mardi 17 octobre 2017

1937 ANNÉE NOIRE POUR LICQ-ATHEREY (LIGI ATEREI) EN SOULE AU PAYS BASQUE


1937 FUT UNE ANNÉE NOIRE POUR LICQ-ATHEREY (LIGI ATEREI) EN SOULE.


En janvier, le feu ravageait le village et en octobre des fortes crues l'inondait.




pays basque 1900
LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce qu'en rapporta la presse locale et la presse nationale :

  • La Gazette de Château-Gontier, dans son édition du 31 janvier 1937 rapporta :

"Le village de Licq-Atherey (Basses-Pyrénées) a été en grande partie détruit par un incendie qui, ayant éclaté dans une boulangerie, s’est communiqué à plus de 20 maisons et à l’église; tous les pompiers des environs furent appelés, mais l’eau manquait et on dut se borner à tenter d’épargner certaines habitations."


  • La Petite Gironde, le 10 février 1937 poursuivit :

"Appel pour les sinistrés de Licq-Atherey. Le 24 Janvier, en quelques heures, le feu ravageait le petit village basque de Licq-Atherey. Les assurances et les secours de première urgence accordés par le gouvernement ne suffiront pas à couvrir les pertes subies par les familles si douloureusement éprouvées. Le comité régional d’aide aux sinistrés de Licq fait appel a la solidarité des lecteurs de la "Petite Gironde" et implore une aide prompte et généreuse. Prière d’adresser les souscriptions, soit au président, docteur Constantin (chèques postaux Bordeaux n. 15004), soit au trésorier, M. Vincent Péés, notaire (chèques postaux Bordeaux n, 4845). Par avance, merci."



pays basque autrefois
PONT LICQ-ATHEREY 1937
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
ROUTE LICQ-ATHEREY 1937
PAYS BASQUE D'ANTAN

  • L'Humanité, le 5 octobre 1937, informa :

"Après l'incendie de janvier dernier la région basque de Licq-Atherey est inondée.

Sept ponts emportés. Deux usines arrêtées. La prairie transformée en radeaux de gazon.  Des villages isolés. Des autos enlisées. 

Des pluies torrentielles doublant le lit de la rivière "Saison" sont à l'origine de ce brusque malheur.

Après le feu, l'eau vient de ravager, la région de Licq-Atherey dans le pays basque. Cette commune paisible avait, en effet, en janvier dernier, éprouvé un sinistre important. Sept maisons, avec leur mobilier, des granges et du cheptel avaient été détruites par un formidable incendie qui avait causé pour plus de 700 000 francs de dégâts. 

Licq-Atherey reprenait peu à peu sa vie lorsque, la nuit dernière, un nouveau désastre est venu jeter la terreur parmi la population.

La pluie qui a fait rage durant toute la journée dans le département, avait grossi considérablement un affluent du gave de Pau, "Le Saison", très encaissé dans cette région montagneuse, qui emporta un pont, construit depuis deux ans à peine, et se répandit furieusement dans la vallée.

Les routes de Sainte-Engrace et de Tardets-Sorholus sont ravinées, aussi le passage est-il rendu très difficile. Des jardins ont été emportés, deux granges ont été détruites.

Le flot menace Alo-Sibas.

"Le Saison", qui a doublé son lit en largeur, s'est transformé en un torrent charriant des pierres, des planches, des poutres, des troncs d'arbres, ce qui peut faire craindre des dégâts plus importants encore. La route, qui est coupée, est envahie par l'eau et la vase. A Laguinge-Restoue, deux automobilistes ayant voulu s'avancer sur la route, ont dû s'enfuir en abandonnant leurs voitures enlisées.

Les ponts de Larrau et de Haux ont été emportés, le pont de Lichans-Sunharry est impraticable.

De véritables radeaux de gazon sont charriés par le flot furieux attestant ainsi que des prairies ont été emportées. 

En tout sept ponts ont été emportés par les eaux. Deux usines sont arrêtées. 

Larrau et Haux sont complètement isolés et l'on ne peut savoir ce qu'il advient des habitants."



pays basque 1900
LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque 1900
LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque 1900
LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN




pays basque 1900
LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque 1900
LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN



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LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque 1900
LICQ-ATHEREY
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pays basque 1900



PAYS BASQUE 1900
LICQ-ATHEREY
PAYS BASQUE D'ANTAN

  • La Petite Gironde, dans son édition du 5 octobre 1937, informa également :

"Dans les Basses-Pyrénées, la haute vallée du Saison est dévastée par une crue subite du gave grossi par les pluies.

En quelques heures, des ponts sont emportés et des routes détruites, des maisons s’écroulent et une femme est noyée. 

Après le feu, les eaux. L’agreste vallée du Saison vient dêtre encore durement éprouvée, cotte fois par une crue du gave qui n envahi scs deux rives, emporté plusieurs ponts, renversé des maisons. 

A Licq-Atherey, notamment, les dégâts sont considérables. Plus considérables, dit-on. que ceux de l’incendie qui ravagea la commune il y a quelques mois. Fort heureusement, les victimes sont rares et à l’heure actuelle on ne compte qu’un noyé, un octogénaire de Mauléon, dont le nom n’est pas connu et qui a été entraîné par les eaux dans des circonstances non encore déterminées 

C’est l’abondance des pluies qui a provoqué cette crue catastrophique. Par bonheur, les eaux ne montèrent qu’avec une lenteur relative, ce qui permit de prendre assez de précautions pour sauver les personnes. 

Dimanche, vers 17 heures, on vit le Saison gonfler et atteindre la cote dangereuse. Deux heures plus tard, on ne pouvait plus douter de l'importance du péril qui planait sur la vallée. Entre 11 heures et minuit, les eaux atteignirent leur maximum, puis baissèrent assez vite, mais elles laissaient un pays dévasté. 

Lundi, la pluie persiste, fine et tenace. Des verts coteaux dévalent d’innombrables ruisselets qui courent au gave et se perdent dans ses eaux tumultueuses et jaunâtres. Dans les prairies, de larges flaques s’étalant loin du lit ordinaire indiquent l’importance de la crue. Une épaisse couche de limon recouvre les champs et les vignes et par endroits la route elle-même. Cette couche, en certains points, atteint trente centimètres d’épaisseur. Des arbustes déracinés et entraînés par le flot sont allés échouer à l’aventure avec d’autres épaves également saisies par le courant, à un kilomètre de Licq-Atherey. Le pont voûté de Licq-Atherey a disparu, il n’en reste que les culées peu visibles et nul ne se douterait que le torrent, hier encore, était enjambé en cet endroit par un pont de quarante mètres. Plus près de Licq, la route est encore obstruée par des pierres, de la houe et de l’eau. Une ou deux automobiles qui tentent de forcer le passage s’en tirent de justesse.

Et la pluie qui ne cesse de tomber. 

Le brouillard qui noie un paysage charmant d’ordinaire ajoute a la désolation que reflète aussi le visage des rares personnes par lesquelles on apprend toute l'étendue du sinistre. 

On s’efforce de mettre un peu d’ordre dans ce chaos et de rétablir les communications avec les localités de la haute vallée complètement isolées. 

Résumons les destructions que le Saison vient de mettre a son actif.

Sur le territoire de la commune de Haux, trois ponts sur quatre ont été emportés. Sur le chemin de grande communication de Saint-Engrace. un pont est détruit et il y a sur la route une brèche de trente mètres. La passerelle suspendue de Laguinje, le pont métallique de Tardets sur le chemin d’I.C. 47 sont emportés. 

A Licq, cinq maisons et des granges sont déteintes. Deux d’entre elles, les maisons Ergoyhen et Bordachar, envahies par les eaux dimanche, vers 19 heures, furent évacuées à temps. Près de Tardets, les maisons Capdevielle et Baratçabal étaient aussi cernées pur le flot. 

A minuit 45, le pont d’Alos cédait à son tour et presque aussitôt commençait la décrue. 

Le reste de la nuit s’écoula dans l'angoisse pour les malheureux sinistrés. 

Entre Tardets et Mauléon, toutes les usines riveraines du Saison ont souffert, et en particulier celle de MM. Bessonat et Cherbero, où l’on fabriqua les sandales. 

Au pont de Menditte, les eaux ont creusé une large excavation dans la voûte. A Mauléon, l'inquiétude fut grande et l’on signale, notamment, la perte de deux automobiles, appartenant à M. Larrat, entraînées d'un garage ainsi que 2 000 litres d'essence. Comme nous l’avons dit, on a un mort à déplorer dans la ville : celle d'une femme non identifiée, âgée de 84 ans. 

Dans la soirée de lundi, le Saison qui avait à un moment dépassé de trois mètres le maximum resté fameux de 1875, roulait toujours ses eaux à grande vitesse, mais il tendait à réintégrer son lit."



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