LA VIE À URT DU 16ÈME AU 18ÈME SIÈCLE.
Au 18ème siècle, la commune d'Urt compte environ 1 300 habitants.
Voici ce que rapporta Guy Leichtenaur, dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres & arts
de Bayonne, en février 1973 :
"La Vie Communautaire et Paroissiale à Urt du XVIe au XVIIIe siècle.
Nous avons choisi la fin du XVIe siècle comme point de départ de notre étude pour l’excellente raison que les premiers statuts communaux portent la date du 14 juillet 1598. A cette date, le "Capitou" réuni sur la Place publique (actuellement Place de l’Eglise) pour traiter des affaires communes de la paroisse, approuvèrent les conventions proposées pour la police de l’usage des bois et "Padouans" communs. Ces règlements furent faits sous "le bon vouloir de Mgr de Gramont, Seigneur Baron du dit Urt" , représenté pour la circonstance par le Procureur Jurisdictionnel de ses terres. Les habitants, au nombre d’une cinquantaine, dont le bayle et les quatre jurats, sont qualifiés, dans l’acte, de témoins. Pour donner valeur légale, les contractants engageaient leurs personnes et leurs biens, meubles et immeubles, qu’ils soumettaient volontiers à "toutes rigueurs de justice de M. le Sénéchal des Lannes, ou son Lieutenant au siège de Bayonne". Nous avons, dans une étude précédente, examiné ces statuts du point de vue protection des bois et forêts, en vue d’assurer à chacun un usage raisonnable du bien public. Il est certain que chaque urtois a pu, à cette époque, bénéficier de divers droits (glandage, pâturage, fauchage de litière, ramassage de bois mort pour le chauffage, etc.). Cette jouissance indivise des biens communaux a permis au paysan non-propriétaire, de posséder en propre, quelques têtes de bétail. Nous comprenons que les déshérités aient pu tenir fermement à la sauvegarde de cette "coutume "écrite qui leur assurait un minimum de bien-être social. Les manuels nous disent que "toutes les pensées du paysan pauvre tendaient à limiter le droit de propriété individuelle pour défendre les usages collectifs qui lui permettaient de vivre, et qu’il regardait comme une propriété aussi sacrée que les autres". On verra plus tard, au XVIIIe siècle, des difficultés se faire jour, lorsqu’on essaya de favoriser l’individualisme agraire (on clôtura surtout des prés, pour sauver des regains).
Néanmoins certains articles des statuts de 1598 posaient de façon nette le principe de sauvegarde de la propriété privée (Répression de la saisie abusive de bétail sur les terres communes, assimilée à un vol ; défense d’abattre les arbres fruitiers situés dans un héritage voisin sous prétexte que ces arbres constituaient une gêne ; défense d’ouvrir les claies qui ferment les passages donnant accès aux terres ; défense de prendre des charges de foin vert ou sec se trouvant dans les prairies d’autrui ; défense d’emprunter un bateau sans autorisation du propriétaire "sinon pour traverser l’eau", etc.).
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| ARMOIRIE COMMUNE D'URT LABOURD |


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