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mardi 5 mai 2026

L'AVIRON BAYONNAIS EST CHAMPION DE FRANCE DE RUGBY EN MARS 1943 (première partie)

L'AVIRON BAYONNAIS EST CHAMPION DE FRANCE DE RUGBY LE 21 MARS 1943.


Le championnat de France de rugby à XV de division unique de la FFR 1942-1943, 44e édition de la compétition et première édition sous ce format, est remporté par l'Aviron Bayonnais qui bat le SU Agen en finale : 3 à zéro.



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EQUIPE DE RUGBY AVIRON BAYONNAIS 1942-1943



Après trois saisons de compétitions non officielles, la FFR décide de rétablir le championnat de France sous forme de "division unique".



Divisée en deux par l'armistice de 1940, la FFR réussit à organiser un championnat par zone et la finale interzones est disputée, au stade de Colombes, le 21 mars 1943, entre l'Aviron Bayonnais et le SU Agen respectivement vainqueurs de leur zone.



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le journal, dans son édition du lundi 22 mars 1943, 

sous la plume de Pierre Lorme :



"Au stade de Colombes, devant 25 000 spectateurs.


Après un match très coloré et indécis jusqu'à la fin l'Aviron Bayonnais a battu Agen et enlevé le titre de champion de France de rugby.

(De notre envoyé spécial Pierre Lorme, par téléphone.)



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STADE DE COLOMBES



Paris, 21 mars. — Cette finale qui s'est terminée par la victoire de Bayonne a tenu tous ce qu'elle promettait. Dans le décor à la fois imposant et familier du Parc des Princes, nous avons retrouvé l'ambiance d'autrefois, alerte et joyeuse, pimentée de la griserie de la fièvre légère des grands matches de rugby.



Le temps est doux, le soleil est chaud, le stade est tout bruissant des 25 000 spectateurs massés sur les gradins, et dans les tribunes. Sur la pelouse verte, les couleurs des maillots tranchent comme des fleurs des champs. Quand on voit sortir du souterrain, les Agenais aux maillots orange, côte- à côte avec les Bayonnais aux maillots bleu ciel et blanc une immense clameur s'élève au-dessus du stade à la vue des trente hommes qui vont s'employer pour la conquête du titre de champion de France.



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EQUIPE RUGBY SU AGEN 1943



Dans les tribunes, que de visages connus : autour du colonel Pascot de de ses invités d'honneur : MM. Abel Bonnard, Cathala, Bouffet et Bussières, on reconnaît tous les habitués des grands matches d'autrefois : la silhouette élégante et fine de Jauréguy, la carrure pachydermique de Jules Cadenat, le lorgnon doctoral de Louis Daudet se penche vers la face rondouillarde de René Crabos et, dans les gradins, tous les Basques et tous les Pyrénéens de Paris qui se sont assemblés pour applaudir aux exploits des enfants du pays en visite dans la capitale.



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RUGBYMAN ADOLPHE JAUREGUY


Au moment du coup d'envoi, il y a un instant de flottement, on cherche en vain l'arbitre, M. Barbe, qu'on savait fort capable de diriger avec maîtrise un match de cette importance, M. Barbe n'arrive pas ; l'heure avance ; il faut prendre une décision et c'est M. Rous, désigné pour remplir les fonctions de juge de touche, qui empoigne le sifflet et lâche les deux équipes sur le terrain. Renseignements pris M. Barbe, victime de la lenteur des moyens de transport, arriva cinq minutes après le coup d'envoi, mais trop tard, sa place était prise.




Agen domina largement par ses avants... Mais une contre-attaque bayonnaise fusa soudain... Et l'Aviron Bayonnais enleva de justesse le titre si envié.


Assistance-record, mais match peu fertile en belles phases de jeu. La supériorité des Basques en trois-quarts contrebalança la faiblesse de leur pack.




On craignit un instant que le match ne fût aussi terne que la finale zone non-occupée entre Montferrand, et Agen. Il n'en fut rien, les équipes ne cessèrent jamais d'essayer de jouer et malgré la vigoureuse empoignade des deux blocs d'avants, la partie fut de bout en bout colorée, rapide et passionnante dans ses péripéties.




Pendant toute la première mi-temps, Agen domina grâce à sa fameuse ligne d'avants, mais les attaquants ne surent pas exploiter à fond les occasions qui leur furent offertes. En seconde mi-temps les Bayonnais qui semblent mieux en souffle que leurs vis-à-vis, menèrent la danse ; les Basques, eux, ne laissèrent pas s'enfuir l'occasion ; elle se présenta sous la forme d'une contre-attaque menée par le demi de mêlée Dubalen et continuée par le centre Danger. Près des buts, le petit ailier Larre, reçut la balle et, prenant sa chance, avec une belle décision, s'en alla irrésistiblement jusqu'au delà de la ligne blanche. En vain, Agen tenta de réagir. La victoire souriait à ceux qui avaient su oser se livrer à fond. Les Basques étaient vainqueurs et remportaient à trente ans d'intervalle le même titre de champions que leurs aînés avaient cueilli avant l'autre guerre. Mais Agen est complètement lavé de la mauvaise impression qu'avait produit à Lyon son match contre Montferrand, et c'est très bien ainsi.




Grâces soient rendues aux deux équipes qui ont su démontrer devant un immense public que le rugby sport viril, peut être violent sans être méchant, et l'acharnement de ses adeptes n'exclut pas la loyauté et le fair-play.




Les Agenais et les Bayonnais ont donné une grande joie à tous les spectateurs du Parc des Princes.
Après le match, M. Abel Bonnard sut l'exprimer en termes parfaitement choisis : "Cette adorable journée de printemps, dit-il, ne marque pas seulement le renouveau de la nature, elle marque aussi le renouveau de la jeunesse française".




La partie.




Dès le début, c'est une série de mêlées. L'Aviron Bayonnais se fait pénaliser pour incorrection. Bonnet, d'Agen, tente le but et le manque de très peu, le ballon frappant la barre et revenant ensuite en jeu !




Les bleu et blanc réagissent avec vigueur ; une belle percée de Dauger échoue sur les buts agenais. Les Basques dominent un instant ; seul un coup franc permet à Agen de se donner de l'air.



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PHOTO DE JEAN DAUGER FINALE RUGBY 1943
AVIRON BAYONNAIS OMNISPORTS



Le jeu revient au centre. On note de part et d'autre des maladresses nombreuses, dues évidemment à l'énervement. Par ailleurs les défenses veillent ; et quiconque tente de s'échapper est impitoyablement mis à terre. Dans l'ensemble, les Bayonnais font preuve de plus de variété et de perçant dans leurs offensives, mais ils sont dominés assez largement en avants.




Bruneteau, d'Agen, se distingue par une belle percée individuelle, à laquelle répond aussitôt une contre attaque de Dauger, qui se montre vraiment très brillant.




Les mises en mêlée sont l'objet de pénalisations nombreuses, les talonneurs levant le pied prématurément. Le jeu est sec, mais non point violent. On sent que rien n'est laissé au hasard, et que les deux camps désirent farouchement la victoire.




Encore une percée de Bruneteau, décidément infatigable. Bayonne se dégage par un coup franc suivi d'un second. La mi-temps est alors sifflée au centre du terrain. Le jeu a été jusqu'ici très égal, et l'on ne saurait dire vraiment qui mérite le plus de l'emporter.




Seconde Mi-Temps.




La seconde mi temps voit immédiatement les Basques se montrer très menaçants. Sur touche à un mètre de la ligne de but agenaise, le trois-quart aile Celhay est projeté en ligne de but in extremis.



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MAURICE CELHAY ET L'EQUIPE DE RUGBY DE L'AVIRON BAYONNAIS
DEVANT VESTIAIRE PARC DES PRINCES 
21 MARS 1943




Maintenant les avants du Sud-Ouest prennent le commandement des opérations et remontent par touches successives. L'Aviron ne sort plus de ses cinquante mètres et ne se dégage qu'à la suite de coups francs répétés. Le Bayonnais Labèque rate le but de peu, et Zabaletta tente en vain un drop-goal.




Calbet, capitaine d'Agen, est blessé. Il boîte bas : on doit l'emporter sur la touche. Bien que jouant à 14, les Agenais prennent le meilleur. Cependant le jeu se porte dans les 22 mètres agenais ; et c'est alors le coup de théâtre. Le Basque Dauger perce, passe à Celhay, qui repasse à Larré. Ce dernier, prenant Guiral de vitesse, va marquer un essai qui n'est pas transformé. Bayonne : 3 - Agent : 0.




Agen joue son va-tout, mais la fin arrivera sans changement, Bayonne est champion de France."



A suivre...



(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)











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jeudi 12 février 2026

L'INAUGURATION DU TERRAIN DE MIGRON PAR LE BIARRITZ-SPORTING-CLUB AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1912 (deuxième et dernière partie)

 

L'INAUGURATION DU TERRAIN DE MIGRON EN OCTOBRE 1912.


En octobre 1912, est inauguré le terrain de rugby de Migron.




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EQUIPE DE RUGBY DU BIARRITZ-STADE 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire Le Sport, dans son édition du 9 octobre 1912, sous 

la plume de R. Canton :


"Biarritz-Sporting Club inaugure son terrain de Migron.

Une belle démonstration de jeu par l'Aviron Bayonnais.


... Passons à l'A. B. maintenant : la classe de son adversaire lui donnait beau jeu sans doute pour se livrer à cette orgie de passes qui a fait sa réputation. Il n'en est pas moins certain que l'équipe, de ses premiers pas sur un ground semble fine prête, et que peu de quinze en France sont capables d'une forme aussi rapide. Ce n'est pas dire toutefois que d'abord les méthodes employées soient complètement à l'abri de tout reproche et qu'ensuite le team de Dimanche doive être le team définitif. Reprenons ces 2 points à tour de rôle : nous persistons à croire (et nous aurons sans doute à revenir sur ce point) que la formule galloise du jeu ouvert à outrance faite sienne par l'A. B. convient parfaitement aux qualités et aux moyens de l'ensemble de ses hommes ; il doit donc, selon nous, persister à en faire son procédé d'attaque favori. Mais nous ne pouvons nous empêcher d'apercevoir quelques dangers à cette façon de faire : il ne faudrait pas d'abord que l'attaque par passes devint la seule méthode d'attaque : l'attaque aux pieds, par dribblings est plus efficace, moins aléatoire et moins difficile par certains temps et sur certains terrains ; il serait donc prudent de s'y exercer par intervalles en temps secs, et, en tous cas, il est de la plus grande imprudence de vouloir à toute force terminer par passes une attaque commencée en dribblings : on risque huit fois sur dix de faire un en-avant en ramassant la balle. D'autre part à supposer que la passe puisse suffire en tout temps à l'A. B. comme méthode d'attaque, il est à prévoir que l'adversaire aura tendance à adopter la méthode contraire : le dribbling. Et chacun sait qu'il n'existe qu'une méthode certaine de défendre contre ce procédé : c'est de se coucher résolument sur le ballon. La méthode de la contre attaque par passes peut donc réussir quelquefois mais c'est là un procédé fantaisiste qui, une fois éventé, pourra être fatal à celui qui le pratique. Et l'on sent les bleus et blancs très peu habitués à ce mode d'arrêt ; la meilleure preuve en est que lorsque l'un d'eux vient de s'opposer au dribbling de l'adversaire, la plupart des avants montrent très peu d'empressement à se replier derrière leur co-équipier ; ils semblent attendre sur place que l'attaque reprenne, pour y prendre part à nouveau ; mais c'est comme ça parfois qu'on se fait déborder de façon irrémédiable. Nous n'insisterons pas non plus sur le piétinement provoqué par le désir de trouver par passes à toute force un jour dans le rang de l'adversaire. Un solide coup de botte en touche est souvent plus utile et moins épuisant.



Passons maintenant à la composition du quinze : une ligne tout d'abord semble absolument inchangeable : c'est celle des demis. Elle fournit dimanche une partie éblouissante, de précision et de brio, lançant les divisions arrières avec une maîtrise et un à propos incomparable. Nous nous rallions de grand coeur à l'avis de notre confrère Hoursiangou, qui voit dans la combinaison Hedembaigt-Chateau une paire sans doute unique en France. La 1re ligne d'avants : Fortis-Iguiniz, Beaulieu nous donne aussi satisfaction par son poids, son allant, et le temps depuis lequel ces 3 hommes sont habitués à jouer ensemble. Mais les autres lignes seraient, selon nous, susceptibles de recevoir quelques remaniements profitables. La paire Lissalde-Lasserre nous semble tout d'abord bien légère en 2e ligne, où trouvent place généralement des hommes d'une autre corpulence ; puis nous ne sommes pas les seuls à avoir remarqué que le ballon s'attardait souvent en mêlée dans les pieds des hommes du second rang ; nous le verrions donc composé plutôt de deux "bigmen" de notre connaissance. La 3e ligne serait donc formée à son tour de Fernand et de Domercq, les 2 internationaux incontestés et incontestables, et d'un 3e pris de préférence parmi les hommes pesant plus de 72 ; car malgré tous les avis contraires, le poids des hommes d'un pack est d'une extrême  importance en certains cas, mais qui pourrait être aussi un des hommes actuels de 2e ligne car la poussée d'un avant du 3e rang est souvent moins appréciable que celle d'un avant du 2e. Ce n'est pas sans un grand plaisir que nous avons cru discerner des progrès sensibles dans la manière de Poeydebasque à l'aile, qui semble foncer plus franchement que l'an dernier, et qui, adroit comme il l'est, doué, d'un bon coup de pied et raisonnablement vite, peut conserver encore ce poste de choix pour la terrible saison qui se prépare. Fouillassard en revanche nous a semblé plus lent dans son action et moins adroit à la passe que d'habitude ; peut-être son vrai poste serait-il à nouveau celui d'arrière, d'autant que le très consciencieux Ansoborlo, malgré son adresse sur le ballon et son énergie sur l'homme, ne peut, dans son propre intérêt, espérer tenir de façon suivie ce poste périlleux entre tous. Je verrais assez bien dans ce cas Laffitte au centre, ainsi que Roe il va sans dire, et à côté de l'ex capitaine du Biarritz-Stade, le rapide sprinter Charley, dont les obligations fraternelles et au besoin paternelles auraient vite fait sans doute de vaincre la résistance.



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HARRY OWEN ROE AVIRON BAYONNAIS



Ces réserves faites — et à quoi serviraient les critiques sportifs s'ils ne bourraient pas leurs comptes rendus de toutes sortes de réserves — je n'éprouve aucune difficulté à faire - autant par raison que par sympathie — de l'Aviron Bayonnais mon grand favori pour le championnat de France de 1913."




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RUGBY : AVIRON BAYONNAIS 1911

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Le Banquet.


Dans les luxueux salons du Palais Bellevue, le B.S. C. réunit, après la partie, les joueurs, les dirigeants et les amis des deux clubs. Et ce banquet, présidé par le docteur Gutierrez, fut la plus charmante petite fête qui se puisse concevoir.



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SALLE DE CONCERT CASINO BELLEVUE BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



Les convives étaient nombreux, si nombreux que nous oublions certainement des noms : citons toutefois :


Le Docteur Gutierrez, président du B. S. C., M. Choribit, président de l'A. B., M. Chantillon, président du comité de Côte Basque, M. Portalis, MM. Lamothe, Berrogain, Cazaucau, P. Lamothe, Bargelès Alcide et Alban Augey, Dulau, Lazortges, Ramond, Harritçalde, Cardi, Richardière, Fay, Laru, Bonneville, Vivié, Ribis, Darricau, Gruet, Dubarbier, Durquety, Boubée, Latuille, Dulau, Max Castérès, Lacoste, Jaumont, A. et L. Lacombe, Martin, etc., etc... les quize équipiers du Sporting, plusieurs autres joueurs des deux clubs, enfin les représentants de la Presse locale et régionale.



Le menu exquis et auquel on fit largement honneur, était le suivant :


Crème Régence

Suprême de barbue "Aviron Bayonnais"

Culotte de boeuf Flamande

Poulardes de la Busse à la broche

Coeurs de laitues

Haricots verts panachés au beurre

Bombe glacée "Biarritz Sporting-Club"

Desserts


VINS

Graves

Médoc en carafes

Mâcon

Champagne Grand-Hôtel

Café — Liqueurs



Au Champagne, le docteur Gutierrez inaugura la série des discours par une allocution pleine de tact et très appréciée. Il rappela les débuts difficiles de son club, cita l'exemple de l'Aviron Bayonnais, dont la carrière fut semblable, à l'origine, et qui depuis... M. Gutierrez remercia aussi la Presse, dont les encouragements n'ont jamais failli au jeune club. Bref, en quelques minutes, il effleura tous les sujets avec une courtoisie charmante, et termina son discours au milieu d'enthousiastes applaudissements.



Après lui, M. Choribit se leva, et son allocution fut comme toujours très écoutée. Il sut, en une causerie aimable, parler de tout et de tous.



M. Hoursiangou, du "Sportsman" répondit à M. Choribit en sportsman averti, qui n'ignore rien des choses ni des gens. Avec la compétence que tous lui connaissent, il traita du football dans le sud-ouest et commenta spécialement, en termes élogieux mais justes, la belle partie à laquelle il venait d'assister.



M. Chantillon parla ensuite avec l'autorité que lui confère son titre de président du Comité de Basque. Mais il sut adoucir ses graves conseils par une gaité de bon aloi. Tout particulièrement, il fut très applaudi quand il sacra notre confrère Hoursiangou, l'apôtre du rugby dans le sud-ouest, président d'honneur du Comité.



Enfin, votre serviteur, à qui ses confrères jouèrent le mauvais tour de le désigner, il fut heureux au nom de la Presse locale, de remercier et de féliciter le Sporting, en souhaitant les plus grands succès aux deux clubs.



Nous applaudîmes enfin de courtes allocutions de MM. Fernand Forgues, capitaine de l'A. B., Bargelès, Lamothe, Crespin, capitaine du B. S. C., Berrogain et du docteur Augey, dont la causerie toute paternelle fut applaudie à outrance.



La soirée se termina dans un éclat de rire, grâce aux Mastic et autres Mayols amateurs, dont les chansonnettes, dites avec un réel talent, obtinrent plus qu'un succès, un triomphe.


G. de Hiriart."



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RUGBY : AVIRON BAYONNAIS 1911

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pays basque autrefois rugby aviron bayonnais
RUGBY : AVIRON BAYONNAIS 1911



A propos du banquet au Sporting Club.

Biarritz, le 6 octobre 1912.


Notre confrère "Le courrier" a reçu hier de M. Gaillard, adjoint au maire de Biarritz une lettre où il explique, sinon l'absence de tout représentant de la municipalité au banquet, du moins pourquoi il n'insista pas, lui, à cette manifestation.


Cette lettre, la voici :


"Monsieur le Directeur,


Dans le compte rendu qu'a donné hier le "Courrier", de la fête du B. S. C. au Palais Bellevue, vous signalez, d'une façon particulière, l'abstention de la Municipalité, en faisant suivre cette remarque de l'observation suivante.


Cette attitude, est-il besoin de le dire, fut commentée sans enthousiasme. Or, je ne sais si mes deux collègues ont été invités à cette fête, mais je tiens à faire remarquer à ceux qui ont commenté l'abstention de la Municipalité, que le premier adjoint n'a reçu ni invitation, ni même le moindre avis sollicitant sa participation.


Il me semble, pourtant, avoir prouvé au B.-S. C. que je savais ne pas rester indifférent aux choses de sport, sans m'arrêter aux questions de bannières, et que cette année se sont encore disputées, sous la direction du B. S. C., des épreuves d'athlétisme auxquelles j'avais apporté la preuve d'un certain intérêt, et qui ont eu lieu, je dois encore le remarquer, sans que, pour la première fois, du reste, j'ai été invité ni à la présidence, ni même à y assister.


Tout ceci, simplement, comme mise à point.


Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments distingués.


Docteur Gallard".



C'est parfait... Après de telles déclarations, il ne nous est pas permis de douter des sentiments très amicaux de M. Gallard à l'égard du Sporting...



Mais, puisqu'il l'ignore, nous lui apprendrons : 1° Que M. Forsans, maire de Biarritz et président d'honneur du B. S. C., avait été invité en cette double qualité. 2° Que M. Forsans reçut cette invitation, puisqu'il répondit au B. S. C. qu'à son grand regret, il ne pouvait assister au banquet, étant obligé de partir le soir même pour Paris, mais qu'il se ferait un plaisir d'assister à la partie de football.



Or, M. Forsans n'assista pas à la partie, et ne prit pas davantage le train pour Paris.



Biarre, n'est-ce pas ? Bizarre aussi, ce fait que les deux adjoints, (car nous supposons M. Raulet dans le même cas que M. Gallard) n'aient pas été mis au courant par le maire, d'une invitation concernant la municipalité !"




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)











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lundi 12 janvier 2026

L'INAUGURATION DU TERRAIN DE MIGRON PAR LE BIARRITZ-SPORTING-CLUB AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1912 (première partie)

L'INAUGURATION DU TERRAIN DE MIGRON EN OCTOBRE 1912.


En octobre 1912, est inauguré le terrain de rugby de Migron.




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EQUIPE DE RUGBY DU BIARRITZ-STADE 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire Le Sport, dans son édition du 9 octobre 1912, sous 

la plume de R. Canton :


"Biarritz-Sporting Club inaugure son terrain de Migron.

Une belle démonstration de jeu par l'Aviron Bayonnais.



Biarritz-Sporting Club inaugurait, dimanche dernier, sa jolie pelouse de Migron que quelques jours à peine lui ont suffi à transformer en un terrain de football.



Sur ce ground qui n'était qu'un vulgaire champ il y a trois semaines, s'édifient maintenant les belles tribunes que nous avons décrites l'autre jour, l'enceinte élégante des claires balustrades, des poteaux flambant neuf et le classique tableau noir. Et l'ensemble est joli, avec, comme décor dans le lointain, les Pyrénées bleues. Dans ce cadre charmant, quinze cents personnes peut-être s'étaient données rendez-vous dimanche après-midi, quinze cents parmi lesquelles nous avons reconnu l'élite des sportsmen de la région. Et pas une, à coup sûr, ne regretta le déplacement, car l'Aviron Bayonnais fit, au cours de la partie que vous décrit plus loin mon camarade Canton : une très jolie démonstration de jeu.



On remarqua beaucoup l'absence du Maire de Biarritz. M. Forsans avait été invité à la partie et au banquet qui suivit. Il s'était excusé pour le banquet, mais avait promis d'assister au match d'inauguration. Or, ni lui, ni aucun représentant de la municipalité ne s'y trouvait. Mais n'insistons pas.



pays basque autrefois rugby aviron bayonnais
RUGBY : AVIRON BAYONNAIS 1911


On inaugure


Double inauguration Dimanche dernier : c'était l'ouverture en quelque sorte officielle de la saison de rugby en Côte Basque, et d'autre part un club jeune, mais méritoire entre tous, le Biarritz-Sporting Club après des tribulations sans nombre, pendant la crémaillère pour son installation très confortable de Migron. Et comme les "azur et or" avaient eu recours, pour leur donner la réplique en cette solennelle circonstance, à leurs glorieux amis de toujours de l'Aviron Bayonnais, on s'explique sans peine les quelques milliers de fervents qui se pressaient aux tribunes ou à la pelouse. Ce n'est pas que l'issue du match pouvait faire de doute pour personne : si le B. S. C. s'était adressé au champion actuel de Côte Basque, c'était pour lui demander une leçon de bon rugby, et non dans l'espoir fallacieux de ternir une virginité à peine refaite. Et l'on était venu nombreux pour des motifs divers : les uns voulant se rendre compte de la facture des essais de l'A. B. en ce début de saison, et de la façon dont se conjuguaient ses diverses lignes ; les autres pour voir la résistance qu'opposaient les jeunes sportingmen à leurs frères aînés de Bayonne. Ni les uns ni les autres, croyons-nous, ne furent déçus et il nous faut féliciter tout d'abord ces jeunes biarrots si pleins de bonne volonté d'avoir fait déjà si bon profit des leçons que l'excellent docteur ès football et en médecine Guttierez leur prodigue avec une persévérance digne de tous les éloges.



La partie de dimanche ayant été décrite déjà dans ses détails par nos confrères locaux et même régionaux, nous nous bornerons à en rappeler ici les principales phases.



3 h. 40 : coup d'envoi. Léger piétinement sur place de l'A. B. et même, un moment après, échappée menaçante de l'ailier biarrot Commarieu. Roe tente le drop une 1re fois et le manque. Avalanche de mêlées généralement à l'avantage de bleus et blancs. Une d'elles se forme sur les buts du Sporting ; Mastic essaie de marquer seul mais ne peut ; il passe à Roe qui essaie le drop, toujours en vain. Voilà 20 minutes déjà que les Biarrots résistent victorieusement et c'est méritoire. Mais à 3 h. 58, Chateau reçoit de Mastic à une sortie de mêlée, feinte la passe et marque seul entre les poteaux. Roe transforme ; A. B. : 5 pts.



A 4 h. 1 nouvel essai de Roe, sur passe de Fouillassard, recevant de Chateau. But manqué : A. B. 8 pts. Joli dégagement d'Ansoborlo, tandis qu'un sportingman dégage en touche sur une interception, au lieu de foncer droit.



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HARRY OWEN ROE AVIRON BAYONNAIS


A 4 h. 7 nouvel essai d'Hedembaigt, Chateau, Roe dans l'ordre. Ce dernier transforme lui-même. A. B. 13 pts. Les bleus et blancs ne restent pas longtemps sur ce mauvais compte : à 4 h. 10, Chateau reçoit de Mastic après une mêlée, passe à Roe de la main à la main en quelque sorte ; ce dernier sert Poeydebasque, qui esquisse une ultime feinte pour marquer en bonne place. Aussi Roe transforme-t-il ; A. B. 18 pts. Cinq minutes après, Fortis s'échappe puissamment le long de la touche, l'ustensile en mains ; il le passe en temps voulu à Lissalde qui marque. A. B. 21 pts, car le but est raté. A 4 h. 20, Roe ne dissimule plus sa satisfaction, car il a enfin réussi le drop-goal qui lui pesait sur l'estomac depuis le commencement du jeu. A. B. : 25. Et la mi-temps est sifflée peu après sur ce chiffre rondelet.



Reprise à 4 h. 30. Le Sporting réussit une sortie de mêlée parfaitement classique. Puis coup franc à l'A. B. le seul de la partie si mes souvenirs sont bons. Fouillassard se fait magistralement plaquer par un trois-quart biarrot. Un avant bleu ramasse bien en vitesse et dégage en touche. Jolis mais dangereux départs tête baissée de l'écureuil Mastic. Les trois quarts esquissent de bons mouvements d'attaque, qui n'aboutissent pas, Fouillassard semblant énervé. Mais à 4 h. 45 la valse des essais reprend et c'est Roe qui inaugure sur passes d'Hedembaigt-Chateau. But réussi : A. B. 30 pts. Jolie descente de terrain par les avants en passes. Mais le Sporting s'échappe, le ballon aux pieds, de façon menaçante ; il faut toute la vitesse de Roe pour rejoindre la balle et faire expédier en ballon mort. Jolis départs à toute allure du merveilleux avant Domercq. Bainçonneau touché est remplacé par Dilhan. Poeydebasque réussit, sur passe de toute la ligne, un bel essai refusé par l'arbitre pour un en avant. Mais sur la mêlée qui s'en suit, il y a un léger cafouillage, d'où sort un nouvel essai non transformé. A. B. 33 pts. Puis Roe et Fernand confectionnent ensemble un joli try malgré un joli plantage de Bapsères au dernier nommé. Mastic se paye la joie de rater mochardement le but : A. B. 36 pts. Roe touché au pied se fait remplacer par Larrouy. Puis à 5 h. 6, l'A. B. marque encore, en la personne de Lissalde, sur passes de Chateau et de Forgues. Larrouy réédite pour le but le coup de Mastic de tout à l'heure. A. B. : 39 pts. Puis les forwards bayonnais, pour changer un peu, se mettent aux driblings, et Domercq fait ainsi un joli essai transformé par Fernand. A. B. : 44 pts. Enfin, Fortis, X..., Beaulieu, Poeydebasque se remettent à jongler avec le ballon ; il s'ensuit un ultime essai, compliqué d'un nouveau but par le grand frisé international. Et cela porte le score final à 49, soit onze essais, six buts et un drop goal.



Donnons ici, pour la complète édification de nos lecteurs, la composition des 2 teams en présence.



Biarritz-Sporting Club.

Arrière : Fayet

Trois quarts : Balirac, Roux, J. Crespin (cap.) Commarieu.

Demis : Bapsères (ouv.), Mérigot (m.)

Avants : 3e ligne : Jocou, Bainçonneau, L. Crespin.

2e ligne : Dupuy, Lassalle.

1re ligne : Corrèges, Elissalde, Gérôme.


A la mi-temps, se produisait le changement suivant : Le demi Bapsères passait arrière. J. Crespin faisait l'ouverture. L'avant Gérôme se mettait trois-quart, et Lavignasse entrait dans la ligne d'avants.



pays basque autrefois rugby aviron bayonnais
RUGBY : AVIRON BAYONNAIS 1911


Aviron Bayonnais.

Arrière : Ansoborlo.

3/4 : Laffitte, Fouillassard, Roe, Poeydebasque.

1/2 : Mastic, Chateau.

Avants : Fortis, Iguinitz, Beaulieu, Lasserre, Lissalde, Domercq, Larrouy, F. Forgues (cap.)



pays basque autrefois rugby aviron bayonnais
RUGBY : AVIRON BAYONNAIS 1911



Referée en chef : P. Bargelès.

Arbitres de touche (et menager pour le Sporting) : Dr Guttierez et Ch. Durruthy.



Quelques appréciations.



Il n'est généralement pas d'usage de faire grand cas comme indications de ... de tout premier début. Nous voyons cependant qu'un des maîtres du journalisme sportif ne s'en est pas privé au lendemain du match ; et nous estimons pouvoir donner à notre tour nos modestes appréciations.



L'équipe du Sporting est certainement formée de jeunes éléments, peu rompus encore à toutes les ficelles du jeu difficile entre tous qu'est le football. Ce qu'ils ont par contre — et ce qui leur garantit un succès certain dans un avenir plus ou moins proche — c'est la discipline, une bonne volonté à toute épreuve, une application à profiter des leçons qu'on leur prodigue qui honore grandement professeurs et élèves ; ces jeunes gens, qui ont déjà le sens du jeu d'équipe, à qui l'on ne voit pas faire ces absurdes prouesses individuelles si fréquentes dans les jeunes clubs, sauront, au bout de quelque temps de pratique, utiliser au moment voulu les connaissances théoriques qu'un dirigeant aussi compétent que dévoué leur inculque avec méthode, et comme ces équipiers sont de cette belle race basco-béarnaise si bien douée pour le rugby, il n'est pas douteux qu'ils ne fassent très bien avec un peu d'entraînement ; ils se doivent à eux-mêmes de se faire une place d'honneur en 2e série de Côte Basque."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)











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vendredi 12 décembre 2025

L'AVÈNEMENT DU BIARRITZ-SPORTING-CLUB À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1912

L'AVÈNEMENT DU BIARRITZ-SPORTING-CLUB À BIARRITZ EN 1912.


C'est en 1897 qu'est créé le Biarritz Sporting Club et sa section rugby est créée en 1912.




http://musee-historique-biarritz-olympique.fr/
BIARRITZ SPORTING CLUB 1910 1911
COLL J URQUIDI
MUSEE HISTORIQUE DU BIARRITZ OLYMPIQUE OMNISPORTS





Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire Le Sport, le 2 octobre 1912 :



"L'avènement d'un Club.

"Biarritz-Sporting-Club" s'éveille.

L'Inauguration de son nouveau terrain.

Quelques réflexions.



Octobre vient de faire son apparition ; ce mois n'évoque-t-il pas chez tous les sportsmen de souvenirs palpitants ? C'est l'époque des espérances, des illusions. Octobre c'est l'aurore de la saison de football qui surprend les inactifs, les insouciants, qui éclaire et qui anime les athlètes conscients de leur devoir et décidé à mettre tout leur coeur pour faire triompher les couleurs de leur club. En octobre, tous aperçoivent la rose à cueillir, bien peu s'imaginent que la rose est au bout d'une tige hérissée d'épines.



Depuis longtemps déjà, plusieurs clubs s'entraînent avec ardeur, dans tous les coins de la Côte Basque, on travaille ferme pour maintenir la réputation acquise l'an passé. Il y a peu d'années que le football rugby a pénétré dans notre région, les progrès gigantesques réalisés jusqu'à nos jours font espérer, que nous serons à la France ce que le Pays de Galles est à l'Angleterre.



pays basque sports rugby
RUGBY 1912


La saison de rugby dans la Côte Basque s'ouvre officiellement dimanche prochain 6 octobre par un match sensationnel entre les équipes premières de l'Aviron Bayonnais et du Biarritz Sporting Club.



Croyez-vous que le hasard ait, seul, présidé à cette combinaison de match d'inauguration du terrain ? Non ! l'Aviron Bayonnais ne pouvait mieux faire que de tendre la main à son ami le Biarritz Sporting Club et de lui dire : comme nous, tu as eu des débuts pénibles, même plus pénibles, comme nous tu veux t'imposer par ta loyauté, ta valeur et ton travail, aussi nous te prêtons notre concours de grand coeur ; nous serons ainsi tous heureux et unis pour défendre la belle cause sportive et uniquement sportive.


Docteur Gutierrez.






pays basque autrefois rugby aviron bayonnais
RUGBY : AVIRON BAYONNAIS 1911


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Le nouveau terrain du B. S. C.



N'ayant pu obtenir la jouissance partielle de la grande pelouse d'Aguilera, étant toujours relégué à la petite pelouse du Tir aux pigeons, le Biarritz Sporting Club est, à l'heure actuelle, en possession d'un nouveau terrain.



Après maints pourparlers, les dirigeants du B. S. C. étaient sur le point de louer un terrain près de la Halte de Chassin, mais, au moment de signer l'acte, les pourparlers furent rompus pour des raisons indépendantes du B. S. C. que nous n'approfondirons pas.



C'est alors que MM. le docteur Gutierrez, Lamothe et Berrogain se rendirent chez M. le docteur Laborde, propriétaire de nombreux terrains où l'on pouvait leur louer un emplacement à proximité de la ville. Immédiatement, M. le docteur Laborde répondit par l'affirmative et pour rendre service au B. S. C. leur donna un terrain, non en location, mais à titre gratuit jusqu'à ce que la société puisse trouver en location un autre terrain.


C'est donc grâce au sincère sportman qu'est le docteur Laborde, que la Société biarrotte se trouve en possession d'un terrain.



Samedi dernier, avec M. Lamothe, le sympathique trésorier de la Société, nous nous rendîmes sur le ground.



Parti du Café Cosmopolitain, nous passons par l'Avenue Floquet, l'Avenue Voltaire qui nous conduit, en 6 ou 7 minutes, au terrain de football.



Le champ est immense, 225 mètres de long sur 100 mètres de large, c'est au centre que l'on a installé le terrain aux dimensions réglementaires ; complètement plate, toute gazonnée, la pelouse est vraiment superbe.



Des tribunes spacieuses, pouvant contenir cinq cents personnes, sont presque achevées ; au centre, une tribune d'honneur est établie, pouvant contenir 50 places, à proximité, des places sont réservées aux membres de la presse. Ajoutons que ce qui ne gâte rien, la vue sur la chaîne des Pyrénées est splendide.



Les spectateurs seront à l'abri du mauvais temps, car non seulement les tribunes sont couvertes, mais encore elles sont, derrière, complètement, clôturées. Au dessous de la tribune d'honneur, deux locaux très spacieux pouvant contenir chacun 20 personnes, ont été établis pour les joueurs qui trouveront là tout le confort désirable : vestiaire, porte-manteaux, lavabos, etc.




Les populaires ne sont pas oubliées ; pour la première fois, l'on verra un terrain complètement fermé par des piquets de 1 mètre 20 de hauteur, espacés de deux mètres, et reliés entre eux par des lattes de 10 centimètres de largeur, formant ainsi une balustrade où les spectateur pourront s'accouder à leur aise, tout en suivant les phases de la partie.



Enfin, des commodités, modernes et spacieuses ont été établies à l'usage des spectateurs.



pays basque autrefois rugby aviron bayonnais
RUGBY : AVIRON BAYONNAIS 1911


L'inauguration du Terrain.



C'est dimanche prochain à trois heures, que le nouveau terrain sera inauguré. L'équipe première du Biarritz-Sporting Club rencontrera l'équipe première de l'Aviron Bayonnais qui a bien voulu répondre par l'affirmative à la demande faite par les dirigeants du B. S. C.



On espère que l'Aviron Bayonnais se déplacera au complet, et ce serait peu estimer la courtoisie du grand Club que de croire le contraire ; quant à l'équipe du B. S. C., elle n'est pas encore formée ; elle le sera sous peu, mais il est très difficile, vu le grand nombre de joueurs au B. S. C. de faire un choix. Toutefois, nous pouvons être certains que la jeune équipe sera bonne, très bonne et donnera aux dirigeants du B. S. C. tous les espoirs.



Les spectateur qui se rendront à cette partie d'inauguration peuvent être persuadés qu'ils assisteront à un match superbe où les équipes rivaliseront de science et d'adresse, dan ce match purement amical, il n'y aura ni cafouillage ni "bourre", mais de jolies tentatives des Biarrots, en même temps qu'une belle démonstration du jeu par les "maîtres" bleus et blancs.



L'A. B. gagnera, le pronostic est facile, mais nous serons curieux de voir quelle sera la défense du B. S. C. contre son redoutable adversaire.



Le Banquet.



A l'issue de la partie, un banquet sera offert, dans les salons du Grand Hôtel, aux joueurs des deux équipes.



Les dirigeants des deux sociétés y assisteront également ainsi que les membres de la presse. Enfin, la municipalité sera officiellement représentée.



Ajoutons que tous les sportsmen qui seraient désireux d'assister au banquet sont priés de s'inscrire chez M. Lamothe, place de la Liberté, à Biarritz, avant samedi soir. Prix du banquet : dix francs par personne.



Un mot pour finir.



Ce nous est une grande joie de voir enfin le Biarritz-Sporting Club arriver au rang qui lui est dû grâce aux efforts inlassables de ses dirigeants."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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Le B. S. C. après avoir été pour ainsi dire le promoteur du cyclisme dans notre région, après avoir connu de beaux succès en athlétisme et, plus récemment en préparation militaire, veut enfin se créer une place parmi nos grandes sociétés de rugby.



Souhaitons sincèrement que le club bleu et or marche sur les traces de son aîné bleu et blanc, dont les débuts furent aussi pénibles et critiqués.




pays basque autrefois rugby aviron bayonnais
RUGBY : AVIRON BAYONNAIS 1911


C'est une belle tâche qu'ont entreprise les dirigeants de la jeune société ; souhaitons qu'ils la mènent à bien, ce sera la juste récompense de plusieurs années d'efforts."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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