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lundi 14 septembre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 14 SEPTEMBRE 2026 LA CROIX GLORIEUSE - GURUTZE

 


PROVERBE DU 14 SEPTEMBRE 2026 (LA CROIX GLORIEUSE) (GURUTZE).


LA CROIX GLORIEUSE : L'Eglise catholique consacre ce jour à la vénération de la Sainte Croix (ou Vraie Croix), en souvenir de la dédicace de la basilique de la Résurrection, érigée sur le tombeau du Christ, en 335, à Jérusalem.



religion catholique saint sainte croix glorieuse
14 SEPTEMBRE SAINTE CROIX


Selon la tradition chrétienne, c'est sainte Hélène, la mère de l'empereur Constantin 1er, qui aurait découvert la Croix de Jésus, lors d'un pèlerinage en Palestine, vers 326.

Pour le christianisme, la Croix du Christ est considérée comme l'instrument du salut de l'humanité. Deux fêtes marquent, dans le calendrier liturgique catholique, l'importance de cette relique : le Recouvrement de la Croix (3 mai) et l'Exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre).





GURUTZE : Gurutzaren ospatzeko eguna Hazparne. Baiona eta beste herri batzuetan. La Sainte CroixExaltacion de la Cruz. Galdakaoko zaindari-jaiak.

Kristau erlijioarekin hertsiki lotua dagoen izena, Jesu Kristo hiltzeko gurutzea erabili baitzuten. Honekiko jaiera IV. mendean piztu zen, santa Helenak Golgota mendian hiru gurutzeak aurkitu zituenean. Santuaren eguna irailaren 14an da. Aldaera : Guruzne (Deun-ixendegi euzkotarra). Baliokidea : Cruz (es).




Un décès du 14 septembre : Anna "Annie" Brassey, née Allnutt, Baronne Brassey.




écrivaine anglaise sunbeam
ANNA BRASSEY


Née le 7 octobre 1839 à Londres (Angleterre) - Morte le 14 septembre 1887 dans l'Océan Pacifique.

C'est une voyageuse et écrivaine anglaise.

Enfant, elle est confrontée à de graves problèmes de santé, apparemment une forme de bronchite chronique.

A l'âge adulte, Anna subit de graves brûlures avec l'embrasement de sa jupe alors qu'elle se tient trop près de la cheminée et il lui faudra 6 mois pour récupérer.

En 1860, elle épouse Thomas Brassey, membre du Parlement anglais, qui sera anobli en 1881 et deviendra Comte Brassey en 1886.

Le couple a cinq enfants avant de débuter leur voyage à bord de leur yacht de luxe, le Sunbeam.

Elle décrit leur voyage autour du monde en 1876-1877 dans son livre : Voyage d'une famille autour du monde : A bord de son yacht le Sunbeam, livre publié en anglais en 1878 et traduit en français en 1885, livre qui sera un best-seller. 

Anna publie plusieurs autres récits de voyages, en Méditerranée (1880), aux Indes, en Australie, au Canada et Etats-Unis (1872).

Elle participe aussi à la publication de photographies de Tahiti du Colonel Henry Stuart-Wortley en 1882.

Photographe accomplie, Anna rejoint la Société Photographique de Londres en 1873 et elle expose certaines de ses photographies en 1873 et en 1886.

Le dernier voyage de Lady Brassey sur le Sunbeam se fait, en novembre 1886, en direction de l'Inde et de l'Australie, pour tenter d'améliorer sa santé.

Sur le chemin de l'Île Maurice, elle meurt de la malaria, le 14 septembre 1887, à 47 ans, et sa dépouille est immergée en mer.



écrivaine anglaise sunbeam
ANNA BRASSEY



UNE EXPÉRIENCE DE PÊCHE EN TRAÎNIÈRE BASQUE EN BRETAGNE EN 1906 (deuxième et dernière partie)

 

UNE EXPÉRIENCE DE PÊCHE EN TRAÎNIÈRE BASQUE EN 1906.


Au début du 20ème siècle, les pêcheurs Basques vont faire part de leur expérience aux pêcheurs Bretons.




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UNE TRAÎNIERE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet Georges Price dans le quotidien Gil Blas, le 14 septembre 1906 :



"Une expérience.



Au commencement du siècle dernier, l'Académie des sciences mit au concours, plusieurs années de suite, le sujet suivant : Si vous prenez un vase plein d'eau, et si vous y plongez un corps quelconque, une pierre par exemple, l'eau déborde. Si vous y plongez un poisson de même volume que la pierre, le liquide ne s'écoulera pas. — Déterminer et exposer, les causes de cette différence.



Les concurrents abondèrent, et des quantités de mémoires développèrent des raisons toutes plus ingénieuses les unes que les autres, mais dont aucune ne parut suffisamment probante à l'académie, qui persistait à remettre chaque année le même sujet au concours.



Or, il arriva qu'un jour, un des concurrents eut l'idée d'étudier non plus sur le papier, mais dans la nature même ce singulier phénomène : Il prit un vase plein d'eau et y plongea une pierre qui le fit déborder. La pierre retirée et le vase rempli de nouveau, il y plongea délicatement un poisson de même volume que la pierre, et, alors, il constata, non sans une indicible stupéfaction, que le bassin débordait avec le poisson exactement comme avec le caillou.



Il vient de se passer en Bretagne quelque chose d'analogue. On sait que depuis plusieurs années, les pêcheurs bretons se plaignent de la disparition des sardines. Là-dessus, on a cherché des explications à cet état de choses désastreux, qui prive les populations côtières d'une industrie essentielle. On a tour à tour attribué les migrations de la sardine à l'abus d'engins de grande pêche râclant les fonds, à la coupe des goémons, à des déviations du Gulf-Stream, etc.



Or, il advint qu'un jour, des armateurs basques, qui continuaient à pêcher la sardine sur leurs côtes en grandes quantités, et qui connaissaient peut-être l'histoire du poisson de l'Institut, s'avisèrent de vérifier le fait. Ils envoyèrent, sur les côtes de Bretagne, la traînière Adela, avec un équipage de choix, avec mission d'expérimenter ce que donneraient les méthodes basques appliquées à la région bretonne. 



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 TRAÎNIERE ADELA GUETHARY
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici comment notre confrère, le Courrier de Bayonne, raconte cette expérience, dont les suites ne manquent pas de piquant :


"L'Adela, remorquée par la Ville-de-Palais, et suivie du bateau garde-pêche du gouvernement Petrel, ainsi que de quatre vapeurs, se rendit sur le lieu de pêche et, du premier coup de filet, ramena 24 000 sardines, 300 maquereaux et d'autres poissons.



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REMORQUEUR VILLE-DE-PALAIS


Ce fut alors du délire parmi les spectateurs ; mais, à la réflexion, les pêcheurs bretons s'imaginèrent que, si ces prises continuaient, le prix des sardines allait diminuer dans des proportions telles que leur métier ne serait plus rémunérateur.


Aussi, au deuxième coup de filet, montrèrent-ils une hostilité inattendue ; malgré la sauvegarde des vapeurs, des centaines de bateaux de pêche traversèrent les filets de nos marins, s'opposant par une obstruction systématique à la réussite de leurs efforts. On fut presque sur le point d'en venir aux mains ; bref, il fallut renoncer à continuer et l'Adela rentra à Nantes, toujours remorquée par la Ville-de-Palais.


Le ministre de la marine fut prévenu télégraphiquement et mis au courant de l'incident.


Les Bretons revinrent d'ailleurs bien vite à de meilleurs sentiments et c'est dans d'excellents termes que nos pêcheurs se sont séparés d'eux.


Il ressort de cette expérience que le poisson est encore abondant sur les côtes de Bretagne et que nos Basques feraient, grâce à leur expérience, à leur habileté et à leurs engins, de magnifiques captures là où d'autres ne réussissent qu'à gagner à peine leur vie.


Le patron de l'Adela, qui est rentré dimanche à Guéthary avec ses compagnons, à bord du vapeur Normand, déclarait, en effet, que si on les avait laissé pêcher 15 jours, ils auraient pris pour 26 000 francs de poissons."



Il y a quelque chose à ajouter à la conclusion que tire notre confrère de cette aventure. C'est qu'il est extraordinaire que les pouvoirs publics, qui disposent sur la côte de sources d'informations techniques nombreuses (laboratoires maritimes, écoles de pêche, etc.), aient laissé s'accréditer la légende de la disparition de la sardine sans se rendre compte que le mal venait de l'infériorité des méthodes employées. L'expérience que les basques ont cru spontanément devoir faire, aurait dû être faite depuis longtemps par l'initiative des autorités maritimes.



Enfin, on peut conclure encore qu'il est navrant de voir une partie de nos braves populations côtières persévérer dans des routines qui les mettent dans l'impossibilité de se suffire à elles-mêmes là où d'autres gagneraient largement leur vie. Si je disais qu'on a fait tout ce qu'il fallait pour les instruire, on se moquerait de moi. On aime mieux organiser une souscription quand la famine impitoyable fait son apparition. Il serait plus simple et moins coûteux d'éviter la famine, et les basques viennent de nous prouver que c'était possible."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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dimanche 13 septembre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 13 SEPTEMBRE 2026 SAINT AIMÉ - MENDIA


PROVERBE DU 13 SEPTEMBRE 2026 (SAINT AIMÉ) (MENDIA).


AIMÉ Aimé de Sion ou saint Amat ou saint Aimé est contemporain du roi Dagobert, au 7ème siècle.



religion catholique saint sainte aimé sion
13 SEPTEMBRE SAINT AIME DE SION



Moine à Saint-Maurice d'Agaune, en Suisse, et ermite à la chapelle Notre-Dame du Roc, Aimé est choisi pour devenir évêque de Sion (Valais, Suisse) en 669.

Le Maire du Palais, Ebroïn entreprend de persécuter Aimé et l'exile au monastère Saint-Fursy de Péronne où l'abbé saint Ultan le traite avec vénération.

Aimé de Sion meurt le 29 avril 690 à Merville (Nord).




MENDIA : Mendiako Ama Birjinaren jaiak Arronizen.

Arroizko (Nafarroa) Andre Mariaren ermita, izena dagoen aurkintzatik hartu duena. Herriaren goiko aldean dagoen santutegi honetan XIII. mendeko irudia gordetzen da. Munaingo (Araba) Andre Mariaren ermita ere Mendia izeneko dermioan egon zen.



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EGLISE D'ARRONIZ NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Un décès du 13 septembre : Philippe II.


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PORTRAIT DE PHILIPPE II D'ESPAGNE 1550
PAR TITIEN



Né le 21 mai 1527 à Valladolid (Espagne) - Mort le 13 septembre 1598 à Madrid (Espagne).

Fils aîné de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, il est roi d'Espagne, de Naples et de Sicile, archiduc d'Autriche, duc de Milan et souverain des Pays-Bas de l'abdication de son père en 1555 à sa mort.

Il devient roi de Portugal en 1580 après l'extinction de la maison d'Aviz.

Philippe est roi consort d'Angleterre de 1554 à 1558 par son mariage avec Marie Tudor.

Il reçoit une éducation soignée et sa formation intellectuelle et morale est confiée à plusieurs précepteurs.

Le prince apprend les langues en usage dans ses futurs Etats : l'espagnol, le portugais, l'italien, le français et le latin.

Son précepteur Juan de Zuñiga lui apprend la chasse, la joute équestre, la musique et la danse.

Philippe fait ses premières armes dans le gouvernement en 1543, à 16 ans, comme régent en l'absence de son père.

En novembre 1543, il épouse l'infante Marie Manuelle mais elle meurt deux ans plus tard, après avoir donné le jour à un garçon.

En 1546, il est placé à la tête du duché de Milan.

En 1549, Charles Quint le désigne comme son successeur aux Pays-Bas.

En juillet 1554, Philippe épouse la reine d'Angleterre Marie Tudor.

Après l'abdication de Charles Quint le 25 octobre 1555, il devient roi des Espagnes en janvier 1556.

Après la mort de son épouse, le 17 novembre 1558, il épouse Elisabeth de France au printemps 1559, avec laquelle il aura deux filles.

Après la mort d'Elisabeth de France le 3 octobre 1568, il épouse, en 1570, en quatrième noces Anne d'Autriche, avec laquelle il aura 5 enfants.

Se voulant le défenseur de la religion catholique, Philippe connaît un succès majeur dans la lutte contre les Ottomans musulmans avec la victoire de Lépante en 1571.

En revanche, la lutte qu'il mène contre le protestantisme connaît plusieurs échecs, dont le soulèvement des Pays-Bas et la sécession des Provinces-Unies, en 1581.

Simultanément, il intervient en France, alors en proie aux guerres de religion, notamment durant la 8ème (1584-1598) pendant laquelle il soutient la Ligue catholique contre l'héritier présomptif de Henri III, le protestant Henri de Navarre.

Il meurt le 13 septembre 1598, à 71 ans, après un règne tumultueux de plus de 40 ans.




roi espagne 16ème siècle milan sicile naples portgal
ROI PHILIPPE II D'ESPAGNE 1554



Voici le proverbe du dimanche 13 septembre 2026 :


POKERRA, ONGI JANAREN ESKERRA.

Roter, c'est remercier du bien manger.



buveur bière humour rôt
UN BUVEUR DE BIERE



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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LA DISTRIBUTION DES PRIX AU LYCÉE DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JUILLET 1922 (deuxième partie)

 

DISTRIBUTION DES PRIX AU LYCÉE DE BAYONNE EN JUILLET 1922.


Pendant de nombreuses années, les distributions de prix étaient des cérémonies ayant pour but de récompenser les élèves méritants à la fin de l'année et de soutenir une certaine émulation.



pays basque éducation enseignement labourd
LYCEE DE BAYONNE 1905
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet Georges Blançon dans le quotidien local La Gazette de Biarritz-

Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 13 juillet 1922 :



"Des lauriers pour de jeunes fronts.

La Distribution des Prix du Lycée de Bayonne.

Discours de MM. Frois et Heldt.



... M. André Frois a pris ensuite la parole.



Discours de M. Frois.

Des souvenirs et des exemples.



L'adjoint au maire de Bayonne s'est exprimé en ces termes :



Lorsque M. le ministre m'a fait l'honneur de me désigner pour présider cette cérémonie, je me suis demandé, pour répondre à l'usage, quel sujet j'allais traiter devant vous.



L'adjoint au maire de Bayonne, délégué à l'Instruction publique et aux Beaux-Arts aurait pu vous montrer ce que l'instruction, le progrès social, peuvent avoir d'action, de répercussion, sur la transformation des villes, sur leur embellissement, sur le bien-être matériel et moral de ses habitants.



Mais M. Heldt vient de m'avertir qu'il est souvent préférable d'imiter le bon Conrart. Et avec quelle finesse et quel esprit nous donne-t-il cet avertissement ! Quel bonheur d'expression et quelle langue délicate ! Esope n'en a sûrement pas servi de meilleure à ses convives.



Je ne parlerai donc ni pour vous mesdames, ni pour vous, messieurs, qui êtes trop difficile mais bien pour mes petits amis dont c'est la fête aujourd'hui. Ils seront indulgents pour le vieux camarade du lycée de Bayonne qui veut évoquer, pour eux, les souvenirs d'un passé que des fonctions éphémères rendent plus chers et plus précis.



Mes jeunes camarades, vous allez tout à l'heure entrer en vacances. C'est une joie que les vacances, mais il faut l'acheter par une peine que je vais tâcher de rendre légère. Je l'ai subie autrefois.



Quand arrivait l'heure de la distribution des prix, lorsque nous apercevions sur la table recouverte d'un tapis de velours, les livres gaufrés et les couronnes vertes qu'on allait distribuer, un monsieur, parfois un général, un préfet ou un sous-préfet, se levait, un papier à la main, et au lieu de nous donner tout de suite nos volumes — avec la bienheureuse clef des champs — nous lisait un petit sermon qui, si court qu'il fut, nous semblait interminable ! Nous écoutions peu, nous applaudissions beaucoup peut-être avec le vague espoir que nos applaudissements empêcheraient le monsieur de continuer sa harangue.



La distribution des prix était pareille à celle d'aujourd'hui, mais elle avait lieu dans un cadre plus beau, plus intime et... plus frais. L'estrade décorée d'écussons que surmontaient des drapeaux, enguirlandés de feuillages, se dressait au milieu du parc, sous ses ombrages magnifiques, près des ruines du Château de Marrac.



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PREAU LYCEE MARRAC BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Là aussi, le monsieur discourait et ne s'arrêtait pas. Mais, si notre attention était soumise parfois à une rude épreuve, nos yeux pouvaient contempler, une dernière fois, le bois charmant, témoin de nos confidences, de nos ébats, de nos espoirs.



J'ai voulu revoir notre cher lycée. C'était, il y a deux semaines, par une de ces belles journées que Mme de Sévigné appelait si poétiquement "un jour de cristal". La grille était ouverte. Je la franchis sans rencontrer personne. Plus ému que je ne voulais me l'avouer à moi-même, j'eus un de ces moments heureux de l'âme, en passant devant la loge du concierge. Le père Lacaussade, dont la forte moustache et l'allure martiale (on disait qu'il avait été zouave) tenaient en respect tous ceux qui voulaient approcher du panier rempli de gâteaux qu'il nous vendait, pendant la récréation de 4 heures, n'était plus là. Le vestibule, le parloir, n'avaient pas changé. Mais dans la cour d'honneur, les arbres et les arbustes des massifs que je me rappelais petits et grêles, je les retrouvais plus petits et plus hauts, ayant passé la quarantaine.



pays basque éducation enseignement labourd
LYCEE MARRAC BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Les cours de récréation étaient vides. Seuls les pierrots gourmands se disputaient entre eux, piaillaient et jouaient au caprice de leur fantaisie pendant que, dans les classes silencieuses, vous terminiez vos devoirs ou rêviez aux vacances !



Nous aussi nous jouions : les petits jouaient aux quatre coins, à colin-maillard, aux billes ; les moyens aux barres, à la balle au chasseur, et les grands à la pelote ou à l'ours. Ces jeux simples valaient peut-être le football et le tennis ?



Avec des méthodes différentes, les exercices physiques étaient également en honneur. Depuis, la gymnastique suédoise a remplacé les agrès, les championnats de rugby ou d'association, les lendits que se disputaient tous les élèves d'une même académie. Les jeudis, sanglés dans nos uniformes qui ressemblaient à ceux des officiers d'artillerie, ce dont nous étions très fiers, nous faisions l'exercice militaire. Le bataillon de lycéens, armés du chassepot, s'exerçait déjà pour la guerre future et la "Ligue des Montagnards", dont je sais les récents succès, organisait des promenades, des rallyes, s'entraînait au saut, à la marche et à la course.



Ce régime vivifiant s'accommodait à un programme d'études dont on discute encore les réformes. Fort heureusement, M. le ministre de l'Instruction publique vient de rétablir la tradition des concours généraux où se distinguèrent les Blanchet, les Mezence, les Galatoire-Malégarie.



En cherchant bien, sous une table ou dans l'intérieur des casiers, nous trouverions peut-être, voisinant avec les inscriptions murales de "Mox dies libertatis" ou de "Mox fuga" les noms du grand chimiste Moureu, membre de l'Institut, dont la gloire dépasse les limites de la Patrie, du docteur Ernest Fourneau, membre de l'Académie de médecine, inventeur de la "Stovaïne", d'André Lichtenberger, l'auteur de "Gorri le Forban" et de tant d'oeuvres puissantes ou délicates, de Georges Bergès, d'Achille Zô, de Caro-Delvaille, dont les talents se sont affirmés sous les auspices de l'illustre bayonnais, le maître Léon Bonnat. Peut-être aussi, poussant plus loin les investigations, verrait-on, gravés au couteau, ceux des docteurs Lasserre et Lafourcade, intimes des hôpitaux de Paris, qui président avec tant de distinction l'Association des anciens élèves du lycée ; du général Vincendon, des colonels Touchard, Campagne ; de Stachling, docteur ès-sciences, Daguin, Lambert, agrégés de l'Université, de Mounier que j'ai fait souvent enrager, mais auquel je suis redevable avec reconnaissance des quelques notions de mathématiques que j'ai pu retenir. De tant d'autres enfin, dont il serait trop long de donner ici une énumération !"



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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samedi 12 septembre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 12 SEPTEMBRE 2026 SAINT APOLLINAIRE ET SAINT GUIDON D'ANDERLECHT - IRATXE

 

PROVERBE DU 12 SEPTEMBRE 2026 (SAINT APOLLINAIRE) (SAINT GUIDON D'ANDERLECHT) (IRATXE).


APOLLINAIRE : Né vers 1570, à Aguilar de Campoo, en Vieille-Castille (Espagne), Apollinaire Franco ou Apollinaire du Japon, théologien de l'Université de Salamanque entre chez les Franciscains et part en mission aux Philippines, puis au Japon.



religion catholique saint sainte apollinaire
12 SEPTEMBRE SAINT APOLLINAIRE

Pendant les grandes persécutions des shoguns Tokugawa, Apollinaire est arrêté et brûlé vif à Omura (Japon), en 1622, avec ses deux compagnons japonais .

Apollinaire est un bienheureux célébré par l'Eglise catholique romaine le 12 septembre, avec le prêtre dominicain  Thomas Zumarraga et leurs 4 compagnons.



GUIDON D'ANDERLECHT : Saint Guidon d'Anderlecht (également connu comme Guy d'Anderlecht), naît vers 950, dans une famille de paysans pauvres, à Anderlecht (Brabant, Belgique) et meurt le 12 septembre 1012 à Anderlecht.


religion catholique saint sainte guy guidon anderlecht
12 SEPTEMBRE SAINT GUIDON D'ANDERLECHT

Par Enstropia — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=81310002



Guy, parfois surnommé "le pauvre d'Anderlecht", est sacristain à la chapelle Notre-Dame de Laeken.

Guidon devient ensuite marchand, puis pèlerin à Rome et à Jérusalem, avant de revenir enseigner dans son Brabant natal.

Guidon est canonisé en juin 1112 par Odon, évêque de Cambrai.

Liturgiquement, Guidon est commémoré le 12 septembre.

Guidon est le saint patron des commerçants, des marchands de bestiaux, des paysans, des domestiques, des sacristains, des carillonneurs et sonneurs de cloches, des pèlerins, des célibataires et des transporteurs de marchandises. On l'invoque aussi contre la dysenterie.





IRATXE : Erderaz "Fougere" eta "Helecho". Monasterio hau Gartzia Naiarako Erregeak sortu zuen. "Santa Maria la real de Iratze" izenarekin, horregaitik Mariaren egunean ospatzen da.

Andre Mariaren monasterioa, Estellerrian (Nafarroa). Badirudi X. mendean sortu zutela. Antso II.ak Iratxeko Ama Birjinaren laguntza izan omen zuen mairuen kontrako borrroketan, eta monasterioko hormetan Navasko guduan irabazitako kateen maila batzuk paratu omen zituzten dilindan. XVI. mendean moldiztegianeta unibertsitatea izan ziren bertan. Monasterio erromaniko hau. Euskal Herrian ongien gorde direnetakoa, museoa da gaur egun.



monastere navarre pays basque religion
MONASTERE D'IRATXE AYEGUI NAVARRE



Un décès du 12 septembre : Henri Coëffier de Ruzé d'Effiat, marquis de Cinq-Mars.



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PORTRAIT PRESUME D'HENRI COFFIER DE RUZE D'EFFIAT
MARQUIS DE CINQ-MARS



Né le 27 mars 1620 - Mort le 12 septembre 1642 à Lyon (Rhône).

C'est un favori du roi Louis XIII, couramment appelé "Monsieur le Grand" en référence à sa charge de grand écuyer de France.

Henri est le fils cadet du maréchal Antoine Coëffier-Ruzé, marquis d'Effiat, un ami proche de Richelieu, lequel prend l'enfant sous sa protection après la mort de son père en 1632.

En 1639, Richelieu, sans doute en vue d'affaiblir l'influence de Madame de Hautefort, introduit le jeune Cinq-Mars auprès de Louis XIII, espérant qu'il le prenne comme favori.

Cinq-Mars est rapidement nommé grand maître de la garde-robe, Premier écuyer puis grand écuyer de France.

Son influence grandissante est définitivement confirmée après que Louis XIII lui offre le comté de Dammartin finalement cédé au prince de Condé.

Mais Cinq-Mars se lasse de Louis XIII.

En effet, le jeune homme vit mal l'affection du roi tour à tour jaloux, mélancolique ou paternaliste.

Le favori préfère se jeter dans une vie dissipée, remplie de fêtes entraînant des conflits avec le roi, reconnu pour son austérité.

Il se met à se moquer du roi en privé auprès de personnes extérieures.

Il multiplie les conquêtes féminines notamment Marion Delorme et Mlle de Chémeraul.

Richelieu tente d'éloigner le marquis de la Cour en lui proposant des charges en province, charges que le marquis refuse toutes.

Les prétentions de Cinq-Mars connaissent un brusque coup d'arrêt quand il réclame la main de Marie de Gonzague-Nevers et pour ce faire, l'obtention d'un duché-prairie.

Richelieu combat pour faire échouer ce projet de mariage que le toi refuse.

Touché dans son orgueil, Cinq-Mars conçoit une forte rancune envers le cardinal, rancune qui devient publique à partir de l'hivers 1639-1640.

Il s'entend avec François-Auguste de Thou et Gaston d'Orléans pour comploter avec l'Espagne, alors en guerre avec la Francee depuis 1635.

Leur plan prévoit le renvoi ou l'assassinat de Richelieu, la signature de la paix avec l'Espagne incluant la restitution des places fortes conquises par la France.

Constatant la haute trahison et trahis dans leur confiance, Louis XIII et Richelieu font arrêter les conjurés à Narbonne.

Une commission extraordinaire, composée de magistrats des parlements de Paris et Grenoble, juge Cinq-Mars à Lyon le 6 septembre 1642.

Il est condamné à mort pour avoir conspiré avec une puissance étrangère et décapité avec François-Auguste de Thou, le 12 septembre 1642, à 22 ans.

Sa mère est exilée en Touraine et le château familial rasé "à hauteur d'infâmie".

Gaston d'Orléans, autre conspirateur, est privé de ses droits à la régence.


homme france 17ème siècle écuyer louis XIII richelieu complot
MARQUIS DE CINQ-MARS
Par attribué à Frères Le Nain — [1], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19285671



Voici le proverbe du samedi 12 septembre 2026 :


LIBERTATEA EZ DA EMAITEN BAINAN HARTZEN.

La liberté ne se donne pas, elle se prend.



revolution française arbre liberté
PLANTATION D'UN ARBRE DE LA LIBERTE




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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LA CÔTE BASQUE CLIMATIQUE ET THERMALE EN 1925

LA CÔTE BASQUE CLIMATIQUE ET THERMALE EN 1925.


Dans les années 1920, la Côte Basque a une grande renommée touristique.




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PUBLICITE EXCURSION HAVAS
CÔTE BASQUE et ESPAGNE



Voici ce que rapporta à ce sujet Anacharsis dans la revue hebdomadaire La Côte basque : 

revue illustrée de l'Euzkalerria, le 29 novembre 1925 :


"La Côte Basque Climatique et Thermale.

A Propos du Congrès de Toulouse.



Nous avons dans un dernier article largement commenté le rôle Touristique du Pays Basque. Notre rôle n’est pas terminé. 



Nous devons maintenant étudier le sens des deux autres mots : Climatique, Thermal. Nous insisterons tout particulièrement sur le premier. C’est à son climat, autant et plus même, qu’à la beauté de ses plages que le pays basque doit son succès. Aussi ne peut-on que déplorer profondément l’ignorance dont font preuve bien des gens de notre région. 



On dirait que nos habitants qui ne sont jamais sortis de chez eux prennent un malin plaisir à calomnier le climat de leur cité et à en exagérer les inconvénients. 



La région basque est cependant de toute la France une des mieux gratifiée, sinon la mieux gratifiée. Sa grande caractéristique est la douceur de sa température, jamais torride l’été, toujours tiède l’hiver. Cette stabilité thermique n’est réalisée que sur de rares points du globe. On constate ici qu’il y a peu d’écart entre les saisons, que les hivers y sont infiniment plus doux que dans bien des pays situés sur les mêmes latitudes, les étés infiniment plus frais que dans bien des pays situés infiniment plus haut ; on constate également, fait très important, une remarquable constance entre la température des jours et des nuits. Il n’y a pas ici ces refroidissements brusques au lever et au coucher du soleil qui sont les inconvénients bien connus de régions également favorisées. Evidemment les pluies y sont abondantes, mais on a depuis longtemps remarqué leur prédominance nocturne, commune à tous les pays chauds ; leur rythme mériterait, dans l’intérêt même des stations, d’être mieux étudié. Il serait maladroit de chercher à le dissimuler sous des fallacieuses formules : le Pays Basque est un rivage de l’Océan ; il est exposé à ses redoutables colères, surtout à l’époque des équinoxes où sévissent habituellement des tempêtes. C’est un point dont il faudrait tenir compte dans la propagande à faire pour les stations, dans le calcul des programmes des fêtes, etc. Car tout compte fait, il ne tombe pas plus d’eau ici que sur le rivage méditerranéen qu’à Tanger, qu'au Maroc.  



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TANGER MAROC 1905



Nous n’avons pas à faire ici une étude détaillée du climat du Pays, nous voulons retenir ceci, c'est que ce climat est une des richesses principales, est peut-être même la principale source de richesse de cette région. C’est une richesse à exploiter et nous devons nous demander : comment l’exploiter ? Ici nous devons prendre exemple sur nos voisins, les Suisses. Ceux-ci ont avec une persévérance, une application, un sens très aiguisé de la publicité, fait une énorme réclame pour leur pays ; les résultats ont récompensé leur efforts. Pour utiliser vraiment cette richesse naturelle, il faut appeler à son secours la Science. Les Suisses en ont tiré un admirable parti. Ils ont attiré, encouragé, subventionné les savants. Ils ont publié leurs travaux, ils les ont propagés, ils les ont répandus partout. On parle souvent d’une façon humoristique de prendre la Lune avec les dents, les Suisses ont fait mieux, ils ont accaparé, ils ont monopolisé le... Soleil. Ici nous laissons la parole aux savants avec lesquels nous avons pu nous entretenir ; ceux-ci nous ont fourni les renseignements suivants, partout dans toutes les revues scientifiques, il n’est question que de travaux suisses ou allemands. Ceux-ci publient une foule de documents sur la température, l’ensoleillement, etc. Ces documents sont richement édités, accompagnés de courbes, de graphiques, de clichés pour la démonstration de leurs thèses, documents d’ailleurs souvent truqués et tendancieux. Il y a mieux, ou plutôt plus mal, les Allemands après la guerre n’ont pas craint de déclencher une offensive de calomnies contre nos stations françaises climatiques et thermales. De tout cela il faut que le grand public soit averti, il faut que nos stations soient même, chose incroyable, défendues. L’organisation de cette défense appartient sans aucun doute à nos Syndicats. Les "cris d’alarme" isolés des journalistes, quelle que soit leur notoriété, leur courage sont sans efficacité. Nous pouvons donc poser la question. Jusqu’à présent qu'a-t-on fait pour la Côte Basque ?



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LE CHÂTEAU BASQUE BIARRITZ 1925
PAYS BASQUE D'ANTAN


Certaines municipalités croient avoir rempli tout leur devoir quand elles ont fait classer leur commune parmi les "stations climatiques." On se figure que le mot suffit et beaucoup croient à sa vertu magique. Il n’en a absolument qu’une seule : permettre l’autorisation des jeux de hasard. C’est tout à fait insuffisant, il faut pouvoir maintenir sa supériorité par des arguments certains, par des données scientifiques. Jusqu’à ce jour cet aspect du problème n’a pas été suffisamment compris ; bien mieux certains esprits retardataires manifestent plus que de l’indifférence mais une hostilité qui pour être sourde et déguisée n’en est pas moins contraire aux grands intérêts généraux. 



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CASINO MUNICIPAL BIARRITZ 1922
PAYS BASQUE D'ANTAN



Nous en donnons une preuve en reproduisant ici une lettre publiée il y a quelques deux ans par un de nos régionaux : 


Bayonne Climatique. — Ce qui se passa en 1886. — L’occasion retrouvée. — Le numéro de la Gazette du 6 décembre cite des extraits d’un article de la Petite Gironde sur Bayonne Station Climatique. Il n’y a là aucune nouveauté, puisque dans les comptes rendus du tout premier Congrès de Climatologie dont les assises furent tenues à Biarritz, en 1886, on trouve p. 384, un rapport de M. H. Léon, sur le climat de Bayonne. Celui-ci rappelle, p. 399, que déjà le professeur Trousseau, qui connaissait le pays, recommandait ce séjour à ses convalescents et à ses clients fatigués. Alors Biarritz n’existait pas, la Côte d’Azur n’était point lancée. 



Il n’a donc dépendu à cette époque que de Bayonne de comprendre l’importante source de développement qu’eût été pour elle l’application rationnelle des idées de Trousseau, et depuis cinquante ans, elle serait station climatique. 



Ici, comme dans bien d’autres domaines, nous trouvons comme précurseur un médecin célèbre. Il lui a manqué d’être compris des Bayonnais. Et nuc gentes erudimini.



Il ne faudrait cependant pas oublier que c est à Biarritz même que s’est tenu en 1886 le premier Congrès de Climatologie ; les obscurs (?) savants qui ont pris part sont les véritables pionniers de la prospérité du Pays Basque. Il existe à Biarritz un observatoire météorologique bien insuffisant dont les observations sont publiées chaque mois par le Bulletin de la Société "Biarritz-Association". Il existe au Château d’Abbadia à Hendaye un observatoire important. Quelle diffusion donne-t-on à leurs travaux ? Les utilise-t-on pour familiariser les hivernants et les étrangers avec les caractéristiques de nos stations ? Leur accorde-t-on des encouragements, des subsides, une aide morale et pécuniaire ? Nous ne saurions trop attirer l’attention sur ce point capital. Nous ne pourrons pas lutter avec avantage contre la concurrence étrangère, nous ne pourrons pas répondre victorieusement aux calomnies de nos adversaires, si nous ne leur opposons pas une abondance de documents sérieux bien présentés, partout diffusés. 


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CHÂTEAU ABBADIA HENDAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Il est une autre question dont nous devons également signaler l’importance, c’est celle de la liaison entre nos stations climatiques et thermales. Nous avons déjà dit dans la première partie de ces réflexions que la route des Pyrénées ne devait pas être simplement une voie de communication parcourue par des autocars. Notre Côte Basque quoique géographiquement bien délimitée ne doit pas s’isoler des stations voisines mais un échange actif doit avoir lieu avec elles.


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THERMES SALINS BIARRITZ - MIARRITZE
PAYS BASQUE D'ANTAN


De Biarritz-Thermal nous ne dirons que peu de mots, car la question des Eaux Thermales mériterait une étude sérieuse qui échappe à notre compétence au point de vue technique. Nous savons simplement que la réunion du climat marin et de l’eau la plus salée de France fait de Biarritz "la Capitale du sel" une ville unique au monde en son genre à ce point de vue. Ce serait une faute lourde de négliger pareille ressource pour augmenter la prospérité de cette cité d’ailleurs si riche. La renommée mondiale de Biarritz comme station mondaine ne doit nullement faire oublier le Biarritz thermal, au contraire : les cas qui relèvent de sa spécialisation thérapeutique sont de ceux qui ne peuvent nuire en rien à l’élégance générale, à l’aspect gai et vivant de la station. 





Mais nous devons nous efforcer de faire encore autre chose entre les stations thermales du centre des Pyrénées et la Côte Basque, les relations directes doivent devenir plus intimes et plus suivies. L’hiver, par exemple, nous avons à Pau de nombreuses réunions, nous avons à Superbagnères des sports d’hiver, des moyens de communication rapides doivent permettre de suivre les unes et les autres. La route des Pyrénées, inaccessible l’hiver, devient alors inutilisable, les autres routes sont longues, c’est aux chemins de fer que nous devons demander des communications rapides et faciles. Nous nous permettrons ici de citer un exemple dû à des initiatives françaises. 


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THERMES-SALINS DE BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN


C’est au Maroc : on songe à faire de Marrakech une station d’hiver, la douceur de sa température lui permet d’être l’égale des stations d’Egypte. Or, à cent kilomètres de là se dressent les cimes argentées du grand Atlas ; on songe à installer des sports d’hiver sur celles-ci ; de sorte que dans la même journée, le résident pourra goûter la douceur d’une température estivale et jouir du sain exercice qu’on ne peut pratiquer que dans les régions froides. 



A ce point de vue la Côte d’Azur, plus rapprochée que nous des régions glacées, ce qui d'ailleurs n’est pas sans inconvénient, s’est résolument lancée dans cette voie. La Côte Basque se doit également à elle même de réaliser cette idée. Quel charme ajouté au séjour de nos stations si l’hivernant pouvait jouir tour à tour des douceurs de l’ambiance marine et être confortablement transporté pour de courts séjours vers Luchon, Superbagnères et y profiter sans fatigue des magnifiques épreuves sportives qui s’y déroulent.



Nous pouvons donc conclure de cette courte étude des trois mots : Touristique, Climatique, Thermal, qu’il reste encore beaucoup à faire pour assurer à la Côte Basque son plein développement. 



Ce que nous avons dit n’est nullement inspiré par l’esprit de dénigrement. La France, et notre région en particulier, sont riches en ressources naturelles, et aussi en initiatives hardies. Nous avons simplement voulu, en sortant un peu de notre cercle étroit, stimuler la volonté des uns et des autres, leur montrer ce qu’on fait en dehors de nous et que nous pourrions faire beaucoup mieux. 



D’après un rapport de M. Bardet, l’Allemagne tirait de ses ressources hydrominérales plus d’un milliard de francs avant la guerre, la France, beaucoup plus riche en sources naturelles, cent cinquante millions, soit toujours meilleure est nécessaire. Delà l’importance du Congrès de la Confédération Pyrénéenne Climatique, Thermale et Touristique qui vient de tenir ses assises à Toulouse. Il a eu à aborder des problèmes qui touchent à toutes les branches de notre activité. Activité à laquelle doivent collaborer savants, médecins, ingénieurs des ponts et chaussées, des chemins de fer, architectes, sportifs, hôteliers, commerçants, touristes même, ainsi que le fait remarquer M. Mieille dans un récent article de la Revue Pyrénées-Océan

Anacharsis"




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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