Le 29 avril 1946, est votée par le Conseil de Sécurité de l'ONU, la résolution 4, qui décide de procéder à des enquêtes complémentaires dans le but de définir si la situation en Espagne (sous le régime franquiste) conduit à un désaccord entre nations et menace la paix mondiale.
VUE AERIENNE D'ARNEGUY EN 1947 PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta au sujet d'une rencontre entre Républicains Espagnols et Franquistes, à
Arnéguy, en juin 1946, la presse locale et nationale, dans plusieurs éditions :
Le Journal de Biarritz et de la Côte Basque, le 6 juin 1946, sous la plume de Paul Cazeaux :
"A Arnéguy, sur la frontière espagnole, des ministres du gouvernement Franco ont rencontré un délégué du cabinet Giral.
JOSE GIRAL EN 1946
Ecoeurés par la répression antirépublicaine ils veulent "lâcher" le Caudillo.
(De notre envoyé spécial).
Arnéguy est un tout petit village du Pays Basque, situé très exactement sur la frontière franco-espagnole. C'est là que deux ministres du gouvernement du général Franco viennent d'avoir une entrevue avec un représentant du cabinet Giral.
Entrevue sensationnelle, puisqu'il s'agit en fait, d'une manoeuvre politique destinée à renverser le Caudillo et d'éviter à l'Espagne une nouvelle révolution.
C'est tout à fait par hasard que nous avions eu vent de cette entrevue ; elle avait, du reste, été retardée jusqu'après les élections françaises.
Ce n'est certainement pas sans mal que nous avons pu joindre les deux ministres franquistes, mais l'un d'eux a bien voulu nous donner une interview.
"A l'heure actuelle, nous a-t-il déclaré notamment, le Conseil de Sécurité va prendre une décision vis-à-vis de l'Espagne franquiste. Nous serons probablement placés à l'index du monde jusqu'au jour où, exsangue, nous serons forcés de capituler. A ce moment-là, moi qui vous parle, je serai probablement considéré par mes compatriotes de la même façon que vous, Français, jugez vos ministres vichyssois depuis la Libération. Et pourtant, nous voulons tout faire pour éviter à l'Espagne une nouvelle révolution. Nous attendions le résultat des élections françaises pour agir, car nous savions que notre pays pouvait tout craindre, jusques y compris la guerre en cas de victoire communiste.
Nous avons l'impression aujourd'hui, et ce sentiment est généralement partagé dans notre pays, que le risque de guerre est écarté. Et nous sommes là pour résoudre pacifiquement la question espagnole. Mon ami et moi-même avons tenu à entamer des pourparlers officieux pour l'instant, et sans mandat du général Franco, avec nos compatriotes républicains exilés en France.
Ce que nous voulons avant tout, c'est éviter à l'Espagne le risque d'une guerre civile ou internationale.
— Croyez-vous arriver à un accord ?
— J'en suis personnellement persuadé, convaincu que nos camarades exilés tiendront compte de l'aide que nous leur aurons apportée et que je peux qualifier de décisive.
— Combien de temps pourra-t-il s'écouler entre la chute de Franco et l'instauration du nouveau régime ? Des troubles se produiront-ils à l'intérieur du pays ?
—Nous avons tout envisagé. Je pourrais vous tracer un parallèle historique, mais je n'y tiens guère. Sachez seulement que Franco n'en a plus maintenant pour bien longtemps. Les Anglo-Américains sont prêts à le lâcher s'ils savent que l'instauration du nouveau régime peut se faire sans effusion de sang. Seuls des Espagnols n'ayant jamais quitté l'Espagne peuvent réussir cette tâche, d'autant plus que le peuple espagnol tout entier ne tient guère à prendre prétexte de sa "libération" pour semer la panique et les troubles dont il serait le premier victime. Les mesures nécessaires sont prises.
— Et les prisonniers politiques ?
— Nous avons tout préparé pour que leur vie soit sauvegardée et que, libérés, leur joie ne devienne pas un élément de trouble.
En un mot, vous pouvez assurer le peuple de France et nos voisins Basques que l'Espagne "retardataire" a évolué et qu'elle saura se joindre au concert des nations démocratiques sans verser le sang ou inquiéter qui que ce soit. Essentiellement catholique, mais aimant comme vous-mêmes Français, la liberté, elle prendra toutes ses précautions pour éviter ce que l'on appelle "le péril rouge", tout en rétablissant en Espagne un régime républicain qui lui permettra de concilier et ses conceptions morales et l'avenir économique et social du pays.
Après ces déclarations, les deux ministres espagnols, dont nous nous sommes engagés à respecter l'anonymat, ont regagné l'Espagne, non sans nous assurer une dernière fois de la sympathie qu'ils portent au peuple de France et de l'espoir qu'ils nourrissent de le voir redevenir le grand ami du peuple espagnol."
ARNEGUY PAYS BASQUE D'ANTAN
le journal Combat, le 7 juin 1946 :
"Deux ministres de Franco seraient venus en France pour y rencontrer un représentant du gouvernement Giral.
Biarritz, 6 Juin. — Le "Journal de Biarritz" annonce ce soir que deux membres du gouvernement Franco ont rencontré à Arnéguy, en territoire français, un représentant du gouvernement Giral.
Un collaborateur de ce Journal, M. Paul Cazeaux déclare avoir interviewé un des ministres espagnols, dont il s'est engagé à respecter l'incognito.
"Du fait de la décision du Conseil de Sécurité, aurait dit le ministre à M. Cazeaux, nous serons sans doute mis à l'index du monde, puis contraints de capituler.
Je serai probablement jugé par mes compatriotes de la façon dont vous, Français, jugez vos ministres vichyssois depuis votre libération. Pourtant, je désire tout faire pour éviter à l'Espagne une nouvelle révolution.
Nous attendions, aurait ajouté le ministre espagnol, le résultat des élections françaises pour agir, car nous savions que notre pays pouvait tout craindre, jusques et y compris la guerre, en cas de victoire communiste.
Nous avons l'impression, aujourd'hui, que ce sentiment est généralement partagé, que le risque de guerre est écarté, et nous sommes là pour résoudre pacifiquement la question espagnole.
En un mot, vous pouvez assurer le peuple de France que l'Espagne retardataire a évolué et qu'elle saura se joindre au concert des nations démocratiques sans verser de sang ou inquiéter qui que ce soit."
(La délégation du gouvernement d'Euzkadi à Bayonne déclare tout ignorer de l'entrevue qui aurait eu lieu à Arnéguy et ne pouvoir, par conséquent, ni démentir ni confirmer l'information du "Journal de Biarritz". Dans les milieux républicains espagnols de Paris, on estime que cette information est dénuée de fondement, tous les ministres du gouvernement Giral se trouvant actuellement, soit à Paris, soit au Mexique.)
"Voulez-vous que je reste au pouvoir ?" demanderait Franco par référendum.
Une haute personnalité espagnole de droite, qui vient d'arriver en France, a déclaré :
"Il semble bien établi que si, sous la pression de l'opinion mondiale, Franco se sentait enfin dans l'obligation d'abandonner le pouvoir, il ne prendrait pas cette décision avant d'en appeler au peuple espagnol par la voix d'un référendum.
Mais, contrairement à l'opinion généralement répandue dans le monde, ce n'est pas sur sa préférence pour le régime républicain ou monarchiste que serait consultée la nation espagnole, mais plus simplement sur cette question que poserait Franco : "Voulez-vous, oui ou non, que je reste au pouvoir ?"
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
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Des réseaux franquistes ont longtemps existé sur la Côte Basque.
BIARRITZ EN 1948 PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta à ce sujet le journal La France Nouvelle, dans son édition du 26 avril 1947 :
"France Nouvelle au Pays Basque et sur la Côte de l'Atlantique.
Le puisant réseau d'espionnage de Franco.
Scandaleuses complicités des services français de sécurité.
Sur la côte basque, Hendaye, garefrontière avec l'Espagne, est aujourd'hui une gare morte. Les quais sont déserts, les rails rouillés. Les trains ne franchissent plus cette limite. Au delà, c’est l’Espagne de Franco, refuge de tous les résidus du fascisme, c’est l'Espagne où des milliers d'agents de l'Abwehr, de la Gestapo et des services de renseignements allemands ont reconstitué de puissantes organisations dont le premier travail est de remettre sur pied dans les pays démocratiques ces "5e colonnes" qui contribuèrent si efficacement aux victoires hitlériennes des années 39 et 40.
Du poste-frontière, on domine la petite ville espagnole d'Irun, dans la vallée de la Bidassoa : ville silencieuse d’où ne monte aucun bruit. On aperçoit les rues désertes et, de temps à autre, les silhouettes des phalangistes et des carabiniers. Car Irun est aujourd'hui une ville militaire, au centre d'un secteur puissamment fortifié. Et tandis qu'à l'horizon, des hauteurs qui dominent Fontarabie, les canons franquistes sont braqués sur la France, d'Irun un puissant réseau d’espionnage rayonne sur notre pays basque et sur toute la côte française de l'Atlantique.
Les objectifs et les chefs.
Les objectifs de ce réseau sont multiples : services de renseignements, infiltration dans l'immigration républicaine espagnole, passage en Espagne de nazis et de collaborateurs français et belges, constitution de dépôts d'armes en France et aide directe à nos néofascistes.
L’espionnage franquiste est dirigé par le colonel Ortega, chef du secteur frontalier d’Irun. A ses côtés, le commandant Ibanez dirige les services de renseignements avec l’aide de deux adjoints : le commandant Ozorès, de la police militaire, et le commissaire Peroda, du poste-frontière de Dancharia, à 16 km. d'Irun
L’existence et l’activité du réseau franquiste ont été révélées par l’affaire Simon Arbelot, par l’arrestation à Biarritz du colonel Picquer, et à Paris du général Villalba, par l'arrestation de l'espionne Alice Bertis et par l'affaire de l'abbé Moulat.
Simon Arbelot, espion de "qualité".
Le 9 février dernier, Simon Arbelot de Vacqueur, ex-consul de Vichy à Malaga, et sa femme "Belou", étaient arrêtés dans une ferme, à proximité du poste-frontière de Dancharia.
Simon Arbelot vivait réfugié à St-Sébastien et il était venu attendre à la frontière sa femme qui résidait à Biarritz et qui possédait un passeport diplomatique délivré par le Quai d’Orsay et une autorisation de résidence espagnole.
Les époux Arbelot correspondaient régulièrement par la filière du réseau franquiste au profit duquel ils travaillaient.
Quelques jours plus tard, Arbelot et sa femme étaient transférés à Paris, et, le 18 février, ils étaient libérés. L'affaire se terminait par un non-lieu.
Pendant l’occupation, Arbelot a largement collaboré à la prose nazie de Paris et signé notamment de nombreux articles dans La Gerbe, d’Alphonse de Châteaubriant.
ALPHONSE DE CHÂTEAUBRIANT 1946
Les faux Républicains.
Il y a quelques semaines, la Sûreté arrêtait à Biarritz le colonel Picquer, agent franquiste, se faisant passer pour républicain immigré. Son travail consistait à dépister les organisations de résistance espagnole pour procéder à toutes les arrestations voulues en Espagne. L’arrestation de l’espion Picquer a entraîné celle du général Villalba à Paris.
GENERAL RICARDO VILLALBA RUBIO
Mais leur chef direct Luis Alfaro vit en toute liberté à Biarritz. Alfarro travaille sous le contrôle du commandant Ibanez, d’Irun.
Leurs complices français, Alice Bernis, Zozaya et Espana, arrêtés en décembre dernier, ont fait des aveux complets. Ils sont aujourd’hui libérés sous le prétexte qu'ils seraient agents doubles (D.G.E.R.). Ils ont repris toute leur activité au pays basque.
Le complot des couvents.
Le directeur du collège St Bernard, à Bayonne, l’abbé Moulat, et l'un de ses professeurs, le frère Armando Ritz, espagnol, organisent depuis de longs mois le passage en Espagne de collaborateurs, belges pour la plupart. Le collège St-Bernard est une charnière du réseau "Bruxelles-Hendaye", l’une des plus importantes filières qui conduisent en Espagne.
PENSIONNAT ST BERNARD BAYONNE PAYS BASQUE D'ANTAN
L’abbé Moulat est en contact direct avec le commissaire Peroda de Dancharia. Des collaborateurs arrêtés au moment où ils franchissaient la frontière ont avoué l’aide reçue de l’abbé Moulat. Celui-ci a avoué tonte son activité. L’affaire a été étouffée. L'abbé a été condamné, en tant que simple "contrebandier", à 5 000 francs d’amende.
Aujourd'hui, l'abbé Moulat a repris toute son activité, il rencontre Ortega à Irun et le frère Xavier de St-Sébastien, chez qui séjournent actuellement Degrelle et Peretti Della Rocca.
LEON DEGRELLE SOUS L UNIFORME SS
Au début d'avril, Péreda est venu à Bayonne, muni de papiers français, et il a eu une longue entrevue avec l'abbé.
Le travail en famille.
Ainsi, toutes ces affaires d'espionnage ont été étouffées. Aucune arrestation n’a été maintenue. Tout ce beau monde travaille en famille, sous l'oeil "paternel" des services français de sécurité.
Ortega et Ibanes viennent en France munie de "laissez-passer" délivrés par les renseignements généraux d’Hendaye dirigés par le commissaire Morel.
La frontière est fermée, mais la police française donne toute facilité aux dirigeants des services d'espionnage franquistes pour venir en France rencontrer leurs agents.
Incurie ou complicité ! C’est en fait une véritable trahison, une aide directe aux agents de Franco qui travaillent contre notre pays. Le scandale dure depuis plusieurs mois.
Tout récemment encore, le 1er avril, le capitaine Ibanez a dîné à Hendaye au restaurant Broca avec plusieurs femmes venues de Paris et reparties tout aussitôt.
Ibanez était accompagné de Gil Fernando, officier de la Policia Armada, de Madrid.
Voilà ce que tolèrent les renseignements généraux d'Hendaye et l'on peut se demander qui couvre une telle carence de nos postes-frontières !
Le commissaire Morel rend d’ailleurs fréquemment des "visites de courtoisie" à Irun au colonel Ortega.
Le capitaine Alex Perricaud, de la D.G.E.R., très lié avec le commissaire Morel, a eu une grosse activité dans le pays basque, jusqu’au jour où il a dû quitter la région, compromis dans une affaire de trafic de postes de T.S.F. avec l'Espagne.
Mais les agents de l'ex-D.G.E.R. fourmillent dans la région.
L’un d’eux, Dionne, qui appartint à la bande Carbone et Spirito, partage son temps entre Paris et sa villa de Guétary. Il possède, en outre, un bateau de pèche et se livre au "cabotage". Cet individu poursuit ses activités multiples autant que mystérieuses avec la complicité totale des services de la sûreté.
C’est ainsi que l’an dernier, lorsque Paul Baudoin, ex-ministre de Vichy, fut arrêté à la frontière au moment où il allait passer en Espagne, on découvrit dans l'auto de Baudoin, Dionne et le capitaine Iguelmo, des services de renseignements franquistes de Saint Sébastien, qui était muni d'ailleurs de papiers français.
PAUL BAUDOUIN MINISTRE DE L'INFORMATION SOUS VICHY
Dionne, relâché, n'a jamais été inquiété et poursuit en toute sérénité ses "travaux". lguelmo, libéré, a repassé la frontière. Il est vrai qu’on n’en est pas à un scandale près dans la région.
"Monsieur Fisch".
Le réseau d’espionnage franquiste se double d'un réseau d'espionnage allemand dont le centre n'est plus Irun mais Saint-Sébastien.
En 1913, les Basques virent s’installer à Saint-Jean-Pied-de-Port un "civil" allemand, M Klaus Fisch qui, indépendant de tous les services officiels de l’armée, de la police et de la douane, passait son temps à peindre les paysages.
"Monsieur Fisch" se rendait fréquemment à Paris, ainsi qu’en Espagne, à Pampelune et à Saint-Sébastien. Mais il revenait toujours avec fidélité au Pays basque. Se disant ancien peintre officiel du maréchal Hindenburg, il réglait tous les litiges de la population avec les autorités occupantes. Personnage puissant, il fit revenir dans leurs familles de très nombreux prisonniers basques.
Il obtint même de la Gestapo le libération de Mgr Mujica, évêque séparatiste basque espagnol, réfugié à Cambo ; en août 44, il gagna in extremis l'Espagne avec des complicités françaises.
Aujourd'hui "Monsieur Fisch" est le général Fisch, dirigeant le S.R.A. de Saint-Sébastien. Il est aidé de l’espion nazi Furscht et travaille en collaboration étroite avec le colonel Ortega.
Pendant les deux années de son séjour à Saint-Jean-Pied-de-Port., il a su mettre en place le réseau qu'il dirige aujourd'hui.
L'"Ostereier Aktion".
La présence du général Fisch à Saint-Sébastien est en relation directe avec la découverte récente d'un puissant réseau allemand installé en 1943 et 1944 par l’Abwehr II, sur toute la côte atlantique. Cette opération montée par les services spéciaux allemands était désignée sous le nom de "Ostereier Aktion".
Dans le cadre de cette opération, plusieurs "missions" s'échelonnent de Nantes à Hendaye. La mission "Carmen" qui occupe le secteur Nantes, Saint-Nazaire, la Baule.
La mission "Carmen II" qui occupe le secteur Niort-la Rochelle-Arcachon-Bordeaux-Libourne.
La mission "Appel" qui s’étend d’Arcachon à Hendaye.
Des dépôts d’armes sont en place, qui contiennent de grosses mines magnétiques contre écluses et bateaux, des petites mines pour voies ferrées et lignes de haute tension, de grosses quantités de plastique, des engins incendiaires de poche, des postes émetteurs. Un certain nombre de ces dépôts ont été retrouvés par la Sécurité du territoire. De très nombreux autres sont demeurés en place, et n'ont pu être repérés. De Saint-Sébastien et avec l’aide des services franquistes, le général Fisch continue de diriger l’Ostereier Aktion. Ainsi, de Nantes à Hendaye, un dispositif puissant, mis en place sous l’occupation par les services de l'Abwehr, continue d'être contrôlé d'Espagne, par les officiers allemands, avec l'aide des services franquistes.
On reste confondu de la facilité a laquelle ces agents franquistes travaillent à la frontière des Pyrénées.
De scandaleuses complicités facilitent leurs activités toutes dirigées contre la France et la Démocratie.
Est-ce parce que les agents franquistes apportent une aide directe aux mouvements fascistes qui se reconstituent en France qu’on favorise leurs activités à la frontière pyrénéenne ?
Qui est responsable de la carence de nos services de sécurité à la frontière ?
D’ores et déjà, des sanctions immédiates s’imposent à l’encontre de ceux qui laissent pénétrer en France, depuis des mois, les Ortega, les Ibanez, les Gil Fernando !
Que la frontière espagnole ne s'ouvre que pour laisser passer les agents de Franco, voilà un scandale qui ne saurait durer.
Le danger n’est pas imaginaire. La sécurité du territoire sait à quoi s'en tenir sur l’existence des dépôts d’armes et les agissements des agents de l'Abwehr réfugiés en Espagne.
Il est temps de mettre fin aux activités de cette nouvelle "cinquième colonne"."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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