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jeudi 3 septembre 2026

L'ARBRE DE GUERNICA EN BISCAYE AU PAYS BASQUE EN AVRIL 1948

L'ARBRE DE GUERNIKA.


En juillet 1934, paraît le premier numéro du journal Elgar ("ensemble"), fondé par Paul Legarralde, compositeur, chef de choeur et fondateur du groupe Errepika rebaptisé Gernika en 1937.



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CHÊNE DE GUERNICA BISCAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet Xey, dans le mensuel Elgar, Journal des Basques de Paris, le 1er avril 1948 :


"L'arbre de Guernika.



Guillaume de Humboldt, dans son Journal du voyage basque (1801), raconte qu'il vit "un vieux chêne, grand et épais, sinon gracieux. Le tronc était abîmé par les vents et plusieurs branches étaient desséchées. Autour du vieux chêne, trois ou quatre autres arbres plus jeunes, de façon qu'il y eût toujours un chêne. Derrière le grand arbre, un monument de pierre, des balustrades de pierre également, et, adossé au mur de derrière, un banc de pierre où sept personnes pouvaient s'asseoir. Au milieu, la place du "Corregidor", à droite et à gauche, celles des députés, des syndics et des secrétaires. Quatre colonnes supportaient une toiture, parce qu'auparavant la "Junta" avait lieu près de l'arbre, avant la construction de la chapelle de Santa-Maria-la-Antigua, vers le début du XVe siècle, par le Corregidor de Biscaye, docteur Gonzalo Moro."



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LIVRE LES BASQUES OU REMARQUES...1801
                                                        DE GUILLAUME HUMBOLDT



Les armes royales figuraient sur les murs du Gouvernement basque, et, à côté, celles de Biscaye : deux loups avec une croix recouverte de feuillage. Sous le dôme décrit ci-dessus, Ferdinand le Catholique et la reine Isabelle, en personne, prêtèrent le serment des "Fueros".



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ARMOIRIES DE LA BISCAYE
SOCIETE SCIENCES LETTRES ARTS BAYONNE
1 JUILLET 1931






La chapelle de Santa-Maria-la-Antigua était destinée aux sessions des Juntas générales, mais ces assemblées étaient toujours inaugurées sous l'arbre sacré. Autour du chêne, assis, les députés de Biscaye s'entretenaient en "Isatu zarra" (réunions d'anciens).



Avant le XVIe siècle existait un seul banc, où prenaient place les rois ou les seigneurs ; c'est en 1565 que les sept sièges de pierre dont parle Humboldt furent édifiés ; et, en 1826, la Députation générale de Biscaye fit édifier la Maison des Juntas que nous avons connue.



Cet édifice se compose de trois constructions. En façade, deux écussons aux armes de Biscaye. La salle, toute en longueur, peut contenir 300 personnes. Dans la partie intérieure la plus rapprochée du mur de fond, les bancs pour les députés, et, sur ce mur de fond, un autel avec l'image de l'Immaculée-Conception : c'est là qu'avant chaque session, se célébrait la messe dite du Saint-Esprit.



Devant la salle des réunions et sous l'arbre, s'élève un monument de pierre de vingt-deux colonnes de style corynthien. Et, en face, deux tribunes avec des balcons ; d'une de ces tribunes, le secrétaire de la Députation procédait à l'appel des représentants des villages. L'assemblée présentait un curieux aspect : on y voyait le vieil habit biscayen et la culotte courte, le béret de la campagne et le chapeau de la ville, le frac, l'élégant pantalon, le gant ajusté, le col repassé et la chemise ouverte du "gizon"... Le principe de l'égalité régnait et le plus grand respect était observé réciproquement par tous les membres et l'on tenait le plus grand compte de la moindre observation du Corregidor qui présidait au nom de la couronne de Castille...



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PAYANS BISCAYENS
BISCAYE D'ANTAN



Et durant les dix ou douze jours que durait la session, la ville de Guernika, fondée par le comte de Tello, seigneur de Biscaye, présentait un aspect animé, car les Juntas attiraient tous les candidats aux postes administratifs, tous ceux qui avaient des affaires à traiter et de nombreux curieux du pays basque.



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STATUE DE DON TELLO GUERNICA
PAYS BASQUE D'ANTAN



Que reste-t-il de tout cela ? L'arbre de Guernika et la Maison des Juntas, en guise de souvenir. La Députation provinciale a remplacé la Députation des "Fueros". Du vieux chêne, qui inspira son hymne à Iparraguire, une de ses souches..."



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CASA DE JUNTAS GUERNICA
BISCAYE D'ANTAN




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)










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vendredi 3 juillet 2026

ELGAR LE JOURNAL DES BASQUES DE PARIS EN NOVEMBRE 1947

LE REDÉMARRAGE DU JOURNAL ELGAR EN NOVEMBRE 1947.


En juillet 1934, a paru le premier numéro du journal Elgar ("ensemble"), fondé par Paul Legarralde, compositeur, chef de choeur et fondateur du groupe Errepika rebaptisé Gernika en 1937.



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ELGAR JOURNAL DES BASQUES DE PARIS
1ER NOVEMBRE 1947



Elgar était le premier organe de presse qui s'adressait "aux Basques de Paris". Mensuel rédigé majoritairement en français, certains articles paraissaient parfois en castillan, régulièrement en langue Basque et plus particulièrement en souletin.



Elgar se faisait l'écho des événements survenus au Pays Basque ainsi que des actualités de la communauté basco-parisienne. L'autre objectif était de rassembler les membres de la communauté et d'accompagner les Basques venant d'arriver à Paris.



Une dizaine de numéros a paru jusqu'en 1936, puis sa publication s'est interrompue, avant de reprendre le 1er novembre 1947.



Voici ce que rapporta l'édito du 1er novembre 1947 :



"Elgar...



Le 1er novembre 1934, à la sortie de la messe annuelle des Basques, on distribuait le premier numéro d'Elgar.



Le 1er novembre 1947, dans les mêmes circonstances, Elgar reparaît.



Ces treize années de silence ne sont pas une défection. Il y a eu le sabordage de la guerre, les difficultés de l'après-guerre.



Après avoir bien réfléchi, bien étudié les difficultés formidables de réalisation d'un journal, nous avons pris notre décision.



Il faut qu'un journal des Basques de Paris existe : parce que les milliers de Basques qui vivent dans la capitale ont besoin d'un trait d'union ; parce que les Basques du monde entier doivent savoir que dans le centre culturel merveilleux qu'est Paris, nos compatriotes jouent leur rôle, qui n'est pas mince ; parce que, aussi, c'est par milliers qu'on compte les savants, les lettrés, les touristes, les sportifs qui s'intéressent à la chose basque.


Donc, Elgar doit reparaître. 



Mais notre journal n'est pas une publication ordinaire.



Personne, chez nous, n'est payé : ni les rédacteurs, ni les messagers bénévoles qui cherchent de la publicité, ni les vendeurs.



Il n'y a, bien sûr, que l'imprimeur.



Et, malgré son amabilité, il est cher.



Pourquoi ne pas le dire ? Grâce à la générosité des dirigeants parisiens de l'Eskualzaleen Biltzarra, nos frais sont couverts pour quelques numéros.



Mais il y a la suite !



Pour qu'Elgar vive, il faut un immense élan de solidarité, une grande vague d'affection, un groupage des bonnes volontés.



Notre premier article est donc un appel. Aidez-nous par des dons, Basques d'ici et d'ailleurs ! Aidez-nous par la publicité, Basques commerçants et amis des Basques !




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PUBLICITE RESTAURANT LA CÔTE BASQUE
JOURNAL ELGAR 1ER NOVEMBRE 1947



Pour qu'Elgar vive, aidez-le !



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BANDEAU AIDEZ ELGAR
JOURNAL ELGAR 1ER NOVEMBRE 1947




Fidèle à son ancienne formule, Elgar sera un journal en dehors de toute politique et de toute confession.



Toutefois, il nous est impossible de ne pas nous pencher avec un intérêt fraternel sur la situation des Basques péninsulaires.



Il nous serait difficile, en outre, d'oublier la vieille devise "Jaingoikuak eta Lege Zaharra".




Elgar publiera des articles d'éminents bascologues. Déjà il s'est assuré l'amicale collaboration de personnalités bien connues : l'abbé Lafitte, Louis Dassance, Ernandorena, Henry Poydenot, Pierre Apesteguy, Pinatel, etc...



Nous étudierons les divers problèmes de l'ethnographie, de la linguistique, des origines basques.



Nous traiterons des aspects de notre folklore, de nos danses, de nos sports.



Et aussi nous dirons les nouvelles du pays et des Basques parisiens, pour que chacun ait chaud au coeur en lisant tous les mois "son" journal.



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"LE VRAI BASQUE DE PARIS"
JOURNAL ELGAR 1ER NOVEMBRE 1947



N'est-ce pas là un beau programme ?



Mais, journal pour tous, Elgar doit être le journal de tous. Nous insérerons bien volontiers toutes les communications et les articles de tous nos amis.



Voici le départ donné. Avec une pointe d'émotion, mais avec pleine confiance, nous nous élançons, comme nos ancêtres les corsaires, sur la mer de l'espérance et de l'amour de notre patrie. Mais nous n'arriverons au but qu'aidé par vous tous, et de toutes les façons. Que l'on puisse compter sur nous, c'est indéniable ; mais Elgar compte, pour vivre, sur vous tous, Basques et amis des Basques !"



A suivre...



(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et https://www.bilketa.eus/) 



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samedi 13 juin 2026

LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE À PARIS EN JUIN 1949 (deuxième et dernière partie)

LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR À PARIS EN JUIN 1949. 



Le choeur d'hommes Gaztelu Zahar d'Hendaye a été fondé en septembre 1945 par Pepito Alonso.



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LOGO DE GAZTELU ZAHAR D'HENDAYE







Voici ce que rapporta à ce sujet Elgar, le Bulletin d'information des Basques de Paris, en juillet 

1949 :


"... Le beau voyage du groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, à Paris.


Le point de vue du critique musical.




Le groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, se présente très bien, dans l'accoutrement pittoresque des mendigoizales : pantalons à rayures pris dans de grosses chaussettes de laine, sandales à lacets noirs, ceinture noire, chemise noire, béret.



Les voix sont bonnes ; parmi les ténors, le timbre agréable de Célestin Eguiazabal. Les seconds ténors, assez intimidés, mais chantant juste et nuancé, ce qui est rare. Les barytons, bien. Et un étonnant pupitre de basses, descendant facilement au contre-do.



Du côté équilibre, c'est parfait. Peut-être manque-t-il un premier ténor dans certains passages "forte". Mais toutes les voix sont fondues et disciplinées.



Le répertoire est joli. Il devra se développer dans la recherche de belles chansons, notamment dans la mine d'or qu'est la Soule, où je suis certain qu'on pourrait harmoniser pour ce groupe d'hommes de très vieux airs.



Une critique amicale. Pourquoi chanter du russe ou du suédois ? Le folklore basque n'est-il pas assez riche ? Je me suis régalé en écoutant "O Pepita", dont l'exécution est vraiment de très grande classe ; mais il y a tant et tant de jolies mélodies euskariennes ? Il ne faut pas suivre l'exemple de ces groupements péninsulaires, forts de 150 ou 180 exécutants qui, au lieu de chanter leur répertoire national, veulent démontrer qu'ils connaissent Monteverde, Bach ou Honegger, et, dans ce cas, ne font pas mieux que les grandes chorales françaises ou espagnoles.



Les pots-pourris, très allègres, mais ils gagneraient à être mieux harmonisés. Souvent la basse, au lieu de donner la note fondamentale de l'accord, donne à l'octave, la tierce. C'est un péché mortel en harmonie.



Reste le résultat.



Il est vraiment, et je pèse mes mots, extraordinaire. On se demande comment 15 amateurs, dont la plupart, sans doute, ne sont pas musiciens d'école, dirigés par un amateur qui n'est pas un spécialiste de la fugue et du contrepoint, sont arrivés à donner des auditions où les attaques sont 100 pour 100 précises, les modulations archi-justes, les forte homogènes, les pianos superbement soutenus, les conclusions précises. Cette chorale s'apparente aux ensembles russes et ukrainiens, qui, quoique professionnels, ne donnaient pas une plus forte impression d'ensemble.



Il est dommage, très dommage, que Paris n'ait pas entendu Gaztelu-Zahar à Gaveau, ou à Pleyel-Chopin. C'eût été un régal.



Et c'est une oeuvre admirable, qui n'a pu arriver à ce point de perfection que grâce à un labeur inouï du chef, le talentueux et ardent Pepito Alonso, à une volonté acharnée de tous les chanteurs, le tout dans un amour efficace du folklore de leur Pays Basque.


Merci et bravo !


Jacques Perré."



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GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE

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GROUPE GAZELU-ZAHAR D'HENDAYE
SEPTEMBRE 1945 ET JANVIER 1946


"Merci, Gaztelu-Zahar !



Le groupe hendayais est resté onze jours parmi nous.



Certes, nous avons veillé à ce que de l'arrivée au départ, tout soit prêt pour que nos amis soient contents de nous.



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GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE


Ils l'ont été et nous ont remercié, officiellement, officieusement, par des mots ou des gestes dont certains, sur le quai d'Austerlitz, étaient émouvants.



Et pourtant, c'est nous qui leur disons merci.



Merci pour la propagande énorme qu'ils ont faite pour le Pays Basque et l'art folklorique basque. Partout leur présentation a été impeccable. Partout leur prestation musicale a été parfaite. J'ai vu des spécialistes étonnés de la mise au point des voix, de l'ensemble des attaques, des nuances, et du style d'interprétation.



Et merci aussi pour l'exemple double qu'ils ont donné aux Basques de Paris. On a tendance, ici, à croire qu'un Basque doit hurler dès les hors-d'oeuvre dans les banquets, et se donner en spectacle au dessert. Les Hendayais ont donné une belle leçon à quelques chevaux échappés que nous avons ici, à savoir qu'ils ont mangé et bu tout autant, et qu'ils se sont tenus beaucoup mieux. Sujet de méditation, dont nous dégagerons les conclusions plus tard.



Pour cet exemple, pour cette propagande, c'est nous qui disons merci aux Hendayais, de tout coeur, et qui sommes fiers de les avoir reçus, si simples, si gentils, si peu cabotins, si éloignés des manifestations de cirque basques, si purement dans les traditions d'Eskual-Herria.




pays basque chants chorale labourd hendaye
GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE


Merci, Gaztelu-Zahar, et au revoir...


Legarralde"








P.S. : une pensée pour Peio Macicior (récemment disparu) et pour sa famille...





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

(Merci à Maika pour le document original)








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mercredi 13 mai 2026

LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE À PARIS EN JUIN 1949 (première partie)

LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR À PARIS EN JUIN 1949.

 



Le choeur d'hommes Gaztelu Zahar d'Hendaye a été fondé en septembre 1945 par Pepito Alonso.



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LOGO DE GAZTELU ZAHAR D'HENDAYE






Voici ce que rapporta à ce sujet Elgar, le Bulletin d'information des Basques de Paris, en juillet 

1949 :


"Le beau voyage du groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, à Paris.



Nous avons cru devoir, en raison des nombreuses manifestations qui ont eu lieu en juin, publier un numéro spécial de juillet, et à la demande de nos lecteurs, insister sur l'excellente propagande faite à Paris par le groupe "Gaztelu-Zahar" d'Hendaye.



Et voici le groupe Gaztelu-Zahar.


Son chef

Pepito Alonso, pâtissier-acteur-chanteur-chef de chorale, grand mangeur devant l'Eternel, basque carliste et coeur d'or.


Ses basses :

André Bidegaray, contrebasse de fort volume et voix chaude, quoique marchand de glace.


Pierre Etchenausia, fils de l'adjoint au maire d'Hendaye, la voix de son père, le caractère de... lui-même, joue du txistu et très joliment.


J. B. Etchenausia. C'est son frère. En plus, il danse à ravir.


Pierre Etchenausia. Le fils de Dominique. La carrure des Eguiazabal. Et quel timbre ! Et c'est lui le trésorier. Plus avare qu'Havard numéro 2.




pays basque chants chorale labourd hendaye
GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE




Ses barytons :


Manolito Curutchet, dit Havard numéro 2, ancien trésorier, plus avare qu'Havard numéro 1, masseur-pédicure, vedette de chant, a chanté à Berlin devant 500 000 personnes ; le charme de la quarantaine et l'ardeur de don Juan Tenorio.


Georges Cazeaux, Iñaki Uriarte, Luis Ecenarro, chanteurs, siffleurs, gastronomes.


Ses deuxièmes Ténors :


Ils sont deux : José Luis Sarrasqueta et Lorentzo Etxarri, deux figures de Basques magnifiques, joyeux de vivre et de de chanter.


Ses premiers Ténors :


Célestin Eguiazabal, joueur de rugby, pelotari, danseur de fandango, soliste à la voix de cristal, maître de chai chez le frère Ganich. Le corps d'Hercule et l'âme célestine. N'est pas content qu'on parle des contrebandiers d'Hendaye.


Maurice Hozera promène sa stature et son calme sans s'étonner de rien. Bon appétit. 


Louis Provost. Hôtelier-poète, élégant, a réussi à séduire Paris par son charme filiforme et personnel.


Guy Phocas, dit Phoscao, celui dont les Parisiennes se souviennent. Pas impressionné par Paris, mais pas du tout. Trouve que c'est un peu cher. Homme-protée, se charge de parler, danser, chanter, faire le saut périlleux, lever les poids et faire la quête.


Et n'oublions pas Gaby Altuña et Jean Hirigoyen, txistu et atabalero, jeunes et candides, d'abord impressionnés par la Ville-Lumière, puis complétement à l'aise.


Et voilà Gaztelu-Zahar.



pays basque chants chorale labourd hendaye
GROUPE GAZELU-ZAHAR D'HENDAYE
SEPTEMBRE 1945 ET JANVIER 1946



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GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE




J'ai observé Gaztelu-Zahar...



Après le départ bruyant, sensationnel, des Hendayais, je me suis demandé pour quelles raisons cette chorale a laissé à Paris d'une part une excellente impression, d'autre part des regrets.


Et j'ai médité, rétroactivement, sur les faits et gestes de ces 17 garçons, jeunes ou demi-jeunes, pendant dix jours à Paris.


J'ai observé, d'abord, que ce groupe artistique est simple. Pepito est simple, Célestin est simple, Bidegaray est simple. Il n'y a, nulle part, la moindre trace de cabotinage. Sans fracas, sans attitudes, sans les allures préoccupées ou faussement absorbées qu'ont certains groupes folkloriques, ces garçons présentent tout bonnement une production, d'ailleurs soigneusement préparée. Et c'est très bien ainsi.


Autre caractère. Ils sont Basques. C'est-à-dire francs buveurs, solides mangeurs, et gais naturellement, mais tout cela dans la dignité. Pas d'excès, pas de démonstrations ridicules, pas d'exhibitionnisme. Tous, sans exception, ont donné, en quelque endroit qu'ils se trouvent, un bel exemple de bonne tenue. Au travail, une attention soutenue, les yeux fixés sur leur chef, désireux de faire au mieux. Et après, toujours gentils, corrects et en même temps amusants comme Phoscao et Prouvost, toujours dans les limites convenables.


Et encore ils sont aimables. Surpris au début par l'accueil qui leur a été fait, ils ont tout de suite sympathisé avec leurs compatriotes de Paris. Des amitiés durables sont nées pendant ce séjour ; ils ont su faire comprendre qu'ils étaient sensibles à l'effort parisien, ils l'ont dit.


Je suis tranquille : qu'une seule ou qu'un seul de chez nous se présente à la pâtisserie de Pepito, au chai de Célestin, à l'hôtel de Prouvost, sur le bateau d'Echarri, il verra tout de suite le sourire se dessiner sur le visage de l'Hendayais.


Il faut souhaiter que des échanges de ce genre aient lieu entre les groupes folkloriques basques. Ici, à Paris, nous sommes prêts à aider tout le monde. Mais il arrive qu'on croit ne pas devoir nous demander cette aide, et il arrive aussi, disons-le franchement, que lorsque nous allons dans notre pays basque, notre qualité de chanteur ou danseur du groupe de Paris ne nous vaille aucune sympathie, parfois même au contraire.


Pour Hendaye, la question est réglée. Ils ont véritablement séduit Paris par leur simplicité et le charme cordial qu'ils dégagent et qu'ils inspirent. Je ne sais pas s'ils reviendront. Mais je sais bien qu'en groupe ou isolément, ils peuvent compter sur l'amitié des Basques de Paris.


Jean Havard."




pays basque chants chorale labourd hendaye
GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE


P.S. : une pensée pour Peio Macicior (récemment disparu) et pour sa famille...



A suivre...





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mardi 21 juillet 2020

LES COOPÉRATIVES INDUSTRIELLES DE MONDRAGON-ARRASATE EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN 1967


LES COOPÉRATIVES INDUSTRIELLES DE MONDRAGON-ARRASATE.


Dès 1941, un prêtre Basque José Maria Arizmendiarrieta, qui vient d'être nommé vicaire de la paroisse, décide de s'occuper du développement économique de la ville de Mondragon (Arrasate), en Guipuscoa, sur les des idées mutualistes.