LE 14 JUILLET 1919 À BIARRITZ.
La fête nationale française, également appelée 14 juillet, est la fête nationale de la République française. C'est un jour férié en France.
Voici ce que rapporta à ce sujet La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 15 juillet
1919 :
"Biarritz. Le 14 Juillet à Biarritz.
La journée d'hier à Biarritz restera certainement dans la mémoire de tous ceux qui l'ont vécue. On peut dire que jamais notre ville n'a connu une aussi imposante manifestation, ni une aussi grande joie.
Nous avons donné hier un compte rendu forcément incomplet de cette fête mémorable. Nous avons publié en partie ou en entier, les principaux discours qui ont été prononcés au cours de la cérémonie du matin, à l'église Ste-Eugénie, à la Mairie et au cimetière. Demain nous publierons la fin du discours prononcé par M. le curé Larre.
Ce fut un défilé immense qui, vers dix heures, partit de la mairie pour le cimetière.
C'étaient les agents de police qui ouvraient la marche ; venaient ensuite : une escouade de sapeurs-pompiers en grande tenue ; les enfants des écoles communales et libres de Biarritz et de la Négresse, tenant chacun en main un bouquet ; les jeunes filles des écoles Jules-Ferry, de l'avenue des Pyrénées, de la Négresse, des écoles libres ; la Clique des Genêts d'Anglet ; l'Administration municipale et le Conseil municipal de Biarritz ; les consuls ; les fonctionnaires ; les officiers ; la Section des mutilés et réformés ; le groupe des combattants ; les blessés en traitement à Biarritz ; la colonie espagnole ; la Société de l'"Aiguille Biarrotte" ; la Section des Vétérans ; les Brancardiers volontaires ; l'Association des guide-baigneurs ; la Clique de la Société de Gymnastique la "Jeanne-d'Arc" ; la Bienfaisance mutuelle ; les employés de Biarritz-Bonheur ; la Société de St-Martin ; l'Association des Ouvriers réunis ; Mmes les infirmières ; la Société des Myosotis ; la Société de l'Espérance Amicale ; l'Association des Enfants de Biarritz ; la Mutuelle Hôtelière ; le Biarritz-Olympique et la Chorale.
Le défilé de toutes ces Sociétés et groupements constitués qui avaient offert une couronne pour les morts de la grande guerre, a duré plus d'une heure.
Après la cérémonie et les discours du cimetière, ce fut la dislocation, et la foule énorme qui avait accompagné le cortège jusqu'au champ de repos, se dispersa à travers les rues de la ville décorée et pavoisée.
L'après-midi.
Le festival qui a eu lieu à 16 heures, au Jardin-Public, avec le concours des enfants des écoles communales (400 exécutants, fillettes et garçons) et de l'orchestre du Syndicat des Artistes musiciens de Biarritz, a été un véritable régal artistique.
Aussi, la foule qui entourait le kiosque pavoise aux couleurs françaises, a-t-elle manifesté son enthousiasme, après chaque audition, par de chaleureux applaudissements. L'orchestre remarquablement dirigé par M. G. Dutournier, a exécuté, avec brio : "Sambre-et-Meuse", de Planquette ; "Les Saltimbanques", de Ganne, et les accompagnements des choeurs d'enfants.
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| CHANSON : LE REGIMENT DE SAMBRE-et-MEUSE |
Toutes nos félicitations au talentueux chef et à ses excellents musiciens.
Sous la baguette experte de M. A. Rosenfeld qui a su choisir de très jolis morceaux, bien de circonstance, les enfants des écoles communales ont chanté d'une façon impeccable et avec un entrain endiablé, "La Revanche de 1870", de notre concitoyen M. Alfred Péria (première audition) ; "Le 249me", paroles de M. Nounez, musique du regretté compositeur M. Hamilton ; "Mlle la Victoire", délicieux choeur pour fillettes, de E. Poncin ; puis, la "Marseillaise" a terminé ce brillant festival.
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| LA REVANCHE DE 1870 MUSIQUE D'ALFRED PERIA |
Au nom de tous les auditeurs, nous adressons à tous ceux qui y ont pris part, chefs et exécutants, nos plus sincères remerciements.
La soirée.
Le soir, à 21 heures, place Sainte-Eugénie, une assistance prodigieusement nombreuse était venue entendre le concert donné par l'orchestre et par notre excellente Société de chanteurs, "Biarritz-Chorale", 120 exécutants, sous la direction de MM. Péria et Rosenfeld.
Nous avons applaudi, avec un réel plaisir, l'orchestre dirigé par M. Dutournier, qui nous a donné : "La Marche Lorraine", de Ganne ; "Cavalerie Légère", ouverture, de Suppé ; "Carmen", fragments symphoniques, de Bizet, et "Pomone", valse de concert, de Waldteufel.
Tous les exécutants, artistes dans toute l'acceptation du mot, se sont littéralement surpassés. Des bravos prolongés ont accueilli la fin de chaque morceau.
"Biarritz-Chorale", qui vient de se reconstituer il y a à peine huit jours, a chanté avec un mordant extraordinaire "La Revanche de 1870", marche de la Victoire, avec accompagnement d'orchestre, sous la direction toujours très active de l'auteur, M. Péria, son premier directeur.
L'oeuvre de M. Péria a un cachet patriotique bien établi qui ne nous étonne pas de la part de l'ancien président des Vétérans de 1870-71 ; il a mis toute son âme, toute son énergie et tout son talent dans cette belle composition dont le titre est certainement bien cher.
Les paroles adaptées sur la musique sont de M. Maurice Martin, notre excellent confrère de la "Petite Gironde", qui a su exprimer en vers splendides les sentiments du compositeur.
"La Revanche de 1870" fait grand honneur au musicien et au poète.
La foule des spectateurs a ovationné à plusieurs reprises le sympathique directeur de "Biarritz-Chorale".
Après l'audition par l'orchestre des hymnes alliées, les chanteurs et l'orchestre, sous la direction de M. Rosenfeld, ont clôturé cette manifestation artistique par la "Marseillaise" que le public a écoutée debout.
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| CHANSON LA MARSEILLAISE |




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