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dimanche 28 décembre 2025

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 DÉCEMBRE 2025 SAINTS INNOCENTS ET SAINT GASPARD - SENIKO

 

PROVERBE DU 28 DÉCEMBRE 2025 (SAINTS INNOCENTS) (SAINT GASPARD) (SENIKO).


SAINTS INNOCENTS : Ce jour commémore un événement que racontent les Evangiles (Evangile Saint Matthieu).





religion catholique saint sainte innocents
28 DECEMBRE SAINTS INNOCENTS

Le roi Hérode, ayant eu connaissance qu'un nouveau-né de Bethléem allait lui ravir sa royauté, aurait ordonné de massacrer tous les nouveaux-nés mâles de la ville.

Jésus, fort heureusement, avait déjà été emmené au loin, en Egypte, ainsi que sa mère Marie, par Joseph, l'époux de celle-ci.

L'ensemble des Eglises honorent comme martyrs les enfants de moins de deux ans massacrés dans la région de Bethléem au cours du Jour des Saints Innocents : cet événement est fêté le 28 décembre en Occident et en Orient catholique, et le 29 décembre en Orient orthodoxe.




GASPARD : Gaspard del Bufalo, est un prêtre italien, né à Rome le 6 janvier 1786.




religion catholique saint sainte gaspard
28 DECEMBRE SAINT GASPARD DEL BUFALO

Gaspard est ordonné prêtre en 1808. Il refuse de prêter allégeance à Napoléon 1er et est exilé dans le Nord de l'Italie.

De retour à Rome en 1814, Gaspard se consacre à la prédication et à la mission évangélique, fondant une société de prêtres : les "Missionnaires du Précieux-Sang" et inspirant la fondation des Soeurs adoratrices du Sang du Christ par sainte Maria de Mattias.

Gaspard refuse de prêter le serment de fidélité à Napoléon 1er.

Gaspard meurt à Rome le 28 décembre 1837, à 51 ans.




SENIKO : "Inozentzia" adierazteko eta "hobenik gabe"-ko hil zituztenez oroitzeko. SS. Innocents. La degollacion de los Santos Inocentes.

Senicco izena Boucou (Frantzia) herriko inskripzio batean ageri zen, baina zoritxarrez hilarria galdua da orain. Seni-oinarri hori berori SeniponnisSenitennis eta beste izen batzuetan ere aurkitzen dugu. Egungo sehi "morroi edo neskamea, zerbitzaria", sein "haurra" izen arruntak aipatutako oinarri horretatik atera dira.

Inozentzia. Inocencia (es).

Latineko Innocentius ("errugabea" edo "kalterik" egiten ez duena") hitzetik datorkigu. Ezagun egin da aita santu askoren izena delako, hamahirurena guztira. Garrantzitsuena V. mendean bizi izan zen Inozentzio I.a dugu. Baliokidea : Inocencia (es).





Un décès du 28 décembre : George Gissing.



écrivain britannique 19ème siècle naturaliste réalisme zola
ECRIVAIN GEORGE GISSING



Né le 22 novembre 1857 à Wakefield (West Yorkshire, Angleterre) - Mort le 28 décembre 1903 à Ispoure (Basses-Pyrénées).

George est un écrivain britannique, auteur de 23 romans, publiés de 1880 à 1903, d'une centaine de nouvelles, de récits de voyage et d'ouvrages critiques, surtout connu pour son roman La Nouvelle Bohème (1891) et pour une publication, Les Carnets d'Henry Ryecroft (1903).

Considéré comme naturaliste dans sa jeunesse, il a fait évoluer son style vers un réalisme qui l'a fait désigner par certains commentateurs comme le "Zola anglais" et le situe parmi les principaux représentants de ce genre dans la littérature victorienne.

Son oeuvre abondante dépeint de façon détaillée les grands problèmes sociaux de son temps.

Un de ses thèmes récurrents est le sort d'auteurs, souvent talentueux, qui s'éreintent à conquérir le train de vie des membres de la classe moyenne malgré des revenus atteignant à peine ceux des ouvriers.

Sa vie malheureuse, ses deux mariages désastreux, son manque de succès quasi chronique ont fait de lui une figure tragique de la seconde moitié du 19ème siècle.

Quoiqu'il soit foncièrement pessimiste, ayant subi l'influence d'Auguste Comte puis celle de Schopenhauer, il croit sincèrement au pouvoir de l'éducation, milite avec intransigeance, dans ses oeuvres, comme dans sa vie personnelle, pour les droits des femmes.

George affiche aussi, en des circonstances troublées, un fervent pacifisme.

A jamais soucieux d'autrui, sa confiance en l'être humain fait de Gissing un authentique humaniste, en un âge devenu nihiliste et matérialiste.

Il meurt le 28 décembre 1903, à Ispoure (Basses-Pyrénées), d'une myocardite, à 46 ans.



écrivain britannique 19ème siècle naturaliste réalisme zola
PHOTO DE L'ECRIVAIN GEORGE GISSING
PAR ELLIOTT & FRY





Voici le proverbe du dimanche 28 décembre 2025 :


OILOAK ARRAUTZA BELTZA EGIN ORDUKO.

Quand la poule pondra un oeuf noir.



pays basque navarre basse-navarre frontière douaniers
DOUANE ET ATTELAGE RONCEVAUX NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)

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dimanche 7 avril 2024

DEUX ROMANCIERS ANGLAIS REPOSENT AU CIMETIÈRE DE SAINT-JEAN-DE-LUZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE

DEUX ROMANCIERS ANGLAIS AU CIMETIÈRE DE SAINT-JEAN-DE-LUZ.


De nombreuses personnalités, originaires du monde entier, sont décédées et enterrées au Pays Basque.




pays basque autrefois personnalités anglais cimetière labourd
PORTRAIT D'ERNEST WILLIAM HORNUNG



Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire La Côte basque : revue illustrée de l'Euzkalerria

le 13 juillet 1924, sous la plume de Paul Mieille :



"Deux Romanciers Anglais reposent au cimetière de Saint-Jean-de-Luz.



Dans l’ouvrage, déjà célèbre où il raconte "ses caravanes" d’apôtre du "spiritualisme nouveau", qui est, comme l’on sait, la doctrine de la survie, prouvée par les communications médiumniques avec les esprits des morts, l’écrivain anglais, Sir Conan Doyle, le génial créateur Sherlock Holmes, s’exprime ainsi :


"... Un intermède tragique vint interrompre nos expériences à Paris. J’appris soudainement que mon beau-frère, E. W. Hornung, l’auteur de "Raffles" et de tant d’autres beaux romans, était en train de mourir à Saint-Jean-de-Luz, dans les Pyrénées. Je partis à l’instant, mais ne pus arriver que pour assister à ses obsèques. Hornung repose là, à trois pas de George Gissing, un écrivain pour lequel, lui et moi, avions une commune affection. Il est doux de penser qu’un homme de sa race et de sa profession lui tient compagnie là-bas, dans sa tombe pyrénéenne..."



Les "Wandexings of a Spirilualist" d’où sont tirées ces lignes, ont paru en 1921, et cette date situe celle de la mort de Hornung. Quant à Gissing, obligé de chercher un climat plus doux à ses poumons malades que celui de l’Angleterre, il vint séjourner à St-Jean-de-Luz et y mourut d’une attaque de pneumonie, le 28 décembre 1903.



La "colonie anglaise" de Saint-Jean-de-Luz, toujours plus nombreuse, n’a peut-être pas besoin qu’on lui rappelle ce que furent dans le royaume des Lettres — qui est la véritable république mondiale — les auteurs de "Raffles" et de "Démos". La présence dans notre champ de repos de ces deux notables compatriotes, ne peut-elle, cependant, leur être signalée, comme une preuve de plus, non seulement de l’attraction qui attire sur la Côte Basque les villégiaturants et les touristes anglais, mais aussi de la sympathie naturelle que la Terre de l’Euskalerria, ses paysages, ses caractères et ses mœurs, exercent sur les lettrés et sur les écrivains Anglais contemporains ?



Car, depuis Sarah Grant, amoureuse du Pays Basque et habituée de Cambo, jusqu’au Conrad, du Gold-Arrow (le plus grand, peut-être, des romans carlistes) — combien, déjà, d’hommes de lettres anglais, vivants ou morts, ont ressenti à l’égard de la Côte Basque Pyrénéenne, l’attirance mystérieuse et forte, qui transformait en véritable maladie — en mal d’amour ! — le "désir de l’Italie" qui posséda, autrefois, le jeune Gœthe, Byron, Keats, Shelley, notre Lamartine, notre Stendhal, sans compter tant de nos grands artistes, peintres, sculpteurs, architectes ou graveurs, dont la devise de jeunesse eût pu tenir toute dans la phrase fameuse : "Vedere... Roma, poi morire ! ! !"



Je ne puis m’empêcher de voir une coïncidence remarquable — une sorte de parallélisme curieux, si j’ose dire — entre ces quatre tombes étrangères de ces quatre écrivains anglais, illustres à divers titres et à des degrés différents : Les poètes Shelley et Keats, dans leur cimetière romain, les prosateurs Hornung et Gissing dans leur cimetière Basque.



N’y a-t-il pas matière à réflexions philosophiques, historiques, économiques, touristiques... et autres, dans le site et dans le temps de ces quatre tombeaux illustres : 1821-1921 ?! Rome ?



Que de choses tiennent dans ces deux noms et ces deux dates ? Combien de pages d’histoire, histoire littéraire et histoire humaine, contenues dans ces quatre noms d’écrivains anglais endormis dans la paix sur la terre étrangère ! Ainsi leur tombe aura sa part de l’immortalité de leur nom et sur leur mémoire rejaillira un rayon éternel de la beauté des choses — joie perpétuelle ! — parmi lesquelles ils ont choisi de reposer.



Ayant rappelé le souvenir de ces deux romanciers anglais, devenus dans la paix du champ de repos nos compatriotes Luzéens, — ces notes seraient incomplètes, si quelques mots sur l'oeuvre de ces deux "novelists" de marque, n’y trouvait une place, petite ou modeste.



De E. W. Hormung, le "moins fameux", beau-frère de Sir Conan Doyle — le Roi du Roman policier, diraient les Américains ! — je me bornerai à citer trois ou quatre titres de romans a grands tirages, tels que la série des "Raffles" — "Under two Skies" — "Tiny Luttrell" — "The Shadow of the Rope" — "The Rogue’s March", etc., dont plusieurs, les "Rafles" en particulier, ont connu des succès de traduction et de Cinéma.



Créateur d’un type — qui fut, à son tour, peut-être, créateur de "types" — celui du "Gentleman cambrioleur". E. W. Hornung, s’accordent à dire ses biographes, fut un des hommes les plus spirituels de son temps. Ses traits d’humour, ses bons mots, dit Sir Conan Doyle, feraient la fortune d’un "échotier". Dans l’abondante, la surabondante production du roman anglais, E. W. Hornung, spirituel et lettré, gardera des lecteurs fidèles.



Je voudrais pouvoir m’étendre davantage sur l’œuvre de Gissing et sur Gissing lui-même, trop peu connu du public français.



Car, tel un arbre dans la futaie domine de sa haute cime et de ses branches noueuses, la verdure environnante, telle se présente l’œuvre de George Gissing dans les taillis et les sous-bois de la littérature contemporaine.



Mort relativement jeune, — à 46 ans — George Gissing laisse une œuvre considérable — 28 romans —, marquée d’une des individualités les plus vigoureuses de son temps et de son pays. N’ayant connu le succès que tardivement, succès relatif, d’ailleurs, et qui ne le mena jamais aux grands tirages — réservés aux gloires commerciales ! — Il n’eut pas à se plier au goût du public, ce dont il faut nous féliciter avec lui.




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ECRIVAIN GEORGE GISSING



Travailleur acharné, liseur infatigable quoique délicat, érudit comme on ne l'est plus guère de nos jours, Georges Gissing a vécu volontairement, par choix délibéré, une vie "d’indépendant". Ni clan, ni chapelle ! ni parti, ni coterie !!



Aussi, fut-il, pour les uns "égoïste" et presqu’"anti-social", pour les autres "misanthrope" ou "révolté ". Tout cela, fait de timidités, de tendresses comprimées, de délicatesses blessées. Un tendre, au fond, quoique sa satire soit amère et son indignation cuisante.



L'œuvre de George Gissing est vraiment balzacienne, et par sa puissance et par son objet : la vie sociale de son temps. Elle mérite d'être connue ; elle le sera. Voici quelques titres, retenez-les, lecteurs : The unclassed, Demos, New-Grub Street, The Odd Women, Eve’s Ransom, The Crown of Life, Our friend the Charlatan, Will Warburton, Vcranilda, etc., etc.



Parmi toutes ces pages, écrites avec la chair et le sang d’une vie et d'un cœur, je n’en mets aucune au-dessus des "Papers of Henry Ryecroft", cette confession d’un solitaire, ce cri de bonheur du rescapé de l’enfer social, cet hymne mineur de franciscain qui s’ignore, à la nature, à ses joies paisibles, à sa divine maternité.



Si la joie m'est donnée, encore, de séjourner à Saint-Jean-de-Luz, j'irai souvent m'asseoir non loin de la tombe de Gissing, pour y relire "The Ryecroft Papers".




pays basque autrefois personnalités anglais cimetière labourd
LIVRE THE PRIVATE PAPERS OF HENRY RYECROFT
DE GEORGE GISSING



Avec les "Promenades d’un Rêveur solitaire", de notre Jean-Jacques, je ne sais pas de livre plus propre, non seulement à nous consoler des hommes, mais, encore, à nous réconcilier avec eux."


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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