mardi 26 septembre 2017

LES GROTTES D'ISTURITZ - IZTURITZE EN BASSE- NAVARRE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS


LES GROTTES D'ISTURITZ ET D'OTSOZELHAIA.


Ces grottes forment une série de grottes naturelles avec habitat préhistorique situées sur le site naturel de la colline de Gaztelu, dans la vallée de l'Arberoue, en Basse-Navarre.

L'entrée principale de la grotte d'Isturitz était connue depuis longtemps et des éléments 

préhistoriques ont été découverts à la fin du 19ème siècle.


L'exploitation des phosphates issus de la grotte d'Isturitz est interrompue, au début du 20ème 

siècle, à la suite d'une mésentente entre les deux propriétaires.


En 1912, on fait une ouverture de l'entrée de la grotte, donnant sur Saint-Martin-d'Arberoue.

Une première campagne de fouilles a lieu de 1913 à 1920, menée par Emmanuel Passemard, 

suivie d'une seconde campagne, de 1928 à 1949, par Suzanne-Raymonde et René de Saint-

Périer.

C'est en 1929 que le meunier Etchegaray découvre le réseau Oxoselhaya, ainsi que des objets et 

des ossements humains.

Les deux grottes ont été classées comme monument historique en 1953, année de la  création 

d'une jonction entre les deux grottes.


paysbasque autrefois
GROTTE D'ISTURITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



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GROTTE D'ISTURITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



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GROTTE D'ISTURITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



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GROTTE D'ISTURITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN





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GROTTE D'ISTURITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN




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GROTTE D'ISTURITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN

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VUE PANORAMIQUE DES GROTTES D'ISTURITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



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SOUVENIR D'ISTURITS
PAYS BASQUE D'ANTAN

Voici ce que rapporte la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays Basque, le 26 avril 1935 :

"Les grottes d'Isturitz. 

Il y a quelques mois, en compagnie de M. Francis Jammes et de confrères, nous visitions les admirables grottes de Saint-Martin-d’Arberoue, sous la conduite de M. Darricau. Nous disions notre émerveillement, au lendemain de cette instructive excursion. Beaucoup plus récemment, il était donné connaissance à la Société des Sciences, Lettres et Arts, de Bayonne, d’une conférence de M. de Saint-Périer, sur le même sujet. Nous avons publié un compte rendu analytique de cette séance, mais nous devons aujourd’hui, à la Petite Gironde d’en connaître d’une façon plus complète. Elle en publie un compte rendu dont nous détachons les passages suivants :

"D’autres visites, moins officielles, ont laissé dans la littérature plus de traces. Pierre Loti, lors de son séjour à Hendaye, parcourut la grotte et nota ses impressions dans "Hommes et choses qui passaient". M. Francis Jammes a placé dans la grande salle une évocation pleine de poésie, qui forme un des plus gracieux épisodes de son roman « Janot, poète ». 


Mais vers 1890, l’histoire de la grotte entra dans une nouvelle phase. A la suite d’une exploitation de phosphates qui y fut tentée et qui malheureusement, entraîna la destruction des couches préhistoriques en plusieurs points, l’attention des préhistoriens fut éveillée par les découvertes de silex, d’os travaillés, de sculptures faites au cours de l’extraction des terres. A ce moment, Edouard Piette, dont on connaît les belles fouilles dans les grottes pyrénéennes, notamment à Gourdan, à Lordet, au Mas-d’Azil, connut la grotte d’Isturits et en comprit l'intérêt, mais nous ignorons pour quelle raison il n’en entreprit pas l’exploration. 


Cependant, l’exploitation des phosphates avait heureusement cessé à la suite de poursuites judiciaires de la part du propriétaire de la plus grande partie de la grotte, dont les entrepreneurs avaient envahi la propriété. Une ouverture au flanc du coteau exposé à l’est, sur la commune de Saint-Martin d’Arberoue, avait été pratiquée en 1912, comme nous l’avons dit plus haut, et la grotte ne recevait plus que la visite de quelques curieux, lorsque M. Emmanuel Passemard entreprit des fouilles régulières dans les assises préhistoriques du gisement. Ces fouilles durèrent jusqu’en 1922 ; elles aboutirent à la découverte de gravures figurant des rennes, des chevaux et un félin sur un pilier naturel, isolé au milieu de la grande salle et à la constitution d’une importante collection d’objets d’industrie et d’œuvres d'art. Acquise par les Musées nationaux, cette collection est conservée aujourd’hui au Musée de Saint-Germain-en-Laye ! 


C'est en 1928 que nous commençâmes nos fouilles personnelles dans la grotte d’Isturits.


Après avoir étudié la composition géologique et la disposition des grottes, le comte de Saint-Périer étudia les conditions d’existence des hommes qui vinrent les premiers habiter cette caverne et durent passer leur vie à chasser les animaux sauvages, alors abondants, contre lesquels il fallait se défendre, mais qui constituaient la nourriture essentielle. 

Le séjour des grottes constituait donc, outre un abri contre le froid, plein de sécurité et même de charme pour ces hommes rudes. Mais la question de la nourriture se posait constamment pour eux. Si abondant que dût être à cette époque le peuplement en animaux, la chasse continuelle devait éloigner les troupeaux et rendre leur capture de plus en plus difficile. Les hommes étaient obsédés de cette pensée, et c'est leur obsession même qu’ils ont traduite en des œuvres graphiques qui sont parvenues jusqu’à nous et qui sont les témoignages les plus émouvants de ce temps aboli, ceux qui, seuls, nous permettent de discerner quelque peu de la mentalité de ces hommes primitifs. 

Ce n’est point ici le lieu de rappeler toutes les discussions qu’a soulevées le problème de l’origine de l’art, mais nous montrerons par l’examen de quelques œuvres marquantes que les Magdaléniens et ceux d’Isturits plus spécialement, furent de grands artistes, en dépit de l’âge reculé auxquels ils appartiennent et qu’ils surent employer déjà de nombreux modes d’expression d’art : gravure sur os et sur pierre, sculpture en bas-relief et en ronde bosse, en os, en bois de renne et en pierre, con tours découpés en os. 

Tous ces essais artistiques ne sont point des chefs-d’œuvre, et l'on trouve des maladresses, des incorrections dans l’interprétation des modèles. Mais beaucoup d’entre eux, nous pourrions même dire la plupart, sont saisissants de justesse dans l’observation et d’adresse dans l'exécution. 

Pour obtenir ce résultat avec un silex burinant une matière rebelle comme l’os frais ou la corne, il fallait à l'artiste outre une vigueur peu commune, une sûreté de main exceptionnelle. Il montrait aussi un coup d'œil incomparable pour saisir, sur un modèle animal, sans cesse mobile et éloigné, la forme propre, l'attitude familière, le détail caractéristique, et pour les rendre ensuite avec fidélité. 

Car c'est le réalisme de ces œuvres qui nous frappe aujourd’hui encore, à tel point qu’il n’est pas exagéré de dire qu’aucune école d’artistes animaliers n’a surpassé cette maîtrise de nos obscurs chasseurs paléolithiques."



(Source : WIKIPEDIA)

Merci ami lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans ce 643ème article.


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