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lundi 1 septembre 2025

LA DÉCOUVERTE D'UNE PIÈCE D'OR ROMAINE DU 4EME SIÈCLE À ARNÉGUY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1931

UNE PIÈCE D'OR DE VALENTINIEN 1ER À ARNÉGUY EN 1931.


Valentinien 1er (Flavius Valentinianus), né en 321 et mort le 17 novembre 375, est un empereur de l'Antiquité tardive, régnant de 364 à 375, et résidant principalement à Trèves.




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PIECE D'OR VALENTINIEN



Voici ce que rapporta à ce sujet, J. -B. Daranatz, dans le Bulletin de la Société des Sciences, Lettres 

& Arts de Bayonne, en janvier 1933 :



"Un Valentinien d'or du IVe Siècle à Arnéguy.



Le sol du Pays Basque a été semé de bronzes romains de toutes les époques de l'Empire, depuis Jules César et Auguste, un demi-siècle avant Jésus-Christ, jusqu'à Justinien, soit jusqu'au milieu du VIe siècle et au delà.



En établissant un relevé minutieux des monnaies romaines trouvées aux quatre coins de l'Eskual-Herria : Irun, Hendaye, Ciboure, Saint-Pée-sur-Nivelle, Sare, Itxassou, Baïgorry, Banca, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Jean-le-Vieux, Hasparren, Briscous, Saint-Pierre-d'Irube, Bayonne, Bergouey, Ahetze, (Barcus et Lecumberry (celtibériennes)), on parvient à un total d'une soixantaine d'empereurs romains et d'impératrices, dont les monnaies ont été éparpillées ou enfouies au Pays Basque, et dont la collection devrait orner le Musée Basque de Bayonne, si riche à tant d'autres titres, au point de vue régional.



La découverte d'un Valentinien d'or à Arnéguy nous ramène au IXe siècle. Par un passage de la Notitia dignitatum imperii, écrite sous le règne d'Honorius (384-423), nous savions que Lapurdum (ou Bayonne) était à l'époque, la résidence de la cohorte de Novempopulanie : In Provincia Novempopulana tribunus cohortis Novempopulanae Lapurdo.




On avait déjà vu surgir du sol basque, comme monnaies du IVe siècle, des pièces de Constance Chlore (292-306), Constantin I (306-337), Licinius (307-324), Constantin II (337-340), Magnence (349-353), Julien l'Apostat (360-363), Théodose (379-385), Maxime César Germanique (383-388). Point de Valentinien.



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PIECE DE MONNAIE
MAXIME CESAR GERMANIQUE



Valentinien II, fils de Valentinien 1er, gouverna l'empire romain de l'an 375 à 392. Aucune pièce à son effigie n'avait été signalée jusqu'ici dans nos régions. Une de ses monnaies d'or apparaît à l'instant.



Avant de décrire la trouvaille d'Arnéguy, le dernier village français du canton de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur la voie de Valcarlos et de Roncevaux, à l'extrémité de la Basse-Navarre, il convient de rappeler les découvertes antérieures, dans la même région.



A Lecumberry, il y a quelque 35 ans, un dépôt de monnaies celtibériennes, dans la propriété Etcheaintzin, sur une hauteur. On transformait une prairie en champ de labour, lorsqu'un profond labourage mit à jour un pot de terre contenant 7 pièces de monnaies en bronze, identiques, à la même effigie. C'était des Ontzan, portant à l'avers une tête barbue à droite, et au revers un cavalier au galop à droite, armé d'une épée et coiffé d'un casque plat avec visière. La légende du revers se lit Hontzan. Ces pièces ont de 2 200 à 2 400 ans d'âge.



A Baïgorry, on a découvert des monnaies frappées au temps du triumvirat d'Octave, Antoine et Lépide, l'an 43 avant J. - C.



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PIECE D'OR MARC-ANTOINE LEPIDE

Vers 1906, un gendarme de Baïgorry déterrait, en piochant son jardin, une pièce d'argent, en état parfait de conservation, et portant l'effigie de Tibère César, fils du divin Auguste. A la 14ème année de son règne mourut Jésus-Christ. Pour arriver ainsi à fleur de terre, cette pièce aurait-elle été détachée, au contact du soc de la charrue, d'un trésor renfermé dans un pot de terre ?



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PIECE EN BRONZE TIBERE 8-10

En 1887, grâce à un profond labour dans un champ d'Herlaxia, à Baïgorry, apparut un denier d'or de Vitellius, empereur (69), parfaitement conservé, à fleur de coin, et qui est la propriété de M. Eug. Etcheverry, de Saint-Jean-Pied-de-Port.



A Okilamberroa, de la même commune de Baïgorry, n'a-t-on pas aussi exhumé plusieurs pièces romaines ?



En 1883, on trouva à Saint-Jean-le-Vieux, près d'un monument, une médaille romaine.



Mme Mareins, de Moncayolle, a possédé une pièce d'or à l'effigie de Nerva et de Trajan (98), recueillie dans les environs de Saint-Jean-Pied-de-Port.



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PIECE DE BRONZE TRAJAN

Aujourd'hui, une monnaie d'or nous est signalée et communiquée d'Arnéguy. C'est une pièce, dite solidus, de Valentinien II, empereur romain (375-392), et qui mourut à l'âge de 20 ans, assassiné par le général Arbogaste.



Elle porte l'effigie du buste diadémé et drapé de ce prince, avec cette légende : DN VALENTINIANVS IVN P F AVG (Dominus noster Valentinianus junior pius felix Augustus). Notre seigneur Valentinien le jeune, pieux, heureux, Auguste.



Au revers : VICTORIA AVGG (Victoria Augustorum). La victoire des Augustes. Valentinien II et Gratien (fils de Valentinien I) assis, soutenant un globe ; entre eux une victoire.



En exergue : TROBT (Treveris Obryzum Tertia (officina)). Atelier de Trèves, 3e officine. Obryzum signifie or pur ou de première qualité.



Cette pièce, à fleur de coin, pèse quatre grammes cinq décigrammes, en or pur ; elle offre le module des pièces de dix centimes de 1929, au quart de leur épaisseur.



Elle était seule.



L'empereur Valentinien II honorait de son amitié S. Ambroise de Milan et S. Martin de Tours.



La découverte de cette pièce, en 1931, est due à Mlle Marie Bidonde d'Arnéguy, sous un monceau de pierres, en plein champ, entre les maisons Enautenea et Hamallau, du côté de Valcarlos. Ce Valentinien est maintenant la propriété de notre collaborateur, M. Pierre Dop, de Saint-Jean-de-Luz.



On sait que, pour passer du pays de Cize en Haute-Navarre, le meilleur chemin et le plus ordinaire, tant en hiver qu'en été, est celui de Saint-Jean-Pied-de-Port à Arnéguy, dernier village de Basse-Navarre, d'où, après avoir passé la rivière, on entre dans le territoire de Valcarlos, en Haute-Navarre, éloigné de Roncevaux de deux lieues ; de l'abbaye de Roncevaux, il n'y a plus qu'un quart de lieue jusqu'à Burguete, où l'on prend le chemin de Pampelune par Subiry.



D'Arnéguy à Roncevaux, des cimes élevées bornent la vue et forment un cirque grandiose où s'étagent, en un beau désordre, des forêts de hêtres touffus ; çà et là, à certaines heures, de nombreuses et blanches buées, semblables à des nuages égarés et épars, voltigent et montent lentement ; sur la gauche, apparaissent d'abord les coteaux d'Ondarolle, puis de hautes montagnes, vertes, nues, rocheuses, striées de filets d'argent qui vont s'abîmer en eaux rapides, au fond des ravins où grondent les torrents.



La voie qui longe ces ravins fut l'un des chemins ordinaires des armées romaines et des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle."



(Source : Wikipédia et Numista et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)






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dimanche 3 août 2025

"L'ENTREVUE D'ARNÉGUY" EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN JUIN 1946

"L'ENTREVUE D'ARNÉGUY" EN 1946.


Le 29 avril 1946, est votée par le Conseil de Sécurité de l'ONU, la résolution 4, qui décide de procéder à des enquêtes complémentaires dans le but de définir si la situation en Espagne (sous le régime franquiste) conduit à un désaccord entre nations et menace la paix mondiale.



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VUE AERIENNE D'ARNEGUY EN 1947
PAYS BASQUE D'ANTAN





Voici ce que rapporta au sujet d'une rencontre entre Républicains Espagnols et Franquistes, à 

Arnéguy, en juin 1946, la presse locale et nationale, dans plusieurs éditions :



  • Le Journal de Biarritz et de la Côte Basque, le 6 juin 1946, sous la plume de Paul Cazeaux :

"A Arnéguy, sur la frontière espagnole, des ministres du gouvernement Franco ont rencontré un délégué du cabinet Giral.




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JOSE GIRAL EN 1946



Ecoeurés par la répression antirépublicaine ils veulent "lâcher" le Caudillo.

(De notre envoyé spécial).



Arnéguy est un tout petit village du Pays Basque, situé très exactement sur la frontière franco-espagnole. C'est là que deux ministres du gouvernement du général Franco viennent d'avoir une entrevue avec un représentant du cabinet Giral.

Entrevue sensationnelle, puisqu'il s'agit en fait, d'une manoeuvre politique destinée à renverser le Caudillo et d'éviter à l'Espagne une nouvelle révolution.



C'est tout à fait par hasard que nous avions eu vent de cette entrevue ; elle avait, du reste, été retardée jusqu'après les élections françaises.



Ce n'est certainement pas sans mal que nous avons pu joindre les deux ministres franquistes, mais l'un d'eux a bien voulu nous donner une interview.



"A l'heure actuelle, nous a-t-il déclaré notamment, le Conseil de Sécurité va prendre une décision vis-à-vis de l'Espagne franquiste. Nous serons probablement placés à l'index du monde jusqu'au jour où, exsangue, nous serons forcés de capituler. A ce moment-là, moi qui vous parle, je serai probablement considéré par mes compatriotes de la même façon que vous, Français, jugez vos ministres vichyssois depuis la Libération. Et pourtant, nous voulons tout faire pour éviter à l'Espagne une nouvelle révolution. Nous attendions le résultat des élections françaises pour agir, car nous savions que notre pays pouvait tout craindre, jusques y compris la guerre en cas de victoire communiste. 


Nous avons l'impression aujourd'hui, et ce sentiment est généralement partagé dans notre pays, que le risque de guerre est écarté. Et nous sommes là pour résoudre pacifiquement la question espagnole. Mon ami et moi-même avons tenu à entamer des pourparlers officieux pour l'instant, et sans mandat du général Franco, avec nos compatriotes républicains exilés en France.


Ce que nous voulons avant tout, c'est éviter à l'Espagne le risque d'une guerre civile ou internationale.



— Croyez-vous arriver à un accord ?


J'en suis personnellement persuadé, convaincu que nos camarades exilés tiendront compte de l'aide que nous leur aurons apportée et que je peux qualifier de décisive.



— Combien de temps pourra-t-il s'écouler entre la chute de Franco et l'instauration du nouveau régime ? Des troubles se produiront-ils à l'intérieur du pays ?


 Nous avons tout envisagé. Je pourrais vous tracer un parallèle historique, mais je n'y tiens guère. Sachez seulement que Franco n'en a plus maintenant pour bien longtemps. Les Anglo-Américains sont prêts à le lâcher s'ils savent que l'instauration du nouveau régime peut se faire sans effusion de sang. Seuls des Espagnols n'ayant jamais quitté l'Espagne peuvent réussir cette tâche, d'autant plus que le peuple espagnol tout entier ne tient guère à prendre prétexte de sa "libération" pour semer la panique et les troubles dont il serait le premier victime. Les mesures nécessaires sont prises.


— Et les prisonniers politiques ?


Nous avons tout préparé pour que leur vie soit sauvegardée et que, libérés, leur joie ne devienne pas un élément de trouble.

En un mot, vous pouvez assurer le peuple de France et nos voisins Basques que l'Espagne "retardataire" a évolué et qu'elle saura se joindre au concert des nations démocratiques sans verser le sang ou inquiéter qui que ce soit. Essentiellement catholique, mais aimant comme vous-mêmes Français, la liberté, elle prendra toutes ses précautions pour éviter ce que l'on appelle "le péril rouge", tout en rétablissant en Espagne un régime républicain qui lui permettra de concilier et ses conceptions morales et l'avenir économique et social du pays.



Après ces déclarations, les deux ministres espagnols, dont nous nous sommes engagés à respecter l'anonymat, ont regagné l'Espagne, non sans nous assurer une dernière fois de la sympathie qu'ils portent au peuple de France et de l'espoir qu'ils nourrissent de le voir redevenir le grand ami du peuple espagnol."



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ARNEGUY
PAYS BASQUE D'ANTAN



  • le journal Combat, le 7 juin 1946 :



"Deux ministres de Franco seraient venus en France pour y rencontrer un représentant du gouvernement Giral.


Biarritz, 6 Juin. — Le "Journal de Biarritz" annonce ce soir que deux membres du gouvernement Franco ont rencontré à Arnéguy, en territoire français, un représentant du gouvernement Giral.

Un collaborateur de ce Journal, M. Paul Cazeaux déclare avoir interviewé un des ministres espagnols, dont il s'est engagé à respecter l'incognito.



"Du fait de la décision du Conseil de Sécurité, aurait dit le ministre à M. Cazeaux, nous serons sans doute mis à l'index du monde, puis contraints de capituler.


Je serai probablement jugé par mes compatriotes de la façon dont vous, Français, jugez vos ministres vichyssois depuis votre libération. Pourtant, je désire tout faire pour éviter à l'Espagne une nouvelle révolution.


Nous attendions, aurait ajouté le ministre espagnol, le résultat des élections françaises pour agir, car nous savions que notre pays pouvait tout craindre, jusques et y compris la guerre, en cas de victoire communiste.


Nous avons l'impression, aujourd'hui, que ce sentiment est généralement partagé, que le risque de guerre est écarté, et nous sommes là pour résoudre pacifiquement la question espagnole.


En un mot, vous pouvez assurer le peuple de France que l'Espagne retardataire a évolué et qu'elle saura se joindre au concert des nations démocratiques sans verser de sang ou inquiéter qui que ce soit."



(La délégation du gouvernement d'Euzkadi à Bayonne déclare tout ignorer de l'entrevue qui aurait eu lieu à Arnéguy et ne pouvoir, par conséquent, ni démentir ni confirmer l'information du "Journal de Biarritz". Dans les milieux républicains espagnols de Paris, on estime que cette information est dénuée de fondement, tous les ministres du gouvernement Giral se trouvant actuellement, soit à Paris, soit au Mexique.)



"Voulez-vous que je reste au pouvoir ?" demanderait Franco par référendum.



Une haute personnalité espagnole de droite, qui vient d'arriver en France, a déclaré : 

"Il semble bien établi que si, sous la pression de l'opinion mondiale, Franco se sentait enfin dans l'obligation d'abandonner le pouvoir, il ne prendrait pas cette décision avant d'en appeler au peuple espagnol par la voix d'un référendum.


Mais, contrairement à l'opinion généralement répandue dans le monde, ce n'est pas sur sa préférence pour le régime républicain ou monarchiste que serait consultée la nation espagnole, mais plus simplement sur cette question que poserait Franco : "Voulez-vous, oui ou non, que je reste au pouvoir ?"



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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mardi 20 août 2019

UNE ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA À ARNÉGUY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1834


LE CHOLÉRA À ARNÉGUY EN 1834.


En mars 1832, une épidémie de choléra frappe la France. La Basse-Navarre au Pays Basque est touchée par cette épidémie en 1834.

lundi 18 mars 2019

ARNÉGUY ET VALCARLOS À LA FRONTIÈRE NAVARRAISE AU PAYS BASQUE EN 1931 (deuxième et dernière partie)


ARNÉGUY ET VALCARLOS EN 1931.


A la fin de l'année 1930, la situation politique est compliquée en Espagne, suite à la démission du général Primo de Rivera en janvier 1930.

mercredi 6 février 2019

LE ROI D'ESPAGNE DON CARLOS À ARNÉGUY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1876


LE ROI D'ESPAGNE À ARNÉGUY EN 1876.


Pendant la troisième guerre carliste (1872-1876), nombreux furent les carlistes à se réfugier au Pays Basque Nord.

lundi 13 août 2018

À VALCARLOS EN NAVARRE ET ARNÉGUY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN DÉCEMBRE 1930

DES DEUX CÔTÉS DE LA FRONTIÈRE NAVARRAISE EN 1931.


A la fin de l'année 1930, la situation politique est compliquée en Espagne, suite à la démission du général Primo de Rivera en janvier 1930.