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vendredi 4 septembre 2026

L'ABANDON DU STADE HENDAYAIS RUGBY À PARIS EN FÉVRIER 1925

L'ABANDON DU STADE HENDAYAIS RUGBY À PARIS EN 1925.


Lors de la saison de rugby de la FFR 1924-1925, le Stade Hendayais est dans la poule A, avec Stade Toulousain, Stade Français, AC Perpignan et SU Agen.



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STADE HENDAYAIS RUGBY
PARC DES PRINCES 15 FEVRIER 1925
PHOTO AGENCE ROLL




Voici ce que rapporta à ce sujet J. Faget dans la revue hebdomadaire La Côte basque : 

revue illustrée de l'Euzkalerria, le 22 février 1925 :



"L’abandon du Stade Hendayais au Match de Paris. 



M. Faget, le dévoué secrétaire général du Stade Hendayais qui accompagna notre vaillante équipe à Paris pour le match Stade Français Hendaye, match comptant pour les Poules de 5, a bien voulu expliquer lui-même à nos lecteurs dans un article spécialement écrit à leur intention comment le Stade Hendayais dut abandonner le terrain, victime des circonstances. Nul mieux que lui n’étant qualifié pour décrire cette épreuve — dans le plus triste sens du mot — à laquelle il assista et au cours de laquelle il soutint nos joueurs de tout son dévouement. Nous lui passons donc la parole.



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JERÔME FAGET STADE HENDAYAIS RUGBY
PAYS BASQUE D'ANTAN



Ce match est sans histoire, une tempête imprévue de pluie et de neige fondue ayant enlevé tout intérêt à une rencontre qui s’annonçait sévère, intéressante, où chaque équipe avait ses chances de succès. Hendaye dont l’équipe était supérieurement entraînée a été vaincue par les éléments. Partis de Hendaye avec 15° au dessus de zéro, les Hendayais se trouvaient subitement plongés au Parc des Princes, dans des bains de boue glacée. 



Les Parisiens revêtus au-dessous de leurs maillots de chemisettes imperméables, véritables cirés, pouvaient victorieusement braver les intempéries, beaucoup mieux que le modeste maillot de coton des Hendayais, et il a fallu un réel courage à ces derniers pour oser affronter non pas le Stade Français, les Toulousains étaient autrement durs, mais la bise glacée du Nord, qui n’a rien de comparable à nos vents du Sud. L’arbitrage de M. Payret fut très contestable et alors que les Hendayais les membres raidis par le froid, s’essayaient à faire du jeu régulier, les Parisiens jouaient au sifflet, c'est-à-dire, fort des déclarations de l’arbitre parues sur un journal du matin, mettaient en pratique toutes les irrégularités du jeu, hors-jeux de 4 et 5 mètres, rampant à terre quoique tenus et c’est ainsi que fut marqué le deuxième essai, l’homme plaqué à deux mètres des buts de Hendaye rampa, rampa, sous les yeux indulgents de l’arbitre, quoique tenu par trois Hendayais, ce qui fit dire à l'Echo des Sports : l'arbitrage de M. Payret fut large, large, large. . . et cet arbitre serait à revoir. 



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RUGBY : STADE FRANCAIS PARC DES PRINCES
1 FEVRIER 1925
PHOTO AGENCE ROLL



A la mi-temps Hendaye rentra au vestiaire, immédiatement de l'eau chaude préparée d’avance fut jetée sur les équipiers Basques, un bon café chaud et des frictions énergiques ranimèrent les joueurs lesquels, quoique vêtus des mêmes maillots maculés de boue glacée, enfoncèrent en coin le pack Parisien et foncèrent plus de 10 minutes dans leurs 20 mètres. 



Le soleil, que n’était-il de la partie ! La bise, la pluie persistante, et avec quelle vigueur tombait- elle, eurent raison de nos braves petits joueurs. Léon Pardo, le premier faiblit : ses orteils étaient gelés et le vertige s’était emparé de lui ; il avait peur de tomber sur le terrain et se retira, houspillé par un public abrité qui ne comprenait pas que des conditions atmosphériques déplorables risquaient d’amener des accidents regrettables. 



Léon Pardo devant cette manifestation stupide, revint sur le terrain, pas pour longtemps, les mêmes symptômes de congestion le reprenant. Pée, la figure gonflée se retira également, le capitaine Siro, qui cependant est d’une énergie peu commune, soutenu par deux de ses camarades, put à peine articuler deux paroles pour demander à l’arbitre l’autorisation de se retirer du terrain, et éviter ainsi des accidents possibles. C’est pendant cette phase de la partie que les deux essais de la seconde mi-temps furent marqués par le Stade français, dont les sous vêtements imperméabilisés protégeaient magnifiquement ses joueurs. 



Imprévoyance des Hendayais, disaient certains journaux. Non! Manque de moyens financiers, répondront les gens logiques, car Hendaye, (4 200 habitants) n’est pas Paris et pour faire le voyage en 3e classe et emporter les repas dans un panier, car ni les wagons-restaurants, ni les wagons-couchettes ne sont faits pour les déshérités ; Hendaye, la petite commune s’est imposée une souscription pour envoyer ses enfants à Paris. 



"Le Stade Hendayais a été vaincu par la tempête" et si l’équipe a quitté le terrain, c’est par force, malade, la rage au cœur de n’avoir pu montrer au public parisien, ce que peuvent la volonté et la persévérance, car le Stade Hendayais était prêt et capable de gagner : complet dans toutes ses lignes, la mêlée, son point faible, avait été travaillée et faisait merveille dès le début, (sur 5 mêlées, 3 fois le ballon) la Fatalité est toujours très dure pour les petits, en raison précisément des forces matérielles précaires dont ils disposent. 



Effondrement complet pour les Hendayais, les éléments cruels annihilant leurs moyens physiques et anéantissant leurs espérances matérielles fondées sur une belle recette. Ah ! qu’ils auraient été les bienvenus ces 15 billets de mille, et que de projets échafaudés ! Au lieu de cela le déficit dans la modeste caisse et les gros Pontifes vous diront encore "Imprévoyance". 



Bref, la seconde mi-temps fut interrompue au bout de 18 minutes de jeu, des concours bénévoles s’offrirent, de l’eau chaude fut encore jetée sur les joueurs, qui passèrent à la douche, chacun prit un homme, et des massages très durs furent employés, des boissons très chaudes complétèrent les soins. Comme le public continuait à protester, ainsi que quelques dirigeants du Stade Français, vite, je pris le petit demi de mêlée Recarte dans mes bras et le présentai à l’arbitre, à la foule et à beaucoup de journalistes et leur criai s’il était humain d’exposer inutilement la santé d’un homme. Le petit Recarte claquait des dents, ses bras étaient inertes et pour lui enlever ses souliers il fallut lui couper les lacets ainsi que les genouillères. M. Payret l’arbitre mentionna dans son rapport : 


Le match fut joué une première mi-temps correctement. A la deuxième mi temps au bout de 18', le capitaine Siro voyant ses hommes à bout, malades me demanda l’autorisation de quitter le terrain. Un temps affreux persistant, j’accordais cette autorisation les Hendayais étant frigorifiés. 



Donc la conduite du Stade Hendayais a été en la circonstance absolument au-dessus de toute critique.



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STADE HENDAYAIS RUGBY 1926


Persister à jouer, c’était courir au devant de risques bien gros et pour avoir voulu courir ces risques St-Girons qui jouait à Buffalo quitta le terrain 10' avant la fin, mais eut trois évanouissements sur le terrain et un quatrième dans le vestiaire, un joueur fut ramené sérieusement malade. 



René Petit qui jouait dans la sélection Guipuzcoa avouait le soir que le froid intense empêchait ses camarades de dribbler et qu'il souffrit cruellement de voir les équipiers de deux camps souffrir énormément du froid et c’était de l’Association, donc pas de plaquages dans la boue glacée qui vous coupait toute respiration comme à Buffalo, comme au Parc des Princes. 



Le Stade Hendayais a vu d’autres déconfitures les dirigeants sont des énergiques, et l’équipe qui se dispose à partir à Perpignan affronter les Arlequins n’est pas découragée. Que la chance nous favorise un peu, et on verra !"


 

(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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jeudi 23 juillet 2026

HENDAYE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1912

HENDAYE EN 1912.


En 1912, la commune d'Hendaye compte environ 4 200 habitants et est administrée par M. Ferdinand Camino, vainqueur des élections municipales de mai 1912.




pays basque labourd frontière 1912
VUE GENERALE HENDAYE 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta un électeur Hendayais dans l'hebdomadaire La Frontière du Sud-Ouest, le 

17 mars 1912 :



"Hendaye.



Quelques mois à peine nous séparent des nouvelles élections municipales de mai. Alors que dans nombre de communes environnantes, les différents partis politiques cherchent, les uns à conserver les positions acquises, les autres à prendre la direction du pouvoir, à Hendaye, règne le pouvoir le plus absolu. Comment en serait-il autrement ? Après l’accomplissement d’un programme si chargé, notre municipalité n’aurait-elle n’aurait-elle le droit vie se reposer, et l’électeur jetant un regard sur les quatre années écoulées ne serait-il point satisfait des travaux exécutés ou des projets en voie d’exécution?



Ils seraient bien ingrats, ceux qui ne seraient pas satisfaits et ils devraient bien comprendre qu’en affaires communales de même qu’en affaires particulières, des empêchements viennent mettre opposition à la prompte réalisation des meilleures idées, et tout ne peut se faire à la fois.



Nous allons reprendre une à une les différentes questions portées sur la profession de foi de notre municipalité et de la sorte, avoir une idée bien établie sur le chemin parcouru et les avantages acquis par une municipalité qui porte haut et ferme le drapeau républicain.



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HENDAYE - HENDAIA 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN


En premier lieu, examinons la question des écoles.



Depuis une vingtaine d’années, ce projet est à l’étude et ne paraît pas résolu de sitôt. Cela coûte si cher ! Malgré les bonnes finances faites par la ville et le concours de l’Etat, il est impossible de caresser de trop près ce rêve. En attendant nos élèves et ceux de la nation voisine ne sont pas si mal que cela. N’ont ils pas dans la mairie de vastes salles de classe et pour les moments de récréation de grands préaux les mettant à l’abri du mauvais temps ?



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HENDAYE - HENDAIA 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN


Pourquoi d’ailleurs se presser ?



Les résultats acquis, sous une haute direction, ne viennent-ils pas satisfaire les plus mécontents ?



Le cours complémentaire n’obtient-il pas chaque année une série de réussites à en rendre jaloux le personnel enseignant du département ? Il faut être bien grincheux pour songer à envoyer les enfants, à Saint-Jean-de-Luz, Bayonne, ou à Dax. C’est méconnaître le zèle et le dévouement apportés dans la direction de ce cours. D’ailleurs des communes plus petites que Hendaye ont réussi à créer des oeuvres post-scolaires, telles que Guéthary etc... C’est que la municipalité y était plus pressée, et le nombre d’élèves plus élevé que chez nous, voilà tout !



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HENDAYE - HENDAIA 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN


La création promise d’une école dans le quartier du Subernoa est un grand point acquis. Par le choix de la première titulaire installée à ce poste, on voit bien que cette question n’a été réglée aussi rapidement que grâce au souci constant qu’a notre municipalité d’être agréable... aux pères de famille habitant ce quartier.



Sur la question de l’abattoir, il y a aussi un projet.



Il est vrai que rien ne presse, le local actuel remplissant toutes les conditions d’hygiène, si ce n’est toutefois sa proximité de la route qui va à la plage.



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HENDAYE - HENDAIA 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN


Mais quoi ? Ce n’est que rarement en pleine saison, que les touristes sont avertis par le beuglement du bétail renfermé, ou... par les parfums spéciaux.


Il est vrai qu’à Hendaye, nos braves bouchers, abattent un peu dans tous les quartiers, quittes à faire ensuite leur déclaration à la mairie (lorsqu’ils ne l’oublient pas) pour la perception de la taxe. Quant à la vérification de la viande, les habitants sont également à l’abri de toute manoeuvre malhonnête.



Chaque jour le tampon municipal de l’abattoir est apposé par un vétérinaire à deux galons, dont la compétence ne saurait être mise en doute. N’émarge t-il pas pour cette fonction au budget de la ville ?



De temps à autre d’ailleurs, le vétérinaire principal qui habite Saint-Jean-de-Luz, vient voir si tout est en règle. Que veut-on de plus ? nous sommes sûrs de ne manger que de bonne viande.



Nous voyons également parmi les promesses faites par nos édiles, la question du plaçage et des améliorations à apporter à ce service.



Où en sommes-nous ? a-t-on cherché un système meilleur de perception, soit par adjudication, soit autrement, comme cela se fait à Hasparren, Espelette, Saint-Jean-Pied-de-Port, etc. ?



Non, on s’est contenté de mettre un percepteur de plus, grevant ainsi le budget de ce chapitre. Il est vrai que l’autorité et le prestige y gagnent, car les règlements appliqués par deux fonctionnaires empanachés de galons de lieutenant, ne peuvent qu’être bien appliqués.



Pour la question de l’eau potable nécessaire à la population rurale, il nous reste également à féliciter notre municipalité de sa bonne volonté à se procurer et à répartir cet élément si nécessaire. Il est cependant regrettable que le captage des eaux de la ville n’ait servi qu’à pourvoir le sanatorium et la plage, alors que la population rurale se voit réduite à n’utiliser que le superflu. C’est d’ailleurs ce qui légitime le zèle apporté durant la saison d’été, à la fermeture des bornes fontaines.



Est-ce tout ? Non. Bien d’autres questions aussi vitales que les précédentes mériteraient notre attention, mais pour aujourd’hui nous arrêtons là l’énumération.



Pour finir sur une note plus gaie, disons qu’une mention toute particulière doit être décernée pour la bonne organisation de notre musique municipale. Cette phalange sous la haute direction du comité des fêtes, suit également une marche ascendante et de jour en jour nous fait admirer les progrès accomplis.



Il va de soi — vous le savez d’avance — que le programme du mois de mai prochain, sera en tous points, semblable au dernier.



pays basque labourd frontière 1912
HENDAYE - HENDAIA 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN


Si tous les imprimés n’ont pas été utilisés, il y a quatre ans, il serait économique de les apposer cette année encore, de façon que l’électeur apprenne par coeur les désidérata d’une municipalité républicaine.


Un électeur Hendayais."


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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samedi 13 juin 2026

LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE À PARIS EN JUIN 1949 (deuxième et dernière partie)

LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR À PARIS EN JUIN 1949. 



Le choeur d'hommes Gaztelu Zahar d'Hendaye a été fondé en septembre 1945 par Pepito Alonso.



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LOGO DE GAZTELU ZAHAR D'HENDAYE







Voici ce que rapporta à ce sujet Elgar, le Bulletin d'information des Basques de Paris, en juillet 

1949 :


"... Le beau voyage du groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, à Paris.


Le point de vue du critique musical.




Le groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, se présente très bien, dans l'accoutrement pittoresque des mendigoizales : pantalons à rayures pris dans de grosses chaussettes de laine, sandales à lacets noirs, ceinture noire, chemise noire, béret.



Les voix sont bonnes ; parmi les ténors, le timbre agréable de Célestin Eguiazabal. Les seconds ténors, assez intimidés, mais chantant juste et nuancé, ce qui est rare. Les barytons, bien. Et un étonnant pupitre de basses, descendant facilement au contre-do.



Du côté équilibre, c'est parfait. Peut-être manque-t-il un premier ténor dans certains passages "forte". Mais toutes les voix sont fondues et disciplinées.



Le répertoire est joli. Il devra se développer dans la recherche de belles chansons, notamment dans la mine d'or qu'est la Soule, où je suis certain qu'on pourrait harmoniser pour ce groupe d'hommes de très vieux airs.



Une critique amicale. Pourquoi chanter du russe ou du suédois ? Le folklore basque n'est-il pas assez riche ? Je me suis régalé en écoutant "O Pepita", dont l'exécution est vraiment de très grande classe ; mais il y a tant et tant de jolies mélodies euskariennes ? Il ne faut pas suivre l'exemple de ces groupements péninsulaires, forts de 150 ou 180 exécutants qui, au lieu de chanter leur répertoire national, veulent démontrer qu'ils connaissent Monteverde, Bach ou Honegger, et, dans ce cas, ne font pas mieux que les grandes chorales françaises ou espagnoles.



Les pots-pourris, très allègres, mais ils gagneraient à être mieux harmonisés. Souvent la basse, au lieu de donner la note fondamentale de l'accord, donne à l'octave, la tierce. C'est un péché mortel en harmonie.



Reste le résultat.



Il est vraiment, et je pèse mes mots, extraordinaire. On se demande comment 15 amateurs, dont la plupart, sans doute, ne sont pas musiciens d'école, dirigés par un amateur qui n'est pas un spécialiste de la fugue et du contrepoint, sont arrivés à donner des auditions où les attaques sont 100 pour 100 précises, les modulations archi-justes, les forte homogènes, les pianos superbement soutenus, les conclusions précises. Cette chorale s'apparente aux ensembles russes et ukrainiens, qui, quoique professionnels, ne donnaient pas une plus forte impression d'ensemble.



Il est dommage, très dommage, que Paris n'ait pas entendu Gaztelu-Zahar à Gaveau, ou à Pleyel-Chopin. C'eût été un régal.



Et c'est une oeuvre admirable, qui n'a pu arriver à ce point de perfection que grâce à un labeur inouï du chef, le talentueux et ardent Pepito Alonso, à une volonté acharnée de tous les chanteurs, le tout dans un amour efficace du folklore de leur Pays Basque.


Merci et bravo !


Jacques Perré."



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GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE

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GROUPE GAZELU-ZAHAR D'HENDAYE
SEPTEMBRE 1945 ET JANVIER 1946


"Merci, Gaztelu-Zahar !



Le groupe hendayais est resté onze jours parmi nous.



Certes, nous avons veillé à ce que de l'arrivée au départ, tout soit prêt pour que nos amis soient contents de nous.



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GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE


Ils l'ont été et nous ont remercié, officiellement, officieusement, par des mots ou des gestes dont certains, sur le quai d'Austerlitz, étaient émouvants.



Et pourtant, c'est nous qui leur disons merci.



Merci pour la propagande énorme qu'ils ont faite pour le Pays Basque et l'art folklorique basque. Partout leur présentation a été impeccable. Partout leur prestation musicale a été parfaite. J'ai vu des spécialistes étonnés de la mise au point des voix, de l'ensemble des attaques, des nuances, et du style d'interprétation.



Et merci aussi pour l'exemple double qu'ils ont donné aux Basques de Paris. On a tendance, ici, à croire qu'un Basque doit hurler dès les hors-d'oeuvre dans les banquets, et se donner en spectacle au dessert. Les Hendayais ont donné une belle leçon à quelques chevaux échappés que nous avons ici, à savoir qu'ils ont mangé et bu tout autant, et qu'ils se sont tenus beaucoup mieux. Sujet de méditation, dont nous dégagerons les conclusions plus tard.



Pour cet exemple, pour cette propagande, c'est nous qui disons merci aux Hendayais, de tout coeur, et qui sommes fiers de les avoir reçus, si simples, si gentils, si peu cabotins, si éloignés des manifestations de cirque basques, si purement dans les traditions d'Eskual-Herria.




pays basque chants chorale labourd hendaye
GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE


Merci, Gaztelu-Zahar, et au revoir...


Legarralde"








P.S. : une pensée pour Peio Macicior (récemment disparu) et pour sa famille...





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

(Merci à Maika pour le document original)








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mercredi 13 mai 2026

LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE À PARIS EN JUIN 1949 (première partie)

LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR À PARIS EN JUIN 1949.

 



Le choeur d'hommes Gaztelu Zahar d'Hendaye a été fondé en septembre 1945 par Pepito Alonso.



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LOGO DE GAZTELU ZAHAR D'HENDAYE






Voici ce que rapporta à ce sujet Elgar, le Bulletin d'information des Basques de Paris, en juillet 

1949 :


"Le beau voyage du groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, à Paris.



Nous avons cru devoir, en raison des nombreuses manifestations qui ont eu lieu en juin, publier un numéro spécial de juillet, et à la demande de nos lecteurs, insister sur l'excellente propagande faite à Paris par le groupe "Gaztelu-Zahar" d'Hendaye.



Et voici le groupe Gaztelu-Zahar.


Son chef

Pepito Alonso, pâtissier-acteur-chanteur-chef de chorale, grand mangeur devant l'Eternel, basque carliste et coeur d'or.


Ses basses :

André Bidegaray, contrebasse de fort volume et voix chaude, quoique marchand de glace.


Pierre Etchenausia, fils de l'adjoint au maire d'Hendaye, la voix de son père, le caractère de... lui-même, joue du txistu et très joliment.


J. B. Etchenausia. C'est son frère. En plus, il danse à ravir.


Pierre Etchenausia. Le fils de Dominique. La carrure des Eguiazabal. Et quel timbre ! Et c'est lui le trésorier. Plus avare qu'Havard numéro 2.




pays basque chants chorale labourd hendaye
GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE




Ses barytons :


Manolito Curutchet, dit Havard numéro 2, ancien trésorier, plus avare qu'Havard numéro 1, masseur-pédicure, vedette de chant, a chanté à Berlin devant 500 000 personnes ; le charme de la quarantaine et l'ardeur de don Juan Tenorio.


Georges Cazeaux, Iñaki Uriarte, Luis Ecenarro, chanteurs, siffleurs, gastronomes.


Ses deuxièmes Ténors :


Ils sont deux : José Luis Sarrasqueta et Lorentzo Etxarri, deux figures de Basques magnifiques, joyeux de vivre et de de chanter.


Ses premiers Ténors :


Célestin Eguiazabal, joueur de rugby, pelotari, danseur de fandango, soliste à la voix de cristal, maître de chai chez le frère Ganich. Le corps d'Hercule et l'âme célestine. N'est pas content qu'on parle des contrebandiers d'Hendaye.


Maurice Hozera promène sa stature et son calme sans s'étonner de rien. Bon appétit. 


Louis Provost. Hôtelier-poète, élégant, a réussi à séduire Paris par son charme filiforme et personnel.


Guy Phocas, dit Phoscao, celui dont les Parisiennes se souviennent. Pas impressionné par Paris, mais pas du tout. Trouve que c'est un peu cher. Homme-protée, se charge de parler, danser, chanter, faire le saut périlleux, lever les poids et faire la quête.


Et n'oublions pas Gaby Altuña et Jean Hirigoyen, txistu et atabalero, jeunes et candides, d'abord impressionnés par la Ville-Lumière, puis complétement à l'aise.


Et voilà Gaztelu-Zahar.



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GROUPE GAZELU-ZAHAR D'HENDAYE
SEPTEMBRE 1945 ET JANVIER 1946



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pays basque chants chorale labourd hendaye
GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE




J'ai observé Gaztelu-Zahar...



Après le départ bruyant, sensationnel, des Hendayais, je me suis demandé pour quelles raisons cette chorale a laissé à Paris d'une part une excellente impression, d'autre part des regrets.


Et j'ai médité, rétroactivement, sur les faits et gestes de ces 17 garçons, jeunes ou demi-jeunes, pendant dix jours à Paris.


J'ai observé, d'abord, que ce groupe artistique est simple. Pepito est simple, Célestin est simple, Bidegaray est simple. Il n'y a, nulle part, la moindre trace de cabotinage. Sans fracas, sans attitudes, sans les allures préoccupées ou faussement absorbées qu'ont certains groupes folkloriques, ces garçons présentent tout bonnement une production, d'ailleurs soigneusement préparée. Et c'est très bien ainsi.


Autre caractère. Ils sont Basques. C'est-à-dire francs buveurs, solides mangeurs, et gais naturellement, mais tout cela dans la dignité. Pas d'excès, pas de démonstrations ridicules, pas d'exhibitionnisme. Tous, sans exception, ont donné, en quelque endroit qu'ils se trouvent, un bel exemple de bonne tenue. Au travail, une attention soutenue, les yeux fixés sur leur chef, désireux de faire au mieux. Et après, toujours gentils, corrects et en même temps amusants comme Phoscao et Prouvost, toujours dans les limites convenables.


Et encore ils sont aimables. Surpris au début par l'accueil qui leur a été fait, ils ont tout de suite sympathisé avec leurs compatriotes de Paris. Des amitiés durables sont nées pendant ce séjour ; ils ont su faire comprendre qu'ils étaient sensibles à l'effort parisien, ils l'ont dit.


Je suis tranquille : qu'une seule ou qu'un seul de chez nous se présente à la pâtisserie de Pepito, au chai de Célestin, à l'hôtel de Prouvost, sur le bateau d'Echarri, il verra tout de suite le sourire se dessiner sur le visage de l'Hendayais.


Il faut souhaiter que des échanges de ce genre aient lieu entre les groupes folkloriques basques. Ici, à Paris, nous sommes prêts à aider tout le monde. Mais il arrive qu'on croit ne pas devoir nous demander cette aide, et il arrive aussi, disons-le franchement, que lorsque nous allons dans notre pays basque, notre qualité de chanteur ou danseur du groupe de Paris ne nous vaille aucune sympathie, parfois même au contraire.


Pour Hendaye, la question est réglée. Ils ont véritablement séduit Paris par leur simplicité et le charme cordial qu'ils dégagent et qu'ils inspirent. Je ne sais pas s'ils reviendront. Mais je sais bien qu'en groupe ou isolément, ils peuvent compter sur l'amitié des Basques de Paris.


Jean Havard."




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GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE


P.S. : une pensée pour Peio Macicior (récemment disparu) et pour sa famille...



A suivre...





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

(Merci à Maika pour le document original)








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vendredi 2 janvier 2026

LE GOLF-CLUB D'HENDAYE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1912

LE GOLF-CLUB D'HENDAYE EN 1912.


En 1910, fut créé, par la société Foncière à Hendaye un golf avec un parcours de 18 trous, autour du Château d'Abbadia et de son domaine de 70 hectares.



pays basque labourd golf
GOLF D'ABBADIA HENDAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la revue hebdomadaire Pyrénoéa, le 1er décembre 1912 :


"Le Golf-Club d'Hendaye.



Peu de sports se sont développés en France comme le Golf, dans ces dernières années.



Le Sud-Ouest de la France devait à son public d'hivernants, en particulier, aux clientèles anglaise, américaine, espagnole et russe qui, avec la clientèle française, lui sont si fidèlement attachées, d'installer des Golfs Links dans ses principales stations, telles que Pau, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz.



Hendaye, dernière venue sur la côte basque, dont le passé historique ne pouvait songer à rivaliser avec Saint-Jean-de-Luz, si pleine de souvenirs archaïques, dont le passé mondain ne pouvait porter ombrage à Biarritz, si fière de ses hôtes royaux, Hendaye devait à la splendeur de son site de forcer à son tour l'attention des visiteurs et des touristes. Non contente de la beauté de sa plage et du décor incomparable dont Pierre Loti a écrit le charme prenant, Hendaye, par une innovation dont on chercherait vainement ailleurs un autre exemple a su mériter le nom de "Cité des Sports".



Placée à mi-chemin entre Biarritz et Saint-Sébastien, Hendaye est desservie par les grands express des chemins de fer français et espagnols et les trains de luxe de la Cie Internationale des Wagons-Lits. Distante de quelques centaines de mètres seulement de Fontarabie et d'Irun, et située entre Bayonne, Biarritz et Saint-Sébastien, les aficionados qui auront choisi cette station délicieuse seront tout transportés pour assister dans les arènes aux magnifiques courses de taureaux qui se donnent pendant la saison.



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AFFICHE COMPAGNIE INTERNATIONALE DES WAGONS-LITS



Comme transition au sport aimé des Espagnols, Hendaye offre à ses hôtes des murs pour la pelote basque, sport plus paisible qui, avec le tennis et le croquet, est déjà très en honneur. Enfin le Golf, dont nous constatons plus haut la vogue grandissante vient d'être établi à Hendaye (18 trous) dans des conditions telles qu'il est permis de le compter dès à présent, de l'avis des personnes autorisées, parmi les plus beaux du continent.



pays basque labourd golf
CARTE DU GOLF D'HENDAYE PYRENOEA 1 DECEMBRE 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN




Dessiné par M. H. S. Colt, le réputé créateur du Sunningdale Golf en Angleterre, dans cet admirable parc d'Abbadia que seuls aujourd'hui quelques privilégiés connaissent, et dont l'étendue est telle qu'un second Golf de 9 trous pourra y être facilement installé, le Golf de Hendaye sera bientôt le rendez-vous de la colonie élégante de toute la côte basque. Les parcours en sont tracés sur de superbes pelouses dont le terrain léger est accidenté à souhait.



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ARCHITECTE PAYSAGISTE DE GOLF HARRY S COLT



La vue, limitée à l'est et au sud par la chaîne des Pyrénées, s'étend sur la mer, de Fontarabie et de l'embouchure de la Bidassoa jusqu'à Biarritz, la barre de l'Adour et la côte des Landes, d'une part et sur la côte Cantabrique, au-delà de Bilbao d'autre part.



Les quelques photographies qui encadrent ce texte font voir, mieux que toutes les descriptions, la situation unique de ce beau domaine, dont la plus grande partie a été acquise récemment de l'Institut de France par La Foncière de Hendaye et du Sud-Ouest, et le surplus a été pris en location pour une très longue période.



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ACTION DE CENT FRANCS
LA FONCIERE DE HENDAYE ET DU SUD-OUEST


Les amateurs de Golf qui auront ainsi la chance de trouver réunis, à moins de 25 kilomètres, les Golfs de Biarritz, de Saint-Jean-de-Luz et Hendaye viendront à ce dernier pour l'ingénieuse variété de ses courses.



Les amis de la nature et du paysage y viendront également pour reposer leurs yeux sur des horizons variés à l'infini, qui se trouvent résumé en deux mots : mer et montagne.



Ajoutons qu'Hendaye qui n'était pendant ces dernières années qu'un but d'excursion va devenir cet été, du fait d'importants travaux effectués sur la plage et de la création de nouveaux moyens de communication : pont sur la Bidassoa, entre Hendaye et Irun ; route de Corniche et tramways électriques entre Hendaye et Biarritz ; chemin de fer électrique entre Hendaye et Saint-Sébastien, etc., un véritable centre d'excursion de séjour des plus recherchés.




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OBLIGATION DE 500 FRANCS 1913
CHEMINS DE FER DES TRAMWAYS ELECTRIQUES
DES BASSES-PYRENEES ET PAYS BASQUES


Nombreux étaient les touristes qui déploraient de ne pas trouver à la plage le Grand Hôtel, pourvu de tout le confort moderne, tel que les progrès de l'industrie hôtelière ont su l'imposer dans la plupart des grandes stations. Cette lacune est aujourd'hui comblée. Le Grand Hôtel Basque Eskualduna, complété par de nombreuses villas déjà en construction, Hendaye avec ces bons hôtels existants et les nombreuses villas construites au cours des dernières années, offrira ainsi à ses hôtes des facilités d'habitations dignes de la splendeur de son site."



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GRAND HÔTEL ESKUALDUNA HENDAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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