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lundi 24 février 2025

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 24 FÉVRIER 2025 SAINT MODESTE ET SAINT ETHELBERT - AIORA

 


PROVERBE DU 24 FÉVRIER 2025 (SAINT MODESTE) (SAINT ETHELBERT) (AIORA).


MODESTE : Modeste est le 21ème évêque de Trèves, en Rhénanie, au 5ème siècle.



religion catholique saint sainte modeste
24 FEVRIER SAINT MODESTE

Modeste est contemporain de Clovis.

Modeste meurt vers 486.

Les reliques de Modeste sont vénérées dans l'église Saint-Matthias, à Trèves (Allemagne).



ETHELBERT : Aethelbert ou Ethelbert naît vers 560.


religion catholique saint sainte ethelbert
24 FEVRIER SAINT ETHELBERT


Ethelbert est roi du Kent de 580 ou 590 jusqu'à sa mort le 24 février 616.

Ethelbert est le premier souverain anglo-saxon converti au christianisme.

Fils et successeur d'Eormenric, il épouse la princesse mérovingienne Berthe, fille du roi de Paris Caribert.

En 597, il accueille dans son royaume la mission grégorienne envoyée par le pape Grégoire 1er pour évangéliser la Grande-Bretagne.

Il reçoit le baptême et commence à promouvoir le christianisme dans le Kent.

Sous son influence, les rois d'Essex et d'Est-Anglie se convertissent à leur tour.

La Chronique anglo-saxonne lui attribue le titre de bretwalda, ou "souverain de Bretagne". 

Ethelbert est à l'origine du plus ancien document législatif connu rédigé dans une langue germanique.

Pour son rôle dans la propagation du christianisme parmi les Anglo-Saxons, il est considéré comme saint et fêté le 24 février.




AIORA : Erromatarren inskripzioetan eta Erdi Aroan ere, 1122an Iruneko katedraleko artxiboetan.

(...) Aiora - Ohiko izena Erdi Aroan, Aioro-ren kide femeninoa. Besteak beste, Leiren dokumentatzen da, 1068an : Johanne Arceiz et Aiora Arceiez de lçiz. - - (...)



Un décès du 24 février Léon Bérard.



homme politique bearn senat ministre esperanto vichy
PHOTO DE LEON BERARD
AGENCE ROL


Né le 6 janvier 1876 à Sauveterre-de-Béarn (Basses-Pyrénées) - Mort le 24 février 1960 à Paris.

C'est un avocat et homme politique français.

Après des études secondaires à Orthez et à Pau, Léon étudie le droit à Paris et s'y inscrit au barreau.

Il est remarqué par Raymond Poincaré qui en fait son secrétaire dans son cabinet d'avocat.

Plus tard, il est principalement avocat des compagnies d'assurances.

Il entame une carrière politique locale dans les Basses-Pyrénées en devenant maire de Sauveterre-de-Béarn en mai 1904, puis conseiller général en juillet 1907.

Lors des élections législatives de 1910, Léon obtient avec l'appui de Louis Barthou l'investiture du comité républicain et il est élu député de l'arrondissement d'Orthez.

A la Chambre des députés, il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique.

Il entame très vite une carrière ministérielle en devenant sous-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts en janvier 1912.

Il est réélu député de l'arrondissement d'Orthez en 1914, puis, dans le cadre du scrutin départemental, sur la liste de "concentration républicaine" de Louis Barthou en 1919.

Léon sera réélu à la tête de cette liste en 1924.

En plus de ses nombreuses activités politiques, il est membre du prix littéraire La Renaissance fondé en 1921 par son ami Henry Lapauze et le reste jusqu'en 1940. 

En 1921, il est le président du jury qui couronne Alexandre Arnoux pour Indice 33, puis laisse la présidence à Colette dès l'année suivante.

Il est nommé ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts en 1919, puis de 1921 à 1924.

En mars 1925, Léon est l'un des députés catholiques à intervenir dans le débat sur la Déclaration sur les lois dites de laïcité.

Il est élu sénateur des Basses-Pyrénées en janvier 1927 et réélu en janvier 1936.

Il épouse, en février 1927, Laure de Souhy.

Il est nommé garde des Sceaux de 1931 à 1932 et de 1935 à 1936.

Il devient président du Conseil Général des Basses-Pyrénées en 1934, succédant à Louis Barthou, assassiné à Marseille.

Orateur talentueux et cultivé, Léon manifeste, au travers de multiples conférences ou articles, son attrait pour les thèmes littéraires et artistiques.

En 1933, il préside le Comité français pour la protection des intellectuels juifs persécutés, fondé en vue d'apporter une aide aux artistes chassés de l'Allemagne nazie.

En novembre 1934, il est élu à l'Académie française.

Durant les dernières semaines de la guerre d'Espagne, après la chute de Barcelone, le Président du Conseil, Edouard Daladier, et le ministre des Affaires étrangères, Georges Bonnet, l'envoient négocier avec le général Jordana, ministre des Affaires étrangères de Franco, les conditions d'établissement de relations diplomatiques entre la France et le gouvernement nationaliste.

Léon est également l'initiateur de la politique visant à rapatrier les Républicains espagnols internées au camp de Gurs en Espagne.

Le 10 juillet 1940, il participe comme sénateur au vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain, à l'instar des 569 parlementaires à la mesure (contre 80 oppositions et 20 abstentions).

De novembre 1940 à août 1944, il est ambassadeur du régime de Vichy auprès du Saint-Siège.

A la Libération, il est inéligible, en vertu de l'ordonnance du Comité français de la Libération nationale du 21 avril 1944.

Léon se consacre alors à l'Académie française, au barreau et aux lettres et publie régulièrement dans la Revue des deux Mondes.

Il meurt le 24 février 1960, à 84 ans.




homme politique bearn senat ministre esperanto vichy
LEON BERARD AU SENAT



Voici le proverbe du lundi 24 février 2025 :


ELUR URTE, ZITUR URTE.

Année de neige, abondance de fruits.



année fruits ebner
HEUREUSE ANNEE
ILLUST PAULI EBNER









(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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mardi 26 mars 2024

DES ACADÉMICIENS FRANÇAIS AU PAYS BASQUE DANS LES ANNÉES 1930


DES ACADÉMICIENS FRANÇAIS AU PAYS BASQUE DANS LES ANNÉES 1930.


De nombreuses personnalités ont fréquenté, depuis longtemps, le Pays Basque.




pays basque autrefois historien académie française ciboure
CAMILLE JULLIAN



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien La Petite Gironde, le 8 septembre 1942 :



"L'Académie Française au Pays Basque.



Me permettrez-vous, pour une fois, puisque nous sommes en période de vacances, de ne pas vous parler musique et, du coin basque où je suis encore pour quelques jours, d'évoquer un souvenir qui vous intéressera sans doute, puisqu'il concerne à la fois la Gironde et le Béarn ? Vous savez que Camille Jullian, qui avait fait de Bordeaux, où il avait été mon maître, sa patrie d'élection, avant d'être appelé au Collège de France et à l'Académie française comme un de nos premiers historiens, était aussi un habitué estival de Saint-Jean-de-Luz et en particulier de Ciboure, dont il aimait la lumière chantante, les horizons si variés et si harmonieux. Bien souvent, avant de remonter sur mon coteau de Bordagain, j'allais sur la terrasse de sa petite maison du bout du quai causer avec lui des événements du jour, qu'il savait commenter, je vous assure, non seulement avec l’esprit le plus informé et l'ironie la plus savoureuse, mais encore avec une clairvoyance que l'avenir se chargeait de rendre souvent particulièrement saisissante. 




pays basque autrefois historien académie française ciboure
CAMILLE JULLIAN



Camille Jullian n'aimait pas les gêneurs, les importuns. Malgré la faiblesse de sa vue, il savait notamment "sentir" à temps, les visites des candidats éventuels à la célèbre Compagnie qui ne l’épargnaient pas, même pendant son repos annuel. Il les décourageait souvent d'un retentissant : "M. Jullian ne reçoit pas", lancé de la terrasse à la cuisinière dès le coup de sonnette, et qui ne souffrait pas de réplique... 



Un des derniers étés que ses forces déclinantes lui permirent de passer à Ciboure, nous devisions ensemble à la fin d'une de ces miraculeuses journées de septembre où le soleil déclinant illumine de ses prestiges l'immensité bleue de la mer et la ligne sombre des montagnes voisines. Les barques rentraient de la pêche. C'était l'heure du retour des promeneurs...


 

ciboure autrefois pays basque musicien pelote
RAVEL ET DONGAITZ CIBOURE 24 AOÛT 1930
PAYS BASQUE D'ANTAN


Mince, racé, bien pris dans son complet clair à martingale, ses sandales strictement ajustées, tête nue à son ordinaire, Maurice Ravel, regagnant le quai natal qui porte maintenant son nom, passa le premier, nous faisant de la main un amical bonjour. Qui eût pu penser, à ce moment qu'il dût nous être enlevé si vite, quand il avait encore tant de choses à nous dire ?



Quelques minutes après, ce fut un aspirant notoire à la Coupole, visiblement satisfait et gonflé de son importance, pour lequel Jullian, à vrai dire, montra moins de sympathie. Enfin, survint M. Léon Bérard, alerte et dispos sous son béret béarnais, revenant du Socoa en compagnie d'un ami, professeur à la Faculté de droit de Toulouse. Ils ne nous virent pas et n'entreprirent contre la maison aucune offensive stratégique. Mais Camille Jullian me dit : "Celui-là, il "en" sera sûrement tôt ou tard... Et il aura ma voix. A moins cher ami, qu’il ne me succède !"



homme politique béarn ministre sénateur
LEON BERARD
SENATEUR BASSES-PYRENEES 1927 ET 1936


J'ai raconté naguère ailleurs, je crois, cette amusante prédiction, qui devait être exactement réalisée, lorsque M. Léon Bérard prononça sous la Coupole l'éloge de Camille Jullian. Sans doute n’était-elle pas faite pour déplaire à l'heureux récipiendaire ni à ceux qui, sans le savoir, réalisèrent par leurs votes, le vœu de leur collègue disparu. Il m'a plu de la rappeler aujourd'hui. — puisqu’elle honore autant celui qui la formula que celui qui en fut l’objet, — au moment où, chargé par la confiance du maréchal Pétain des hautes fonctions diplomatiques que ion sait, M. Léon Bérard est venu prendre parmi les siens quelques heures de détente bienfaisante. La vivacité de son esprit, l'étendue de sa culture, la chaleur nuancée, de sa parole, son attachement aux choses élevées, aux libertés noblement pratiquées et comprises, — après la mort glorieuse d’un Louis Barthou, beaucoup trop oublié aujourd’hui, et qui personnifiait d'ailleurs d'une façon très différente la finesse, la souplesse du Béarn natal, — font de lui une force précieuse à la France. Puisse-t-elle, aux heures difficiles qui nous attendent encore, lui être de nouveau bienfaisante..."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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samedi 6 janvier 2024

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 6 JANVIER 2024 SAINTE RAPHAËLLE ET ÉPIPHANIE - IZAR

 

PROVERBE DU 6 JANVIER 2024 (SAINTE RAPHAËLLE) (ÉPIPHANIE) (GASPARD) (MELCHIOR) (BALTHAZAR) (IZAR).


RAPHAËLLE : Raphaëlle-Marie Porras y Ayllon, en religion Raphaelle-Marien du Sacré-Coeur, naît le 1er mars 1850 à Pedro Abad (Andalousie, Espagne).



religion catholique saint sainte raphaëlle
6 JANVIER SAINTE RAPHAËLLE


Raphaëlle est une religieuse fondatrice des Servantes du Sacré-Coeur et reconnue sainte par l'Eglise catholique.

Après la mort de son père, Raphaëlle et sa soeur Dolorès rejoignent, en 1873, l'Institut des Soeurs de Marie-Réparatrice.

En 1877, Raphaëlle va à Madrid pour fonder, sous la direction des Jésuites, les Esclaves du Sacré-Coeur de Jésus, une congrégation qui prendra ensuite le nom d'Ancelles (ou Servantes) du Sacré-Coeur.

Raphaëlle est nommée, en 1887, supérieure de l'Institut et elle le restera pendant 6 ans.

Raphaëlle se retire ensuite, à Rome, dans la maison mère, où elle mène une vie humble et obscure jusqu'à sa mort, le 6 janvier 1925.

Raphaëlle est béatifiée le 18 mai 1952 par le pape Pie XII, puis canonisée le 23 janvier 1977 par le pape Paul VI.



ÉPIPHANIE : D'un mot grec qui désigne une apparition, l'Epiphanie désigne plusieurs manifestations du Christ au monde : la Chandeleur (présentation de l'Enfant Jésus au Temple, le baptême du Christ dans le Jourdain et la transformation de l'eau en vin aux noces de Cana (premier récit d'un miracle de Jésus).



religion catholique saint sainte épiphanie
6 JANVIER L'ADORATION DES MÂGES PAR MATTHIAS STOM

La tradition populaire a restreint l'usage du mot Epiphanie à la visite que rendirent des mages venus d'Orient à l'Enfant Jésus.

L'Epiphanie est traditionnellement fixée au 6 janvier mais l'Eglise Catholique la célèbre le dimanche qui suit le 1er janvier.

Le mot Epiphanie vient du grec épiphanéia (apparition) ou épiphainéin (paraître ou briller sur).

En Espagne, ce sont les Rois Mages qui distribuent des cadeaux aux enfants sages le jour de l'Epiphanie.



religion catholique saint sainte épiphanie
6 JANVIER EPIPHANIE




IZAR : Edo latinezko "Stella". Errege Magoen izarra. 

(...) izar iz. Zeruan distiratzen ikusten den zernahi argizagi. Eguzkia edo Ilargia izan ezik Ilargia izan ezik Eguzkia, ilargia eta izarrak. Zeruko izarargiena . Gau (...)

(...) argi izarrez josia. Izarrei begira. Izar eder distiratsua. Izarrak dirdiraka ari ziren. Izarren keinua. Izar dardartiekin ametsetan. Izar geldiak eta kolokak. Izar adasdunak : kometak Egunsentiko, goizeko izarra (...)

Gau oskarbian zeruan dir-dir egiten duten argizagi urrunen izena. Aldaerak : Izarne eta Izarra.




Une naissance du 6 janvier : Léon Bérard.



homme politique bearn senat ministre esperanto vichy
PHOTO DE LEON BERARD
AGENCE ROL


Né le 6 janvier 1876 à Sauveterre-de-Béarn (Basses-Pyrénées) - Mort le 24 février 1960 à Paris.

C'est un avocat et homme politique français.

Après des études secondaires à Orthez et à Pau, Léon étudie le droit à Paris et s'y inscrit au barreau.

Il est remarqué par Raymond Poincaré qui en fait son secrétaire dans son cabinet d'avocat.

Plus tard, il est principalement avocat des compagnies d'assurances.

Il entame une carrière politique locale dans les Basses-Pyrénées en devenant maire de Sauveterre-de-Béarn en mai 1904, puis conseiller général en juillet 1907.

Lors des élections législatives de 1910, Léon obtient avec l'appui de Louis Barthou l'investiture du comité républicain et il est élu député de l'arrondissement d'Orthez.

A la Chambre des députés, il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique.

Il entame très vite une carrière ministérielle en devenant sous-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts en janvier 1912.

Il est réélu député de l'arrondissement d'Orthez en 1914, puis, dans le cadre du scrutin départemental, sur la liste de "concentration républicaine" de Louis Barthou en 1919.

Léon sera réélu à la tête de cette liste en 1924.

En plus de ses nombreuses activités politiques, il est membre du prix littéraire La Renaissance fondé en 1921 par son ami Henry Lapauze et le reste jusqu'en 1940. 

En 1921, il est le président du jury qui couronne Alexandre Arnoux pour Indice 33, puis laisse la présidence à Colette dès l'année suivante.

Il est nommé ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts en 1919, puis de 1921 à 1924.

En mars 1925, Léon est l'un des députés catholiques à intervenir dans le débat sur la Déclaration sur les lois dites de laïcité.

Il est élu sénateur des Basses-Pyrénées en janvier 1927 et réélu en janvier 1936.

Il épouse, en février 1927, Laure de Souhy.

Il est nommé garde des Sceaux de 1931 à 1932 et de 1935 à 1936.

Il devient président du Conseil Général des Basses-Pyrénées en 1934, succédant à Louis Barthou, assassiné à Marseille.

Orateur talentueux et cultivé, Léon manifeste, au travers de multiples conférences ou articles, son attrait pour les thèmes littéraires et artistiques.

En 1933, il préside le Comité français pour la protection des intellectuels juifs persécutés, fondé en vue d'apporter une aide aux artistes chassés de l'Allemagne nazie.

En novembre 1934, il est élu à l'Académie française.

Durant les dernières semaines de la guerre d'Espagne, après la chute de Barcelone, le Président du Conseil, Edouard Daladier, et le ministre des Affaires étrangères, Georges Bonnet, l'envoient négocier avec le général Jordana, ministre des Affaires étrangères de Franco, les conditions d'établissement de relations diplomatiques entre la France et le gouvernement nationaliste.

Léon est également l'initiateur de la politique visant à rapatrier les Républicains espagnols internées au camp de Gurs en Espagne.

Le 10 juillet 1940, il participe comme sénateur au vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain, à l'instar des 569 parlementaires à la mesure (contre 80 oppositions et 20 abstentions).

De novembre 1940 à août 1944, il est ambassadeur du régime de Vichy auprès du Saint-Siège.

A la Libération, il est inéligible, en vertu de l'ordonnance du Comité français de la Libération nationale du 21 avril 1944.

Léon se consacre alors à l'Académie française, au barreau et aux lettres et publie régulièrement dans la Revue des deux Mondes.

Il meurt le 24 février 1960, à 84 ans.




homme politique bearn senat ministre esperanto vichy
LEON BERARD AU SENAT




Voici le proverbe du samedi 6 janvier 2024 :


GEZURRAK BUZTANA LABUR.

Le mensonge ne va pas loin.




humour mensonge femme
HUMOUR : FEMME MENSONGE



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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vendredi 2 juin 2023

UN PORTRAIT DE M LÉON BÉRARD SÉNATEUR DES BASSES-PYRÉNÉES EN JUILLET 1931

LEON BÉRARD EN 1931.


Léon Félix Joseph Louis Bérard, né le 6 janvier 1876 à Sauveterre-de-Béarn (Basses-Pyrénées) et mort le 24 février 1960 à Paris, est un avocat et homme politique français.



homme politique béarn ministre sénateur
LEON BERARD
SENATEUR BASSES-PYRENEES 1927 ET 1936



Voici ce que rapporta à son sujet la revue hebdomadaire La Côte basque : revue illustrée de 

l'Euzkalerria, le 12 juillet 1931, sous la plume de Maurice Reclus :


"Nous lisons dans "Gringoire" un portrait si fidèle et si attachant de M. Léon Bérard "nouste Léon", que nous ne résistons pas à la tentation de le reproduire pour nos lecteurs qui apprécieront comme nous l’art du peintre : Maurice Reclus.



On se tromperait fort en rangeant M. Léon Bérard au nombre des représentants de ce qu’il était convenu d’appeler avant guerre (l’expression a un peu vieilli) la "République athénienne". M. Léon Bérard a, en effet, d’autres titres à l’intérêt et à l’estime de ses contemporains que ce contraste piquant, qu’on se plaît à signaler chez certains hommes politiques, entre l’austérité démocratique et le goût de la littérature et de l’art. C’est que, démocrate autant que quiconque, il l’est avec une distinction rare et qu’ainsi apparaît comme toute naturelle son inclination pour les choses de l’esprit.



homme politique béarn basses-pyrénées sénateur ministre
PHOTO DE LEON BERARD
AGENCE ROL



Tout, chez lui, est à base de culture, et les idées qu’il professe en politique sont d’origine aussi haute que celles qu’il sait si bien exprimer sur les créations du génie, sur les destinées de l'intelligence ou sur l’éducation nationale. Il n’a jamais besoin de changer de registre selon qu’il lui faut s’adresser à la foule ou à l’élite, tout simplement par ce que, dans son cas, le civique et l’intellectuel ne font qu’un.



M. Léon Bérard est un classique. Il ne l’est pas seulement par son respect et son amour pour les maîtres, par son éloquence où l’harmonie le dispute à l’élégance et à la mesure ; il l’est plus profondément, plus essentiellement par sa référence constante aux idées générales et par son propos délibéré de les plier à la discipline et au contrôle de la raison. On n’a pas assez remarqué, à mon sens, que l’esprit classique est le point culminant de l’esprit critique : M. Léon Bérard a cet esprit-là au plus haut degré. Mais il sait à merveille en éviter les écueils qui sont, d’une part, la sécheresse et d’autre part le scepticisme.



M. Léon Bérard a la foi. Il croit vraiment à la raison. La raison n’est pas à ses yeux cette déesse farouche qui promène le glaive avec le niveau, telle que se la représentent certains esprits simples. Elle est pénétrée d’humanité, la tolérance est sa loi.



Bon ! me direz-vous : pourquoi employer de si grands mots alors qu’il suffirait de dire que M. Léon Bérard est tout simplement un libéral ! Eh oui ! voilà, en effet, le mot qui convient lorsque sans doute il ne songerait guère. Que l’on veut sainement parler de l’actuel garde des Sceaux. Libéral, M. Léon Bérard l’est avec résolution et, si je puis écrire ainsi, avec enthousiasme. C’est le type même du républicain à l’image des fondateurs du régime ; c’est, en politique, l’homme de la maison ouverte et de la main tendue. Je dirai — comme on a pu le dire de Jules Favre, de Waldeck-Rousseau, d’autres encore — qu’il est girondin plus que jacobin, ce qui n’exclut nullement chez lui ce goût de l'autorité et ce sens de l’Etat aux quels on reconnaît les hommes de gouvernement.


homme politique béarn basses-pyrénées sénateur ministre
LEON BERARD
INAUGURATION MONUMENT BOSSUET A DIJON



Si le libéralisme souriant de M. Léon Bérard ne l’a jamais incliné à une poli tique de facilité ou de faiblesses, ses dons heureux d’intellectuel et d’orateur ne l’ont jamais détourné d’agir. Libéral, il est et reste militant. Le long séjour qu’il a fait au ministère de l’Instruction publique lui a permis de se montrer grand réalisateur. On n’a pas oublié avec quelle ténacité, avec quel courage il sut mener sa grande réforme de l’enseignement secondaire fondée sur le primat des humanités.



M. Léon Bérard, après une retraite marquée, à de trop rares intervalles, par de retentissantes interventions à la tribune de la Chambre, puis au Sénat, sur les sujets qui lui tiennent à cœur, est aujourd’hui vice-président du Conseil et détenteur des Sceaux de la République en des circonstances qui, on en conviendra, rendent particulièrement difficile un poste où les initiés voient avec raison la plus malaisée et la plus périlleuse des hautes charges gouvernementales. Sa compétence de juriste éprouvé y fait merveille autant que sa finesse béarnaise. Le monde politique et le monde tout court, où l'affabilité du ministre de la Justice lui a valu tant d’amitiés, ont accueilli avec une faveur marquée ce retour au pouvoir qu’il n’a rien fait pour hâter et auquel sans doute il ne songeait guère. Quel Parisien n’a entrevu, au moins une fois, dans les milieux où l’on se soucie encore de culture et d’esprit, sa silhouette si personnelle dont on dit, et dont il laisse dire, qu'elle évoque celle du grand Condé ? Plus près de la cinquantaine que de la soixantaine, M. Léon Bérard a gardé une jeunesse d’allure qui correspond bien à celle de son esprit toujours en éveil, jamais en apprêt. Sa voix chaude et profonde est celle de l’orateur-né. Il n’y a dans son cas — il s’en faut de tout — nulle solennité, mais cette dignité d’attitude qui correspond à la droiture de la pensée et qui confinerait à la gravité si, entre intimes, M. Léon Bérard ne préférait (et il a bien raison) donner carrière à la plus délicate des fantaisies. Son érudition, sans être voyante, est du meilleur aloi ; il n’ignore rien de l’histoire, et rien des lettres ou de la philosophie ne lui est étranger. Il s’est, une fois pour toutes, installé dans le bon sens ; sa politique est celle des idées claires ; sa République est celle de la sagesse ; sa cité est celle d’un Renan qui, plus confiant dans la vertu propre de la démocratie que l’auteur de La Réforme intellectuelle et morale, tiendrait qu’il n’y a pas de bonne tyrannie et s’élèverait d’instinct contre tout ce qui n’est point de la liberté.



Juriste libéral, mais profondément conscient de la nécessaire prérogative de l’autorité publique, M. Léon Bérard est essentiellement homme de gouvernement, et son étonnant sens politique en fait un gouvernant de premier plan. Rompu aux grandes affaires comme aux grandes idées, apte à la négociation, républicain de doctrine et de vocation, national jusqu’au bout des ongles, en communion étroite de sentiments avec la France rurale dont il tire ses origines comme avec la France pensante qui le tient pour l’un des siens, il ne doit rien aux factions, il n’a rien du partisan."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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