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dimanche 2 mai 2021

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 MAI 2021 SAINT BORIS ET SAINT ATHANASE ET SAINT ANTONIN - UXUE


PROVERBE DU 2 MAI 2021 (SAINT  BORIS) (SAINT ATHANASE) (SAINT ANTONIN) (UXUE).


BORIS :  Boris 1er de Bulgarie fut le souverain de la Bulgarie de 852 à 889 et son premier monarque chrétien.



religion catholique saint sainte boris
2 MAI SAINT BORIS


Lors de son baptême en 864, Boris fut baptisé Michel en l'honneur de son parrain, l'empereur byzantin Michel III.

Boris abdique deux fois, la première en 889 pour devenir moine et la seconde en 898.

Boris meurt le 7 avril ou le 2 mai 907. Cette dernière date est devenue jour de sa fête comme saint de l'Eglise orthodoxe bulgare.



ATHANASE Athanase d'Alexandrie naît vers 296-298 à Damanhour, près d'Alexandrie.



religion catholique saint sainte athanase
2 MAI SAINT ATHANASE


Athanase fut le plus déterminé des opposants à l'hérésie arienne.

En 325, au concile de Nicée, il réaffirma le dogme de la divinité du Christ.

Tout le reste de sa vie, en dépit des persécutions et des violences physiques, il lutta tant contre l'hérésie que contre l'empereur qui la soutenait.

C'est une figure du christianisme antique : l'Eglise copte orthodoxe l'appelle l'"Apostolique", le "Phare de l'Orient" et la "Colonne de la foi".

Il figure parmi les 4 docteurs de l'Eglise orthodoxe et l'Eglise catholique le compte parmi ses 36 docteurs et un des Pères de l'Eglise.





ANTONIN : Antonino Pierozzi de Forciglioni est plus connu comme saint Antonin de Florence.




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2 MAI SAINT ANTONIN

Il naît en 1389 à Florence (Italie).

C'est un religieux italien entré dans l'ordre dominicain en 1405, qui devient archevêque de Florence de 1446 à 1459.

Prieur du couvent de San Marco, à Florence, il côtoie le frère Giovanni Da Fiesole, surnommé Fra Angelico, l'un des peintres les plus célèbres du 15ème siècle.

C'est un représentant du courant dominicain réformateur dit "de l'observance".

Il meurt en odeur de sainteté le 2 mai 1459.

Un dossier est en cours pour le proclamer docteur de l'Eglise catholique.







UXUE : Andre Mariaren eliza ederrenetarik Nafarroan. Uso baten itxuran agertu zen eta hargatik deitua izan zen hasieran "Usoaren birjina".


pais vasco antes navarra conjunto
UJUE-UXUE NAVARRE


S. Markos hurrengo igandean ospatzen da, bertako Amabirjina erromanikoa erriberaren zaindaria da. Eliza Erdi Aroak Nafarroan izan duen arkitekturako adierazgarrienetako bat da, hau ere irailaren 8az geroztik ospatzen da.

(...) Uxue - Nafarroako hiribildua eta Andre Mariaren adbokazioa. Diotenez uso batek adierazi zion mendian saldoarekin zebilen artzainari Ama Birjinaren irudia non zegoen, eta horri zor omen zaio. Uxue izena. Ikusgarriak dira eliza (gaztelu (...)

(...) -eliza), erromaniko eta gotiko estiloetakoa. Andre Maria beltzaranaren irudia eta herri osoa. Haurrak izan nahi dituztenek harri koxkor bat - edo gehiago, izan nahi duten ume kopuruaren arabera - bota behar dute Gazteluondoa alderdiko putzuan, El aljibe deitzen (...)




Une naissance du 2 mai : Claude-Joseph Le Désiré Charnay, dit Désiré Charnay.


explorateur photographe
DESIRE CHARNAY


Né le 2 mai 1828 à Fleurie (Rhône) - Mort le 24 octobre 1915 à Paris.

C'est un explorateur, archéologue et photographe français.

Très vite passionné par les voyages, il décide de faire le tour du monde pour en "recueillir un album photographique et topographique des lieux les plus célèbres ou les plus intéressants."

Après avoir enseigné le français, à l'âge de 23 ans, à La Nouvelle-Orléans, il part pour sa première expédition au Mexique, via les Etats-Unis, entre 1857 et 1860.

Avec cette mission, Charnay est le premier à photographier les sites de Mitla, Izamal et Chichén Itza.

Après ce voyage, il obtient une certaine reconnaissance, en publiant, en 1862, l'album photographique "Cités et ruines américaines".

En 1863, il part pour Madagascar, puis à Java et en Australie, en 1878.

Toute sa vie, il organise des missions pour photographier des nouveaux lieux, tout en retournant régulièrement au Mexique, en 1880-1882 et en 1886.

Charnay traduit et présente les Lettres de Fernand Cortès à Charles-Quint sur la découverte et la conquête du Mexique, en 1896.

Il se montre sensible au sort des Amérindiens vaincus, et critique à l'égard des atrocités commises par le conquistador espagnol, dont il reconnaît par ailleurs le génie militaire.

Il meurt le 24 octobre 1915, à 87 ans.


explorateur photographe
DESIRE CHARNAY




Voici le proverbe du dimanche 2 mai 2021 :


IL GUZTIEN ARTEAN EDERRENA, MAIATZA, BERE LORA TA GIROAGAZ.

Mai, le plus beau de tous les mois, avec ses fleurs et son climat.


mai mucha
LE MOIS DE MAI
PAR ALFONS MUCHA



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LES PAROISSES DU PAYS BASQUE NORD PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE : ASCAIN EN LABOURD (première partie)

LES PAROISSES BASQUES PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.


Pendant la Révolution française, le Pays Basque Nord, avec sa frontière avec l'Espagne a connu de nombreux combats et a souffert avec la déportation de milliers d'habitants en 1794.



pays basque autrefois paroisses
LIVRE LES PAROISSES DU PAYS BASQUE
PENDANT LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE

DE L'ABBE PIERRE HARISTOUY TOME II


Suite à la demande faite par le Pape Pie VI "qu'un monument historique gardât la mémoire des martyrs de nos troubles révolutionnaires", l'Abbé Pierre Haristoy, Curé de Ciboure, entreprend un travail de "titan" et publie en 1895 et 1899 deux tomes de documents concernant les paroisses des cantons de Bayonne, Bidache, Espelette et Hasparren, ainsi que les paroisses de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure pour le tome I et les cantons de Saint-Jean-de-Luz, Ustaritz, Labastide-Clairence, Baïgorry, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Palais et Iholdy pour le tome II.


Voici ce que publia à ce sujet l'Abbé Haristoy, Curé de Ciboure, en 1899, dans son tome II :



"Canton de Saint-Jean-de-Luz (suite).


Ascain :

Ascain en basque Azkaine. Cette paroisse est citée sous les noms de Escan, vers 1140 ; de Scain en 1235 (cart. de Bayonne, f os 7 et 29) ; — de Azcayn 1302 (ch. du chapitre de Bayonne) ; de Ascaing, 1552 (ch. de Labourd, E. 426) ; — de Sancta Maria d’Ascaing, 1691 (collat. du diocèse de Bayonne).


Sa population en 1050 était de 250 foyers ; en 1718, de 1 560 habit. ; et en 1820, de 884. — St-Jacques de Serres était son annexe, qui, en 1650, comptait 13 foyers ; en 1718, 65 hab. et en 1820, 77 habit. Ce déplacement de chiffres dans la population doit être attribué à la navigation.


La cure était à la collation de l’év. de Bayonne ; ses revenus consistaient dans les dîmes et prémices évaluées 1 500 l. dans le casuel et les offrandes s’élevant à 200 l. ; charge de la cure, un vicaire 200 l., net 1 500 l. La fabrique avait un revenu de 200 l. — Les prébendes étaient celles de Bordarianea (12 messes, fondées le 11 mars 1070), N. ; de Joananea N. ; de Marcenea, net 79 1. 2 s. ; d'Etcheverria de Serres N.


L’église de Serres, placée entre les immenses bois de St-Pée et de St-Jean-de-Luz, était anciennement la chapelle d’un hôpital avec cimetière. Nous savons que des inhumations ont eu lieu dans ce cimetière. Mais la chapelle a été changée de place. Par la loi du 12 juillet 1792, Serres devint succursale de St-Pée, et Ascain succursale d’Urrugne. Ancienne commune, Serres fut supprimée en 1845 et partagée entre Ascain et St-Jean-de-Luz.


pays basque autrefois serres
SERRES ASCAIN
PAYS BASQUE D'ANTAN


La paroisse d’Ascain possédait une autre chapelle privée, celle d’Ascubia interdite au 18e s. — Ascubia, une des plus belles maisons ou villas du pays, a été bâtie par Mgr de Sossiondo, év. de Bayonne. Dans une pièce du rez-de-chaussée que nous croyons être l’ancien salon, au dessus d’une belle cheminée, on voit trois pierres horizontales avec des fleurs de lys, croix grecque, une mitre etc. cette inscription : Jean de Sossiondo, évêque de Bayonne — Dieu soit en aide. 1575. La vieille Ascubia, qui pouvait être la maison des anciens seigneurs d’Ascain si souvent mentionnés dans le livre d’or de Bayonne et ailleurs, était plus bas que celle qui avait été bâtie par Mgr de Sossiondo.




pays basque autrefois manoir
MANOIR DASCOUBEA ASCAIN
PAYS BASQUE D'ANTAN



Ascain a donné le jour à Jean-Robert de Sossiondo, évêque de Bayonne de 1566 à 1578 ; — au Père Clément d’Ascain, capucin et prédicateur célèbre (1696-1781) ; — à N. prêtre de la maison Harguibelea, brûlé en place publique de son pays natal, lors du trop célèbre procès des prétendus sorciers du Labourd, sous d’Espaignet et de Lancre du Parlement de Bordeaux ; — au P. Chourio, savant jésuite, dont Tournely a dit : "Si j’avais connu la théologie du P. Chourio, je n’aurais pas fait paraître la mienne ; la sienne est meilleure" ; — à Jean-Baptiste Duhalde, un autre fameux jésuite (1674-1743), que certains biographes font naître à tort à Paris ; Pierre d’Etchegaray, né vers 1662 tenant école dans sa paroisse natale ; — Dominique Heuty, né vers 1666 ; — Chrisante d’Arrayoague, né vers 1678 ; Martin d’Arrayoague, né vers 1682 ; — Jean Duverger, né vers 1705, prêtre en 1729, vicaire à Anglet, à Espelette, rentré chez lui, puis nommé curé de Biarritz en 1740 ; — Noël Duvergier, traducteur en basque de l’Imitation de la Vierge en 1778 ; — Pierre Lassègue, né à Vittoria (Espagne) de parents originaires d’Ascain, ordonné à Bayonne le 3 janvier 1730.


Des prêtres employés dans la paroisse nous pouvons nommer :

Jean de Lespès, promoteur du diocèse en 1702, année où il bénit le mariage de son frère Sauvade, seigneur de Hureaux, avec demoiselle du Buix, tous de Bayonne ; — Jean d’Olhabide, né à Ainhoa vers 1685, curé d’Ascain en 1717 ; —Pierre Bidart, né à Isturitz, vicaire à Ascain.


A la Révolution de 1789, la cure d’Ascain était occupée par Joachim-Bernardin Rivière, né à Vigera (Espagne) le 21 mai 1733. Il avait pour vicaire Jean Delissalde, né à Larressore, le 16 avril 1756, de Martin D. et de Gratianne Alday. Tous les deux se refusèrent soit à publier le mandement de Sanadon, soit à prêter le serment constitutionnel. L’abbé Rivière occupa la cure jusqu’au 24 septembre 1792 où il fut déporté et ses biens séquestrés. Il dut se tenir à la frontière, car son nom figure sur les registres des baptêmes jusqu’en 1797. Alors il disparait pour rentrer dans sa paroisse en 1801, dont il se démit le 1er janvier 1811 : il mourut le 22 décembre 1816. On verra plus bas comment sa sœur Marianne obtint en 1797 de l’administration centrale d’être mise en possession des biens de son frère. — Le vicaire ne figure pas comme le curé, sur la liste du nouveau clergé du district d’Ustaritz au mois d’avril 1792. Il avait dû émigrer pour cette époque. Il est mort curé d’Arcangues le 10 mai 1827.



La paroisse d’Ascain fournit à l’hôtel de la monnaie à Bayonne :

1 lampe 21 m ; 1 encensoir 4 m 5° ; 1 croix dorée 15 m 6° ; le tout d’argent ; autre croix d’or ou d’argent doré 16 m et 1/2 ; autre lampe d’argent 14 1. 8° ; galons d’or 5 m 2° ; galons d’argent 4 m 6° . Voyez pour cette paroisse et celles du Labourd qui suivent, l'Appendice du t. 1 de cet ouvrage. On y donne les inventaires des objets enlevés de nos églises.



Nous avons donné plus haut  le nombre des internés et des victimes de cette commune et d'autres voisines : Sare, 695 ; Ascain, 416 ; Itxassou, 271 ; Espelette, 124 dont 17 morts ; Ainhoa, 84 dont 16 morts ; Souraïde, 38 dont 10 morts ; Larressore, 58 dont 11 morts ; Ustaritz, 58 dont 6 morts ; Cambo, 77 ; Louhossoa. 11. Total 1 835 individus. 


— Rien ne fait connaître la note révolutionnaire d’une localité comme les délibérations de sa municipalité ; à ce titre, nous donnons ici quelques délibérations municipales des communes du canton de Sare. Nous les devons à l'obligeance bien connue du docte Monsieur Wetworth Webster, de Sare, qui les a tirées du registre de cette commune.

"1796.

21 février 1796. La fête de l’anniversaire de la mort du tyran Capet n’ayant pas pu être célébrée plus tôt... toutes les autorités du canton de Sare se sont rendues sur la place publique, et, près de l’arbre de la Liberté vers l’heure de midy, avec une foule d’habitants... Dans un discours que nous avons prononcé, nous avons fait entendre le sujet de la fête... en retraçant les crimes dudit tyran et les avantages que le républicanisme doit procurer à tous les français ; aussitôt le peuple s’est écrié unanimement et à diverses reprises : Vive la République, haine aux tyrans ! et la fête s’est terminée par des danses publiques.



19 Mai. Sur la demande du citoyen E. C. d’établir des écoles primaires et de loger l’instituteur dans le presbytaire (sic)... l’assemblée arrête que ces écoles seront établies à Ascain, Sare et Ainhoa, aussitôt que les réparations seront faites dans lesdits presbytaires.


4 Juin. Les plus proches parents de Bte Letchipi, prêtre déporté, demandent que ses biens soient restitués. Le séquestre est levé et les biens restitués.


17 Juillet. Le propriétaire de la maison d’Achaflabaita d’Ascain, fait prisonnier par les espagnols, rayé de la liste des émigrés, obtient d’être réintégré.


3 Août. Martin Pagès d’Ascain sollicite la levée des scellés apposés sur les biens d’Ascombea et de Chimildeguia, lors de l’arrestation de sa femme et de ses deux fils Baptiste et Alexis. — Martin et Dominique Pagès, cultivateurs, cernés, le 3 octobre 1793, dans leurs domiciles par un détachement du 4° bataillon de l’armée des Pyrénées occidentales s’évadèrent en Espagne... ils rendirent tous les soins possibles au citoyen Durand, prisonnier français à Burgos, pour adoucir les malheurs d’une dure captivité et finirent par obtenir, le 3 août 1796, d’être rayés de la liste des émigrés. La radiation ne dut pas être définitive, car le 22 septembre 1797, Martin Pagès prit le chemin d’Espagne, laissant sa femme et ses enfants sous la protection de la loi.


18 Juin. Les communes du canton de Sare sollicitent la décharge des impositions arriérées et courantes. Le ministre des finances la leur ayant refusée par lettre du 5 mai 1796, parce qu’elle ressemblait trop à un privilège, la commune de Sare adressa une nouvelle réclamation. Par une nouvelle pétition, en date du 30 prairial an IV (18 juin 1796), elle "représente qu’il est de toute impossibilité aux habitants de ce canton d’acquitter les contributions ; que pour établir cette impossibilité, on rappellera en détail tous les fléaux qui se sont réunis à rendre cette commune l’objet de la commisération publique, de laquelle seule ses habitants vivent depuis leur rentrée dans leurs foyers ; que d’environ cinq mille habitants qui composoient ce canton avant la guerre, au moins les deux tiers ont été incarcérés et retenus en internat dans l’intérieur pendant toute une année ; que près de la moitié de tout cela y a péri de chagrins, de faim et de misère, que la majeure partie du surplus d’hommes était dès lors, comme à présent, au service de la république dans les armées de terre et de mer ; ce qui rend une agriculture autrefois florissante, à peu près nulle par le défaut de bras de cultivateurs ; que les pillages scandaleux qui y ont été faits d’abord par les troupes, ensuite et plus particulièrement par l'affreuse commission établie pour diriger la mesure de l'internat suscitée dans cet objet n’y a laissé absolument que les masures presque partout sans planches, soliveaux, portes ni fenêtres ; que tous les meubles, soit meubles meublans, or et argent, bétail, linge, habits tout ce qu’enfin comprend le mot meuble y a été dévasté, pillé, vendu, détruit à tel point qu’en revenant ou de leur fuite ou de leur prison, ou de leur exil, nos malheureux habitants n’ont pas trouvé ou reposer leur tête.


Qu’à peine quelques-uns ont commencé à se couvrir, à fermer leurs maisons par les secours de leurs voisins, tandis que la majeure partie couche encore sur la paille et quette le pain maïz dont il se nourrit et que très souvent il lui manque ; le gouvernement leur demande les impositions non seulement courantes, mais même celles qui ont couru pendant le temps que les fruits de leur terre étaient récoltés pour le compte ou sur le nom de Nation par des séquestres établis par des monstres dévastateurs.


Le gouvernement d’une république fondée sur la justice, sur l’humanité et sur la fraternité seroit-il donc le seul insensible au tableau déchirant de notre affreuse situation ?..."



Nous avons dit plus haut qu’après plusieurs pétitions la commune de Sare obtint, en deux fois, pour toute compensation la somme de 1 400 l. 26 s., soit en moyenne à peu près 10 l. par personne.


17 Juillet. La pétition du citoyen cadet Robert Petit d’Ascain, en date du 29 messidor an IV (17 juil. 1796), établissant ses malheurs personnels, sa fuite à l’étranger, son incertitude pour rentrer de son exil dans un pays où le sang coulait par flots sur les échafauds dépeignant la désolation de Sare et d’Ascain, communes les plus éprouvées du canton, n’est pas moins douloureuse... Le pétitionnaire réussit à se faire rayer de la liste des émigrés et à faire lever le séquestre de ses biens le 22 juil. 1796.


22 juillet. Robert Petit, dit Cadet, "enfui", au mois de mars 1794, époque des plus furieuses arrestations, est réintégré après avoir fait lever le séquestre de ses biens.


28 août. Déclaration des décès de Julie Elissale, propriétaire de la maison Dominicharena d’Urrugne, et de sa sœur Marie enfuies devant les persécutions "Robespierrines". Elles moururent à l’hôpital de Barbastan (Aragon), leurs héritiers sont admis à bénéficier des dispositions favorables de la loi."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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samedi 1 mai 2021

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER MAI 2021 SAINT JOSEPH ET SAINT BRIEUC ET SAINT JÉRÉMIE - FÊTE DU TRAVAIL - ESTIBALITZ

PROVERBE DU 1ER MAI 2021 (SAINT  JOSEPH Travailleur) (SAINT BRIEUC) (SAINT JÉRÉMIE) (FÊTE DU TRAVAIL) (ESTIBALITZ).


JOSEPH : Charpentier (ou "homme sage", selon les traductions) à Nazareth, en Galilée, Joseph est décrit dans les Evangiles comme le père nourricier de Jésus-Christ et l'époux de Marie.



religion catholique saint sainte joseph travailleur
1ER MAI SAINT JOSEPH


Joseph est appelé "Joseph le fiancé" dans la tradition orthodoxe ou plus généralement "saint Joseph". Il est devenu un  personnage de la tradition chrétienne.

Depuis le 17ème siècle, le Patronage de Saint Joseph était célébré 17 jours après Pâques.

Pie XII, en 1955, le remplaça par la fête de Saint Joseph travailleur, en même temps que la fête du Travail.

Joseph est le saint patron des familles, des pères de famille, des artisans (menuisiers, ébénistes, charpentiers, charrons, bûcherons, barilliers, tanneurs et fondeurs), des travailleurs, des voyageurs et exilés, des fossoyeurs et des mourants.

Joseph est devenu le patron des affaires matérielles.

Joseph est également le protecteur et le saint patron à des degrés divers de nombreuses villes, régions et pays, notamment de la Belgique, de la Chine, du Canada, du Vietnam, des Etats-Unis, de la Russie, de l'Autriche, du peuple Croate, de la Corée du Sud, du Mexique et du Pérou (liste peut-être pas exhaustive)...



religion catholique saint sainte joseph travailleur
1ER MAI SAINT JOSEPH


BRIEUC : Brieuc ou Brioc est un moine breton, originaire du Pays de Galles, devenu premier évêque de Saint-Brieuc, ville de Bretagne continentale qui lui doit son nom.

Il est l'un des sept saints fondateurs de Bretagne, avec saint Malo (ou Maclou), saint Samson, saint Tugdual, saint Pol Aurélien, saint Corentin et saint Paterne.

Les catholiques le fêtent le 1er mai.




religion catholique saint sainte brieuc
1ER MAI SAINT BRIEUC



JÉRÉMIE Jérémie est un personnage de la Bible qui apparaît principalement dans le livre de Jérémie, dont il est souvent présenté comme l'auteur.

Il est également évoqué dans le deuxième livre des Chroniques.

C'est un prophète du Tanakh dans le judaïsme ou de l'Ancien Testament pour les chrétiens.

Il est fêté le 1er mai par l'Eglise catholique.



PREMIER MAI : Fête du Travail.



PREMIER MAI : FÊTE DU TRAVAIL


La fête du Travail est un jour férié annuel célébrant les conquêtes des travailleurs, et trouvant son origine dans les combats pour la journée de 8 heures.

Elle est synonyme de la journée internationale des travailleurs dans la plupart des pays.

Le 20 juillet 1889, la IIe Internationale socialiste décide de faire de chaque 1er mai une journée de grève et de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à 8 heures.

La revendication étant satisfaite lors de l'entre-deux-guerres dans la plupart des pays européens industrialisés, cette journée devient au 20ème siècle une journée de lutte et de célébration des combats des salariés et du mouvement ouvrier.


ESTIBALITZ : Egun honetan ospatzen da santutegian Estibalitz Arabako Zaindaria.



pais vasco antes religion alava iglesia
NOTRE-DAME D'ESTIBALIZ
VITORIA-GASTEIZ





Un décès du 1er mai  : René Jules Lalique.


VERRIER BIJOUTIER JOAILLIER lalique
RENE LALIQUE

Né le 6 avril 1860 à Aÿ (Marne) - Mort le 1er mai 1945 (Paris).

C'est un maître verrier, bijoutier et joaillier français.

Dès l'âge de 12 ans, René Lalique gagne sa première compétition de design au lycée Turgot à Paris.

A 16 ans, il entre en apprentissage chez le joaillier parisien Louis Aucoc.

En 1885, il lance sa propre joaillerie, après quatre ans passés à travailler comme dessinateur concepteur indépendant dans plusieurs maisons de joaillerie de Paris.


exposition paris 1925 lalique
FONTAINE RENE LALIQUE 1925

En 1887, il épouse à Mâcon Marie Louise Lambert, avec laquelle il aura une fille.

Il divorce en 1898 et se remarie avec Alice Ledru et a une fille avec elle.

Dès 1890, il installe un atelier de verrerie.



verrerie française lalique
VASE DE RENE LALIQUE

Il est découvert par le grand verrier Emile Gallé en 1897 au Salon des artistes français.

Il triomphe en 1900 à l'Exposition universelle de Paris.

René Lalique, durant sa vie, se rend célèbre par ses créations de bijoux, de flacons de parfum, de vases, de chandeliers, d'horloges et, à la fin de sa vie, de bouchons de radiateur de voitures.


verrerie française lalique
BOUCHON DE RADIATEUR RENE LALIQUE 1928

Il décède le 1er mai 1945, à 85 ans, et est enterré dans le cimetière du Père-Lachaise.


UNE GRÈVE SOLENNELLE EN PAYS BASQUE SUD EN MAI 1951 (première partie)

GRÈVE EN PAYS BASQUE SUD EN 1951.


En mai 1951, le Pays Basque Sud se met en grève, après la Catalogne en mars de la même année.


pais vasco antes ayuntamiento guipuzcoa
MAIRIE ET JARDINS ST SEBASTIEN 1951
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet le journal Carrefour, le 1er mai 1951 :



"300 000 Basques ont fait une grève solennelle : pas de cris, pas de sang versé...Mais la situation n'en est pas moins grave, et le clergé espagnol proclame que "le moment est venu d'un dialogue entre le gouvernement et les gouvernés."




Un mois après la Catalogne, le pays basque s’est mis en grève. A qui le tour ? 



Mais attention ! Ni à Saint-Sébastien, ni à Bilbao, le sang n'a coulé. Le deuxième débrayage a été plus typique encore que le premier. Il suffit de l'exposer pour en dégager l'enseignement. 



Le dimanche 22 avril, des tracts sont répandus de main en main dans les grands centres ouvriers des quatre provinces basques espagnoles. Ils appellent à une grève de 48 heures, à compter du lundi matin. Ils sont rédigés dans des termes qui stupéfieront, dans les pays voisins, les professionnels de l'agitation. Le patron n'y est pas vomi, le pouvoir pas insulté. "Nous voulons manger... Nous avons besoin de nous vêtir... Nous avons le droit de vivre".



Ce droit, qui le conteste ? Personne; Mais qui en donne le moyen ? Personne. La pauvreté espagnole est de tradition, c'est connu. Elle s'est toutefois accentuée, Voila deux ans, un journal conservateur anglais, le Manchester Guardian révélait des chiffres que personne ne pouvait réfuter :

"Pour acheter 24 kilos de pain, 30 kilos de pommes de terre, 2 kilos de viande, 3 kilos de beurre ou d'huile et un kilo de sucre, un ouvrier doit travailler 58 heures en Italie. 49 en France, 36 en Suisse, 15 en Angleterre, 13 aux Etats-Unis...et 83 en Espagne".



Le pays basque représente un tiers du capital de l'Espagne.


Les quatre provinces basques espagnoles couvrent 17 601 kilométrés carres. Leur population est de 1 500 000 âmes. Deux sont des régions purement agricoles : Alava et Navarre. Les deux autres, Biscaye et Guipuzcoa, sont fortement industrialisées. En Biscaye, grande industrie (métallurgie, produits chimiques, chantiers navals). En Guipuzcoa, petite industrie dérivée de la métallurgie en général, usines de papier. Dans les deux, en outre, agriculture, pêche, artisanat important (armes, orfèvrerie, bérets, espadrilles, etc.).

Ce potentiel économique donne au pays basque, en Espagne, un rôle hors de proportion avec sa superficie. Il représente :

80% de la marine espagnole (presque un million de tonnes sont immatriculées à Bilbao) ;

75% de l'industrie électrique ;

60% de la production de minerai de fer ;

95% de la production d'acier ;

33% du capital total de l'Espagne.



En 1951 l'ouvrier de Saint-Sébastien ou de Bilbao doit travailler cinq jours pour s'offrir un kilo de café, deux jours pour un litre d'huile ou un kilo de viande, un jour pour un kilo de sucre ou de morue. Sa santé exige 3 000 calories quotidiennes. Le ravitaillement officiel lui en permet 554. Le reste, au marche noir ! A quel prix ? Le pain et le lait coûtent 10 fois plus qu'en 1936 ; la viande et les oeufs, 9 fois ; le sucre, 18 fois ; l'huile, 50 fois (et l'Espagne est le premier producteur d'huile du monde) ; les haricots, 14 fois ; les pommes de terre et le lard 16 fois.



En regard les salaires sont trois fois ce qu'ils étaient.



Les patrons et le clergé soutiennent les grévistes.



La crever brusquement décidée, se déroule raisonnablement. Aucun service public n'est affecté. Les trams et les tramways roulent,  l'électricité, le gaz et l'eau sont normalement distribués. Aucun incident ne se produit. Les grévistes sont parfaitement calmes et dignes Les policiers et la troupe mis sur pied d'émeute, bavardent avec eux sans que chacun jamais sorte de son rôle. La force publique n'a pas à maintenir un ordre que personne n'entend troubler.



Pourquoi d'ailleurs le troublerait-on ? Depuis la guerre civile, on sait où peuvent mener les troubles. Et puis les patrons comprennent le mouvement et le clergé le soutient. En pays basque, le prêtre est de la famille. Les vêpres dites, on le retrouve, soutane relevée, lançant la balle dure sur le fronton de pelote.



Mais il y a les autorités. Elles font publier dans la presse matinale du mardi l'ordre de reprendre le travail le matin même, à 8 heures L'ultimatum est jugé vexant. On y répond par une extension de la grève. 



Que va-t-il se passer ? Pour la Navarre et l'Alava, pas de problème. Ce sont deux provinces agricoles. En Biscaye, on appréhende la riposte du gouverneur, M. Genaro Priestra, un phalangiste. On a tort. Le phalangiste montre qu'il est d'abord un homme. Le travail reprend le mercredi matin sans autre formalité qu'une théorique obligation, pour les grévistes, de faire une nouvelle demande d'emploi. La face est sauvée.



Il manque ici un homme.



Le gouverneur du Guipuzcoa, pays voisins, le baron de Benasque, s'y prend moins bien. Il fait arrêter comme meneurs une vingtaine d'ouvriers, le sous-directeur de l'agence de Saint-Sébastien de la Banque de Bilbao, plusieurs patrons et deux prêtres, don Pascual Arana, curé d'Arrona et don Pedro Gimeno, aumônier de la fabrique de wagons de Basain. Il fait fermer un certain nombre d'usines et de manufactures de Saint-Sébastien. 


pais vasco antes gobernoador guipuzcoa 1951
FRANCISCO SAEZ DE TEJADA
BARON DE BENASQUE 1946


C'est une maladresse. Pourtant les travailleurs gardent leur sang-froid. Ils répliquent par un jeu de mots sévère, mais noble. Sur la façade de la maison du baron, l’un d'eux écrit à la craie : "Aqui falta un varon" (Il manque ici un homme). C'est tout. Mais les arrêts de travail se multiplient, par solidarité. Trois cent mille travailleurs se drapent dans une immobilité silencieuse et solennelle. La grève est pour eux ce quelle elle devrait être toujours pour garder son sens, un acte grave, un sacrifice presque religieux, héroïque en tout cas, l'abandon volontaire du maigre pain quotidien."



A suivre...


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