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jeudi 17 février 2022

RICHESSE AGRICOLE, COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE DES BASSES-PYRÉNÉES EN 1877

RICHESSE AGRICOLE, COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE DES BASSES-PYRÉNÉES EN 1877.


En 1877, le journal Le Messager de Paris, fait une analyse de la richesse agricole, commerciale et industrielle des 86 départements français.




carte basses-pyrénées
CARTE DES BASSES-PYRENEES



Voici ce que rapporta au sujet du département des Basses-Pyrénées le journal Le Messager de 

Paris, le 23 avril 1877, sous la plume de Pierre Christi :



"Département des Basses-Pyrénées



Les Basses Pyrénées, les Hautes-Pyrénées et une notable partie du département des Landes constituent le bassin de l’Adour. Ce fleuve qui prend sa source dans le mont Tourmalet qui appartient au massif de Bigorre arroge Bagnères, Tarbes, Aire, Saint-Sever, Dax et se jette dans l’Océan à 4 kilomètres au dessus de Bayonne dont il forme le port avec les eaux de la Nève. L’Adour décrit donc dans son cours une vaste portion de cercle dont les Pyrénées forment la corde et Pau le centre.



Depuis les Landes jusqu’aux plus hautes cimes des Pyrénées, le terrain s’élève progressivement par une série d’amphithéâtres demi-circulaires, coupé de vallées profondes, qui partent des Pyrénées occidentales dans lesquelles elles ouvrent des défilés ou ports parmi lesquels on distingue particulièrement : la brèche de Roland, le port de Gavarnie, celui de Cauterets, le défilé de Somport, les cols d’Hagnetta et des Aldudes.



Ce territoire forme, en quelque sorte, une contrée spéciale et isolée dans la région commerciale du Sud Ouest séparée elle-même de la France centrale par le massif de la Corrèze et par les cours demi-circulaires aussi de la Garonne, de la Dordogne et de leurs affluents. Le bassin de l’Adour répète donc en petit le bassin de la Garonne, qui l’enserre et lui interdirait toutes relations intérieures si les voies ferrées de Bayonne à Bordeaux par Mont-de-Marsan et d’Argelès à Agen, sur la ligne du Midi par Auch ne rattachait quelque peu cette contrée au mouvement général de la France.



carte pyrenees
CARTE PYRENEES PAR A PERRET 1850





Malgré ces moyens de communication d’ailleurs très importantes, le pays qu’arrose l’Adour, c’est-à-dire le Béarn et la Basse-Navarre, reste ce que la nature l’a fait, une contrée à part dont la partie centrale est riche, bien peuplée, coupée de vallées admirables, de coteaux couverts de vignobles et de pâturages. La population qui habite ce pays, population surtout de pasteurs et de marins, est active, intelligente et belliqueuse. Les Basques qui habitent les hautes vallées descendent des anciens Ibères et en ont conservé la langue.



Les Basses-Pyrénées sont la continuation naturelle et forcée des Hautes-Pyrénées. Bayonne à l’embouchure de l’Adour joue sur ce théâtre restreint le rôle de Bordeaux sur la Garonne et de Nantes sur la Loire. Le chemin de fer de Bagnères à Bayonne par Pau et Orthez sert de grand déversoir aux fruits de la terre auxquels s'ajoutent les produits de l’industrie extractive de l’anthracite, de la tourbe, des minerais de fer et ceux de la métallurgie et d’un certain nombre de filatures et d’établissements de tissage.



Ce mouvement industriel, bien que limité, a nécessité la création, dans le département des Basses-Pyrénées, d’une représentation industrielle et commerciale dont il n’existe aucune trace dans les Hautes-Pyrénées. Ainsi Bayonne possède une chambre de commerce dont la fondation remonte à 1802. Deux chambres consultatives des arts et manufactures fonctionnent à Pau et à Oloron, et trois tribunaux de commerce siègent à Bayonne, Oloron, Pau ; enfin six courtiers interprètes et conducteurs de navires sont institués à Bayonne.



carte basses-pyrénées
CARTE DES BASSES-PYRENEES
PAR PAUL PERRET


La représentation agricole a pour organe la Société d’agriculture de Pau et les comices de Mauléon, Orthez, Monein qui placent sous le rapport agricole les Basses-Pyrénées dans une situation à peu de chose près identique à celle des Hautes-Pyrénées. D’ailleurs, l’agriculture rencontre dans ces deux départements des éléments naturels semblables. Si on tient compte de ce que les Basses-Pyrénées offrent une superficie totale de deux tiers environ plus grande que la superficie des Hautes-Pyrénées — 762 263 hectares contre 452 945 hectares — la nature, la répartition et le produit de la terre s’y présentent d’ailleurs dans des conditions identiques.



Ainsi, défalcation faite des surfaces bâties ou occupées par des voies de communication quelconque pour près de 50 000 hectares, le territoire agricole des Basses-Pyrénées ne comprend pas moins de 713 107 hectares, sur lesquels 248 023 hectares sont en terres incultes, ce qui réduit le sol productif à 465 084 hectares, dont 194 950 hectares de terres labourables.



Le département des Basses-Pyrénées est la patrie du maïs. Nulle part en France on ne cultive cette céréale sur une plus grande échelle car elle occupe dans les Basses-Pyrénées plus de 85 000 hectares sur les 146 000 hectares affectés aux céréales en général ; les ensemencements en blé ne dépassent pas 53 000 hectares et ceux en avoine 4 500 hectares. Le résultat de l'extension de la culture du maïs dans l'extrême sud-ouest de la France est d'assurer à cette région une disponibilité tout à fait exceptionnelle de 1 361 000 hectolitres de maïs alors que le froment ne donne que 742 000 hectolitres. Les légumes, pommes de terre, châtaignes, d'ailleurs peu productifs sur 21 000 hectares, ajoutent à la consommation des aliments végétaux 525 000 hectolitres de farineux.



Le total de 3 770 000 hectares tant de céréales que de farineux que l'on retire année moyenne des Basses-Pyrénées assurent à raison de 5 hectolitres 1/2 par habitant, l'alimentation de ce département dont la population ne dépasse pas 420 000 habitants, ce qui représente toutefois, grâce à l'agglomération de Bayonne et de quelques autres centres, une densité spécifique de 55 habitants par kilomètre carré, alors que les Hautes-Pyrénées ne donnent que 22 habitants.



carte basses-pyrénées
CARTE BASSES-PYRENEES PAR HOUDAN



Avec cette population relativement dense, la propriété pour 50% cultivée par les propriétaires du sol est très divisée, car la moyenne de chaque population n'est que de 5 hectares et demi. Les fermiers tiennent en général 14 hectares et demi et les métayers 11 ; mais les petits propriétaires qui sont de beaucoup les plus nombreux (37 000) ne disposent que de 3 hectares et demi chacun, bien que l'ensemble de toutes les parcelles cultivées par eux excède 131 000 hectares.



La production animale atteint annuellement, en poids brut, 11 155 000 kilogrammes représentant en viande de boucherie 8 691 000 kilogrammes alors que la quantité voulue pour atteindre la moyenne de la production générale, en France, devrait être de 9 660 000 kilogrammes ; c'est un déficit d'un million de kilogrammes environ ou du huitième de la production actuelle. 



Malgré ce déficit les Basses-Pyrénées doivent être placés dans un assez bon rang pour l’élevage car ce département possède 516 807 moutons, 202 472 animaux de l’espèce bovine, 101 121 animaux de l’espèce porcine et 18 937 chèvres. L’élevage des animaux de charge ou de trait comprend 22 147 chevaux et juments, 11 827 ânes et ânesses et 5 822 mules et mulets.



En se reportant à une époque de civilisation moins avancée, la situation actuelle du Béarn devrait être considérée comme heureuse, puisque le pasteur et le cultivateur peuvent vivre sur le sol natal en face d’une nature splendide. Cependant, si confiné qu’il soit aux pieds des Pyrénées, des monts de Bigorre, et derrière le désert des Landes, le pays de l’Adour n’est pas si perdu que les aspirations du monde nouveau, que la fièvre industrielle qui anime le Nord, le Centre nord et l’Est de la France, n’y exercent une certaine influence.



basses-pyrenees carte
CARTE BASSES-PYRENEES PAR CONTE-GRANDCHAMPS 1867



L’appât d’un travail largement rémunérateur, les aléas brillants des fortunes rapidement édifiées, agissent puissamment sur l’esprit de cette population impressionnable et aventureuse. Le souvenir de leurs ancêtres qui ont laissé dans la marine du moyen âge des faits glorieux leur rend la mer amie ; aussi les Basques n'hésitent-ils pas à s’expatrier. Montevideo, Buenos-Ayres, Mexico leur semblent plus près que Paris et l’Atlantique est pour eux une barrière moins infranchissable que la triple enceinte de l’Adour, de la Garonne et de la Loire."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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mercredi 16 février 2022

UNE NOUVELLE CARRIÈRE FÉMININE EN 1930 : LA CARRIÈRE COMMERCIALE

LES CARRIÈRES COMMERCIALES POUR LES FEMMES EN 1930.


Comme indiqué en janvier 2022, voici ce mois-ci un nouveau métier féminin émergeant en 1930.




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LES FEMMES CELA FAIT MARCHER LE COMMERCE !



Après vous avoir présenté des carrières féminines, comme la travailleuse sociale ou la 

surintendante d'usine, je vous présente aujourd'hui une nouvelle carrière féminine.



Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 25 avril 

1930, sous la plume de Suzanne Grinberg, Avocate à la Cour d'Appel de Paris :



"Les nouvelles carrières féminines.



Les carrières commerciales.



Il me souvient d’une importante réunion tenue l'an dernier, dans une association féminine au cours de laquelle différentes femmes qualifiées étaient venues parler des carrières auxquelles peuvent accéder les femmes, avec les avantages et les inconvénients inhérents à chacune des professions. 



Les carrières administratives représentent certaines difficultés d’accès, un avenir généralement modeste, mais une certitude de persistance dans l'emploi  et la bienfaisante retraite octroyée au déclin de la vie.



Les carrières libérales offraient le beau côté de leur indépendance et de leurs chances de brillant succès que n’écarte point — hélas — la possibilité de fréquentes amertumes au cours d’une vie difficile... 



Les carrières sociales plaidaient le beau côté moral et philanthropique de l'action à laquelle elles entraînent, mal compensée parfois par des traitements qui ont besoin d’être relevés... 



Cet immense éventail de l’activité féminine s’ouvrait et se fermait alternativement laissant apparaître de brillantes facettes et... des coins sombres lorsqu’une oratrice parlant des carrières commerciales s’exprima à peu près ainsi : Je viens d’entendre louer avec réserves et vanter, avec prudence, les différentes professions que peut exercer une femme. Pour moi je considère que n’importe quelle jeune fille ou jeune femme bien douée, travailleuse, sérieuse, de bonne santé a, lorsqu’elle part à la conquête de la vie, dans le commerce, un bâton de maréchal dans sa giberne.



C’était indiquer là que le succès de carrière, succès d’argent, est plus certain dans les professions commerciales que dans les autres. 



C’est là une indiscutable vérité, le commerce offre d'abord un grand nombre de branches et d’emplois. Les femmes qui occupent les places subalternes sont, en nombre à peu près égal à celui que représentent les hommes. Les postes supérieurs sont accessibles aux femmes qui justifient d’une bonne instruction spécialisée. C’est la raison de la fondation de ces nombreuses écoles commerciales pour jeunes filles, créées depuis la guerre qui rendent tant de services aux élèves en les initiant à la comptabilité, à l’organisation pratique, aux travaux rationnels de secrétariat, à l’art de vendre aussi suivant cette formule américaine que je vous livre : "Vendre est l’art de faire partir des marchandises qui ne reviendront pas dans les mains de gens qui reviendront.



Parallèlement à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de garçons à Paris, l’Ecole de Haut Enseignement Commercial pour les jeunes et qui appartient à la Chambre de Commerce. Là on forme excellemment les élèves qui pourront prétendre, plus tard, à faire partie des états majors d'entreprises commerciales. Nous trouvons également dans la capitale, l’Ecole Commerciale de jeunes filles créée par la Chambre de Commerce et l’Ecole Supérieure de Commerce des Facultés catholiques.



ecole commerce paris
ECOLE SUPERIEURE PRATIQUE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE
PARIS 11EME 



La représentation commerciale est enseignée à Lyon, à l’Ecole Municipale et pratique commerciale. 



lyon ecole commerce
ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE LYON
RHÔNE D'ANTAN



Vendre est un métier. Tout métier s’apprend. Bien vendre est un art, qui comporte toujours le succès. Aussi bien, je trouve que sont heureusement inspirées les jeunes filles qui, après une bonne préparation technique, partent dans la voie du commerce, à la conquête de la vie."






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mardi 7 décembre 2021

LA SOCIÉTÉ ANONYME DE "LA RÉSERVE DE CIBOURE" EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1923 (première partie)

LA "RÉSERVE DE CIBOURE" EN 1923.


Depuis le premier établissement de bains, construit en 1856, par M Dominique Goyetche, il faut attendre 1920 pour arriver à la création de "La Réserve de Ciboure", où sont exploités bains et restaurant.



pays basque autrefois dancing bains
LA RESERVE DE CIBOURE
PAYS BASQUE D'ANTAN





Voici ce que rapporta à ce sujet La Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 14 août 

1923 :



"Etude de Me Loustalet, Notaire à Bayonne.

Réitération de Publication de Société Anonyme après réalisation de condition suspensive.



I. — Suivant acte sous-seing privé fait en cinq exemplaires à Bayonne, le 25 Avril 1923, dont l'un des originaux est annexé à la minute d’un acte reçu par Me Loustalet, notaire à Bayonne, le 26 Avril 1923, Monsieur Victor-Lucien Tastet, propriétaire, demeurant à Aressy (Basses-Pyrénées), a établi les statuts d’une Société anonyme, desquels statuts il est extrait littéralement ce qui suit :



Article 1. — Il est formé, sous la dénomination de "Société Anonyme de La Réserve de Ciboure", une Société anonyme qui existera entre les propriétaires des actions ci-après créées et de celles qui pourront l'être ultérieurement. Elle sera régie par les lois en vigueur sur les Sociétés, et par les présents statuts. 



Article 2. — La Société a pour objet :

1° L’achat, la prise à bail ou en location, l’installation et l’exploitation de tous établissement à usage de bains, casinos, avec toutes leur annexes, cercles, théâtres, cinémas. cafés, restaurant, dancings, ou tous autres établissements similaires dans la commune de Ciboure

2° L’exploitation des jeux, soit directement, soit par tous tiers, aussitôt après autorisation obtenue ; 

3° L'acquisition ou la prise à loyer, dans la commune de Ciboure, de tous immeubles, biens mobiliers ou de tous autres établissements similaires à ceux exploités par la Société ; 

4° L’édification de toutes constructions, ainsi que l'amélioration ou la restauration de celles existantes ; 

5° La vente, la rétrocession ou la location en tout ou en partie des établissements ou des objets de la Société ; 

6° La participation directe ou indirecte par voie d’apport en Société, fusion, souscription d’actions, parts d’intérêts, commandites ou associations quelconques, à la création ou à l’exploitation de tous établissements commerciaux ou industriels ayant le même objet ou s'y rattachant. 



Article 3. — Le siège social est fixé à Ciboure, à l’Etablissement de Bains. 



Article 4. — La durée de la Société est fixée à cinquante années qui commenceront à courir le jour de sa constitution définitive, sauf les cas de dissolution anticipée ou de prorogation prévus par les présents statuts. 




pays basque autrefois dancing restaurant
LA RESERVE DE CIBOURE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Article 5. — M. Tastet apporte à la Société, sous les garanties de fait et de droit : 

1° La concession pour le temps restant à courir à partir du jour de la constitution de la présente Société, de l’Etablissement des Bains de Ciboure, telle que cette concession lui a été consentie par la Ville de Ciboure, pour une durée de trente années, à partir du premier Juillet mil neuf cent vingt-deux, aux termes d’un cahier des charges intervenu entre M. le Maire de Ciboure, agissant en vertu de la délibération du Conseil municipal, en date du dix-neuf Juin mil neuf cent vingt-deux, et lui-même, M. Tastet. Cahier des charges fait en la forme sous-seing privé, en date à Ciboure du vingt Juin mil neuf cent vingt-deux, signé par les deux parties ès-qualités, approuvé par M. le Préfet des Basses-Pyrénées, le dix-neuf Septembre suivant. 


Par laquelle convention, la commune de Ciboure a notamment concédé à M. Tastet, pendant ladite durée de trente ans, la jouissance et l’exploitation de l’Etablissement des Bains actuel, l’ensemble des terrains communaux qui en dépendent, ainsi que la bande de terre communale en talus de l’autre côté de la route maritime, exception faite toutefois du sentier conduisant sur "Achotarreta" qui y passe et qui doit être entretenu par le concessionnaire et laissé à l'usage public. 


Après son agrément par la Ville, et rétroactivement dès le jour de sa constitution, la Société sera, en vertu du présent apport, subrogée dans tous les droits et obligations de M. Tastet, à l’égard de la commune de Ciboure et devra exécuter aux lieu et place de l’apporteur les clauses et conditions du cahier des charges sus-visé. 


En conséquence, la Société aura la jouissance des locaux et constructions de l'Etablissement de Bains et tous autres bâtiments et dépendances appartenant à la commune, ainsi que du matériel mobilier appartenant à cette commune et qui fait l’objet d’un inventaire. 


Et bénéficiera de tous les avantages et profits actuels, futurs et éventuels de toute nature stipulés en faveur de M. Tastet dans le cahier des charges, sauf à supporter et exécuter toutes les clauses e; obligations en résultant, le tout sans exception, activement et passivement. 


M. Tastet apporte en outre à la Société :

1° le fonds de commerce d’Etablissement de Bains et le fonds de commerce de Café, Restaurant et Dancing de la "Réserve de Ciboure". 

Le tout exploité à Ciboure, dans les locaux de la concession. 

Et comprenant, à l’exception des marchandises : Tous éléments incorporels, clientèle achalandage, droit au nom. 

La jouissance des licences attachées aux exploitations ci-dessus. 

Le tout pour en jouir jusqu’à la fin de la concession. 

La toute propriété du matériel et du mobilier d’exploitation appartenant à M. Tastet et dont un état est demeuré ci-joint après mention. 

Et tous les travaux qui ont pu être exécutés par M. Tastet, en vertu du cahier des charges sus-visé, avec obligation pour la Société de continuer et achever ces travaux aux lieu et place de l’apporteur. 

Lesquels travaux doivent appartenir, en fin de concession, à la commune de Ciboure


2° La propriété d’une somme de cinquante mille francs déposée à la Recette Municipale de Ciboure, en garantie de l’exécution des travaux indiqués au Cahier des charges. 

Le présent apport est fait à charge par la Société de payer à M. Tastet, une somme de quatre-vingt mille francs en espèces, non productive d’intérêts, et qui lui sera remise après la constitution définitive de la Société et après que celle-ci aura été agréée par la commune de Ciboure. 

En outre, en représentation complémentaire de l’apport dont il est ci-dessus parlé, il est attribué à M. Tastet, cent quatre-vingts actions de la Société entièrement libérées. 

Conformément à la loi, les titres de ces actions ne pourront être détachés de la souche et ne seront négociables que deux ans après la constitution définitive de la Société. Pendant ce temps, ils resteront nominatifs et devront, à la diligence des Administrateurs, être frappés d’un timbre indiquant leur nature et la date de cette constitution. Passé ce délai, ces actions seront nominatives ou au porteur, au choix de l’apporteur. 


pays basque autrefois dancing bains
LA RESERVE DE CIBOURE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Article 6. — Le fonds social est fixé à la somme de trois cent mille francs divisé en six cents actions de cinq cents francs chacune. Sur ces actions, cent quatre-vingts entièrement libérées ont été attribuées, ainsi qu'il est dit ci-dessus, à M. Tastet, en représentation de ses apports. 

Les quatre cent vingt actions de surplus seront souscrites et payables en numéraire. 



Article 9. — Le montant des actions est payable, savoir moitié ou deux cent cinquante francs, lors de la souscription, et le surplus aux époques fixées par le Conseil d’Administration. 

I.es appels de versement sont portés à la connaissances des actionnaires par lettre recommandée adressée quinze jours d’avance. 



Article 17. — Les actionnaires ne sont engagés que pour le montant de leurs actions ; au-delà, il ne peut être fait aucun appel de fonds. 



Article 18. — Les dividendes et amortissements de toute action, soit nominative, soit au porteur, sont valablement payées au porteur du certificat d'action du titre on du coupon. 



Article 19. — La Société est administrée par un Conseil composé de cinq membres an moins et de sept au plus pris parmi les actionnaires et nommés par l’Assemblée générale. 

Toutefois le premier Conseil d’Administration sera composé de : 

1° M. Tastet, fondateur ; 

2° M. Henry Gay, président et administrateur délégué de la Société du Palais-d'Hiver de Pau, demeurant et domicilié en cette ville ; 

3° Monsieur Gabriel - Emile Fremon, administrateur de Sociétés, domicilié à Paris, 14. rue Visconti, chevalier de la Légion d’Honneur ; 

4° Monsieur Marcel Pensieri, commissionnaire en marchandises, demeurant à Paris, rue Félix-Ziem, n. 5 ; 

5° Monsieur Julien Guilbert, industriel, demeurant à Paris, 48, Boulevard Haussmann ; 

6° Madame Esther-Amélie Pensieri, veuve de Monsieur Grandjean, rentière, demeurant à Paris, 58. rue de la Folie-Méricourt ; 

7° Monsieur Alexandre Bellard, rentier, demeurant à Paris, 8, rue Marguerite. 

Ces premiers Administrateurs resteront en fonctions jusqu'à l'Assemblée générale ordinaire de mil neuf cent vingt-quatre, et leur nomination ne sera pas soumise à l'approbation de l’Assemblée générale ; cependant, la deuxième Assemblée générale constitutive, en confirmant leur nomination, aura le droit de porter à trois ans la durée de leurs fonctions. 

Les administrateurs doivent être propriétaires chacun de dix actions pendant la durée de leurs fonctions. 

Ces actions sont affectées en totalité à la garantie des actes de l’Administration même de ceux qui seraient exclusivement personnels à l’un des administrateurs ; elles sont nominatives, inaliénables, frappées d’un timbre indiquant leur inaliénabilité et déposées dans la Caisse sociale.


pays basque autrefois bains dancing
LA RESERVE DE CIBOURE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Article 20. — La durée des fonctions des administrateurs est de trois années, sauf l’effet des dispositions suivantes, et sauf ce qui est stipulé sous l'article dix-neuf. 

Le premier Conseil restera en fonctions jusqu’à l’Assemblée générale ordinaire qui se réunira en mil neuf cent vingt-quatre ou mil neuf cent vingt-six, si la durée des fonctions des administrateur» est prorogée par l’Assemblée constitutive à trois ans. 

L’Assemblée générale de l'un de ces deux exercices, suivant le cas, renouvellera le Conseil en entier. 

A partir de cette époque, le Conseil se renouvelle à l’Assemblée ordinaire tous les ans, en procédant suivant qu'il y a lieu, d’après le nombre le composant, de façon que le renouvellement soit aussi régulier que possible et complet dans chaque période de trois ans. 

Pour les premières applications de cette disposition, l’ordre des sorties est déterminé par un tirage au sort qui a lieu en séance du Conseil ; une fois le renouvellement établi, le renouvellement a lieu par ancienneté de nomination et la durée des fonctions de chaque administrateur est de trois années. 

Tout membre sortant est rééligible. 



Article 21. — Si le Conseil est composé de moins de sept membres, il a la faculté de se compléter, s'il le juge utile, pour les besoins du service et dans l’intérêt de la Société. 

En ce cas les nominations faites à titre provisoire par le Conseil, sont soumises, lors de sa première réunion, à la confirmation de l'Assemblée générale qui détermine la durée du mandat des nouveaux administrateurs. 

De même si une place d’administrateur devient vacante dans l’intervalle de deux Assemblées générales, le Conseil peut pourvoir provisoirement au remplacement ; il est même tenu de le faire dans le mois qui suit la vacance, si le nombre des administrateurs est descendu au-dessous de cinq. L’Assemblée générale, lors de sa première réunion, procède à l’élection définitive. L’administrateur nommé en remplacement d'un autre ne demeure en fonctions que pendant le temps restant à courir de l’exercice de son prédécesseur. 

Si ces nominations provisoires ne sont pas ratifiées par l’Assemblée générale, les délibérations prises et les actes accomplis par le Conseil n’en demeurent pas moins valables. 


pays basque autrefois dancing bains
LA RESERVE DE CIBOURE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Article 22. — Le Conseil d'administration nomme parmi ses membres un Président pour la durée de ses fonctions d’Administrateur. 



Article 23. — Le Conseil d’administration se réunit aussi souvent que l’intérêt de la Société l'exige, sur la convocation du Président ou de deux Administrateurs. 

Pour la validité des délibérations, la présence de cinq membres au moins est nécessaire. Les délibérations sont prises à la majorité des voix des membres présents. En cas de partage, la voix du Président, est prépondérante. Nul ne peut voter par procuration au sein du Conseil. 



Article 24. — Les délibérations sont constatées par des procès-verbaux signés par deux Administrateurs au moins.

Les copies ou extraits de ces délibérations à produire en justice ou ailleurs sont certifiées par le président du Conseil d’administration ou par deux Administrateurs. 


pays basque autrefois dancing bains
LA RESERVE DE CIBOURE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Article 25. — Le Conseil d’administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour la gestion et l’administration de la Société. 

Il a notamment les pouvoirs suivants qui sont énonciatifs et non limitatifs. 

Il prend les mesures qu’il juge convenables pour l'exploitation et la mise en valeur des biens et établissements de la Société. 

Il fait les règlements de la Société. 

Il fait exécuter, il dirige, surveille, contrôle tous travaux, installations, constructions, améliorations ou démolitions ordonnés par l'Assemblée générale. 

Il exécute tous traités et marchés et réalise tous achats, ventes et échanges de biens, meubles ou immeubles, ordonnés par l’Assemblée générale des actionnaires. 

Il consent ou contracte toutes locations, tous baux et prorogations de baux, mais pour une durée maxima de dix ans, ainsi que toutes cessions et réalisations avec ou sans indemnité. 

Il représente la Société vis-à-vis de tous tiers, de l’Etat, de l’Administration municipale ou préfectorale et de toutes autres Administrations avec lesquelles la Société peut se trouver en rapport en toutes circonstances. 

Il détermine l'emploi et l’application des fonds disponibles et des fonds de réserve. 

Il fait ouvrir chez tous les banquiers au nom de la Société tous comptes courants et autres il souscrit, endosse, accepte et acquitte tous effets de commerce. 

Il autorise tous retraits, transferts, cessions, transports et aliénations de fonds, rentes, effets publics, valeurs, avances et droits mobiliers quelconques appartenant à la Société même à forfait.

Il entend et arrête tous comptes, en fixe les reliquats et touche toutes les sommes qui peuvent être dues à la Société, paie celles qu’elle peut devoir, en donne ou retire quittance, accepte ou consent toutes antériorités, cautionnements, mentions et subrogations. 

Il fait tous actes conservatoires, suit toutes actions judiciaires et autres, soit en demandant, soit eu défendant. 

Il traite, transige et compromet sur tous les intérêts de la Société, consent tous désistements ou acquiescements. 

Il donne le désistement de tous droits de privilège, hypothèques, actions résolutoires et autres et consent la radiation et la main levée de toutes inscriptions, saisies, oppositions et autres empêchements quelconques, le tout avec ou sans paiement. 

Il fixe les dépenses générales d'administration. 

Il arrête l'organisation spéciale du service d'exploitation, nomme et révoque tous directeurs, gérants, employés et agents de la Société, détermine leurs attributions, fixe leurs traitements, parts de bénéfice et gratifications. 

Il arrête les comptes qui doivent être soumis à l'assemblée générale et fait à cette Assemblée un rapport sur les comptes et la situation des affaires de la Société et propose la fixation du dividende à répartir, décide les époques de paiement. 

Il convoque l'Assemblée générale, toutes les fois qu'il le juge utile et délibère et statue sur les propositions à lui faire et arrête l'ordre du jour des assemblées générales."



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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mercredi 22 mai 2019

LES HALLES ET LES MARCHÉS À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN MAI 1913


LES HALLES ET LES MARCHÉS À BIARRITZ EN 1913.


Dès 1907, un projet de marché couvert existe pour le quartier Saint-Charles, à Biarritz. 

vendredi 15 février 2019

LE MARCHÉ DE BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1901


LE MARCHÉ DE BIARRITZ EN 1901.


Dès 1847, il existe à Biarritz un projet de construction d'une halle pour le marché aux volailles-boucherie-charcuterie.


samedi 9 décembre 2017

LA CHAMBRE DE COMMERCE À BAYONNE-BAIONA EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN NOVEMBRE 1916


LA CHAMBRE DE COMMERCE À BAYONNE EN 1916.


La Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne est l'une des plus anciennes de France.