Les succès de M. Edmond Rostand me rappellent un des plus charmants souvenirs de mes années d'apprentissage.
C'était en 1889, au temps de l'Exposition. Je tenais — passez-moi cette expression — l'emploi de "caïman" à l'Ecole normale. C'est-à-dire que j'employais les trois quarts de mon temps à ne rien faire, sous prétexte de surveiller une centaine de bons garçons, qui obéissaient peu à mes remontrances. Je partageais ces responsabilités avec Joseph Bédier, qui, depuis, s'est fait une belle renommée par ses travaux sur la littérature française du moyen âge. Le samedi soir, Joseph Bédier étant "de service", je pouvais m'échapper. Je profitais ordinairement de ma liberté pour aller chez Leconte de Lisle, qui, en sa qualité de sous-bibliothécaire du Sénat, habitait un petit appartement, dans les annexes du Luxembourg, au numéro 68 du boulevard Saint-Michel. On rencontrait, dans ces soirées très cordiales et familières, le poète Haraucourt, Jean Psichari, le peintre Lecomte du Nouy, Robert de Bonnières, le vicomte de Guerne, le musicien Benedictus, José-Maria de Heredia, Fernand Hérold, Henry Houssaye, parfois Judith Gautier, très belle et très bonne, hiératique en son fauteuil comme une reine d'Orient...
Leconte de Lisle, vu de loin, ressemblait à un dieu et inspirait aux profanes une sorte de terreur. De près, dans l'intimité de ces réunions où circulait un plateau de boissons légères et fraîches, il laissait voir le fond de bonhomie et de simplicité qui se cachait sous son rude sourcil. Il avait des rires d'enfant, des accès d'hilarité bruyante, secouante, interminable, dont Psichari était volontiers le complice. Ils riaient tous deux pendant de longs espaces de temps. Quand ils semblaient avoir fini, ils se regardaient en dessous, et cela recommençait de plus belle. Je n'ai jamais vu rire d'aussi bon coeur. Ce rire inextinguible de Leconte de Lisle me faisait songer à la gaieté ingénue de ces dieux antiques, dont le rire, dit-on, ressemblait à un joyeux tonnerre dans lin ciel serein.
Leconte de Lisle était incomparable lorsqu'il imitait l'accent des créoles, entendu là-bas, dans les nuits chaudes de Bourbon. Il évoquait des scènes locales, de petits tableaux des îles. Par exemple, l'arrivée, de la négresse dans la case, le soir, sur les rampes de la colline, la cordiale bienvenue des voisines, l'accueil hargneux des. chiens et ces voix dans la nuit :
— Commeïnt cha va ?
— Cha va bieïn.
— Empèce un peu les tiens ! (Empêche un peu les chiens !)
Et, de nouveau, les rires repartaient en fusées sonores... Oh ! le bon temps !
Je conterai plus tard, quand je serai vieux, ces propos et ces amusements. Je reviens à Rostand par un détour.
Un soir, le bon maître nous dit :
— Vous verrez et vous entendrez, tout à l'heure, une personne que vous n'oublierez plus. C'est une jeune fille, qui écrit de beaux vers, et qui les récite en perfection. Elle signe ses poèmes d'un pseudonyme : Rosemonde Gérard.
Leconte de Lisle n'aimait pas, en général, les jeunes filles qui font des vers. Il se méfiait du cahier bleu des pensionnaires. Il décourageait, fort honnêtement, la plupart des vocations indécises qui venaient implorer sa bénédiction paternelle. Pour qu'il eût consenti à cette exception, il devait avoir des raisons bien fortes. Son sentiment devint le nôtre, dès que nous eûmes la joie de voir et d'entendre Rosemonde Gérard. C'était une toute jeune fille, très mince, très blonde, délicate et gracieuse. Je vois encore son entrée, qui mit de la lumière dans le salon un peu sombre. Et, longtemps, nous avons gardé dans les yeux le reflet de sa robe rouge, très simple, toute unie, mais chatoyante de cassures satinées, où la couleur s'avivait d'allègres clartés. Rosemonde Gérard récita, sans se faire prier, quelques stances. Sa bonne grâce était très aimable, sans affectation de naïveté et sans excès de coquetterie. Elle disait ses vers d'une voix claire et musicale, avec un art spontané et déjà savant où la marque d'une excellente méthode ne nuisait pas à la grâce de l'instinct. Sa poésie était ingénue et subtile, avec quelque chose d'aérien et de ténu, un charme discret, semblable à ces rayons du matin qu'un nuage peut éteindre, ou à ce fil de la Vierge que le moindre souffle peut briser. C'étaient, par la pureté, par la fragilité, par je ne sais quelle beauté grêle et imprécise, des rêves de jeune fille. C'étaient, par le choix des mots, par la sûreté du rythme, des vers de poète. Cette vision, trop rapide, laissa dans notre mémoire une trace brillante et durable, une impression de jeunesse et de fraîcheur.
POESIE DE MME ROSTAND ROSEMONDE NEE GERARD
Quelque temps après, nous demandâmes à Leconte de Lisle :
— Eh bien ! Et Rosemonde Gérard ?
— Oh ! elle n'a pas perdu son temps. Elle a publié un recueil de vers, les Pipeaux. Ensuite, elle a épousé un poète, le jeune Edmond Rostand.
PROVERBE DU 17 JUILLET 2021 (SAINTE CHARLOTTE) (SAINT LÉON IV) (ITSASNE).
CHARLOTTE : Anne-Marie-Madeleine-Françoise Thouret, en religion soeur Charlotte de la Résurrection naît le 16 septembre 1715 à Mouy (Oise).
17 JUILLET SAINTE CHARLOTTE DE LA RESURRECTION
Charlotte est l'aînée de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées à Paris, sur la Place de la Nation, le 17 juillet 1794, quelques jours avant la mort de Robespierre et la fin de la Grande Terreur.
Leurs cendres reposent dans le cimetière de Picpus.
Léon IV fait élever, en 852, des remparts autour de la cité pontificale, à Rome, pour la protéger des invasions sarrasines, encore menaçantes à l'époque.
Cette "cité léonine" est à l'origine de l'actuelle Cité du Vatican.
Léon IV meurt le 17 juillet 855 à Rome.
17 JUILLET SAINT LEON IV
ITSASNE : Santa Marina. Ibarrangeluan, Galdakao.
EGLISE SANTA MARIA GALDAKAO BISCAYE
Marina : Latineko marinus-etik ("itsasokoa" edo beharbada "Marius-ena, Mariorena"). V. mendean Antiokian bizi izan zen santa Marinak gizonen arropak jantzi zituen lekaide sartu ahal izateko, eta hil arte ez zuen inork horren berririk izan Berbintzanan (Nafarroa) ageri da 1330. urtean ("Marina, fija de Garcia Franco"), Bilbon 1464an (Maryna de Ybarrysusi) et Ondarroan (Bizkaia) 1514an (Marina de Garduça, Marina de Sagarminaga). Jaia uztailaren 17an da. Aldaerak : Itsasne, Itxasne, Maña eta Mariñe (Deun-ixendegi euzkotarra). Baliokideak : Marina (es) eta Marine (fr).
Un décès du 17 juillet : Leconte de Lisle.
POETE LECONTE DE LISLE
Né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul (la Réunion) - Mort le 17 juillet 1894 à Voisins (Yvelines).
Leconte de Lisle est un poète français.
Il adopte son nom de famille comme nom de plume, supprimant son prénom usuel, Charles.
Il passe son enfance à l'île de la Réunion et en Bretagne.
Il s'installe à Paris en 1845.
Après 1848, il se consacre entièrement à la poésie.
POETE LECONTE DE LISLE
Son oeuvre est dominée par 3 recueils de poésie : Poèmes antiques (1852), Poèmes barbares (1862) et Poèmes tragiques (1884), ainsi que par ses traductions d'auteurs anciens et de tragiques grecs.
Leconte de Lisle est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien.
L'Empire lui assura une pension et le décora. La République l'attacha à la bibliothèque du Sénat en 1872 et le nomma officier de la Légion d'honneur en 1883.
En 1886, Leconte de Lisle est élu à l'Académie française, au fauteuil de Victor Hugo.
Il meurt le 17 juillet 1894, à 75 ans, au château de Voisins, à Louveciennes.
PROVERBE DU 22 OCTOBRE 2019 (SAINTE SALOMÉ) (SAINTE ÉLODIE) (LEIRE).
SALOMÉ : Salomé, qui vient de Shalom ("la paix"), aussi appelée Marie Salomé, est une disciple de Jésus qui apparaît brièvement dans les églises canoniques et de façon plus détaillée dans les évangiles apocryphes.
Dans les traditions chrétiennes, elle est aussi la demi-soeur de Marie, la mère de Jésus.
Elle est parfois aussi appelée Salomé la Myrophore (Qui porte du parfum liquide), parce qu'elle fut l'une des femmes qui accompagnèrent le Christ au tombeau.
Salomé est fêtée le 22 octobre en Occident et le 3 août pour les églises d'Orient.
ÉLODIE : Née en Espagne d'une chrétienne et d'un musulman, Élodie (ou Alodie) et sa soeur Nunilone désobéissent au décret de l'émir de Cordoue, Abd al-Rahman II, qui leur enjoint d'embrasser la religion de leur père.
22 OCTOBRE SAINTE ELODIE
Les deux filles furent arrêtées et emprisonnées au château d'Alquézar.
Elles sont décapitées à Huesca, en Aragon, vers l'an 851.
Leurs reliques sont conservées au monastère de Leyre, en Navarre.
RETABLE ELODIE ET NUNILONE A LEYRE
LEIRE : Nafarroako erreinuaren bihotza luzaz izan zen komentuan hartu zituzten Nunilone eta Alodia ahizpa martirien gorputzak 880ean.
MONASTERE DE LEYRE NAVARRE PAYS BASQUE D'ANTAN
Nafarroako monasterioa eta Andre Mariaren adbokazioa IX. mendean eraikitako Salbatoreko monasterioa lur eta etxe askoren jabe izan zen Nafarroa osoan. Gainera, bertan Nunilo eta Alodia santen erlikiak eta Nafarroako errege batzuen gorpuak gorde ziren. Eraikuntza ikusgarria eta balio handikoa bada ere, aipagarriena soto edo kripta dugu. Leire, irudi duenez, latineko Legionarus izenetik atera da. Aldaerak : Leiore eta Lexun.
Une naissance du 22 octobre : Leconte de Lisle.
POETE LECONTE DE LISLE
Né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul (la Réunion) - Mort le 17 juillet 1894 à Voisins (Yvelines).
Leconte de Lisle est un poète français.
Il adopte son nom de famille comme nom de plume, supprimant son prénom usuel, Charles.
Il passe son enfance à l'île de la Réunion et en Bretagne.
Il s'installe à Paris en 1845.
Après 1848, il se consacre entièrement à la poésie.
POETE LECONTE DE LISLE
Son oeuvre est dominée par 3 recueils de poésie : Poèmes antiques (1852), Poèmes barbares (1862) et Poèmes tragiques (1884), ainsi que par ses traductions d'auteurs anciens et d tragiques grecs.
Leconte de Lisle est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien.
L'Empire lui assura une pension et le décora. La République l'attacha à la bibliothèque du Sénat en 1872 et le nomma officier de la Légion d'honneur en 1883.
En 1886, Leconte de Lisle est élu à l'Académie française, au fauteuil de Victor Hugo.
Il meurt le 17 juillet 1894, à 75 ans, au château de Voisins, à Louveciennes.
POETE LECONTE DE LISLE
Voici le proverbe du mardi 22 octobre 2019 :
ESKUKO ETXE-ORIA HOBE, AIREKO URTZOA BAINO.
Mieux vaut moineau à portée de main que palombe dans les airs.
FILETS PALOMBIERES SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 6 600 autres articles vous attendent dans mon blog :