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samedi 15 août 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 15 AOÛT 2026 L'ASSOMPTION DE LA VIERGE ET SAINTE MATHILDE DE MAGDEBOURG - MARI ET JASONE


PROVERBE DU 15 AOÛT 2026 (L'ASSOMPTION DE LA VIERGE) (SAINTE MATHILDE) (MARI) (JASONE).



L'ASSOMPTION DE LA VIERGE : La Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, se serait établie à la fin de sa vie à Ephèse (Turquie actuelle), avec l'apôtre Jean.




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15 AOÛT ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

A sa mort, selon une tradition ecclésiale remontant au Concile d'Ephèse, en 431, la Vierge aurait été immédiatement élevée au ciel.

Cette Assomption (d'un mot latin signifiant enlever ou élever) est commémorée tous les 15 août, depuis lors.

L'Assomption est l'une des principales fêtes catholiques dédiées à la Vierge.

C'est aussi une fête célébrée le 15 août dans l'Eglise Orthodoxe sous le nom de Dormition.

En France, la fête de l'Assomption a été décrétée fête patronale par Louis XIII, en 1638.

L'Assomption est une fête religieuse chômée, comme Noël, l'Ascension ou la Toussaint.

Le 1er novembre 1950, l'Assomption de Marie est définie comme un dogme de la foi par le pape Pie XII.




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15 AOÛT ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE


MATHILDE DE MAGDEBOURG : Mechtild, Mechtilde ou Mechtilde von Magdeburg.



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15 AOÛT MECHTILDE VON MAGDEBOURG
Par Photo: Andreas Praefcke — Photographie personnelle, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6855471



Née vers 1207 dan la région de Helfta - Morte en 1282 (ou 1283).

Pas de certitude pour ses dates biographiques.

Elle a sa première vision à 12 ans.

Vers 1230 elle rejoint Magdebourg pour y vivre comme béguine.

La même année, les dominicains et les franciscains s'installent dans cette ville.

Les béguines s'occupent surtout des plus démunis, marginalisés par l'essor d la culture urbaine.

Vers 1250, Mechtide commence à écrire La Lumière fluente de la divinité.

Vers 1260, elle se retire dans sa famille, probablement à cause d'une maladie, peut-être aussi à la suite de persécutions.

Vers 1271, Mechtide, vieille et malade, entre au monastère cistercien Sainte-Marie d'Helfta.

Son confesseur Henri de Halle fait traduire en latin l'ensemble des écrits de Mechtilde parus jusqu'à cette date, rassemblés en 6 livres.

Après avoir écrit un 7ème livre, elle meurt en 1283.



MARIA : Andre Mariaren egun handia eta Mari, Maddi, Mayi guzien festa.

Egiptoar jatorria ("Ammonek maitatua") duen hebreerako Miryam izenetik dator, latineko Maria bitarteko dela. Biblian izen honetako aurreneko pertsona Moisesen arreba bada ere, egun munduan gehien erabiltzen direnetako bat izatea Jesusen ama Maria deitzeari zor zaio. Aldaera : Miren (Deun-ixendegi euzkotarra). Baliokideak : Maria (es) eta Marie (fr).



JASONE : "Mariaren zeruratzea". "Asuncion"en pareko.

Deun-ixendegi euzkotarra lanean gaztelaniazko Asuncion (de Nuestra Señora) izenaren baliokidetako ematen den forma. Jasokunde egunean, abuztuaren 15en, Andre Mariaren zeruratzea ospatzen da. Jaia V. mendean sortu zen Palestinan. Aldaera : Asuntzi. Baliokidea : Asuncion (es).

Asuncion (es) : Deun-ixendegi euzkotarra lanean gaztelaniazko Asuncion (de Nuestra Señora) izenaren baliokidetako ematen den forma.

Jasokunde egunean, abuzturen 15ean, Andre Mariaren zeruratzea ospatzen d. Jaia V. mendean sortu zen Palestinan.

Aldaera : Asuntzi. Baliokidea : Asuncion (es).



Un décès du 15 août : Paul Signac.



france peintre paysagiste anarchiste pointilliste marine 19ème 20ème siècle saint-tropez
PEINTRE PAUL SIGNAC 1883



Né le 11 novembre 1863 à Paris 2ème arrondissement - Mort le 15 août 1935 à Paris 6ème arrondissement.

Paul est un peintre paysagiste français, proche du mouvement libertaire, qui a donné naissance au pointillisme, avec le peintre Georges Seurat.

Il naît dans une famille prospère de marchands selliers installé à Asnières.

En 1879, âgé de 16 ans, il visite la 4ème exposition impressionniste où il remarque Caillebotte, Mary Cassatt, Degas, Monet et Pissarro ; il commence même à peindre.

En mars 1880, il perd son père.

Esprit anticonformiste, Paul est adoré de sa mère qui veut faire de lui un architecte ; mais lui décide de quitter le lycée à la rentrée d'octobre 1880 pour se consacrer à une vie de peintre.

Il visite la 5ème exposition impressionniste, et admire Edouard Manet au Salon.

La même année, il peint à Montmartre, loue un atelier et rencontre Berthe Roblès, une cousine éloignée de Pissarro, l'épousant 12 ans plus tard.

Il se lie d'amitié avec les écrivains symbolistes, demande des conseils à Monet qui accepte de le rencontrer et dont il restera l'ami jusqu'à la mort du maître.

Paul participe au premier Salon des Indépendants en 1884 avec deux toiles et aussi à la fondation de la Société des artistes indépendants, avec Georges Seurat.

Il travaille avec Seurat et Pissarro, avec qui il va former le groupe des "impressionnistes dits scientifiques".

Il se convertit très vite à la pratique scientifique du ton, avec la technique empirique du pointillisme.

Il fait son premier tableau divisionniste en 1886.

Paul sympathise avec le symbolisme littéraire, surtout en Belgique.

En 1886, il sympathise à la 8ème exposition impressionniste, la dernière, à l'invitation de Berthe Morisot.

En 1887, il se lie d'amitié avec Vincent Van Gogh et ensemble, ils peignent sur les berges de la banlieue parisienne.

Dès 1888, il est attiré par les idées anarchistes.

Au cours des années 1890, Paul devient le chef de file du néo-impressionnisme, qui est remis en cause à la mort de Seurat en 1891.

En 1891, lors du Salon des Indépendants, il présente un portrait de son ami Félix Fénéon avec qui il partage son engagement anarchiste ; le portrait fait sensation.

En 1892, il découvre Saint-Tropez, où il achètera 5 ans plus tard la villa La Hune, et organise les expositions posthumes de Seurat à Bruxelles et à Paris. 

Les Signac quittent Paris pour Saint-Tropez où ils reçoivent dans leur villa leurs amis artistes néo-impressionnistes, Matisse ou Maurice Denis.

Il est passionné par la mer et possède un petit yacht avec lequel il navigue le long des différentes côtes françaises.

Par la suite, il engage son talent sur des paysages sans personnage, avec une palette de plus en plus libre et une grande passion des couleurs.

En 1894, Paul s'essaye à la grande peinture décorative.

A partir de 1896, il collabore aux Temps nouveaux et il fait don de quelques-unes de ses oeuvres aux tombolas organisées pour aider financièrement le journal.

Il collabore aussi à l'Almanach du Père Peinard (1894-1899), d'Emile Pouget.

Les néo-impressionnistes influencent la génération suivante, celle des fauvistes, tels que Henri Matisse et André Derain.

En tant que président de la Société des Artistes Indépendants, de 1908 jusqu'à sa mort, Paul encourage les jeunes artistes en exposant les oeuvres controversées des Fauves et des Cubistes.

Il est le premier mécène à acheter un tableau de Matisse.

A partir de 1913, il se sépare de Berthe et séjourne régulièrement à Antibes avec sa seconde épouse Jeanne Selmersheim-Desgrange, peintre elle aussi, avec laquelle il aura une fille.

En 1914, demeuré fidèle à ses conceptions internationalistes est très affecté par le ralliement de beaucoup d'anarchistes à l'Union sacrée.

Paul est nommé peintre officiel de Marine en 1915.

En 1929, il initie une série d'aquarelles des ports de France, avec le soutien de son mécène Gaston Lévy, co-créateur des magasins Monoprix.

Il peint deux aquarelles dans chaque port : une pour lui et une pour son mécène, soit près de 200 peintures au total.

Il meurt le 15 août 1935, à 71 ans, d'une longue maladie.




france peintre paysagiste anarchiste pointilliste marine 19ème 20ème siècle seurat saint-tropez
PEINTRE PAUL SIGNAC 1923



Voici le proverbe du samedi 15 août 2026 :


EZKUR URTE, OGI URTE.

Année de glands, année de froment.


bretagne agriculture paysans
BATTAGE DU FROMENT
BRETAGNE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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vendredi 10 juillet 2026

L'AUTORITÉ MARITALE AU PAYS BASQUE AVANT 1789

L'AUTORITÉ MARITALE AU PAYS BASQUE AVANT 1789.


Etienne Anselme Ritou-Deyeralde est un avocat et homme politique, de tendance radical socialiste né à Hasparren, le 9 novembre 1872 et mort le 17 juillet 1923 à Bayonne.

Il est l'auteur, en 1897, d'une thèse de doctorat soutenue à la Faculté de Droit de Paris, intitulée De la condition des personnes chez les Basques français jusqu'en 1789, publiée par l'imprimerie bayonnaise A. Lamaignère.



pays basque matriarcat lois origines droit aînesse
LIVRE DE LA CONDITION DES PERSONNES
CHEZ LES BASQUES FRANCAIS JUSQU'EN 1789



Dans plusieurs articles, je vous ai parlé du matriarcat, de la couvade, du mariage, du droit 

d'aînesse, et la puissance paternelle au Pays Basque, avant 1789, voici aujourd'hui l'autorité 

maritale.



Voici ce que rapporta Etienne Ritou, dans son livre :



"V. L'Autorité Maritale.


On ne peut poursuivre jusqu'ici l'étude du droit coutumier des Basques, sans prévoir qu'à exemple des autres institutions du droit privé, l'autorité maritale doit y être l'objet d'une réglementation particulière. 



Reliée directement par la coutume à l'institution du droit d'aînesse sans distinction de sexe, et organisée sur les mêmes bases que la puissance paternelle, elle manque de fermeté comme cette dernière et repose tantôt sur la tête du mari, tantôt sur celle de sa femme. Quatre hypothèses, en effet, peuvent être envisagées :


1° Deux héritiers contractent mariage. Dans ce cas, l'autorité maritale, au lieu de reposer exclusivement sur la tête de l'un des époux, devait être l'objet d'un partage, en ce sens que, par exemple, chacun d'eux avait le droit d'aliéner sans autorisation les biens de lignée dont il était propriétaire ; l'autorisation de chacun des parents devait être nécessaire pour permettre aux cadets de quitter la maison natale, etc... En somme, cette hypothèse doit se résoudre par la combinaison des deux suivantes. Elle offre d'ailleurs peu d'intérêt, car elle devait rarement se présenter dans la pratique, n'étant conforme à l'esprit de la coutume qui était d'unir autant que possible les héritiers avec des cadettes et les cadets avec des héritières.


2° L'héritier d'une maison épouse une femme dotale. L'espèce ne présente rien d'anormal et il faudrait la résoudre suivant les régies usuelles du droit, en décidant que le mari exercera l'autorité maritale.


3° Mais si c'est une héritière qui épouse un mari dotal, le droit basque se révèle dans toute son originalité, en décidant que l'autorité maritale échappera au mari, comme la puissance paternelle, échappe au père, dans le même cas. Qui donc en exercera les prérogatives ? C'est la femme. S'il s'agit de consentir au mariage des enfants communs, c'est la mère en sa qualité de propriétaire, qui sera appelée à donner son consentement ; elle seule, quand elle est propriétaire, peut autoriser les cadets à quitter la maison natale, où ils doivent leur travail. Le mari dotal, dont la personnalité est si effacée dans ses relations avec ses enfants, se trouve dans un état de subordination complète vis-à-vis de sa femme. Comme c'est d'ordinaire un cadet, il se trouve avoir quitté dans sa famille son rôle de domestique sans gages pour le reprendre dans la famille de sa femme. Celle-ci possède toute latitude quand il s'agit d'engager ses propres ; elle peut les aliéner ou les grever de droits réels sans le consentement de son mari. En un mot, elle possède toute liberté à cet égard, en tenant compte toutefois des droits de l'aîné émancipé dont le consentement, comme on l'a vu, lui est nécessaire pour l'aliénation des biens de lignée. Quant aux acquêts, la seigneurie en était dévolue par la coutume au mari, qui pouvait en "disposer entre vifs à son plaisir et volonté", ce qui est un retour aux règles normales du droit qui veut que, dans un ménage, le mari joue un rôle prédominant. La femme dotale, pour s'obliger, se trouve dans une situation identique à celle où se trouverait le mari dotal.


En face des dispositions du droit coutumier basque, on ne peut s'empêcher de remarquer combien ce droit est favorable à l'égalité de l'homme et de la femme. Il semble négliger la différence des sexes pour ne s'occuper que de la qualité de propriétaire et rattacher à cette qualité des droits qui, par leur nature, sembleraient devoir être invariablement les attributs de l'homme dans un ménage. Cette façon de concevoir les relations des divers membres d'une famille est absolument propre à la législation basque.


4° Elle présente, cependant, moins d'originalité quand elle s'occupe de réglementer la situation du mari et de la femme dans un ménage de cadets. Mariés sous un régime de communauté, dont le mari est le chef, ils obéissent, dans leurs relations pécuniaires, à des règles plus conformes certainement à l'ordre normal des choses. Le mari possède toute latitude pour obliger la communauté. Quant à la femme, elle peut s'obliger seule dans trois cas :


1° Quand elle est marchande publique ;

2° Pour l'entretien des biens de communauté ;

3° Pour la nourriture des enfants communs.


Ce n'est pas à dire que la femme ne puisse pas s'obliger hors ces trois cas. L'obligation qu'elle pourrait contracter ne serait pas nulle, mais le créancier ne pourrait en poursuivre l'exécution qu'après le décès du mari, comme le dit la coutume du Labourd :


"Si la femme, n'étant pas marchande, fait dette et obligation qui ne soit au profit du mari, ou pour la dite nourriture, le créancier a son action, après le décès du mari, sur les biens appartenant à la femme, soit décédée avant ou après le décès du mari" (Labourd, IX, 1).



A Bayonne, le régime de communauté était de droit commun pour tout le monde, et le créancier pouvait actionner la succession de la femme, en supposant qu'elle mourût avant son mari. Sa situation, par conséquent, était préférable à celle du créancier dans le Labourd ou la Soule, car ce dernier ne pouvait, dans tous les cas, rentrer dans ses fonds qu'au décès du mari, soit que la femme lui survécût, soit qu'elle fût prédécédée.



Les ménages de puînés n'offraient donc presque rien de particulier dans le droit basque au point de vue de l'organisation de l'autorité maritale C'est dans les unions entre héritiers et cadets que s'en révélaient le mieux les singularités, surtout celle qui consiste à mettre tantôt sur la tête du mari, tantôt sur celle de la femme, les prérogatives et les charges rattachées par la coutume à l'exercice de l'autorité maritale.



Dans le Béarn, l'autorité maritale était plus solidement assise, s'il faut en juger du moins par l'article 292 du for de Morlaàs, d'après lequel le mari peut, en cas de désunion, contraindre sa femme à cohabiter avec lui. Chez les Basques, le mari adventice n'avait certainement pas le droit de faire quitter la maison natale à l'héritière qu'il avait épousée ; les principes les plus élémentaires du droit basque s'y opposaient. En cela la législation béarnaise se rapprochait davantage du point de vue moderne, car, de nos jours, l'article 214 du Code civil édicte une disposition analogue à celle de l'article 292 du for de Morlàas."



pays basque matriarcat lois origines droit aînesse béarn
FOR DE MORLAAS




A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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