lundi 18 septembre 2017

L'HÔPITAL MARIN A HENDAYE - HENDAIA EN LABOURD DE 1895 A 1901 AU PAYS BASQUE AUTREFOIS


DÈS 1895, L'ASSISTANCE PUBLIQUE DE LA VILLE DE PARIS PENSE INSTALLER UN HÔPITAL À HENDAYE.


En effet, l'Assistance Publique acquiert en 1895 un terrain pour y construire un hôpital.


  • La Petite Gironde, dans son édition du 14 juillet 1895 indique :

"Paris, 13 juillet. Le Sanatorium d'Urrugne. Dans la séance de ce matin du Conseil municipal de Paris, M. Navarre a présenté, au nom de la cinquième commission, un rapport sur l’acquisition de terrains à Urrugne (Basses-Pyrénées), en vue de la création d’un Sanatorium pour les enfants scrofuleux et rachitiques. Conformément aux conclusions de ce rapport, le Conseil émet l’avis qu’il y a lieu d’autoriser l’administration de l’assistance publique à acquérir les terrains dont il s'agit au prix de 90 centimes le mètre; la contenance est de 36 227 mètres."

  • Le journal des débats politiques et littéraires, dans son édition du 26 août 1895 raconte :

"Le Petit Parisien nous fait une description d'Urrugne (Basses-Pyrénées) où la ville de Paris vient d'autoriser l'Assistance publique à acquérir un terrain afin d'y établir un hôpital semblable à celui de Berck-sur-Mer :

On s'est arrêté à un lot de terrains situés dans les communes d'Hendaye et d'Urrugne (Basses-Pyrénées). Ces terrains sont à deux kilomètres de la station du chemin de fer, au delà du Casino inoccupé de la Société d'Hendaye-Plage, à la limite des communes d'Hendaye et d'Urrugne. La plage est superbe, étendue, la pente très douce, composée d'un sable fin et résistant; elle est bordée de falaises couvertes de gazons émaillés de fleurs à la mi-novembre et sur lesquelles on pourrait faire des plantations. 

La situation est magnifique : on a devant soi, au Nord-Ouest, les montagnes espagnoles et le cap du Figuier ; au Sud-Ouest, l'embouchure de la Bidassoa et la ville de Fontarabie ; derrière et presque directement au Sud, la ville d'Hendaye, et enfin, à l'Est, la pointe Sainte-Anne et des collines verdoyantes couronnées par d'élégantes villas. 

En dehors de la situation qui est vraiment admirable, diverses raisons plaident en faveur d'Urrugne. D'abord, la douceur du climat est plus grande qu'à Biarritz et qu'à Saint-Jean-de-Luz : on est abrité des vents d'Ouest par les montagnes de Fontarabie et du cap du Figuier; la température est ordinairement très douce en hiver; la neige y tombe très rarement et fond à mesure; en été, les fortes chaleurs sont tempérées par la brise ; il n'y a pas de saisons de pluies. Aux environs, il n'y a ni marécages, ni fièvres paludéennes; la verdure règne toute l'année dans les prairies, et on peut vivre sur la plage en toute saison.

Urrugne deviendra le centre d'un groupe thermo-maritime, duquel on rayonnera vers d'autres stations ; on pourra, de là, envoyer à Dax et à Salies-de-Béarn les enfants dont les tuberculoses locales résisteraient au traitement marin ordinaire, envoyer ou maintenir à Arcachon ceux qui n'auraient besoin que d'une mer et d'un climat plus doux, laisser à Pau les plus délicats, pour qui toute influence de mer serait dangereuse et qui n'ont besoin que d'un climat calmant, tiède et humide. Il y aurait là, comme on le voit, une sorte de roulement ou de va-et-vient facile à établir, et qui pourrait rendre les plus grands services en économisant des voyages inutiles ou des retours à Paris trop hâtifs avant complète guérison. 

La dépense d'acquisition des terrains d'Urrugne a été de 26 200 fr., somme renfermant : 1° l'acquisition d'un terrain communal de 15 413 mètres au prix de 0 fr. 30 le mètre ; 2° l'achat d'une propriété particulière d'une étendue de 20 814 mètres à raison de 0 fr. 90 le mètre; 3° une majoration de 2 843 fr. 50 pour frais divers".


  • La Petite Gironde, le 20 juin 1897 informe :

"ADJUDICATION. Le mardi 13 juillet 1897, à deux heures de relevée, il sera procédé publiquement à la mairie d’Hendaye (Basses-Pyrénées), par M. le secrétaire général de l’administration de l’Assistance publique à Paris assisté de M. le chef du bureau des adjudications, et de M. Belout, architecte, à l’adjudication au rabais et sur soumissions cachetées, en trois lots, des travaux de diverses natures pour la construction "d’un Sanatorium pour enfants", à Hendaye. Ces travaux, évalués ensemble à 651 139 fr. 50 avant rabais, sont divisés comme suit, savoir : 1° Lot : Terrasse, maçonnerie, carrelage, etc... 282 983 fr. 15. 2° Lot : Charpente en fer et en bois, menuiserie, etc., 239 084 f. 61. 3° Lot : Couverture, plomberie, peinture, etc., 92 071 fr. 75. S’adresser pour prendre connaissance des cahiers des charges, bordereau de prix, devis et plans, au secrétariat de la mairie d’Hendaye ou à Paris, au secrétariat général de l’Assistance publique, 3, avenue Victoria."


pays basque autrefois
SANATORIUM DE LA VILLE DE PARIS
HENDAYE - HENDAIA
PAYS BASQUE D'ANTAN



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  • Le Temps, le 12 septembre 1899, rajoute :

"LE SANATORIUM D’HENDAYE- — La ville de Paris, qui dernièrement ouvrait à Berck-sur-Mer, pour les petits malades pauvres, un hôpital de sept cent cinquante lits, et qui fait construire en ce moment dans l'Oise, à Augicourt, sur un plateau très élevé, une maison spécialement aménagée pour les tuberculeux, vient d’inaugurer à Hendaye un sanatorium pour les enfants d’ouvriers et de petits employés parisiens déjà faibles et que tue l’air de la grande Ville. 

M. Lucipia, président du Conseil municipal, visitait ces jours-ci ce sanatorium, qui est certainement une des fondations les plus intéressantes de la ville de Paris. Il est situé à 3 kilomètres d’Hendaye, sur la mer, au pied des deux grands rocs surnommés les Jumeaux qui gardent l’embouchure de la Bidassoa, dans une sorte de cuvette où n’arrive que brisé l’air salubre mais trop vif du large. M. Belouet a construit là huit coquets pavillons isolés et réservés, quatre aux garçons, quatre aux filles. Ces pavillons sont séparés par des classes, car il ne faut pas que le séjour des enfants au sanatorium nuise à leur instruction, et les préaux de ces classes sont ouverts sur la mer. Le sanatorium d’Hendaye comporte un lazaret de vingt-six lits où les petits malades sont d’abord mis en observation dès leur arrivée, et une infirmerie de dix-sept lits. Il possède pour les hospitalisés deux cents lits. Quatre convois d’enfants lui ont été déjà envoyés et sa petite population de malades est aujourd'hui d'une centaine. Ils y sont soignés sous la surveillance du docteur Camino, ex-interne des hôpitaux de Paris, et du directeur du sanatorium, notre confrère M. Iribe."


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  • Le Figaro, le 27 avril 1901, ajoute :

"Il sera ouvert, le 17 juin, à l'Assistance publique, un concours pour la nomination à deux places d'interne en médecine au sanatorium de Hendaye (Basses-Pyrénées)."




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