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mercredi 29 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 29 AVRIL 2026 SAINTE CATHERINE ET SAINT ROBERT - GASTEIZA

 


PROVERBE DU 29 AVRIL 2026 (SAINTE CATHERINE DE SIENNE) (SAINT ROBERT) (GASTEIZA).


CATHERINE DE SIENNE : Catherine naît le 25 mars 1347 à Sienne, en Toscane.



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29 AVRIL SAINTE CATHERINE DE SIENNE

Catherine est le 23ème enfant (sur 25 au total) d'un teinturier de Sienne (Italie).

Catherine Benincasa, en religion Catherine de Sienne demande dès 12 ans à entrer au couvent.

Chez les Dominicains, Catherine se signale par son mysticisme, ses jeûnes, ses visions et ses extases.

Sa réputation s'étend et les princes font appel à Catherine pour régler leurs conflits.

Envoyée en mission auprès du Pape Grégoire XI, Catherine le persuade de quitter Avignon pour Rome, en 1376.

Catherine meurt peu après, à Rome, le 29 avril 1380, à l'âge de 33 ans.



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29 AVRIL SAINTE CATHERINE DE SIENNE


Catherine est canonisée par le pape Pie II le 29 juin 1461.

Pie XI le 13 avril 1866 la déclare co-patronne de Rome.

Elle est déclarée Docteur de l'Eglise le 3 octobre 1970, par le pape Paul VI.

Le 1er octobre 1999, le pape Jean-Paul II la déclare sainte patronne de l'Europe, avec Edith Stein et Brigitte de Suède.

Catherine est déclarée patronne des moyens de communication.




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29 AVRIL SAINTE CATHERINE DE SIENNE


ROBERT : Saint Robert de Bruges (ou Robert Gruuthuuse) naît à Bruges vers 1097.

C'est un moine cistercien, fondateur de l'ordre des Citeaux.

Robert est clerc et étudiant à Laon (Aisne) en 1115, quand l'abbaye de Clairvaux est fondée par saint Bernard et ses compagnons.

Robert y devient moine et est proche compagnon de saint Bernard.

En 1138, lorsque l'abbaye des Dunes demande son affiliation à l'ordre cistercien, c'est à lui que saint Bernard confie la tâche d'y introduire les coutumes de Citeaux.

En 1153, à la mort de Saint Bernard, il en est élu l'abbé.

Robert de Bruges meurt à Clairvaux en 1157.

Considéré comme saint dans l'Eglise catholique, il est fêté le 29 avril.


Voici ce que rapporta à son sujet la Gazette de France, le 25 avril 1897 :

"Saint Robert.

Saint Robert est le fondateur de l’ordre illustre des Citeaux. De noble famille, il se fit religieux dès l’âge de quinze ans, au monastère de Moutier la Celle, près de Troyes, dont il fut peu après élu prieur. 

Abbé de Saint Michel de Tonnerre, prieur de Saint Ayoul de Provins, il travailla partout à réveiller la ferveur un peu endormie, par réaction aux terreurs de l’an mil.

Le pape Alexandre II, lui ordonna d’aller gouverner les ermites de Colon, entre Tonnerre et Châblis. Comme cette solitude était malsaine, Robert les conduisit dans le désert de Molesmes, au diocèse de Langres, où il jeta en 1075 les fondements d’un monastère en l’honneur de la Vierge. 

Mais le relâchement s’étant introduit dans celte maison avec l’abondance, l’infatigable abbé quitta Molesme avec vingt compagnons, et s'établit. 

Dans un lieu appelé Citaux (cistercium, parce qu’il était rempli de citernes), près de Dijon. Ce territoire appartenait à Roland, vicomte de Beaune, qui accorda l’espace nécessaire pour bâtir un monastère. 

Robert, élu abbé, reçut le bâton pastoral des mains de Gauthier, évêque de Châlons, le 21 mars 1098. Tels furent les commencements de la maison et de l’ordre de Citaux, sur lequel Saint Bernard devait jeter tant d'éclat. 

On attribue à Saint Robert des sermons, des lettres et une chronique de Citeaux ; mais leur authenticité est pour le moins douteuse.



GASTEIZA : Erdi dokumentatua Gasteizko eliza nagusiaren festaburua.


pais vasco antes iglesia alava religion
EGLISE ST VINCENT VITORIA-GASTEIZ ALAVA
PAYS BASQUE D'ANTAN


Aldunate eta Tobar. Erromeria Santo Kristo de Nardues.



Une naissance du 29 avril : Jean-Charles-Emmanuel Nodier.



écrivain romancier romantique bibliothécaire arsenal 18ème 19ème académicien
PORTRAIT DE CHARLES NODIER
PAR PAULON GUERIN


Né le 29 avril 1780 à Besançon (Royaume de France) - Mort le 27 janvier 1844 à Paris.

Charles est un écrivain, romancier et académicien français, auquel on attribue une grande influence dans la naissance du mouvement romantique.

Enfant illégitime, il est légitimé lors du mariage de ses parents en septembre 1791.

Son père veut qu'il fasse des études classiques et lui apprend le latin, lisant dès 10 ans des auteurs difficiles.

A 11 ans, en décembre 1791, Charles prononce un discours patriotique à la Société des amis de la Constitution (Club des Jacobins) de Besançon, dont il devient membre en 1792.

Néanmoins, toute sa vie, il aura des sentiments royalistes et sera fondamentalement opposé au pouvoir despotique.

En 1793, il suit des leçons de botanique, d'entomologie et de minéralogie, et se lie d'amitié avec François Luczot de La Thébaubais, affecté à Besançon, à la sortie de l'Ecole des Ponts-et-Chaussées.

Au début de 1794, son père l'envoie étudier le grec à Strasbourg.

En 1797, Charles participe à la création d'une société secrète, les Philadelphes.

En 1798, il publie son premier et unique ouvrage d'histoire naturelle, en collaboration avec François Luczot de La Thébaubais.

En octobre 1798, il est nommé bibliothécaire adjoint de l'école centrale du Doubs, poste qu'il perd en août 1800.

En 1800, il publie quelques brochure et trois poèmes.

Après un séjour à Paris entre décembre et mars ou avril 1801, Charles reprend son poste de bibliothécaire.

Faisant plusieurs allers-retours entre Paris et Besançon, il publie son premier roman, Stella ou les proscrits, en 1802.

En décembre 1803, il se dénonce comme étant l'auteur d'une ode critique envers Napoléon et il est incarcéré 36 jours.

Libéré en janvier 1804, il retourne en résidence surveillée à Besançon où il continue d'écrire et de publier.

En juillet 1808, grâce à la protection du préfet Jean de Bry, Charles ouvre un cours de littérature à Dole (Jura), où il épouse, en août 1808 Désirée Charve, avec laquelle il aura 2 enfants.

Sa carrière littéraire se poursuit en 1808.

En août 1809, il entre en relation avec l'écrivain anglais Herbert Croft et Lady Mary Hamilton, installés à Amiens (Somme).

Devenu leur secrétaire en septembre 1809, il réalise pour eux de fastidieux travaux de copie littéraire et de correction d'épreuves, jusqu'à leur ruine, en juin 1810.

Après la parution des Questions de littérature légale, Charles est nommé, en septembre 1812, bibliothécaire municipal à Laibach (Slovénie), où il esquisse son roman, Jean Sbogar.

Il rentre à Paris, avec sa femme et sa fille Marie, et devient rédacteur du Journal des Débats.

En septembre 1814, il reçoit la décoration de la fleur de Lys par Louis XVIII.

Pendant les Cent-Jours, il est l'hôte du duc de Caylus en son château de Buhy (Val d'Oise).

Rentré à Paris sous la Seconde Restauration, Charles reprend ses collaborations au Journal des Débats, auquel il donne plus de 200 articles jusqu'en novembre 1823.

En juin 1819, il commence à collaborer au journal légitimiste Le Drapeau blanc, avant de rejoindre, en 1820, les royalistes Archives (puis Annales) de la littérature et des arts.

A partir de janvier 1821, il collabore au journal La Quotidienne, dans lequel il présente aux lecteurs les oeuvres de Walter Scott, Rabelais, Marot, et aussi Lamartine, Byron et Victor Hugo.

En 1822, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur.

En janvier 1824, Charles est nommé bibliothécaire du comte d'Artois, futur Charles X, au sacre duquel il assiste, à Reims, en mai 1825, en compagnie de Victor Hugo.

Les Nodier s'installe en avril 1824 à la bibliothèque de l'Arsenal et ce poste lui permet de tenir un salon littéraire, le "Cénacle", et de promouvoir le romantisme.

Après la parution d'un recueil de Poésies diverses en 1827, il commence à écrire en avril 1829 dans la Revue de Paris, où il prépublie presque toute son oeuvre jusqu'à sa mort.

En janvier 1830, il publie une curieuse fantaisie inspirée par Laurence Sterne.

Révoqué en juillet 1830 par Polignac, Charles est rétabli dans ses fonctions par Louis-Philippe quand la bibliothèque passe à l'Etat, en août 1830.

En 1832, c'est le début de l'édition de ses Oeuvres complètes qui comprend 14 volumes.

En octobre 1833, après deux échecs, il est élu à l'Académie française.

En 1834, il fonde avec le libraire Techener le Bulletin du bibliophile, auquel il donne régulièrement des notices jusqu'en 1843.

Son poste de bibliothèque à l'Arsenal lui donne accès à de nombreux livres rares et le temps de se consacrer à l'étude des multiples sujets qui l'intéressent.

Charles meurt le 27 janvier 1844, à 63 ans.


écrivain romancier romantique bibliothécaire arsenal 18ème 19ème académicien
LITHOGRAPHIE DE CHARLES NODIER
DANS CENACLE DE LA MUSE FRANCAISE 1827



Voici le proverbe du mercredi 29 avril 2026 :



SERMOIA TA KATARRUA, ZENBAT ETA LABURRAGO HOBE.

Le meilleur des sermons et des rhumes, c'est celui qui est le plus court.


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LE SERMON DURE DEPUIS PLUS D'UNE HEURE




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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LE RÔLE POLITIQUE DE DOMINIQUE GARAT D'USTARITZ PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (deuxième partie)

 

DOMINIQUE GARAT ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.


Dominique Garat dit "Garat-Aîné", né le 12 décembre 1735 à Ustaritz (Royaume de France) - Mort le 9 décembre 1799 à Bassussary (Basses-Pyrénées) est un avocat et homme politique français d'origine Basque.




député tiers ustaritz avocat pays basque
DOMINIQUE GARAT "AÎNE"


Voici ce que rapporta Michel Etcheverry à son sujet dans le Bulletin de la Société des Sciences, 

Arts & Lettres de Bayonne, en janvier 1930 :



"Le rôle politique de Dominique Garat.



... Dominique Garat et la Petite Patrie.



Le cahier du tiers-état du Labourd avait chargé les députés de cette province de demander la conservation de la constitution particulière à elle octroyée par les ordonnances royales. Les habitants, y était-il-dit, "se trouvent assez bien de ce régime ; ils craindraient d'en changer". Qu'on juge de la réception de ces régionalistes fervents lorsque la nuit du 4 août vint faire table rase de leurs immunités. Les deux Garat avaient cédé à l'entraînement général, ils avaient subi l'effet de cette ambiance égalitaire, de cette superstition idéologique, si bien décrite par Taine — qui vit dans l'unité Française un fétiche ennemi de toutes les diversités, même des plus légitimes, des plus respectables, des plus fécondes. Leur vote sanctionne ce farouche article 10 qui disait : "Une constitution nationale et la liberté publique étant plus avantageuses aux provinces que les privilèges dont quelques-unes jouissaient et dont le sacrifice est nécessaire à l'union intime de toutes les parties de l'empire, il est déclaré que tous les privilèges particuliers des provinces, principautés, pays, cantons, villes et communautés d'habitants, soit pécuniaires, soit de toute autre nature, sont abolis sans retour et demeureront confondus dans le droit commun de tous les Français". Je vous renvoie simplement à l'ouvrage déjà mentionné de M. Darricau pour connaître le mécontentement ; disons même l'irritation qu'on ressentit en Labourd à la nouvelle de cette hécatombe politique. Je me contente d'une citation qui intéresse les deux représentants du Tiers. Dans une lettre à eux adressée par le Comité de correspondance, au nom du Bilçar, à la date du 5 septembre, nous trouvons ces lignes, énergiques et digne rappel à l'ordre : "La question de votre destitution avait commencé à s'agiter au Bilçar ; nous avons cru devoir l'étouffer, mais nous ne l'avons fait que dans l'espérance de plus d'exactitude de votre part ; nous ne vous dissimulons pas que si vous trompiez cette espérance, aucune considération ne contrarierait de notre part l'exécution de cette menace humiliante".



Cette sévère mercuriale fit sans doute réfléchir les deux Constituants. Venus à résipiscence nous les verrons tout à l'heure appuyer avec ardeur certaines revendications Labourdines. Peut-être même est-ce à cette leçon de patriotisme local qu'il faut rapporter la double intervention de Dominique Garat en faveur du maintien dans les actes royaux du titre de roi de Navarre (8 et 12 octobre 1789). Le détail en ayant été donné par M. Morbieu dans sa brochure : "Le Royaume de Navarre et la Révolution Française", je passe sur cet épisode.




CARTE DE NAVARRE 1749



Une question allait se poser qui causa une véritable alarme en pays basque : la fusion avec le Béarn pour la composition du département des Basses-Pyrénées. Le Labourd prit nettement position contre le projet. La 5e proposition votée par le Bilçar le 18 Novembre 1789 donne mandat au Syndic Général, conjointement avec le Bureau du Comité de correspondance "de solliciter de l'Assemblée Nationale la maintenue de sa constitution actuelle et de lui demander, dans le cas qu'il ne puisse y réussir, à être réuni aux provinces de la Basse-Navarre et de la Soule seulement". Et dans le mémoire qui suivit, le même voeu était formulé en ces termes : "Si, contre notre attente, il y avait une impossibilité absolue de laisser le Labourd en lui-même, c'est avec les Basques Navarrais et ceux de la Soule qu'il pourrait fraterniser le mieux". On sent bien que la cause de la constitution elle-même apparaît gravement compromise à nos ancêtres, que, s'ils s'obstinent à la défendre, c'est sans grande illusion et que leur espoir suprême réside dans la création d'un organisme administratif national. Le 8 janvier 1790 M. Bureau de Puzy, rapporteur, avouait les difficultés que rencontrait l'établissement d'un département Basque-Béarnais et remettait la solution à une date ultérieure.



L'affaire revint en discussion le 12. Les deux Garat s'opposèrent avec vigueur à l'amalgame. Dominique insista sur la différence irréductible des langues et sur le danger de porter atteinte à l'intégrité de l'âme Basque par le mélange avec des peuples plus éloignés des moeurs patriarcales. (Ce plaidoyer a été reproduit par M. l'abbé Haristoy au tome II de ses Recherches historiques sur le pays basque, p. 210). Ni ces considérations, ni les protestations véhémentes de son frère ne purent conjurer l'événement. "L'assemblée, en suivant l'avis du Comité, décrète la réunion du pays des Basques et du Béarn" insère le Moniteur (t. III, p. 113). Le 15 la mesure était confirmée par le vote de la division définitive en 83 départements. Garat l'aîné essaya pourtant le 8 Février, à l'occasion de la formation des six districts, de rouvrir le débat. Ce fut peine perdue. Le 16 février l'assemblée adoptait les articles généraux puis, le 26, les derniers détails liquidés, décrétait la nouvelle carte politique de la France et, le 4 Mars, les Lettres Patentes du roi apportaient la consécration décisive à l'oeuvre ainsi accomplie.



Quelques mois plus tard, Dominique Garat se faisait derechef l'interprète des desiderata de ses concitoyens en plaisant la cause du Séminaire de Larressore. C'était le 7 juin 1790. L'assemblée délibérait sur l'article IX de la constitution du clergé que voici : "Il ne sera conservé qu'un seul séminaire dans chaque diocèse ; tous les autres seront éteints et supprimés". Bien que collège mixe en fait, Larressore était établissement diocésain. Cette disposition le menaçait dans son existence. Puisque l'évêché départemental allait être, le 7 juillet, fixé à Oloron, il semblait naturel que le séminaire de cette ville subsistât seul. Garat essaya de parer le coup : "Il serait imprudent, dit-il, de supprimer ainsi des maisons absolument utiles à certaines provinces ; la mienne surtout le verrait avec déplaisir". Il eut satisfaction. Le texte fut déclaré valable pour les seuls séminaires proprement dits, "sans entendre rien préjugé, ajoutait le décret, quant à présent sur les autres maisons d'instruction et d'éducation". C'est donc à lui apparemment que notre antique maison dut deux années de vie. Puisse-t-il lui avoir été tenu compte de ce geste ; il n'était pas de trop pour en compenser d'autres, ainsi qu'on s'en convaincra bientôt.



Le 25 Novembre 1790, M. Lasniel, rapporteur des Comités d'agriculture et de commerce, amorçait un sujet d'un intérêt primordial pour notre pays : il s'agissait de la franchise accordée par les Lettres de Juillet 1784 à Bayonne, St-Jean-de-Luz et la rive gauche de la Nive. Ce régime spécial avait créé des divergences ardentes ici-même parmi les populations auxquelles il s'appliquait disait l'orateur, et il prenait visiblement parti pour sa suppression. Ce fut une belle joute. Le maintien, au moins provisoire, du statu quo trouva des avocats éminents, dont Mirabeau, Barnave, l'abbé Maury pour ne nommer que les plus connus. Dominique Garat, malgré son organe affaibli, rompit sa lance dans la controverse. Je résume le double argument auquel il en appela pour faire respecter l'état de choses existant. Les marchandises étrangères iront dans les ports francs d'Espagne et la fraude les introduira dans la zone en litige à travers des montagnes impossibles à garder. D'autre part abolir la franchise c'est chasser de Bayonne les marchandises espagnoles et perdre la prime de 5% — heureux temps ! — que le commerçant Français avait touchée en espèces lors de leur achat par échange". "Vous ne recevrez plus l'or Espagnol, les lingots qui servent à augmenter la masse de votre numéraire". Cette longue passe d'armes aboutit à un ajournement sine die.



Divisés sur le terrain économique, les Luziens l'étaient aussi en matière électorale. Les échos de ces contestations retentirent jusque dans l'enceinte de la Constituante à plusieurs moments de l'année 1790. On ne voit pas que Dominique Garat soit entré en lice. Il n'y a pas à s'en étonner ; le problème était fort embrouillé. Il se peut d'ailleurs qu'il fut d'accord avec le vicomte de Macaye qui, le 8 juin, déposait un projet de décret animé d'un esprit de conciliation très louable. Ce qui surprend davantage, c'est que le même Nicolas de Haraneder ait été seul à protester contre le choix de Pau pour chef-lieu du département. Je rappelle brièvement les faits. On avait au début de février 1790 incité les députés du nouveau département des B. P. à indiquer la capitale administrative. La mésentente éclata aussitôt et les représentants en référèrent aux électeurs. Ceux-ci — après de vives polémiques à travers le pays sur le siège de la première assemblée électorale — avaient été par décret de la Constituante du 17 février, convoqués à Navarrenx. Ils devaient au terme de ce décret "délibérer sur le choix de la ville dans laquelle sera fixé le département ou sur l'alternat, s'ils le jugent convenable". Navarrenx naturellement travailla le corps électoral ; Pau de son côté cherchait à le gagner. Ce fut la petite ville qui l'emporta ; mais la cité d'Henri IV ne se tint pas pour battue. Aussi le 4 octobre M. Gossin, mandaté par le Comité de constitution réclamait contre la décision des électeurs et l'assemblée votait le transfert des services départementaux sur les bords du Gave. Le lendemain M. de Macaye s'élevait énergiquement contre la mesure "au nom de tous les Basques-Français et d'une grande partie du Béarn". Pourquoi Dominique Garat pas plus d'ailleurs que son frère — ne joignit-il pas sa voix à celle du gentilhomme ? Est-ce qu'il jugeait la partie perdue ? De fait la réclamation de M. de Macaye n'obtint aucun résultat ; le roi sanctionnait le 14 octobre le décret du 4."



pays basque autrefois revolution
GARAT JOSEPH-DOMINIQUE "LE JEUNE"



A suivre...


(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 




 

  







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mardi 28 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 AVRIL 2026 SAINTE VALÉRIE ET SAINT LOUIS-MARIE - PRUDENT

 

PROVERBE DU 28 AVRIL 2026 (SAINTE VALÉRIE) (SAINT LOUIS-MARIE) (PRUDENT).


VALÉRIE Valérie est l'épouse de Vital, un magistrat romain persécuté pour sa foi au 2ème siècle.



religion catholique saint sainte valérie
28 AVRIL SAINTE VALERIE DE MILAN

Jeté dans un puits, Vital meurt après 7 jours d'agonie, en 171.

Une basilique lui sera dédiée à Ravenne par l'empereur Justinien, au 6ème siècle.

Valérie de Milan est martyrisée peu de temps après son mari.

Valérie est fêtée le 28 avril, en même temps que son mari Saint Vital.



LOUIS-MARIE : Louis-Marie naît le 31 janvier 1673 à Monfort-la-Cane, en Bretagne, près de Saint-Malo et est ordonné prêtre en 1700, puis va réévangéliser le Bas-Poitou (Vendée actuelle).



religion catholique saint sainte louis-marie
28 AVRIL SAINT LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONTFORT

Louis-Marie est le fondateur de deux congrégations religieuses : la Compagnie de Marie (les Pères montfortains) d'où seront issus les Frères de Saint Gabriel et une congrégation féminine : les Filles de la sagesse.

Louis-Marie va réouvrir les églises Vendéennes pendant la Révolution.

A sa mort, le 28 avril 1716, Louis-Marie est inhumé à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée).

Louis-Marie est béatifié le 22 janvier 1888 par le pape Léon XIII et canonisé le 20 juillet 1947 par le pape Pie XII.




religion catholique saint sainte louis-marie
28 AVRIL LOUIS-MARIE GRIGNION DE MONTFORT

PRUDENT : Prudencio, Arabako patroia. Armentian jaio zen VIgarren mendean. Gazte zenean etxetik ihes egin zuen eta ermitan bizitzari ekin zion Penalban harpeetan, Soriaren ondoan. Gero Tarazonako apezpikua izan zen.


religion catholique saint sainte prudencio alava
SAN PRUDENCIO
PATRON DE L'ALAVA


Prudentzio : Prudencio (es), Prudent (fr), Prudence (en).

Latineko Prudentius-etik dator eta hau prudentia "zuhurtzia" izen arruntetik. Kristauek asko erabiltzen zuten, lau bertute kardinaletako bat baita. Euskal Herrian ohikoa izan da, batez ere Arabako patroia den Armentiako (Araba) san Prudentziorengatik. Santuaren eguna apirilaren 28an da. Aldaerak : Zuhur eta Purdentzi (Deun-ixendegi euzkotarra).


Un décès du 28 avril Rolf de Maré.



homme suède collectionneur danse ballets musée
PORTRAIT DE ROLF DE MARE 1929
PAR NILS ASPLUND



Né le 9 mai 1888 à Stockholm (Suède) - Mort le 28 avril 1964 à Barcelone (Catalogne).

Rolf est un collectionneur d'art et chef des Ballet suédois à Paris de 1920 à 1925.

En 1912, il se lie d'amitié avec le peintre post-impressionniste Nils von Dardel.

En 1918, par l'intermédiaire de Dardel, il rencontre Jean Börlin, qui devient l'amant et le protecteur du danseur suédois.

En 1920, il crée les Ballets suédois au Théâtre des Champs-Elysées à Paris dont Börlin est le premier danseur et chorégraphe.

Durant 6 ans, Rolf produit une série de spectacles dansant et musicaux d'avant-garde comme Within the Quota (1923) avec Cole Porter, premier "ballet jazz" de l'histoire de la musique, Relâche (1924) avec Eric Satie et Francis Picabia.

En 1924, il commande à Giorgio de Chirico la scénographie et les costumes de La Giara de Pirandello.

Après la mort de Börlin, Rolf fonde, en 1931, à Paris les Archives internationales de la Danse, le premier Musée et Institut de recherche sur la danse au monde.

Le centre de danse publie son propre magazine (1933-1935) et ses propres livres et organise des concours chorégraphiques et des expositions.

Les Archives ferment en 1951 : plus de 6 000 ouvrages et autant de documents sont alors dispersés mais une grande partie est offerte au Gouvernement français et confiée aux soins de la bibliothèque-musée de l'opéra.

Hélas, l'institution refuse une partie du legs dont deux ensembles d'archives : un premier, relatif aux Ballets suédois et un autre, lié à l'expédition entreprise en Indonésie par Rolf en 1936, afin d'y documenter les pratiques dansantes.

En 1953, Rolf offre à l'opéra royal de Stockholm le reste de ses archives, permettant ainsi d'ouvrir le Musée de la danse, lequel devient l'unique héritier de sa fortune par le biais d'une fondation, permettant au musée de faire d'autres acquisitions.

Grand collectionneur d'oeuvres d'art de ses contemporains, il lègue une partie de ses tableaux modernes en 1960 au Moderna Musee et au musée Hallwyl de Stockholm.

Il meurt le 28 avril 1964, à 75 ans, d'un accident vasculaire cérébral.



homme suède collectionneur danse ballets musée
ROLF DE MARE



Voici le proverbe du mardi 28 avril 2026 :


OKILOA HASTEN BADA KANTUZ, EURI HAIZEA LASTER HASIKO DA HIXTUZ.

Si le pic-vert commence à chanter, le vent pluvieux commencera à siffler.


pays basque autrefois oiseaux
PIC-VERT





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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26 AVRIL 1937 : LE BOMBARDEMENT DE GUERNICA ET LA DÉSINFORMATION DE LA DROITE FRANÇAISE (troisième et dernière partie)

26 AVRIL 1937 : LE BOMBARDEMENT DE GUERNICA.


Tous les ans, le 26 avril, je vous parle du bombardement de Guernica et du massacre de sa population civile.



guernica antes pais vasco guerra civil vizcaya
ARBRE DE GUERNICA BISCAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Je vous en ai déjà parlé à 9 reprises le 26/04/2017, le 26/04/2018, le 26/04/2020, le 26/04/22, le 

26/04/23, le 26/04/24, le 26/04/25, le 26/04/26 et le 27/04/26.



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien d'extrême droite, Je suis Partout, le 23 juillet 1937 :



"... Le pays basque vu à travers des lunettes rouges.



Puisque les illustres écrivains qui signèrent le manifeste contre les prétendues cruautés commises en pays basque sont en train de déraisonner, les voici maintenant qui font bon marché de la géographie. Nous ne serons pas trop exigeant à leur égard ; nous leur demanderons seulement de connaître les provinces qui touchent leur propre frontière.



guernica antes pais vasco guerra civil vizcaya
APPEL POUR LE PEUPLE BASQUE
LA CROIX 8 MAI 1937



S'ils reprennent leur atlas, ils verront que la partie basque forme trois provinces, les plus petites de l'Espagne : Alava, avec Vitoria pour capitale ; Guipuzcoa, capitale Saint-Sébastien, et la Biscaye, capitale Bilbao. Or Vitoria s'est toujours trouvée du côté de Franco, dès le 18 juillet. Saint-Sébastien a été libéré en septembre. Reste seulement la province de Bilbao avec quelques villages des deux autres provinces. Notre offensive actuelle, qui trouble ce groupe d'écrivains, se déploya très rapidement au milieu de la province de Biscaye. Durango et Guernica appartiennent, en effet, à la Biscaye, messieurs, pour le cas où les communiqués d'Aguirre (qui ne cesse de parler du front de Guipuzcoa, lequel se trouve à 30 kilomètres en arrière) seraient venus troubler vos connaissances géographiques.



Ceci établi, ces messieurs nous accorderont bien — ils ont une si grande affection pour les Basques, précisément parce qu'ils sont catholiques — que les habitants de Vitoria et de Saint-Sébastien sont tout aussi Basques, tout aussi catholiques, encore qu'ils se battent — et avec quel courage — aux côtés de Franco. Dans tel endroit, comme Azpeitia, qui a déjà fourni bien des héros à la cause nationale, on a promis à Dieu et à la patrie de remplacer par deux volontaires chaque combattant tombé au champ d'honneur. D'autre part, beaucoup de soldats qui se battent devant Bilbao sont catholiques.



La ville de Bilbao, messieurs, est, sachez-le, la moins basque et la moins catholique de toutes les villes basques, et c'est pour cela qu'elle oppose tant de résistance, pour ne pas parler de l'aide étrangère qui lui est fournie. A cause de son caractère industriel elle a toujours été, et elle est encore de nos jours, un foyer de marxisme dans sa population cosmopolite, auprès de laquelle l'épicurien Prieto a plus d'autorité qu'Aguirre lui même. Ainsi s'expliquent les incendies d'Eibar, Durango, Guernica et les autres qui se succèdent continuellement. Ainsi s'expliquent les profanations et destructions d'églises, de statues de saints, les meurtres de tant de catholiques basques et l'emprisonnement de beaucoup d'autres, qui attendent à Bilbao l'heure de la délivrance — et de qui ne se préoccupent, ni vous, messieurs, ni le gouvernement Blum ni le gouvernement anglais.



De tout ceci concluons que les écrivains du groupe ont pris fait et cause pour les marxistes de Bilbao, où Aguirre — le petit Napoléon, comme on l'appelle à Saint-Sébastien — n'est depuis les premiers jours qu'un homme de paille et où il se cramponne pour que son catholico-marxisme puisse servir de propagande chez ceux qui croient facilement à qui peut leur servir.



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UN MOULIN DE LA CEINTURE DE FER DE BILBAO
BISCAYE D'ANTAN


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Avec ce qui précède sous les yeux, ces messieurs comprendront que la légende de la "continuité du culte en pays basque n'est pas plus vraie que tout le contenu du manifeste. Mais pour ne pas les irriter contre nous, nous concéderons qu'il y a quelque chose de vrai dans leurs affirmations.



En effet, dans une partie du pays basque, non seulement le culte n'a pas été interrompu, mais, depuis le 18 juillet, a été même intensifié. Par exemple à Vitoria, qui s'est toujours trouvée du côté de Franco, le culte n'a pas été interrompu un seul instant ; au contraire, on a restitué aux édifices publics et spécialement aux écoles, les images saintes que la république athée avait bannies — cette restauration, d'ailleurs, s'est faite dans toute l'Espagne nationale aux acclamations joyeuses et enthousiastes du peuple. Même restauration à Saint Sébastien après la libération de cette ville.



En Biscaye, en revanche, la seule province encore entre les mains des marxistes, toute différente est la situation. J'ai devant moi le récit d'un prêtre qui a accompagné les soldats sur le front ; ce récit ne date que de quelques jours. "Il est à peine un endroit, écrit-il, qui n'ait vu des profanations. Beaucoup d'églises ont été changées en casernes et en salles de réunion. Les statues des saints ont été jetées à bas, traînées par terre, les yeux crevés ; les tableaux pieux criblés de coups de poignard ; les autels détruits par les bombes et les tombes violée." Dans ces conditions, on n'a pas dû, je suppose, dire la messe dans ces églises, ni y célébrer quelque autre exercice du culte ; de même cette fameuse "continuité du culte" n'aura pu persévérer là où les prêtres ont été massacrés, là où ils ont dû fuir pour sauver leur vie en danger.



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CARTE ARTICLE JE SUIS PARTOUT
23 JUILLET 1937


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Après tout cela, peut-on prendre au sérieux ces apitoiements pharisaïques ? C'est chose triste à reconnaître ; mais nous sommes surpris, stupéfaits de voir les catholiques de certains pays, dont l'histoire est liée à celle de l'Espagne, et qui devraient garder le souvenir reconnaissant de services rendus dans un passé tout proche, ne pas se rendre compte de la véritable situation et prendre le change lorsque toute cette bande internationale s'efforce, par l'argent, les armes, la presse, la propagande, les troupes et toutes sortes d'autres moyens, à la destruction de la catholique Espagne, de ses trésors religieux et historiques, sans pitié pour la vie des véritables Espagnols.


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Dans ces conjonctures, nous ne pouvons, nous ne voulons nous taire. Notre voix est modeste, du moins reflète-t-elle avec fidélité la pensée de l'Espagne nationale : nous ne disons rien ici qui n'ait été répété des centaines de fois avant nous.



Le sang déjà répandu de milliers et de milliers de catholiques espagnols, vrais martyrs, le sang qui coule encore, les souffrances de ceux qui gémissent sous la tyrannie et la domination cruelle du marxisme, empêchent que nous gardions le silence ; cela exige de nous comme l'Espagnol, comme catholique et surtout comme prêtre, qui nous crions au monde entier : "Assez ! la farce a assez duré !"



Il est illicite, il est criminel de spéculer sur le sang d'innocents pour servir des intérêts matériels et mesquins. Que les pays qui ont favorisé la guerre et qui la prolongent en fournissant à ce ramassis d'assassins et de voleurs qu'est le gouvernement de Valence toute sorte d'aide matérielle et morale, que ces pays se taisent du moins par pudeur et par convenance.



Ni les gouvernements ni les sujets de ces pays, surtout quand ils sont catholiques, ne peuvent s'excuser en prétextant : d'autres aussi aident Franco. Encore qu'il y ait beaucoup à dire, cette excuse est sans valeur pour une conscience droite et chrétienne. Est-ce donc la même chose, répétons-le, de venir au secours d'un patriote, d'un peuple loyal qui défend son indépendance, sa foi et sa vie, et d'apporter de l'aide à l'assassin criminel ?



Finissons-en avec les comédies diplomatiques qui ne trompent que les naïfs. Qu'ils ne parlent pas d'"humanité" ceux qui ne sentent pas cela. Qu'ils ne viennent pas raconter que c'est par "humanité qu'il faut délivrer les femmes et les enfants de Bilbao, alors qu'on les a vus à Madrid fermer les portes de leurs ambassades et consulats (ce que ne firent pas la Turquie, ni la Lithuanie, pour ne citer que deux nations éloignées de l'Espagne) aux malheureux qui y cherchaient refuge pour n'être pas assassinés.



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BOMBARDEMENT GUERNICA 26 AVRIL 1937
CREDIT AFP



Qu'ils ne parlent pas d'"humanité" ceux qui restèrent impassibles devant les milliers de meurtres passés ou actuels, commis dans les rues et les maisons particulières, sans parler des exécutions dans les prisons. (Leur nombre a, il est vrai, en partie diminué, mais c'est parce qu'il n'y avait plus personne à tuer...)



Qu'ils ne parlent pas d'"humanité ceux qui, à Genève, se montrèrent indifférents ou hostiles à la proposition du délégué du Chili demandant l'évacuation des réfugiés dans les ambassades de plusieurs pays et parmi lesquels on comptait un très grand nombre de femmes et d'enfants.



Qu'ils ne parlent pas d'"humanité" ceux qui ne sont pas d'avis de libérer ou de protéger ceux qui souffrent à Madrid, à Valence, à Barcelone ou autres villes au pouvoir des rouges.



Nous savons tous d'où vient cet intérêt porté à Bilbao. Là on trouve du fer, du fer qui s'acquiert facilement en échange de farine, de pommes de terre et de quelques mitrailleuses ; du fer qui est utile au réarmement anglais...



S'ils sont tellement humanitaires, qu'ils commencent donc par ne pas faire de victimes, grâce à leur commerce frauduleux et criminel, par la mer ou par la frontière pyrénéenne ; qu'ils travaillent plutôt à la libération de tous ceux qui veulent quitter le pays rouge.



L'Espagne nationale et catholique, l'Espagne de Franco reçoit à bras ouverts femmes et enfants, sans distinction de familles, même les enfants des rouges, car ces petits sont innocents. L'Espagne nationale prendra soin d'eux et, sans qu'ils soient contraints de s'expatrier, leur donnera leur nourriture : il y a du pain pour tous. C'est ici que nous voudrions voir de la véritable "humanité".



Aux écrivains qui se disent catholiques, quelle que soit leur origine, nous voulons dire en terminant : l'Espagne, jadis, était un vaste empire qui a civilisé vingt peuples en leur apportant la lumière de l'Evangile. L'Espagne d'aujourd'hui est la digne héritière de celle-là, elle qui fixe sur la poitrine de ses enfants la croix de Saint-Jacques et le blason d'Isabelle-la-Catholique. Cette Espagne, avec ses philosophes, ses théologiens et ses juristes, ne demande pas de leçons d'humanité, n'en a pas besoin, ne les accepte pas et ne souffre pas les exigences pharisaïques.



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ARMOIRIES DES ROIS CATHOLIQUES D'ESPAGNE



Puisqu'ils ne savent, ces écrivains, donner leur collaboration à la bonne cause, qu'ils sachent du moins respecter l'héroïsme et la noblesse de ceux qui combattent et meurent pour Dieu et la patrie, pour ce qu'il y a de plus saint à défendre sur la terre !"




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)










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