CRIMES À VIODOS-ABENSE-DE-BAS EN 1857.
La commune de Viodos-Abense-de-Bas, en Soule, est frappée, en juillet 1857, par les crimes de deux femmes.
Voici ce que rapporta à ce sujet le journal Le Droit, le 26 novembre 1857 :
"Juridiction criminelle.
Cour d'Assises des Basses-Pyrénées (Pau).
Présidence de M. Daleman.
Audiences des 20 et 21 novembre 1857.
Double assassinat. — Vols.
L'annonce des débats de cette grave affaire avait attiré au Palais une affluence considérable. La salle de la Cour d'assises est comble, et les gendarmes ont de la peine à contenir la foule qui cherche à pénétrer dans l’enceinte et qui en assiège tous les abords. Chacun est avide de connaître les détails du drame terrible dont la commune de Viodos-Abense fut le théâtre, il y a quelques mois à peine, et qui jeta dans toutes les populations du pays basque la plus grande consternation.
Trois hommes, dans la force de l’âge, sont au banc des accusés et fixent sur eux les regards du public. Les deux premiers n’ont rien de remarquable qu’une figure vraiment patibulaire. L’un, Louis Sangla, tient constamment la tête roide et montre à découvert son visage hébété et injecté de sang ; il paraît assister avec une complète indifférence à tout ce qui se passe autour de lui.
Le second, Pierre Plachot, a la mine basse et sournoise et verse néanmoins de temps eu temps quelques pleurs.
Le troisième, Jean Rosier, passe pour être le chef de la bande ; il a la physionomie fine et pleine d’expression ; c’est l’inspirateur, le mauvais génie, auquel les deux autres n’auraient fait qu’obéir dans la perpétuation de leurs plus horribles attentats.
Interpellés par M. le président des Assises, Plachot et Sangla font l’aveu de tous les méfaits qui leur sont imputés ; Jean Rosier, au contraire, se renferme dans un système absolu de dénégation.
Nous allons reproduire, d’après le récit des deux premiers accusés et les données fournies par les débats, les principales circonstances se rattachant aux crimes nombreux qui font l’objet de ce procès.
Dans la journée du 3 juillet dernier, la commune de Viodos-Abense, près Mauléon, fut mise en émoi par un douloureux événement ; deux femmes Jeanne Cantou et Marie Habiague, sa servante, furent trouvées mortes dans leur maison, située au bas d’une montagne, dans un lieu extrêmement désert. Le sang répandu autour d’elles ne permit pas de douter un seul instant que leur mort ne fût le résultat d’un crime. Jeanne Cantou était étendue sur le sol du couloir, tout près de la porte d’entrée. On remarquait sur sa tète une blessure profonde, autour de son cou les traces d’une violente pression.
VUE GENERALE VIODOS-ABSENSE-DE-BAS SOULE PAYS BASQUE D'ANTAN |
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