Libellés

vendredi 27 novembre 2020

HENDAYE ET SA LAGUNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE PAR FRANÇOIS DUHOURCAU EN MARS 1923

HENDAYE EN 1923.


En 1923, Hendaye compte environ 5 000 habitants et voit le développement de son quartier de la plage, à l'instigation d'Henry Martinet.



hendaye autrefois pays basque
VUE SUR FONTARABIE HENDAYE 1923
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 2 mars 

1923, sous la plume de François Duhourcau :



"Hendaye et sa lagune.



Il n’est pas de lieu au monde qui satisfasse mieux les sens et les désirs de l'âme, les baigne dans une harmonie plus vive que le rare paysage d’eau, de montagne et de ciel qui enveloppe Hendaye. Elle, une rustique et coquette fille des Basques flânant au bord de sa rivière. Sur la berge opposée, Fontarabie, vieille Espagnole des âges héroïques et dont le nom contient tout un charme mauresque, serre les toits mordorés de ses maisons autour de son clocher hispano-arabe et du cube lourd, long voilé de vigne vierge, du château de Charles-Quint. Au-dessus d’elle, dressée sur l’occident du ciel et imposant son ombre à la Bidassoa, s’allonge la masse chauve du mont Jaizquibel dont l’allure hautaine, la crête jalonnée de tours en sentinelle et les couleurs monacales révèlent, en face de la gentillesse de France, la singularité prenante de l’Espagne. A l'horizon du sud, pour laisser passer les effluves de Castille, la montagne s’abaisse au-delà d'Irun et n’est plus qu’un moutonnement de collines le plus souvent bleuâtres. A l'horizon du nord, c'est le large et son enchantement : la rivière formant d’abord une lagune en demi-cercle close par une langue de sable sur laquelle, comme une baigneuse au soleil, la nouvelle Hendaye est allongée, puis les lames se pressant dans l’estuaire, enfin l'infini de la mer et du ciel où glissent des nuages, beaux entraîneurs de rêves. 



pais vasco antes fuentarabia hendaya
HENDAYE VUE DE FONTARRABIE 1923
PAYS BASQUE D'ANTAN



La qualité de ce paysage est d’unir des éléments qui apaisent le cœur à d’autres qui le stimulent. Son charme auquel on ne peut résister est fait de plénitude dans la sérénité et le frémissement. 



Nul lieu qui soit plus calmant et presque anesthésiant. Le Jaizquibel qui allonge en mer, comme un môle, le promontoire du Figuier couvre Hendaye et sa lagune des rafales du Noroit. A cette paix, un climat tiède et marin ajoute sa douceur que symbolise bien le vaporeux dont toute chose est ouatée. C'est l’étale de basse mer qu'il faut contempler pour percevoir de quelle force léthargique, bienfaisante aux cœurs blessés, peut-être ce coin du monde. La mer qui, avec le flot, avait envahi la lagune, semblable à une sirène désireuse de pénétrer dans les terres, s'est, avec le jusant, retirée, laissant traîner derrière elle, toute dénouée, sa chevelure d’eau. La rumeur des brisants est devenue lointaine comme un souvenir et telle qu’on l’entend au creux des conques rejetées par la vague. La vie semble avoir, avec l’océan, abandonné la rivière et ses abords d’où ont émergé les fonds de vases et de sables. Des flaques y luisent, inertes, pareilles à des myriades de poissons morts. On ne voit plus que de rares pêcheurs : les uns, attardés, poussent du fond leur barque ; d’autres, jambes nues, fouillent les trous d’eau. Tous prennent une importance extrême dans cette plane solitude dont ils accusent le délaissement. L’air même est dépeuplé, car les mouettes, cessant leurs tournoiements, se sont posées sur les grèves. A la lumière triomphante et mobile ont succédé sur cette étendue morte les nuances pâles et cendrées des porcelaines danoises. La lagune gît comme un miroir brisé qui ne reflète plus que morcelées les beautés du paysage. Guetteur somnolent, drapé dans la bure de sa capote de guérite, Fontarabie rêve du passé en surveillant ce désert. Les esprits paisibles des vieilles maisons basques disséminées au flanc du Jaizquibel apparaissent aux fenêtres et regardent. L’âme médiévale de l’Espagne catholique, on la sent alors se hausser sur le site, ajouter une frontière morale à l’autre, défendre le passage à l’esprit moderne par la barrière de ses couvents et chapelles appuyés à son archaïque cité forte et à sa montagne, haute muraille donjonnée. Les carillons de toutes tonalités, argentins ou graves, peuvent se répandre, versés des églises, au-dessus de la rivière inanimée ; ils sont bien la berceuse attendue pour achever d'assoupir l’âme. L’acceptation de la mort fait qu’on se résigne à toutes les désillusions terrestres. 


pays basque autrefois lagune 1923
VUE GENERALE DE HENDAYE 1923
PAYS BASQUE D'ANTAN


Ce ne sera point pour un très long temps. 



La marée monte bientôt qui ramène la vie. Le bruit de la mer s’avance avec les lames. Puis, le clapotis et le scintillement de l’onde. Les pêcheurs rentrent livrant leur carène au flot et leur voile au vent du large. Les barques des passeurs vont et viennent, à la rame, sur l’eau envahissante. Toute la lagune offre à la clarté du ciel un immense miroir. La joie revient au cœur des bateliers dont la peine est moins grande : ils chantent, accompagnés du cri des mouettes qui, chassées des bancs de sable recouverts, mouvementent l’air à nouveau de leurs rondes. Cette reviviscence universelle influe sur l’âme la plus atone et la dispose à espérer de la vie tous les renouveaux. Sur le pont international de la Bidassoa, que retentisse la sirène des trains invitant à parcourir le monde pour y cueillir les beautés, les voluptés épandues sur sa face, l’imagination consent à ce vagabondage et s'enfuit vers Grenade, Séville ou Paris. En vain Fontarabie de sa cloche sérieuse et fêlée d'avoir, depuis des siècles, sonné pour évoquer le transitoire de la vie, tente de couvrir l’appel des joies de la terre : on ne l’écoute plus, cette arriérée. Le charme endormeur d’Hendaye, le souffle de la mer tumultueuse l’a dissipé. La sensibilité veut frémir, brûler. De la lagune rajeunie monte une voix chaude et dorée, pareille au chant qu’exhalerait un violon contralto. 


pays basque autrefois lagune 1923
VUE GENERALE DE HENDAYE 1923
PAYS BASQUE D'ANTAN


S’il est pour les paysages une prédestination morale, celui-ci me semble fait pour accueillir les âmes lasses, mais passionnées et prêtes au réveil de l’amour."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 400 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

jeudi 26 novembre 2020

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 26 NOVEMBRE 2020 SAINTE DELPHINE ET SAINT CONRAD - URKO

 

PROVERBE DU 26 NOVEMBRE 2020 (SAINTE DELPHINE) (SAINT CONRAD) (URKO).


DELPHINE : Née à Puimichel, dans les Alpes provençales, vers 1288, Delphine est orpheline à l'âge de 7 ans.





religion catholique saint sainte delphine
26 NOVEMBRE SAINTE DELPHINE DE SABRAN


Delphine entre alors à l'abbaye de Sainte-Catherine de Sorps, à Bauduen (Var).

Delphine vit pieusement avec son mari Elzéar de Sabran.

Devenue veuve, Delphine meurt vers 1360 dans la mendicité.

Le couple est enterré dans la cathédrale d'Apt.


religion catholique saint sainte delphine elzear
AUTEL DE STE DELPHINE ET SAINT ELZEAR
84 ANSOUIS




CONRAD : Conrad de Constance naît vers 900.



religion catholique saint sainte conrad constance
26 NOVEMBRE SAINT CONRAD DE CONSTANCE


Il est évêque de Constance (Bade-Wurtemberg, Allemagne) de 934 à 975.

Il visite 3 fois les lieux saints.

Conrad meurt en 975.

Conrad est canonisé en 1123.



URKO : Erdaraz : "inmediato" "proximo" "proche".

Izen honetako mendi bat baino gehiago daude Euskal Herrian. Esate baterako, Eibar-Ermuetan (Gipuzkoa, Bizkaia) eta Berangon (Bizkaia).




pais vasco antes monte guipuzcoa
MONT URKO DEPUIS ARRATE GUIPUSCOA



Une naissance du 26 novembre : Ellen Gould White.


femme américaine adventiste
ELLEN GOULD WHITE 1864


Née le 26 novembre 1827 à Gorham (Maine, Etats-Unis) - Morte le 16 juillet 1915 dans le comté de Napa (Californie, Etats-Unis).

C'est une chrétienne américaine qui a fondé, avec Joseph Bates et James White, son mari (épousé en août 1846), l'Eglise adventiste du septième jour.

Principale inspiratrice du mouvement, Ellen White est une guide spirituelle, une revivaliste, une prédicatrice, une missionnaire et une réformatrice militant pour la vie familiale, la santé et une hygiène de vie holistique.

Pendant ses 70 ans de ministère, elle écrit 26 livres et plus de 5 000 articles pour divers périodiques, sur des sujets comme l'évangélisation, l'éducation et la santé.

Son oeuvre est essentiellement consacrée à la spiritualité chrétienne, centrée principalement sur le second avènement du Christ.

Elle a contribué à l'organisation et à l'expansion mondiale de l'Eglise adventiste, à l'établissement de nombreux modes de diffusion du message du retour du Christ, et à la création d'un important réseau d'établissements scolaires, universitaires et médicaux dans le monde entier.

En février 1915, Ellen White trébuche et se fracture la hanche, demeurant 5 mois alitée ou dans une chaise roulante.

Elle meurt le 16 juillet 1915, à 87 ans.


adventiste femme américaine
ELLEN GOULD WHITE 1899





Voici le proverbe du jeudi 26 novembre 2020 :


IZENA ETA IZANA BI GAUZA DIRA.

Avoir un nom et être sont deux choses.



chef gaulois
GRAND NOM DE L'HISTOIRE DE FRANCE : VERCINGETORIX







(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 700 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

LES FEUX DE SAINT-JEAN-DE-LUZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE PAR ANDRÉ PAVLOVSKY (deuxième partie)

 

LES FEUX DE SAINT-JEAN-DE-LUZ.


C'est en 1937 que s'achève la construction des feux de Saint-Jean-de-Luz.



pays basque autrefois phare feux
LES FEUX DE SAINT-JEAN-DE-LUZ
PAR ANDRE PAVLOVSKY


"... Étant donné le rôle majeur de ces feux dans la navigation, leur électrification nécessite un éclairage de secours pour éviter toute interruption en cas de coupure de courant. Cette alimentation doit se faire au gaz grâce à une canalisation située à proximité. Le projet d’exécution des travaux est dressé par le Service départemental en collaboration avec Pavlovsky pour le mois de novembre suivant (1936). 



Les travaux préparatoires à l’exhaussement du feu amont consistent en la dépose et la descente de la balustrade en pierre de la tour maçonnée, puis l’abattage et le recoupement de la saillie de la corniche dans les parties supprimées. La surélévation doit être réalisée en béton armé en ce qui concerne la structure et l’intérieur tandis que les pignons sont en briques creuses. Le plancher haut du troisième étage, qui forme la toiture, est partiellement détruit pour laisser le passage à l’escalier. L’intérieur de la partie exhaussée doit recevoir un enduit de chaux hydraulique à deux couches. À l’extérieur, la partie existante subit le recoupement des saillies du bossage d’angle et des chambranles, le piquetage du soubassement avant que l’ensemble de l’édifice ne reçoive un enduit en mortier de ciment peint. Les travaux projetés pour le feu aval présentent les mêmes caractéristiques que ceux du feu amont en ce qui concerne la construction proprement dite. Ils nécessitent toutefois la démolition au préalable de la maçonnerie de la jetée par petites parties pour permettre l’établissement des fondations. Celles-ci consistent en douze pieux armés d’environ douze mètres de long et 0,42 mètres de diamètre, destinés à accueillir un hourdis général devant supporter l’ensemble de la construction. Les travaux du feu aval ne doivent commencer qu’après la réalisation de l’exhaussement du feu amont afin d’assurer la visibilité des feux pendant toute la durée des travaux.



pays basque autrefois phare feux
LES FEUX DE SAINT-JEAN-DE-LUZ
PAR ANDRE PAVLOVSKY




À la suite de l’appel d’offre l’entrepreneur retenu, A. Margeridon, s’engage à réaliser les travaux pour la somme de 155 200 francs. Les travaux de fondation, qui font l’objet d’un marché spécial, sont confiés pour le prix forfaitaire de 60 000 francs à une entreprise spécialisée, la société Les Fondations Modernes, qui exploite le système Frotté. À ces dépenses s’ajoutent celle de 64 800 francs pour les travaux imprévus, l’installation de l’éclairage normal et de secours ainsi que la surveillance des travaux, ce qui porte le total à 280 000 francs. Le projet d’exécution de la transformation des feux reçoit l’approbation ministérielle le 28 décembre 1936 puis l’autorisation de dépense.



Par la suite, une demande de crédit supplémentaire est présentée le 18 octobre 1937 pour l’électrification des feux, décidée le 6 août précédent. L’entreprise Dussouy est désignée après appel d’offre pour effectuer la pose du câble de liaison des deux feux ainsi que le branchement du feu amont sur le secteur local de distribution d’après un devis de 45 000 francs. Le Service départemental demande à la même entreprise de s’occuper des travaux d’éclairage des deux édifices afin que les travaux puissent être réalisés en même temps, ce qui correspond à une nouvelle dépense de 3 800 francs. Avec les autres frais généraux le crédit nécessaire pour la surélévation et le renforcement par électrification des feux s’élèvent à 302 000 francs au lieu des 269 000 francs déjà alloués. Les travaux s’achèvent à la fin de l’année 1937 puis en décembre 1938, les feux sont électrifiés et une lentille de Fresnel est installée.




La conception des feux de Saint-Jean-de-Luz par un architecte constitue une particularité qu’il convient de souligner car les phares sont traditionnellement élaborés par les ingénieurs du service des Phares et balises. Le partage des rôles est d’ailleurs clairement défini puisqu’il revient aux Services départementaux d’établir les ouvrages proprement dits, tandis que le choix et la fourniture de l’appareillage concernant l’électrification des feux dépend du Service central. 


pays basque autrefois phare feux
LES FEUX DE SAINT-JEAN-DE-LUZ
PAR ANDRE PAVLOVSKY


La situation de Saint-Jean-de-Luz est exceptionnelle pour la première moitié du 20ème siècle. Comme nous l’avons signalé, il revient au Service bayonnais de prendre l’initiative de faire appel à Pavlovsky pour l’aider, non seulement dans le dessin des feux, mais aussi l’ensemble de la mise au point du projet d’exécution. L’ingénieur de l’arrondissement justifie cette démarche par la surcharge de travail, mais cela paraît une explication un peu courte pour une décision aussi originale. 




En l’absence de documentation sur le contexte de cette collaboration, il serait hasardeux d’en tirer des conclusions, mais on peut remarquer que l’ingénieur soutient le projet de Pavlovsky avec fermeté tout au long du processus. Le service s’est néanmoins réservé la partie la plus technique du travail, à savoir les fondations du feu aval représentant une difficulté particulière dans ce cas. L’intervention de l’architecte ne semble toutefois pas être bien perçue par la direction parisienne. 




Sans critiquer le recours à une personnalité extérieure, le directeur du service des Phares et balises rappelle que cela ne doit pas "entraîner une substitution des rôles, en conférant à M. Pavlovsky […] employé en fait à titre auxiliaire et momentané, la qualité de maître de l’ouvrage qui appartient en propre à l’Ingénieur représentant de l’Administration". Il demande donc que toutes les références à l’architecte soient enlevées des documents officiels pour être remplacées par le terme l’"ingénieur ou son préposé » et que soient également supprimées les évocations des honoraires. 




On constate d’ailleurs que dans le projet d’exécution du 8 décembre 1936 les références à l’architecte sont en effet systématiquement biffées. La direction estime en outre que « la rémunération de l’architecte doit être envisagée comme un émolument ou un salaire (à forfait, au mois ou à la journée)" qu’il revient à l’ingénieur d’intégrer au budget. L’existence d’honoraires pourrait en effet créer pour l’architecte une responsabilité décennale qui doit revenir de fait à l’administration."



A suivre...


(Source : https://journals.openedition.org/lha/97?lang=es et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


 



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!


mercredi 25 novembre 2020

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 25 NOVEMBRE 2020 SAINTE CATHERINE - KATTIN

 


PROVERBE DU 25 NOVEMBRE 2020 (SAINTE CATHERINE) (KATTIN).


CATHERINE : Catherine d'Alexandrie, sainte Catherine est une vierge et martyre, qui vit au début du 4ème siècle.





religion catholique saint sainte catherine
25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE D'ALEXANDRIE


Confrontée à une cinquantaine de sages par l'empereur Maxence (début du 3ème siècle), Catherine les aurait aussitôt convertis au Christianisme.

Furieux, l'empereur aurait fait brûler les philosophes...et proposé à la jeune fille de l'épouser.

Celle-ci ayant refusé, il l'aurait condamnée au supplice et à la décapitation.

Catherine meurt, à 18 ans, vers 312, sous le règne de Maximin II Daïa.

La tradition catholique a fait de sainte Catherine la patronne des écoles de filles et des élèves de philosophie.

Les jardiniers, quant à eux, connaissent le dicton : "A la sainte Catherine, tout bois prend racine." C'est alors le moment de planter arbres et arbustes.

Sa fête, le 25 novembre, donne maintenant lieu à diverses célébrations populaires, dont celles des jeunes filles à marier de plus de 25 ans, appelées les catherinettes.





religion catholique saint sainte catherine
25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE




KATTIN : XII. mendean hasi zen hedatzen bazterretan santa Katalinaren aldeko debozioa. Ste. Catherine. Sta. Katalina Heletan feria.



Une naissance du 25 novembre : Madeleine Brès, née Magdeleine Alexandrine Gebelin.



premiere femme etudes medecine france
MADELEINE BRES


Née le 25 novembre 1842 à Bouillargues (Gard) - Morte le 30 novembre 1921 à Montrouge (Hauts-de-Seine).

Madeleine est la première femme de nationalité française à accéder aux études de médecine en 1868, mais sans avoir le droit d'accéder aux concours.

Elle obtient son doctorat en médecine en 1875.

Sa thèse traite de la composition du lait maternel, et obtient la mention "extrêmement bien".

Madeleine exerce en puéricultrice, prodiguant des conseils à une clientèle privée et aux crèches municipales.

En 1885, elle finance la création d'une crèche gratuite, où sont soignés et gardés gratuitement les enfants jusqu'à l'âge de trois ans.

En 1891, Madeleine part en mission, en Suisse, pour étudier l'organisation et le fonctionnement des crèches et des asiles.

Elle meurt le 30 novembre 1921, à 79 ans, presque aveugle et dans la pauvreté.




premiere femme études medecine
MADELEINE BRES-GEBELIN


LA SAINTE CATHERINE LE 25 NOVEMBRE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS

LA SAINTE CATHERINE.


La fête de la Sainte-Catherine se célèbre le 25 novembre de chaque année depuis le 10ème siècle et commémore le martyre de Catherine d'Alexandrie.



religion catholique saint sainte
25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE



Voici ce que rapporta à ce sujet Le Petit Journal, le 26 novembre 1905 :



"Sainte Catherine.



C'est le 25 Novembre qu'on célèbre la fête de cette sainte. A cette occasion, les jeunes filles âgées de vingt-cinq ans vont s'entendre dire qu'elles coiffent sainte Catherine. 



Quelle est cette légendaire coiffure ? 



D'où vient que, coiffer sainte Catherine, est compris comme synonyme de rester vieille fille ? 



On en trouve l'explication dans deux coutumes encore conservées dans certaines de nos provinces. 



La première de ces coutumes est celle-ci. 



Quand arrive le jour de ses noces, la jeune fille confie à sa plus intime amie le soin de lui poser sur les cheveux la couronne de fleurs d'oranger. Cela, paraît-il, porte bonheur à celle qui prend cette peine, et l'année ne s'écoule pas sans qu'elle ait été épousée. 



Or, non seulement sainte Catherine est morte, mais elle est morte vierge. Donc, si les jeunes filles attendent de "coiffer sainte Catherine" pour être conduites à l'autel, elles sont sûres que ce bonheur ne leur arrivera jamais. Les vieilles filles ont dû faire un tel vœu... 



religion catholique saint sainte
25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE



Un autre usage fournit une autre explication, plus simple et plus vraisemblable. Lorsque approche le 25 Novembre, les jeunes filles, dans quelques régions, se rendent à l'église, apportent les tristes fleurs de la saison et s'emploient à parer de leur mieux le front de la sainte. Elles seules sont chargées de ce soin pieux qu'elles abandonneront une fois mariées. Aussi dit ou par ironie, de celles qui n'ont pas rencontré l'objet de leurs rêves, qu'elles demeurent pour coiffer sainte Catherine, ou plutôt sa statue.



La légende de sainte Catherine est une des plus belles qui soient. On y voit vivre et s'agiter tout un monde encore barbare : des échafauds sont sans cesse dressés ; l'air est empuanti par l'âcre odeur des bûchers, et, au milieu de toutes ces abominations, passe, blonde et pure, la figure extasiée de la sainte. 



Catherine naquit à Alexandrie, vers la fin du deuxième siècle. Elle était de sang royal et la plus accomplie princesse qui se pût voir. Très belle, elle voulut aussi être très instruite, et fut docte en rhétorique. 



Les étudiants, du reste, l'ont longtemps considérée comme leur patronne, et on la tenait en tel honneur que le 25 Novembre fut compté au nombre des fêtes chômées. Un jour, Catherine entendit prêcher le christianisme. Elle s'y convertit et on la baptisa. 



religion catholique saint sainte
25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE



De ce moment là commencent sa gloire et ses malheurs. La nuit qui suivit son baptême, Jésus lui apparut et vint vers elle, portant à son doigt un anneau d'or qui brillait. Il le quitta et le passa à l'annulaire de Catherine. Au réveil en se rap pelant son rêve, elle se persuada que Dieu l'avait choisie pour fiancée, et elle refusa la main de tous les princes qui vinrent la demander en mariage.



Mais Catherine voulut faire du prosélytisme. Or, en ce temps-là, on n'était pas doux pour ceux que l'on considérait comme des agitateurs. Maximin gouvernait alors la Syrie et l'Egypte. Un jour qu'il offrait aux dieux un sacrifice solennel, Catherine eut la témérité de déclarer en public, et devant lui, sa nouvelle foi. 



La colère de Maximin fut grande. Il réunît cinquante savants pour interroger et confondre la jeune fille ; mais elle sut se défendre avec tant d'énergie, que non seulement les cinquante savants restèrent interdits, mais se convertirent eux aussi. 



La colère de Maximin se changea en fureur. Tout le monde fut condamné à être brûlé vif ! On entassa des fagots — Dieu sait s'il devait en falloir pour une pareille exécution ! — et on y mit le feu. Pourtant, quand on vint pour recueillir les cendres de ces cinquante hommes, on trouva leurs corps intacts et nullement noircis par les flammes. 


religion catholique saint sainte
25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE


Il y avait de quoi stupéfier le pauvre Maximin. Une seule ressource lui restait : s'emparer de Catherine, qui lui causait tous ces tracas, et la faire disparaître. 



On commença par la battre de verges, puis on la jeta dans une basse-fosse. Elle y serait morte de faim, ainsi que Maximin l'espérait, si des colombes, portant dans leurs becs des rameaux d'olivier et des régimes de dattes, n'étaient venues la secourir. 



Cette histoire fit du bruit. L'impératrice Faustine, curieuse comme toutes les femmes, voulut voir la princesse persécutée. Elle se fit accompagner, on ne sait pas trop pourquoi à la vérité, de deux cents soldats et d'un certain Porphyre. Tous entrèrent païens, dans la prison ; tous en sortirent convertis. 



C'était le quatrième jour que la malheureuse Catherine était incarcérée. Maximin, épouvanté de ce qu'elle fût encore en vie, fit construire une effroyable machine, armée de lames tranchantes, de clous, d'échardes de bois et semblable à une étroite armoire. 



religion catholique saint sainte
25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE



On tenta d'y enfermer la sainte pour qu'elle fût déchirée entre les parois. Mais les portes, au lieu de se refermer, se brisèrent ; leurs éclats volèrent au loin et allèrent même blesser des assistants. 



C'en était trop ! Il fallait en finir, et au plus vite. On se contenterait de trancher tout simplement la tête à la jeune princesse, sans essayer de la faire davantage souffrir ; la reine Faustine et les deux cents soldats partageraient son sort. 



Il n'y allait pas de main morte, Maximin ! Voit-on deux cents têtes roulant les unes à côté des autres ? La légende ne s'embarrasse pas dans ces détails, et elle continue de rapporter que, lorsque les corps furent étendus Sur le sol, on vit jaillir du cou de Catherine, non du sang, mais du lait. 



Des anges descendirent aussitôt du ciel, s'emparèrent des restes de la martyre et les déposèrent sur le mont Sinaï, où ils furent enterrés.


religion catholique saint sainte
25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE


Voilà donc ce que la légende nous fait connaître de la vie de sainte Catherine. L'histoire nous la montre seulement comme une princesse très belle et très savante. Nous savons encore que son tombeau devint un lieu de pèlerinage très renommé. Si renommé que, plus tard, en 1603, fut institué l'ordre militaire de Sainte-Catherine, afin de défendre ce tombeau contre les infidèles. Les chevaliers qui le composaient s'astreignaient à une obligation plutôt bizarre : ils ne prononçaient point le vœu de célibat, mais promettaient d'observer la chasteté dans le mariage. Ils portaient une croix faite d'une roue "percée de six raix de geule cloés d'argent". 



Sainte Catherine a inspiré nombre de chefs-d'œuvre. Il n'est guère de musées qui ne possèdent quelque représentation de son martyre ou de son mariage mystique. Généralement, les peintres ont montré Catherine à genoux, en costume de dominicaine, tendant les mains en avant et recevant les stigmates. 



Par contre, la sainte a inspiré peu de Mystères au moyen âge. 



Cependant, en Espagne, où l'on croit encore qu'elle a été professeur à l'Université d'Alcala, on joua jadis une comédie qui avait pour titre : Sainte Catherine, docteur. Son rôle n'était, du reste, point ingrat. Elle vainquait le démon, habillé de la robe noire du procureur, et dont on ne voyait que la longue queue, et lui prouvait l'immortalité de l'âme...



La liste des reines qui ont porté le nom de Catherine est longue. Tous les pays, je crois, peuvent en compter une. Les plus célèbres furent Catherine de Suède, qui vécut vers l'an 1300 ; Catherine de Courtenay-Valois, une Française qui devint impératrice de Constantinople ; Catherine de France, cette fille de Charles VI qui épousa Henri V, roi d'Angleterre ; Catherine de Médicis, impopularisée par Dumas ; Catherine II de Russie, l'impératrice philosophe, amie de Voltaire et des encyclopédistes. 



On voit que les femmes qui ont reçu le prénom de Catherine ont de qui tenir. Mais est-ce une opinion personnelle ? il ne semble point que ce soit un nom de femme jeune. On imagine plutôt qu'il doit être porté par une personne douce et calme, très raisonnable, très digne et très bonne. 



Il est vrai que l'on ne conçoit guère les choses et les gens que d'après des souvenirs. La personne que je connais et qu'on appelle ainsi est telle que je viens de dire ; c'est assez pour que, malgré moi, je me figure que toutes les Catherine lui ressemblent. Cette Catherine-là avait coiffé sainte Catherine quand elle s'est mariée, ce qui ne l'empêche pas d'être, aujourd'hui, mère, et grand'mère, et d'être adorée de tout le monde. 



religion catholique saint sainte
25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE




Qu'elles ne se désolent pas trop, celles qui coifferont sainte Catherine, cette fois ci. L'année prochaine comblera leurs souhaits."



(Source : Wikipédia)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 700 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

mardi 24 novembre 2020

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 24 NOVEMBRE 2020 SAINTE FLORA ET SAINT PIERRE DUMOULIN-BORIE - LORENA

 

PROVERBE DU 24 NOVEMBRE 2020 (SAINTE FLORA) (SAINT PIERRE DUMOULIN-BORIE) (LORENA).


FLORA : Flora naît à Cordoue (Espagne), sous l'occupation arabe, d'un père musulman et d'une mère chrétienne.



religion catholique saint sainte flora
24 NOVEMBRE SAINTE FLORA

Elevée dans la foi chrétienne, sous le règne d'Abd al-Rahman II, Flora refuse d'apostasier.

Flora est emprisonnée et condamnée à être fouettée avec des verges.

Blessée, et sous la surveillance de son frère, Flora réussit à s'échapper et revient quelques jours après à Cordoue, où elle rencontre une autre chrétienne Marie.

Elles se présentent ensemble devant le juge pour confesser leur foi.

Emprisonnées, elles sont condamnées à être décapitées, le 24 novembre 851.

L'Eglise les honore comme vierges et martyres et les fête le 24 novembre.



religion catholique saint sainte flora marie cordoue
24 NOVEMBRE SAINTE FLORA ET SAINTE MARIE DE CORDOUE


PIERRE DUMOULIN-BORIE : Pierre Dumoulin-Borie naît le 20 février 1808 à Beynat (Corrèze).



religion catholique saint sainte pierre dumoulin-borie
24 NOVEMBRE SAINT PIERRE DUMOULIN-BORIE



C'est un saint catholique mort décapité le 24 novembre 1838 au Tonkin (Viêt Nam).

Pierre entre, en 1824, au petit séminaire de Servières (Lozère).

En octobre 1829, il entre aux Missions étrangères de Paris.

Lors des émeutes de 1830, il manque de se faire lyncher par la foule.

Il est ordonné prêtre en novembre 1830 et quitte la France pour l'Asie.

Il arrive à Macao en juillet 1831 et va ensuite dans le Sud-Tonkin, où, en 3 ans, il reconstitue 2 couvents, plusieurs collèges et entend 4 500 confessions.

Dénoncé, il est arrêté en 1838, puis exécuté le 24 novembre 1838, à 30 ans.

Il est béatifié en mai 1900 par le pape Léon XIII, et canonisé en juin 1988 par le pape Jean-Paul II, en même temps que les 117 Martyrs du Viêt Nam.




LORE : Cordoba-ko "Flora" martiriaren izena (+851). Sta. Flora.

Hitz arrunta eta Deun-ixendegi euzkotarra lanean gaztelaniazko Floraren baliokidetako ematen den izena. Ikus Lorea.

Lorea : Hiru iturburu ditu izen honek : hitz arrunta da ("lilia"), Zallako (Bizkaia) Andre Mariaren ermita eta Navarro Vollosladaren Amaya o los vascos en el siglo VIII eleberriko pertsonaia. Aldaerak : Lili eta Lore.

Lili : hitz arrunta da ("lorea"), bai eta Ekain haitzulotik hurbil dagoen jauregi baten izena ere, Zestoan (Gipuzkoa).

Loreak Europako kulturan emakumearekin lotu izan dira beti. Gogoratu beharra dago Erromako Flora loreen eta udaberrian jainkosa zela, eta kristauen artean ere liliak eta udaberria Ama Birjinarekin erlazionatu direla, eta, hedaduraz, emaztekiekin. Euskal kantu zaharretan, Europa osoan bezala, lorea izan ohi da andrearen irudia. Ingelesez Lily lore baten izena ez ezik Elizabeth-en hipokoristikoa ere bada. Aldaerak : Lore eta Lorea.



Une naissance du 24 novembre : Jean Baptiste Alphonse Karr.


romancier journaliste ami hugo
ALPHONSE KARR
PHOTO DE NADAR


Né le 24 novembre 1808 à Paris - Mort le 30 septembre 1890 à Saint-Raphaël (Var).

C'est un romancier et journaliste français.

Karr fait ses études au collège Bourbon à Paris et à l'âge de 20 ans, il y est professeur suppléant.

Il se marie très jeune et il aura une fille.

Il abandonne l'enseignement pour s'adonner à la poésie, et n'écrit qu'en vers.

En 1832, il publie son roman le plus célèbre Sous les tilleuls.

Karr se marie très jeune et il aura une fille.

Il écrit aussi sous le pseudonyme de Pierre Rosenkranz.

En 1836, il participe à La Chronique de Paris, fondée par Balzac.

Karr est ami avec Victor Hugo et participe à son journal L'Evénement.

Il devient conseil municipal de Sainte-Adresse (Seine-Maritime) de 1843 à 1849.

En 1845, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Il est opposé à la monarchie constitutionnelle.

Après le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, il s'installe à Nice, où il ouvre, avec succès, en 1853, un magasin de vente de bouquets de fleurs, de fruits et de légumes. 

Son intérêt et sa connaissance des jardins expliquent qu'une poire et qu'un bambou ont été nommés en son souvenir.

Karr quitte Nice en 1865.

Il reçoit le prix Vitet de l'Académie française en 1875.

Il devient, en 1882, président de la Ligue populaire contre la vivisection, dont le président d'honneur est Victor Hugo.

Karr meurt le 29 septembre 1890, à 81 ans.


romancier journaliste ami hugo
ALPHONSE KARR
PHOTO DE NADAR




Voici le proverbe du mardi 24 novembre 2020 :


EZTITAKE EGURRIK EGIN OIHANERA GABE.

On ne peut pas avoir de bois de chauffage sans aller dans la forêt.


pays basque autrefois charbonniers
CHARBONNIERS EN FORÊT





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 700 autres articles vous attendent dans mon blog :


https://paysbasqueavant.blogspot.com/

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!