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jeudi 23 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 23 AVRIL 2026 SAINT GEORGES - GORKA

 

PROVERBE DU 23 AVRIL 2026 (SAINT GEORGES) (GORKA).


GEORGES : Georges de Lydda naît vers 280, à Mazaca, en Cappadoce (Turquie), dans une famille relativement aisée.




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23 AVRIL SAINT GEORGES DE LYDDA

Dès l'âge de 15 ans, Georges s'engage dans l'armée romaine et devient très vite officier.

Georges est commandant dans des régions sensibles, comme la Syrie, la Palestine, l'Egypte et la Libye.

L'Empereur Dioclétien nomme Georges préfet.

Le 24 février 303, on lui ordonne de détruire des églises chrétiennes. Georges refuse et démissionne.

De retour à Nicomédie, Georges visite les chrétiens emprisonnés, et refusant toujours de rejoindre l'armée, il est supplicié.

Par miracle, Georges survit et provoque de nombreuses conversions, dont l'épouse de Dioclétien.

Georges est condamné à mort, et le 23 avril 303, à l'âge de 22 ans, il a la tête tranchée.

D'après la légende, Saint Georges aurait terrassé un dragon en Libye pour délivrer une malheureuse princesse.

Georges est ainsi le saint patron des chevaliers, ainsi que des scouts et des éclaireurs.

Saint Georges est aussi le saint patron de nombreux pays et régions, comme la Catalogne, la Géorgie, l'Ethiopie et également l'Angleterre depuis la victoire du Roi Richard Coeur sur les Turcs à Jaffa, en Palestine, le 23 avril 1192.

Le saint est aussi très populaire en Russie et en Orient.



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23 AVRIL SAINT GEORGES DE LYDDA


Voici ce que rapporta à son sujet la Gazette de France, le 19 avril 1897 :

"Saint Georges. Il est malaisé de démêler la vie de Saint Georges de sa légende. L'histoire du dragon, par exemple, est considérée par la plupart des historiens comme allégorique, et par M. Darche, dans sa Vie de Saint Georges, comme positive. Sans entrer dans la discussion, nous raconterons le saint d’après les légendaires. 

Georges, en grec, signifie laboureur. Le nôtre était soldat, d’une noble famille de Cappadoce, chrétienne en secret. Il naquit vers la fia du troisième siècle, et embrassa dès l'âge de dix-sept ans le métier des armes. Une merveilleuse aventure de chevalier errant l’illustra bientôt. 

Près de Sylène en Lybie, un énorme dragon habitait un lac, dont il sortait pour se précipiter sur les animaux et sur les hommes ; et s'il ne rencontrait rien, il venait jusqu’aux portes de la ville, dont son haleine infectait l’air. Les habitants se résignèrent à conduire chaque jour deux brebis au bord du lac pour assouvir la faim de ce monstre. 

Mais peu à peu les brebis s'épuisèrent. Le dragon revint rôder autour de la cité, dont les habitants n’osaient sortir. L'affreuse puanteur qu’il dégageait produisit une sorte de peste dont beaucoup moururent. On consulta l’oracle. L’oracle répondit qu’il fallait donner au dragon des victimes humaines et les tirer au sort. 

Un jour, le sort désigna la fille du roi, qui se nommait Marguerite ; à moins que ce mot fut une épithète voulant dire perle de beauté. Le Roi refusa de livrer sa fille ; mais le peuple se révolta, entoura le palais et menaça d’y mettre le feu. Le monarque éploré dût céder. Le jeune princesse, couverte d’un voile noir sur ses vêtements royaux, se dirigea vers le lac. 

Comme elle était là, palpitante d’effroi, un beau jeune homme vint à passer, à cheval, armé de la lance. Il voit la vierge en larmes ; elle lui raconte son malheur. — Eloigne-toi, bon jeune homme, dit-elle ensuite, car le monstre le dévorerait. 

Georges, naturellement, ne s'éloigna pas de cette malheureuse enfant si résignée. Pendant qu’il la rassurait, tout à coup l’eau bouillonne, les écailles du dragon soulèvent les flots, d’affreux sifflements remplissent l’air, d’horribles miasmes l’empoisonnent ... La jeune fille pousse un cri d’horreur ; mais Georges, mettant sa lance en arrêt, se recommande à Dieu, court sur le monstre et le transperce. 

— Maintenant, dit-il à la jeune fille, dénoue ta ceinture et attache la à son cou. 

Elle ramena ainsi le monstre blessé vers la ville, par le même pouvoir qui permit à sainte Marthe de conduire la Tarasque avec un ruban. 

Le peuple, à la vue de la formidable bête, s’enfuit. Mais quand Georges leur eut appris que le dragon était vaincu, ils revinrent peu à peu et firent éclater leur joie. Le jeune soldat leur promit d’achever le monstre s’ils voulaient se faire chrétiens ; ce qu’ils acceptèrent très volontiers. 

Le Roi voulait partager ses trésors avec le sauveur de sa fille et lui donner la princesse en mariage. Mais Georges refusa ; et, après avoir demandé au Roi de distribuer cet or aux malheureux, saluant la princesse silencieuse et qui retenait mal ses larmes, il continua son chemin vers Rome, où une voix mystérieuse l'appelait pour un combat plus glorieux. 

Dioclétien régnait et persécutait cruellement les chrétiens. Georges, à qui son renom militaire et son titre de tribun permettaient d’approcher l’Empereur, lui reprocha courageusement sa cruauté Dioclétien le fit saisir et livrer aux bourreaux. 

Le martyre qu'il endura fut épouvantable par l'ingénieuse variété de tortures. Il a valu à Saint Georges le titre de grand martyr. Déchiré, sanglant, le jeune tribun demanda enfin d’être conduit au temple d’Apollon. On croyait qu'il allait sacrifier au Dieu et une foule immense s’était réunie pour contempler cette apostasie. 

S’approchant de l'idole d’une voix haute : — Veux tu donc que je t’adore comme un Dieu ? dit Georges... Réponds, au nom du Christ. 

Dans le profond silence qui régnait autour de cette scène extraordinaire, une voix sourde se fit entendre ; elle sortait de l’Idole même : 

— Je ne suis pas Dieu... Il n’y a d’autre Dieu que celui que tu viens de nommer. 

Aussitôt des voix lugubres sortirent des statues sacrées, qui tombèrent en poussière. Une terreur inouïe s’empara de la foule. Dans le tumulte, les gardes emmenèrent en hâte le martyr et lui tranchèrent la tète. 

L’histoire de Saint Georges n’est pas finie à sa mort. 

Ce saint chevaleresque apparut, dit-on, aux croisés, avant la bataille d’Antioche, et les aida de sa lance. On raconte qu’il apparut encore à Richard Cœur de Lion combattant les Sarrazins. De là le culte que lui vouèrent les Anglais. Il est le patron de leur ordre de la Jarretière. On l’honorait en Gaule dès le cinquième siècle. Nul saint n’a été plus populaire."



GORKA : Jorge (es), Georges (fr).

Deun-ixendegi euzkotarra (Arana eta Eleizalde, 1910) lanean proposaturiko izena. Ikus Jurgi.

Jurgi : Jorge (es), Georges (fr), George (en).

Georgos "nekazaria" izen grekotik dator, latineko Georgius-en bidez. Kapadoziako IV. mendeko San Jurgi ezaguna da herensugea hiltzeagatik. XV. mendean Jurgi de Basori agertzen da Barakaldon (Bizkaia). Santuaren eguna apirilaren 23an da. Aldaera : Gorka (Deun-ixendegi euzkotarra).

Erdarazko "Georges" eta "Jorge"ren pare. San Jurgi Azueloko (Nafarroa). Antzinako monasterio beneditarra, gaur egun Azueloko parrokia dena. Barberingo baseliza San Jurgi mendian kokatua estilo erromanikokoa. San Jurgi Beranotxikiko, Mallabiako baseliza. Gregotik "Georgos" Nekazaria.


Un décès du 23 avril François Nicolas Delaistre, dit François Delaistre ou François Delaître.


sculpteur france puget panthéon
SCULPTURE AU LOUVRE : L'AMOUR ET PSYCHE
DE FRANCOIS DELAISTRE


Né le 9 mars 1746 à Paris - Mort le 23 avril 1832 à Paris.

C'est un sculpteur français.

Issu de la petite bourgeoisie parisienne, François entre dans l'atelier de Louis-Claude Vassé à l'Académie royale de peinture et de sculpture, et remporte le premier prix de sculpture en 1772 pour le bas-relief Le Repas du roi Balthazar.

Travaillant pendant un an à l'école royale des élèves protégés, il part ensuite en 1773 à Rome où il reste pendant 4 ans.

Au Palais Mancini, siège de l'Académie de France à Rome, il côtoie les peintres François-André Vincent et Jacques Louis David.

De retour à Paris, agréé par l'Académie le 30 juillet 1784, il n'est toutefois pas reçu comme académicien.

François expose au Salon de 1785 à 1824 des oeuvres sculptées.

Il exécute également des bustes comme ceux de Paul Véronèse (1804), Karel Dujardin ou Pierre Puget (1824).

En 1806, on lui commande 12 bas-reliefs destinés à la colonne de la Grande Armée, place Vendôme, à Paris.

Réalisées en bronze, ces oeuvres, jamais mises en place, furent finalement détruites.

François oeuvre pour plusieurs églises, dont Saint-André-des-Arts ou Saint-Nicolas-des-Champs à Paris pour laquelle Louis XVIII lui commande une statue de La Vierge à l'Enfant.

Il sculpte les Quatre Evangélistes du porche principal et les 8 anges des tours de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans.

Ayant travaillé sous la direction de Soufflot pour le Panthéon de Paris, il conçoit un projet pour un monument à la gloire de l'architecte.

François meurt le 23 avril 1832, à 86 ans.



sculpteur france puget panthéon
BUSTE AU LOUVRE : PIERRE PUGET
DE FRANCOIS DELAISTRE


Voici le proverbe du jeudi 23 avril 2026 :


SAN-YURGI, ARTOAK ERAITEKO GOXEGI.

A la Saint-Georges, il est trop tôt pour semer le maïs.


pays basque autrefois agriculture basse-navarre
MAÏS A ISTURITS
PAYS BASQUE D'ANTAN




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LES BASQUES ET L'UNIFICATION NATIONALE SOUS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (cinquième et dernière partie)

 

LES BASQUES ET L'UNIFICATION NATIONALE SOUS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.


Le département des Basses-Pyrénées a été créé le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789.



pays basque autrefois basses-pyrenees révolution béarn
CARTE DES BASSES-PYRENEES
APRES LE DECRET DU 8 FEVRIER 1790



Voici ce que rapporta Michel Etcheverry, dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres & arts 

de Bayonne, le 1er janvier 1933 :



"... Troisième Partie : Le loyalisme des Basques.



L'accusation des autorités.



En dehors de l'élément militaire qui fit son devoir, parfois plus que son devoir, quelle fut l'attitude des Basques ? Les non-combattants souhaitaient-ils le triomphe de l'Espagne ? Ce même peuple qui a tant donné de ses fils à la défense de la patrie faisait-il des voeux pour l'insuccès de nos armées et apportait-il son concours à l'ennemi ? Une pareille contradiction apparaît inadmissible et cependant les émissaires du gouvernement en notre pays ont articulé contre le loyalisme de la partie civile les accusations les plus graves. Nous devons nous y arrêter, bien que leur invraisemblance même les réfute à l'avance. Le 20 Avril 1793 les Représentants Ichon et Dartigoueyte écrivent au Comité de Salut Public : "Ne comptez pas trop sur les Basques, car le fanatisme les dispose en faveur de l'Espagne." L'année suivante Pinet, Cavaignac, Monestier s'expriment en termes plus outrageants encore dans une lettre au même Comité de Salut Public du 25 Février 1794 : "Vous êtes instruits depuis longtemps qu'une grande partie du pays qu'on appelait ci-devant Basque et principalement la partie qui avoisine les frontières Espagnoles est habitée par des hommes que la superstition, le fanatisme et l'amour de l'or ont vendus à l'Espagnol". Ils "lui font passer clandestinement leurs bestiaux" et lui "servent d'espions contre nous".



Le 13 Mars enfin ils vont jusqu'à traiter les Basques de "scélérats, créatures et espions des Espagnols" qui ont comploté "de livrer toute la partie des frontières que nous occupons." Que le regret des privilèges perdus chez nous et conservés par nos voisins Euskariens d'Espagne, que le sectarisme anti religieux de nos assemblées publiques aient éveillé chez un certain nombre de Basques cispyrénéens, y compris des prêtres, comme le veut M. Antoine Richard, sympathie et inclination pour des frères de race et de langue mieux partagés, nous l'admettons volontiers. Sont-ils sans excuse ! Ne mettait-on pas leur patriotisme à rude épreuve ? Nous ne disconviendrons pas non plus que des mercantis ont probablement commercé avec l'adversaire, tout en ajoutant que peut-être ils ne regardaient pas comme un crime ce retour aux pratiques autorisées jadis par les traités de bonne correspondance. Nous accorderons même, si l'on veut, qu'il s'est commis quelques actes d'espionnage au profit de l'étranger.



Mais de là à ces généralisations il y a loin. Comment croire que les Basques dans leur ensemble fussent "disposés en faveur de l'Espagne", que "là, une grande partie du pays fut vendue à l'Espagnol" alors que l'Espagnol rencontrait en face de lui des bataillons entiers de Basques ? Comment croire aussi que les Basques aient voulu livrer une frontière que tant des leurs arrosaient d'un sang généreux ? Cela ne se conçoit pas. Il y a là des outrances d'expression qui procèdent de la nature violente, passionnée de ces hommes et de leurs habitudes déclamatoires. Cette tendance à l'ivresse verbale s'aggravait, dans le cas de Pinet, Cavaignac et Monestier, de l'état d'exaspération où ils se trouvaient lors de ces virulentes attaques. Elles venaient à la suite d'un incident — très regrettable — qui se produisit à Itxassou dans la nuit du 19 au 20 Février 1794. Gagnés par des agents royalistes de la légion des émigrés (légion Saint-Simon), peut-être encouragés par leur curé émigré, 47 soldats Basques, après avoir festoyé dans une auberge d'Itxassou, désertaient ainsi que plusieurs habitants. Cette grave et coupable faiblesse jeta les Représentants dans une colère terrible. C'est dans l'ardeur encore frémissante de leur emportement qu'ils rédigèrent leurs dénonciations. Ils voyaient rouge...



On ne saurait même faire état d'un réquisitoire dressés dans de pareilles conditions contre les populations proches du théâtre de ce douloureux épisode, contre "la partie qui avoisine les frontières Espagnoles." Les redoutables proconsuls eurent beau, par leur arrêté du 3 Mars, décréter la déportation et l'internement en masse "des habitants des communes infâmes de Sare, d'Itxassou, d'Ascain et des suspects d'Espelette, d'Ainhoa et de Souraïde", ils eurent beau créer la Commission Extraordinaire de Bayonne, sinistre pourvoyeuse de guillotine, ils n'établissent pas, devant l'impartiale histoire, la complicité de tous ces villages dans les agissements de quelques individus.



guillotine terreur révolution france pays basque labourd
GUILLOTINE SOUS LA TERREUR



Déposition sérieuse ou racontar ?



Nous mentionnerons encore de prétendues tractations entre Basques et Espagnols que les Représentants signalèrent le 17 Mars 1794, au même Comité de Salut Public. La femme du chargé d'affaires de Hollande en Espagne leur avait déclaré, au cours d'un interrogatoire, qu'un député des Basques s'était abouché avec le général Caro pour lui offrir de se soumettre et que ce dernier avait écarté la proposition "à cause des conditions qu'ils y mettaient". Que vaut cette affirmation ? Jusqu'ici rien n'est venu la corroborer. Peut-être les archives de Madrid permettraient-elles de vérifier le fait. En attendant, il n'a d'autre garant que la dénonciation d'une personne isolée. Or pas plus en histoire qu'en jurisprudence un témoignage unique ne saurait suffire pour créer la certitude et d'autre part, il resterait à délimiter la portée exacte de l'événement. Aussi répétons-le, la cause Espagnole eût-elle compté ici ou là des partisans et des soutiens, cela n'autoriserait pas à conclure un état d'esprit général.



Il nous est donc impossible de souscrire aux assertions suivantes de M. Antoine Richard : "Le pays Basque, mal assimilé, fermé de par sa langue, sa mentalité, ses montagnes, aux idées nouvelles, était poussé dans les bras de l'Espagne par ses prêtres et ses nobles. Si, sauf aux Aldudes, son opposition fut contenue, c'est qu'il était occupé par les troupes". (Annales Révolutionnaires T. XIV, 1922 p. 138.)



Au surplus, soutenir que le pays Basque était fermé aux idées nouvelles c'est émettre une opinion trop simpliste. Le Jacobinisme et même le Terrorisme ont bel et bien sévi dans nos contrées ; il n'est pas jusqu'à la passion antireligieuse qui n'y ait revêtu  du moins par endroits   une violence incroyable.



La question des Aldudes.



On vient de voir dans les lignes citées plus haut de M. A. Richard que le village des Aldudes ne sut pas contenir son opposition. Le même historien donne, au cours de cet article, le détail des manifestations qui révélèrent les sentiments antipatriotiques des Français de cette localité. Ils firent cause commune avec les troupes Espagnoles dès que celles-ci eurent enlevé leur village (27 mai 1793) et lors de l'attaque que l'ennemi prononça sur Banca (3 Juin suivant) ils commirent les plus graves excès contre les habitants de cette agglomération. Le 20 Juin ils décidaient, dans une assemblée générale, de demander leur annexion au royaume voisin. Cet état d'esprit persista certainement jusqu'au retour de l'armée Française qui reprenait les Aldudes le 7 Août 1793. Rendus circonspects par la victoire de nos soldats, encouragés par la modération du Représentant Féraud, les partisans et alliés de l'étranger regrettèrent leur attitude, dit M. Richard, et vinrent à résipiscence. Ceci  malheureusement  n'est pas l'expression de la vérité complète et les documents locaux ne permettent pas de douter que beaucoup d'entre eux abandonnèrent leurs habitations pour suivre les vaincus dans leur retraite.



Tels sont les faits. Il s'agit de les examiner et de les apprécier avec impartialité. Il va sans dire qu'une pareille conduite ne saurait se justifier et, pour le dire en passant, personne ne montrera plus de sévérité que les voisins immédiats des Aldudiens à l'égard de ces transfuges obstinés dans leur défection. Le 14 Floréal an III (4 Mai 1795) l'agent national de la municipalité de Baïgorry, le citoyen Jean Harispe, dénonce à ses collègues la réinstallation en "territoire Français d'un grand nombre de traîtres Aldudiens". "C'est, ajouta-t-il, lorsqu'ils ont vu qu'ils n'ont pas réussi dans leur malheureux attentat et qu'ils ont été vaincus étant avec l'Espagne qu'ils veulent se rendre ; mais la prudence dicte la grande méfiance que nous devons avoir de personnes qui nous ont déjà trahis et leurs trames seraient encore bien dangereuses à cause des communications furtives qu'elles pourraient avoir avec l'ennemi." Il propose de demander aux administrateurs du district de Mont-Bidouze (Saint-Palais) la déportation à l'intérieur de tous ces indésirables ; motion acceptée sur-le-champ par tout le corps municipal.



La justice veut néanmoins qu'on accorde à ces égarés  repentants de la première ou de la dernière heure  le bénéfice des circonstances atténuantes. Songeons à la condition singulière qui fut celle des Aldudes sous l'Ancien Régime ; le sol était indivis entre frontaliers des deux versants. La population était mixte ; elle comprenait une proportion sensiblement égale de Français et d'Espagnols, et, naturellement, des alliances avaient resserré les liens entre familles de race différente. Nous n'ignorons pas que la délimitation faite le 27 Août 1785 par le maréchal d'Ornano et le chevalier de Caro traçait enfin une ligne de démarcation à travers ce territoire et cette population mixtes. Mais ce traité exista-t-il ailleurs que sur le papier ? Les recherches si fouillées de MM. Dubarat et Daranatz donnent l'impression que le partage ne fut jamais effectué. L'eût-il été que le sentiment d'une nationalité bien tranchée, bien vivante, n'aurait pas eu le temps de prendre racine. Que l'image de la patrie Française ait apparu aux Aldudiens voilée de quelque brouillard après des siècles de cohabitation, de copropriété et de consanguinité avec l'étranger, cela, en vérité, est-il tellement étonnant ?



pays basque autrefois frontière traité  elizondo ornano
GENERAL DON VENTURA CARO

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COMTE D'ORNANO




Notons, d'autre part, que les indigènes Français des Aldudes n'avaient guère eu à se féliciter du régime sous lequel ils avaient vécu. Cette localité avait toujours été tenue en tutelle par les onze communautés ou "hameaux" de la vallée de Baïgorry. C'est en vain que par deux fois (Octobre 1744 et Juin 1764) elle avait essayé de secouer cette domination. Intendant et Conseil du roi étaient intervenus pour briser impitoyablement leur tentative.



Ces refus répétés d'émancipation civique n'avaient sans doute pas manqué d'aigrir les coeurs et d'y éveiller le désir d'un sort plus honorable et plus heureux, fût-ce par delà une frontière qui, d'ailleurs, comme nous l'avons dit, ne représentait qu'une pure fiction. A la lumière de ces explications, il nous semble que la forfaiture des Aldudiens mérite quelque indulgence.



Quoi qu'il en soit, nous croyons pouvoir formuler cette conclusion : l'épreuve à laquelle fut soumis le Pays basque atteste devant le tribunal de l'histoire que, dans leur ensemble, nos populations surent, après des résistances compréhensibles, adopter finalement et définitivement la devise : "France... d'abord" !





(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 







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mercredi 22 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 22 AVRIL 2026 SAINT ALEXANDRE ET SAINT ÉPIPODE - INTZA

PROVERBE DU 22 AVRIL 2026 (SAINT ALEXANDRE) (SAINT ÉPIPODE) (INTZA).


ALEXANDRE : Alexandre de Lyon figure parmi 34 martyrs chrétiens qui furent mis à mort à Lyon, en 178, au temps de l'empereur Marc Aurèle.



religion catholique saint sainte alexandre
22 AVRIL SAINT ALEXANDRE DE LYON



En compagnie d'Epipode, Alexandre échappe à la persécution de 177, pendant laquelle périssent sainte Blandine ou l'évêque Pothin, auxquels sont consacrés des églises lyonnaises.

Cachés dans le faubourg de Vaise, à Lyon, Alexandre et Epipode sont dénoncé, arrêtés et martyrisés, refusant d'abjurer leur foi.

Alexandre, d'origine grecque, est vénéré par l'Eglise catholique et par l'Eglise orthodoxe.



religion catholique saint sainte alexandre
22 AVRIL SAINT ALEXANDRE DE LYON



INTZA : Ihintza, rosée, rocio. Gaurdanik aurrera kaltegarria da. Zeren eta polen bihiak metatzen baititu eta haiek barreiatzera haizeari ez baitio uzten.

(...)Intza - Araizko (N) herria eta bertako Done Jakueren elizan dagoen Andre Mariaren adbokazioa. Egungo eraikuntza berria da, antzinakoa lurrikara batek hondatu baitzuen. 1715. urtean. Jaieguna irailaren 8an da. - - (...)



fleur rosée rose
ROSE ET ROSEE



Une naissance du 22 avril Charles Denis Sauter Bourbaki.




général algérie pau bayonne 19ème siècle
GENERAL BOURBAKI 1871



Né à Pau le 22 avril 1816 à Pau (Basses-Pyrénées) - Mort le 22 septembre 1897 à Bayonne (Basses-Pyrénées).

Fils d'un colonel franco-grec, il se distingue dans l'armée d'Afrique et notamment pendant la guerre de Crimée.

Nommé général, il sert brièvement lors de la guerre franco-allemande dans l'armée du Nord en cours de constitution avant de prendre le commandement de l'armée de l'Est.

Charles Denis, comme certains autres généraux du Second Empire dont la formation s'est déroulée en Afrique, est appelé aux plus hauts postes de commandement pendant la guerre de 1870.

Il entre à Saint-Cyr et, en 1836, rejoint les zouaves puis, promu au grade de lieutenant, entre dans la Légion étrangère et assume également la charge d'aide de camp du roi Louis-Philippe 1er.

Il va participer à de nombreuses batailles et campagnes militaires : Algérie de 1838 à 1854, Crimée de 1853 à 1857 et Italie en 1859. 

Il est nommé commandant de division de la Garde impériale, de 1865 à 1869, puis en mai 1869, aide-de-camp de l'Empereur.

En juillet 1870, l'Empereur lui confie le commandement de la garde impériale, et Charles Denis joue un rôle important dans les opérations liées au siège de Metz.

Ayant offert ses services à Léon Gambetta, il est appelé, en octobre 1870, au commandement de la région militaire du Nord.

En décembre 1870, il est affecté au commandement de l'armée de l'Est.

Mais, après avoir échoué à Héricourt, son armée est contrainte à la retraite et à se replier vers la frontière suisse, puis désarmée et internée en Suisse.

Charles Denis fait une tentative de suicide en janvier 1871 mais il en réchappe.

En avril 1871, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur et, en juillet, il devient gouverneur militaire de Lyon, poste qu'il occupera jusqu'en 1879.

En 1881, du fait de ses opinions publiques, il est placé dans la réserve.

En 1885, sa candidature au Sénat est un échec.

Charles Denis meurt, à Bayonne, le 22 septembre 1897, à 81 ans.



général algérie pau bayonne 19ème siècle
TOMBE DU GENERAL BOURBAKI BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici le proverbe du mercredi 22 avril 2026 :




DIRUAK TXAKURRERI ERE DANTZAN EGINARAZI.

L'argent arrive même à faire danser les chiens.



pays basque autrefois chiens humour danse
CHIENS DANSANT


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LA FERME LABOURDINE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS (première partie)

LA FERME LABOURDINE.


La maison Basque (Etxea) est au coeur de la société. La ferme labourdine regroupe les hommes et les animaux et le matériel agricole.





pays basque maison ferme labourd sare communes
FERME LAPHITZEA SARE
BMB N°20 1941



Voici ce que rapporta à ce sujet Pierre Dop dans le Bulletin du Musée Basque N° 20 en 1941 :



"Laphitzea. Type de ferme labourdine.


Type — Vues sur le passé — Description — Disposition intérieure — Domaine rural.



C'est à Sare, semble-t-il, que l'on rencontre les plus jolis types de construction labourdine. Et la variété en égale le nombre. En effet, il serait difficile de trouver deux maisons identiques.



Quand ce n'est pas par les grandes lignes ou les traits principaux, elles diffèrent tout au moins par des dispositions de détail. Ainsi chacune présente sa physionomie propre, tout en manifestant le même air de famille, air de famille un peu plus accentué parfois entre celles qui font partie d'un même quartier.



Dans cette variété, quelques-unes se distinguent cependant par des caractères qui nous paraissent réaliser la perfection du type.   



Tel est le cas de celle dont nous entreprenons l'étude.



Des flancs du massif de la Rhune se détache vers l'est une longue croupe, à l'altitude peu élevée mais uniforme, que suit l'antique chemin reliant Sare à Vera, sa voisine espagnole. Elle porte le nom de Lehembiscaye (lehen, premier, biskar, dos, croupe, ce qui est vrai pour le voyageur venant de la frontière). Ce nom, elle l'a donné à son tour au groupe des habitations qui ont essaimé sur les bords du chemin, s'échelonnant de part et d'autre, tournées vers le levant.



pays basque maison ferme labourd sare communes
VUE SUR LENBISCAY SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Tout au bout, vers l'Espagne, sur un site légèrement dominant, le dos à la montagne proche, Laphitzea, sous les larges ailes de son toit, offre, comme ses voisines, aux rayons du soleil matinal son ample façade blanche, striée de noir, et veille sur ses champs étalés en éventail autour d'elle.



Le nom de Laphitzea, qu'on écrit aussi Lapitzea et qui se prononce comme tel, vient de laphitzu, lieu abondant en marne à couleur et consistance d'ardoise. Or, pareille terre se trouve non loin de là, à 150 mètres environ, au pied du mont Olhain.   



Quand cette maison fut-elle bâtie ? Elle ne porte pas, comme quelques autres, de millésime fixé sur la pierre.



D'après le plus ancien registre paroissial qui ait été conservé — il fut tenu par le célèbre curé Axular — une famille Laphitz existait à Sare dès le XVIe siècle. Le 20 février 1609, est baptisé Martin de Hiribarren, fils de Catalina de Laphithz, soit une personne dont la propre naissance remontait au siècle précédent. Il est à présumer que, dès cette époque, Sare possédait une famille Laphitz, et que celle-ci dut tirer son nom de la maison qu'elle habitait, cas très général dans notre pays, après que fut imposée sous François Ier, par l'ordonnance de Villers-Cotterets en 1539, la tenue régulière de registres paroissiaux de naissances et de décès. Dans celui dont nous extrayons le renseignement ci-dessus, les noms de famille sont, tous, des noms de maisons de Sare qui existent encore, sans qu'ils soient accompagnés eux-mêmes de l'indication des demeures. Sans doute, les uns et les autres, se confondaient-ils encore, ce qui s'explique par le peu de temps écoulé depuis l'ordonnance. Mais les exceptions devant se multiplier peu à peu, on fut bientôt amené à faire suivre le nom des familles de celui des habitations. C'est ce que nous constatons dans des registres postérieurs de quelque 30 ans.



Selon toute vraisemblance, il y avait donc à Sare, tout au moins dès le XVIe siècle, une maison du nom de Laphitzea. S'agirait-il de l'actuelle ? Nous en doutons. On n'y découvre pas, comme dans certaines que nous avons relevées à Sare, un détail d'architecture distinctif de cette époque ou d'une époque antérieure. Nous pensons plutôt que, bâtie au XVIIe siècle à l'instar de plusieurs qui sont datées, elle aurait succédé à une autre de moindre importance.



Le XVIIe siècle se signala dans le pays par un essor de prospérité. En sont la preuve le grand nombre d'agrandissements ou reconstructions d'églises et d'habitations effectués à cette époque. On se cantonnait moins exclusivement dans l'industrie pastorale, même au voisinage de la montagne. Les défrichements s'étendaient, la culture des céréales se développait, spécialement celle du maïs introduit récemment.



Il se passa peut-être pour Laphitzea ce que la tradition orale rapporte pour un autre domaine distant d'un kilomètre environ, Argaïnea. La maison primitive, très modeste, qui existe toujours, est accrochée au flanc de la Petite Rhune à proximité des pâturages offerts par la montagne. Plus tard, les propriétaires, ayant acquis des terres en contre-bas, y bâtirent une grande et belle ferme, à laquelle l'ancienne passa son nom, prenant pour elle celui de Gaineko-etchea, ce qui veut dire "maison d'en-haut".




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MAISON ARGAINIA SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Rien ne s'opposerait à une répétition du cas pour Laphitzea. Derrière elle, de l'autre côté du chemin qui mène à Vera, les premières terres sur les pentes de la montagne font partie de son domaine. On y voit les ruines d'une bergerie importante : Laphitzecoborda. Tout à côté, séparée seulement par un chemin, une vieille et fort misérable maison porte le nom d'Etchegoyen, qui se traduit par "la maison la plus élevée". Mais nous n'avons pas recueilli de tradition à l'appui de la question.



Dans un acte de baptême de 1710 figure comme marraine une Marie de Martinena, qualifiée "dame ancienne" de Laphitzea. Comme nous l'apprennent d'autres actes de la même époque, son gendre, Pierre de Lahetjuzan, en était le "maître jeune". Celui-ci mourut à l'âge de 80 ans, en 1761. Il passa l'héritage à une fille qui avait épousé certain Martin Laphitz. Avec ce dernier la famille de ce nom reprenait possession d'une maison, qui était probablement son berceau. Mais ce fut pour une génération seulement. A la suivante c'est encore une femme qui recueille la succession, Jeanne, épouse Ducassou. Au début du XIXe siècle sa fille, à son tour, passa la propriété, par son mariage, à la famille Dithurbide. Le dernier représentant de cette famille, qui exerçait la médecine et fut maire de Sare, mourut sans postérité en 1883 et laissa tous ses biens pour l'établissement et l'entretien d'un hôpital aménagé dans sa propre maison d'habitation, près du bourg. C'est ainsi que Laphitzea est actuellement bien communal, avec cette affectation spéciale."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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