"SOUS LE SIGNE DU BÉRET BASQUE" EN 1930.
Dans les années 1930, le béret Basque est à la mode en France.
Voici ce que rapporta le quotidien Comoedia, dans plusieurs éditions :
- le 22 août 1930, sous la plume de Georges Schmitt :
Avant le concours de bérets.
Quand Tiarko Richepin fait répéter.
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COMPOSITEUR TIARKO RICHEPIN |
Le Normandy dort. Il n'est que quatre heures de l'après-midi. Sur son toit, un chat maigre s'allonge dans l'attente vaine d'une aimable matoute. Il est vrai qu'il est en porcelaine. C'est presque le Palais du bel hautbois dormant.
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LE NORMANDY-HÔTEL 14 DEAUVILLE CALVADOS D'ANTAN |
Soudain, ritournelle animée et enchaînement d'un piano qui joue un air étincelant de verve et de gaîté.
C'est Tiarko Richepin qui fait répéter Mlle Franconnay, la jeune artiste qui doit créer, demain, la déjà célèbre "Chanson des bérets".
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LA CHANSON DES BERETS DE TIARKO RICHEPIN |
Dans la chambre qui ouvre sur un jardin, un piano, et accotés au piano, deux fusils. "C'est pour les pigeons" dit Tiarko, mais Mlle Franconnay songe : "Bon Dieu, si je fais une fausse note !!!"
Rien à craindre de ce côté, heureusement !
Le premier couplet, file, épatant d'allure et la charmante artiste attaque le second en l'enrichissant d'imitations de Chevalier, de Maud Loty, de Mistinguett, de Damia. Tiarko, déchaîné, tire des étincelles du clavier.
(Tout à l'heure, les fusils vont partir tout seuls !)
Assis sur le lit, l'auteur des paroles, notre ami Charles de Richter bat la mesure avec son pied, et a toutes les peines du monde à ne pas faire chorus au refrain.
Mlle Franconnay esquisse maintenant le pas qui doit meubler la ritournelle.
Nouvelles imitations, nouvelles trouvailles. Tiarko a si chaud qu'il en "tombe la veste". Un maître d'hôtel apporte du porto. Trois verres cassent par le seul effet de la sonorité.
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SALLE A MANGER NORMANDY-HÔTEL 14 DEAUVILLE CALVADOS D'ANTAN |
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