dimanche 10 septembre 2017

L'HISTOIRE DU BERET "BASQUE" AU TRAVERS DES SIECLES


LE BÉRET A UNE HISTOIRE TRÈS ANCIENNE.


En effet, on trouve sa trace, près de 2 000 ans avant le Christ, dans un bas relief découvert en Sardaigne, représentant des hommes coiffés de bérets.

De plus, on a aussi trouvé au Danemark, dans une tombe, un homme coiffé d'un béret 1 000 

ans avant J.C.


En France, l'ancêtre du béret  semble être une sorte de pèlerine couvrant la tête et les épaules 

des soldats Romains qui occupèrent la Vallée d'Aspe, en Béarn.

Après le départ des Romains, les habitants n'auraient conservé que le couvre chef.


Puis, plus tard, les bergers béarnais auraient tricoté des bérets, d'abord pour eux, puis pour 

leurs voisins : Basques, Gascons et Landais.


Les colporteurs qui allaient de village en village, et de vallée en vallée, répandirent les bérets.

Aux débuts, la laine n'était pas teinte, puis les couleurs apparurent, de même que le  diamètre 

du béret varia.

Sa façon d'être porté se modifia également, selon la région d'origine ou la profession de son 

propriétaire.

Le béret migra aussi des villages vers les villes, avec l'exode rural, au 19ème siècle et toucha 

pratiquement toutes les couches de la population..


Le béret se diffusa au-delà des océans, grâce aux marins Basques qui allaient pêcher à Terre 

Neuve et à Saint-Pierre-Et-Miquelon.


Des militaires le portèrent depuis le début du 16ème siècle.

La garde personnelle de Napoléon 1er, en 1805, portait un béret bleu.


Au fil du temps, le béret fut adopté par des aviateurs, des légionnaires, des parachutistes, des 

Chasseurs Alpins ("la tarte") etc...

pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUES AVEC LEUR BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUES AVEC LEUR BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois
BASQUE AVEC SON BERET
PAYS BASQUE D'ANTAN

C'est l'Empereur Napoléon III, qui appela en 1854, le béret "Basque", car pendant la 

construction du palais pour son épouse Eugénie, à Biarritz, voyant des tas de gens portant des 

bérets, il pensa que les Basques étaient les créateurs et les fabricants de ces bérets, et non les 

Béarnais.

Depuis lors, le béret est très souvent surnommé "béret Basque".


La caractéristique essentielle du "béret basque" est qu'il est tricoté, puis feutré, contrairement 

aux bérets irlandais ou écossais qui sont seulement tricotés.

Dans chaque province du Pays  Basque, il est à noter qu'un diamètre extérieur appelé Plateau 

existe, cette mesure étant exprimée en pouces.


Malgré l'origine Béarnaise du béret, il exista en Pays Basque, plusieurs fabricants de 

béret,dont un à Hendaye, par exemple.


Voici ci-dessous deux articles parus dans la presse, au sujet du béret.


  • La Gazette du Commerce, en 1765, parlait déjà du béret :

"Il y a à Oleron 8 ou 10 Fabricans de bonnets ou berrets à la Béarnoise , qui en font environ 200 douzaines grands ou petits, année commune; La laine dont ils se servent pour les fabriquer, est assez bonne. Ce sont des agnelains d’Espagne de couleur burelle ; le poids de chaque bonnet est suivant la qualité & la grandeur , depuis 10 jusqu'à 16 onces ; ils passent dans un foulon fait exprès , & se vendent depuis 20, 25 , 30 jusqu’à 45 b chaque bonnet ; or, en les évaluant l'un dans l’autre à 30 b pièce , cela ferait 18 livres la douzaine ; & 200 douzaines font trois mille six cents livres; cette marchandise se consomme dans le Pays & aux environs."


  • La Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays Basque, le 6 novembre 1923 précisait :

"Le Béret Basque. Le sport en a lancé la mode. La guerre l’a consacré.


Sous la signature de M. Pierre Laubie, la « Liberté du Sud-Ouest » publie l'intéressant article qu’on va lire, sur notre coiffure nationale : 

Quelles sont les origines de cette coiffure, commode et esthétique à la fois, qui a plus contribué à la vogue de notre région que le "Ramuntcho" de Loti.


Un des fils les plus aimants de l'Eskual-Herria, M. Philippe Veyrin a répondu avec autorité à cette question : « On peut conjecturer, écrit-il, que le béret basque est le survivant d une coiffure qui fut très à la mode dans l’Europe centrale au XVle siècle. C est seulement au début de la Renaissance que l'on voit sur les peintures succéder le béret aux bonnets à bords retroussés et aux chapeaux. Sur les portraits de François 1er, et d Henri VIII d’Angleterre et de divers princes allemands et italiens, on peut voir le béret orné de perles et de plumes qui le rendent méconnaissable. Mais ce qui est plus intéressant c’est de voir le béret des hommes d'études sur les portraits de Calvin, de Luther et d’Erasme ; les vains ornements étant supprimés, on retrouve le béret basque... Le béret, tel que nous le concevons, paraît donc avoir été à l’origine la coiffure d’appartement des écrivains et des penseurs."

 

Cette coiffure, dont serait issue la barrette de nos ecclésiastiques aurait toujours subsisté dans nos régions. Bien longtemps avant les troupes carlistes, les chasseurs basques dont la compagnie servait de garde d’honneur à Napoléon 1er au château de Marrac, l’arborèrent et il fit l’admiration de Murat, dont on connaît l’amour du panache... 


Aujourd’hui, notre béret a retrouvé ses jours de gloire, c’est-à-dire qu’il a franchi à nouveau les limites de 1’Eskual Herria. Mais ce ne sont plus les écrivains — notons qu’en cela, Victorien Sardou est demeuré fidèle à la Renaissance — mais les sportsmen qui l’ont adopté, puis imposé. 


Un de nos chroniqueurs sportifs les plus compétents, M. Gaston Bénac, nous dit, en effet : 

"La petite coiffure bleu foncé ou noire qui emprisonne la tête, mais la campe fièrement sur les épaules athlétiques, fait fureur dans toute la France, et, à l’heure actuelle, il n’est pas un rugbyman qui se respecte qui n’arbore le béret basque. Cela donne un petit genre basque qui, généralement va fort bien à tout le monde." 


Le béret basque n’est pas d’ailleurs resté dans le seul domaine du rugby. Les autres sports l’ont adopté, et les fervents de l’automobile l’utilisent l’hiver sous tous les cl mats. En un mot, le béret basque a détrôné en France la casquette et il est adopté en automobile, en cyclisme, dans l'aviation, de Lille à Bayonne, du Havre à Marseille.


Mais comment le béret basque est-il parvenu à obtenir droit de cité dans le sport, à la ville, à l'armée?


Les pelotaris - Chiquito de Cambo entre mille - y sont pour quelque chose, l'Aviron Bayonnais y est pour beaucoup. On peut hardiment avancer que c'est à la suite de sa magistrale victoire en avril 1912 sur le Stade Français, mais surtout au lendemain de son grand succès en championnat de France 1913, que l'Aviron Bayonnais a lancé la mode du béret basque à Paris, qui, selon la coutume, la fit rejaillir par tout le pays. On sait quel fut le retentissement il y a 10 ans de la victoire des poulains de Fernand Forgues, on sait combien la méthode basque conquit tous les suffrages, on sait aussi combien furent fêtés à Paris, les Bayonnais fameux.


Pendant deux semaines, les cafés des boulevards retentirent des échos charmants des chansons basques, pendant deux semaines chacun s’attacha à paraître basque, c’est-à-dire à porter le béret et à s'armer du makila. La mode resta dans les milieux sportifs...


Puis la guerre survint, les Basques arrivèrent au front avec leurs bérets, et le soir, dans la cagna, au repos, en permission, ils se coiffèrent du petit béret. Bientôt les officiers s’aperçurent des avantages de cette coiffure légère qui tenait la tête bien emprisonnée, bien chaude ; excellente coiffure d’hiver qui préservait du froid, du vent, de la pluie. 


Le léger béret basque fit oublier les désagréments du casque. Il était entré dans les mœurs. L’armée l’officialisa." 


En tout cas, c’est le sport qui l’a imposé. 


Bravo ! donc pour les sportsmen qui, plus heureux que la plupart de nos grands couturiers et arbitres des élégances, ont su lancer une coiffure commode et esthétique à la fois. Souhaitons, cependant, avec M. Veyrin que l'on revienne aux dimensions et au port habituel du béret basque, dont on a réduit les bords à l’excès et dont on a ainsi, amoindri l'élégance."


(Source : https://www.beretbasque.fr/content/6-histoire-du-beret-basque)

Merci ami lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans ce 611ème article.


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