LE VIIÈME CONGRÈS DES ÉTUDES BASQUES À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN SEPTEMBRE 1948 (première partie)
LE VIIÈME CONGRÈS DES ÉTUDES BASQUES À BIARRITZ EN 1948.
C'est en septembre 1900 qu'a lieu, à Paris, le Premier Congrès des Etudes Basques.
BIARRITZ - MIARRITZE 1948 PAYS BASQUE D'ANTAN
Le VIIème Congrès d'Etudes basques se déroula du 12 au 19 septembre 1948 à Biarritz. C'est le premier Congrès de l'exil et incontestablement celui qui fut le plus important et qui connut le plus grand succès.
Les travaux scientifiques furent de qualité et en tous de cas de quantité appréciable (260 communications). L'implication dans l'organisation du Congrès du Gouvernement Basque en exil et une forte participation des intellectuels basques d'Amérique donnera à ce Congrès un large retentissement.
Voici ce que rapporta à ce sujet J. P. Hiriart, dans le journal mensuel Elgar, Journal des Basques
C'est sous ce nom que le VIIème Congrès d'Etudes Basques restera dans l'histoire de la bascologie, dont il marque une date importante peut-être depuis un siècle.
Notre ami regretté, Georges Lacombe — dont le Congrès nous fit cruellement ressentir l'absence — définissait la bascologie, mot nouveau désignant une réalité nouvelle, comme l'ensemble des sciences ayant pour but une connaissance plus complète de cet être vivant, divers et un, qu'est le Peuple Basque.
Tous les spécialistes qui, chacun dans sa sphère, étudient un des multiples aspects de la culture basque, ont intérêt à se rassembler de temps en temps pour confronter le résultat de leurs recherches ; qui méconnaîtrait les lumières que peuvent mutuellement se communiquer l'anthropologie et la linguistique, l'histoire et le droit, par exemple ? Telle est la raison d'être de ces congrès généraux qui comme celui d'Oñate en 1918, et celui de Biarritz, constituent des assises générales de la bascologie. A côté d'eux, existaient naguère des congrès spécialement consacrés à telle ou telle science dans ses rapports avec le peuple basque, congrès plus fréquents et plus restreints par leur objet et par le nombre de leurs participants ; nous souhaitons vivement que la tradition en soit reprise.
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Car à Biarritz, tout n'a pas pu être dit ; certaines questions ont été laissées dans l'ombre, certains problèmes à peine effleurés. Quand aurons-nous, par exemple, un Congrès d'Histoire du Droit Basque, où pourra être étudiée avec la profondeur nécessaire une figure aussi actuelle que celle de F. de Vitoria, fondateur basque du droit international, sur lequel le R. P. Garriga a communiqué au congrès de Biarritz des aperçus déjà très intéressants ? Tout n'a pu être dit, et surtout tout n'a pu être écouté par les congressistes, enchantés et malheureux à la fois du nombre et de la qualité des communications qui s'offraient à eux à la même heure.
Seize sections ; une semaine de travail intense, résultat de plusieurs mois de préparation et de vingt ans d'études ; deux cent cinquante communications ; des discussions passionnées auxquelles prirent part une dizaine de professeurs d'université des deux continents, des spécialistes connus et des jeunes, beaucoup de jeunes qui se révélèrent dignes de leurs aînés par leur sérieux et par leur enthousiasme. Du beau et du bon travail, dont nous mesurons avec joie les prolongements dans l'avenir.
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Nous ne tenterons pas de donner ici un aperçu des travaux du Congrès ; une nomenclature serait trop longue et trop fastidieuse, un choix serait forcément infidèle. Nos lecteurs pourront d'ailleurs se reporter aux publications du Congrès, que nous leur indiquerons au moment où elles paraîtront.
Du point de vue scientifique le Congrès de Biarritz a prouvé que la culture basque reposait sur des bases solides et bénéficiait de contributions dignes de retenir l'attention des savants les plus exigeants.
Il a prouvé aussi que cette culture était jeune, vivante, d'une vie exubérante, en union intime avec le peuple qui la vivifie chaque jour par ses apports spontanés. Et ce fut pour les étrangers le caractère le plus frappant de cette semaine basque, que cette union fraternelle des intellectuels avec leurs compatriotes paysans, ouvriers ou marins. Des manifestations populaires comme celles de Baïgorry, du Théâtre de Bayonne, d'Aguilera, s'inscrivirent tout naturellement dans le cadre du congrès et en constituèrent l'apothéose. La culture basque ne vit pas sous cloche, et ses fidèles ne sont ni de vieilles barbes, ni des intellectuels désincarnés. Ils sont aussi capables d'être émus par la chanson d'un pasteur de Larrau que de se passionner pour les parentés caucasiques (?) de leur langue. Au gala de la chanson basque, à la représentation de "Ramuntcho", tout l'Euzkadi apparut dans son harmonieuse unité.
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Le Biltzar des danseurs d'Aguilera, reprenant la tradition fondée naguère par les Biltzars de jeunes d'Ustaritz et de Villefranque (oubliés par un speaker novice), fit acclamer plus de deux cents danseurs, garçons et filles, par un public enthousiaste. Ainsi prit fin, par une magnifique journée de septembre, dans le soleil et dans la joie, cet acte de foi d'une culture millénaire, attaquée aujourd'hui par les fauteurs du crime que les juristes modernes se préparent à sanctionner sous le nom de "génocide moral", et qui répond à ceux qui veulent la tuer en leur montrant la jeunesse par qui elle vivra."
A suivre...
(Source : http://www.euskomedia.org et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
(Source : http://www.euskomedia.org et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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