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mercredi 17 janvier 2024

ARNAUD OYARÇABAL UN BASQUE FORTUNÉ ORIGINAIRE DE SAINT-PALAIS EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS

ARNAUD OYARÇABAL DE SAINT-PALAIS.


Arnaud Oyarçabal fait partie de ces quelques Basques qui ont fait fortune ("Amerikanoak") en émigrant en Amérique.



emigracion vasca barco pais vasco
BATEAU DE L'EMIGRATION
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que raconta à son sujet le journal Bi-mensuel Gazette des Successions, le 8 octobre 1887 :



"Un Basque bien fortuné.



On annonce le retour à Saint-Palais d'un Basque qui a su réaliser en Amérique une fortune prodigieuse. Il se nomme Arnaud Oyarçabal, et voici en quelques lignes son odyssée :


Parti à l'âge de six ans (en 1836) avec son père, brave et très pauvre maçon de l'une des communes voisines de Saint-Palais. Oyarçabal a passé les années de sa jeunesse dans la pénurie la plus profonde, au point que son père, qui exerçait la profession (parfois lucrative dans ces parages) de laitier, mourut après vingt années de lutte incessante et désespérée contre les privations de toute sorte, sans avoir eu la suprême consolation de revoir son cher Pays Basque. A sa mort, Arnaud Oyarçabal s'offrit comme domestique chez un riche propriétaire d'un village situé aux environs de Buenos-Ayres, fut agréé et ne tarda pas à gagner la confiance de son maître par la vivacité de son intelligence et sa scrupuleuse probité.



Le riche américain étant mort dans l'impénitence finale, faites excuse dans le célibat, toute sa fortune passa, grâce à un testament fort en règle, à son domestique qui eut l'heureuse audace de la consacrer toute entière à l'acquisition peu onéreuse à cette époque, d'immenses steppes ou pampas, situées entre les fleuves Paraguay et Salado et par lui revendues depuis à un prix seize fois supérieur en moyenne.



On s'expliquera aisément ainsi que la fortune de hardi spéculateur dépasse trente millions, argent français, comme il l'atteste lui-même, très modestement d'ailleurs, dans une de ces plus récentes lettres.



Oyarçabal veut revoir les lieux qui le virent naître et va chercher à s'établir dans une localité à proximité du chemin de fer pour y passer ses derniers jours. Bonne chance et longue vie !"



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

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