LES TRAMWAYS BASQUES EN 1925.
Dès la fin du 19ème siècle, des tramways existent au Pays Basque Nord.
Voici ce que rapporta à ce sujet la revue hebdomadaire La Côte basque : revue illustrée de
l'Euzkalerria, le 11 janvier 1925 :
"Les Tramways Basques.
Nous avons eu le grand plaisir d'apprendre que le rapport de M. Garat, député, sur les tramways basques, vient d'être approuvé par la Chambre des Députés.
Grâce à l'adoption de ce projet de loi, les travaux concernant les lignes du réseau basque des tramways à un double point de vue. D'une part, en longeant la côte de Bayonne à Hendaye et en pénétrant au coeur du Pays Basque grâce à ses ramifications, ce réseau favorisera grandement le tourisme en reliant pratiquement et rapidement la mer à la montagne, ces deux éléments d'attraction voisins et dont les communications jusqu'alors étaient précaires et incommodes. D'autre part, ce réseau se reliant au tramway de St-Sébastien, facilitera grandement les relations entre la France et l'Espagne.
Cet heureux événement, gros de conséquences favorables, est dû à l'exposé suivant :
Messieurs,
Par la loi du 13 juillet 1912 était déclaré d'utilité publique l'établissement dans les départements des Basses-Pyrénes et des Landes, des voies ferrées d'intérêt local de Saint-Jean-de-Luz à Peyrehorade avec embranchement d'Ascain à Sare, de Saint-Palais à Saint-Jean-Pied-de-Port, avec embranchement sur Mendive, du chemin de fer à crémaillère de la Rhune et d'une hydro-électrique à Licq-Atherey, avec les diverses installations nécessaires à l'exploitation des lignes précitées.
A la même date, un décret déclarait d'utilité publique une ligne de tramways à traction électrique allant de Bayonne à Hendaye.
| TRAMWAY HENDAYE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Le Tramway d'Ascain.
La Société des voies ferrées départementales du Midi, substituée au concessionnaire primitif, commença les travaux d'établissement du réseau et de l'usine hydro-électrique, mais dut les interrompre lorsque la guerre fut déclarée.
Cette société, qui avait terminé pendant la guerre l'usine électrique de Licq-Atherey, dans le but de fournir de l'énergie électrique à des usines travaillant pour la défense nationale, a dû, pour pouvoir reprendre la construction du chemin de fer à crémaillère de la Rhune, de même que celle de la ligne de Bayonne à Biarritz et à Hendaye (ces deux lignes ne jouissant d'aucune subvention de l'Etat ni du département des Basses-Pyrénées), augmenter son capital, en raison de la majoration actuelle des frais de construction. La loi du 5 avril 1923 a autorisé la Compagnie des chemins de fer du Midi à garantir l'intérêt du nouveau capital de la Société des voies ferrées départementales du Midi, capital qui a été porté de 19 500 000 francs à 32 000 000 de francs.
Mais, pour la reprise des travaux sur les lignes de Saint-Jean-de-Luz à Peyrehorade, et de Saint-Palais à Saint-Jean-Pied-de-Port et embranchement, lignes dont les frais de premier établissement, lignes dont les frais de premier établissement sont payés par les départements des Basses-Pyrénées et des landes, avec le concours de la subvention de l'Etat, la Société des voies ferrées départementales du Midi a dû envisager, en raison des modifications survenues dans la situation économique, de nouvelles conditions d'établissement, ainsi qu'une augmentation corrélative de la subvention accordée par l'Etat, par application de la loi du 28 avril 1920.
Des modifications ont, par suite, été apportées, d'accord avec les départements intéressés, aux conventions primitives et ont fait l'objet d'avenants soumis à l'approbation du Parlement. Ces avenants, au nombre de 3, concernent les différentes lignes concédées ou rétrocédées à la Société des voies ferrées départementales du Midi.
Les plus importantes de ces modifications sont les suivantes :
Le premier avenant, concernant la ligne de Bayonne à Hendaye, établit la solidarité financière entre les trois exploitations de la ligne de Bayonne à Hendaye, de la crémaillère de la Rhune et de l'usine de Licq-Atherey. Une fois couvertes les dépenses et charges de ces trois exploitations, leurs bénéfices doivent servir, à combler, s'il y a lieu, l'insuffisance des lignes de Saint-Jean-de-Luz à Peyrehorade et de Saint-Palais à Saint-Jean-Pied-de-Port.
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| USINE LICQ-ATHEREY SOULE D'ANTAN |



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