LA CHASSE AUX ALOUETTES DANS LES BASSES-PYRENEES EN 1923.
Parmi les nombreuses chasses pratiquées dans le Pays Basque d'Antan, comme la chasse au renard, aux vautours, à la palombe, et autres goélands, la chasse aux alouettes n'en était pas la moins pratiquée.
Voici ce que rapporta le quotidien La Gazette de Bayonne, de Biarritz et du
Pays Basque, dans plusieurs éditions :
- le 24 février 1923 :
"... Quelque chose qui fait du bruit encore, mais pour des causes moins graves, c'est la réponse de M. Chéron, ministre de l'Agriculture, à M. Le Barillier, sénateur, à propos de la chasse aux alouettes. Nos lecteurs ont eu sous les yeux, hier, la lettre du ministre. A ce sujet, nous avons reçu, nous aussi, une lettre intéressante et je cède bien volontiers la place à mon correspondant pour vous en donner connaissance :
"Monsieur le Rédacteur en Chef,
En réponse à une nouvelle et pressante démarche de notre sénateur, M. Le Barillier, M. le Ministre de l'Agriculture a fait connaître qu'il ne lui est pas possible de donner une suite favorable au voeu dont M. le sénateur Le Barillier s'est fait l'interprète auprès de lui, et ce pour les considérations suivantes :
La chasse à la repasse, de la grive, a été interdite d'une manière générale dans toute la France depuis plusieurs années, parce qu'il a été reconnu qu'elle favorisait le braconnage du gibier sédentaire et la destruction des petits oiseaux migrateurs utiles. Il ne pouvait être fait une exception à cette mesure pour les Basses-Pyrénées.
Les allégations des chasseurs des Basses-Pyrénées relatives aux dégâts que les alouettes causeraient aux cultures n'auraient pas été reconnues fondées. De nombreuses autopsies ont permis de constater que ces oiseaux consommaient en général des insectes et des graines nuisibles.
Pour la grive, la restriction de sa capture, au retour, ne serait pas religieusement observée dans tous les pays, si nous en croyons Pierre Benoit (Koenigsmark, la Grande-duchesse de Lautenbourg dans sa cabane de verdure.)
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| LIVRE KOENIGSMARK DE PIERRE BENOIT 1923 |
Et, sans aller aussi loin, n'existe-t-il pas certaine contrée privilégiée en France, dans laquelle la chasse à la repasse d'un gibier, dit pie de Mars, ou merle de Corse, apparenté à la grive, est autorisée ?
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| MONTICOLE MERLE-BLEU |
Quant à la crainte que sa chasse (nous ne la demandons qu'au fusil) puisse favoriser le braconnage du gibier sédentaire, elle ne peut exister dans notre région, dépourvue de tout gibier sédentaire.
Pour l'alouette des champs et son alimentation, nous restons sceptiques. Il serait intéressant de connaître l'époque à laquelle ont été capturées celles ayant servi d'expérience.
Il y a lieu de supposer que c'est dans une période où il n'existe pas d'ensemencements, et dans laquelle, faute de graines utiles à absorber, l'alouette est obligée de se rabattre sur leurs succédanées.
De nouvelles expériences faites en Octobre ou Mars, donneraient, croyons-nous, un résultat bien différent.
Ch. De La Rue."
- le 8 mars 1923, sous la plume de R. Abéberry :
"La chasse à l'alouette.
La "Petite Gironde" publie la lettre ci-dessus adressée d'Arcangues à M. Le Barillier, sénateur :
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| ALBERT LE BARILLIER SENATEUR MAIRE D'ANGLET PAYS BASQUE D'ANTAN |





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