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mercredi 6 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 6 MAI 2026 SAINTE PRUDENCE - NORA


PROVERBE DU 6 MAI 2026 (SAINTE PRUDENCE) (NORA).


PRUDENCE : Issue d'une famille noble de Milan, Prudence Castori devient abbesse de San Marco, en Italie, à Côme, au 15ème siècle.



religion catholique saint sainte prudence
6 MAI SAINTE PRUDENCE

Prudence a, paraît-il, fort à faire pour maintenir la paix et la sérénité dans son établissement.

Prudence meurt en 1492.

Prudence est fêtée le 6 mai.

Un dicton : "A la sainte Prudence, s'il fait du vent, les moutons dansent".



religion catholique saint sainte prudence
6 MAI SAINTE PRUDENCE



NORA : Zangotza. Norako  Andre Mariren Besta, Igakunde-bezperan ospatzen da.

(...) Nora - Grezierako hitza (Norah "noble") eta Zangozako (N) Andre Mariaren baseliza, antzina Karmengo komentua izana. Hau 1225ean sortu zen, baina XIV. mendean Gaztelaren kontrako gerretan erabat suntsitu zuten. Orduan Aita Santuak egungo (...)

(...) kokalekura eramateko baimena eman zuen, baldin eta kokagune zaharrean kultu ireki mantentzen bazen. - - (...)



Un décès du 6 mai Maria Montessori.



medecin pedagogue italienne éducation
MARIA MONTESSORI


Née le 31 août 1870 à Chiaravalle (Italie) - Morte le 6 mai 1952 à Noordwijk aan Zee (Pays-Bas).

C'est une médecin et pédagogue italienne.

Elle est mondialement connue pour la méthode pédagogique qui porte son nom, la pédagogie Montessori.

Maria Montessori est issue d'une famille bourgeoise qui déménage d'Ancône (Pouilles, Italie) à Rome, en 1875.

En 1896, elle est l'une des premières femmes diplômées de médecine en Italie.

Elle décide de se consacrer à la pédagogie, en 1900.

En 1906, elle crée sa méthode pédagogique pour enfants d'âge préscolaire et la création de la première Maison des enfants a lieu en 1907.



medecin pedagogue italienne éducation
MARIA MONTESSORI


De 1914 à 1918, elle va aux Etats-Unis pour y créer un collège pour enseignants.

En 1936, Maria Montessori, en désaccord avec les fascistes quitte l'Italie, pour l'Espagne, puis les Pays-Bas.

De 1939 à 1946, elle s'installe dans l'Inde britannique, puis rentre en Italie, puis aux Pays-Bas.

Elle y meurt le 6 mai 1952, à l'âge de 81 ans.



medecin pedagogue italie femme
MARIA MONTESSORI


LA TOUR D'AUVERGNE ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1793 (troisième partie)

 

LA TOUR D'AUVERGNE AU PAYS BASQUE.


Théophile Malo de La Tour d'Auvergne-Corret est un militaire français, né en 1743 à Carhaix, en Bretagne, à qui Napoléon donna le titre de "premier grenadier de la République".



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LA TOUR D'AUVERGNE


Voici ce que rapporta à son sujet Emile Second dans le quotidien Le Mot d'Ordre, le 11 avril 1891 :



""Le Premier Grenadier de la République.



... C'est le ministre de la guerre Lacuée qui est cause de l'erreur commise par tous les historiens. Chargé de présenter au premier consul Buonaparte un rapport sur la Tour-d'Auvergne, en 1800, il écrivit : "Le citoyen Lacuée a vu le capitaine La Tour-d'Auvergne à l'armée. Il y était proclamé le plus brave soldat et le plus rigoureux observateur de la discipline militaire. Dans des moments difficiles où tous les hommes devaient être mis à leur véritable place, on voulut à l'armée des Pyrénées-Occidentales donner un commandement à la Tour-d'Auvergne. 20 compagnies de grenadiers furent formées. On ne nomma point de chef à ce corps. La Tour-d'Auvergne était le plus ancien capitaine. Ce fut pour obéir qu'il consentit à commander. Les Français et les Espagnols nommèrent bientôt cette colonne la colonne infernale. Nous avons déjà expliqué d'où venait ce titre et comment fut réellement organisée et commandée la colonne infernale, où La Tour-d'Auvergne, placé en sous-ordre, ne dirigea que quelques compagnies de grenadiers. Nous avons tenu à faire cette rectification parce que nous estimons que l'histoire tire tout son intérêt d'une rigoureuse exactitude et ne doit admettre aucune fantaisie.



Le 17 octobre, la colonne infernale attaqua le poste d'Egny, que défendaient 4 000 Espagnols sous les ordres du général Filanghieri. Les compagnies de grenadiers de la 148e, conduites par La Tour-d'Auvergne, enlevèrent avec intrépidité à la baïonnette la redoute d'Egny et furent citées pour leur belle conduite. Les Espagnols s'enfuirent. Leur arrière-garde fut taillée en pièces et 2 canons de 8 restèrent entre les mains des vainqueurs.



Le général Filanghieri revint sur ses pas pour sauver son arrière-garde. Ce mouvement lui fut funeste.



Attaqué sur les hauteurs de Mesguiritz, il vit sa troupe en déroute en quelques instants. Ses débris ne parvinrent qu'avec peine à rejoindre la division du duc d'Ossuna, à Burguette.




Malheureusement, la colonne infernale ne poursuivit pas assez vite sa marche victorieuse, et ses guides l'égarèrent dans les bois. Elle n'arriva à Burguette que le 18 au matin, au lieu de s'y trouver le 17 au soir, comme elle en avait reçu l'ordre. Ce retard sauva l'armée espagnole d'une destruction complète. Le duc d'Ossuna, qui commandait dans la vallée de Roncevaux, profita avec habileté de l'intervalle qui était encore libre entre les deux grandes colonnes françaises, traversa la petite rivière d'Arce, et battit en retraite sur Pampelune, par Avyz, dans la nuit du 17 au 18, en suivant un sentier escarpé et périlleux.



Malgré les fautes commises, les Français avaient conquis la vallée de Roncevaux, tué, blessé ou fait prisonniers 2 500 Espagnols, plus 50 pièces de canon et 2 drapeaux. Cette victoire fut célébrée par la Convention.



Les troupes souffrirent affreusement après ces combats. La pluie et la neige tombèrent avec violence pendant plusieurs jours. Les communications se trouvèrent interrompues presque partout. Les soldats subirent à la fois les tortures du froid et de la faim.



Il fallut renoncer au siège projeté de Pampelune, car la situation devenait intolérable. La dysenterie exerçait de jour en jour plus de ravages dans l'armée exténuée par la rigueur de la saison et par l'insuffisance de la nourriture.



Les eaux des montagnes aggravaient ce mal.



La retraite commença le 20 novembre. Pour la dissimuler, une division exécuta un mouvement offensif et obtint un beau succès. 300 Espagnols furent tués, et le général marquis de Ruby ne s'échappa qu'en jetant son bel uniforme brodé à un tambour qui le poursuivait et en traversant une rivière à la nage. Les Français gardèrent 200 prisonniers, 5 000 fusils, 4 drapeaux, et trouvèrent, à Bergara, des magasins considérables de vivres et de munitions de guerre, ainsi qu'un amas de matières d'or et d'argent provenant de vases et de décorations d'églises, que le général espagnol avait enlevés pour éviter, prétendait-il, la profanation de l'ennemi.



Le 3 décembre, le général Moncey rentra à Tolosa avec la plus grande partie de son armée. Les représentants du peuple profitèrent de ce rassemblement des troupes pour remettre solennellement le drapeau et la couronne civique que la Convention avait décernés à l'armée des Pyrénées-Occidentales en récompense de ses victoires. Le lendemain, les troupes s'installèrent dans des cantonnements.



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MARECHAL BON-ADRIEN JEANNOT DE MONCEY


Les neiges tombèrent en telle abondance que les hostilités furent forcément suspendues. Le nombre des malades augmenta tout à coup d'une manière effrayante. Dans les premiers jours de l'année 1795, il y eut plus de 18 000 hommes aux hôpitaux. Cependant aucune épidémie ne sévissait sur l'armée, mais tous les soldats étaient épuisés ou fiévreux. La surexcitation, qui les avaient jusqu'alors soutenus, étant tombée, une réaction se produisit. Ces maladies étaient la conséquence du défaut de bonne nourriture et du manque de vêtements, car les hommes étaient presque nus. Ils avaient enduré, avec un courage héroïque, sans se plaindre, des privations de tout genre, des souffrances excessives pendant cette dure campagne de 1794.



L'encombrement des hôpitaux occasionna une épidémie qui, de l'armée, gagna la population. Les ravages s'étendirent des bords de la Deba jusqu'à ceux du Gers. Le mal s'aggrava au point que, seulement dans les hôpitaux militaires, il y eut de 700 à 900 morts par semaine. Des villages furent presque complètement dépeuplés. Deux mois après, il restait à peine 200 combattants par bataillon. Et encore les hommes présents sous les armes étaient-ils malingres, malades à la chambre, hors d'état de faire un service actif.



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LA TOUR D'AUVERGNE


Cette épidémie durait encore lorsque la disette vint ajouter à ses horreurs. Dans les villes voisines de l'armée, les habitants ne se nourrissaient plus que de pommes de terre. Le 15 mars, on cessa toute distribution de pain aux soldats. Il fut remplacé par six onces de riz, deux onces de légumes secs, une ration d'eau-de-vie et une de vinaigre. Il en fut ainsi pendant vingt jours.



Ces soldats, qui venaient de supporter tant de fatigues et tant de maux, se soumirent à ces nouvelles privations avec un admirable stoïcisme. On doit citer, comme un exemple de leur dévouement et de leur excellente discipline, la conduite de la garnison de Saint-Sébastien qui, tourmentée de la faim, n'essaya jamais de s'emparer des pains blancs qui, tous les jours, étaient étalés par les Espagnols sur les places publiques et dans les boutiques. Les chefs avaient ordonné les plus grands ménagements pour les pays conquis, et ils furent obéis. Les généraux auraient montré beaucoup de sévérité pour les infractions à leurs ordres, mais il est surprenant qu'ils n'aient pas eu à sévir dans de telles circonstances. Rien ne montre mieux la discipline qu'on avait obtenue en peu de temps, dans cette armée de jeunes soldats, par l'énergie et l'appel aux sentiments patriotiques.



Ce sont des faits qu'il est utile de souvent rappeler pour montrer ce qu'on peut obtenir des armées françaises, même improvisées, quand elles sont dirigées par des chefs jeunes, hardis, intelligents, énergiques et inspirant confiance. L'histoire militaire de la Révolution est pleine d'épisodes pareils, qu'on connait peu. Voilà pourquoi on doit évoquer sans cesse ces souvenirs, donner en exemple la conduite de ces volontaires nationaux, auxquels on a fait une réputation déplorable bien injustement, de ces officiers républicains qui, comme La Tour d'Auvergne, ont sacrifié leur vie à leur pays sans rien lui demander en échange.



Il était nécessaire de donner les détails qui précèdent sur la situation de l'armée, pour faire comprendre les souffrances qu'elle avait endurées et l'état misérable dans lequel se trouvaient tous les officiers et les soldats.



La Tour-d'Auvergne avait à ce moment cinquante et un ans. On juge combien ces pénibles campagnes, malgré son énergie et sa vigueur, l'avaient éprouvé. A cet âge, coucher dans la boue ou la neige, passer des nuits aux avants-postes, se battre sans cesse !...



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LA TOUR D'AUVERGNE


Certes, il avait bien mérité un peu de repos. Il n'en aurait pourtant pas pris, dominé par sa volonté de fer qui entraînait le corps, s'il n'était tombé malade à son tour. Il fut atteint de scorbut et se jugea décidément hors d'état de servir plus longtemps. Il demanda sa retraite, et obtint la permission de partir en congé dans sa famille, en attendant la liquidation. Un arrêté du comité de Salut public, en date du 18 nivôse an III (7 janvier 1795), l'autorisa à prendre sa retraite."



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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mardi 5 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 5 MAI 2026 SAINTE JUDITH ET SAINT HILAIRE - LOREA

 

PROVERBE DU 5 MAI 2026 (SAINTE JUDITH) (SAINT HILAIRE D'ARLES) (LOREA).


JUDITH : Judith naît vers 1200 à Sangerhausen (Saxe, Allemagne) dans une noble famille saxonne.



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5 MAI SAINTE JUDITH DE KULMSEE


Judith vit mariée dans cette commune.

Après la mort de son mari, Judith (ou Jutta en allemand) Von Sangerhausen quitte sa Thuringe natale et se rend en Prusse, à Kulmsee,  où son frère est grand-maître de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques. 

Judith y prend l'habit monastique et se distingue par sa conduite vertueuse et multiplie les conversions spontanées. 

Judith est la sainte patronne de la Prusse.



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5 MAI SAINTE JUDITH DE KULMSEE



HILAIRE : Figure énergique et originale, Hilaire d'Arles naît vers 401, dans une riche famille d'origine grecque de Bourgogne, de Lorraine ou de Belgique.



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5 MAI SAINT HILAIRE D'ARLES


Hilaire est un de ces moines-évêques qui, après saint Martin, ont contribué activement à l'enracinement du christianisme en Gaule.

Hilaire est archevêque, à 29 ans, de 430 à sa mort, le 5 mai 449.

Hilaire est un saint de l'Eglise catholique romaine, fêté localement le 5 mai.



LOREA : "Flor""Fleur", "Antimo"ren pareko.

Lore : Zallako andre mariaren baselisa.

(...) Lorea - Hiru iturburu ditu izen honek : hitz arrunta da ("lilia"). Zallako (B) Andre Mariaren baseliza eta Navarro Villosladaren Amaya o los vascos en el siglo VIII eleberriko pertsonaia.


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ERMITAGE SAN PEDRO ZALLA BISCAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Hitz arrunta eta Deun-ixendegi euzkotarra lanean gaztelaniazko Floraren baliokidetako ematen den izena.



Une naissance du 5 mai : Raphael Franz Joseph Kirchner, dit Raphael Kirchner.



autriche peintre dessinateur illustrateur cartes postales byrrh lubin
PEINTRE RAPHAEL KIRCHNER




Né le 5 mai 1875 à Vienne (Autriche-Hongrie) - Mort le 2 août 1917 à New York (Etats-Unis).

Raphael est un artiste peintre, dessinateur, illustrateur et caricaturiste autrichien.

Imprégné par l'Art nouveau, il est considéré comme l'un des inventeurs de la pin-up.

Né dans une famille de la classe moyenne, son père, calligraphe, souhaite qu'il devienne musicien.

Ayant intégré l'Académie des beaux-arts de Vienne, en 1890, il commence à devenir un jeune portraitiste à la mode pour des couples de la bourgeoisie montante, peignant surtout des femmes dans leurs plus belles toilettes.

A la fin du 19ème siècle, il devient l'un des plus célèbres illustrateurs de cartes postales (et cartes de voeux).

Sa notoriété continue de se répandre à travers tout l'Europe, et avec elle, une certaine une certaine aisance financière.

En 1900, il se rend à Paris pour visiter l'exposition universelle puis choisit de s'y installer.

Raphael y reste près de 15 ans, collaborant à des périodiques illustrés comme La Vie parisienne, magazine à la fois mondain et léger, dont il devient l'un des piliers.

Pour ce support, il produit d'abord une série de femmes très marquée par le japonisme ("Mikado", "Geisha"), qui deviennent de plus en plus éthérées et d'une grande force plastique ("Salomé"), accompagnées de motifs illustratifs floraux très inspirés par l'Art nouveau.

Ces produits dérivés proposés par La Vie, cartes de voeux et primes de Noël, font place aux "femmes de Kirchner" qui vont peu à peu évoluer en un format plus érotique, ou franchement coquin.

Vers la même époque, il fréquente deux artistes hongrois, Alphonse Mucha et surtout Karoly Jozsa.

Raphael participe aux fameuses séries éditées par la marque apéritive Byrrh. Sa femme Nina lui aurait servi de modèle.

Il crée des illustrations pour la maison de parfums Lubin par exemple, en 1910.

Il expose au Salon des humoristes puis au Salon des artistes français.

Entre 1914 et 1916, Antonin Reschal va produire durant la guerre des cartes postales illustrées par Kirchner et bien d'autres illustrateurs puis aura un procès pour prétendu commerce avec l'ennemi.

En 1915, Raphael et sa femme embarquent pour New York.

Il y commence une carrière de costumier et d'illustrateur pour des spectacles musicaux.

Il collabore à des magazines comme Puck, The American Weekly, et des albums de ses "Girls" commencent à être produits.

Durant les années 1917-19117, les Doughboy's arrivent sur le front français avec dans leurs besaces des "Kirchner Girls".

Raphael meurt brutalement à l'hôpital français de New York, le 2 août 1917, des suites d'une opération de l'appendicite, à 42 ans.


autriche peintre dessinateur illustrateur cartes postales byrrh lubin
PUBLICITE POUR BYRRH
PAR RAPHAEL KIRCHNER



Voici le proverbe du mardi 5 mai 2026 :


JORRAILEAN NEGU, LABORARIAK "GAIXO GU!"

Hiver en mai, le paysan (dit) "pauvre de nous !"


mois calendrier mai pommier bretagne
MOIS DE MAI
POMMIER EN BRETAGNE




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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L'AVIRON BAYONNAIS EST CHAMPION DE FRANCE DE RUGBY EN MARS 1943 (première partie)

L'AVIRON BAYONNAIS EST CHAMPION DE FRANCE DE RUGBY LE 21 MARS 1943.


Le championnat de France de rugby à XV de division unique de la FFR 1942-1943, 44e édition de la compétition et première édition sous ce format, est remporté par l'Aviron Bayonnais qui bat le SU Agen en finale : 3 à zéro.



pays basque rugby aviron bayonnais
EQUIPE DE RUGBY AVIRON BAYONNAIS 1942-1943



Après trois saisons de compétitions non officielles, la FFR décide de rétablir le championnat de France sous forme de "division unique".



Divisée en deux par l'armistice de 1940, la FFR réussit à organiser un championnat par zone et la finale interzones est disputée, au stade de Colombes, le 21 mars 1943, entre l'Aviron Bayonnais et le SU Agen respectivement vainqueurs de leur zone.



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le journal, dans son édition du lundi 22 mars 1943, 

sous la plume de Pierre Lorme :



"Au stade de Colombes, devant 25 000 spectateurs.


Après un match très coloré et indécis jusqu'à la fin l'Aviron Bayonnais a battu Agen et enlevé le titre de champion de France de rugby.

(De notre envoyé spécial Pierre Lorme, par téléphone.)



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STADE DE COLOMBES



Paris, 21 mars. — Cette finale qui s'est terminée par la victoire de Bayonne a tenu tous ce qu'elle promettait. Dans le décor à la fois imposant et familier du Parc des Princes, nous avons retrouvé l'ambiance d'autrefois, alerte et joyeuse, pimentée de la griserie de la fièvre légère des grands matches de rugby.



Le temps est doux, le soleil est chaud, le stade est tout bruissant des 25 000 spectateurs massés sur les gradins, et dans les tribunes. Sur la pelouse verte, les couleurs des maillots tranchent comme des fleurs des champs. Quand on voit sortir du souterrain, les Agenais aux maillots orange, côte- à côte avec les Bayonnais aux maillots bleu ciel et blanc une immense clameur s'élève au-dessus du stade à la vue des trente hommes qui vont s'employer pour la conquête du titre de champion de France.



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EQUIPE RUGBY SU AGEN 1943



Dans les tribunes, que de visages connus : autour du colonel Pascot de de ses invités d'honneur : MM. Abel Bonnard, Cathala, Bouffet et Bussières, on reconnaît tous les habitués des grands matches d'autrefois : la silhouette élégante et fine de Jauréguy, la carrure pachydermique de Jules Cadenat, le lorgnon doctoral de Louis Daudet se penche vers la face rondouillarde de René Crabos et, dans les gradins, tous les Basques et tous les Pyrénéens de Paris qui se sont assemblés pour applaudir aux exploits des enfants du pays en visite dans la capitale.



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RUGBYMAN ADOLPHE JAUREGUY


Au moment du coup d'envoi, il y a un instant de flottement, on cherche en vain l'arbitre, M. Barbe, qu'on savait fort capable de diriger avec maîtrise un match de cette importance, M. Barbe n'arrive pas ; l'heure avance ; il faut prendre une décision et c'est M. Rous, désigné pour remplir les fonctions de juge de touche, qui empoigne le sifflet et lâche les deux équipes sur le terrain. Renseignements pris M. Barbe, victime de la lenteur des moyens de transport, arriva cinq minutes après le coup d'envoi, mais trop tard, sa place était prise.




Agen domina largement par ses avants... Mais une contre-attaque bayonnaise fusa soudain... Et l'Aviron Bayonnais enleva de justesse le titre si envié.


Assistance-record, mais match peu fertile en belles phases de jeu. La supériorité des Basques en trois-quarts contrebalança la faiblesse de leur pack.




On craignit un instant que le match ne fût aussi terne que la finale zone non-occupée entre Montferrand, et Agen. Il n'en fut rien, les équipes ne cessèrent jamais d'essayer de jouer et malgré la vigoureuse empoignade des deux blocs d'avants, la partie fut de bout en bout colorée, rapide et passionnante dans ses péripéties.




Pendant toute la première mi-temps, Agen domina grâce à sa fameuse ligne d'avants, mais les attaquants ne surent pas exploiter à fond les occasions qui leur furent offertes. En seconde mi-temps les Bayonnais qui semblent mieux en souffle que leurs vis-à-vis, menèrent la danse ; les Basques, eux, ne laissèrent pas s'enfuir l'occasion ; elle se présenta sous la forme d'une contre-attaque menée par le demi de mêlée Dubalen et continuée par le centre Danger. Près des buts, le petit ailier Larre, reçut la balle et, prenant sa chance, avec une belle décision, s'en alla irrésistiblement jusqu'au delà de la ligne blanche. En vain, Agen tenta de réagir. La victoire souriait à ceux qui avaient su oser se livrer à fond. Les Basques étaient vainqueurs et remportaient à trente ans d'intervalle le même titre de champions que leurs aînés avaient cueilli avant l'autre guerre. Mais Agen est complètement lavé de la mauvaise impression qu'avait produit à Lyon son match contre Montferrand, et c'est très bien ainsi.




Grâces soient rendues aux deux équipes qui ont su démontrer devant un immense public que le rugby sport viril, peut être violent sans être méchant, et l'acharnement de ses adeptes n'exclut pas la loyauté et le fair-play.




Les Agenais et les Bayonnais ont donné une grande joie à tous les spectateurs du Parc des Princes.
Après le match, M. Abel Bonnard sut l'exprimer en termes parfaitement choisis : "Cette adorable journée de printemps, dit-il, ne marque pas seulement le renouveau de la nature, elle marque aussi le renouveau de la jeunesse française".




La partie.




Dès le début, c'est une série de mêlées. L'Aviron Bayonnais se fait pénaliser pour incorrection. Bonnet, d'Agen, tente le but et le manque de très peu, le ballon frappant la barre et revenant ensuite en jeu !




Les bleu et blanc réagissent avec vigueur ; une belle percée de Dauger échoue sur les buts agenais. Les Basques dominent un instant ; seul un coup franc permet à Agen de se donner de l'air.



pays basque rugby aviron bayonnais
PHOTO DE JEAN DAUGER FINALE RUGBY 1943
AVIRON BAYONNAIS OMNISPORTS



Le jeu revient au centre. On note de part et d'autre des maladresses nombreuses, dues évidemment à l'énervement. Par ailleurs les défenses veillent ; et quiconque tente de s'échapper est impitoyablement mis à terre. Dans l'ensemble, les Bayonnais font preuve de plus de variété et de perçant dans leurs offensives, mais ils sont dominés assez largement en avants.




Bruneteau, d'Agen, se distingue par une belle percée individuelle, à laquelle répond aussitôt une contre attaque de Dauger, qui se montre vraiment très brillant.




Les mises en mêlée sont l'objet de pénalisations nombreuses, les talonneurs levant le pied prématurément. Le jeu est sec, mais non point violent. On sent que rien n'est laissé au hasard, et que les deux camps désirent farouchement la victoire.




Encore une percée de Bruneteau, décidément infatigable. Bayonne se dégage par un coup franc suivi d'un second. La mi-temps est alors sifflée au centre du terrain. Le jeu a été jusqu'ici très égal, et l'on ne saurait dire vraiment qui mérite le plus de l'emporter.




Seconde Mi-Temps.




La seconde mi temps voit immédiatement les Basques se montrer très menaçants. Sur touche à un mètre de la ligne de but agenaise, le trois-quart aile Celhay est projeté en ligne de but in extremis.



pays basque rugby aviron bayonnais
MAURICE CELHAY ET L'EQUIPE DE RUGBY DE L'AVIRON BAYONNAIS
DEVANT VESTIAIRE PARC DES PRINCES 
21 MARS 1943




Maintenant les avants du Sud-Ouest prennent le commandement des opérations et remontent par touches successives. L'Aviron ne sort plus de ses cinquante mètres et ne se dégage qu'à la suite de coups francs répétés. Le Bayonnais Labèque rate le but de peu, et Zabaletta tente en vain un drop-goal.




Calbet, capitaine d'Agen, est blessé. Il boîte bas : on doit l'emporter sur la touche. Bien que jouant à 14, les Agenais prennent le meilleur. Cependant le jeu se porte dans les 22 mètres agenais ; et c'est alors le coup de théâtre. Le Basque Dauger perce, passe à Celhay, qui repasse à Larré. Ce dernier, prenant Guiral de vitesse, va marquer un essai qui n'est pas transformé. Bayonne : 3 - Agent : 0.




Agen joue son va-tout, mais la fin arrivera sans changement, Bayonne est champion de France."



A suivre...



(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)











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