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mardi 14 juillet 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 14 JUILLET 2026 SAINT CAMILLE ET SAINT BONIFACE - FÊTE NATIONALE FRANÇAISE - JARE

 


PROVERBE DU 14 JUILLET 2026 (SAINT CAMILLE) (SAINT BONIFACE) (FÊTE NATIONALE FRANÇAISE) (JARE).


CAMILLE : Camille naît le 25 mai 1550 à Bucchianico (Italie).



religion catholique saint sainte camille
14 JUILLET SAINT CAMILLE DE LELLIS

A Saint-Jacques de Rome, Camille de Lellis, infirmier,  s'indigne de la détresse morale des malades et fonde à leur intention l'institut des clercs réguliers ministres des infirmes (ou Camilliens).

Protecteur — avec Jean de Dieu — des hôpitaux et des malades, Camille est devenu le saint patron des infirmiers.

Camille meurt le 14 juillet 1614 à Rome.

Camille de Lellis est béatifié en 1742 et canonisé en 1746 par le pape Benoit XIV.




religion catholique saint sainte camille
14 JUILLET SAINT CAMILLE DE LELLIS


BONIFACE : Boniface de Cantorbéry ou Boniface de Savoie.



religion catholique saint sainte boniface
14 JUILLET SAINT BONIFACE DE SAVOIE


Né vers 1207 et mort le 18 juillet 1270, Boniface est un prélat savoyard qui fut évêque de Belley (Ain) de 1232 à 1241, puis archevêque de Cantorbéry (Kent, Angleterre) de 1241 à 1270.

Boniface est le neuvième enfant du comte Thomas 1er de Savoie et de Marguerite-Béatrice de Genève.

Boniface commence sa carrière ecclésiastique dans le monastère fondateur de la Grande Chartreuse.

En 1259, Boniface occupe la régence du royaume d'Angleterre en l'absence d'Henri III.

Il est béatifié en 1839 par le pape Grégoire XVI, en même temps que Louise de Savoie.


Voici ce que rapporta à son sujet La Gazette de France, le 8 mars 1897 :

"Le B. Boniface de Savoie (XIIIe siècle).

A propos de la réception à l’Académie Française du galant homme et de l’aimable écrivain qui est le marquis de Costa de Beauregard, on a beaucoup parlé en l’honneur de la Savoie. L’Eglise fête le 13 mars un de ses fils, le B. Boniface, de la Maison Royale de Savoie, fils de Thomas Ier. C’était le prince le plus accompli et le plus bel homme de son temps. Il ne s’en retira pas moins du monde, entra dans l’ordre de Saint Bruno et fit profession à la grande Chartreuse. Son ambition était de vivre ignoré. Mais on violenta sa modestie en le nommant au prieuré de Nantua et bientôt, tant il avait montré de maturité et de sa gesse, à l’archevêché de Cantorbéry. Les guerres et autres calamités de ces temps malheureux avaient porté le dérèglement à son comble jusque dans les monastères. Par sa prudence, sa fermeté et son exemple, Boniface parvint à corriger tous les abus. De graves discussions ayant éclaté en Sa voie pendant la minorité du successeur d’Amédée IV, le saint archevêque accourut et rétablit la bonne harmonie. Il possédait pleinement la confiance d'Innocent IV et du roi d’Angleterre Henri III. Son corps déposé dans l’abbaye de Haute-Combe fut trouvé sans corruption près de trois siècles après sa mort. Ce fait, joint à plusieurs miracles mit en grande vénération son tombeau. Les armées révolutionnaires le détruisirent en 1792. Mais, en 1811, le roi de Sardaigne fit rétablir le tombeau et rendit l’abbaye à son ancienne destination."



FÊTE NATIONALE FRANÇAISE : la fête nationale française, également appelée 14 juillet, est la fête nationale de la République française et un jour férié en France.

Elle a été instituée par la loi Raspail du 6 juillet 1880, pour commémorer la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, symbole de la fin de la monarchie absolue, ainsi que la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l'union de la Nation.

La loi ne mentionne pas quel est l'événement commémoré : "La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle."




france fête nationale 14 juillet
FÊTE DE LA FEDERATION 14 JUILLET 1790



JARE : "Askea" erderaz "Liberté" eta "Libre".

(...) jare adj. Askea, lokabea Gizona jare baita. Jare egin ninduen Jainkoak eta jare iraun nahi dut. Jare utzi (...).



Une naissance du 14 juillet Isidore Justin Séverin Taylor, baron Taylor.



homme baron romantique dramaturge philanthrope
PORTRAIT DU BARON TAYLOR
PAR FEDERICO DE MADRAZO



Né le 14 juillet 1789 à Bruxelles (Belgique) - Mort le 6 septembre 1879 à Paris 10ème arrondissement.

C'est un dramaturge, homme d'art et philanthrope français, pionnier du mouvement romantique.

Destiné à la carrière militaire, Isidore prépare l'Ecole polytechnique mais abandonne rapidement ses études et s'oriente vers le Collège de France, et suit les leçons d'art de Joseph-Benoît Suvée jusqu'au départ de ce dernier pour Rome, nommé directeur de l'Académie de France.

En 1813, Isidore s'engage dans l'armée et poursuit ses activités artistiques et littéraires pendant qu'il est lieutenant dans la Garde royale sous la Restauration.

Sa carrière militaire s'achève sur la campagne d'Espagne de 1823, durant laquelle il fait preuve d'une grande bravoure.

Il voyage beaucoup, parcourant le monde, l'Europe et surtout la France, collectionnant des oeuvres d'art pour les musées français, et fondant plusieurs associations pour aider les artistes et les écrivains.

En 1818, il entreprend la rédaction, avec Charles Nodier, d'une série de volumes sur différentes régions françaises, dont la publication s'étale sur 60 ans.

Dans les années 1820, Isidore écrit et traduit de nombreuses pièces pour le théâtre.

En juillet 1825, il est nommé commissaire royal de la Comédie-Française et, en moins de 5 ans, il en rétablit la prospérité et l'influence.

En mai 1825, Charles X lui donne le titre de baron.

D'avril 1831 à octobre 1838, il administre de nouveau la Comédie-Française, où on lui doit la renaissance du Mariage de Figaro.

Romantique convaincu, Isidore ouvre la porte au mouvement romantique et prend une part active à la "campagne des Hugolâtres".

Sa passion pour l'archéologie le conduit en Egypte pour acquérir des monuments.

Il est nommé, par ordonnance royale du 6 janvier 1830, commissaire du roi auprès du Pacha d'Egypte pour négocier la cession des obélisques de Thèbes.

Nommé inspecteur général des Beaux-Arts, en 1835, il est chargé par Louis-Philippe d'acquérir des tableaux en Espagne pour le musée du Louvre, en 1838.

En 1840, Isidore décide de créer une série d'associations de secours mutuels pour les artistes âgés, malades, sans ressources et sans aide.

En 1847, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts.

En août 1854, il épouse Théodora Louise Guido, avec laquelle il aura deux enfants.

En 1869, il est nommé sénateur du Second Empire.

Par lettres patentes, en mai 1870, Isidore est confirmé dans le titre de baron héréditaire.

En 1877, il est élevé au grade de grand officier de la Légion d'honneur.

Il meurt le 6 septembre 1879, à 90 ans.

Sa bibliothèque dramatique, comptant quelque 8 000 volumes, est dispersée aux enchères, à Paris, en 15 vacations, en novembre et décembre 1893.



homme baron romantique dramaturge philanthrope
BARON ISIDORE TAYLOR



Voici le proverbe du mardi 14 juillet 2026 :

URTE ASKO IZATEA ETA ASKO BIZI IZANA, BI DIRA.

Accumuler les années et les avoir bien vécues font deux.


pays basque autrefois vieille femme
VIEILLE FEMME BASQUE 1904
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE 14 JUILLET 1919 À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE

LE 14 JUILLET 1919 À BIARRITZ.


La fête nationale française, également appelée 14 juillet, est la fête nationale de la République française. C'est un jour férié en France.



pays basque histoire guerre victoire fête nationale
BAYONNE FÊTES DE LA VICTOIRE
27 JUILLET 1919




Voici ce que rapporta à ce sujet La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 15 juillet 

1919 :



"Biarritz. Le 14 Juillet à Biarritz.



La journée d'hier à Biarritz restera certainement dans la mémoire de tous ceux qui l'ont vécue. On peut dire que jamais notre ville n'a connu une aussi imposante manifestation, ni une aussi grande joie.



Nous avons donné hier un compte rendu forcément incomplet de cette fête mémorable. Nous avons publié en partie ou en entier, les principaux discours qui ont été prononcés au cours de la cérémonie du matin, à l'église Ste-Eugénie, à la Mairie et au cimetière. Demain nous publierons la fin du discours prononcé par M. le curé Larre.



Ce fut un défilé immense qui, vers dix heures, partit de la mairie pour le cimetière.



C'étaient les agents de police qui ouvraient la marche ; venaient ensuite : une escouade de sapeurs-pompiers en grande tenue ; les enfants des écoles communales et libres de Biarritz et de la Négresse, tenant chacun en main un bouquet ; les jeunes filles des écoles Jules-Ferry, de l'avenue des Pyrénées, de la Négresse, des écoles libres ; la Clique des Genêts d'Anglet ; l'Administration municipale et le Conseil municipal de Biarritz ; les consuls ; les fonctionnaires ; les officiers ; la Section des mutilés et réformés ; le groupe des combattants ; les blessés en traitement à Biarritz ; la colonie espagnole ; la Société de l'"Aiguille Biarrotte" ; la Section des Vétérans ; les Brancardiers volontaires ; l'Association des guide-baigneurs ; la Clique de la Société de Gymnastique la "Jeanne-d'Arc" ; la Bienfaisance mutuelle ; les employés de Biarritz-Bonheur ; la Société de St-Martin ; l'Association des Ouvriers réunis ; Mmes les infirmières ; la Société des Myosotis ; la Société de l'Espérance Amicale ; l'Association des Enfants de Biarritz ; la Mutuelle Hôtelière ; le Biarritz-Olympique et la Chorale.



Le défilé de toutes ces Sociétés et groupements constitués qui avaient offert une couronne pour les morts de la grande guerre, a duré plus d'une heure.



Après la cérémonie et les discours du cimetière, ce fut la dislocation, et la foule énorme qui avait accompagné le cortège jusqu'au champ de repos, se dispersa à travers les rues de la ville décorée et pavoisée.



L'après-midi. 



Le festival qui a eu lieu à 16 heures, au Jardin-Public, avec le concours des enfants des écoles communales (400 exécutants, fillettes et garçons) et de l'orchestre du Syndicat des Artistes musiciens de Biarritz, a été un véritable régal artistique.



Aussi, la foule qui entourait le kiosque pavoise aux couleurs françaises, a-t-elle manifesté son enthousiasme, après chaque audition, par de chaleureux applaudissements. L'orchestre remarquablement dirigé par M. G. Dutournier, a exécuté, avec brio : "Sambre-et-Meuse", de Planquette ; "Les Saltimbanques", de Ganne, et les accompagnements des choeurs d'enfants.



pays basque histoire guerre victoire fête nationale
CHANSON : LE REGIMENT DE SAMBRE-et-MEUSE



Toutes nos félicitations au talentueux chef et à ses excellents musiciens.



Sous la baguette experte de M. A. Rosenfeld qui a su choisir de très jolis morceaux, bien de circonstance, les enfants des écoles communales ont chanté d'une façon impeccable et avec un entrain endiablé, "La Revanche de 1870", de notre concitoyen M. Alfred Péria (première audition) ; "Le 249me", paroles de M. Nounez, musique du regretté compositeur M. Hamilton ; "Mlle la Victoire", délicieux choeur pour fillettes, de E. Poncin ; puis, la "Marseillaise" a terminé ce brillant festival.



pays basque histoire guerre victoire fête nationale
LA REVANCHE DE 1870
MUSIQUE D'ALFRED PERIA



Au nom de tous les auditeurs, nous adressons à tous ceux qui y ont pris part, chefs et exécutants, nos plus sincères remerciements.



La soirée.



Le soir, à 21 heures, place Sainte-Eugénie, une assistance prodigieusement nombreuse était venue entendre le concert donné par l'orchestre et par notre excellente Société de chanteurs, "Biarritz-Chorale", 120 exécutants, sous la direction de MM. Péria et Rosenfeld.



Nous avons applaudi, avec un réel plaisir, l'orchestre dirigé par M. Dutournier, qui nous a donné : "La Marche Lorraine", de Ganne ; "Cavalerie Légère", ouverture, de Suppé ; "Carmen", fragments symphoniques, de Bizet, et "Pomone", valse de concert, de Waldteufel.



Tous les exécutants, artistes dans toute l'acceptation du mot, se sont littéralement surpassés. Des bravos prolongés ont accueilli la fin de chaque morceau.



"Biarritz-Chorale", qui vient de se reconstituer il y a à peine huit jours, a chanté avec un mordant extraordinaire "La Revanche de 1870", marche de la Victoire, avec accompagnement d'orchestre, sous la direction toujours très active de l'auteur, M. Péria, son premier directeur.



L'oeuvre de M. Péria a un cachet patriotique bien établi qui ne nous étonne pas de la part de l'ancien président des Vétérans de 1870-71 ; il a mis toute son âme, toute son énergie et tout son talent dans cette belle composition dont le titre est certainement bien cher.



Les paroles adaptées sur la musique sont de M. Maurice Martin, notre excellent confrère de la "Petite Gironde", qui a su exprimer en vers splendides les sentiments du compositeur.



"La Revanche de 1870" fait grand honneur au musicien et au poète.



La foule des spectateurs a ovationné à plusieurs reprises le sympathique directeur de "Biarritz-Chorale".



Après l'audition par l'orchestre des hymnes alliées, les chanteurs et l'orchestre, sous la direction de M. Rosenfeld, ont clôturé cette manifestation artistique par la "Marseillaise" que le public a écoutée debout.



pays basque histoire guerre victoire fête nationale
CHANSON LA MARSEILLAISE



La partie musicale de cette grande journée nous a prouvé qu'il y a à Biarritz d'excellents éléments ; c'est pourquoi nous pensions qu'il y aurait lieu de reprendre, au plus vite, dans notre beau pays, la vie artistique d'avant-guerre, pour la plus grande satisfaction de nos hôtes et de notre population.



Nous avons déjà la Chorale et l'Orchestre, à quand la reconstitution, par la Mutuelle, de l'Harmonie des Enfants de Biarritz ?



Vers dix heures, un feu d'artifice a été tiré sur la Plage, et des feux de bengale multicolores ont été allumés sur les falaises, leur donnant un aspect des plus féériques.



La foule s'est ensuite dirigée vers la ville, ou sur la promenade de la plage."




(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 







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jeudi 14 août 2025

LE 14 JUILLET 1919 À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE (deuxième et dernière partie)

LE 14 JUILLET 1919 À BIARRITZ.


La fête nationale française, également appelée 14 juillet, est la fête nationale de la République française. C'est un jour férié en France.



pays basque histoire guerre victoire fête
BAYONNE FÊTES DE LA VICTOIRE
27 JUILLET 1919




Voici ce que rapporta à ce sujet La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 14 juillet 

1919 :



"Le 14 Juillet à Biarritz.



... Quand tout le cortège eut pénétré dans le champ de repos et que les couronnes et d'innombrables bouquets de fleurs eurent été déposé sur les tombes de morts pour la Patrie, M. Forsans, sénateur-maire de Biarritz, a prononcé le discours suivant :


"Messieurs,


En pénétrant aujourd'hui dans le Champ de repos où nous avons coutume de venir honorer ceux qui nous ont quittés, où, pendant la longue période de deuils et d'angoisses de la guerre, nous sommes venus nous incliner devant les tombes prématurément closes sur les héros morts pour la France, le souvenir reste encore gravé dans nos coeurs des solennités qui, pendant tant d'années ont conduit ici, en long cortège notre population toute entière.


La guerre alors accumulait hécatombes sur hécatombes ; elle fauchait la fleur de notre jeunesse ; la liste funèbre et glorieuse des héros tombés au Champ d'Honneur s'allongeait sans cesse. Là-bas, l'ennemi souillait le sol de la Patrie et le couvrait de ruines et de cadavres. Nos coeurs étaient cruellement meurtris, mais ils n'étaient pas abattus.


Ils sentaient que tous ces soldats qui tombaient pour la sainte cause proclamaient, par leur sacrifice même, l'indéfectible énergie d'une race qui ne peut pas, qui ne peut pas succomber, que les héros succéderaient au héros, que les sacrifices succéderaient aux sacrifices, mais que le jour viendrait qui devrait tout payer ; jour de salut, jour de gloire !



pays basque histoire guerre victoire fête
DRAPEAU FRANCAIS : 
VIVE LA FRANCE !

Et devant ces tertres nombreux, devant ces croix au pied desquelles reposent une partie d'entr'eux, devant ces édifices commémoratifs qui évoquent toute la phalange de ceux qui ont payé de leur sang le salut de la Patrie, de la Liberté, de la Civilisation, j'exprimais, à pareille heure, il y a un an, la foi qui nous animait et dans laquelle nous puisions le réconfort et à vous tous, les vaillants et les martyrs, je disais : "Nous reviendrons, nous reviendrons les bras chargés des lauriers de la Victoire". Et voici qu'aujourd'hui je puis clamer au milieu de vous, de vous toujours vivants en nos coeurs, les paroles suprêmes : "Vous êtes les grand vainqueurs. L'ennemi a reculé, l'ennemi a capitulé, l'ennemi a signé à Versailles l'aveu de ses crimes et de sa défaite, la Paix est revenue ; les hontes du passé sont abolies ; l'Alsace et la Lorraine nous sont rendues ; la France, votre France, est plus grande qu'elle n'a jamais été. Vous êtes vengés ; vous êtes récompensés ; soyez glorifiés à jamais !


A l'heure où je parle, la France entière, que dis-je ? le monde entier porte sa pensée sur le plus sublime spectacle de l'Histoire. Sous l'Arc de Triomphe élevé au siècle dernier à la Gloire de la Grande Armée, défile, aujourd'hui, dans une apothéose sublime une armée plus glorieuse que celle des soldats de l'An II et des soldats du Premier Empire, une armée si grande que l'immense monument ne semble plus à sa taille, celle qui a vaincu deux fois sur la Marne, qui s'est immortalisée sur l'Yser et à Verdun, celle qui, il y aura demain un an, livrait, de Nieuport à Belort, cette gigantesque bataille de plus de trois mois, dont chaque journée eut son bulletin de victoire.


Cette apothéose est la vôtre, à Vous, les Grands Morts de la Patrie, vous qui survivez si magnifiquement par votre oeuvre, vous dont la mémoire sacrée durera plus que tous les monuments humains et sera bénie en nos coeurs de générations en générations."



pays basque histoire guerre victoire fête
DRAPEAU FRANCAIS
VIVE LA FRANCE !

M. Down, vice-consul d'Angleterre à Biarritz, prononça les quelques mots suivants :


"En assistant ce matin à cette pieuse cérémonie, permettez moi, Monsieur le Maire, de vous dire un simple mot :


"C'est que nous sommes réunis ici, pour rendre hommage aux nobles Soldats Français, morts pour la Patrie et, en ce grand jour de la célébration de la Victoire, nous portons nos pensées vers eux, car ils sont ici, devant nous, pour vivre éternellement dans nos mémoires, sachant que le sacrifice de leur vie a été fait, pour la Gloire de la France, des pays alliés et pour la paix des futures générations.


Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de saluer en votre personne, les glorieux Poilus Français à qui toutes les nations doivent leur reconnaissance."



M. Bourcier, président de l'Union Nationale des Combattants, prit ensuite la parole en ces termes :


"C'est avec une profonde émotion que je viens, au nom de l'U. N. C. vous saluer, ô nos chers camarades.


En ce jour où toute la France est debout pour célébrer votre Victoire, notre pensée toute entière va vers vous, nos anciens compagnons.


Aujourd'hui, le Jour de Gloire est arrivé et grâce à votre sublime sacrifice, la France rayonne sur le monde entier, ébloui par votre nom immortel, ô Poilus !


Vous avez donné à notre France tant aimée le meilleur de vous-même. Mais avant de tomber, vous l'avez grandie. Vous avez haussé son nom au-dessus des gloires les plus pures. Vous avez fait rayonner sur la Patrie la beauté divine du plus noble idéal.


Vous, qui avez marché avec nous, coude à coude et le front haut sous la mitraille, ou qui obscurément avez rempli votre devoir dans la tranchée boueuse, vous qui êtes tombés face à l'ennemi, vous nous avez montré la route qu'il nous faut suivre pour que notre victoire soit complète.


Dormez tranquilles ô nos Morts Vénérés !


Comme vous nous en avez donné l'exemple au front, nous resterons unis pendant la paix et nous qui sommes restés debout, nous tous, fils de la même Patrie, tous frères de la Grande Famille des Combattants, nous ne laisserons pas s'éteindre le flambeau de vie que vous nous avez confié en mourant.


Nous serons les gardiens de ce dépôt précieux et sacré que vous avez sauvé de la ruine et de la mort et le premier de nos devoirs est celui de défendre et protéger tous ceux pour lesquels votre disparition fait de ce jour de Victoire, de joie et d'allégresse, un jour aussi de deuil.


Vous tous nos héros de la Marne et de l'Yser, de la Champagne et de l'Aisne, de la Somme et de l'Argonne, et vous aussi qui reposez au fond des océans, écoutez le frémissement de nos coeurs.


Puissiez-vous revivre quelques instants et sentir la ferveur dont nous sommes animés pour que votre sacrifice ne soit pas vain et que vos âmes constamment en communion directe avec les nôtres nous dictent à toute heure notre devoir.


Nous voulons que de tous ces champs ensanglantés jaillissent les gerbes plus fécondes de nos énergies qui referont une France toujours plus belle et plus aimée et dont le nom sera l'étoile flamboyante, guide de l'Humanité."



Sous la direction de M. Rosenfeld, les enfants des Ecoles communales ont chanté un air patriotique et l'orchestre du Syndicat des Musiciens de Biarritz a exécuté, sous la baguette de M. Dutournier, un morceau de circonstance.



Mme Claverie-Clouzet a chanté deux couplets de la "Marseillaise" dont le refrain a été repris en choeur, puis la cérémonie a pris fin."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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lundi 14 juillet 2025

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 14 JUILLET 2025 SAINT CAMILLE ET SAINT BONIFACE - FÊTE NATIONALE FRANÇAISE - JARE

 


PROVERBE DU 14 JUILLET 2025 (SAINT CAMILLE) (SAINT BONIFACE) (FÊTE NATIONALE FRANÇAISE) (JARE).


CAMILLE : Camille naît le 25 mai 1550 à Bucchianico (Italie).



religion catholique saint sainte camille
14 JUILLET SAINT CAMILLE DE LELLIS

A Saint-Jacques de Rome, Camille de Lellis, infirmier,  s'indigne de la détresse morale des malades et fonde à leur intention l'institut des clercs réguliers ministres des infirmes (ou Camilliens).

Protecteur - avec Jean de Dieu - des hôpitaux et des malades, Camille est devenu le saint patron des infirmiers.

Camille meurt le 14 juillet 1614 à Rome.

Camille de Lellis est béatifié en 1742 et canonisé en 1746 par le pape Benoit XIV.




religion catholique saint sainte camille
14 JUILLET SAINT CAMILLE DE LELLIS


BONIFACE : Boniface de Cantorbéry ou Boniface de Savoie.



religion catholique saint sainte boniface savoie
14 JUILLET SAINT BONIFACE DE SAVOIE


Né vers 1207 et mort le 18 juillet 1270, Boniface est un prélat savoyard qui fut évêque de Belley (Ain) de 1232 à 1241, puis archevêque de Cantorbéry (Kent, Angleterre) de 1241 à 1270.

Boniface est le neuvième enfant du comte Thomas 1er de Savoie et de Marguerite-Béatrice de Genève.

Il commence sa carrière ecclésiastique dans le monastère fondateur de la Grande Chartreuse.

En 1259, il occupe la régence du royaume d'Angleterre en l'absence d'Henri III.

Il est béatifié en 1839 par le pape Grégoire XVI, en même temps que Louise de Savoie.


Voici ce que rapporta à son sujet La Gazette de France, le 8 mars 1897 :

"Le B. Boniface de Savoie (XIIIe siècle).

A propos de la réception à l’Académie Française du galant homme et de l’aimable écrivain qui est le marquis de Costa de Beauregard, on a beaucoup parlé en l’honneur de la Savoie. L’Eglise fête le 13 mars un de ses fils, le B. Boniface, de la Maison Royale de Savoie, fils de Thomas Ier. C’était le prince le plus accompli et le plus bel homme de son temps. Il ne s’en retira pas moins du monde, entra dans l’ordre de Saint Bruno et fit profession à la grande Chartreuse. Son ambition était de vivre ignoré. Mais on violenta sa modestie en le nommant au prieuré de Nantua et bientôt, tant il avait montré de maturité et de sa gesse, à l’archevêché de Cantorbéry. Les guerres et autres calamités de ces temps malheureux avaient porté le dérèglement à son comble jusque dans les monastères. Par sa prudence, sa fermeté et son exemple, Boniface parvint à corriger tous les abus. De graves discussions ayant éclaté en Sa voie pendant la minorité du successeur d’Amédée IV, le saint archevêque accourut et rétablit la bonne harmonie. Il possédait pleinement la confiance d'Innocent IV et du roi d’Angleterre Henri III. Son corps déposé dans l’abbaye de Haute-Combe fut trouvé sans corruption près de trois siècles après sa mort. Ce fait, joint à plusieurs miracles mit en grande vénération son tombeau. Les armées révolutionnaires le détruisirent en 1792. Mais, en 1811, le roi de Sardaigne fit rétablir le tombeau et rendit l’abbaye à son ancienne destination."



FÊTE NATIONALE FRANÇAISE : la fête nationale française, également appelée 14 juillet, est la fête nationale de la République française et un jour férié en France.

Elle a été instituée par la loi Raspail du 6 juillet 1880, pour commémorer la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, symbole de la fin de la monarchie absolue, ainsi que la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l'union de la Nation.

La loi ne mentionne pas quel est l'événement commémoré : "La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle."




france fête nationale 14 juillet
FÊTE DE LA FEDERATION 14 JUILLET 1790



JARE : "Askea" erderaz "Liberté" eta "Libre".

(...) jare adj. Askea, lokabea Gizona jare baita. Jare egin ninduen Jainkoak eta jare iraun nahi dut. Jare utzi (...).




Une naissance du 14 juillet Aristide Boucicaut.



paris bon marché belleme guerin boucicaut
PORTRAIT D'ARISTIDE BOUCICAUT 1875
PAR WILLIAM BOUGUEREAU


Né le 14 juillet 1810 à Bellême (Orne) - Mort le 26 décembre 1877 à Paris 7ème arrondissement.

C'est un entrepreneur et homme d'affaires français.

Fondateur en 1852 à Paris du premier grand magasin, Au Bon Marché, il est le pionnier du commerce moderne et son exemple sera rapidement copié en France et à l'étranger.

Aristide commence sa carrière commerciale comme simple commis chapelier dans la boutique paternelle à Bellême qu'il quitte, en 1828, pour suivre comme associé un marchand de bonneterie ambulant.

En 1829, il s'installe à Paris entraînant avec lui son ami René-Nicolas Liger, vendeur de tissus sur les marchés de Normandie qui le suivra dans ses futures entreprises.

En 1834, il entre, comme jeune vendeur dans le magasin de nouveautés au Petit Saint-Thomas, rue du Bac à Paris.

En 1835-1836, il fait la connaissance de Marguerite Guérin, venue elle aussi à Paris de sa Bourgogne natale et qui tient à son compte une crèmerie-gargote, un "bouillon".

En octobre 1838, Aristide épouse Marguerite Guérin, avec laquelle il aura un fils.

En 1839, il est embauché dans la mercerie des frères Videau, mercerie nommée "Au Bon Marché".

En 1852, il s'associe avec les frères Videau pour constituer une nouvelle société, la SNC "Videau frères et Aristide Boucicaut", avec 4 rayons et une douzaine d'employés, pour exploiter la maison de nouveautés Au Bon Marché, 22-24 rue de Sèvres.

Soutenu par son épouse Marguerite, il se montre entrepreneur et novateur : il ambitionne de créer un vaste magasin moderne où tout doit favoriser la consommation féminine.

En janvier 1863, avec de l'argent emprunté à Henri Maillard, pâtissier ayant fait fortune à New York, Aristide rachète les parts de ses associés pour 1 million et demi de francs.

La transformation et l'extension du Bon Marché se poursuivent avec d'importantes acquisitions foncières.


paris bon marché belleme guerin boucicaut
ARISTIDE BOUCICAUT AU BON MARCHE


Le premier chantier de construction du magasin s'effectue de 1869 et 1872 et est mené par l'architecte Jean-Alexandre Delaplanche.

En août 1871, il est élu Maire de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

En 1872, le couple Boucicaut entreprend, sur des plans des architectes Louis-Auguste et Louis-Charles Boileau, la construction des bâtiments qui existent encore aujourd'hui.

Les travaux se réalisent jusqu'en 1887 par tranches successives en même temps que les acquisitions foncières, la surface finale du magasin atteignant finalement 52 800 m2.

La Maison Boucicaut va développer une stratégie commerciale moderne innovante et la société fait aussi preuve de préoccupations sociales, telles que la fermeture du magasin le dimanche, une cantine en 1872, une assistance médicale, des congés payés etc...

Son fils Anthony-Aristide est associé à la direction du grand magasin et le chiffre d'affaires s'accroît de manière très importante au fil des années, avec, en 1877, un chiffre d'affaires de 72 millions et 1 788 employé(e)s.

La transformation du magasin est un énorme succès et le Bon Marché devient une véritable institution commerciale et un modèle international.

Aristide Boucicaut meurt le 26 décembre 1877, à 67 ans.



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MONUMENT POUR ARISTIDE BOUCICAUT
61 BELLEME


Après sa mort, son fils, gravement malade depuis quelque temps déjà, assure la direction du Bon Marché, mais il meurt le 18 octobre 1879.

Marguerite Boucicaut, veuve et sans descendant, dirige alors l'entreprise pendant 10 ans, avec l'assistance des anciens collaborateurs de son mari.

Par son testament du 16 décembre 1886, elle désigne l'Assistance publique des hôpitaux de Paris comme légataire universel er elle prévoit de nombreux legs.



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MAGASIN AU BON MARCHE PARIS


Voici le proverbe du lundi 14 juillet 2025 :

LAXTER GEIGO EGITEN DIK DABILEN BAREAK, ERBI GELDIAK BAÑO.

Limace se pressant va plus vite que lièvre flânant.



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COURSE DE MARATHON
LE PETIT JOURNAL



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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