusieurs fois pour les mariages e ses enfants, elle revient définitivement en Europe en 1952 pour s'occuper de sa mère qui meurt en 1959, à 96 ans.

Zita passe les dernières années de sa vie avec sa famille.

Elle s'implique aussi dans le processus de béatification de son défunt époux.

Après ses 90 ans, Zita voit sa bonne santé commencer à diminuer.

Elle meurt le 14 mars 1989, à 96 ans.



autriche hongrie reine impératrice pays basque lequeitio
ZITA DE BOURBON-PARME A LEQUEITIO EN 1925


Voici le proverbe du samedi 9 mai 2026 :


MAIATZAREN ERDIE OTZAK ILTZEN, BESTE ERDIE EGUZKIK KIXKALTZEN.

Moitié de mai on meurt de froid, l'autre moitié le soleil vous fait griller.



mois calendrier mai
MOIS DE MAI
ILLUST D BELLINI







(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE CANTONALE TENDUE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN MAI 1922 (sixième partie)

 

CAMPAGNE ÉLECTORALE À BIARRITZ EN MAI 1922.


Des élections cantonales sont organisées en France les 14 et 21 mai 1922.


pays basque autrefois élections labourd canton
CASINO MUNICIPAL BIARRITZ 1922
PAYS BASQUE D'ANTAN


Sur le canton de Biarritz, deux candidats sont face à face : le Dr Augey, républicain de gauche et 

Gabriel Moussempès, industriel, républicain démocrate, conseiller général sortant.




Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale, La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-

Luz dans plusieurs éditions :


  • le 5 juin 1922 :

Tribunal libre.

Après l'élection du 14 Mai à Biarritz.

L'incident de l'Affiche.

Une lettre de M. Fernand Mengelle.



Nous recevons la lettre suivante que notre impartialité nous fait un devoir d'insérer in-extenso :


Pau, le 3 juin 1922.

Monsieur le Directeur de la "Gazette de Biarritz",

Monsieur le Directeur,



Vous avez, à plusieurs reprises, inséré dans votre journal, des textes d'affiches ou des lettres de M. Moussempès, ancien conseiller général de Biarritz, dans lesquels mon nom était cité.



Je fais appel à votre courtoisie pour insérer dans votre prochain numéro, et à la même place où parut la lettre de M. Moussempès, en date du 21 mai, le texte ci-dessous de l'affiche que mes frères et moi avons publiée, pour démentir tant les affirmations inexactes de M. Moussempès que les faux bruits répandus à son instigation.


Avec mes remerciements, je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur, l'assurance de ma considération très distinguée.


Fernand Mengelle.



Il faut conclure :



A la suite des affiches "Rappel à la Pudeur" et "A mes compatriotes Biarrots", des faux bruits de toutes sortes sont colportés.


Il faut que toute la lumière soit faite.


Les fils Mengelle, soussignés :


Déclarent s'associer entièrement à leur frère Fernand, seul signataire des deux affiches sus-mentionnés, dont la première a posé une question très précise à laquelle M. Moussempès n'a pas répondu.

Démentent, de la façon la plus formelle les bruits selon lesquels Maurice Mengelle Directeur des Tuileries de Tarnos, ou tout autre membre de la famille, se seraient rendus auprès de M. Moussempès pour désapprouver les agissements de leur frère Fernand, et présenter des excuses.

Affirment qu'au contraire, des démarches ont été faites auprès d'eux pour obtenir ce désaveu et ces excuses.

Prennent acte de la déclaration de M. Moussempès suivant laquelle "désormais la parole est à la Justice", disposés qu'ils sont, par respect pour la mémoire de leur père, à lui donner eux-mêmes cette parole si M. Moussempès ne met pas à exécution comme il aurait eu, déjà, le temps de le faire, la menace qu'il a formulée.

30 Mai 1922.


Maurice Mengelle, Chevalier de la Légion d'Honneur, Directeur des Tuileries de Tarnos,

Bernard Mengelle,

Auguste Mengelle, Tuileries de la Négresse,

Fernand Mengelle."



  • le 5 juillet 1922 :

"L'affaire Moussempès-Servat-Mengelle devant le Tribunal de Bayonne.


Aujourd'hui est venue devant le Tribunal correctionnel de Bayonne, l'action en diffamation intentée par M. Moussempès, ancien conseiller général, à MM. Servat et Mengelle, à raison de l'affiche "Rappel à la Pudeur", Me Joubert, de Saint-Palais, a plaidé pour M. Moussempès ; Me Servat, du barreau de Nantes, pour son frère et pour M. Mengelle.

L'affaire a été mise en délibéré."



  • le 13 juillet 1922 :

"L'affaire Moussempès-Servat-Mengelle.


Nous apprenons que MM. Mengelle et Servat ont interjeté appel du jugement de Bayonne".






A suivre...


(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 







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vendredi 8 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 8 MAI 2026 SAINT DÉSIRÉ ET SAINT BONIFACE - VICTOIRE DES ALLIÉS - AINTZIÑE

 

PROVERBE DU 8 MAI 2026 (SAINT DÉSIRÉ) (SAINT BONIFACE) (VICTOIRE DES ALLIÉS) (AINTZIÑE).


DÉSIRÉ : Desiderius (Désiré ou Didier) naît à Sancy, en Seine-et-Marne, en mars 512.



religion catholique saint sainte désiré
8 MAI SAINT DESIRE DE BOURGES


Chancelier des fils de Clovis, Clotaire et Childebert, Désiré devint ensuite évêque de Bourges et fait beaucoup pour limiter les guerres entre Mérovingiens.

Désiré meurt à Bourges le 8 mai 550, au retour d'un concile tenu  Clermont.

En Belgique, Désiré est le patron des tisseurs de Liège et le patron de Latine, en Hesbaye.

Désiré est un saint de l'Eglise catholique, fêté le 8 mai.



religion catholique saint sainte désiré
8 MAI SAINT DESIRE DE BOURGES


BONIFACE : Saint Boniface IV naît à Valeria (Abruzzes, Italie) vers 550.



religion catholique saint sainte boniface
8 MAI SAINT BONIFACE

Boniface est un moine bénédictin qui a été pape de 608 à 615, après la mort de son prédécesseur Boniface III.

Boniface fait transporter de nombreux corps de martyrs des catacombes vers l'ancien Panthéon de Rome.

Boniface tente d'organiser l'Eglise en Angleterre.

Boniface meurt le 8 mai 615.

Saint Boniface est fêté le 8 mai.



VICTOIRE 8 MAI 1945 : C'est la victoire des Alliés sur l'Allemagne et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe marquée par l'annonce de la capitulation de l'Allemagne.

En France, cette date est un jour férié.

Ce jour est appelé par les anglophones le "Victory in Europe Day" ou "V-E Day" pour "Jour de la Victoire en Europe".

Pour mémoire, les pertes humaines pendant la Seconde Guerre mondiale ont été de l'ordre de 50 millions de morts ; dans les pays de l'ancienne Union soviétique, cet événement est célébré le 9 mai sous le nom de Jour de la Victoire.



seconde guerre mondiale 8 mai guernesey
LIBERATION DE GUERNESEY 8 MAI 1945



AINTZIÑE : Antiguako birjina. Ochomayo orduñes.


fêtes biscaye pays basque
OCHOMAYO 1965 ORDUÑA BISCAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Un décès du 8 mai : Abel François Villemain.




ecrivain france politique ministre
    ABEL FRANCOIS VILLEMAIN
Par Ary Scheffer — Paris, musée du Louvre, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1252049


Né le 9 juin 1790 à Paris - Mort le 8 mai 1870 à Paris.

C'est un écrivain, universitaire et homme politique français, professeur à la Sorbonne et à l'Ecole normale supérieure, et ministre de l'Instruction publique de 1839 à 1845.

Très jeune, Abel remporte de nombreux prix au lycée Louis-le-Grand.

Il montre des dispositions pour la rhétorique.

En 1810, il est nommé professeur suppléant de rhétorique au lycée Charlemagne, et titulaire en 1812.

En 1812, il obtient un prix de l'Académie française pour un éloge de Montaigne.

Sous l'Empire, sa carrière est stoppée mais la Restauration rétablit Abel en le nommant, en 1814, professeur adjoint d'histoire moderne à la Sorbonne, succédant à Guizot.

En août 1816, il est à nouveau couronné par l'Académie pour son éloge de Montesquieu.

En novembre 1816, il est nommé professeur d'éloquence française à la Sorbonne.

En 1820, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur.

En 1821, Abel succède à Louis de Fontanes à l'Académie française.

En 1828, il écrit son chef-d'oeuvre, son Cours de littérature française.

Elu député par le collège de département de l'Eure en juillet 1830, il prend place parmi les constitutionnels.

La révolution de 1830 lui assure une position politique de premier plan.

En janvier 1832, Abel épouse Louise Desmousseaux de Givré, avec laquelle elle aura une fille.

En décembre 1834, il est élu secrétaire perpétuel de l'Académie française.

De mai 1839 à mars 1840, il est nommé ministre de l'Instruction publique dans le deuxième ministère Soult.

Il est de nouveau nommé ministre de l'Instruction publique, d'octobre 1840 à décembre 1844.

Après la révolution de 1848, il arrête sa carrière de professeur en 1852 et se consacre exclusivement à la publication de livres nouveaux et à la rédaction de ses anciens ouvrages et discours.

Abel meurt le 8 mai 1870, à 79 ans.




ecrivain france ministre politique
ABEL FRANCOIS VILLEMAIN


Voici le proverbe du vendredi 8 mai 2026 :


MAIATZA URIA LAKET.

Mai aime la pluie.



mois calendrier mai
MOIS DE MAI
ILLUST BARRE DAYEZ


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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LES COLLECTIONS DU MUSÉE BONNAT À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1925 (première partie)

LES COLLECTIONS DU MUSÉE BONNAT EN 1925.


Le musée Bonnat-Helleu est le musée des Beaux-Arts de la ville de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), comportant notamment un grand nombre d'oeuvres des peintres Léon Bonnat et Paul César Helleu.



pays basque labourd peintre musée bayonne
MUSEE BONNAT BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Le bâtiment a été construit à la fin du 19ème siècle par l'architecte Charles Planckaert membre 

de l'Institut.



Sa construction fit suite à l'incendie qui ravagea la mairie de Bayonne en décembre 1889, au 

cours duquel une grande partie des archives et des collections possédées par la ville furent 

détruites. Le bâtiment avait à l'origine une quadruple vocation : archives, bibliothèque, musée de 

peinture et muséum.



Inauguré en 1901, la première pierre avait été posée en 1896 par le maire Léo Pouzac.



Voici ce que rapportèrent à ce sujet Antonin Personnaz et Georges Bergès dans leur livre : "Le Musée de Bayonne. Collections Bonnat" (éditeur Henri Laurens).



Si le nom de Bonnat est connu du monde entier pour la valeur de ses oeuvres, par la qualité de ses modèles et l'universelle renommée du collectionneur, l'homme ne l'était vraiment que d'un nombre restreint d'amis qui surent le pénétrer et le comprendre. Chargé d'honneurs qui vinrent à lui attirés par la rectitude de sa vie, la loyauté de son caractère, Léon Bonnat, resté simple et modeste, cachait sous une apparente froideur, l'âme la plus haute, un coeur généreux et tendre. Puisse cette courte notice le faire mieux connaître et aimer.



pays basque autrefois peintre bayonne
PEINTRE LEON BONNAT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Aperçu très sommaire de la vie de Léon Bonnat



Joseph-Florentin-Léon Bonnat, issu d'une excellente famille française, naquit à Bayonne le 20 juin 1833. Ses parents, ruinés par des spéculations malheureuses, partirent, en 1846, pour Madrid où M. Bonnat espérait rétablir sa fortune en fondant une librairie française. Le jeune Léon vint les y rejoindre. La lecture de la Vie des Peintres, de Vasari, et plus encore la vue des chefs-d'oeuvre du Prado où son père, homme cultivé, le menait souvent, exaltèrent son goût, déjà très vif, pour le dessin. Don José Madrazo, ancien élève de David, directeur de l'Académie de San Fernando, à qui il fut présenté, le fit entrer dans l'atelier de son fils Federico Madrazo "où il apprit à peindre". Les progrès furent rapides et l'lève peignait, à dix-sept ans, le Giotto gardant les chèvres (594 bis), les petits portraits en pied de son frère et de sa soeur (570-571). Le père de Bonnat, miné par le chagrin, mourait en août 1853 et son fils Léon se trouva, bien jeune, chef d'une famille dans une situation des plus précaire. Le retour à Bayonne s'imposait, mais avant de laisser l'étudiant s'engager plus avant dans la carrière incertaine de l'Art, on soumit à M. Romain Julien, artiste bayonnais, quelques-unes de ses oeuvres. En voyant les petits portraits cités plus haut et surtout un portrait au crayon noir de l'artiste par lui-même, M. Julien n'hésita pas à lui prédire un bel avenir. Sur l'avis de ce protecteur autorisé, le maire de Bayonne, M. Jules Labat, obtint de son conseil le vote, en faveur de Bonnat, d'une pension triennale de 1 500 francs. L'espoir renaissait en cette famille qui partit le 9 janvier 1854 pour Paris où Bonnat devenait l'élève de Léon Cogniet dont il devait, trente ans plus tard, faire le superbe portrait (Musée du Luxembourg).



pays basque avant peintre labourd musée
PEINTRE FEDERICO DE MADRAZO 1890







pays basque avant peintre labourd musée
PORTRAIT DE LEON COGNIET
PAR LEON BONNAT



Les années qui suivirent furent, comme les précédentes, dures à traverser. Mme Bonnat qui avait perdu trois de ses enfants parvenait, grâce à son énergie et sa foi, à faire vivre avec des ressources infimes, la maisonnée et parfaire l'éducation de ses deux plus jeunes enfants. Malgré une santé délicate, Léon, qui avait conquis l'estime de ses maîtres, quittait, tous les matins, le modeste logement de la Cité Gaillard, gagnait l'atelier de la rue de Lancry où il profitait pendant cinq heures de la pose des modèles, allait suivre les cours de perspective et d'anatomie à l'Ecole des Beaux-Arts où il revenait, après un frugal repas, assister au cours de dessin du soir. Le délicieux groupe de famille qu'il peignit à cette époque donne la mesure de ses progrès. Il présentait au jury du Salon de 1857 trois portraits qui y furent admis et la même année montait en loge pour le prix de Rome. Il n'obtint que le deuxième prix. Ecoutant les conseils de Robert-Fleury et de M. Julien, qui obtenait de la ville de Bayonne le renouvellement de sa pension triennale, Bonnat partait pour Rome le 20 janvier 1858, laissant sa famille accepter l'hospitalité d'un oncle établi à Pampelune.



A Rome, son ami Chapu le conduisit au Vatican où Bonnat admira les fresques de Raphaël ; mais, franchissant la porte de la chapelle Sixtine, il fut ébloui par la puissance du génie de Michel-Ange. Le jeune homme reprit à Rome la vie laborieuse de Paris, faisant de nombreuses copies des grands maîtres italiens et peignant, d'après le modèle vivant, à l'Académie de France, faveur à laquelle lui donnait droit son second grand prix. A part le chagrin d'être séparé des siens et malgré la piètre budget qui, tous frais payés, lui laissait trente ou trente-sept sous pour sa nourriture quotidienne. Bonnat vivait heureux à Rome soutenu par de beaux rêves de gloire et la contemplation des chefs-d'oeuvre qui l'entouraient. Il y avait peint trois grandes toiles qui lui valurent des récompenses aux Salons de Paris ; des portraits et quelques tableaux de chevalet.



Rentré à Paris en 1861, Bonnat ambitionnait une première médaille pour son Martyre de Saint-André. Elle lui fut votée par la section des peintres de l'Institut et l'Institut, toutes sections réunies, la donna à un autre. Bonnat se livre à ce sujet, dans sa correspondance intime, à de curieuses réflexions, sur le favoritisme dont il était l'ennemi. Son nom commençait à être connu et Baudry lui disait : "Vous marchez à la tête de la génération qui vient après la nôtre ; vous devez avoir des travaux." Mais les commandes n'arrivaient pas  et l'artiste " à bout de ressources, vivant au jour le jour, rongeait son frein se sentant plein de force et d'envie de peindre". A ces soucis, venait s'ajouter la grave maladie dont son frère Paul, qui préparait Normale, devait bientôt mourir.



pays basque avant peintre labourd musée
TABLEAU MARTYRE DE SAINT-ANDRE
PAR LEON BONNAT



Bonnat reçut enfin de la ville de Paris la commande du Saint Vincent-de-Paul qu'il exposa en 1866. En ce temps d'art maladif, l'oeil du public s'accommodait mal de cette peinture réaliste et forte de Bonnat que pourtant soutenait la critique d'avant-garde, ayant à sa tête Théophile Gautier. Mis sur les rangs pour la médaille d'honneur, notre artiste obtint au premier tour : 49 voix contre 38 à Carpeaux et 23 à Corot. Puis les voix s'éparpillèrent sans résultat.



pays basque avant peintre labourd musée
TABLEAU SAINT VINCENT DE PAUL ET LE GALERIEN
PAR LEON BONNAT


L'espace dont je dispose ne permettrait même pas une sèche nomenclature de l'oeuvre entière du maître qui, à ce moment, avait déjà peint le chef-d'oeuvre qu'est le portrait de Robert-Fleury (Musée du Luxembourg) et celui de sa soeur. Léon Bonnat commençait enfin à recueillir le fruit de ses travaux. L'Exposition Universelle de 1867 lui valut la Croix, et L'Assomption peinte pour l'église Saint-André de Bayonne la médaille d'honneur au Salon de 1869.



pays basque avant peintre labourd musée
PORTRAIT DE JOSEPH NICOLAS ROBERT-FLEURY
PAR LEON BONNAT



Après cette période classique, s'affirmait la forte et indéniable personnalité de Bonnat dans son Christ (1874), le superbe portrait de Mme Pasca (1875) (Musée du Luxembourg), celui de Thiers (1877) qui consacra sa réputation de portraitiste, suivi de ceux de M. de Montalivet (1878), de Victor Hugo (1879) et le beau portrait de Coigniet, son maître (1881) (Musée du Luxembourg), Renan (1892), l'admirable et expressif portrait de la mère de l'artiste (1893), de J. Bertrand (1897) etc. etc.



pays basque peintre labourd musée
LE CHRIST
PAR LEON BONNAT


Enfin, ayant dépassé sa 80e année, le maître peignait encore d'une main ferme, de nombreuses effigies, parmi lesquelles : le portrait frappant du maître Widor et — le dernier de sa carrière, à 89 ans — celui, si vivant et si vrai, de Me Maurice Champetier de Ribes (1922)."



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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