Un des premiers patients du laboratoire Pasteur à Paris a été un habitant de Lasse (Basse-Navarre), en 1885.
SALLE DE VACCINATION INSTITUT PASTEUR 75 PARIS
Voici ce que rapporta à ce sujet J.-B. Daranatz, dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres
& arts de Bayonne, le 1er juillet 1940 :
"L'Institut Pasteur et le Pays Basque.
Voici cinquante ans, l'Académie des Sciences ouvrait une souscription internationale pour édifier un Institut destiné à poursuivre les recherches du grand savant qui a fourni à la médecine de si puissantes armes contre la rage, la peste, les épidémies...
Riches et pauvres vinrent apporter leur offrande à Louis Pasteur. Deux millions 586 000 francs furent trouvés sur-le-champ et, par souscription nationale, l'Institut Pasteur était né.
INSTITUT PASTEUR RUE DULOT 75 PARIS
L'histoire de l'Institut est une des plus belles qui soient. Il y avait de longues années déjà que Pasteur avait révolutionné la science et poussé ses travaux sur la prophylaxie de la rage et l'étude générale des maladies infectieuses lorsqu'en 1890 l'Institut, qui devait porter le nom du savant, fut fondé.
C'est dans un autre laboratoire que, quelques années auparavant, Pasteur, en pleine angoisse, avait victorieusement inoculé le vaccin antirabique au petit Alsacien Meister...
SALLE D'INOCULATION INSTITUT PASTEUR 75 PARIS
Parmi les tout premiers clients de son laboratoire, Pasteur a consigné dans ses Registres, de sa propre plume, les détails suivants relatifs à un Basque, Lorda, de Lasse en Basse-Navarre, canton de Baïgorry (B. Pyr.).
"Lorda Jean, âgé de 37 ans, demeurant à Lasse (B. Pyr.).
L'observation de ce sujet est des plus intéressantes. Mordu le 25 Octobre 1885, Lorda n'est arrivé à mon laboratoire que le 21 Novembre, le vingt-septième jour après sa morsure.
Le jour où il fut mordu, 7 porcs et 2 vaches le furent également et par le même chien. Or, les 9 animaux sont morts de la rage, les porcs après une courte période d'incubation de 15 jours à 3 semaines.
C'est après la mort par rage de ces porcs que Lorda, effrayé, partit pour Paris.
La première vache mourut 34 jours après sa morsure ; la seconde, 52 jours après.
Je dois le détail de ces faits si curieux à M. Inda, vétérinaire habile de Saint-Palais.
Une observation de son rapport ne doit pas être omise : c'est qu'aussitôt après leurs morsures les vaches avaient été cautérisées profondément du fer rouge. Ce détail est souligné par M. Inda. J'ai eu des preuves assez nombreuses de l'inefficacité des cautérisations, dans certains cas ; de celles même faites du fer rouge et sans retard.
La santé de Lorda est toujours parfaite. Son traitement a été terminé le 28 Novembre dernier.
Académie des Sciences, 1er mars 1886. Séance dans laquelle fut décidée la création d'un établissement vaccinal contre la rage."
A ces détails, précieusement enregistrés par l'illustre savant, voici sur Lorda, quelques renseignements supplémentaires recueillis grâce à l'obligeance de M. le Docteur Jean Inda de Saint-Palais, fils du vétérinaire cité plus haut, et de M. l'abbé Errecart, l'obligeant curé de Lasse.
Jean Lorda était né à Irouleguy (Basses-Pyrénées) le 31 Mai 1848. Tout jeune, il s'installa à Lasse avec sa mère. Il n'était pas marié quand il fut mordu par un chien le 25 Octobre 1885, à l'âge de 37 ans. Dirigé sur l'Hôpital Pasteur à Paris, il en revint complètement guéri. Il ne ressentit jamais rien, à la suite de son traitement, par Louis Pasteur, du 21 au 28 Novembre 1885, commencé le 27e jour après sa morsure. Un an et demi après, en Février 1887, il se maria avec une jeune fille de sa paroisse, Mlle Marie Errecart. Jean Lorda est décédé à Lasse en 1903, 18 ans après sa blessure.
Cette guérison eut un retentissement énorme dans tout le Pays Basque. A la plus vive admiration se mêlait une immense gratitude générale, qu'on se sentait embarrassé d'exprimer.
La Société des Sciences et Arts de Bayonne se fit l'écho de l'opinion publique auprès de l'illustre savant, en lui adressant la lettre suivante : (Bulletin, 3 février 1886 ; 1913, 51-53).
Il y a trois mois, le nommé Lorda, des environs de Saint-Palais dans les Basses-Pyrénées, fut mordu par un chien enragé au milieu de circonstances fort émouvantes. On eut la bonne inspiration de l'envoyer à Paris, d'où à la suite du traitement que vous avez bien voulu lui faire suivre il est revenu moralement et virtuellement guéri. Il faut avoir connu la terreur qu'inspirait dans nos pays montagneux la seule annonce d'un chien enragé pour comprendre l'heureux effet de cette guérison parmi les populations basquaises.
Témoin de ces faits, la Société des Sciences et Arts de Bayonne, se faisant l'interprète des sentiments d'admiration et de reconnaissance des habitants du Pays Basque, a voulu, par la voix de son Président, vous adresser les plus franches félicitations.
Vous avez dit récemment, dans une dépêche aussi laconique qu'affirmative : "En dehors de ma méthode prophylactique, il n'y a pas de remède contre la rage". Instantanément et grâce à la sincère discrétion que vous mettiez dans la communication des résultats de vos travaux, on a été certain du succès de votre merveilleuse découverte ; et, pour la première fois peut-être, une vérité scientifique a été acceptée même dans son application avec une confiance et une satisfaction entières, par les savants les plus éminents de la capitale, comme par le paysan du plus petit hameau.
La Société des Sciences et Arts de Bayonne ne serait pas satisfaite, si elle ne pouvait inscrire perpétuellement votre nom dans son bulletin comme Président Honoraire, à la tête de la liste de ses membres. Bien qu'elle ne soit qu'une modeste Société d'une province éloignée, elle ose espérer que vous daignerez le lui permettre : c'est le seul moyen dont elle dispose pour honorer votre mémoire et pour transmettre à nos successeurs le souvenir d'un bienfait, dû à une ténacité admirable dans les recherches scientifiques, animée par un ardent amour de l'humanité.
Veuillez agréer, Monsieur et illustre Maître, l'expression de notre considération la plus respectueuse et la plus sincère.
Le Président de la Société des Sciences et Arts de Bayonne,
H. Durant.
LOUIS PASTEUR
Voici la réponse autographe de Louis Pasteur :
Paris, le 9 Janvier 1886.
A Monsieur le Président de la Société des Sciences et Arts de Bayonne.
Monsieur le Président,
Je suis très touché des paroles indulgentes de votre adresse de félicitations, concernant le traitement de la rage que j'ai fait connaître récemment à l'Académie des Sciences. Plusieurs de vos compatriotes des Basses-Pyrénées ont pu déjà en profiter. Lorda, dont vous m'entretenez, était un sujet des plus intéressants, parce que sa morsure remontait déjà au 25 Octobre lorsqu'il s'est présenté à mon laboratoire, le 21 Novembre, et que, d'autre part, des porcs et des vaches étaient déjà morts de la rage, mordus en même temps que Lorda par le même chien. C'est du moins ce qui m'a été affirmé.
Je remercie également votre Société de m'avoir conféré le titre de Président Honoraire, que j'accepte avec empressement.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération et être l'interprète de mes sentiments de gratitude auprès de tous les membres de la Société des Sciences et Arts de Bayonne.
Consigner ici, après la guérison de Lorda, et conserver à la postérité la liste officielle de nos compatriotes bénéficiers de l'Institut Pasteur : noms propres, lieu d'origine, date de traitement, résultats acquis : ah ! le magnifique tableau, rêve caressé en vain !
Malgré de pressantes instances auprès du petit-fils du grand savant, M. le docteur Pasteur, Vallery-Radot, membre de l'Académie de médecine, secrétaire-général du conseil d'administration de l'Institut Pasteur, cette récollection considérable n'a pu être entreprise. Le personnel de l'Institut est considérablement réduit par suite de la guerre et son activité grandement décuplée.
Se cantonnant de parti-pris dans l'horizon régional, cette modeste étude ambitionnait un second rêve : celui de reproduire la correspondance de Pasteur avec le Pays Basque. N'avait-il pas été, durant des années, le correspondant du vétérinaire de Saint-Palais, M. Inda ? Je priai donc son fils, M. le docteur Jean Inda — mon très cher et très condescendant condisciple du Petit Séminaire de Larressore— de parcourir les Archives de son regretté père, à qui Pasteur ne ménageait pas les éloges. Hélas ! des missives reçues, rien n'a survécu. Par modestie exagérée, M. Inda n'a-t-il pas attaché à leur conservation la valeur que leur aurait donnée la réputation ultérieure de Pasteur, alors à ses débuts ? Ou bien quelque main indélicate guidée par un esprit plus averti, a-t-elle cru utile de se les approprier ? Mystère."
PROVERBE DU 28 JANVIER 2026 (SAINT THOMAS) (IXONE).
THOMAS : Thomas naît près d'Aquino (Frosinone, Italie) en 1224-1225.
28 JANVIER SAINT THOMAS D'AQUIN
Thomas d'Aquin est éduqué au monastère du Mont-Cassin (Latium, Italie) de 1230/1231 à 1239.
Puis, malgré l'opposition de sa famille, Thomas revêt l'habit des Dominicains en avril 1244, avant d'étudier la théologie à Paris et à l'Université de Cologne jusqu'en 1252.
En 1256, Thomas est nommé Maître-Régent et il commence à enseigner à l'Université de Paris.
Massif, d'une énorme puissance de travail et d'un regard d'une extrême douceur, on surnomme Thomas le "boeuf muet" ou "Docteur Angélique".
Thomas retourne en Italie où il fonde l'Université de Milan et il écrit sans arrêt, pour approfondir la pensée d'Aristote.
Canonisé le 18 juillet 1323, Thomas sera proclamé Docteur de l'Eglise, en 1567 par le pape Pie V et plus tard saint patron des écoles et universités catholiques, en 1880, par le pape Léon XIII.
(...) Ixone - Euskal Izendegai-n biltzen da 1513an emakume izena zela Gasteizen.
Un décès du 28 janvier : Reynaldo Hahn.
COMPOSITEUR REYNALDO HAHN PHOTOGRAPHIE DE PAUL NADAR
Né le 9 août 1874 à Caracas (Venezuela) - Mort le 28 janvier 1947 à Paris.
Reynaldo est un compositeur, chef d'orchestre, chanteur et critique musical français d'original vénézuélienne, principal compagnon de Marcel Proust.
Il est le benjamin d'une famille de 13 enfants.
Il a 20 ans d'écart avec le premier enfant.
Tous les enfants sont élevés dans la religion catholique.
Reynaldo parle l'espagnol comme langue maternelle, maîtrise l'anglais et apprend l'allemand, langue maternelle de son père.
Son père vient au Venezuela pour faire fortune et devient l'ami et le conseiller du président Antonio Guzman Blanco.
En 1878, la famille rentre en France, à Paris, alors que Reynaldo n'a que 3 ans.
En octobre 1885, il entre au Conservatoire de Paris et devient l'élève d'Albert Lavignac et de Jules Massenet pour la composition.
Dans les salons parisiens les plus huppés, chez la princesse Mathilde, la comtesse de Guerne, Madeleine Lemaire, Reynaldo chante ses mélodies en s'accompagnant au piano.
Il s'illustre brillamment dans ce genre musical durant la première partie de sa vie, rencontrant de grands noms comme Stéphane Mallarmé ou Edmond de Goncourt.
En 1894, chez Madeleine Lemaire, il fait la connaissance de Marcel Proust dont il devient l'ami et l'amant, jusqu'en 1896.
Il entretient une amitié avec l'écrivain jusqu'à la mort de celui-ci, le 18 novembre 1922.
Le père de Reynaldo meurt en 1897 et la famille déménage dans Paris.
Il voyage beaucoup de Hambourg à Bucarest, de Rome à Londres, se cultivant en peinture et en littérature.
Il compose de la musique de scène, des partitions et des ballets pour le théâtre.
Il publie des recueils de mélodies pour piano et des pièces pour le piano.
Ayant été naturalisé français en décembre 1907, Reynaldo est mobilisé dans les rangs du 31ème régiment d'infanterie lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale en août 1914.
En 1917, il est promu caporal et reçoit une citation élogieuse au titre de ces services, recevant également la croix de guerre.
Il finit la guerre en travaillant au ministère de la Guerre, continuant à composer.
En 1914, il est promu officier de la Légion d'honneur.
En 1920, Reynaldo devient professeur de chant à l'Ecole normale de musique de Paris, côtoyant Pablo Casals, Jacques Thibaud et Nadia Boulanger.
Dans cette période de l'Entre-deux-guerres, il compose ses opérettes les plus célèbres et des comédies musicales pour Yvonne Printemps et Arletty.
De 1919 à 1921, il participe à la critique musicale de son temps, à l'Excelsior, et au Figaro, de juin 1933 à 1945.
Inquiété pour ses origines juives, Reynaldo doit quitter Paris pour Cannes puis Monte-Carlo.
En 1945, de retour à Paris, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts à la mort d'Alfred Bachelet et devient directeur de l'Opéra de Paris.
Atteint d'une tumeur du cerveau, il meurt le 28 janvier 1947, à 72 ans.
Son oeuvre est composée d'environ 150 oeuvres musicales et plusieurs écrits.
COMPOSITEUR REYNALDO HAHN
Voici le proverbe du mercredi 28 janvier 2026:
GOGOA MIHIAK SALATU.
La langue dévoile la pensée.
BERTSOLARI PAR JOSE ARRUE
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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Au début des années 1930, le port de Saint-Jean-de-Luz connaît une crise de la pêche de la sardine, avec une concurrence espagnole et surtout portugaise.
DEBARQUEMENT DU POISSON SAINT-JEAN-DE-LUZ 1933 PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta à ce sujet A. J. Barère dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres &
Nous avons dit que les huiles employées pour la conserve devaient réunir certaines qualités dont la principale est l'absence d'acidité. Dans le cas contraire, l'acidité de l'huile aurait une action corrosive non seulement sur le fer blanc de la boîte mais surtout sur l'étain employé pour la soudure et il est inutile d'insister sur la somme de dégâts que cela représenterait pour un conserveur d'avoir employé une huile acide.
Les huiles d'arachides sont employées pour la couverture des marques courantes, mais pour un produit de qualité supérieure on emploie :
L'huile d'olive. — L'huile d'olive extraite du fruit de l'olivier est d'autant meilleure que l'arbre a poussé dans un terrain peu riche. En France, les Bouches du Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes fournissent une huile excellente, mais en quantité assez restreinte et les conserveurs ont souvent recours à des huiles de provenance italienne, de Bari par exemple, ou de provenance tunisienne, Sfax, Sousse etc...
La fabrication de l'huile d'olive est exactement la même que celle de l'huile d'arachide. On obtient l'huile par pression des fruits. L'huile vierge à la première pression et l'huile extra à la seconde pression.
Quand les ouvrières ont terminé l'huilage des boîtes, on laisse celles-ci, macérer pendant une 1/2 journée environ de façon à ce que la sardine qui comme nous l'avons vu, est plutôt sèche, ayant perdu sa graisse naturelle, s'imprègne de cette huile nouvelle mise dans les boîtes et se gonflant reprenne un aspect plus normal.
On passe ensuite à la fermeture mécanique des boîtes, c'est-à-dire au :
Sertissage. — Nous avons vu tout à l'heure que les fabricants de boîtes vides livrent aux conserveurs les boîtes comportant le couvercle soudé et la boîte étant remplie à l'envers, c'est le fond qui viendra obturer hermétiquement la boîte de conserve pour sa présentation définitive.
La fermeture des boîtes de conserves est l'opération finale et la plus importante qui doit assurer l'herméticité absolue pour la protection du contenu.
Aujourd'hui ce problème est résolu mécaniquement, d'une façon très complète et il existe une variété immense de sertisseuses répondant pratiquement à tous les problèmes de fermeture et à tous les besoins depuis le sertissage à main pour de petites productions, jusqu'aux machines entièrement automatiques assurant la fermeture de millier de boîtes par jour.
La précision du sertissage qui ferme le récipient doit être absolue car de cette précision dépend le succès de tous les travaux préliminaires : achat, fabrication et mise en boîtes du contenu.
Pendant le travail de fermeture des boîtes, il faut établir et maintenir un contrôle très rigoureux du travail. Dans ce but, un contremaître spécialisé se tient en permanence auprès de la batterie de sertisseuses et à la moindre alerte, au cas où la machine se dérègle, il est prêt à intervenir pour rétablir un travail normal par un nouveau réglage.
Comment s'opère le sertissage :
La boîte de conserve est placée par l'ouvrière sur un support de la machine ; par un mouvement du pied, la boîte monte et pressée entre deux mandrins vient présenter sa partie supérieure avec le couvercle au jeu de quatre molettes montées sur une tête tournante et travaillant par groupe de deux. Par le coup de pédale donné par l'ouvrière, toutes les opérations de sertissage, c'est-à-dire : le travail des quatre molettes, est déclenché à la fois. Deux molettes commencent leur travail en enroulant par pression le fer blanc du couvercle avec le fer blanc du rebord de la boîte ; c'est ce qui s'appelle la première passe, puis lorsque ces deux premières molettes ont fini d'accomplir trois ou quatre tours sur le rebord de la boîte, deux autres molettes entrent en travail ; ce sont les molettes de seconde passe qui ont pour rôle d'aplatir complètement le premier sertissage exécuté.
Un sertissage correct donne autour du crochet formé par le bord de la boîte une boucle parfaitement enroulée, boucle formée par le couvercle ; et pour qu'à la seconde opération, le sertissage continue à être d'une correction parfaite, il est nécessaire que les molettes de deuxième passe exercent une pression suffisante pour aplatir le sertissage de façon aussi régulière que possible sur le pourtour de la boîte.
L'étanchéité est donnée non seulement par la perfection du sertissage mais elle est assurée également par le joint, plastique ou liquide qui se trouve dans le couvercle à la partie correspondant exactement aux bords de la boîte.
L'opération du sertissage étant terminée, vient ensuite la partie finale de la fabrication :
La stérilisation.— Si les opérations que comporte la préparation des conserves ont leur importance, il est certain que la stérilisation est, de loin, l'opération qui demande le plus de soins attentifs.
Stériliser un produit signifie détruire les germes de microbes qu'il peut contenir, de façon à ce que par la suite ce produit puisse se conserver inaltéré pendant le plus de temps possible.
En pratique, la stérilisation totale d'une conserve est difficile à effectuer d'une manière absolue. Il s'agit plutôt en fabrication d'une stérilité pratique qui détruit la plus grande partie des microbe et qui paralyse en quelque sorte les autres.
Une stérilisation insuffisante expose tôt ou tard à des accidents de fermentation et des bombages extrêmement préjudiciables non seulement parce qu'ils abîment le produit mis en vente, et le rendent plus ou moins toxique, mais parce qu'ils nuisent à la réputation des maisons qui ont livré tel produit.
Une stérilisation exagérée nuit également à la qualité du produit en modifiant fâcheusement l'aspect, le goût, la consistance et la saveur de la conserve.
Il s'agit donc d'observer un juste milieu qui permette d'assurer à la fois une bonne conservation en sauvegardant les qualités gastronomiques du produit.
Si techniquement la stérilisation des conserves doit être conduite en autoclave, pratiquement dans les industries importantes cette façon d'opérer n'est pas adaptée.
Il arrive en effet qu'avec cinq ou six appareils de stérilisation il y ait lieu de stériliser 70 à 80 000 boîtes dans la journée. L'ouverture et la fermeture des autoclaves pour chaque opération, nécessiteraient trop de temps pour que ces appareils puissent être utilisés d'une façon pratique et surtout rapide.
On s'en tient donc à la stérilisation en bacs ouverts, à l'eau bouillant à la pression atmosphérique. Cette stérilisation ne présente aucune difficulté spéciale. Elle s'effectue dans des bacs de tôle cylindriques ou rectangulaires chauffés à la vapeur. Il faut veiller à ce que l'eau recouvre bien les boîtes de la rangée supérieure, d'environ 10 cm.
On conduit l'ébullition des boîtes, c'est-à-dire : leur stérilisation pendant une durée variable suivant la grandeur de la boîte à stériliser. Ce temps de stérilisation varie de 1 h. 15 pour les petites boîtes jusqu'à 2 h. 1/2, 3 heures pour les boîtes de 3 kilos.
La stérilisation étant terminée, les doubles paniers métalliques qui contiennent les boîtes sont retirés des bassines à ébullition au moyen d'une grue et menés au refroidissement.
Refroidissement. — Quel que soit le traitement thermique auquel elles ont été soumises soit à l'ébullition à l'air libre, soit à la stérilisation en autoclave, les boîtes de conserves doivent être refroidies rapidement pour ramener la température du contenu de la boîte à 25°. La raison de cette chute de température nécessaire la voici :
La chaleur stérilisatrice à laquelle on a recours dans les usines n'est ni assez élevée, ni assez longuement prolongée pour détruire en même temps les spores de tous les microbes et ces spores n'attendent, pour se développer, qu'une occasion : une température favorable.
Cette température est comprise entre 35° et 55° et non seulement elle permet l'évolution des spores, mais elle facilite le réveil des germes en état de vie ralentie. Ce temps est très court, quelques heures à peine. Il est donc indiscutablement nécessaire de refroidir rapidement et complètement, et par un seul moyen, l'eau courante, les boîtes de conserves qui sortent de l'autoclave, pour ne pas permettre aux microbes de revivre et de se développer.
Une fois les boîtes refroidies et comme elles sont imprégnées d'huile et d'eau provenant des différentes manipulations auxquelles elles ont été soumises, il est nécessaire de les nettoyer.
Cette opération s'effectue soit à la main pour de petites quantités, soit à la machine pour des quantités plus fortes.
A la main. — Les ouvrières passent les boîtes à la sciure de bois, les essuient convenablement et les mettent en caisses.
A la machine. — Les boîtes sont jetées en même temps que de la sciure dans un cylindre de bois tournant sur son axe et elles se nettoient rapidement. Une telle machine nettoie environ 10 000 boîtes à l'heure.
Une fois les boîtes mises en caisses, il est nécessaire de les vérifier le plus exactement possible afin de savoir si certaines boîtes, comportant un défaut de fabrication du fer blanc, bien souvent une mauvaise soudure, n'ont pas leur contenu altéré. C'est une des dernières opérations. Il s'agit du :
Visitage. — Des ouvrières expérimentées reprennent tous les boîtes qui viennent d'être essuyées et mises en caisses et le entre-choquent, l'une contre l'autre, afin de se rendre compte si le contenu est bien intact.
Si les deux boîtes rendent un son égal et sourd, il est certain que la boîte n'est pas fuitée, c'est-à-dire qu'elle est bien étanche et que le contenu n'a pas été altéré. Si, au contraire, une des deux boîtes, ou les deux boîtes, rendent un son clair on peut les écarter d'une façon absolument certaine, car par une fente imperceptible, souvent même pour un oeil exercé, l'huile contenue dans la boîte s'est échappée pendant la stérilisation et le contenu forcément s'altérera dans un délai plus ou moins rapide.
Les conserves sont alors transportées dans les magasins et classées par mois de fabrication.
Un fabricant désireux de garder une réputation de bon livreur doit stocker sa marchandise, au minimum pendant un an, avant de la mettre en vente, car il n'est pas inutile de rappeler que plus une conserve de sardine est ancienne de fabrication, meilleure elle est. Les fabricants appellent cela : faire mûrir la sardine.
Il est d'ailleurs très facile de reconnaître la sardine mûre car en la partageant en deux on constate que l'arête est facilement friable dans les doigts et que l'aspect intérieur de la chair est bien rosé.
Pendant combien de temps peut-on stocker des conserves de sardines ? Une fabrication bien menée peut se conserver très facilement 7 à 8 ans et nous avons même dégusté des conserves ayant 10 ans de boîte. Inutile de dire qu'elles étaient d'un goût parfait et tout à fait exquis.
CONSERVE PAUL CHACUN ET CIE 29 LE GUILVINEC BRETAGNE D'ANTAN
Valeur Alimentaire de la Sardine.
Les sardines à l'huile constituent un aliment de premier ordre d'un pouvoir énergétique élevé dû à leur haute teneur en matières grasses. De plus ce sont des aliments très riches en matières azotées et en sels minéraux qui contribuent à l'édification des tissus et des os.
Enfin remarquons que les sardines à l'huile étant toujours consommées avec du pain, aliment riche en hydrate de carbone, on peut considérer que l'alimentation à base de sardines à l'huile, contient des proportions très satisfaisantes d'éléments nutritifs.
Avant de terminer je puis vous donner l'assurance que d'une façon générale en France, la fabrication des conserves de sardines est conduite suivant les règles que je viens de vous faire connaître. C'est une garantie nécessaire pour le consommateur, elle contribuera puissamment à maintenir la renommée si justifiée de nos produits nationaux.
Souhaitons qu'un jour prochain chacun comprenne son intérêt pour que la sardine à l'huile française, forte de sa qualité et de sa réputation, puisse prendre la première place non seulement sur le marché français, mais également sur les marchés mondiaux.
(...) Gotzone - Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Sandu Izendegia-n gaztelaniazko Angela-ren euskal baliokidetzat ematen den izena. Baliokideak : Angela (gaz.) eta Angèle (fr.) - - / Angèle Angeles / (...)
Une naissance du 27 janvier : Fulgence Bienvenüe.
FULGENCE BIENVENÜE
Né le 27 janvier 1852 à Uzel (Côtes-du-Nord) - Mort le 3 août 1936 à Paris.
Fulgence est un ingénieur français qui a notamment conçu le réseau métropolitain de Paris.
Il est le treizième et dernier enfant d'une famille bretonne très pieuse et sa famille est alliée au maréchal Foch.
Après avoir été éduqué au foyer familial, il entre à 10 ans au collège catholique des Eudistes de Valognes où enseigne son frère Emile, rentré dans les ordres.
Il suit ensuite une formation littéraire au lycée Saint-Martin de Rennes et obtient à 15 ans un baccalauréat en philosophie.
Fulgence perd sa mère en 1868.
Après des études à l'Ecole polytechnique puis l'Ecole nationale des ponts et chaussées, il devient inspecteur général des Ponts et Chaussées en 1875.
Amputé de son bras gauche après un accident en 1881, il travaille pour la ville de Paris à partir de 1886 et poursuit les travaux d'aménagements de la capitale lancés sous le baron Haussmann.
En 1895, il présente avec son collègue Edmond Huet un avant-projet de réseau de chemin de fer métropolitain souterrain et électrique pour la capitale.
Après l'adoption définitive du projet en 1898, Fulgence se consacre entièrement à la construction du métro de Paris, l'oeuvre majeure de sa carrière.
Pendant plus de 30 ans, imaginant des techniques de construction parfois audacieuses, il supervise la construction et l'extension du réseau, ce qui lui vaudra le surnom de "père du métro".
En avril 1909, il épouse Jeanne Loret.
Bien qu'ayant 62 ans lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il obtient sa mobilisation, le 3 août 1914, en tant que colonel du Génie, pour participer à la mise en état de défense du camp retranché de Paris.
Une fois la menace allemande éloignée, le préfet de la Seine négocie le maintien des chantiers du métropolitain, toujours sous la direction de Fulgence, démobilisé le 26 août 1914, qui assume également celle du service du port de Paris à partir de 1917.
S'ensuivent la création du port de Gennevilliers, l'aménagement du canal Saint-Denis et l'élargissement du canal de l'Ourcq.
En 1924, la ville de Paris lui décerne sa Grande Médaille d'or.
En janvier 1929, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d'honneur.
Fulgence demeure le conseiller de la ville de Paris jusqu'à sa retraite, le 6 décembre 1932, à l'âge de 80 ans, laissant derrière lui un réseau de 12 lignes et près de 130 km.
En 1933, la Grande médaille d'or de la Société d'encouragement au progrès lui est décernée.
Cette même année, le Conseil municipal de Paris décide de renommer la station du métro, Maine en Bienvenüe.
Deux jours après Louis Blériot, il meurt le 3 août 1936, à 84 ans.
FULGENCE BIENVENÜE
Voici le proverbe du mardi 27 janvier 2026:
HERRIALDE GUZIETAN TOKI ONAK BADIRA, BAINAN BIHOTZAK DIO : "ZOAZ EUSKAL-HERRIRA".
Dans chaque pays, on trouve de beaux endroits, mais le coeur vous dit : "Allez au Pays basque".
CARTE BISCAYE ET GUIPUSCOA 1650 PAYS BASQUE D'ANTAN
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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La propulsion des bateaux par moteurs à explosion des bateaux par moteurs à explosion est à l'ordre du jour. La hausse constante du prix du charbon d'une part, les progrès réalisés récemment dans la mise au point des moteurs à explosion et la perspective d'un ravitaillement abondant en combustibles liquides, de l'autre, ont attiré l'attention des armateurs sur le nouveau mode de propulsion.
De tous côtés, on construit des cargos mus par moteurs à huile lourde ou à pétrole, des bateaux à moteurs auxiliaires à pétrole ou à essence.
Dans le domaine de la pêche, il semble que nous sommes demeurés très en retard sur nos concurrents anglais, américains, hollandais, Scandinaves ou allemands.
Alors qu'à l'étranger des flottilles très importantes de bateaux à moteurs sont en exploitation, chez nous le nouveau mode de propulsion, chez nous le nouveau mode de propulsion paraît n'inspirer encore que peu de confiance aux armateurs à la pêche. Le bateau à moteur est discuté, sinon calomnié ; personne ne veut se risquer à faire une expérience qui ne serait en réalité que la mise en pratique chez nous de données familières à nos concurrents étrangers.
Cela tient surtout à ce que nous avons négligé de nous instruire. Personne en France ne paraît s'être soucié de faire un voyage d'études en Angleterre, en Hollande, en Allemagne ou en Danemark pour voir ce que font les autres, pourquoi ils réussissent là où nous ne paraissons rencontrer que des déboires.
La Société Les Entreprises Maritimes Basquesa tenu à combler cette lacune. La première en France, elle s'est lancée résolument dans la construction en grande série de bateaux de pêche à moteur. Tout en poussant activement l'étude de navires de plus fort tonnage, elle s'est mise en demeure de construire et de livrer rapidement des bateaux de pêche à moteur de 15 tonneaux.
Sur un vaste terrain situé dans la baie de Saint-Jean-de-Luz (Basses-Pyrénées) d'où, il y a un an à peine, s'envolaient les avions préposés à la défense des côtes, s'élèvent aujourd'hui les importants chantiers de Socoa munis d'un outillage moderne.
LES ENTREPRISES MARITIMES BASQUES DE SOCOA PAYS BASQUE D'ANTAN
Ces chantiers sont d'un accès facile. Par mer, lorsque la tempête règne dans le golfe de Gascogne,Socoa est le seul point abordable sur la partie du littoral comprise entre l'embouchure de la Gironde et l'Espagne. Par terre, la voie ferrée de Bayonne à Hendaye de "Chemins de fer Basques" desservira incessamment Socoa, et permettra un approvisionnement facile en matières premières tout particulièrement en bois des Pyrénées et des Landes.
Enfin, un personnel technique, spécialiste de constructions navales, doublé d'une main-d'oeuvre éprouvée, permet l'étude et la réalisation pratique parfaite de tous les projets.
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Le nouveau "Quinze tonneaux de pêche à moteur", des Entreprises Maritimes Basquesest le fruit d'une longue expérience et d'une série d'études minutieuses. Ce n'est pas un bateau mixte, solution bâtarde à laquelle on se serait arrêté en voulant réunir les avantages, souvent inconciliables, de la voile et du moteur ; c'est un bateau marchant 9 noeuds (16 kilomètres 600 à l'heure), et sur lequel la voilure ne sera qu'une auxiliaire servant seulement en cas de panne ou, tout au plus, aux allures portantes.
Ce bateau ne peut donner que de bons résultats pour toutes les pêches côtières, celle de la sardine au filet tournant ou au filet droit avec les 10 canots que peuvent contenir ses cales, celle du thon dans un rayon d'action de 80/00 milles, celle de la langouste aux casiers, celles qui se pratiquent aux cordes ou palangres.
Si la Société des Entreprises Maritimes Basques a construit son type de bateau en vue d'applications aussi diverses, c'est parce qu'elle a la conviction que l'unification des innombrables modèles de bateaux pêcheurs utilisés sur les côtes de France est un progrès désirable et parfaitement réalisable ; c'est aussi parce qu'elle juge que le bateau à moteur ne doit pas être nécessairement une copie de ses devanciers, les bateaux à voile ou à rame, pas plus que l'automobile n'a été copiée sur la diligence.
En ce qui concerne le moteur, il était nécessaire de rompre avec la routine qui a contribué à rendre impopulaire chez nous le moteur marin à explosion et, imitant les Scandinaves, les Hollandais et les Allemands, de s'arrêter à un type de moteur à régime lent, de poids assez élevé, robuste et pouvant être mis dans toutes les mains.
On doit à la vérité de reconnaître qu'en France quelques constructeurs avaient fait de sérieux efforts pour rompre avec l'idée qui consistait à chercher la solution du problème dans le moteur à haut régime, léger, mais fragile et capricieux.
C'est à ces constructeurs que les Entreprises Maritimes Basques ont fait appel pour munir d'un type de moteur ayant fait ses preuves, les bateaux sortant de leurs cales.
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L'Anna-Héloïse, le premier bâtiment que les Entreprises Maritimes Basques viennent de créer, est une chaloupe légère, mais solide, entièrement pontée et possédant les meilleures qualités nautiques. Son aménagement comprend : au centre, sous un roufle assez élevé pour permettre à un homme de se tenir debout, le moteur ; à l'avant et à l'arrière, deux vastes cales.
Ses dimensions sont les suivantes : longueur, 15 mètres ; largeur, 3 m. 50 ; tirant d'eau, 1 mètre.
Son moteur de 25/30 HP est du cycle à 4 temps, comprenant 4 cylindres séparés, tournant au régime de 600 tours par minute.
Les trois pompes de circulation, de cale et d'huile sont à piston plongeur, démultipliées et d'accès facile.
Le graissage est particulièrement soigné : l'huile arrive abondamment à toutes les parties du moteur.
L'allumage se fait par magnéto à haute tension.
Le moteur fonctionne, soit à l'essence, soit au pétrole-lampant, grâce à un appareil spécial permettant à tout moment de la marche le passage d'un combustible à l'autre, sans affecter la souplesse du moteur.
L'installation du moteur est très soignée ; aucun détail n'a été négligé pour obtenir la sécurité dans le fonctionnement. Toutes les commandes peuvent être placées sur le pont, à portée de l'homme de barre, de façon que celui-ci puisse, si c'est utile, manoeuvrer seul le bateau.
MOTEUR DE "L'ANNA-HELOÏSE"
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Voici encore quelques renseignements techniques sur l'Anna-Héloïse :
Coque— Formes de vedette marine ;
Grément de chaloupe ; etc., etc...
Moteur. — Poids, 1 300 kilos ;
Alésage, 130 m/m ;
Course, 160 m/m ;
Nombre de tours par minute, 600 à 650.
Un cabestan mû par le moteur peut être installé sur commande.
A cette description de l'Anna-Héloïse, les Entreprises Maritimes Basques se tiennent prêtes à ajouter tous les renseignements dont MM. les armateurs pourraient avoir besoin. Elles se feront un plaisir de faire la démonstration du bateau en pêche..."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
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