CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
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mercredi 12 juin 2024
jeudi 2 novembre 2023
LES "PROVINCES VASCONGADES" ET LE ROYAUME DE NAVARRE EN 1808 (deuxième partie)
LES "PROVINCES VASCONGADAS" ET LE ROYAUME DE NAVARRE EN 1808.
Les "provinces Vascongades" désignent trois territoires du Pays Basque Sud : l'Alava, la Biscaye et le Guipuscoa.
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien la Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel, le 7
octobre 1808 :
"... La proximité de la mer n’a pu manquer d’inspirer de bonne heure le goût de la navigation et de la pêche à un peuple aussi industrieux que les Guipouscoans, et, nous voyons, en effet, qu’ils fréquentaient les bancs de Terre-Neuve pendant les seizième et dix-septième siècles. Plusieurs édits de Philippe II ordonnèrent aux commandants des vaisseaux guipouscoans, se rendant à la pêche de Terre-Neuve, de porter des armes et des munitions de guerre, pour réprimer les Rochellois, qui commettaient des pillages dans les pêcheries espagnoles de ces parages. Le nom même de bacallao, qui, en espagnol, désigne la morue, est basque. Aujourd'hui, cette pêche est tombée, ainsi que celle de la baleine ; mais les Guipouscoans font sur leurs côtes une pêche considérable de thons, de sardines, de raies, de merluches, etc. Ils vendent le poisson frais, salé ou mariné à leurs voisins d’Alava et de Navarre ; une grande partie passe en Aragon et dans la Castille, et se consomme à Saragosse, à Valladolid et à Madrid. Les rivières de Guipouscoa sont aussi fort poissonneuses ; celles qui se rendent dans la mer abondent en saumon, moules et huitres.
Le commerce des Guipouscoans était déjà très étendu au treizième siècle ; les principaux articles de leur négoce étaient alors le fer, le cidre et le vin. C'est le 29 août 1350 que se donna la bataille navale entre l'escadre guipouscoanne et biscayenne et celle d'Angleterre ; la première fut défaite, et perdit vingt-six vaisseaux de guerre. Rymer a publié une convention, en date de 1482, conclue entre l'Angleterre et la Guipouscoa, en vertu de laquelle la paix devait subsister entre les deux parties contractantes pendant dix années. En 1348, les Guipouscoans établirent à Bruges une Bourse pour le commerce de leur nation ; ce qui prouve quelle en était alors l'étendue. C'est à cet esprit de commerce et de navigation lointaine, qui caractérise les naturels de cette province, que l'on doit la découverte qu'ils firent des îles Canaries en 1393 ; et celle des îles Philippines et Mariannes en 1565.
Les villes et bourgs de Guipouscoa sont, en général, élégamment bâtis, les rues droites et bien pavées, les maison commodes, et en pierres ou en briques ; les bourgs tant soit peu peuplées sont éclairés la nuit ; Tolosa et Saint-Sébastien sont avec des réverbères semblables à ceux de Paris. Les églises sont en général belles ; et les routes, malgré l'inégalité et l'élévation du terrain, excellentes et nombreuses. Tout, en un mot, respire dans ce pays, l'aisance et le bonheur. L'on dirait que la nature a placé les trois provinces à côté de la malheureuse Vieille-Castille, comme pour faire au gouvernement de celle-ci un reproche constant des institutions funestes qui tiennent ses habitants dans l'état d'indigence et d'abjection où ils sont réduits.
La ville de Saint-Sébastien, la plus grande de cette province, est située au 14e deg. 32 mn. de longitude du méridien de l'île de Fer, et au 43e deg. 19 mn. de latitude. Elle est sur l'Océan Cantabrique qui, en se partageant en deux bras, en fait une presqu'île ; de sorte que de loin, on prendrait la ville pour un amas d'édifices flottant dans la mer.
Le terrain sur lequel Saint-Sébastien est bâti est un sable mouvant ; c'est pourquoi on n'a jamais de la boue dans les rues, même après les plus fortes pluies.
Les maisons de la ville ne sont pas très hautes, on en compte de 600 à 700 dans l'intérieur, formant vingt-une rues ; les faubourgs en contiennent un plus grand nombre.
Saint-Sébastien est place forte, mais ses fortifications sont très défectueuses : aussi, lors de la dernière guerre, la ville se rendit aux Français sans leur opposer la moindre résistance.
Cette ville contient deux paroisses, et une troisième dans les faubourgs ; deux couvents de moines, trois de religieuses, et un hôpital.
Saint-Sébastien a toujours été une ville très commerçante ; c'est dans son sein que se forma la compagnie de Caracas, fondue aujourd'hui dans celle des Philippines. Le commerce de laine, jadis considérable, est actuellement réduit à rien.
Au dénombrement des fabriques de Saint-Sébastien que nous avons déjà donné, nous ajouterons des tanneries établies dans le faubourg Saint-Martin.
Cette ville est le lieu de résidence du commandant-général de Guipouscoa. Le corrégidor de la province y réside aussi pendant trois ans sur douze.
Tolosa est la commune la plus peuplée de Guipuscoa après Saint-Sébastien ; ce n'est qu'un bourg, nom que l'on donne en Espagne à toutes les communes qui n'ont pas obtenu du roi le tire de ville, sans aucun égard à leur population ; en sorte que Madrid même n'a que le titre de bourg. Tolosa est située au centre de la Guipouscoa. Nous avons dit que les rues en sont très bien pavées, et mieux éclairées que celles des plus populeuses capitales.
La population de Tolosa s'élève à 4 100 habitants, dont 2 562 dans l'intérieur de la ville, et le reste dans les faubourgs. La plupart d'entr'eux s'adonnent à l'agriculture, et récoltent année commune 5 200 fanègues de froment, 7 300 de maïs et 1 400 de châtaignes. Nous avons déjà parlé des nombreuses manufactures de ce bourg industrieux.
Vergara a une population de 4 000 âmes, et un collège qui s'était rendu célèbre, mais qui a beaucoup déchu de son ancienne splendeur. Au reste, c'est le sort de tous les établissements d'enseignement public en Espagne. Si quelqu'un s'élève dans le commencement au-dessus du médiocre, on a grand soin de l'abaisser bientôt au niveau de tous les autres.
Les lois qui régissent la province de Guipouscoa ont été recueillies et imprimées en un volume in-folio à Tolosa, en 1696. En 1758, on y a ajouté un supplément des lois postérieures à cette époque.
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| BLASON DU GUIPUSCOA PAYS BASQUE D'ANTAN |
Les assemblées de la province se célèbrent tous les ans dans les dix-huit villes prescrites par les fueros, et durent six jours. Il y a une assemblée générale où l’on élit quatre députés généraux qui doivent avoir domicile, l’un à Saint-Sébastien, le second à Tolosa, le troisième à Azpeytia, et le dernier à Azcoytia. Le député de la ville où réside le corrégidor, a le droit d’assembler la députation ordinaire ; celle-ci est formée par quatre personnes, qui sont ce député, son adjoint et deux municipaux de la même ville. L’extraordinaire, qui s’assemble par convocation spéciale pour des affaires d'une grande importance, et régulièrement dans les mois de décembre et de juillet, se compose des quatre députés généraux ou de leurs substituts, en cas d’absence ou de maladie.
Les alcaldes ordinaires de la province sont au nombre de 74 ; ils jugent les affaires contentieuses en première instance, et l'on interjette appel de leurs jugements devant le corrégidor. La province nomme aussi tous les ans un alcalde de sacas, qui a soin d'empêcher l'introduction des marchandises de contrebande, et cette charge est une des plus considérées du pays.
Le corrégidor, qui presque toujours est membre du conseil de Navarre, et qui réside tour à tour dans les communes de Tolosa, Saint-Sébastien, Azpeytia et Azcoytia, l'espace de trois ans dans chacune, est juge dans les matières civiles et criminelles ; il prononce sur les causes qui sont portées en appel devant son tribunal. Il préside les assemblées générales et particulières de la province, mais sans donner sa voix ; il a aussi la haute police administrative ; l’exercice de sa charge dure six ans.
La Guipouscoa a, dans tous les temps, fait elle-même ses lois. Le premier recueil des lois de cette province fut sanctionné par Jean 1er, en 1379. Henri IV approuva, en 1469 et 1470, les ordonnances de Guipouscoa de ces mêmes années. Mais ce ne fut qu'en 1583, que le licencié Gomez de Puerta, corrégidor de Guipouscoa, avec le licencié Armendia, le docteur Zarauz, et autres alcaldes et députés, rédigèrent un recueil complet des lois de cette province."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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vendredi 13 mai 2022
UN GUIDE POUR LE VOYAGEUR EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN 1877 (douzième partie)
UN GUIDE DE VOYAGE EN 1877.
Vers la fin du 19ème siècle, apparaissent des guides de voyage pour les voyageurs désirant se rendre en Hego-Alde, dans les provinces Basques du Sud.
Voici ce que rapporta à ce sujet, M. L. Capistou, en 1877 :
"Province du Guipuzcoa.
... Itinéraire.
Astigarraga.—Hernani.— Urnieta. — Andoain.— Soravilla. — Aduna. — Villabona. — Irura.— Anoeta. — Tolosa.
"Tolosa.
...Une distance de 26 kilomètres sépare cette ville de Saint-Sébastien. Sa population était, en 1870, d'environ 8 200 habitants ; mais elle a dû s'amoindrir depuis la dernière guerre.
Elle est agréablement assise au milieu d'une riante vallée, formée par les monts Hernio et Uzturre, sur la rive gauche de l'Oria. Sa fondation remonte au XIIIe siècle, c'est-à-dire vers l'an 1215 ; cependant, la première fois qu'il fut parlé d'elle dans les actes publics, ce fut en 1256, par une carta-pueblo du roi Alphonse-le-Sage, datée de Vitoria.
Cette ville prit vite une grande prépondérance et devint au XIVe siècle un centre politique duquel relevaient, administrativement et judiciairement, 24 localités de la province.
Entourée de fortes murailles et bien défendue par ses troupes volontaires, Tolosa fut pendant longtemps l'arsenal du Guipuzcoa. La Députation provinciale y résidait.
En 1321, à la bataille de Béotivar, les 1 500 soldats Tolosans qui y prirent part décidèrent de la victoire par leur intrépidité et leur bravoure.
Sous Henri III, Tolosa et les localités de tout son district se soulevèrent au nom des fueros violés et refusèrent de payer une contribution de 100 000 maravédis qu'on exigeait d'elles au nom du monarque castillan. Le roi dut renoncer à cet impôt et assurer que de telles prétentions ne se renouvelleraient plus de la part de la couronne.
Au XVe siècle, on procéda à la démolition des murailles de la ville, afin de lui donner plus d'extension. Elle ne prit aucune part aux luttes intestines qui divisèrent alors la province en deux partis et n'épousa la cause ni des Gamboinos, ni des Oñacinos, qui se disputaient la prépondérance dans le pays. Tolosa fut toujours vigilante à la conservation des fueros. En 1463, un agent du roi Henri IV, qui se trouvait alors à Fontarabie à l'occasion des conférences avec Louis XI, roi de France, voulut exiger des Tolosans un impôt direct sous le nom de pedido. Cet agent était israélite et se nommait Gaon. La ville refusa énergiquement cet impôt ; mais Gaon formula des menaces, se croyant fort de la présence du roi dans la province. Dans cette situation, un certain nombre d'habitants se réunirent en conseil et Gaon fut condamné à mort. Il fut saisi et exécuté immédiatement, puis le roi fut informé du sort de son envoyé, qu'il ne songea même pas à venger.
Tolosa était alors à son apogée. Elle prit une part active aux guerres contre la France, armant à ses frais des bataillons entiers et les faisant figurer dans les combats aux postes les plus périlleux. A Noain, en 1521, les Tolosans se couvrirent de gloire. A Socoa et à Ciboure, en 1636, comme à Fontarabie en 1638, ils prêtèrent de signalés services. Mais peu à peu ses forces s'épuisèrent ; les localités qui dépendaient de sa juridiction se séparèrent d'elle, pour former des communes autonomes. A la fin du XVIIIe siècle, Tolosa n'était plus qu'une petite ville isolée, sans forces vitales, sans industrie propre, et tributaire pour ainsi dire de Saint-Sébastien.
Durant la guerre de l'Indépendance, elle fut presque constamment occupée par une garnison française.
La guerre civile, de 1833 à 1840, fit tomber Tolosa au pouvoir des carlistes. Evacuée le 28 février 1874 par les forces libérales, elle eut le même sort pendant la dernière guerre et Don Carlos y séjourna avec sa cour jusqu'en 1876.
Un fait politique important s'est produit à Tolosa en 1849. Le 3 août de cette année, Charles-Albert, roi de Sardaigne, qui venait d'être vaincu à La bataille de Novare par Radetzki, traversait Tolosa, sous un déguisement, fuyant en Portugal. Un accident l'empêcha de continuer sa route et il fut rejoint le soir même par le général La Marmora et par le comte de San Martino, qui lui demandèrent d'abdiquer. Charles-Albert céda à la fin et l'acte d'abdication fut rédigé et signé chez le notaire de Tolosa, Don Juan de Furundarena, en présence du gouverneur civil du Guipuzcoa, Don Vicente de Parga, et du député général de la province, Don Javier de Barcaiztegui. La minute de cet acte est conservée dans les archives du susdit notaire.
Depuis un demi-siècle, Tolosa est devenue une ville très commerçante. Les environs sont couverts de fabriques de papier, de tissus de coton et de laine, de fonderies de métaux et d'usines de toute sorte. Ses rues sont généralement étroites et mal percées ; mais on y remarque quelques édifices notables, entre lesquels on doit citer l'église paroissiale, vaste monument du XVIIe siècle, richement décorée et l'une des plus belles de la province ; la Casa consistorial, le collège, le palais de justice, la tour de Andia et le palais de Idiaquez. Sur la route de Madrid se trouve le magnifique couvent de San Francisco, construit en 1600 par Fray Francisco de Tolosa.
Resserrée entre deux hautes montagnes, dans une vallée où l'Oria peut à peine passer, Tolosa a été souvent inondée par les eaux torrentielles de la petite rivière.
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| FLEUVE ORIA TOLOSA GUIPUSCOA D'ANTAN |
Cette ville est la patrie de Miguel Aramburu qui fit, en 1696, une recopilacion de los fueros ; de Bernardo de Atodo, gentilhomme de Philippe III ; de Diego de Lazcano, auteur d'un Essai sur la noblesse des Basques ; de Juan Martinez de Zaldivia ; de Tomas de Sorréguieta et d'autres personnages qui illustrèrent la province par leur savoir ou par leur valeur civique.
Entre Tolosa et la frontière de Navarre se dressent les hautes montagnes de la chaîne cantabrique, sur le côté occidental de laquelle s'étagent les villages de Ibarra, Belaunza, Elduayen et Berastegui, reliés à Tolosa par une route carrossable qui suit le cours du ruisseau Berastégui. Un chemin s'embranche sur cette route à Ibarra, conduisant à Areso (Navarre), par Leaburu et Gaztelu.
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| IBARRA GUIPUSCOA TABLEAU DE C LANDI |
Lizarsa est une localité peu importante située sur la route de Navarre, à environ huit kilomètres de Tolosa, sur la rive droite du ruisseau Araxes. Son établissement de bains est à un kilomètre plus loin, au pied du mont Otsabio.
Au nord-ouest de Tolosa est la masse colossale du Hernio, dont le sommet s'élève à près de onze cents mètres au-dessus du niveau de la mer. Les villages de Asteasu, Larraul, Alquiza sont assis sur le flanc nord-est de la montagne ; ceux de Albistur, Vidzania, Goyar et Regil sont situés à ses pieds, du côté sud-ouest, le long de la délicieuse route qui relie Tolosa à Azpeitia.
Près de Albistur, sur le bord même de cette route, existe une maison nommée Olatza, où mourut subitement, surpris par la maladie, le 27 juin 1851, Don Valentin de Olano, éminent orateur basque et ardent champion des fueros. La province du Guipuzcoa acheta la maison de Olatza pour y consacrer la mémoire de l'homme de bien qui y exhala son dernier soupir. Une plaque en marbre, scellée sur la porte, rappelle cette perte douloureuse.
Itinéraire.
Lasarte. — Usurbil. — Orio. — Zaraus. — Aya. — Guetaria.— Cestona. — Azpeitia. — Zumaya. — Deva. — Motrico.
Sortant de Saint-Sébastien par l'ancienne route de Madrid qui longe la plage et traverse le quartier del Antiguo, on coupe une série de hautes collines, travaillées jusqu'à leur sommet et parsemées de gentilles maisons de campagne. On laisse à gauche un chemin qui conduit à Hernani et l'on débouche sur un plateau dominant le cours de l'Oria à la bifurcation d'une route qui s'embranche sur celle de Lasarte et Andoain, en face du petit village de Zubieta, situé sur la rive gauche de la rivière.
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| CHEMIN DEL ANTIGUO SAINT-SEBASTIEN GUIPSCOA D'ANTAN |
Lasarte.
C'est une petite localité du district de Hernani, où des industriels intelligents ont établi d'importantes usines, entre lesquelles on doit citer la filature de MM. Brunet frères et Cie et le moulin à farines de M. Arcelus et fils. La population de Lasarte ne dépasse pas 1 200 habitants.
Le village de Zubieta restera à jamais célèbre dans l'histoire du Guipuzcoa. C'est là que le 1er septembre 1813, après l'incendie et le pillage de leur ville par les Anglais, les habitants de Saint-Sébastien se réfugièrent et rédigèrent un manifeste citant le général Wellington, le Régent d'Espagne et le Congrès national au ban de l'opinion du monde civilisé.
A environ deux kilomètres en aval, sur la rive droite de l'Oria, se rencontre la petite ville de Usurbil.
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| TABLEAU D'USURBIL PAR OÑATIVIA GREGORIO |
Désignée autrefois sous le nom de Belmonte de Usurbil et dont la population totale est de 1 900 habitants. Cette petite ville possède une fort belle église, riche en ornements religieux, mais son principal édifice est la casa solar de Saroe, l'un des plus vastes du pays et dans lequel, durant la première guerre civile carliste, la soldatesque détruisit douze belles peintures attribuées à Murillo.
Usurbil est la patrie de D. Diego de Achega, confesseur de Charles-Quint, et de D. Julian de Ibarola, général qui se distingua dans la guerre des Flandres au XVIe siècle.
La route suit toutes les sinuosités de la vallée de l'Oria et parcourt un terrain pittoresque et accidenté.
Le petit barrio de Aguinaga, situé à environ deux kilomètres, a servi jadis de chantier de construction à la marine basque. Aujourd'hui encore l'on y construit de petits navires de faible tonnage, qui ont une réputation de grande solidité. Un industriel français, M. Duclerc, a établi en aval du village une fabrique de chaux hydraulique qui occupe beaucoup d'ouvriers.
En face, sur la rive gauche de la rivière, existe la magnifique forêt de Irisasi, appartenant aux ayants-droit de l'antique monastère de Roncesvalles."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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mercredi 18 décembre 2019
UN VOYAGE EN DILIGENCE AU PAYS BASQUE EN MAI 1861 (troisième partie)
VOYAGE EN DILIGENCE EN 1861.
La diligence est une voiture hippomobile pour le transport en commun. A partir de 1818, les grands services de transports s'organisent et les diligences deviennent de plus en plus importantes.
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