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dimanche 15 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 15 FÉVRIER 2026 SAINTE GEORGETTE ET SAINT CLAUDE - JURDANA


PROVERBE DU 15 FÉVRIER 2026 (SAINTE GEORGETTE) (SAINT CLAUDE) (JURDANA).


GEORGETTE : Georgette est une religieuse franque, anachorète, vivant vers l'an 500, en Auvergne, capitale de la Gaule mérovingienne.


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15 FEVRIER SAINTE GEORGETTE DE CLERMONT


La seule information sur la sainte vient de Grégoire de Tours, qui en parle dans son De Gloria Confessorum (A la Gloire des Confesseurs).

Refusant de se marier, Georgette mena une vie d'ermite à la campagne, priant et jeûnant.

Georgette est vénérée comme sainte par l'Eglise catholique, qui le commémore le 15 février.


Voici ce que rapporta à son sujet La Gazette de France, le 15 février 1897 :

"Sainte Georgette (VI- siècle). 

En l’an 500, vivait à Clermont en Auvergne une pieuse enfant nommée Georgette. Pour n’être point détournée de la fidélité qu’elle avait promise à Dieu, par un mariage auquel la poussaient ses parents, elle se retira dans une solitude où son occupation était le jeûne, la prière et la mortification, pour faire de son corps un "reliquaire de chasteté." 

Lorsqu’elle fut sortie de ce monde, pendant qu’on portait en terre son corps "plus pur qu’un beau lys," un vol de colombes, "aussi blanches que cygnes," l’accompagna à l’Eglise et se logea sur le toit jusqu’à ce que fut achevé l’office et qu’on eût enseveli la dépouille virginale. Après quoi, les colombes reprirent leur essor haut dans le ciel, et on les perdit de vue. 

(Saincts d’Auvergne, Par messire Jacques Blanche).




CLAUDE : Claude de la Colombière est un prêtre jésuite, né le 2 février 1641, à Saint-Symphorien-d'Ozon, près de Lyon.



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15 FEVRIER SAINT CLAUDE DE LA COLOMBIERE

En 1666, Claude est envoyé à Paris pour étudier la théologie et est choisi comme précepteur des enfants de Colbert.

Ses études terminées, Claude est ordonné prêtre.

En 1674, Claude est directeur spirituel de Marguerite-Marie Alacoque, religieuse visitandine.

En 1676, Claude est prédicateur de la catholique Marie-Béatrice de Modène, duchesse d'York, future reine d'Angleterre.

Humaniste réputé, il participe à l'essor du culte du Sacré-Coeur.

En mission à Londres, il est arrêté et jeté en prison, ayant été dénoncé comme conspirateur lors du complot papiste de Titus Oates.

Il est condamné au bannissement en 1679.

Il revient mourir à Paray-le-Monial, le 15 février 1682.

Il est béatifié en 1929 et canonisé par le pape Jean-Paul II le 31 mai 1992.



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15 FEVRIER SAINT CLAUDE DE LA COLOMBIERE



JURDANA : Erdi Aroan ezaguna euskal herrietan. Jurdan (1563).

(...) Mariajurdana - Maria eta Jurdana (ikus sarrera hau) dira izen honen osagaiak. Hondarribian (G) ageri da, 1575ean (MariaJurdana de Sarasti). - - (...)

XVI. mende arte gutxienez iraun zuen izena, maiztasun handi samarrekoa. Horrela deitzen zen Filipinen konkistatzaile izandako Migel Lopez Legazpikoren amama, baita Peñafloridako kondearen lehenengo emaztea ere (XVIII. m.). Del Valle Lertsundik dioenez, Jordan ibai entzutetsutik ekarritako urez bataiatutakoei jartzen zitzaien izen hau. Aldaerak : Jurdana, Mariajurdana y Xurdana.





Une naissance du 15 février : Galilée.




astronome italie mathématicien géomètre physicien 16ème 17ème siècle
GALILEE

Né le 15 février 1564 à Pise (Toscane, Italie) - Mort le 8 janvier 1642 à Florence (Toscane, Italie).

C'est un mathématicien, géomètre, physicien et astronome italien du 17ème siècle.

Galilée (Galileo Galilei) est l'aîné d'une fratrie de 7 enfants.

Il fait preuve, dès son plus jeune âge, d'une grande habilité manuelle.

A 17 ans, son père l'inscrit à l'université de Pise où il suit des cours de médecine mais il revient à Florence, en 1585, sans avoir terminé ses études.

Dès 1583, Galilée est initié aux mathématiques et il enseigne à la chaire de mathématique de Pise en 1589. Il démontre plusieurs théorèmes et fait des expérimentations sur la chute des corps.


astronome italie mathématicien géomètre physicien 16ème 17ème siècle
GALILEE

En 1592, Galilée part enseigner à l'université de Padoue et il y restera 18 ans.

En 1604, il fait de nombreuses découvertes.

Parmi ses réalisations techniques, il perfectionne en 1609 la lunette astronomique (il en construit plus de 60).

En 1610, Galilée découvre les satellites visibles de Jupiter.

Cette année-là, il quitte Venise pour Florence, où il devient Premier Mathématicien de l'université de Pise.

Il présente ses découvertes, en 1611, au Collège pontifical de Rome.

Galilée est attaqué, dès 1610, au sujet des astres et de la religion que ses travaux dérangent.

En 1628, il est gravement malade, à 64 ans et manque de mourir en mars.

Protégé par le pape Urbain VIII et le grand-duc de Toscane, il fait paraître en février 1632 Dialogue sur les deux grands système du monde.

Néanmoins, l'Eglise condamne ce texte. Galilée est condamné à demeurer en résidence surveillée et il le restera jusqu'à sa mort, le 8 janvier 1642, à 77 ans.

Par ses études et ses nombreuses expériences, Galilée pose les bases de la mécanique avec la cinématique et la dynamique.

Il est considéré en 1680 comme le fondateur de la physique.



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GALILEE



Voici le proverbe du dimanche 15 février 2026 :


PINPIRIÑA PAUSATZEAN, ADARRA HAUTS BELDUR.

Attention que ne se brise la branche sur laquelle le papillon se pose.



culture animaux papillon
PAPILLON SUR UNE FLEUR FEMME



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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"L'AFFAIRE ST-JEAN" SUR LA ROUTE DE BAYONNE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JUIN 1869 (première partie)

L'AFFAIRE SAINT-JEAN EN 1869.


En juin 1869, a lieu un crime sordide à Bayonne.



pays basque autrefois crime labourd faits divers
BAYONNE 1870
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Mercure d'Orthez, le 7 août 1869 :


"Cour d'assises des Basses-Pyrénées.

Audience du 3 août 1869.

Présidence de M. De Bordenave-d'Abère, conseiller.


Affaire St-Jean.

Double assassinat suivi de vol.



Cette affaire, qui est de la plus haute gravité, émotionne depuis plusieurs jours l'opinion publique et principalement la ville de Bayonne, où le crime a jeté l'épouvante.



L'accusé est un tout jeune homme imberbe, au teint mat, aux cheveux noirs. Ses paupières voilent ses yeux, qui laissent échapper un regard plein de douceur. Ce que l'on remarque en lui au premier aspect, c'est la grosseur de ses lèvres, la seule chose disgracieuse dans sa figure qui ne manque pas d'une certaine distinction.



Il est mis aussi avec une certaine recherche. Sa tenue est pleine de convenance ; ses réponses dénotent l'intelligence.



Arnaud St-Jean n'a rien en apparence des grands criminels en le voyant on se sent étonné de la redoutable accusation qui pèse sur lui.



Le siège du ministère public est occupé par M. Lespinasse, 1er avocat général, assisté de M. de Lagerie, substitut.



Me Barthe, bâtonnier de l'ordre, est au banc de la défense.



pays basque autrefois crime labourd faits divers
VUE GENERALE DE BAYONNE 1870
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici les charges relevées dans l'acte d'accusation :


Le 15 juin 1869, l'autorité judiciaire était informée qu'un assassinat paraissait avoir été commis sur la route de Bayonne à Biarrits, dans une maison occupée par la demoiselle Uranie Ballet et Marie Machicotte, sa domestique.


Quoique la journée fût déjà avancée, personne n'était encore sorti de cette habitation, personne n'avait répondu aux appels réitérés des voisins, et, en regardant par-dessus le mur qui entourait la cour intérieure, on avait cru apercevoir un désordre inaccoutumé.


L'autorité s'empressa de se rendre sur les lieux, et on put bientôt se convaincre que les craintes qu'on avait exprimées n'était malheureusement que trop fondées.


La porte de la maison s'ouvrant dans la cour portait, en face des crochets qui servaient à la fermer intérieurement, deux trous évidemment pratiqués avec une large tarière. Après avoir ouvert cette porte, on s'aperçut que les marches de l'escalier qui conduisent au premier étage, la rampe, le plafond lui-même étaient couverts de sang. Sur le palier du premier étage gisait le cadavre d'une femme n'ayant pour tout vêtement qu'une chemise ; la face reposait sur le plancher, ainsi que le haut du corps, tandis que les jambes étaient relevées sur l'escalier. La tête était horriblement mutilée et baignait dans une mare de sang. Sur les marches de l'escalier, et au milieu encore de taches de sang qui les couvraient, on aperçut des fragments d'os, des dents, une boucle d'oreille. Ce corps était celui de la demoiselle Uranie Ballet.


Dans l'une des chambres du deuxième étage, un second cadavre, n'ayant d'autre vêtement que la chemise, était étendu auprès du lit : c'était celui de la domestique. Sa tête avait été brisée par des coups violents et réitérés, et elle était à moitié cachée sous un oreiller transpercé de sang. Les draps de lit, les matelas, la tapisserie étaient également ensanglantés. Sur une petite table, à côté du lit, on remarquait une brochure tâchée de sang, dans l'intérieur de laquelle étaient renfermés quelques feuilles de papier, et par dessus se trouvait un testament, portant la signature d'Uranie Baltet, constituant pour son héritier le sieur Arnaud St-Jean.


La découverte de ce testament fit comprendre aux magistrats que cette pièce était le noeud de l'horrible drame qu'ils avaient sous les yeux.


Au premier aspect, on était frappé du caractère simulé de l'écriture. De plus, mademoiselle Baltet avait une certaine instruction ; son orthographe était correcte. Il était donc impossible qu'elle eût commis les fautes grossières qui se trouvaient dans cet acte. Ces apparences et ces raisons avaient d'autant plus de force que la demoiselle Baltet n'avait pas dû survivre une minute aux affreuses blessures qu'elle avait reçues, et n'avait pas, dès lors, écrit cet acte ; d'ailleurs, son testament était fait depuis 1865, et il fut bientôt trouvé parmi ses papiers.


Ce faux testament faisait donc peser sur la tête d'Arnaud St-Jean les plus graves soupçons.


Amené devant le juge d'instruction, il dut écrire, sous la dicté de ce magistrat, le texte de l'acte qu'on venait de découvrir, et, malgré ses efforts pour déguiser son écriture, l'analogie entre ces deux pièces fut saisissante, et les mêmes fautes d'orthographe s'y reproduisirent.


A cette charge si puissante allaient s'ajouter à chaque instant des indices d'une extrême gravité.


Une lime ayant été aperçue sur la table de la cuisine de la demoiselle Baltet, Arnaud St-Jean dut reconnaître qu’elle lui appartenait. Dans son domicile, on découvrit une tarière qui avait servi récemment et qui s’adaptait d’une manière parfaite aux trous pratiques sur la porte de la maison de la demoiselle Baltet. Dans son atelier, on releva un fragment de planche qui avait été fraîchement percé de deux trous avec une tarière et sur lequel on paraissait avoir essayé l’effet de cet instrument. Dans sa chambre, on saisissait un pantalon encore tout mouillé. Ce vêlement, qui portait au genou de larges taches suspectes, paraissait avoir été fortement râclé, et St-Jean était obligé de convenir qu’il lui appartenait et qu’il l’avait porté la veille.


Le soir du 15 juin, dans la maison d’arrêt de Bayonne, au moment ou l’accusé venait de se coucher, on apercevait sur lui un caleçon qui présentait au genou gauche une grande tache de sang circulaire, correspondant précisément à cette tache suspecte qu’on avait remarquée sur le pantalon bleu soumis à un nettoyage énergique.


Deux jours plus tard on découvrait, dans les lieux d’aisance de la famille St-Jean, la clef de la porte d’entrée de la maison de la demoiselle Baltet.


En présence de ce faisceau de preuves qu’il devait être impuissant à détendre, il ne restait plus à l’accusé qu’à entrer dans la voie des aveux et à dévoiler les détails des crimes affreux qu’il avait commis.


La demoiselle Uranie Ballet, dont tout le monde loue le caractère et la bienfaisance, était âgée de 43 ans ; pieuse, instruite, elle avait chez elle, depuis 13 ou 14 ans, en qualité de locataires, la famille St-Jean. Connaissant leur état de gêne, elle les gardait par commisération, car ils étaient toujours en retard de plusieurs trimestres pour le payement de leur loyer ; et ce désintéressement de sa part était d’autant plus méritoire, que, propriétaire de maisons, elle n’avait d’autres ressources que le produit de leur location pour subvenir à ses besoins et pour payer les intérêts de dettes hypothécaires assez importantes.


Elle était donc obligée à la plus stricte économie, et, néanmoins, elle se laissait aller à tous les instincts charitables ; elle aidait surtout de tout son pouvoir les membres de la famille St Jean ; elle leur donnait, dans la mesure de ses ressources, tout ce qu’elle savait manquer dans leur maison ; elle les soignait avec un dévouement admirable dans leurs maladies, et, au cours de l’année 1868, en passant les nuits au chevet de la femme St-Jean, elle avait contracté elle-même une affection grave. Sa domestique, Marie Machicotte, âgée de 25 ans, l’avait alors remplacée, et elle était tombée malade à son tour. Mademoiselle Baltet a continué ses bienfaits jusque dans la mort, puisqu’elle a légué mille francs à la mère de celui qui devait l’assassiner.


Pour répondre à tant de bontés et de dévouement, St-Jean père et Arnaud, son fils, rendaient à la demoiselle Baltet quelques petits services dans l’intérieur de sa maison, et la femme St-Jean lui venait en aide pour les besoins du ménage depuis que sa domestique était malade.


Dans cet état de relations entre la famille St-Jean et la demoiselle Baltet, Arnaud, s’exagérant ce qu’il pouvait attendre de la bienfaitrice de sa famille, vient lui annoncer son prochain mariage et lui demande en même temps la concession gratuite ou tout au moins la location du logement occupé par un sieur Lafourcade. Quelle que fût la générosité de la demoiselle Baltet, il lui était impossible de consentir à une pareille proposition. Aussi se borna-t-elle à répondre qu’elle ne pouvait, sans motif, congédier les locataires dont elle était satisfaite. Arnaud irrité de ce refus ne rougit pas, en le racontant à ses camarades, d’injurier celle dont il avait tant à se louer. Il chercha alors un autre moyen d’arriver à son but. Profitant des relations de sa famille, il chercha à se faire prêter l’argent qui lui était nécessaire pour acheter l’une des maisons de la demoiselle Ballet : ses tentatives ne furent pas plus heureuses. Exaspéré de voir échouer ses projets, Arnaud St-Jean, qui jusque-là s’était plus ou moins contraint en présence de la demoiselle Baltet, ne put contenir sa colère et lui dit d’un ton presque menaçant : — "C’est dit. Vous ne voulez pas, c’est bien !" Et, à partir de ce jour, il chargea sa mère de lui annoncer qu’elle n’avait plus à compter sur ses services.


Ces efforts aussi vains que multipliés pour se procurer de l’argent ne furent pas les derniers que tenta l’accusé. Il se présenta encore chez l’un des banquiers de Bayonne, en lui offrant audacieusement la caution de la demoiselle Baltet : il éprouva un nouveau refus.


Tant d’échecs avaient profondément aigri l’accusé. Depuis deux ou trois mois, il avait perdu le goût du travail ; il passait en courses la moitié de la semaine, et quand il se rendait à l’atelier, il s’y montrait soucieux, distrait, préoccupé. Lassé enfin de son inexactitude, son patron le congédia vers la fin du mois de mai.


Arnaud St-Jean chercha alors à presser la conclusion de son mariage ; mais bientôt sa fiancée elle-même, ayant eu à souffrir de ses violences, apprenant qu’il ne travaillait plus, et s’apercevant que tout ce qu’il avait dit de sa situation de fortune était peu sincère, lui déclara qu’il n’avait plus à songer à elle.


St-Jean s'empressa de solliciter son pardon ; mais voyant que sa fiancée le repoussait, il changea de langage, et, révélant toute la violence de son caractère, il lui dit : — "Tu me quittes ! tu ne seras pas longtemps de ce monde."


Dès ce moment, ce caractère violent et sombre est décidé au crime pour conquérir la fortune qu’il ambitionne. Ce crime, St-Jean en a fait l’aveu.


C’est dans la soirée du samedi 12 juin qu’il arrêta le projet d’assassiner la demoiselle Baltet, et qu’il conçoit en même temps la pensée de fabriquer un faux testament par lequel cette demoiselle l’instituait son légataire universel.


Le dimanche matin, il commence à mettre son projet à exécution. Il achète deux cahiers de papier à lettre, il écrit le testament, et, la nuit venue, il attend sur la route jusqu’à une heure du matin que tous les voisins soient couchés ; mais l’un de ses camarades, revenant de Bayonne à cette heure tardive, l’ayant reconnu et abordé, cette rencontre imprévue le décida à ajourner son crime.


Le lendemain, vers trois heures de l’après-midi, il prépare une corde, une tarière, une lime et un gros marteau. Il sort ensuite et passe dans les cabarets ou les cafés de la ville le reste de la journée. A onze heures du soir, il rentre dans la maison qu’il habite avec ses parents et s’enferme dans son atelier. Quand minuit eut sonné, il s’empara des instruments qu’il avait disposés d’avance et se dirigea vers la maison de la demoiselle Baltet. Arrivé en face du portail de la cour, il jeta de l’autre côté sa lime, sa tarière et son marteau, puis, attachant la corde dont il était muni aux pointes de fer du portail, il se hissa jusqu’à son sommet et le franchit d’un bond. Dès qu’il fut dans la cour, il pratiqua avec sa tarière à la porte de la maison deux trous qui lui permirent d’ouvrir et d’entrer. S’armant alors de son marteau de fer, il monta rapidement au deuxième étage ; la chambre de la domestique n’était pas fermée ; une veilleuse y brûlait. Arnaud courut au lit où cette fille dormait et lui déchargea sur le front un coup de la massue dont il était armé. Le sang jaillit sur les murailles et inonda les draps et l’oreiller. Marie Machicotte poussa un grand cri : un second coup vint l’atteindre encore, et, pour s’assurer sans doute si elle était bien morte, l’accusé la souleva et la fit tomber jusqu’au pied de son lit, la face contre terre..."





A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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samedi 14 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 14 FÉVRIER 2026 SAINT VALENTIN ET SAINT CYRILLE ET SAINT MÉTHODE - GALDER

 

PROVERBE DU 14 FÉVRIER 2026 (SAINT VALENTIN) (SAINT CYRILLE) (SAINT MÉTHODE) (GALDER).


VALENTIN : Valentin est un martyr du 3ème siècle, sous le règne de l'empereur Claude II le Gothique.



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14 FEVRIER SAINT VALENTIN

Evêque de Terni, en Italie, Valentin est sollicité pour guérir le fils d'un philosophe romain, Craton.

S'étant acquitté de sa tâche avec succès, Valentin obtient de Craton et de sa famille qu'ils se convertissent à la foi chrétienne. Mais le préfet de Rome l'ayant appris le fait alors décapiter.

En 1401, le Roi de France Charles VI le Fou choisit le jour de la Saint Valentin pour fonder une "cour d'amour", c'est-à-dire un cercle poétique destiné à prolonger la tradition médiévale et aristocratique de l'amour courtois.

En 1496, le pape Alexandre VI fait de Saint Valentin le "patron des amoureux" tout en condamnant les "valentinages".




religion catholique saint sainte valentin peynet
14 FEVRIER SAINT VALENTIN AU PAYS BASQUE
PAR PEYNET


CYRILLE ET MÉTHODE : Ce sont deux frères.


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14 FEVRIER SAINT CYRILLE ET SAINT METHODE


Cyrille, aussi appelé Constantin le Philosophe, né vers 827 ou 828 à Thessalonique et mort le 14 février 869 à Rome.

Méthode, évêque de Sirmium, né entre 815 et 820 à Thessalonique et mort le 6 avril 885 en Grande Moravie.

Ils sont connus comme "les Apôtres des Slaves", c'est-à-dire ceux qui ont évangélisé les peuples slaves de l'Europe centrale.

L'Eglise catholique fête les deux saints, Cyrille et Méthode, le 14 février depuis 1970, après avoir assigné leur fête au 5 juillet en 1880 et au 7 juillet en 1897.

Le 31 décembre 1980, le pape Jean-Paul II les a proclamés co-patrons de l'Europe avec saint Benoît.



GALDER : J.M. Satrustegiren izendegia. Galdiz. Dorretxean.

(...) Galder - Gaur egun eski hedaturik dagoen izena - - (...)







Un décès du 14 février : Mathurin Moreau.


sculpteur france côte-d'or 19ème 20ème tourny
SCULPTEUR MATHURIN MOREAU
1822-1912



Né le 18 novembre 1822 à Dijon (Côte-d'Or) - Mort le 14 février 1912 à Paris 19ème arrondissement.

Mathurin est un sculpteur français, renommé pour ses sculptures décoratives.

Ses deux frères Hippolyte et Auguste sont également sculpteurs.

Il est admis à l'Ecole des beaux-arts de Paris en 1841 dans les ateliers de Jules Ramey et d'Auguste Dumont.

Il remporte le second prix de Rome en 1842.

Il débute au Salon des artistes français en 1848 et s'y fait remarquer avec la statue L'Elégie.

Mathurin obtient une médaille de seconde classe à l'Exposition universelle de 1855 à Paris, puis une médaille de première classe en 1878.

En 1897, il est couronné par une médaille d'honneur au Salon dont il devient membre du jury durant l'Exposition universelle de 1900 à Paris.

Entre 1849 à 1879, il collabore avec la fonderie d'art du Val d'Osne et, actionnaire, en devient l'un des administrateurs.

Il fournit également des modèles à la Compagnie des bronzes de Bruxelles et expose à l'Union centrale des beaux-arts appliqués à l'industrie dans les années 1880.

En 1880, Mathurin reçoit une prime lors du concours pour l'érection d'un monument allégorique de La Défense de Paris à Courbevoie, mais c'est à Louis-Ernest Barrias qu'est attribuée la commande.

A partir de 1879 et jusqu'à sa mort, en 1912, il est élu maire du 19ème arrondissement de Paris et il y célèbre de nombreux mariages.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1865 et promu officier du même ordre en 1885.

Il meurt le 14 février 1912, à 89 ans.

Ses oeuvres sont composées de fonte d'art et de sculptures pour fontaines type Tourny.



Voici le proverbe du samedi 14 février 2026 :


ZAKUR SAINGARIAK AUSIKI GUTI.

Chien aboyeur mord peu.


pays basque autrefois animaux ferblantier
FERBLANTIER AMBULANT
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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SUR LES CHEMINS DE SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS (troisième partie)

SUR LES CHEMINS DE SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE.


Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle a été créé et instauré au début du 9ème siècle.




pays basque autrefois religion pèlerinage compostelle
LES CHEMINS DE SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE


Le pèlerinage de Compostelle est un pèlerinage catholique dont le but est d'atteindre 

le tombeau attribué à l'apôtre Saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de 

Saint-Jacques-de-Compostelle, en Galice, en Espagne.


Deux itinéraires passent par le Pays Basque.



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque

le 25 février 1938, sous la plume de René Cuzacq :



"Un célèbre pèlerinage du Moyen-Age.

Sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle.



Après le "Guide du Pèlerin", du XIIe siècle, citons encore d'autres pèlerins connus. Dans la première moitié du 15e siècle, le seigneur de Caumont quitta le pays garonnais pour Sauveterre, Saint-Palais, Ostabat, vers Saint-Jacques. De Saint-Jean-Pied-de-Port, il gagna Roncevaux, par le "Capeyron Rouge".



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CARTE DES CHEMINS DU PELERINAGE DE ST JACQUES DE COMPOSTELLE


En 1451, Bayonne est française : c'est vers elle et Béhobie-Biriatou, que se déplace la route d'Espagne, dont elle devient la grande étape jusqu'aux chemins de fer. D'autant plus que Madrid surgit, capitale nouvelle de l'Espagne, au 16e siècle. Peu à peu, Saint-Jacques le Baron va devenir aussi Monsieur Saint-Jacques ou Monseigneur Saint-Jacques.



Bayonne est maintenant sur la route des pèlerins, de nombreux itinéraires secondaires recoupant d'ailleurs l'itinéraire principal. Cà et là, à cause de la "peste", le corps de ville ferme les portes de Bayonne, et nos pèlerins passent l'Adour en barque ; on trouvera diverses mentions dans notre "Bayonne sous l'ancien régime". Cà et là, encore la coquille de Saint-Jacques lève une moisson de souvenirs.



La "Nouvelle guide des chemins", en 1584, nous montre les grands itinéraires, qui ne sont absolument rigides. Roncevaux est délaissé pour Bayonne. L'on arrive par Bordeaux et les grandes Landes. Mais il continuait d'exister au pays des Landes ou en Béarn, ces nombreux itinéraires secondaires. L'hôpital Saint-Blaise est bien connu. En 1541, est cité l'hôpital Saint-Esprit-les-Dax, aux portes de la cité dacquoise.



pays basque autrefois religion pèlerinage compostelle
GUIDE DU PELERIN DE SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE
DE JEANNE VIELLIARD


Le langage gascon parlait toujours des "sens-jacaïres" ou "coquillards". Cà et là, se survivent les confréries de Saint-Jacques, destinées à aider les pèlerins. Rappelons, du moins, comment la "Nouvelle guide" de 1584, vante les "tranche-plumes" ou couteaux de Bayonne, avec nos armes célèbres d'alors.



Le 17e siècle voit s'accentuer le déclin progressif du pèlerinage ; à partir de Louis XIV, la royauté se montre très hostile à ces pèlerins errants et aux abus du pèlerinage espagnol. Ce n'est plus simplement de passeport qu'il s'agit mais encore d'interdiction pure et simple. Malgré tout, jusqu'à 1789 et aux guerres de la Révolution et de l'Empire, des pèlerins de Saint-Jacques sillonnèrent encore nos routes. Tous étaient loin d'ailleurs d'être édifiants ! Et l'accueil variait à l'infini.



pays basque autrefois religion pèlerinage compostelle
PELERIN ST JACQUES DE COMPOSTELLE


Nous avons deux preuves pour le 18e siècle. En 1890, M. de Bonnault d'Houeët a publié le pèlerinage du paysan picard, Manier, accompli en 1726, mis par écrit en 1736. Le récit est pittoresque. Le "change de monnaie" qui doit se faire dans nos régions apparaît comme une grosse difficulté. Les Landes apparaissent comme le "pays le plus ennuyeux du monde" avec le trou creusé au pied du pin, la résine bouillie dans des chaudrons, les étranges échasses, la chandelle de résine. Le voyage a lieu en octobre, car la contrée landaise change d'aspect entre l'été torride et ses grosses mouches, ou l'hiver et son abondance aquatique. A Dax, après le Sabla (nom sablonneux de Sablar) voici la fontaine bouillante, source sans fond ; les trois bains, le pont, l'abondance des genêts jaunes vers le sud. Le pain blanc remplace le pain de sarrasin, entendons de seigle.



A Bayonne, notre pèlerin va en vain demander l'aumône chez la reine espagnole exilée, Marie-Anne de Neubourg ; à Saint-Jean-de-Luz, quel beau spectacle que la construction d'un vaisseau neuf, ou la mer contre la digue.



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PELERINS ESPAGNOL ET ALLEMAND RONCEVAUX
PAYS BASQUE D'ANTAN


"Dans le pays, des hommes portent des bonnets d'étoffe de couleur, comme les Savoyards ou les bedeaux et serviteurs d'église. Les femmes, au lieu du chapeau, ont des mantilles noires sur la tête."

 


A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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vendredi 13 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 13 FÉVRIER 2026 SAINTE BÉATRICE ET SAINT JOURDAIN - IZAN

 


PROVERBE DU 13 FÉVRIER 2026 (SAINTE BÉATRICE) (SAINT JOURDAIN) (IZAN).


BÉATRICE : Béatrice naît vers 1260 dans une famille noble et puissante, les seigneurs d'Ornacieux. 



religion catholique saint sainte béatrice
13 FEVRIER SAINTE BEATRICE D'ORNACIEUX

Béatrice d'Ornacieux entre en 1273 à la chartreuse de Parménie (Isère).

Béatrice fonde, en 1290,  la Chartreuse d'Eymeux, dans la Drôme.


religion catholique saint sainte béatrice
13 FEVRIER SAINTE BEATRICE


Béatrice meurt vers 1303.

Béatrice est vénérée comme bienheureuse dans l'Eglise catholique romaine.

Son culte est confirmé en 1763 et Béatrice est béatifiée par le Pape Pie IX le 15 avril 1869.

Le prénom Béatrice fut très populaire à la fin du Moyen Âge.

Un dicton du 13 février est associé à la sainte : De Sainte Béatrice la nuée, assure six semaines mouillées.




JOURDAIN : Jordain ou Jourdain de Saxe (aussi appelé Jourdan de Saxe, Gordanus, Giordanus ou Jordanus de Alamania) naît vers 1190 à Burgsberg, en Saxe (Allemagne).



religion catholique saint sainte jourdain
13 FEVRIER SAINT JOURDAIN DE SAXE



Jourdain est un religieux allemand, membre de l'ordre des Prêcheurs et maître général de ce même ordre de 1222 à sa mort, en 1237.

En 1219, Jourdain rencontre saint Dominique à l'université de théologie, où il fait des études de théologie.

En 1220, il prend l'habit au couvent Saint-Jacques de Paris.

En 1221, saint Dominique nomme Jourdain provincial de Lombardie.

A la mort de saint Dominique, le 6 août 1221, Jourdain est élu pour succéder au fondateur de l'ordre des Prêcheurs.

Sous son généralat, 4 nouvelles provinces sont créées, ainsi que 240 nouveaux couvents de frères et de soeurs.

Il enseigne à Bologne où le jeune Albert le Grand vient se former auprès de lui à partir de 1229.

En 1233, il fait procéder à la translation du corps de Dominique, avant de présider aux fêtes de sa canonisation en 1234.

En 1236, il part en Terre sainte pour visiter les couvents de l'Ordre qui y sont établis.

A son retour, son navire fait naufrage le 13 février 1237, près des côtes de Syrie et Jourdain meurt dans ce naufrage.

Jourdain est béatifié en 1825 par le pape Léon XII.




IZAN : Erderaz "ser", "être", "existencia", "existence". Ikastolako zerrendatik.

(...) kapaz izan, kapable izan Parekoak dira kapaz izan (Heg.) eta kapable izan (Ipar.) esapideak. Besteak beste, gauza izan esapideak dituzte sinonimo. Subjektua plurala denean ere kapaz. Edozer lan egiteko kapaz ginen (...)


Une naissance du 13 février : George Fitzmaurice, de son vrai nom Hector George Theophilidy.



acteur réalisateur producteur france amérique valentino garbo
REALISATEUR GEORGE FITZMAURICE


Né le 13 février 1885 à Paris - Mort le 13 juin 1940 à Los Angeles (Californie, Etats-Unis).

George est un producteur et réalisateur français, naturalisé américain.

Il commence sa carrière en 1908 comme décorateur de théâtre.

Réalisateur dès 1914, il se fait une réputation en dirigeant les stars de Broadway qui viennent tourner à Hollywood, notamment Mae Murray et Fannie Ward.

De 1914 à 1940, il réalise plus de 80 films, parmi lesquels plusieurs films à grand succès dont Le Fils du cheik avec Rudolph Valentino en 1926, et Mata Hari avec Greta Garbo en 1931.

George épouse en 1918 la scénariste Ouida Bergère, dont il divorce en 1924.

En 1927, il épouse Diana Kane, avec laquelle il aura deux filles.

Il meurt le 13 juin 1940, à 55 ans.




acteur réalisateur producteur france amérique valentino garbo
REALISATEUR GEORGE FITZMAURICE



Voici le proverbe du vendredi 13 février 2026 :


OTSAILEKO ELURRAK ONGARRI HOBERENA BALIO DU.

Neige de février vaut le meilleur des fumiers.



mois calendrier février boukay
MOIS DE FEVRIER
ILLUST BOUKAY



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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