JOANES EZPONDA POÈTE BASQUE BAROQUE DU 16ÈME SIÈCLE.
Jean de Sponde (Joanes Ezponda, en Basque), né en 1557 à Mauléon-sur-Soule (Soule, Royaume de Navarre) et mort le 18 mars 1595 à Bordeaux (Aquitaine, Royaume de France), est un poète baroque Basque français.
Voici ce que rapporte Wikipédia à son sujet :
"Jean de Sponde est le fils d'Iñigo de Sponde, réformé calviniste d'origine Basque espagnole, et de sa seconde femme. Il est également le frère de Mgr Henri de Sponde. Lié à la cour de Navarre, et élevé dans un milieu protestant et austère, brillant élève, il reçoit une bourse d'études de Jeanne d'Albret, la mère d'Henri IV auprès de laquelle travaille son père. De 1570 à 1579, il va au collège de Lescar, où se dispense un enseignement anti-aristotélicien. Il acquiert une parfaite connaissance du grec, de sa littérature, de la psychologie et de la dialectique platonicienne. Il y apprend en outre la théologie calviniste.
A peine âgé de 20 ans, il entreprend en 1577 une traduction latine et commente soigneusement des textes d'Homère.
Au moyen de sa bourse de voyage, accordée par Henri de Navarre en 1580, il quitte le Béarn et se met à sillonner l'Europe humaniste. Il étudie à l'université de Bâle, où il rencontre François Hotman. Son maître est alors Théodore de Bèze. Impliqué dans la vie intellectuelle locale, il étudie l'alchimie.
Parallèlement, il s'intéresse particulièrement à la musique de Paschal de l'Estocart, sa première oeuvre poétique connue étant un sonnet liminaire aux Octonaires sur la vanité du monde d'Antoine de La Roche-Chandieu, mis en musique par L'Estocart.
L'année 1582 le voit accepter le titre de maître des requêtes, qu'Henri de Navarre lui décerne.
La même année, il rédige une préface en latin aux six traités de L'Organon d'Aristote, dédiée à l'éditeur Episcopius (de), dans laquelle il fait la louange du philosophe grec. Aristote était bien connu de Théodore Zwinger, un de ses professeurs à Bâle, qui venait de faire éditer les Politiques avec des commentaires. Sponde et Zwinger ont entretenu une correspondance, dont nous avons conservé huit lettres.
Ces lettres — sept de 1582 — traduisent la variété des préoccupations de Sponde : musique de L'Estocart, auteurs grecs, alchimie. Dans l'une d'entre elles, il affirme à Zwinger avoir obtenu de l'or transmuté d'un marc d'argent.
Encore en 1582, il lit les Psaumes et en est profondément marqué. Sa vie prend une orientation religieuse et il rédige ses oeuvres majeures : Méditations sur les pseaumes et Essay de quelques poemes chrestiens. Il termine son édition d'Homère en 1583.
| LIVRE MEDITATIONS SUR LES PSEAUMES DE JEAN DE SPONDE |
Rentré en Navarre, il se marie en 1583. Les Stances sur la Cene, et Autres poemes sur le meme sujet, traduisent ses réflexions théologiques quand au débat calviniste sur la doctrine de la Cène.
Dès 1585, il travaille comme agent politique pour le futur Henri IV, qu'il accompagnera dans sa carrière. Il est emprisonné par les Ligueurs à Paris en 1589, puis libéré : on le retrouve à Tours, probablement en mission auprès du parlement de Paris qui y tient ses assises après avoir été chassé de la capitale par les émeutes. Il accède la même année à la place de Lieutenant-Général de la sénéchaussée à La Rochelle, charge fastidieuse qui l'oblige à restreindre les libertés des citoyens locaux, et laisse peu de temps à ses occupations d'helléniste. Il quitte la ville blanche, en 1593, plein d'amertume. Etonnamment, le roi de Navarre, jusque-là bienveillant à son égard, reste sourd aux suppliques que le poète lui adresse à sa sortie. Il se rend alors à Tours une nouvelle fois.
Jean de Sponde se lie plus tard avec le Cardinal Du Perron, lui aussi poète, se rapprochant ainsi du catholicisme romain, puis il est emprisonné de nouveau à Tours. Libéré, il assiste à la conversion nouvelle d'Henri IV, en juillet 1593, qu'il imite en septembre, ce qui lui vaut la haine des protestants ; Agrippa d'Aubigné devient un virulent ennemi personnel. Il perd paradoxalement et de façon définitive la bienveillance d'Henri IV, car celui-ci veut voir se maintenir un parti huguenot. Il publie alors des écrits de controverse pour défendre sa conversion. Mettant au service de sa confession renouvelée son expérience de la théologie, il s'attache à réfuter les thèses de Bèze. Son père est tué par des partisan catholiques en 1594, pour sa fidélité à la Réforme.
L'auteur meurt d'une pleurésie le 18 mars 1595, à Bordeaux, dans la pauvreté, privé de moyen de chauffage. Dans son Essay de quelques poemes chrestiens, paru en 1588, il évoquait la mort, à l'oeuvre dans le monde.
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| LIVRE STANCES ET SONNETS DE LA MORT DE JEAN SPONDE |



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