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lundi 25 novembre 2024

AUX FRONTIÈRES DES 3 PROVINCES NAVARRE LABOURD GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN 1936

AUX FRONTIÈRES DES TROIS PROVINCES NAVARRE LABOURD GUIPUSCOA EN 1936.


Quelques mois avant l'adoption de la loi du 20 juin 1936, fixant les congés payés annuels à 15 jours, le Pays Basque est une destination touristique.



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EGLISE ET AUBERGE HIRIBARREN BIRIATOU 1936
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire La Femme de France, le 26 avril 1936, sous la 

plume de Jalek :



"Tourisme féminin.


Aux frontières de trois provinces. Navarre — Labourd — Guipuzcoa.



Il semble que les Pyrénées, si sauvages par ailleurs, ne puissent résister à la douce ambiance du pays basque : douceur des lignes comme du climat.



A l'extrémité opposée de la chaîne, les Pyrénées Orientales se terminent par des crêtes sèches et arides, avant de plonger par une haute falaise de roche grise dans les eaux bleues de la Méditerranée. Près de l'Atlantique, au contraire, les montagnes s'épanouissent en collines arrondies, et une intense végétation en couvre les pentes.



La Bidassoa, qui sépare sur une certaine longueur le Labourd du Guipuzcoa, est une étrange rivière dont l'aspect change sans cesse suivant le site et aussi suivant l'heure de la marée. Près d'Hendaye, vous êtes tantôt sur les rives d'un lac, tantôt au bord d'une plaine de sable et de vase où brillent de minces filets d'eau et que divise le rapide courant de la rivière. Traversez le plateau ondulé qui sépare Hendaye de Béhobie, endroit où la route suit de nouveau le bord de la Bidassoa. La rive française est constituée par une verdoyante colline où la roche se montre parfois entre les arbres. Ce sont des falaises de grès dont la nuance va du gris au jaune et dont les longues strates sont régulièrement inclinées. La rivière coule juste au bas des pentes. Quand la marée haute arrête le courant de la Bidassoa, les eaux sont si calmes qu'elles semblent se fondre dans le double dessin renversé des arbres et des buissons qui s'y mirent ; dès que l'Océan cesse de contenir la rivière, le courant reprend sa force et de longues rides brisent la surface brillante de l'eau.



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BIDASSOA 1936
PAYS BASQUE D'ANTAN



La rive espagnole est plus plate. Un large sentier la borde, reliant les guérites des douaniers. Ce sont de très jolies guérites, soigneusement construites, couvertes de fleurs et de plantes grimpantes. Des cultures, des prairies surtout, s'étendent jusqu'à la route qui va d'Irun à Elizondo. Plus au sud, recommence le moutonnement des collines couronnées par des bouquets d'arbres découpés en silhouette sur l'horizon brumeux. Près de la rivière et sur la pente de collines sont des maisons, des maisons blanches au toit rouge brun, isolées presque toujours. Plus en amont, on voit la vallée se creuser, des sapins sombres couvrent de petits tertres et tapissent les ravins ; tout au fond, les collines se succèdent en s'élevant peu à peu jusqu'à former de véritables montagnes.



A un coude de la vallée, suivez la route de Biriatou, qui monte vers la gauche dans une végétation de plus en plus luxuriante. Au delà du village, la montagne se redresse et s'élève par de longues pentes vertes, hérissées d'arbre à leur sommet. Biriatou est situé bien au-dessus de la vallée de la Bidassoa qui, sur une courte distance, sépare ici encore la France de l'Espagne et le Labourd du Guipuzcoa.



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VUE GENERALE BIRIATOU 1936
PAYS BASQUE D'ANTAN



A mesure qu'on s'élève, le site devient plus sauvage, aussi bien sur les pentes de la montagne que sur les rives de plus en plus lointaines de la Bidassoa. Maintenant, la crête que vous parcourez est sillonnée par le nombre infini des pistes sinueuses laissées par les moutons. La montagne n'est plus que cailloux, ajoncs et fougères.



De nouveau, voici la frontière. Ici, ce n'est plus la Bidassoa, devenue entièrement espagnole, mais la crête de la montagne qui sépare la France de l'Espagne, et vous côtoyez, non plus le Guipuzcoa, mais la Navarre. La vue est devenue réellement très belle. Au loin, vers le nord : Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et sa baie, la ligne brillante de la Nivelle, la vaste conque d'Hendaye. Tout près, la pente plonge brusquement vers des ravins où lace une route. Les taches blanches de quelques rares maisons apparaissent à mi-hauteur des collines. Les lignes simples du paysage se suivent en plans successifs, de plus en plus estompés et dont le dernier est formé par une haute montagne : ce sont les Pyrénées Navarraises.



Sur la crête, quelques bornes, sans autres indications, placées de loin en loin, délimitent les deux pays. Des troupeaux de moutins de petite taille, à la longue toison, à la tête fine, ondulent sur les pentes. Toute la montagne est habitée : des ânes, des chevaux pourvus d'une longue crinière et d'une longue queue, errent en liberté totale ; ânons et poulains, haut perchés sur d'immenses pattes, les accompagnent sagement.



Au col d'Ibardin on retrouve la route. Un tronc de sapin, à peine écorné, couché sur deux rustiques chevalets, indique aux véhicules l'arrêt obligatoire. Une baraque mal construite abrite les carabinieros. Deux de ceux-ci, coiffés du bonnet de police, revêtus de l'uniforme gris-vert, enveloppés de longs manteaux, arrivent de patrouille et donnent aimablement des renseignements sur le pays. Disant adieu à la Navarre, suivez la route durement empierrée qui descend dans une forêt de chênes de petite taille, sous lesquels poussent de hautes fougères. Des ruisseaux dégringolent dans de profonds et étroits ravins. A droite, la Rhune prend un aspect imposant. Voici Herboure, où sont des maisons de douaniers, accueillantes sous leur peinture jaune clair et leur jolis grillages.



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CARABINIERS SUR LA BIDASSOA
PAYS BASQUE D'ANTAN


La route suit maintenant un plateau doucement ondulé, dans l'habituel décor du pays basque : fermes entourées d'un petit jardin bien entretenu, grands pâturages à moutons avec des fougères et quelques touffes d'ajoncs, chars à boeuf dont certains, rares aujourd'hui, ont encore les roues pleines du temps jadis. Ici ou là, une dépression permet d'apercevoir au loin Hendaye et Fontarabie. On arrive à une large route goudronnée, bordée de grands arbres. Tout près, voici Urrugne et son clocher carré, sur le passage des cars, à proximité du chemin de fer conduisant à Hendaye, à Saint-Jean-de-Luz ou à Biarritz.



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ATTELAGE A ROUES PLEINES
PAYSS BASQUE D'ANTAN




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EGLISE D'URRUGNE
PAYS BAQUE D'ANTAN



Je ne puis penser à Urrugne sans me souvenir d'un trop aimable chien qui nous accompagna malgré nous, depuis Hendaye. Passant à Urrugne, il songea que nous serions heureux, lui et nous, de luncher. Le temps de prendre la photo ci-contre, et je m'aperçus que notre ami à quatre pattes déposait à mes pieds une volaille tuée et plumée, qu'il venait de dérober dans une cuisine. La juste indignation de la propriétaire de ce friand morceau nous engagea à renier immédiatement toute parenté avec le chien, qui s'enfuit, sans oublier sa poule, poursuivi par des cris et des cailloux également inopérants. Deux jours après, obligés de passer à nouveau par Urrugne, toujours avec le chien qui persévérait à nous suivre, nous fûmes heureux de profiter d'une pluie d'orage pour nous dérober aux regards méfiants de la population. Un délai de dix à quinze jours est nécessaire pour les réponses par lettre.




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EGLISE D'URRUGNE 1932
PAYS BASQUE D'ANTAN



P.-S. — Notre collaboratrice est à la disposition des lectrices de La Femme de France pour leur fournir, par lettre, des renseignements détaillés sur toutes questions concernant villégiatures, voyages, sports en plein air. Dire très exactement le genre de station recherché, les goûts particuliers, la durée possible du séjour ou du voyage, l'époque choisie et la somme à dépenser. Joindre trois francs en timbres pour frais de correspondance."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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jeudi 6 avril 2023

LA CONFECTION D'UN BÉRET EN 1935

CONFECTION D'UN BÉRET EN 1935.


Dans les années 1930, le béret est à la mode et de nombreux magazines proposent des patrons pour en confectionner soi-même.



pays basque autrefois chanson béret
CHANSON LE BERET
PAR ANDRE PERCHICOT



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien La Femme de France, dans 2 éditions :


  • le 21 juillet 1935 :



"De forme nouvelle, ce béret est coupé en velours noir, il est garni d'une lame de piqûres contournant l'arrondi du béret ainsi que les pattes, elles se nouent simplement du côté gauche.



Le drapé du béret est rejeté du côté droit, retenu par plusieurs points faits dans le ruban de l'entrée de tête.



Pour l'exécuter, prendre 0m 80 de velours en petite largeur, 0m 80 de taffetas pour la doublure, 0m 60 de ruban gros grain pour l'entrée de tête, 0m 60 de mousseline à patrons.



Le patron est donné pour une entrée de tête de 0m 56, il se compose de deux parties à couper, coutures en plus. 


I. Le dessus du béret

II. Le dessous. 



économie industrie béret
PATRON POUR BERET
LA FEMME DE FRANCE 21 JUILLET 1935



Placer les patrons sur le velours d'après le schéma et couper. 



Couper également deux patrons en taffetas, puis deux en mousseline, en supprimant les pattes. 



Assouplir la mousseline en l'étirant dans tous les sens, la repasser puis la tendre sur l'envers du velours, l'épingler, puis la bâtir, tendre ensuite le patron de taffetas, le bâtir également.



Appliquer sur la patte, côté velours, la deuxième patte coupée, en bâtir les contours, la coudre par une piqûre à un demi-centimètre du bord, la retourner sur l'endroit et maintenir le bord par un bâti.



Exécuter sur le bord du béret, et en contournant la patte, cinq piqûres espacées d'un demi-centimètre.



Préparer le dessous du béret de la même manière.



Réunir le patron I au patron II, les bâtir à petits points, puis coudre par une piqûre à un demi-centimètre du bord.



Coudre les crans de l'entrée de tête sur un ruban gros-grain, fermé à la mesure du tourne tête. Draper le béret sur le moule en bois. Former un pli sur le fond, croiser les pattes et les retenir par quelques points se perdant dans les plis.



économie industrie béret
BERET EN VELOURS NOIR
LA FEMME DE FRANCE 21 JUILLET 1935



Passer le béret à la vapeur pour effacer les traces de doigts.


Prix du patron, franco : 3 fr. 50."



  • le 25 août 1935 :

"Béret gros grain bleu marine.



Très simple à exécuter, ce béret se coupe en tissu de gros grain, il est formé d'un fond ovale, divisé en trois côtés par des pinces, et d'un bandeau.



Un ruban contourne l'entrée de tête et s'arrête derrière par un triple noeud plat, dont les quatre pans coupés en biais et en pointes retombent sur la nuque.



On peut l'interpréter en tissu de lainage, ainsi qu'en velours ou en panne, suivant l'usage auquel on le destine.



Pour l'exécuter, prendre 0m 50 de tissu en petite largeur, soit 0m 48, puis 2m 50 de gros-grain n° 5 pour la garniture et l'entrée de tète.



Le patron donné pour une entrée de tête de 0 m 56 se compose de deux parties à couper coutures en plus.


I, le fond ;

II, le bandeau.



économie industrie béret
PATRON DE BERET GROS GRAIN BLEU MARINE



Couper d'après le schéma le tissu.



Indiquer par des bâtis les pointillés marqués sur le fond I en forme d'Y. Former les pinces sur l'envers du tissu, les bâtir, puis les coudre à la main points arrière, les repasser.



Fermer la couture du bandeau II, l'assembler au fond à 1/2 centimètre du bord, repasser cette couture ouverte, coudre le bord de l'entrée de tête sur un ruban de gros grain.



Former le béret en le basculant en avant, les deux côtés sont retenus et pincés à 3 centimètres du contour par un point.



Le pan coupé du fond se retient sur le bandeau.



Placer un ruban de gros grain à l'entrée de tête en commençant derrière, le retenir par quelques points renfilés dans le picot du bord.



Faire un noeud chapelier de trois coques superposées et de longueurs différentes, quatre pans coupés eu biais arrêtent le noeud, le poser derrière sur l'arrêté du tour de tête ; les pans descendent dans la nuque et accompagnent le coiffant.



Prix du patron, franco : 3 fr. 50."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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lundi 26 décembre 2022

À LA FRONTIÈRE DE LA NAVARRE, DU LABOURD ET DU GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN AVRIL 1936

À LA FRONTIÈRE AU PAYS BASQUE EN AVRIL 1936.


Depuis très longtemps, les journalistes ont visité le Pays Basque et effectué des reportages. 




QUINZAINE AERONAUTIQUE TOURISTIQUE ET POSTALE
BIARRITZ 1936



Voici ce que rapporta à ce sujet le journal hebdomadaire La Femme de France, le 26 avril 1936 :



"Tourisme féminin aux frontières de trois provinces.

Navarre - Labourd - Guipuzcoa.



Il semble que les Pyrénées, si sauvages par ailleurs, ne puissent résister à la douce ambiance du pays basque : douceur des lignes comme du climat. 



A l'extrémité opposée de là chaîne, les Pyrénées Orientales se terminent par des crêtes sèches et arides, avant de plonger par une haute falaise de roche grise dans les eaux bleues de la Méditerranée. Près de l'Atlantique, au contraire, les montagnes s'épanouissent en collines arrondies, et une intense végétation en couvre les pentes.



La Bidassoa, qui sépare sur une certaine longueur le Labourd du Guipuzcoa, est une étrange rivière dont l'aspect change sans cesse suivant le site et aussi suivant l'heure de la marée. Près d'Hendaye, vous êtes tantôt sur les rives d'un lac, tantôt au bord d'une plaine de sable et de vase où brillent de minces filets d'eau et que divise le rapide courant de la rivière. Traversez le plateau ondulé qui sépare Hendaye de Béhobie, endroit où la route suit de nouveau le bord de la Bidassoa. La rive française est constituée par une verdoyante colline où la roche se montre parfois entre les arbres. Ce sont des falaises de grès dont la nuance va du gris au jaune et dont les longues strates sont régulièrement inclinées. La rivière coule juste au bas des pentes. Quand la marée haute arrête le courant de la Bidassoa, les eaux sont si calmes qu'elles semblent se fondre dans le double dessin renversé des arbres et des buissons qui s'y mirent ; dès que l'Océan cesse de contenir la rivière, le courant reprend sa force et de longues rides brisent la surface brillante de l'eau.


BEHOBIE ET BEHOBIA 1936
PAYS BASQUE D'ANTAN


La rive espagnole est plus plate. Un large sentier la borde, reliant les guérites des douaniers. Ce sont de très jolies guérites, soigneusement construites, couvertes de fleurs et de plantes grimpantes. Des cultures, des prairies surtout, s'étendent jusqu'à la route qui va d'Irun à Elizondo. Plus au sud, recommence le moutonnement des collines couronnées par des bouquets d'arbres découpés en silhouette sur l'horizon brumeux. Près de la rivière et sur la pente des collines sont des maisons, des maisons blanches au toit rouge brun, isolées presque toujours. Plus en amont, on voit la vallée se creuser, des sapins sombres couvrent de petits tertres et tapissent les ravins ; tout au fond, les collines se succèdent en s'élevant peu à peu jusqu'à former de véritables montagnes.



A un coude de la vallée, suivez la route de Biriatou, qui monte vers la gauche dans une végétation de plus en plus luxuriante. Au delà du village, la montagne se redresse et s'élève par de longues pentes vertes, hérissées d'arbres à leur sommet. Biriatou est situé bien au-dessus de la vallée de la Bidassoa qui, sur une courte distance, sépare ici encore la France de l'Espagne et le Labourd du Guipuzcoa.




BIDASSOA ET BIRIATOU 1936
PAYS BASQUE D'ANTAN



A mesure qu'on s'élève, le site devient plus sauvage, aussi bien sur les pentes de la montagne que sur lés rives de plus en plus lointaines de la Bidassoa. Maintenant, la crête que vous parcourez est sillonnée par le nombre infini des pistes sinueuses laissées par lès moutons. La montagne n'est plus que cailloux, ajoncs et fougères.



De nouveau, voici la frontière. Ici, ce n'est plus la Bidassoa, devenue entièrement espagnole, mais la crête de la montagne qui sépare la France de l'Espagne, et vous côtoyez, non plus le Guipuzcoa, mais la Navarre. La vue est devenue réellement très belle. Au loin, vers le nord : Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et sa baie, la ligne brillante de la Nivelle, la vaste conque d'Hendaye. Tout près, la pente plonge brusquement vers des ravins où lace une route. Les taches blanches de quelques rares maisons apparaissent à mi-hauteur des collines. Les lignes simples du paysage se suivent en plans successifs, de plus en plus estompés et dont le dernier est formé par une haute montagne : ce sont les Pyrénées Navarraises.



Sur la crête, quelques bornes, sans autres indications, placées de loin en loin, délimitent les deux pays. Des troupeaux de moutons de petite taille, à la longue toison, à la tête fine, ondulent sur les pentes. Toute la montagne est habitée : des ânes, des chevaux pourvus d'une longue crinière et d'une longue queue, errent en liberté totale; ânons et poulains, haut perchés sur d'immenses pattes, les accompagnent sagement.



Au col d'Ibardin on retrouve la route. Un tronc de sapin, à peine écorné, couché sur deux rustiques chevalets, indiqué aux véhicules l'arrêt obligatoire. Une baraque mal construite abrite les carabinieros. Deux de ceux-ci, coiffés du bonnet de police, revêtus de l'uniforme gris-vert, enveloppés de longs manteaux, arrivent de patrouille et donnent aimablement des renseignements sur le pays. Disant adieu à la Navarre, suivez la route durement empierrée qui descend dans une forêt de chênes dé petite taille, sous lesquels poussent de hautes fougères. Dés ruisseaux dégringolent dans dé profonds et étroits ravins. A droite, la Rhune prend un aspect imposant. Voici Herboure, où sont des maisons de douaniers, accueillantes sous leur peinture jaune clair et leurs jolis grillages.



FERME ET RHUNE 1936
PAYS BASQUE D'ANTAN



La route suit maintenant un plateau doucement ondulé, dans l'habituel décor du pays basque : fermes entourées d'un petit jardin bien entretenu, grands pâturages à moutons avec des fougères et quelques touffes d'ajoncs, chars à boeufs dont certains, rares aujourd'hui, ont encore les roues pleines du temps jadis. Ici ou là, une dépression permet d'apercevoir au loin Hendaye et Fontarabie. On arrive à une large route goudronnée, bordée de grands arbres. Tout près, voici Urrugne et son clocher carré, sur le passage des cars, à proximité du chemin de fer conduisant à Hendaye, à Saint-Jean-de-Luz ou à Biarritz.



Je ne puis penser à Urrugne sans me souvenir d'un trop aimable chien qui nous accompagna malgré nous, depuis Hendaye. Passant à Urrugne, il songea que nous serions heureux, lui et nous, de Iuncher. Le temps de prendre la photo ci-contre, et je m'aperçus que notre ami à quatre pattes déposait à mes pieds une volaille tuée et plumée, qu'il venait de dérober dans une cuisine. La juste indignation de la propriétaire de ce friand morceau nous engagea à renier immédiatement toute parenté avec le chien, qui s'enfuit, sans oublier sa poule, poursuivi par des cris et des cailloux également inopérants. Deux jours après, obligés de passer à nouveau par Urrugne, toujours avec le chien qui persévérait à nous suivre, nous fûmes heureux de profiter d'une pluie d'orage pour nous dérober aux regards méfiants de la population."



EGLISE D'URRUGNE 1938
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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lundi 27 juillet 2020

UNE BALADE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN AOÛT 1931

BALADE EN LABOURD EN 1931.


Dans les années 1930, le Pays Basque Nord est une destination prisée par les touristes.

dimanche 26 janvier 2020

"UNE FILLE D'EUSKADI" PAR EUGÈNE POUEYDEBAT EN 1925


"UNE FILLE D'EUSKADI".


En 1925, paraît  le livre "Une fille d'Euskadi" écrit par Eugène Poueydebat.