jeudi 27 avril 2017

CULTURE BASQUE GROUPE ITOIZ

LE GROUPE ITOIZ DANS LES  ANNEES 1980 AU PAYS BASQUE.


Quel phénomène que ce groupe qui a marqué toute une génération de 1974 jusqu'en 1988, date de sa dissolution, et même au-delà.

J'ai eu de la chance de le voir plusieurs fois en concert et à chaque fois, c'était le même plaisir, 

d'entendre des mélodies si différentes des autres à l'époque et des chants en Basque, dans un 

univers au Pays Basque Nord où les programmations musicales des radios comprenaient 

quasiment exclusivement des chansons françaises.


pays basque avant
PREMIER DISQUE 1978 :" ITOIZ"

Avant la formation du groupe Itoiz, cinq jeunes de Mutriku et d'Ondarroa avaient formé en 

1974 un groupe de bal "Indar Trabes", mais très vite ils passèrent au rock progressif.

Ils ont l'opportunité en 1978 de sortir leur premier disque et ils changent alors le nom de leur 

groupe en Itoiz.

Leur  premier disque "Itoiz" (ils ne se s'ont pas foulé pour le nom du disque) est une merveille 

absolue.

Toutes les chansons sont en Basque et en plein "post franquisme", c'était un sacré challenge, 

même si des chanteurs comme Pantxoa eta Peio, et quelques autres avaient déjà montré la voie.

Le groupe est constitué de :

  • Juan Carlos Pérez : guitare et chant

  • José Foisis Garate : basse et chant

  • José Antonio Fernandez : piano et clavier

  • Joseba Erkiaga : flûte

  • Estanislao Estanis Osinalde : batterie

Leur manager Angel Azkarraga  figure aussi sur ce premier disque comme membre du groupe.

Toute la musique est de Juan Carlos Pérez et les paroles sont aussi de Pérez, de Azkarraga 

(manager) et de deux amis poètes : Joseba Alkalde et Joseba Garcia.

Ce disque "référence" tient à la fois du jazz et aussi du rock progressif.

Il contient des chansons acoustiques comme "Zati txiki bat la m'en"  ou "Lau Teilatu", jazzy 

comme "Astelehen urdin batean", rock comme "Foisis jauna" (Foisis était le surnom de José 

Garate) ou clairement progressifs comme "Hilzori" ou "Goizeko Deihadar" (d'une durée de dix 

minutes et 4 secondes).

Parmi toutes les chansons du disque, "Lau Teilatu" fut une sorte d'hymne du groupe, une 

chanson très connue au Pays Basque, qui les propulsa au sommet, dès leur premier disque.

Curieusement, les paroles parlent de deux amis qui se rencontrent pour les fêtes de villages,

une référence claire à leur passé de groupe de bal.



DEUXIEME DISQUE 1980 : "EZEKIEL"

Le groupe ensuite se met en "stand-by" car plusieurs de ses membres doivent faire leur service 

militaire et le leader Juan Carlos Pérez, décide de sortir un disque en solo, en 1980.

Toute la musique est de lui, et les paroles sont de nouveau de Joseba Alkalde.

Le disque se nomme Ezekiel  et pour profiter du succès précédent, sort sous le nom du groupe 

Itoiz, même si seulement Fernandez et Erkiaga participent à l'album.

Le reste des musiciens sont des musiciens de studio.

Sans aucun doute, le résultat est superbe.

Un pas de plus dans l'aventure musicale du groupe, qui inclut des chanteuses dans quelques 

morceaux et des nouveautés instrumentales comme l'usage du saxo  ou du violon .

Tous les titres des chansons font référence au personne d'Ezekiel (prophète de l'Ancien 

Testament).




TROISIEME DISQUE 1982 : "ALKOLEA"

Après ce second disque, Foisis revient, une fois accompli son service militaire et Itoiz est de 

nouveau un groupe.

Son troisième disque, en 1982, est Alkolea (l'alcool).

Toutes les chansons sont de Pérez, sauf "Marilyn : sagardotegia eta jazzmana", un reggae 

curieux de Fernandez.

Le groupe voit le départ de Joseba Erkiaga, qui collabore seulement à une chanson avec la 

gaïta galicienne, et il est remplacé par un second guitariste German Ors.

A partir de ce moment, Itoiz aura toujours un second guitariste, mais pas toujours le même.

Osinalde arrête aussi et est remplacé dans le disque par Angel Celada.

De même Paco Chamorro arrive avec son saxo.

Alkolea est un bon disque, mais inférieur à ses deux prédécesseurs. Un peu plus pauvre, mais 

ce n'est pas trop préoccupant.

QUATRIEME DISQUE 1983 : "MUSIKAZ BLAI"

Musikaz Blai paraît en 1983. L'album est à la fois pop, mais aussi ska, sous l'impulsion de son 

nouveau guitariste Jean Marie Ecay.

A partir de ce ce disque, rentre dans le groupe un super batteur Jimmy Arrabit.

Dans ce disque, la magie du groupe se perd un peu.

Néanmoins, les ventes du disque sont très bonnes et le groupe voit sa popularité augmenter au 

Pays Basque.





CINQUIEME DISQUE 1985 : "ESPALOIAN"

Espaloian paraît en 1985.

Antton Fernandez quitte le groupe et Itoiz est réduit à quatre personnes : Pérez, Ecay, Garate 

et Arrabit.

Des musiciens de studio se joignent au quartet.

Le poids de Ecay dans le groupe est si grand que Pérez chante seulement dans ce disque et 

toutes les parties de guitare sont assurées par Ecay.

Le disque se termine par une chanson nommée "Clash eta Pistols".





SIXIEME DISQUE 1985 (SINGLE) : "NOBELA BELTZA"






SEPTIEME DISQUE 1987 : "AMBULANCE"

Itoiz essaie d'agrandir son marché, et se tourne vers la France, avec un mini LP gravé à Paris 

et un titre en Français : Ambulance, en 1987.

C'est le meilleur de toute cette époque un peu pauvre, mais loin en qualité de leurs trois 

premiers  disques.

Jean Marie Ecay quitte le groupe et est remplacé par Xabi Pery.




HUITIEME DISQUE 1988 : "EREMUKO DUNEN ATZETIK DABIL"

C'est le début de la fin pour le groupe.

La pression, la fatigue, la routine des tournées et la sensation d'être arrivés au bout d'un cycle 

commencent à peser sur le groupe.

Itoiz décide de faire un disque (album double) en direct, en 1988 : Eremuko Dunen Atzetik 

Dabil.

Quasi toutes les chansons sont issues de deux derniers disques, laissant pour la fin quatre 

chansons des trois premiers albums, et aucun de Musikaz Blai.

Le disque est gravé au centre sportif de Fadura, dans la localité Biscayenne de Getxo.



NEUVIEME DISQUE 2008 : "ANTOLOGIA"

Le disque "Antologia" reprend l'histoire musicale du groupe.


Le dernier concert d'Itoiz aura lieu à Eysines (Gironde) en avril 1988.


Le groupe se dissout, au grand dam de leurs fans, dont je faisais partie...

Juan Carlos Pérez commence ensuite une carrière solo.






(Source : WIKIPEDIA )


Merci ami lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.


Plus de trois cent dix  autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.fr

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, c'est gratuit!!!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire