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mardi 16 avril 2024

LE RUGBY À TREIZE AU PAYS BASQUE NORD EN AVRIL 1934

LE RUGBY À TREIZE AU PAYS BASQUE EN 1934.


Le Club Côte Basque XIII est créé à Anglet le 16 août 1934 et joue, de 1934 à 1940, au stade Saint-Jean d'Anglet, route de Brindos.




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EQUIPE JEU A TREIZE 
GALIA-CLUB TOULOUSAIN 1926



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien local La Gazette de Bayonne-Biarritz et Saint-Jean-

de-Luz, dans plusieurs éditions :


  • le 5 avril 1934 :



"Sur les rives de l’Adour.

Rugby à treize -- Avant le match Aviron-Toulouse.



Où en sommes-nous avec le rugby à treize ? 



La tournée que vient d’effectuer l'équipe professionnelle de Galia est dans son ensemble remplie d’intérêt. 



Equipe nouvellement formée, le "treize" français a fait une excellente propagande en Angleterre. 




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EQUIPE DE FRANCE RUGBY A TREIZE MARS 1934



Le grand journal de sports le "Sporting Chronicle" est très élogieux pour le team français et voici ce qu'il écrit au sujet de la victoire des Français sur le meilleur "treize" d'Angleterre, Hull. 


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EQUIPE DE RUGBY A TREIZE HULL 1934-1935



"C’est incontestablement le meilleur team français de rugby que nous ayons vu en Angleterre depuis longtemps. Tous les partenaires de Galia ont joué à Hull dans le meilleur esprit mettant hautement en valeur des qualités de cran, de technique, de souplesse et d’initiative qui ne paraissaient être jusqu’à présent que l’apanage des joueurs britanniques. 


Ils ont gagné leur match avec brio, nettement, sans contestation possible et ont réussi là où certainement des pratiquants français de rugby à quinze auraient piteusement échoué." 



Inutile d’ajouter d’autres commentaires. Ceux-là suffisent à confirmer l’excellente impression que les Galia, Lambert, Samatan, Fabre, Amilha, Duhau, Mathon, Cassagneau, Vignials ont laissée chez nos voisins d'outre-Manche. 



A l’Aviron Bayonnais


L’Aviron s’entraîne joue et gagne. 



Lundi dernier sur le terrain de Cuyès, à Dax il a défait le quinze dacquois par un nombre impressionnant de points. 



Quand le résultat nous est parvenu lundi soir, nous fûmes un peu surpris. Les Dacquois n’avaient-ils pas fait match nul la veille avec la réputée équipe de Toulon ? 



Mais cependant le résultat était là et combien éloquent ! 



Il paraît que les Bayonnais tout en jouant avec cœur ont fait un excellent entraînement. Tous avants, demis, trois-quarts et arrière se sont mis en évidence. 



Voilà qui peut nous rassurer pour le match de dimanche prochain contre le Stade Toulousain. Que va faire l’Aviron en face de la dure équipe toulousaine ? Cela est assez difficile à prévoir, cependant les hommes de Brouzeng semblent suffisamment armés pour l’emporter. 




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PAUL ETIENNE BROUZENG-LACOUSTILLE
MIROIR DES SPORTS 15 MAI 1934



L’Aviron nous paraît avoir une saison plus régulière, plus brillante même que celle du Stade Toulousain. 



A Toulouse même nous croyons savoir que l’on n’a pas grande confiance dans le quinze de Puig. 



Le Stade Toulousain a une ligne d'avants bien au point, mais les trois-quarts ne donnent, paraît-il, aucune satisfaction.  



Il est question d’ailleurs pour le match de dimanche prochain de faire jouer quelques "vieux". Ainsi Espinasse reprendrait sa place au centre de la ligne de trois-quarts. 



Que sera l’équipe de l’Aviron ? Nous n’en savons encore rien, mais tout nous laisse entendre qu’elle sera aussi bien choisie que possible. 



Faisons confiance à l’Aviron qui doit et il le peut, remporter une belle victoire, à Bordeaux, dimanche prochain."




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BORDEAUX - COTE BASQUE XIII 1934


  • le 12 avril 1934 :

"Sur les rives de l'Adour.

Après 1a victoire de l’Aviron à Bordeaux. Un résultat impatiemment attendu.



Avez-vous été faire un tour à Bayonne dimanche soir ? — Je parle ici évidemment pour les Biarrots et autres gens de la région. — Avez--vous constaté cette joie peinte sur tous les visages ? 



Si oui, rien à dire ; mais si non, alors vous avez perdu beaucoup. 



On s’interpellait, on se congratulait, on s’embrassait même, et entre hommes ; tout le monde avait le sourire. 



On se souciait fort peu à ce moment-là de savoir si les anciens inculpés de la Villa Chagrin étaient mieux traités à Paris qu’à Bayonne ; si Bonnaure reprenait un peu "du poil de la bête" ; si Cohen, le petit Cohen, s’amusait à faire des tours de passe-passe dans sa cellule et si Garat faisait des réussites afin de savoir s’il lui serait possible de briguer un mandat de sénateur en Algérie quand il serait libéré... 



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JOSEPH GARAT MAIRE DE BAYONNE 


Non, finie la plaisanterie, il n’était question que de la belle victoire que venait de remporter l’Aviron, ce cher vieil Aviron, sur la rude équipe toulousaine. 



Ah ! mes amis, quelle joie, quelle douceur de vivre et, malgré la pluie qui tombait, il y avait du soleil dans les cœurs. 



St Celhay avait pu tomber du ciel à l’entrée de la nuit il eût été reçu comme un dieu, avec un petit D. 



N’avait-il pas gagné le match à lui seul ? Deux essais... 



Et dire que quelques jours auparavant on assurait à Bayonne qu’il devait démissionner avec son ami Aïnciart. Quel démenti ! 



Après la victoire.



Laissons maintenant la joie qui étreignait Bayonne et toute une région pour parler encore de ce match sensationnel. Sensationnel ? Certes il l'est de par la victoire de l'Aviron, mais comme jeu la plupart des sportifs qui y assistèrent furent déçus, et bien déçus, surtout sur la façon de jouer des Bayonnais. 



Où était donc le fameux hand-ball légendaire ? 



Sans doute parti sous d'autres cieux. 



Mais, me direz-vous, cela compte peu, le principal n'est-il pas de gagner ? 



Evidemment oui, et le temps n’est pas loin où l’Aviron gagnait ses matches de championnat avec une élégance suprême, c'est-à-dire, pour employer un terme consacré, "à la bayonnaise". 



Dimanche dernier, sur le superbe terrain du Parc des Sports de Bordeaux, ce ne fut qu’une longue bataille, prenante en elle-même par le résultat qui s’y attachait, mais vraiment peu belle. 



Du jeu de championnat tout simplement. 



Ce fut une longue bataille d’avants dans laquelle les Bayonnais ne furent pas dominés. Ce fut aussi un jeu de coups de pied à suivre. 



Des attaques à la main ? On en vit moins du côté bayonnais que du côté toulousain, ce qui semble bizarre, mais pourtant cela est bien la vérité. 



En tout état de cause l’Aviron a gagné, mais il est dommage qu’il n’ait pas gagné par un nombre supérieur de points, car il y a encore le match Toulouse-Stade Français qui doit décider de la qualification de l’Aviron. Cette qualification est-elle possible ? 



Oui, à condition que Toulouse batte le Stade Français, qu’il ait match nul ou encore que le Stade ne batte Toulouse que par une différence de points infime. Reste à savoir le rôle que va jouer le Stade Toulousain. Certains affirment que, n’ayant plus aucune chance, il ne se défendra pas à Lyon. 



C’est, je crois, mal connaître le grand club toulousain. Certes, il n’a rien à gagner et rien à perdre, mais la réputation et l’honneur qu’en faites-vous ? 



J’ai comme une vague idée que les Toulousains feront tout ce qu'il est humainement possible de faire pour remporter une victoire.



L'Aviron serait ainsi qualifié et le Stade Toulousain se retirerait sous la tente, jusqu’à la saison prochaine, en beauté. 



Jusqu’à dimanche l'Aviron va vivre des heures pénibles, mais espérons pour lui et ses joueurs que le travail de toute une saison, le sacrifice de certains n’auront pas été faits en vain. 



Souhaitons que l’Aviron soit dimanche finaliste."




(Source : Photographies de l’équipe de Hull FC de 1900 à 2020 (karoo.net) et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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mercredi 27 juillet 2022

UNE "COLONIE" BASQUE DE RUGBY À TREIZE À MARSEILLE EN OCTOBRE 1946

UNE "COLONIE" BASQUE À MARSEILLE EN 1946. 


Marseille XIII Avenir est un club de rugby à XIII français, situé à Marseille dans le département des Bouches-du-Rhône et fondé, en 1946, à l'initiative notamment de Paul Ricard.




rugby 13 marseille basques
RUGBY MARSEILLE XIII



Voici ce que rapporta à ce sujet le journal hebdomadaire V, dans son édition du 20 octobre 1946 :



"Grâce aux XIII Marseille possède une colonie Basque.



Pasa Eskuin ! Fite Esker ! Bakarrik ! Kasu Eskuin ! Zangoiat Kuchian !... 



De part et d'autre du terrain, retentirent de bruyants appels, semblables à un cri de guerre sioux... le XIII de Marseille-Rugby est sur le terrain... 



Les "Marseillais", si l’on peut dire, ont pour leur premier match, malmené Bordeaux-Bayonne leur visiteur ; le score de 38 à 16 est une belle réussite. Pour la première fois, Marseille possède une équipe de rugby à XIII, mise sur pied en quelques mois par des hommes dynamiques, provenant de milieux intellectuels ou industriels. 



Pour la constituer, on a fait appel aux "Basques". Un seul Marseillais dans ses rangs. Ces hommes, adroits, souples rapides, sont les techniciens nés du rugby. Ils jouent la balle constamment, condition essentielle pour rendre le rugby spectaculaire. Beaucoup d’entre eux ont un beau passé sportif : 

Ribes est 3/4 aile international. Pierre Etchart, international également. Hirrigoyen et Lastapis viennent de l’équipe "Côte-Basque", tandis que Bichendaritz et les frères Hatchondo jouaient à Paris XIII. Rodriguez, par contre, est international militaire. 



L’équipe de Marseille XIII a pris rang pour le championnat de France, en division nationale. Cependant, ses joueurs ne sont pas considérés comme professionnels ; tous travaillent. Du lundi au samedi, avec interruption exceptionnelle le jeudi après-midi pour l’entraînement . 



Irumberry et Mauratille durcissent leurs muscles en déchargeant les sacs des Raffineries de Sucre St-Louis. Othal tient boutique ouverte (suivant les décisions du ravitaillement) et, en tant que boucher, fournit de beaux et bons beefsteaks à ses co-équipiers. Laztapis est au Service "Publicité" de la Distillerie Ricard. Ribes était tout dernièrement au stand de l’eau du Pestrin, lors de la Foire-Exposition de Marseille. Les autres joueurs sont employés de bureaux, comptables, etc... et les frères Hatchundo, gros transporteurs de la région parisienne, vont transférer leurs bureaux de Paris à Marseille. 



La pelote détrônera-t-elle la pétanque



Malgré le travail quotidien, les "Basques" se retrouvent le soir pour disputer d'endiablées parties de "pala-ancha", afin de garder leur forme pour la pelote basque. Bichendaritz est du reste un des champions en vogue de la pelote et, en un match non officiel, il lui est arrivé de battre le champion du monde Urruty. Au demeurant, "Bich" est un joyeux drôle, toujours la chanson à la bouche ; c’est le "gai luron" de l’Equipe. Il se propose convenablement d’ouvrir sous peu, à Marseille, une école de pelote basque. 



— Ils me font pitié avec leur pétanque... je vais les bouger un peu et je suis certain de former des jeunes dignes de se servir correctement du "chistera". 



Cependant, la venue de ces hommes à Marseille a fait surgir de graves problèmes... le logement ! Leur manager a eu des nuits d’insomnie... Où les loger ?



Tant bien que mal, plutôt mal que bien, on a trouvé quelques chambres en garni. La plupart étant célibataires, ils font popote commune et, le soir à la veillée, on évoque de belles histoires basques. 



Duhan, leur entraîneur, est plein d’espoir. 



— Nos adversaires les plus redoutables sont : Carcassonne, Perpignan, Roanne et, Albi. Notre équipe a des chances de se placer en promotion de tête dans le Championnat de France et, qui sait, peut-être décrocherons-nous la coupe ? Après le match contre la "Côte-Basque" tous les espoirs nous sont permis. Nos hommes "sont très vite" sur le terrain et celàa compte beaucoup en XIII."



(Source : Wikipédia)




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samedi 11 septembre 2021

CÔTE BASQUE XIII REMPORTE LA COUPE DE FRANCE DE RUGBY À TREIZE CONTRE VILLENEUVE XIII EN AVRIL 1936

LA COUPE DE FRANCE REVIENT À CÔTE BASQUE XIII EN 1936.


Le club de rugby à treize Côte Basque XIII est créé à Anglet le 16 août 1934.




coupe france rugby 13
MATCH DE RUGBY CÔTE BASQUE XIII - VILLENEUVE XIII
AVRIL 1936



Voici ce que rapporta à ce sujet La Petite Gironde, dans son édition du 20 avril 1936, sous la 

plume d'Henry Hoursiangou :



"La Coupe de France de Rugby à Treize a été gagnée...



La Côte Basque dominant, en fin de partie, Villeneuve sur les boulets, s’assure le gain de la Coupe de France grâce à deux essais "offerts ” par l'équipé villeneuvoise.



Qui se fut douté en regardant évoluer, en lever de rideau, les minimes de Côte Basque et de Villeneuve, aux gestes si harmonieux, et où l’action est si souple et si intelligente, que, une heure après, sur ce même terrain, les Villeneuvois, grands favoris de la Coupe de France, allaient être terrassés par la Côte Basque ? 



Même à la mi-temps, l’idée d’un coup de théâtre possible ne serait venue à l’idée d'aucun des dix mille spectateurs qui s'écrasaient autour du terrain du Parc de Suzon. A ce moment, Villeneuve menait la partie par 8 points à 2. 


coupe france rugby 13
MATCH DE RUGBY CÔTE BASQUE XIII - VILLENEUVE XIII
AVRIL 1936




Son équipe avait, dans l'ensemble, montré une si nette supériorité technique que sa victoire ne faisait pas l'ombre d'un doute. 



Un fait vint, dès la reprise, confirmer cette opinion : la mêlée villeneuvoise, qui avait souvent fléchi, se mit à contrôler la balle avec une régularité d’horloge. 



Du moment que les Basques voyaient la balle à égalité, ils avaient été, dans l'impossibilité de conclure, "a fortiori", à présent qu'ils s'en voyaient absolument privés. 



Eh bien ! c'est là que, pour ceux qui n'assistèrent pas à ce match, réside l’énigme du succès de la Côte Basque. Il leur sera difficile, en effet, de comprendre comment, dans des conditions aussi déplorables pour eux, Ils avaient réalisé ce tour de force d’arriver au repos avec six points de retard et, de se trouver, quand retentit le coup de sifflet final, gagnants de la Coupe de France, avec le score respectable de 15 points à 8. 


coupe france rugby 13
MATCH DE RUGBY CÔTE BASQUE XIII - VILLENEUVE XIII
AVRIL 1936


Mais lorsque nous leur aurons expliqué par là-même cette affaire sensationnelle, ils sauront pourquoi et comment l'équipe qui, en définitive, confectionna le meilleur rugby se trouva en fin de compte bel et bien battue. 



Faisons, pour cela, un résumé de la partie.



Dès les premières mêlées, on constate avec étonnement que la mêlée villeneuvoise est obligée de compter avec celle de la Côte Basque. Elles ont le ballon à peu prés à égalité. 



Ceci n’empêche pas les Villeneuvois de prendre la direction du jeu et d'opérer pendant, plus de vingt minutes dans le camp adverse. Ils marquent un premier essai. 



Les Basques se rebiffent et, à leur tour, ils acculent Villeneuve dans son camp. Les quatorze minutes durant lesquelles ils imposent leur jeu ne serviront qu'à montrer l'impuissance de leurs lignes arrière à conclure, leurs offensives se développant sous le signe de la maladresse et de la nervosité. 



Un maigre but sur coup franc, vint récompenser leurs efforts. Puis, brusquement, Villeneuve, desserre l'étreinte. Le voici chez l’adversaire. Il le harcèle au centre, aux ailes et, enfin, couronne ces tentatives par un splendide essai. 



Telle est la physionomie de cette mi-temps, le plus souvent à l'avantage de Villeneuve. 



La deuxième mi-temps offrira un aspect tout à fait différent. Pendant quarante minutes, les Basques ne verront pour ainsi dire plus la balle en mêlée. 



Le miracle, c'est que, n’ayant plus la balle, par conséquent ne pouvant plus attaquer, ils marqueront tout de même trois essais. Comment cela ? Tout simplement par des contre-attaques. La première, sur interception de passe à cinq mètres des buts adverses ;  la deuxième, toujours sur attaque adverse, l'ailier villeneuvois lâchant la balle et Sanz, s'en emparant, brûle la défense adverse pour marquer un essai après cinquante mètres de course ; enfin, le troisième, par Claverie, sur contre-attaque de Lamarque. 



Tout ceci en l’espace de douze minutes à peine. Les Basques mènent alors par 15 points à 8. 



Les suprêmes convulsions de Villeneuve pour forcer le destin contraire sont certainement ce qu'on aura vu de plus beau dans l'histoire du rugby. 



Ecrasant les Basques en mêlée, les boys de Galia joueront pendant trente minutes ,— à quelques échappées basques près — devant les buts adverses. Ils accumuleront assauts sur assauts, tenteront tous les procédés classiques d'offensive ; percée par le centre, débordement par les ailes, coups de pied à suivre, efforts stériles. 



coupe france rugby 13
JEAN GALIA VILLENEUVE XIII



Parker a installé son fameux réseau défensif sorti des lignes Maginot, formées des trois-quarts que renforcent Claverie et Roussé. Les vagues sans cesse renouvelées des offensives villeneuvoises viennent mourir contre ce mur vivant. Deux fois, cinq fois, Galia, Brinsolle, Carbo sont immobilisés presque sur la ligne de but. La consigne pour les Basques est, celle des poilus  à Verdun : On ne passe pas. Et on n'est pas passé.



Voilà pourquoi et comment la Côte Basque a gagné la finale de la Coupe de France à l'issue d'une bataille dont on conservera longtemps à Bordeaux le souvenir. 



On disait que Parker est un stratège admirable et qu'il n'a pas son pareil pour faire jouer un match de coupe à une équipe et le lui faire gagner. 



Il nous l'a fait bien voir aujourd'hui. 



L'exploit qui consiste à remonter un score de cette façon, alors que l'adversaire a monopolisé la balle, à mettre en branle toutes les qualités si redoutables chez les Basques, des reflexes rapides, de l'inspiration soudaine et de la fulgurance de l'action, n'est-ce pas le fait d'un capitaine qui connaît bien ses hommes, avec leurs qualités et leurs défauts ?



Car, si aujourd'hui l’équipe la plus scientifique, celle qui amorça les offensives les mieux ordonnées, les plus classiques, les mieux combinées et aussi celle qui domina territorialement, se trouve vaincue, elle doit sa défaite à l'art, d'utiliser cette arme redoutable qu'est la contre-attaque. 



coupe france rugby 13
MATCH DE RUGBY CÔTE BASQUE XIII - VILLENEUVE XIII
AVRIL 1936


Aujourd'hui, le romantisme a battu le classicisme. Et, comme au fond les essais marqués par les Basques sont tout ce qu’il y a de plus régulier, il s’ensuit que leur victoire est pour le moins aussi régulière.



Ils ont fait faillite en attaque, mais ils furent les rois de la contre-attaque. Celle-ci a triomphé de celle-là.



Car, si les Basques avaient été aussi experts en offensive qu'ils le furent, dans la contre-offensive, ils n'auraient pas manqué, en première mi-temps, trois essais tout pondus. 



Tournons-nous vers les Villeneuvois,



rugby 13 autrefois
VILLENEUVE XIII 1933



Galia et Bruneteau émergèrent du loi et coopérèrent à maintes offensives. 



Le demi de mêlée Brinsolle mit à son actif une deuxième mi-temps de tout premier ordre. 



Cougnenc, à l'ouverture, fit d’impressionnantes trouées en première mi-temps, et servit, dans de bonnes conditions, Max Rousié. Mais celui-ci, étroitement marqué, ne put fournir son jeu habituel, si bien que Belletière l'éclipsa.



Ce Molletière est un centre de grande classe.



Aux ailes, Carbo, meilleur que Laffargue.



Guiral a paru loin de détenir une forme parfaite. 



Sur le terrain, après le match, la Coupe de France fut remise aux vainqueurs par M. le Maire de Talence, en présence des joueurs et des dirigeants des deux équipes et des représentants de la Ligue Française de Rugby à Treize."





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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samedi 1 juillet 2017

LE RUGBY À 13 AU PAYS BASQUE AUTREFOIS

DANS CE PAYS D OVALIE QU'EST LE PAYS BASQUE, IL Y A EU AUSSI DU RUGBY À 13 PENDANT UNE VINGTAINE D'ANNÉES.

En effet, le Club Côte Basque XIII est créé à Anglet le 16 août 1934.