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dimanche 12 décembre 2021

"LA COOPÉRATIVE HENDAYAISE" À HENDAYE EN LABOURD AU PAYS BASQUE DE 1913 À 1932

"LA COOPÉRATIVE HENDAYAISE" DANS LES ANNÉES 1910, 1920 ET 1930.


Au cours des années 1920, les coopératives de consommation se développent fortement avant de subir la crise dans les années 1930.




pays basque autrefois chemin fer
HENDAYE 1920
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la presse régionale locale, dans diverses éditions :



  • La France de Bordeaux et du Sud-Ouest, le 31 janvier 1913 :

"A la frontière.


Hendaye. 


Coopérative Hendayaise. 



— L’assemblée générale aura lieu samedi 1er février à 20 h 30, salle numéro 5, de la mairie d’Hendaye.



Ordre du jour : Situation financière ; élection de la Commission de contrôle ; adhésion à la Fédération nationale des coopératives."



  • "La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 14 février 1920 :

"Hendaye réunion intercorporative. 



En vue de réorganiser la coopérative locale, une réunion intercorporative a été tenue salle du Cinéma, le 12 février. 



Un nombre imposant d’auditeurs répondit à 1'appel des organisateurs. Afin de lutter avec efficacité contre le prix exorbitant de la vie, les consommateurs ont intérêt à se grouper en adhérant en masse à la coopérative locale, seul moyen de stabiliser le coût de la vie. 



A l'issue de la réunion, l’ordre du jour suivant fut voté :


"Les organisations ouvrières de Hendaye, adhérant à l’Union Départementale, cheminots, personnel hospitalier, fonctionnaire bâtiment, tramways et coopérateurs locaux, réunis en assemblée intercorporative, salle du Cinéma, le 12 février 1920, après avoir entendu les camarades Faget, des cheminots ; Désarménien, de l’Union Départementale ; Poitrenaud, des Coopératives du Sud-Ouest ; Labe, de la C. G. T., se déclarent satisfaits — les cheminots en particulier — des résultats obtenus par la Fédération cheminote, en ce qui concerne les 3 800 et les 720, font confiance à l’organisme central pour la réalisation des revendications en cours, dont la nationalisation des voies ferrées ; localement, demandent l'attribution d'une indemnité de résidence accordé par l’Etat aux fonctionnaires et par les Compagnies ferroviaires aux cheminots ; s'engagent à faire une propagande intensive pour amener à la Coopérative Hendayaise le plus grand nombre d'adhérents possible, et permettre ainsi une lutte effective contre la vie chère ; se félicitent de voir la C. G. T. entrer résolument dans le domaine des réalisations pratiques par la composition du Conseil Economique, prélude de transformations sociales, but final du Syndicalisme, se séparent au cri de "Vive la C. G. T. ! Vive la Coopération !"



 Pour adhérer à la Coopérative Hendayaise, se faire inscrire au siège, maison "Bel-Air"."



pays basque autrefois labourd
VUE GENERALE D'HENDAYE 1920
PAYS BASQUE D'ANTAN


  • "La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 21 septembre 1920 :


"Hendaye


Coopérative Hendayaise.



Les Membres de la Coopérative sont priés d’assister à l'Assemblée Générale qui aura lieu le samedi 25 courant, Salle de la Mairie, à 9 heures du soir très précises. 



Ordre du Jour : 

Rapport de la Commission extraordinaire de Contrôle ; 

Modifications aux Statuts ; 

Questions diverses ; 


Le Bilan au 31 août est affiché à la Coopérative depuis le Lundi 20 Septembre."



pays basque autrefois plage
VILLE D'HENDAYE VUE DE LA PLAGE 1920
PAYS BASQUE D'ANTAN



  • "La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 21 octobre 1920 :


"Coopérative Hendayaise.


Avis



Le Conseil d’Administration a l’honneur de rappeler aux coopérateurs qu’en vertu de la décision de l’Assemblée générale du 25 septembre, la part de chaque sociétaire doit être portée de 30 à 100 francs. La différence de soixante-dix francs est payable soit en totalité, en une seule fois, soit par versements échelonnés dont le premier du 3 au 10 octobre courant.



Un certain nombre de coopérateurs étant en retard pour ces versements, le Conseil d’administration a décidé d’appliquer, à partir du 1er novembre prochain, les mesures suivantes :

1° les ventes s’effectueront désormais sur présentation de la carte délivrée à chaque coopérateur ;

2° Tout coopérateur qui ne sera pas à jour pour les versements prévus par la décision de l’Assemblée générale susvisée, n’aura plus droit à aucun crédit, sauf en ce qui concerne la fourniture du pain, qui continuera provisoirement comme par le passé. 



Tous les achats faits par ces sociétaires devront donc être effectués au comptant et payés en prenant livraison des marchandises."




pays basque autrefois casino
CASINO HENDAYE 1920
PAYS BASQUE D'ANTAN



  • "La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 28 juillet 1923 :

"Coopérative Hendayaise. 



On nous communique : 

"Les coopérateurs d'Hendaye ont dû tous recevoir une circulaire du conseil d’administration leur soumettant la solution la meilleure pour sortir de l’impasse difficile où la Société se trouve actuellement. Les coopératives de fusion et de développement sont, en effet, les seuls organismes qui peuvent lutter victorieusement contre la vie chère, tout en donnant des marchandises de qualité. C'est ce qui explique la circulaire avec d’autres raisons. Qu'on la discute, qu’on se rende compte, et tout le monde sera bien vite persuadé de la nécessité urgente à fusionner avec l'une de ces grosses coopératives. Si, par oubli, quelques coopérateurs n'avaient pas reçu la circulaire, ils sont priés de se faire connaître au siège social où l’on se fera un plaisir de leur remettre un exemplaire".




pays basque autrefois monument morts
MONUMENT AUX MORTS HENDAYE 1920
PAYS BASQUE D'ANTAN



  • "La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 4 mars 1924 :

"Coopérative Hendayaise. 



Vendredi 7 mars courant, à 21 heures, salle de la mairie, premier étage, réunion générale de tous les membres de la Coopérative Hendayaise. 



Ordre du jour : Situation morale et financière ; emprunt à contracter à la Banque Nationale de Crédit. 



Présence indispensable. 



La situation de la Coopérative se régularise d'une façon satisfaisante ; les produits sont vendus à des prix défiant toute concurrence et, d'ici peu. les bons effets d'une sage réorganisation se feront sentir sensiblement, et moralement et financièrement."




pays basque autrefois église
EGLISE D'HENDAYE 1920
PAYS BASQUE D'ANTAN



  •  "La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 29 août 1932 :

"Boulangerie Coopérative Hendayaise.



 Les possesseurs de reconnaissance de prêts faits à la Coopérative Hendayaise, de même que les actionnaires ayant une action de 70 fr.. sont priés de se présenter sans délai munis de leur reconnaissance de prêts, en actions de 70 francs, à la boulangerie-coopérative."



 




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lundi 10 mai 2021

LA VIE CHÈRE AU PAYS BASQUE NORD EN JUILLET 1926

LA VIE CHÈRE EN 1926.


En 1926, la France connaît un taux d'inflation de plus de 31% et cela a de nombreuses conséquences pour les consommateurs.



VIE CHERE
BLAGUE 1ER AVRIL




Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 5 juillet 

1926 :



"La lutte contre la vie chère La "Frigo" à Bayonne. Une boulangerie coopérative à Biarritz.



Pour combattre la vie chère, la Municipalité de Bayonne a songé à établir une boucherie de viande frigorifiée. Il faut espérer que cette in novation rencontrera auprès du public le même succès que celle du comptoir des légumes. 



Il existe encore, chez certains, un préjugé contre la viande congelée. C'est une prévention sans fondement, due à l'ignorance du public, à sa méfiance contre toutes les nouveautés. 



Il faut savoir que la viande congelée vaut la viande fraîche. Une des plus éminentes autorités vétérinaires, M. le professeur H. Martel, directeur du Service Vétérinaire à la Préfecture de police, membre de l'Académie des Sciences, écrit, ceci : 


"De tous les aliments, la viande fraîche est certainement la plus coûteuse. Il ne faut donc pas s'étonner si les bourses modestes recherchent un aliment de remplacement de prix moindre, capable de fournir à l’organisme un nombre égal d’éléments reconstituants. A cet égard, la viande congelée constitue l’aliment de remplacement idéal."



Pour faire de la bonne cuisine avec les viandes congelées qui ne sont autre chose que des viandes fraîches conservées exclusivement par le froid, il faut les employer comme les viandes fraîches sous aucune opération préalable, telle que l'ébouillantage. Il faut ne rien changer à sa manière habituelle de procéder et traiter ces viandes congelées exactement comme si elles arrivaient de chez le boucher ordinaire. 



En Angleterre, on consomme 75 p. 100 de viande congelée et 25 p. 100 seulement de viande fraîche. En France, en 1924, on consommait 5 p. 100 de viande congelée et 95 p. 100 de viande fraîche. Depuis huit mois, la consommation de la viande congelée a augmenté en France dans d'énormes proportions et aujourd’hui on consomme 40 p. 100 de viande congelée et 60 p. 100 de viande fraîche. 



En ces temps de vie chère nul n'a le droit de rejeter un facteur d'économie. 



Or, nous ne saurons trop le répéter, la viande frigorifiée présente toute les garanties désirables au point de vue de la qualité et de la salubrité. 



En effet, elle provient d'Argentine, pays de pâturages et d'élevage intensif où la qualité du bétail est superbe. Avant que d'être livrée au public, la viande subit trois inspections rigoureuses à l'abattage, à l'embarquement et à l'arrivée à l’entrepôt en France. 


MARQUE DU BETAIL ARGENTINE 1902


La municipalité a fait établir le frigorifique aux Halles selon les meilleures méthodes ; les viandes y arrivent par wagons frigorifiques complets. 



Il faut que le public ait confiance et qu'il fasse un essai loyal de cette viande congelée, il réalisera une économie certaine tout en améliorant son ordinaire. 



Le nouvel et important immeuble que Biarritz-Coopérative fait élever rue Jean-Jaurès au coin de l’avenue du Maréchal-Foch, n’est pas encore achevé ; mais on a terminé l'installation de la boulangerie et celle-ci a été inaugurée hier.



Vers dix heures et demie, toutes les personnalités officielles sont réunies dans l’immense sous-sol, qui, dans quelque temps contiendra des tonnes et des tonnes de vin. Pendant ce temps, de l'autre côté de la boulangerie, on travaille ferme pour que tout soit prêt tout à l’heure : il y a un quart d'heure seulement que l'eau a été donnée, et aucun four n’a eu seulement un essai préparatoire. Mais cela n’a pas d'importance puisque tout à l'heure, tout fonctionnera dans la perfection. Et bientôt, à la suite des personnages officiels : M. Bilange, sous-préfet de Bayonne ; M. Petit, maire de Biarritz, M. Cayrel, député de la Gironde, membre du Conseil supérieur de la Coopération ; M. Cantin, secrétaire général de la Fédération Nationale des Coopératives ; M. Augey, conseiller général ; MM. Bassagaitz, président et Sarraude, secrétaire général de Biarritz-Coopérative ; MM. Jules Patou, Deyhérassarry, Gestas, Giraudel, Lacour, conseillers municipaux ; M. Cazauran conseiller d'arrondissement ; M. Manoton de Bayonne ; etc... nous pénétrons dans la boulangerie où l'atmosphère, surtout près des fours, est d'une douce tiédeur ! ! ! La salle très grande, est bordée tout autour de sortes de larges établis de bois blanc sur lesquels, à un certain endroit, la pâte tombe toute faite, de l'étage supérieur. Pour le premier essai, on a préparé sur des tôles, des croissants. Au fond, une muraille de carreaux d'épaisse faïence blanche et brillante, sur laquelle viennent trancher les aciers des portes des quatre fours. Ces portes se lèvent moyen d'un contre-poids, et, éclairés par de puissantes lampes, apparaissent les fours énormes où des quantités considérables de pain pourront cuire à température égale, automatiquement réglée et dans le minimum de temps, avec le minimum de main-d'œuvre. 



Mais on apporte une tôle couverte de croissants et c'est M. le sous-préfet qui, le premier, a l'honneur de l'enfourner. Un jet de vapeur est préalablement envoyé dans le four qui donnera aux croissants leur belle teinte dorée. M Bilange se montre mitron fort habile et après lui M. Petit essaie ses talents, et c’est, tour à tour, à chacune des personnalités présentes de glisser sa fournée au bout de la longue perche. Sept minutes après, les premiers croissants réapparaissent, dorés, odorants, appétissants. On félicite M. Bilange de l'heureux résultat de sa fournée et l’on rompt le croissant de l'amitié, qui est on ne peut plus délectable. 



La foule, pendant ce temps, s'est sensiblement accrue, et comme les mitrons — les vrais — vont commencer l'enfournage des grands pains, il est bon de leur laisser le chemin libre. D'ailleurs, c'est l'heure des discours et là-haut, dans une future salle, toute parée de feuillages, sur l’estrade fleurie et ombragée de palmiers et bambous MM. Bilange, Petit, Cayrel, Augey, Bassagaitz et Sarraude vont prendre place. 



Le discours de M. Bilange.



M. Bilange, le premier, prend la parole, et présente tout d'abord les excuses de M. le Préfet, empêché d’assister à la cérémonie. Après avoir félicité Biarritz-Coopérative et les admirables organisateurs qui sont à sa tête, M. Bilange dit que les merveilleux résultats obtenus par Biarritz-Coopérative prouvent qu'il se faut se garder de se moquer des utopistes d'hier qui sont les réalisateurs d'aujourd'hui. Rappelant ses récentes impressions de mitron, il déclare plaisamment qu’il ne s'est jamais senti le bras aussi long, et, évoquant la belle couleur dorée des croissants, il croit voir les vastes plaines de France, couvertes de blé d'or, du blé d'hier qui sera le sang de demain. Il souhaite que les agriculteurs intensifient la production de notre blé de France, afin de donner à tous les Français le pain dont ils ont besoin. 



Le gouvernement a promis sa protection aux coopérations, car la coopération n'est que la mise en pratique du grand précepte : "Aidons-nous les uns, les autres !" 



M. Bilange fait des vœux pour que les coopératives de consommation soient le prolongement des coopératives de production en supprimant les intermédiaires. Ce sera le seul moyen véritablement efficace pour lutter contre la vie chère, et régler le cours des marchés, et, en terminant, M. Bilange souhaite que la production si nécessaire au relèvement de notre pays, puisse se réaliser dans la paix intérieure et dans la paix et dans la justice extérieures...



...Le discours de M. Camin 



M. Camin, secrétaire général de la Fédération National des Coopératives, prend à son tour la parole, et déclare qu'il n'a vu nulle part un effort aussi puissant, aussi considérable que celui qu'il a constaté à Biarritz. 



La coopération est la puissance économique qui transforme l’économie générale. Ce qu'il faut, c'est organiser la production pour les besoins de la consommation et supprimer la série des intermédiaires, les véritables fauteurs de la vie chère. Et M. Camin cite en exemple tel produit qui se vendait aux Halles Centrales plus de 1 200 francs et qui ne rapportait au producteur que 112 francs ! ! ! Sur l’initiative du sénateur Chanal, un projet de loi a été déposé, tendant à permettre l'entente entre la coopération agricole et la coopération de consommation ; mais le projet est pendant depuis deux ans ! 



Malgré les campagnes de calomnie, malgré les difficultés économiques, le mouvement de coopération prospère et l'Alliance de coopération internationale a obtenu d'être représentée à la coopération économique qui doit se tenir, après l'Assemblée générale de la S. D. N. La coopération apporte non seulement la satisfaction immédiate pour le prix et la qualité, mais encore elle fait naître chez tous ses membres l'espoir dans un idéal social chaque, jour plus élevé, espoir de solidarité et de paix, car la coopération assurera la paix économique du monde.  



Une allocution de M. Bassagaïtz



Enfin, M. Bassagaïtz, le sympathique et dévoué président de Biarritz-Coopérative, termine la série de discours. Il remercie toutes les personnalités présentes et, répondant à M. le Maire de Biarritz, il déclare que la coopération ne dresse pas d'armes contre les commerçants de Biarritz. "S'il y a 21 boulangers, nous serons le vingt-deuxième. Nous ne voulons faire de la Coopération qu'une arme de paix." 


M. Bassagaïts termine en remerciant tous ceux qui contribuèrent à l’édification et à l'installation du nouvel immeuble et qui y ont travaillé avec dévouement et ardeur."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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mardi 21 juillet 2020

LES COOPÉRATIVES INDUSTRIELLES DE MONDRAGON-ARRASATE EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN 1967


LES COOPÉRATIVES INDUSTRIELLES DE MONDRAGON-ARRASATE.


Dès 1941, un prêtre Basque José Maria Arizmendiarrieta, qui vient d'être nommé vicaire de la paroisse, décide de s'occuper du développement économique de la ville de Mondragon (Arrasate), en Guipuscoa, sur les des idées mutualistes.