Libellés

lundi 20 avril 2026

UNE CAMPAGNE POUR "L'ARC-EN-CIEL" À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN SEPTEMBRE 1928 (première partie)

UNE CAMPAGNE POUR "L'ARC-EN-CIEL" À BIARRITZ EN 1928.


Le Couzinet 10, connu sous le nom d'Arc-en-ciel, a été le premier vol de l'aviation moderne.



aviation 1928 pays basque labourd transports
AVION L'ARC-EN-CIEL
PILOTE DROUHIN



Ce monoplan en bois, avec un moteur Hispano-Suiza de 180 chevaux, a été construit pour réaliser la traversée des océans.



Le 7 mai 1928, René Couzinet et Maurice Drouhin ont décollé de l'aérodrome d'Orly pour leur vol inaugural, mais l'avion s'est écrasé lors d'un vol d'essai le 8 août 1928, entraînant la mort de Maurice Drouhin et la blessure du mécanicien Georges Lanet.



Malgré cet incident tragique, l'Arc-en-ciel a été reconstruit et a effectué son premier vol en février 1932, marquant un tournant dans l'histoire de l'aviation.



Voici ce que rapporta au sujet de cet avion le quotidien la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du 

Pays basque, le 27 septembre 1928 :



"Pour l'Arc-en-Ciel-Biarritz.


Il faut souscrire.



Il y a quelques jours, quelques semaines à peine, l'un des plus beaux rêves qu'ait réalisé un cerveau humain, dans le domaine des conquêtes aériennes, s'écroulait.



"L'Arc-en-Ciel", inventé par l'ingénieur René Couzinet, piloté par le grand as Drouhin, s'écrasait sur le terrain d'Orly, qui avait vu ses premiers essais, ses premiers vols, merveilleux témoignages du chef-d'oeuvre de l'air. Dans cette catastrophe s'anéantissaient deux hommes, une machine extraordinaire, un an d'efforts incessants, le bénéfice chèrement acquis de souffrances, d'inquiétudes et de difficultés sans nombre, le seul espoir raisonnable de succès qu'ait eu la France, cette année, pour le raid fameux Paris-New-York.




aviation 1928 pays basque labourd transports
DEBRIS DE L'AVION L'ARC-EN-CIEL
APRES L'ACCIDENT



Un homme surgissait, élevé à sa juste place, grandi par la douleur et la cruauté du sort, de cette effroyable tragédie. Cet homme, ce jeune homme presque un enfant, 24 ans qui, par son courage, son audace, sa fermeté d'âme et son invincible ténacité, avait réalisé magnifiquement un rêve merveilleux, cet homme se trouvait ruiné, vaincu par le destin.



C'est alors que la Municipalité de Biarritz, sur l'initiative de son maire, dont le fils est l'ancien condisciple de René Couzinet, a voulu aider à reconstruire l'"Arc-en-Ciel".



Elle a voulu, ne séparant jamais des intérêts du pays lui-même ceux de notre ville, consciente de la nécessité de survivre pour cet avion précurseur, partout maintenant affirmée et, d'un autre côté, comprenant que bénéfice légitime on pourrait faire naître d'une oeuvre désormais nationale, que Biarritz prenne la tête d'un mouvement en faveur de l'"Arc-en-Ciel".



A l'appel de la municipalité, spontanément et sans réticence, de tous les côtés, les concours les plus divers, les plus dévoués, se sont manifestés. Notamment et dès le premier jour, MM. le marquis d'Arcangues, président du Syndicat d'Initiative ; Paul Campagne, président de l'Union Commerciale, la Direction des Casinos de Biarritz, Charles Dufourg, Secrétaire général du Syndicat d'Initiative, Jean de l'Espée, directeur du "Courrier de Bayonne", André Fouchou, directeur de l'Agence Havas, Léonce Garnier, président de l'Aéro-Club Béarnais (section basque), Pierre Haristoy, administrateur délégué de la "Gazette", Jean Laborde, président d'honneur de l'Aéro-Club Béarnais (section basque), Lacouture, administrateur du "Sud-Ouest" de Bayonne ; Pierre Lafitte, président du conseil d'administration de la "Gazette", Larue de Charlus , président de "Biarritz-Association", Paul Peyta, président du Syndicat des Hôteliers, le "Progrès de Biarritz", J. Rosenthal, Sarraude, président de "Biarritz-Coopérative", Ricardo Soriano, le très sympathique industriel, le grand sportsman, sans cesse à l'affut de toute nouveauté, Alexandre, directeur de la Chaumière, Charles de La Rüe, rédacteur en chef de la "Gazette", Cyprien Labat, adjoint au maire, Raymond Touzaa, secrétaire général de la mairie de Biarritz, tous ceux aussi qui accomplirent la besogne anonyme, mais non moins utile.



Après les conférences du Casino Municipal et du Cinéma Palace, une souscription s'est ouverte à tous, accueillant les dons les plus généreux et les plus humbles offrandes. Cette souscription sera telle que tous les Biarrots et tous les amis de Biarritz la voudront.



Pour que revive l'"Arc-en-Ciel".


Pour qu'il soit désormais l'"Arc-en-Ciel-Biarritz".


Pour qu'au printemps prochain New-York puisse célébrer avec enthousiasme l'Aviation française, la France et Biarritz.


Pour la plus grande gloire de la France.


Pour la grandeur de notre Aviation.


Pour le triomphe, en tous lieux, de par le monde, de notre cité qui, Reine des Plages, est reine doublement, par la beauté et la générosité.



pays basque autrefois plage pâques côte saison
BIARRITZ REINE DES PLAGES 
PLAGE DES ROIS
PAYS BASQUE D'ANTAN


Pour une grande oeuvre, où Biarritz doit trouver un nouveau triomphe.



IL FAUT SOUSCRIRE !


aviation 1928 pays basque labourd transports
DEMANDE DE SOUSCRIPTION 
POUR L'ARC-EN-CIEL-BIARRITZ



----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Visite à René Couzinet, ses amis et ses collaborateurs.



Lorsque le Président de la République inaugure un Salon de l'Automobile ou de l'Aéronautique, cette expédition, d'apparence débonnaire, anodine et mondaine, est en réalité minutieusement organisée : les haltes à tel ou tel stand sont prévues selon l'importance des firmes ; ici 2 minutes, là 30 secondes.



Quelle ne fut donc pas la stupeur du cortège officiel, au dernier vernissage de l'Aéronautique, de voir, M. Doumergue s'arrêter devant le stand d'une marque encore bien ignorée et entrer positivement en conversation avec le constructeur, un jeune homme de 24 ans, dont la société qui porte son nom, la Société des Avions Couzinet exposait non pas un appareil, mais la maquette d'un avion tout récent.



aviation 1928 pays basque labourd transports france république président
GASTON DOUMERGUE
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
DU 13 JUIN 1924 AU 13 JUIN 1931



Quoi ! tant de constructeurs dont les appareils se sont illustrés en de nombreux raids, qui sont les fournisseurs attitrés des sociétés et des ministères, n'avaient eu l'honneur que d'un banal arrêt présidentiel, et ce jeune homme, dont le "zinc", d'ailleurs absent, avait à peine volé, obtenait une conversation avec le Chef de l'Etat ?



C'était proprement scandaleux.



Au vrai, tout est extraordinaire dans le cas de René Couzinet, dont la carrière tient du roman, de l'épopée, de la bataille d'affaires, de l'aventure chimérique. Voilà cinq ans déjà que ce boursier de l'Ecole des Art et Métiers d'Angers prit ses premiers brevets. A 24 ans, son étonnante vocation fait de lui un constructeur, un navigateur, un créateur exceptionnel, dont le nom va parcourir le monde.



aviation 1928 pays basque labourd transports
RENE COUZINET



En doutez-vous ? C'est que vous ne l'avez point vu, c'est que vous ne connaissez pas les élans, la passion, les dévouements qu'a suscités sa confiance contagieuse ; c'est que vous ignorez les invraisemblables exploits accomplis par la lui et par la cohorte fidèle de quelques acharnés collaborateurs de Paris-New-York et retour dont les prochains jours vont voir la tentative. Tour à tour l'incertitude, les déceptions et la chance ont marqué les débuts de cette entreprise. René Couzinet avait pâli pendant des mois sur des projets et des dessins ; mais l'argent manquait totalement pour les réalisations premières. Il avait été ça et là reçu, accueilli, éconduit ou berné ; mais nulle part il n'avait trouvé d'aide efficace et d'appui vraiment sérieux. Allait-il donc falloir, la rage au coeur et l'esprit vaincu, tout abandonner, renoncer au rêve merveilleux qui habitait son esprit ?



Le triomphal exploit de Lindbergh avait poussé au paroxysme de l'exaltation, état d'âme si voisin du désenchantement total, notre jeune inventeur, qui accomplissait alors un stage d'officier de réserve dans un régiment d'aviation et qui, en cette qualité, assista à l'arrivée du célèbre aviateur. A son retour du Bourget, René Couzinet était si bouleversé que le patron de l'hôtel dans lequel il logeait lui offrit spontanément la moitié de sa fortune, soit cinquante mille francs, pour la réalisation de ses desseins.



Invraisemblable, mais vrai ! Il est juste de dire que cet hôtelier, M. Malet, était un ancien pilote dont Couzinet avait fait la connaissance au régiment et qu'il avait retrouvé par hasard, alors qu'affecté à Paris, il errait à l'aventure, sur le boulevard Magenta, en quête d'un gîte convenable pour abriter son séjour. Le sort le fit tomber sur le "Sphinx Hôtel..." Cinquante mille francs !



— Ma chance, me dit Couzinet, fut d'être alors un naïf et d'ignorer ce que pouvaient coûter la construction et la mise au point de mon appareil. Si j'avais pu savoir combien insuffisante devait être une pareille somme, à quels tours de force elle devait nous obliger par la suite, mes amis et moi, jamais je n'aurais eu la moindre idée d'entreprendre cette folie que je bénis et que je chéris aujourd'hui.



50 000 francs ! Ce devait être le quart de la somme nécessaire à l'achèvement de son oeuvre. Or, il a fallu, ensuite, trouver un million de plus que le total. Et l'opération n'est pas encore terminée. Alors, commencèrent d'invraisemblables démarches, de ces quêtes héroïques, de ces sollicitations inconscientes qui réussirent parce que la foi animait les frères mendiants. M. Sénèque, un journaliste parisien, homme précieux et universel, déploya dans ce genre d'entreprise un génie analogie à celui qu'il faut pour déplacer des montagnes. Il "tapa" à la ronde tous ceux qu'il pouvait taper, de façon enthousiaste, rationnelle et impérative. C'est bien plus d'un million qu'il trouva, en réalité, car il fallait emprunter pour rembourser ceux qui avaient prêté précédemment et qui n'avaient pas tous d'humeur, malgré l'apostolat touchant, à faire cadeau de leurs avances à ces insensés utopiques et tenaces... Un ami, qui débarquait d'Egypte était attendu sur ke quai de la gare. Il n'était pas sorti du hall qu'il avait donné 25 000 fr. Un entrepreneur de travaux publics, un commerçant en pâtes alimentaires, des groupements coopératifs, etc., etc., avancèrent des sommes importantes. La Vendée fut parcourue en tous sens. Pour l'enfant du pays, les bourses se délièrent avec empressement, avec élan. Un jour que M. Sénèque "tapait" un conseiller municipal suburbain, celui-ci lui lâcha plusieurs centaines de francs. Entraîné par cet exemple, le garde-champêtre du village, ému, offrit son obole : cent fr. Ainsi s'accumulaient les sommes, vites englouties par les échéances en nombre incalculable auxquelles il fallait faire face à des dates rapprochées : le 5, le 8, le 15, le 20 d'un même mois.



Malgré tout, l'on conservait sa dignité. l'on recherchait avidement l'aide des amis et les gestes spontanés, mais l'on s'insurgeait contre tout ce qui pouvait ressembler à une aumône. Un grand quotidien ayant offert d'ouvrir en ses colonnes de première page une vaste souscription nationale, l'on n'accepta pas cette séduisante proposition parce qu'elle supposait précisément une générosité anonyme, machinale et ignorante. Voilà l'histoire incroyable de cet "Arc-en-Ciel" qui va, dans quelques jours, rayer le ciel océanique de ses couleurs symboliques."



aviation 1928 pays basque labourd transports
AVION ARC-EN-CIEL DE COUZINET



A suivre...




(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et René Couzinet - Alchetron, L’Encyclopédie Sociale Libre)





Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

dimanche 19 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 19 AVRIL 2026 SAINTE EMMA ET BIENHEUREUX MARCEL CALLO - ARTZAI

 


PROVERBE DU 19 AVRIL 2026 (SAINTE EMMA) (BIENHEUREUX MARCEL CALLO) (ARTZAI).


EMMA Emma de Sangau (ou de Gurk) est la soeur de saint Meinwerk, évêque de Paderborn, en Rhénanie (Allemagne).



religion catholique saint sainte emma
19 AVRIL SAINTE EMMA DE GURK

Emma naît vers 980.

Emma est issue d'une noble famille de rois saxons.

Emma se marie avec le comte Ludger, mais est veuve rapidement, en 1011, et le restera pendant quarante ans.

Emma se voue à la charité et fonde plusieurs monastères au 11ème siècle, celui de Gurk en Autriche et l'abbaye Saint-Ludger, à Werden, en Westphalie.

Emma meurt vers 1040 et repose dans l'église de Brême, en Allemagne.

Emma est béatifiée en 1287 et canonisée le 5 janvier 1938 par le pape Pie XI.

Emma est fêtée le 29 juin par l'Eglise catholique.


religion catholique saint sainte emma
19 AVRIL SAINTE EMMA DE GURK

MARCEL CALLO : Marcel Callo est un membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.



religion catholique saint sainte marcel callo
19 AVRIL BIENHEUREUX MARCEL CALLO



Né le 6 décembre 1921 à Rennes (Ille-et-Vilaine) - Mort le 19 mars 1945 à Mauthausen (Autriche).

Cadet d'une famille de 9 enfants, à 12 ans, il entre en apprentissage chez un typographe à Rennes.

Il entre chez les scouts de France, avant d'entrer à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.

Après l'armistice de 1940, les activités des associations sont interdites.

Après le bombardement de Rennes et la mort de sa soeur le 8 mars 1946, Marcel reçoit l'ordre de partir en Allemagne au titre du Service du travail obligatoire.

Continuant son action catholique de façon clandestine, il est arrêté le 19 avril 1944 par la Gestapo.

Il meurt d'épuisement, miné par la dysenterie, le 19 mars 1945, au camp de concentration de Mathausen, à 23 ans.

Marcel est béatifié par le pape Jean-Paul II, le 4 octobre 1987.





ARTZAI : Euskal artzainei eskaini berri zaie Ipar Ameriketan oroitarria.



emigration basque amérique
EMIGRATION BASQUE AUX USA





Un décès du 19 avril Jean Alexandre Joseph Falguière, dit Alexandre Falguière.




sculpteur peintre rodin beaux-arts
SCULPTEUR ALEXANDRE FALGUIERE



Né le 7 septembre 1831 à Toulouse (Haute-Garonne) - Mort le 19 avril 1900 à Paris.

C'est un sculpteur et peintre français.

Alexandre intègre, à l'école des beaux-arts et des sciences industrielles de Toulouse, la classe de sculpture de Bernard Griffoul-Dorval.

Ses résultats décident la municipalité de lui attribuer une pension pour lui permettre de parfaire sa formation à Paris.

Cherchant à améliorer ses revenus en vue d'entrer à l'Ecole des beaux-arts de Paris, il se fait d'abord embaucher dans l'entreprise, alors très prospère, du sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse, puis travaille avec Jean-Louis Chenillion.

Approchant la limite d'âge de l'admission aux Beaux-Arts de Paris, il se décide, enfin en 1854, d'y entrer.

Admis dans l'atelier de François Jouffroy, Alexandre est lauréat, avec Léon Cugnot, du premier grand prix de Rome de sculpture en 1859 avec son bas-relief Mézence blessé, préservé par l'intrépidité de son fils Lausus.

Il est pensionnaire à la villa Médicis à Rome, de 1860 à 1864, où il retrouve son compatriote toulousain Raymond Barthélemy, prix de Rome en 1860.

Après son retour de Rome début 1866, il revient à Paris.

Vers 1870, il épouse Blanche Charlotte Virginie Veidie, de 18 ans sa cadette, avec laquelle il aura un fils.

Dans les années 1870, il peint des toiles de grands formats

En 1882, Alexandre est nommé professeur à l'Ecole des beaux-arts de Paris et élu membre de l'Académie des beaux-arts.

En 1889, il est promu commandeur de la Légion d'honneur.

En 1898, il reçoit la commande du Monument à Balzac après le refus de celui d'Auguste Rodin par la Société des gens de lettres, ses commanditaires.

L'affaire provoque un scandale que la presse qualifie de "deuxième affaire Dreyfus" parce qu'Emile Zola soutient Rodin.

Pour faire la preuve que cet épisode n'a en rien entamé leur amitié, Alexandre réalise le buste de Rodin pour le Salon de 1897 et de son côté Rodin sculpte un buste de Falguière.


sculpteur peintre rodin beaux-arts
BUSTE D'ALEXANDRE FALGUIERE
PAR AUGUSTE RODIN


Parmi les commandes publiques, on peut distinguer le Monument au cardinal Lavigerie pour Bayonne, le Monument à Goudouli de Toulouse, le Monument à Gambetta de Cahors, le Monument à La Fayette de Washington.

Affaibli par la maladie, Alexandre se rend à Nîmes pour la mise en place de son Monument à Alphonse Daudet.

Quelques heures après son retour précipité à Paris, il meurt le 19 avril 1900, à 68 ans.




sculpteur peintre rodin beaux-arts
MONUMENT A DAUDET 30 NÎMES


Voici le proverbe du dimanche 19 avril 2026 :


ABERATSA GEZUR HUTSA, BEHARDUNA AMETS HUTSA.

Le riche n'est que mensonges, le pauvre n'est que songes.



mensonges marius humour
LE LIVRE DES MENSONGES DE MARIUS





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

LE DROIT D'AÎNESSE AU PAYS BASQUE AVANT 1789 (troisième et dernière partie)


LE DROIT D'AÎNESSE AU PAYS BASQUE AVANT 1789.


Etienne Anselme Ritou-Deyeralde est un avocat et homme politique, de tendance radical socialiste né à Hasparren, le 9 novembre 1872 et mort le 17 juillet 1923 à Bayonne.

Il est l'auteur, en 1897, d'une thèse de doctorat soutenue à la Faculté de Droit de Paris, intitulée De la condition des personnes chez les Basques français jusqu'en 1789, publiée par l'imprimerie bayonnaise A. Lamaignère.



pays basque matriarcat lois origines droit aînesse
LIVRE DE LA CONDITION DES PERSONNES
CHEZ LES BASQUES FRANCAIS JUSQU'EN 1789



Dans plusieurs articles, je vous ai parlé du matriarcat, de la couvade et du mariage au Pays 

Basque, avant 1789, voici aujourd'hui le droit d'aînesse.






Voici ce que rapporta Etienne Ritou, dans son livre :



"III. — Le Droit d'aînesse.



... Par suite d'un phénomène dont nous avons cherché l'explication dans l'histoire des Basques, leur conception particulière du droit d'aînesse s'étendait en dehors des limites de leur pays et se retrouvait dans les coutumes des pays environnants :


Ainsi les fors du Béarn, dans leur dernière rédaction qui se fit en 1551, sous Henri II, roi de Navarre, consacrent le droit d'aînesse et de masculinité ; mais, au dire même des commentateurs, cette disposition remplaçait le droit d'aînesse absolu, sans distinction de sexe, qui était appliqué auparavant. En somme, malgré la pression exercée en Béarn par l'organisation féodale, les principes du droit basque n'avaient pas complètement disparu des vieilles coutumes béarnaises et on les voyait reparaître dès que la pression diminuait. "Telle était même, dit Cordier, sa force originelle que, même dans les hautes classes, plus imprégnées des idées et des moeurs de la féodalité guerrière, il a parfois maintenu son principe essentiel : le droit d'aînesse sans distinction de sexe, comme nous en avons vu l'exemple dans la Soule".


Sous l'influence du droit romain, les coutumes béarnaises accordèrent de bonne heure aux fils de famille la pleine propriété de ce qu'ils acquéraient par leur industrie.


La combinaison des articles 178 et 260 du for de Morlaàs permet aussi de conclure que le droit d'aînesse absolu était appliqué dans ce pays.




pays basque matriarcat lois origines droit aînesse béarn
FOR DE MORLAAS

L'étude des coutumes de Barèges et du Lavedan nous révèle l'existence de la même institution dans ces contrées. On discutait même au moyen âge, dans le Lavedan, la question de savoir si les biens nobles étaient assujettis à la même règle que les autres.


La coutume d'Acs, aujourd'hui Dax, réformée en 1514, présente un système de succession très mêlé, dans lequel on débrouille tant bien que mal que le droit d'aînesse sans distinction de sexe était appliqué dans certains endroits, notamment entre l'ancienne et la nouvelle embouchure de l'Adour.


Les traces du droit basque sont insensibles dans la coutume de Saint-Sever. Mais, d'après Cordier, le droit d'aînesse, sans distinction de sexe, aurait été appliqué, dans ce pays, à une époque très ancienne.


L'influence du droit basque se fait très peu sentir dans la coutume de Bayonne, dont l'esprit est loin d'être uniforme. On y remarque, à titre de curiosité, l'attention particulière dont le législateur y entoure la "Lar" ou maison principale. Cette maison revient toujours au premier mâle ou, à défaut de mâle, à la première fille. Pour le reste, la coutume admet l'entière égalité dans les partages.



Telle est, dans son originalité, cette conception particulière du droit d'aînesse par l'ancienne législation des Basques. Elle est originale dans ses causes, sur lesquelles les auteurs ne sont point d'accord, et dans ses conséquences, que nous aurons occasion d'examiner dans la suite de ce travail. Envisagé au point de vue de ses causes, le principe basque du droit d'aînesse, sans distinction de sexe, a donné lieu à diverses interprétations. Eugène Cordier se demande s'il faut rattacher cette institution ou principe moral qui élève la femme au niveau de l'homme. D'après une lettre que nous a écrite M. Bladé, correspondant de l'Institut, ce serait une résultante du régime pastoral dans lequel il importe peu, dit-il, que ce soit le mâle ou la femelle qui hérite. Béla, au contraire, le fait découler des exigences de l'agriculture qui veut qu'après le décès du maître, un nouveau ménage s'installe au plus tôt à la place de l'ancien et s'occupe d'exploiter le domaine héréditaire.



pays basque matriarcat lois origines droit aînesse
DROIT D'AÎNESSE


Pour nous, chacune de ces opinions semble contenir une part de vérité. Nous n'osons pas toutefois insister outre mesure sur celle de Cordier, car peut-être trouverait-on déplacé de notre part de louer trop fort la distinction morale de nos compatriotes. Nous sommes d'avis, à part cela, qu'il faut voir dans le droit d'aînesse basque une dégénérescence de l'ancien matriarcat, c'est-à-dire une institution issue des nécessités sociales d'un peuple autrefois pasteur et guerrier, et que des influences étrangères ont poussé un jour à s'adonner à l'agriculture, sans abandonner pourtant le régime pastoral qui est le seul praticable peut-être dans certaines régions montagneuses du pays basque.



Il nous reste maintenant à étudier le droit d'aînesse dans ses conséquences qui se font sentir, comme on le verra, dans la réglementation de la puissance paternelle et de l'autorité maritale."





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :


samedi 18 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 18 AVRIL 2026 SAINT PARFAIT ET BIENHEUREUSE MARIE DE L'INCARNATION - ELAIA

 


PROVERBE DU 18 AVRIL 2026 (SAINT PARFAIT) (BIENHEUREUSE MARIE DE L'INCARNATION) (ELAIA).


PARFAIT : Parfait de Cordoue était un prêtre catholique qui vivait à Cordoue, à l'époque où l'Espagne était gouvernée par un calife musulman.



religion catholique saint sainte parfait
18 AVRIL SAINT PARFAIT DE CORDOUE

Parfait fut prié d'exposer les différences entre la Bible et le Coran et se soumit à l'exercice avec brio, indiquant en arabe que Mahomet était un faux prophète.

Ses interlocuteurs affectèrent d'être satisfaits mais quelques jours plus tard firent arrêter Parfait pour blasphème.

Parfait fut décapité le 18 avril 850, jour de Pâques.

Ce fut le début d'une vague de persécutions qui s'étendra sur 110 ans, de 850, sous Abd ar-Rahman II, jusqu'en 960.

Saint Parfait fut enseveli dans l'église de Saint-Aciscle, à Cordoue.


religion catholique saint sainte parfait
18 AVRIL SAINT PARFAIT DE CORDOUE

MARIE DE L'INCARNATION : Barbe Jeanne Avrillot, épouse de Pierre Acarie, naît à Paris le 1er février 1566.


religion catholique saint sainte marie incarnation
18 AVRIL SAINTE MARIE DE L'INCARNATION


 l'âge de 16 ans et demi, en 1582, Barbe Jeanne épouse Pierre Acarie, maître des comptes, avec lequel elle aura 6 enfants.

En 1590, Barbe Jeanne éprouve ses premières manifestations mystiques et à partir de 1593, elle commence à éprouver les douleurs des stigmates.

Animatrice d'un cercle religieux, Barbe Jeanne introduit en France, en octobre 1604, l'ordre des Carmes déchaux.

Après la mort de son mari, en novembre 1613, Barbe Jeanne entre au Carmel  sous le nom de Marie de l'Incarnation.

Barbe Jeanne meurt le 18 avril 1618 à Pontoise.

Grande mystique, Barbe Jeanne est la première stigmatisée française officiellement reconnue.

Barbe Jeanne est béatifiée en juin 1791 par le pape Pie VI.

Barbe Jeanne est fêtée le 18 avril.



ELAIA : Bizkaieraz Ainara, Enara, erderaz : golondrina, hirondelle.

(...) Elaia - Udaberrian Afrikatik gurera etortzen den txoria, olertiari eta literaturari esker udaberriaren adierazle bihurtua. Aldaerak : Ainara eta Enara. - - (...)




Un décès du 18 avril Maurice Gustave Gamelin.


général france joffre foch daladier seconde guerre première mondiale
GENERAL MAURICE GAMELIN VERS 1940


Né le 20 septembre 1872 à Paris - Mort le 18 avril 1958 à Paris.

Maurice est un officier général français, qui a commandé l'Armée française pendant la drôle de guerre.

Son père Zéphyrin, contrôleur général des armées, se distingue au service de Napoléon III.

Sa famille maternelle est de souche alsacienne.

Il fréquente le collège Stanislas, puis, brillant élève déterminé à s'engager dans une une carrière militaire, il intègre Saint-Cyr, en octobre 1891 et en sort major de promotion en 1893.

C'est en Afrique du Nord que Maurice commence sa carrière d'officier.

Revenu en métropole en 1897, il prépare le concours d'entrée à l'Ecole supérieure de guerre, où il en sort deuxième.

Esprit fin, cultivé, travailleur et doué pour les études de tactique militaire, il se fait remarquer par le futur général Lanrezac, alors commandant en second de l'école et par le futur maréchal Foch qui sera son professeur préféré.

En 1906, il publie son Etude philosophique sur l'art de la Guerre, qui le place d'emblée parmi les meilleurs penseurs militaires de son temps.

L'année 1906 marque le tournant de la vie de Maurice.

Cette année-là, en effet, il est nommé officier d'ordonnance du général Joffre.

Dès lors, la carrière du jeune capitaine breveté se confond avec celle de Joffre.

En 1908, il le suit à l'état-major du 2e corps d'armées, puis en 1910 au Conseil supérieur de la guerre.

Il est fait Chevalier de la légion d'honneur en 1913.

Maurice est nommé chef de bataillon en 1911, puis est rappelé en mars 1914 au service de Joffre à l'Etat-Major général.

En novembre 1914, il est nommé lieutenant-colonel et quitte le Grand Quartier Général pour aller combattre en Alsace, puis dans la Somme.

Nommé colonel en avril 1916, il poursuit son ascension pour être nommé, en décembre 1916, général de brigade à titre temporaire.

En mai 1917, il reçoit son dernier commandement de la guerre, celui de la 9e division d'infanterie, dont il garde la tête jusqu'à l'armistice.

De 1919 à 1924, Maurice dirige la mission militaire française au Brésil, puis est nommé commandant des troupes françaises au Levant.

Rentré en France, il prend le commandement de la 20e région militaire à Nancy, un des plus beaux commandements métropolitains.

En septembre 1927, il épouse Eugénie Marchand.

Après la nomination du général Weygand comme vice-président du Conseil supérieur de la guerre, Maurice est nommé à ses côtés.

En 1931, il succède au général Weygand au poste de chef d'Etat-Major général.

En juillet 1932, il est nommé grand-croix de l'ordre de la légion d'honneur.

A partir de 1935, il cumule la direction du Grand Quartier général des forces terrestres françaises avec la fonction d'inspecteur général de l'Armée.

A la suite du décret du 21 janvier 1938, Maurice devient ensuite le premier titulaire du poste de chef d'Etat-Major de la Défense nationale.

Fin avril 1940, réputé conservateur, il convoque néanmoins le colonel de Gaulle et lui confie le commandement de la nouvelle 4e division cuirassée et le propose au ministre pour être promu au grade de général à titre temporaire.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, son commandement des armées françaises jusqu'à la bataille de France en mai 1940 est un désastre.

Le 18 mai 1940, il est limogé et remplacé par le général Weygand.

Soutenu par Edouard Daladier, après la défaite, Maurice est arrêté en septembre 1940 par le nouveau régime de Vichy, puis jugé au procès de Riom qui s'ouvre en février 1942, aux côtés de Léon Blum, Edouard Daladier et Paul Reynaud.

Sous la pression de Hitler, le procès est prématurément ajourné le 14 avril 1942, après 24 audiences, pour un "supplément d'information".

En attente de la reprise du procès, qui n'aura jamais lieu, les prisonniers sont maintenus en détention au fort du Portalet (Pyrénées Atlantiques).

Lors de l'occupation de la zone libre par les Allemands en novembre 1942, Maurice est interné en Allemagne, près du camp de concentration de Buchenwald, puis transféré au château d'Itter en Autriche, avec Léon Jouhaux, Paul Reynaud, Jean BorotraAlbert Lebrun, le général Weygand et le colonel de La Rocque.

Les Américains les libéreront le 5 mai 1945.

De retour en France, il est interrogé, comme Weygand et de nombreux généraux, par la Commission parlementaire chargée d'enquêter sur les événements survenus en France de 1933 à 1945.

En 1946, il publie ses mémoires.

Il meurt le 18 avril 1958, à 85 ans.


général france joffre foch daladier seconde guerre première mondiale
GENERAL MAURICE GAMELIN
PAR JOHN ALEXANDER HAMMERTON



Voici le proverbe du samedi 18 avril 2026 :


EZ DUGUNA BA-GINU, TXERRIE IL BAGIÑU, ZARTARIE EKARRI-TA URDAIE ERREKO GIÑU...

Si nous avions ce que nous ne possédons pas, si nous avions tué le cochon et si une fois mis à la poêle nous l'avions fait rôtir...


pays basque autrefois agriculture cochon
MORT DU COCHON
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA, https://www.euskaltzaindia.eus/ et http://www.artcontext.info/pictures-of-great-artists/55-2010-12-14-08-01-06/2760-moro.html)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!