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mardi 4 août 2026

UNE EXPROPRIATION FORCÉE À HAUX EN SOULE AU PAYS BASQUE EN 1849

UNE EXPROPRIATION FORCÉÀ HAUX EN 1849.


Le Code Civil, dans son texte du 19 mars 1804, dans son article 2204 indique que le créancier peut poursuivre l'expropriation, 1° des biens immobiliers et de leurs accessoires réputés immeubles appartenant en propriété à son débiteur ; 2° de l'usufruit appartenant au débiteur sur les biens de même nature.





pays basque soule expropriation justice 1849
BONJOUR DE 64 HAUX
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien L'Eclaireur des Pyrénées, le 3 août 1849 :



"Etude de Me Basterreix, avoué à St-Palais.



Vente par expropriation forcée.



Par procès-verbal du sieur Jean-Baptiste Duthurburu, huissier, à la résidence de Tardets, en date du vingt-cinq mai 1849, visé le même jour par MM. les maires de Licq-Atherey et Haux, enregistré et transcrit au bureau des hypothèques de Saint-Palais, le neuf juin suivant, Jeanne Arrasté, ménagère, demeurant et domiciliée à Tardets, a fait procéder :


Au préjudice de 1° Joseph Aguerret, cultivateur, demeurant et domicilié à Haux ; Thérèse Aguerret et Caliste Anchen, conjoints, cultivateurs, demeurants et domiciliés à Menditte ; lesdits frère et soeur Aguerret, pris comme cohéritiers de feue Jeanne Nougué, veuve Aguerret, leur mère ; 3° de Pierre Irigaray ; 4° de Pierre-Bidart Goyhenx, cultivateurs, demeurants et domiciliés à Laguinge-Restoue ; ceux-ci pris comme tiers détenteurs d'immeubles ayant appartenu à feue Marie Etchecopar, à la saisie des immeubles dont la désignation suit, telle qu'elle a été insérée audit procès-verbal de saisie.



pays basque soule expropriation justice 1849
EGLISE 64 HAUX
PAYS BASQUE D'ANTAN



§ 1er. Immeubles saisis au préjudice de Pierre Irigaray et Pierre-Bidart Goyhenx.


1° La moitié de la grange appelée Arolagainartia, à la prendre du côté du levant, construite en mur de pierre et terre, couverte en bardeaux et chaume, ayant sa façade du levant, d'où elle est éclairée ; l'étable par une porte charretière à deux battants, châssis en bois et le fenil par une ouverture servant à y introduire le foin. Elle confronte du couchant à l'autre moitié de la grange appartenant au sieur Costes fils, de Licq, et des autres horizons à prairie ci-après saisie dans l'intérieur de laquelle elle se trouve ; elle a une superficie d'environ trente centiares. Dans la même prairie existent les murailles d'une cabane ou hutte sans toiture et ayant la porte d'entrée du couchant.


2° Une pièce de terre appelée Arolagainartia, dont environ vingt-deux ares quarante centiares en broussaille et le reste en pré, ayant une contenance approximative de cent quinze ares quarante centiares, confrontant du levant à pâture ci-après saisie et à terres d'Eyheramendy, du couchant et du nord à terres dudit Costes, de Licq, et du nord à terres des héritiers d'Etchebers, d'Atherey.


3° Une autre pièce de terre en nature de pâture et fougeraie, du même nom que la précédente, contenant environ soixante et un ares trente-cinq centiares, confrontant du levant et du nord à terres d'Eyheramendy, du couchant à la précédente pièce, et du midi à terre du même Costes.


Les immeubles ci-dessus désignés sont situés à Licq-Atherey, canton de Tardets, département des Basses-Pyrénées, juridiction du tribunal civil de première instance séant à Saint-Palais ; ils sont jouis par les parties saisies susnommées et imposés à la matrice cadastrale de ladite commune de Licq-Atherey pour un revenu de huit francs soixante-dix centimes, ainsi que cela appert de l'extrait de ladite matrice inséré audit procès-verbal de saisie.



pays basque soule expropriation justice 1849
AMITIES DE 64 HAUX
PYS BASQUE D'ANTAN




§2. Immeubles saisis sur la tête de Joseph Agueret et les conjoints Caliste. Lesdits immeubles situés à Licq-Atherey.


1° Une grange construite en mur de pierre et terre, couverte en bardeaux, ardoises et chaume, ayant sa façade du couchant, d'où elle est éclairée par une porte charretière à deux battants, châssis en bois ; laquelle donne jour au fenil et par où on y introduit le foin. Elle confronte du couchant à terre vigne ou cour, et des autres horizons à pré ci-après saisi, dans l'enceinte duquel elle se trouve.


2° Un autre petit bâtiment également construit en pierres et terre, et couvert en bardeaux. Il est éclairé du couchant par une petite porte en bois à un battant, châssis en bois, et du nord par une lucarne. Il confronte du couchant à ladite terre vague ou cours, et des autres horizons à terre pré, qui sera saisi à l'article troisième. Ces deux bâtiments ont, avec la petite cour qui en dépend et qui est attenante à celle du sieur Elichabe, de Laguinge, une superficie d'environ trois ares ; ladite cour qui est aussi saisie, confronte du couchant au surplus de la cour dudit Elichabe, du levant auxdits bâtiments saisis.


3° Une pièce de terre en nature de pré, de contenance d'environ un hectare soixante-quatorze ares dix centiares, appelée Etchegaraya, confrontant du levant à terre de Sallaber, d'Atherey, du nord à chemin d'exploitation, du couchant à terre d'Elichabe de Laguinge, à ladite cour, du midi au pré Arribehautepia ci-après saisi.


4° Une autre pièce de terre en nature de pré, ayant un peu de broussaille au levant, appelé Arribehautepia, de contenance d'environ un hectare soixante-sept ares trente centiares, confrontant du nord à la précédent pièce, du couchant à pré d'Elichabe de Laguinge, et du midi à terre d'Eliçabe, de Licq-Atherey, chemin d'exploitation entre.


5° Une autre pièce de terre en nature, appelée Uthury-Handia, confrontant du couchant à prairie du même nom ci-après saisie, du nord et du levant à terre de Salaber, d'Atherey, et du midi audit pré Arribehautepia déjà saisi. Elle a environ quarante et un ares quatre-vingt centiares de circonférence.


6° Une autre pièce de terre en nature de bois et pâture, du même nom que la précédente à laquelle elle est contiguë, de contenance approximative de trente-quatre ares quarante centiares, confrontant à terre de Bidart-Barbier aîné, d'Atherey, chemin d'exploitation entre, du levant à la précédente pièce, et du midi à pré d'Etchegaraya déjà saisi, chemin d'exploitation entre, 


7° Une autre pièce de terre, autrefois châtaigneraie, aujourd'hui pâture, connue sous le nom d'Uthury-Charra, de contenance d'environ vingt-trois ares, confrontant du levant à terre dudit Bidart-Barbier, du nord et du couchant à terre du sieur Aguer, instituyeur, et du midi à terre dudit Eliçabe. Lesdits immeubles sont jouis et exploités par ledit Joseph Agueret et sa famille, et sont situés à Licq-Atherey, canton de Tardets, département des Basses-Pyrénées, juridiction du tribunal civil de Saint-Palais, et susceptibles de produire un revenu annuel de vingt-quatre francs dix centimes, d'après l'extrait de la matrice inséré au procès-verbal de saisie.



pays basque soule expropriation justice 1849
MULTIVUES 64 HAUX
PAYS BASQUE D'ANTAN



§3. Immeuble saisi au préjudice desdits frère et soeur Agueret, situé à Haux.


8° Une pièce de terre fougeraie et pâture, appelée Soguia, de contenance d'environ un hectare trente et un ares, confrontant du nord à pâture d'Ereçarreco, de Haux, et des autres horizons à terre commune, dudit lieu.


Cette pièce de terre est située à Haux, canton de Tardets, troisième arrondissement du département des Basses-Pyrénées, et portée sur la matrice cadastrale de ladite commune pour un revenu d'un franc dix-huit centimes, d'après l'extrait de la matrice de cette commune, inséré au procès-verbal de saisie.



La vente des immeubles désignés dans les trois paragraphes qui précèdent, sera poursuivie et faite devant le susdit tribunal de Saint-Palais.



Le cahier des charges a été lu et publié à l'audience des criées dudit tribunal de Saint-Palais, le vingt-sept juillet mois courant, et l'adjudication définitive a été fixée et aura lieu à l'audience des criées du même tribunal de Saint-Palais, le vendredi trente et un août (1849), à dix heurs du matin, en trois lots, sur les mises à prix, savoir :


1° Pour le premier lot composé des immeubles compris et désignés dans le paragraphe premier ci-dessus, de cent cinquante francs ;


2° Pour le second lot composé des immeubles compris et désignés dans le paragraphe second ci-dessus, de trois cents francs ;


3° Pour le troisième lot composé de la pièce désignée au paragraphe trois ci-dessus, de cinquante francs, et en outre aux clauses et conditions du cahier des charges.



Me Laurent Basterreix, avoué licencié, demeurant à Saint-Palais, est chargé des poursuites et a été constitué à cet effet pour la poursuivante, qui élit domicile en son étude audit lieu de Saint-Palais.


Saint-Palais, le trente et un juillet 1849.


Basterreix.


Enregistré à Saint-Palais, le premier août 1849, f° 55, c. 2 ; reçu un franc, décime dix centimes.

Rives."




(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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mercredi 11 septembre 2024

COUPES DE BOIS EN PAYS DE MIXE AU PAYS BASQUE EN JUIN 1849 (deuxième et dernière partie)

 

COUPES DE BOIS EN PAYS DE MIXE EN 1849.


En Basse-Navarre, le bois de Mixe est une forêt syndicale de 655 hectares peuplée d'une grande variété d'essences d'arbres.



pays basque basse-navarre bois économie agriculture
BLASON D'ARRAUTE-CHARRITTE
BASSE-NAVARRE D'ANTAN
Par Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5533049




Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien L'Eclaireur des Pyrénées, le 11 juin 1849 : 



"Nous lisons dans l'Observateur quelques détails rectificatifs des exagérations auxquelles avait donné lieu le soulèvement du 31 mai à St-Palais.



L’administration forestière avait fait procéder illégalement à l’adjudication d'une coupe, à l’insu des principales communes intéressées, c’est-à-dire sans avoir fait précéder cette mesure des publications et apposition d’affiches exigées par la loi. Ces communes protestèrent immédiatement contre la validité d'une pareille adjudication, en soutenant d'ailleurs que toute exploitation devait être suspendue, ainsi que cela avait été convenu pour les exercices 1847 et 1848, jusqu’à ce que l’administration eût statué sur une demande en partage, qui avait été formée commune par commune, de toutes les landes et forêts indivises du pays de Mixe, et sur les modifications ou changements à introduire au système d’aménagement de la forêt. Il y avait donc double motif d’abstention ; mais l’adjudicataire, membre du conseil municipal de St-Palais, fort de son droit et de l’utilité de son marché avantageux sans concours sérieux, et les agents forestiers enhardis du silence et de l’appui probable de l’autorité, persistèrent dans l’exécution de la loi, c’est-à-dire de l’adjudication ; et de leur côté, les communes pétitionnaires déclarèrent hautement et ouvertement qu’elles s'opposeraient à toute entreprise frauduleuse ou arbitraire de la part du prétendu adjudicataire et des agents forestiers. C’est ainsi, en effet, qu’environ 600 propriétaires cultivateurs se rendirent en forêt plus ou moins armés, pour empêcher, le cas échéant, une coupe désastreuse et une violation flagrante de la loi. L’adjudicataire, avec un grand nombre d’ouvriers étrangers, était déjà sur les lieux, en expectative ; mais il se retira très sagement, et la propriété fut respectée. Il est vrai de dire que les esprits étaient naturellement montés ; mais il est faux qu’il y ait eu ni rébellion, ni crime, ni délit ; et l’on ne pense pas que la justice qui informe puisse trouver d’autres coupables que certains instigateurs réactionnaires qui ont des rancunes à exercer contre des électeurs démocrates influents qui se sont fait remarquer, aux élections brûlantes du 13 mai, par leur républicanisme austère et leur attachement inébranlable à la cause républicaine.



Quoi qu’il en soit, les autorités de St-Palais (dîtes blanches par les citoyens des campagnes) se sont alarmées de l’agitation des esprits. Elles ont cru à une insurrection imminente de tous les rouges (ils sont en majorité, les rouges, dans le pays basque), et sur un rapport du procureur du roi de la République et à la suite d’une délibération prise d’urgence, par notre célèbre conseil municipal de St-Palais, quatre compagnies des 40e et 54e sont arrivées in subito sur les lieux ; et nous voilà en une sorte d’état de siège à la grande satisfaction des aubergistes et des débitants de tabac — tout le monde applaudit et les soldats fraternisent avec le peuple : c’est un bonheur ; mais on dit que les deux compagnies du 54e doivent nous quitter le 9 du courant. Tant pis."




(Source : Bois de Mixe / Amikuzeko oihana - En Pays Basque (en-pays-basque.fr) et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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dimanche 11 août 2024

COUPES DE BOIS EN PAYS DE MIXE AU PAYS BASQUE EN JUIN 1849 (première partie)

COUPES DE BOIS EN PAYS DE MIXE EN 1849.


En Basse-Navarre, le bois de Mixe est une forêt syndicale de 655 hectares peuplée d'une grande variété d'essences d'arbres.



pays basque basse-navarre bois économie agriculture
BLASON D'ARRAUTE-CHARRITTE
BASSE-NAVARRE D'ANTAN
Par Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5533049



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien L'Eclaireur des Pyrénées, le 4 juin 1849 : 



"On nous écrit de l’arrondissement : 


"Les communes d'Orègue, de Beyrie, d’Amorots, d’Arraute, de Masparraute, de Béguios et quelques autres voisines de notre arrondissement, ont, le jeudi 31 mai, fait une démonstration qui aurait pu avoir les plus funestes conséquences si, en raison même de son importance, elle n’avait rendu toute opposition impossible. Ces communes font partie des trente qui sont propriétaires par indivis de tout le vaste ténement connu sous le nom de bois de Mixe. Chaque année, avec l’assentiment d'un syndicat délégué, sous sa surveillance et pour le profil commun, l’administration forestière vend aux enchères publiques, à la sous-préfecture de Mauléon, une certaine partie de bois taillis.




Le produit de cette vente devrait, aux termes du droit commun, être partagé au marc le franc entre les communes propriétaires ; mais comme il suffit à peine à acquitter les charges, telles que les émoluments des gardes forestiers, les contributions, etc., on n’en peut faire une répartition quelconque, d’où un mécontentement général et la demande par les communes de rentrer dans la jouissance exclusive de leurs droits respectifs en faisant cesser l’indivision. Depuis longtemps déjà cette question est pendante sans qu’on lui ait donné ou qu’on soit même encore prêt à lui donner la solution qu’on en attend.



Le 1er mai dernier eut lieu à Mauléon, comme d'usage, la vente aux enchères d’une coupe de bois sur une étendue de dix hectares, territoire d’Orègue. Cette vente, on ne sait pourquoi, n'avait pas été, comme toujours, précédée de publications et d’affiches dans les communes intéressées. Il en résulta les conjectures les plus fâcheuses et contre le syndicat, qui jouissait auparavant d’une confiance illimitée des populations mixaines, et contre l'administration elle-même ; les communes se crurent dupées, lésées dans leurs intérêts et résolurent de combattre cette duplicité par des moyens énergiques.



Les adjudicataires de la coupe sus-relatée firent commencer jeudi dernier l’exploitation de leur bois ; mais vers midi les communes les plus voisines, représentées par cinq cents hommes armés de bâtons et de fusils, maires et adjoints en tête, vinrent s’opposer à l’abattage du bois et enjoignirent aux entrepreneurs et aux ouvriers, par toutes sortes de menaces, de cesser cette exploitation, dont elles contestaient la validité. Bon gré malgré il fallut obtempérer car un semblant de résistance eût amené de grands malheurs. Les entrepreneurs se bornèrent donc à constater dans un procès-verbal qu’ils n’avaient cédé qu'à la force. 



Le maire d’Arraute ne s’étant pas, comme ses collègues des environs, rendu au bois de Mixe pour y afficher ostensiblement sa part d’opposition, plusieurs individus allèrent l’arracher de chez lui et, après l’avoir maltraité, battu même, lui firent signer un écrit où il affirmait que son absence du lieu de la scène n'était pas une protestation et qu’il n’en partageait pas moins les sentiments qu’on venait de manifester si énergiquement au nom des communes intéressées.



Cela fait, et fières de leur facile succès, ces populations allèrent célébrer leur triomphe de la journée dans les auberges d’Arraute et lieux voisins ; des groupes nombreux et répétés parcouraient le soir la route de Saint-Palais avec les indices non équivoques d’une animation qui pouvait bien avoir sa source ailleurs que dans les dissertations plus ou moins savantes de leurs droits."



A suivre...



(Source : Bois de Mixe / Amikuzeko oihana - En Pays Basque (en-pays-basque.fr) et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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jeudi 10 mars 2022

UNE VENTE PAR EXPROPRIATION FORCÉE À LARRAU EN SOULE AU PAYS BASQUE EN 1849

UNE VENTE PAR EXPROPRIATION FORCÉE À LARRAU EN 1849.


De tous temps, ont existé des expropriations par voie de justice.



pays basque soule
LARRAU STE ENGRACE 18EME SIECLE
PAYS BASQUE D'ANTAN

 




Voici ce que rapporta à ce sujet le journal L'Eclaireur des Pyrénées, le 5 octobre 1849 :



Annonces et avis divers.



Etude de Me Basterreix, avoué à St-Palais.



Vente expropriation forcée. 


Par procès-verbal du ministère du sieur Jean-Baptiste Duthurburu, huissier, à la résidence de Tardets, en date des quatre et cinq juillet mil huit cent quarante neuf, visé ledit jour cinq juillet par M. le maire de la commune de Larrau, enregistré et transcrit au bureau des hypothèques le vingt-cinq dudit mois de juillet : 1° Dorothée Jauréguy, veuve de Michel Arriche, agissant comme ayant été commune en biens avec son dit mari ; 2° Bernard , 3° et Marianne Arriche, ses enfants, agissant comme héritiers de leur père, tous cultivateurs, demeurant et domiciliés à Larrau, ont fait procéder :



Au préjudice de Joseph Basterreix, cultivateur, demeurant et domicilié à Larrau, à la saisie des immeubles dont la désignation suit, telle qu’elle a été insérée audit procès-verbal de saisie :


1° Une maison construite en pierres, chaux et sable et couverte en fardeaux. Elle est composée d’un rez-de-chaussée, d’un premier étage et d’un galetas. Elle est éclairée du couchant, savoir : le rez-de-chaussée par deux portes à un battant chaque, ayant l’une le châssis en pierre et l’autre en bois ; par une croisée garnie de barreaux de fer, avec contrevent, et par une petite croisée avec volets intérieurs, avec châssis en pierre, ainsi que la précédente ; le premier étage, par cinq croisées avec contrevents et volets, châssis en pierre ; du midi le galetas par une croisée châssis en bois; du levant le rez-de-chaussée par deux petites croisées et deux mentaux, châssis en bois ; le premier étage par trois croisées, châssis en pierre, dont deux avec contrevents ; du nord, le rez-de-chaussée par une porte charretière à deux battants, châssis en pierre, et le premier étage par une croisée à deux ventaux ; elle est surmontée au couchant par une cheminée en mur de pierre, chaux et sable ;


2° Une petite cour fermée par une barrière et en mur, au nord de ladite maison. Ces maison et cour confrontent dans leur ensemble : du levant à jardin ci-après saisi, du midi à chemin public, et des autres horizons à la voie publique ; elles ont une superficie d’environ deux ares soixante centiares ;


3° Une autre maison construite en mur de pierre, terre, chaux et sable, et couverte de fardeaux. Elle est composée d’un rez-de-chaussée, d’un premier étage et d’un galetas et éclairée du midi : le premier étage par deux lucarnes garnies de barreaux de fer ; du couchant, le rez-de-chaussée par une porte à deux battants, châssis en pierre ; le premier étage, par une croisée avec volets et châssis en bois, et le galetas par une croisée à deux vantaux, châssis en bois ; du midi, le rez-de-chaussée par deux lucarnes dont l'une à deux barreaux de fer et l’autre à un barreau en bois avec volets, et le premier étage par deux croisées, châssis en pierre, avec volets. Elle confronte : du levant à champ de M. Basterreche de Larrau, du nord à chemin, du couchant à voie publique, et du midi à jardin ci après saisi ; elle a une superficie d’environ soixante centiares ;


pays basque autrefois soule
PLACE PRINCIPALE LARRAU SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN


4° Un jardin potager fermé en mur maçonné, de contenance d’environ trois ares dix centiares, confrontant : du levant audit champ de Basterreix, du midi à chemin, du couchant aux maisons et cours saisis sous les nos 1, 2 et 3, du nord à l’autre maison ;


5° Une pièce de terre en nature de pré, de contenance de vingt-six ares quatre-vingts centiares, confrontant : du levant à terre d’Etchecopar Miquele, du nord à terre dudit Basterreche, du couchant à terre de Quihiliry Barneix, et du midi à terre de Larrandaburu-Aussusqui ; elle est connue sous le nom de Elgueondoux ;


6° Une autre pièce de terre, de contenance d’environ trente-et-un ares vingt centiares, appelée Eyharseberrico-Peça, dont environ deux ares soixante-dix centiares en pré et le reste en labourable, confrontant : du levant à terre de Queheillaber, du midi à chemin public, du couchant à terre d’Etcheber Cadet et du nord à terre d’Althabe-Bourg ;


7° Une autre pièce de terre en nature de pré, appelée Manchola, ayant une contenance approximative de vingt-trois ares, confrontant : du levant à terre d’Uthurralt, du midi à chemin, du nord et du couchant à terre de Jaurgoyhen-Etcheverry ;



pays basque autrefois fontaine soule
FONTAINE LARRAU SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



8° Une autre pièce de terre en nature de labourable, appelée Curutchiaco-Elguia, de contenance d'environ huit ares soixante-dix centiares, confrontant : du levant à terre de Larrandaburu Aussusqui, du midi à chemin vicinal et du couchant à terre d’Etcheber-Bourg.


9° Une autre pièce de terre en nature de labourable, de même nom que la précédente, de contenance d’environ six ares quatre-vingts centiares. Elle confronte : du midi à chemin public, du levant à terre ci-après saisie, du nord à terre d’iribarne et du couchant à terre d’Uthurralt ;


10° Une autre pièce de terre en nature de pré, de contenance d’environ quatorze ares quatre-vingts centiares, également appelée Manchola ; elle confronte : du couchant à la précédente pièce , du midi à chemin, du levant et du nord à terre d’iribarne ;



pays basque autrefois hôtel soule
HOTEL DESPOUEY LARRAU SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



11° Une grange appelée Guérepiaco-Borda, dépendant du cordar appelé Lacsague et en assez mauvais état. Elle est couverte en fardeaux et construite en murs de pierre et terre. Elle a sa façade au nord, d'où elle est éclairée : l’étable par une porte charretière à deux battants, châssis en bois, et le fenil par une croisée à deux contrevents servant à y introduire le foin. Elle confronte dans son ensemble à la pièce de terre ci-après saisie, dans l'enceinte de laquelle elle se trouve ; elle a une superficie d’environ cinquante centiares ;


12° Une autre pièce de terre de contenance approximative de cent cinquante-huit ares, dont environ vingt six ares en bois taillis et broussaille et le reste en pré, confrontant : du nord à terre d’Etchegaren , du couchant et du midi à terre d’Etchalus, et du levant à chemin d’exploitation. Elle est connue sous le nom de Laxague ;


13° Une autre pièce de terre en nature de bois taillis, de contenance d’environ quatre-vingt seize ares quatre-vingt dix centiares, confrontant : du nord à terre d’Etchegaren, du couchant à terre de Basterreche, du midi à terre de Hatchondo-Ordeneche et du levant à terre déjà saisie ;



pays basque autrefois soule
LARRAU SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



14° Une autre pièce de terre appelée Eyharseberria, en nature de pâture, de contenance d’environ vingt-deux ares soixante centiares, confrontant : du nord à terre de Basterreche, du couchant à ruisseau, du midi à terre de Jaurgayhen-Etcheverry et du levant à terre de Larrory ;


15° Une autre pièce de terre en nature de pâture, appelée Arrasporro, de contenance d’environ dix huit ares. Elle confronte du levant à terre de Larrory, du couchant et du midi à terre de Carricaburu :


16° Une autre pièce de terre en nature de pré, de même nom que la précédente, de contenance d’environ vingt-huit ares dix centiares, confrontant : du levant à terre de Basterreche, du midi à terre de Carrère, dit Etchegoyhen, du couchant à terre de Larrory et du nord à terre de Basterreche ;


17° Une autre pièce de terre appelée Belchia, de contenance approximative de soixante cinq ares, dont environ huit ares en taillis et le reste en pré et pâture, confrontant : du nord et du couchant à chemin, du midi à terre de Hatchondo, et du levant à terre de ce dernier ;


pays basque autrefois soule
VUE GENERALE LARRAU SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



18° Une autre pièce de terre en nature de fougeraie et pâture, appelée Larrepia, de contenance d’environ cinquante trois ares cinquante centiares, confrontant : du levant à terre pâture de Penin, du midi et du couchant à terre de Hatchondo et du nord à terre d’Uthurralt.



Les immeubles ci dessus désignés sont situés dans ladite commune de Larrau, canton de Tardets, arrondissement de Mauléon, département des Basses-Pyrénées, juridiction du tribunal civil de première instance, séant à Saint-Palais ; ils appartiennent audit sieur Joseph Basterreix et sont jouis et exploités par lui et sa famille, à l’exception de la maison saisie à l’art. 3 et d'une parcelle de jardin à la prendre du côté occidental, qui sont jouis par le fils du saisi on ne sait à quel titre. Les mêmes immeubles sont imposés à la matrice cadastrale de ladite commune de Larrau pour un revenu de trente-cinq francs quatre vingt sept centimes, d’après l’extrait inséré au procès-verbal de saisie.



La vente des immeubles sera poursuivie el faite devant ledit tribunal de Saint-palais.




pays basque autrefois soule
LARRAU SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Le cahier des charges a été lu et publié à l’audience des criées dudit tribunal de Saint-Palais, le vingt et un septembre mois courant, et l’adjudication définitive a été fixée et aura lieu à l’audience des criées dudit tribunal de Saint-Palais, le Vendredi Neuf Novembre Prochain (1849), à dix heures du matin, sur la mise à prix de cinq cents francs.



Me Laurent Basterreix, avoué licencié, demeurant à Saint-Palais, est chargé des poursuites et a été constitué à cet effet par les poursuivants qui élisent domicile en son étude, audit lieu de Saint-Palais.


Saint Palais, le vingt deux septembre 1849.


L. Basterreix. 


Enregistré à Saint-Palais, le vingt cinq septembre 1849, f° 124, Ce 1re ; reçu un franc décime dix centimes.


Rives."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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