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dimanche 3 décembre 2017

LA MINE DE PYRITE DE FER À ITXASSOU EN LABOURD AU PAYS BASQUE


LA MINE DE PYRITE DE FER D'ITXASSOU.


La mine de pyrite de fer de cette commune Labourdine est une des cinq mines de pyrite de fer de France.


AVANT PAYS BASQUE
MINE A ITXASSOU - ITSASU
PAYS BASQUE D'ANTAN

Ce minerai était indispensable pour fabriquer l'acide sulfurique, très utilisé dans l'industrie; la 

découverte du gisement de soufre à Lacq, en 1955, rendit cette exploitation caduque.


La mine d'Itxassou commença à être exploitée le 11 janvier 1883.


Vu la demande de permis de recherches de mines de fer présentés par M Dignaron, ingénieur 

des mines d'Ainhoa, sur divers terrains de la commune, le Conseil Municipal l'autorisa à faire 

des recherches minéralogiques dans l'étendue de la commune située en dehors des limites 

indiquées par M. Gindre, pour le quartier de Berandotz.

M. Gindre écrivit au Maire :

"Monsieur le Maire,

Pour répondre à l'opposition formulée par M. Dignaron, au nom de la Compagnie des Mines d'Ainhoa, j'ai l'honneur de vous exposer qu'en adressant dans le temps ma demande au conseil municipal d'Itxassou pour une permission de recherches minéralogiques, dans l'étendue de ses communaux, j'ai bien entendu comprendre tous les minerais qui s'y trouvent. En précisant, plus tard, des limites restreintes dans le quartier de Berandotz pour des minerais de manganèse, j'ai bien cru que l'autorisation municipale me restait entière, en attendant que je puisse m'occuper d'autres recherches pour minerais de cuivre et surtout pour minerais de fer, poursuivant mes études des divers gîtes qui dans le temps ont alimenté la forge dite Olha au quartier de Laxia.

pays basque autrefois
CASCADE AUX MINES DE PYRITE ITXASSOU - ITSASU
PAYS BASQUE D'ANTAN

Mon entente avec M. Reboul, ingénieur des mines de Banca, qui depuis plusieurs années s'est livré à des études minéralogiques dans la vallée de la Nive, m'a permis d'entreprendre des travaux de recherches pour minerais de fer et ces travaux entamés depuis près de cinq ans sur plusieurs points de terrains particuliers pour lesquels nous avons des autorisations précises ont déjà donné de notables résultats.


Dans la demande préliminaire que nous avons eu l'honneur d'adresser le 15 septembre dernier au préfet et à M. Boutiron, ingénieur des mines, chargé du service des mines à Pau, nous n'avons indiqué que des limites très restreintes, limites que dans notre prochaine demande en concession nous nous proposons de fixer comme suit : Au nord. Par une ligne droite partant du moulin de Laxia et aboutissant au sommet d'Escandray.


A l'ouest. Par deux lignes droites reliant les sommets d'Escandray, du Montdarran et d'Ourrouty.


Au midi. Par une ligne droite entre le pic d'Aurousty et la bergerie d'Ithurbide, droite prolongée jusqu'au point X du ruisseau de Laxia.


Au sud-est et à l'est. Par le cours de Laxia, entre le point X et le moulin de Laxia, point de départ.


Ces limites très restreintes ne comprennent qu'une faible lisière de terrains communaux et une surface totale d'environ 3,5 kilomètres carrés.


Je, soussigné, prie le conseil municipal de vouloir bien lui maintenir l'autorisation qui lui a été accordée pour des recherches minéralogiques qui remontent déjà à un temps bien éloigné, ce que personne n'ignore à Itxassou et pour lesquelles il n'a existé de sérieuses raisons pratiques qu'à partir du moment où le projet de chemin de fer a changé les conditions des frais de transport."


  • Le 15 septembre 1907, M. Numès fit la demande pour des recherches minéralogiques 
dans les terrains communaux d'Itxassou.


  • Le 22 novembre 1908, le Maire donna communication au Conseil d'une demande de M. 
Numès tendant à obtenir de la commune la location d'un terrain communal avoisinant le 

ruisseau de Laxia aux abords de la cascade de Jubiburuya pour établir un broyeur de minerai.


  • En 1913 : l'existence du gîte de pyrite de fer d'Itxassou fut dévoilée par la présence de 
quelques "effleurements oxydés" à proximité de la cascade du Laxia, à 4 km en amont du Pas 

de Roland. L'ouverture fut autorisée par un décret du 5 octobre 1913, le domaine exploitable 

couvrant 650 hectares. Une mine de pyrite de fer fort intéressante pour les "autorités" de 

l'époque, dans la mesure où le site d'Itxassou était un des seuls cinq sites de France.


  • Le 24 février 1918, le Conseil Municipal autorisa la société des Pyrites d'Itxassou à faire 
un barrage sur le ruisseau d'Abilaenborda.


  • le 4 octobre 1919, on lisait dans le journal Le Temps :

"Liquidation de la Société des Pyrites d’I txassou.Vente aux enchères le 26 octobre 1919, à 13 heures. Villa Rolland à ltxassou (Basses-Pyrénées). Mise en vente des terrains et dépendances de la mine d'Itxassou et de tout le matériel (pour la plupart en état de neuf) employé à l'exploitation de ladite mine. La vente aura lieu par lots dont le détail sera communiqué avec tous renseignements sur demande adressée à Me Roquebert, notaire à Bayonne."


  • le 7 novembre 1927, dans le journal La Petite Gironde :

"Etude de Me Mattetal, avoué à Bayonne. Vente au Tribunal de Bayonne (Basses-Pyrénées), le 23 Novembre 1927 à 11 H. Mines de pyrites de fer et autres métaux à 1TXASS0U (près Bayonne) dites "Concessions d'Itxassou" avec matériel outillage, chutes d'eau constructions et terres, mise a prix 60.000 fr et même au-dessous de cette mise à prix. S'adresser à Me Mattetal, avoué à Bayonne et à M. Fourniol, syndic à Bayonne. Visite sur permis du syndic."


  • le 22 décembre 1943, dans La Petite Gironde :

"Volontaires pour les mines. L'Ingénieur en chef des mines attire l'attention des jeunes gens désirant s'embaucher dans les mines, sur les avantages qui leur sont accordés par les récentes décisions du chef du gouvernement. Elles les autorisent à s'engager volontairement dans certaines mines et leur garantissent leur maintien définitif dans celle qu'ils auront choisie. 

Ces décisions s'appliquent à deux mines de la région de Bordeaux : celle d'Hostens (lignite) en Gironde et celle d'Itxassou (pyrite) dans les Basses-Pyrénées. Les volontaires peuvent se renseigner au service des mines, 72 quai des Chartrons; ils peuvent se présenter directement à la Société minière et électrique des Landes, à Hostens, ou à la Société d’exploitation des mines d'Itxassou, à Itxassou."



Pendant toutes ces décennies, des dizaines d'ouvriers ont travaillé aux mines d'Itxassou,

notamment pendant les deux guerres mondiales.


Pendant la seconde guerre mondiale, les ouvriers vinrent de toute la France et les équipes 

changeaient souvent. En période de guerre, la plupart des ouvriers étaient des "non 

professionnels" : on y trouvait des architectes, des imprimeurs, des instituteurs, des 

séminaristes...la mine travaillant pour les allemands.


A cette époque, les blocs étaient chargés à la main, le minerai était extrait, puis chargé sur des

wagonnets qui descendaient au Laxia.


Ensuite, le minerai était vidé dans des containers qui étaient acheminés jusqu'à la gare en 

camions puis par train vers Bordeaux.

Pour extraire le minerai, les ouvriers utilisaient des marteaux-piqueurs alimentés par de l'air 

comprimé passant par des tuyaux de fonte.

Pour nourrir tout ce monde, il existait une cantine.


pays basque autrefois
CANTINE ET DEVERSOIR MINE ITXASSOU - ITSASU
PAYS BASQUE D'ANTAN


L'exploitation de cette mine dura environ 40 ans et cessa en juin 1955.

De sa production de 1 000 tonnes en 1940, 300 tonnes étaient écoulées vers la Compagnie des 

produits chimiques de Saint-Gobain.



(Source : Itxassou de Jakintza)




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