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jeudi 7 décembre 2023

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 7 DÉCEMBRE 2023 SAINTE MARIE-JOSÈPHE ET SAINT AMBROISE - ANBROX

 


PROVERBE DU 7 DÉCEMBRE 2023 (SAINTE MARIE-JOSÈPHE) (SAINT AMBROISE) (ANBROX).


MARIE-JOSÈPHE : Marie-Josèphe Rossello naît le 27 mai 1811 à Albissola Marina (Ligurie, Italie).



religion catholique saint sainte marie-josephe
7 DECEMBRE SAINTE MARIE-JOSEPHE


C'est une religieuse italienne fondatrice des Filles de Notre Dame de la Miséricorde et reconnue sainte par l'Eglise catholique.

Quatrième d'une fratrie de dix enfants, vers 19 ans, elle entre dans le Tiers-Ordre franciscain.

Elle est embauchée dans une famille de la haute bourgeoisie de Savone comme domestique et infirmière.

Marie-Josèphe est tellement appréciée par ses maîtres que, ceux-ci n'ayant pas d'enfants, désirent l'adopter et en faire leur héritière.

Elle fonde la congrégation des Filles de Notre Dame de ka Miséricorde dont elle devient la supérieure en 1840 et qu'elle dirige toute la vie.

La congrégation ouvre des écoles pour les filles pauvres et des hôpitaux pour les infirmes.

A sa mort, le 7 décembre 1880, l'Institut possède 68 maisons (écoles, orphelinats, hôpitaux, refuges pour filles repenties).

En 1949, elle est canonisée et sa fête est célébrée le 7 décembre.




AMBROISE : Ambroise de Milan (ou Aurelius Ambrosius ou saint Ambroise) naît à Trèves vers 340.



religion catholique saint sainte ambroise
7  DECEMBRE SAINT AMBROISE DE MILAN


Ambroise est évêque de Milan de 374 à 397, sous le règne de l'empereur romain Théodore.

Ambroise combat l'hérésie arienne et développe le culte des reliques.

Ambroise baptise aussi le futur saint Augustin.

Comme ce dernier, Ambroise figure parmi les grands Docteurs de l'Eglise catholique. C'est l'un des quatre Pères de l'Eglise d'Occident, avec saint Augustinsaint Jérôme de Stridon et saint Grégoire le Grand.

Il est connu en tant qu'écrivain et poète, quasi fondateur de l'hymnodie latine chrétienne et lecteur de Cicéron et des Pères grecs, dont il reprend les méthodes d'interprétation allégoriques.

Il est honoré comme saint par l'Eglise orthodoxe et l'Eglise catholique qui le fêtent aujourd'hui le 7 décembre, fête de la translation de ses reliques.

Au Moyen Âge, sa fête principale avait lieu soit le 4 avril, date de sa mort, soit le 7 décembre, date de son ordination épiscopale.




ANBROX : Milanoko Ambrosius apezpiku jakintsua (+397). Grekotik "Ambrosios" "Hilezina".



Un décès du 7 décembre : Ferdinand Marie, vicomte de Lesseps, surnommé "le Grand Français".



canal suez panama diplomate
FERDINAND DE LESSEPS

Né le 19 novembre 1805 à Versailles (Yvelines) - Mort le 7 décembre 1894 à Guilly (Indre).

C'est un diplomate et entrepreneur français, connu pour avoir fait construire le canal de Suez et pour être à l'origine du scandale de Panama pour lequel il a été condamné.

Avec un père diplomate, il voyage très jeune en Italie, avant de revenir en France.

Elève au lycée Henri-IV à Paris, il obtient son baccalauréat à Amiens (Somme).

Ferdinand de Lesseps fait des études de droit commercial et se passionne pour l'équitation.

Il se marie avec Agathe Delamalle, avec laquelle il aura cinq enfants.

De 1825 à 1827, il est vice-consul auxiliaire à Lisbonne (Portugal), puis à Tunis (Tunisie) en 1828, en Egypte de 1832 à 1837.

Il est nommé consul à Rotterdam (Pays-Bas) en 1839, puis à Malaga (Espagne) en 1840 et Barcelone en 1842.

Ferdinand de Lesseps est ministre de la France à Madrid, de 1848 à 1849.

A la mort de sa première épouse, en 1853, il se remarie à Louise-Hélène Autard de Bragard, avec laquelle il aura douze enfants.

Le 30 novembre 1854, Saïd Pacha, vice-roi d'Egypte, signe la concession autorisant Ferdinand de Lesseps à percer l'isthme de Suez, dont la construction durera dix ans jusqu'en 1869.



diplomate canal suez panama
MONUMENT DE LESSEPS PORT-SAÎD EGYPTE





diplomate canal suez panama
INAUGURATION MONUMENT DE LESSEPS PORT-SAÎD EGYPTE


En 1893, il est poursuivi pour trafic d'influences et détournement de fonds dans le cadre des suites judiciaires dues au scandale de Panama et il est condamné à 5 ans de prison qu'il n'effectuera pas.

Il meurt le 7 décembre 1894, à 89 ans, à Guilly (Indre).




canal suez diplomate
FERDINAND DE LESSEPS

Voici le proverbe du jeudi 7 décembre 2023 :


ANAIA EMANA, LAGUNA AUKERATUA.

On vous donne un frère, mais on choisit un ami.


humour ami frère
HUMOUR : UTILITE D'UN AMI A BORD





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et 
https://www.euskaltzaindia.eus/)





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vendredi 12 février 2021

LES CHANTIERS INDUSTRIELS ET MARITIMES DE L'ADOUR AU PAYS BASQUE EN 1927 (deuxième et dernière partie)

LES CHANTIERS INDUSTRIELS ET MARITIMES DE L'ADOUR EN 1927.


En 1927, une polémique survient à Bayonne au sujet de terrains municipaux vendus à une société financière privée.



pays basque autrefois port adour
APPONTEMENT DE BLANCPIGNON ANGLET
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, dans son 

édition du 7 mars 1927 :



"Les Chantiers Industriels et Maritimes de l’Adour. 



Une nouvelle lettre de M. Castagnet ; Une communication du Conseil Municipal de Bayonne.



Dans la lettre qu’il nous écrivait, il y a quelques jours, à propos des conventions intervenues entre le Conseil municipal de Bayonne et les Chantiers industriels et maritimes de l’Adour, M. Castagnet, ancien maire de Bayonne, mettait en cause M. de Lesseps. Celui-ci a donc répondu dans une lettre que nous avons publiée à son tour. M. Castagnet vient de nous écrire à nouveau : 



Monsieur le Rédacteur en Chef, 



Comme suite à ma lettre du 25 février adressée à M. le Maire et à MM. les conseillers municipaux de Bayonne, votre journal a publié une réponse de M. de Lesseps. Je vous serais très obligé de vouloir bien insérer la mise au point suivante : 



 1° Je n'ai pas, comme ancien maire de Bayonne, à engager de polémique avec des tiers ayant traité avec la ville. 


2° J'ai critiqué la gestion de mes successeurs comme c'était mon droit et aussi mon devoir le plus strict. J'attends eux la réponse à mes précisions. Je ne manquerai pas d'y répondre à mon tour et s'ils veulent prendre à leur compte pour leur défense, les affirmations de M. de Lesseps, j'en serai fort aise. Je n'aurai, soyez en assuré, aucune peine à les réfuter. 


3° J'espère que mes successeurs à la mairie ne laisseront pas au seul soin de l'acquéreur des terrains de Blancpignon, la justification de l'excellente opération qu'il a pu réaliser. 

Les intérêts de la Ville ont-ils été, en la circonstance, défendus comme il convenait ? 

Toute la question est là. 

La parole est à ces messieurs. 



Veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur en Chef, etc... 


M. Castagnet, 

Ancien Maire de Bayonne, Député des Basses-Pyrénées. 


GABRIEL PROSPER CASTAGNET
DEPUTE BASSES-PYRENEES 1927



Or, à peine la lettre de M. Castagnet nous était-elle parvenue que nous recevions la communication suivante du Conseil municipal de Bayonne :



Le Conseil municipal a examiné très attentivement la lettre ouverte publiée par la presse, qui lui a été adressée par M. Castagnet, ancien maire de Bayonne, et il a décidé de lui envoyer la réponse suivante par la même voie : 



Si M. Castagnet était réellement convaincu que des irrégularités ont été commises dans l’affaire de Lesseps ou que les intérêts de la ville n'ont pas été sauvegardés, il lui appartenait d’user du droit que la loi confère à tout citoyen. Il devait, sous sa propre responsabilité, formuler ces protestations motivées dans une instance régulièrement engagée, soit devant la justice pénale pour lui demander la répression des faits incriminés, soit devant la juridiction administrative pour obtenir l'annulation ou le redressement de délibérations ou d’actes soi-disant contraires aux intérêts de la Ville. 



Ce rôle convenait à un ancien maire de Bayonne, soucieux de veiller à la bonne gestion municipale, en même temps qu'à sa propre dignité, bien plus que la manifestation tapageuse à laquelle il s'est livré inconsidérément. 



Sans s'arrêter au ton et aux procédés de polémique employés par lui, le Conseil Municipal a porté toute son attention sur les critiques contenues dans la lettre publiée au sujet de l'affaire de Lesseps. 



En ce qui concerne l’origine du contrat liant la Ville à M. de Lesseps, certains reproches ont un caractère véritablement enfantin et indiquent une incompréhension complète du Droit administratif ou civil, et même des principes de l'arithmétique la plus élémentaire. 



C'est ainsi que M. Castagnet se plaint que l'élection de domicile ait été oubliée dans le contrat, alors qu'aux termes du droit commun, la situation de l'immeuble détermine le domicile et la compétence des tribunaux. L'élection de domicile dans les promesses de vente était due purement inutile. 



Il s’étonne en outre du taux de location de 4 pour 100 qu’il déclare manifestement inférieur au loyer de l'argent à l'époque, oubliant qu’il ne s’agissait pas d’un prêt de somme, mais d’une location de terrains incultes, très accidentés, en nature de pignadars, les pins, seuls produits du sol restant à la Ville au double point de vue de la propriété et de la jouissance. L’occupation de ces terrains fixée à 4 pour 100 du prix constituait une rémunération plus que suffisante pendant la guerre. 



La même évaluation d'ailleurs avait été acceptée par la commune d’Anglet, en ce qui concerne la location des terrains à M. de Lesseps. 



Par ailleurs, les terrains immédiatement voisins que la Ville de Bayonne évaluait à 6 fr. 66 le mètre en 1918, ont été vendus par la commune d’Anglet, pour une partie considérable de son domaine communal à la société "Anglet La Forêt" en 1924, au prix de 2 francs le mètre. 



pays basque autrefois forêt anglet biarritz
CHIBERTA ANGLET 1928
PAYS BASQUE D'ANTAN


Ces erreurs manifestes indiquent l'état d’esprit de l’auteur de la lettre et de la légèreté avec laquelle il a procédé à son élaboration. 



II oublie, d’ailleurs, que le Ministère de l'Armement avait demandé à la mairie de Bayonne, au nom des Ministères de la Guerre et de la Marine, en juin 1918, au moment du repli de nos troupes devant l’offensive allemande, de donner toutes facilités à M. de Lesseps pour ses installations "son projet se rattachant au programme général de décentralisation et à une fabrication d’engins essentiels et particulièrement intéressants pour la Défense Nationale". 



C’est à la suite de cette communication émanant du Ministère de l'Armement, que M. Garat, Maire de Bayonne en 1918, intervint auprès du Conseil municipal d’Anglet, se conformant à la demande du Ministère qui représentait à ce moment tragique la Défense Nationale et avait la ferme volonté de reconstituer en lieu sûr les usines de guerre prises par l’ennemi. 



En outre, M. Castagnet paraît avoir oublié que c’est lui qui en cours de procès, et étant maire de Bayonne, a engagé des pourparlers de transaction et a demandé un rendez-vous à M. de Lesseps pour la rechercher. On peut s’étonner que, contrairement à tous les usages, ce rapprochement entre le Maire et le débiteur plaidant contre la Ville ait eu lieu chez ce dernier, à l'instigation du premier et en dehors de l’avocat de la Ville, à Paris. 



Les élections municipales en amenant M. Garat à la Mairie de Bayonne ont interrompu les négociations du précédent Maire qui ont été normalement continuées par son successeur, M. Garat, mais cette fois, avec le concours du Conseil de la Ville, en conformité des règles établies. 



En ce qui concerne la transaction, la municipalité Castagnet n'a jamais eu une grande confiance dans le recouvrement des sommes dues dans l’affaire de Lesseps puisque le premier adjoint, M. Frois, dans son rapport sur les Comptes et Budgets, déclare : "Dans les restes à recouvrer, nous retrouvons toujours les sommes dues par M. de Lesseps. Bien que nous n’ayons aucun espoir de les recouvrer, nous sommes obligés de les faire figurer en compte..."



M. Frois envisageait que M. de Lesseps ne pourrait pas "s’exécuter dans l'avenir et que ces sommes ne rentreraient jamais", et s’il demandait au Conseil municipal de ne point renoncer à les percevoir, il disait : "Pouvons-nous attendre une rentrée de ce côté-là ? J’en doute." 



Il est pour le moins étrange que M. Castagnet reproche à son successeur la conclusion d'un arrangement qu’il avait lui-même sollicité personnellement. 



Sur plusieurs points, le libellé de la lettre de M. Castagnet contient des erreurs grossières qui surprennent :


A. C’est ainsi, par exemple, qu'il reproche à la transaction de la Ville de Bayonne, en l'opposant à celle d’Anglet, d’avoir renoncé à l’affectation des terrains en nature industrielle. 


Or, la transaction acceptée par le Conseil municipal d’Anglet comporte la même renonciation, dans les termes suivants : "M. le Maire est autorisé à renoncer à invoquer toutes conditions restrictives, pour l’avenir, dans l’utilisation des immeubles cédés". 



B. Il en est de même pour la rescision pour cause de lésion de l'article 1674 du Code Civil. 


M. Castagnet reproche au Conseil municipal de Bayonne, d’avoir renoncé à cette rescision et il se trouve que celui d'Anglet qu’il prétend lui opposer, dans sa transaction, y a renoncé dans les mêmes termes. 


Il paraît échapper à M. Castagnet que lorsqu'on fait une transaction par le fait même qu'on l’accepte, on renonce aux litiges qui constituaient la difficulté initiale et que la transaction elle-même a pour but de terminer. On ne conçoit pas une transaction qui laisserait subsister les éléments de conflit. 


Il parait encore étrange que, sur ce point, M. Castagnet se soit livré à des digressions aussi déplacées et aussi peu justifiées. 



C. Enfin, par suite d’une erreur non moins lourde et à propos de la rescision de l'article 1674 du Code Civil, M. Castagnet confond le 7e avec les 7 douzièmes. 


Si on prend comme chiffre de base la somme de 830 000 francs : 1 septième : 117 571, 43 ; tandis que 7 douzièmes : 484 166,60. 


Il y a donc comme différence entre le septième et les sept douzièmes, le chiffre de 365 595 fr. 24 qui a échappé à M. Castagnet. 



D. M. Castagnet ne tient pas compte davantage des dépenses s’élevant au chiffre de 1 763 000 francs reconnus par les délégués des Ministères de la Guerre et de la Marine comme ayant été effectuées sur les terrains de la Ville par M. de Lesseps pour les mettre en état, et qu'il y a lieu d'imputer sur le prix pour déterminer leur valeur. 



Si l'on tient compte des sommes dépensées, le prix du mètre carré des terrains vendus par la Ville de Bayonne peut être porté à la somme de trente-deux francs environ et il n’est pas douteux que pour évaluer la rescision, il importait de tenir compte des dépenses faites pour la mise en état des terrains qui devaient s'ajouter au prix, en toute équité. 



E. Enfin, la lettre en question ignore le point fondamental de la transaction intervenue depuis les actes de location avec promesse de vente de 1918. 


La Commission du Port de Bayonne sous la présidence de M. Ducrocq, inspecteur général des Ponts et Chaussées, avait prescrit depuis l'acte de location avec promesse de vente, les travaux de rescindement des terrains du Lazaret pour améliorer l'Adour approuvés par le Ministère des Travaux publics et la Chambre de Commerce de Bayonne, dont M. Castagnet est membre.


La modification principale apportée avec M. de Lesseps, porte sur une réduction de la surface des terrains pour permettre le rescindement du Lazaret et la construction d’une route de 20 mètres en bordure du fleuve facilitant le passage du rail et permettant la circulation dans un intérêt public, et en tout cas pour réserver la possibilité d’améliorer les passes de l’Adour et de faciliter le développement du Port de Bayonne, ce qui ne semble pas préoccuper l’auteur de la lettre. 



F. A propos du versement d'une somme de 100 000 francs exigée à titre de garantie jusqu'à conclusion définitive de l'accord, M. Castagnet se sert d'expressions juridiques dont il ne perçoit ni le sens, ni la portée. Il parle de gestion occulte, fait délictueux qui comporte des sanctions pénales. 


Or, aux termes de la loi, la caractéristique de la gestion occulte est l'ingérence dans le maniement des deniers communs qui peut être poursuivie, en vertu du Code pénal, comme immixtion sans titre dans les fonctions publiques." 


Le simple énoncé des textes légaux démontre l’enfantillage de M. Castagnet et le ridicule de ses insinuations ; une fois de plus, il se sert de mots dont il n’a pas compris la valeur. 


Le Conseil Municipal estime que, sans aucun doute, les intérêts de la Ville ont été très sérieusement défendus au cours de négociations difficiles, au moins aussi bien que ceux de la commune d'Anglet, puisque M. Castagnet cherche à opposer les transactions des deux communes, en prétendant à tort qu'Anglet a obtenu des avantages très supérieurs. 


Il est juste de dire que la commune d’Anglet n'a pu traiter que parce que Bayonne avait déjà réglé les première difficultés et que le prix des terrains de Bayonne a été plus élevé que celui d’Anglet. 


Il importe aussi de constater que rien n’a été fait par la Ville de Bayonne sans le concours de l'avocat de Paris, qui avait été choisi par l'administration Castagnet au début du procès, et avec l’assentiment du Conseil qui a été tenu au courant. 


Il tient à rendre hommage à M. Garat, maire de Bayonne, qui a eu pendant la guerre l'heureuse idée de tirer parti du domaine improductif de Blancpignon, qui, depuis des siècles ne rapportait rien à la Ville et grâce à la réalisation de ces landes, a permis au budget municipal pendant et depuis la guerre de trouver les ressources nécessaires à son équilibre. 


En présence des allégations de M. Castagnet qui sont des accusations sans preuves et des insinuations malveillantes dont il est coutumier, le Conseil municipal l’invite, au lieu de se livrer à des polémiques bruyantes n’ayant d'autre objet que de provoquer du scandale dans un but manifeste de dénigrement systématique et de basse démagogie, à porter au plus tôt devant les juridictions compétentes, soit administrative, soit répressive, comme la loi le permet à tout citoyen osant prendre la responsabilité de ses actes, les accusations qu'il porte sur de prétendues malversations ou des irrégularités commises dans cette affaire. 


Faute par lui de saisir la justice à bref délai le Conseil municipal lui déclare qu'une fois de plus il aura donné la mesure de son imposture et de sa mauvaise foi. 


Bayonne, le 5 mars 1927"



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




 


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mardi 12 janvier 2021

LES CHANTIERS INDUSTRIELS ET MARITIMES DE L'ADOUR AU PAYS BASQUE EN 1927 (première partie)

 

LES CHANTIERS INDUSTRIELS ET MARITIMES DE L'ADOUR EN 1927.


En 1927, une polémique survient à Bayonne au sujet de terrains municipaux vendus à une société financière privée.



pays basque autrefois port adour
APPONTEMENT DE BLANCPIGNON ANGLET
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, dans son 

édition du 26 février 1927 :


"Problèmes municipaux.



Une lettre de M. Castagnet. 


pays basque autrefois depute maire politique
GABRIEL PROSPER CASTAGNET
DEPUTE BASSES-PYRENEES
MAIRE DE BAYONNE 1919-1925


Nous recevons de M. Castagnet, député, ancien maire de Bayonne, la lettre que nous reproduisons ci-dessous, à titre de document : 


Bayonne, le 25 Février 1927. 


Monsieur le Maire, 

Messieurs les Conseillers Municipaux. 



Dans la lettre du 20 avril 1926 que j'ai eu l’honneur de vous adresser, pour vous signaler les dangers du projet de cession du domaine foncier de la Ville à une Société financière, je vous signalais certaines ressources que vous pouviez facilement réaliser.  



"La Ville n'a-t-elle pas à Blancpignon un terrain de 90 000 mètres vendu à M. de Lesseps dans des conditions qui mériteraient d’être publiées, n’est-ce pas M. le Maire ? mais qui n’a jamais été payé. Qu'attend la Ville pour en obtenir le paiement ou pour poursuivre la résiliation de vente déjà accordée par les Tribunaux, mais abandonnée provisoirement pour vous ? Il y a là 600 000 francs à récupérer du prix de vente (prix de 1918) et, si la résiliation est poursuivie, une somme bien supérieure". 



Depuis cette lettre, l’affaire de Lesseps a été liquidée dans des conditions qui ont pu vous apparaître comme satisfaisantes. J’ai toujours eu le sentiment du contraire et la solution qui vient d'être donnée par la commune d'Anglet, à une affaire identique, confirme ce sentiment et l’erreur que vous avez commise. Puisqu’il s’agit d'une question qui avait été engagée par vos prédécesseurs dans une voie autre que celle que vous avez cru devoir suivre et que votre bonne foi a sans doute été surprise, laissez-moi mettre en relief des véritables responsabilités. 



Origine du contrat liant la Ville à M. de Lesseps



Passé en 1918. Rapporté par M. Garat, maire. Contrat de location, vente pour 90 000 mètres carrés de terrain environ à 6 francs 66 le mètre. Location à raison de 4 p. 100 du prix du terrain. 



Lacunes de ce contrat.



— Taux de location de 4 p. 100 manifestement inférieur au loyer de l’argent à l’époque : oubli de l’élection du domicile d’autant plus incompréhensible que, pour d’autres terrains de la même forêt de Blancpignon, un contrat antérieur avec la Société des Chantiers Maritimes de l'Adour et un contrat postérieur avec M.Plisson ne manquaient pas de mentionner, comme le commandait la plus élémentaire prudence pour le cas de contestations ultérieures, l’élection de domicile à Bayonne. Ces contrats avaient pourtant, devant le Conseil municipal, le même rapporteur : M. Garat. Enfin, dernière lacune : la surface vendue n’était indiquée qu'approximativement et la délimitation devait se faire ultérieurement. 



MM. Simonet et Legrand qui, si je ne m'abuse, étaient conseillers municipaux à l’époque, n'ont pas été frappés par tout cela ? 



A signaler que le contrat de Lesseps spécifiait explicitement que les terrains vendus devaient recevoir une destination industrielle. A signaler également que, par l’entremise directe de M. Garat, la commune d’Anglet contracta avec M. de Lesseps une location vente en tous points identique à celle de Bayonne. 



Séance du Conseil Municipal de Bayonne du 30 Octobre 1925



Désistement de Lesseps. Rapporteur M. Garat. Il propose l’abandon du procès moyennant (extrait du registre des délibérations) : 


"Le paiement des frais du procès ; 2. Le paiement des loyers échus depuis 1918 ; 3. Acquérir les terrains au prix de 6 francs 66 le mètre carré, le paiement se faisant : 300 000 francs le 31 décembre 1925, le solde le 31 décembre 1927". 



Une seule protestation au Conseil municipal : celle de M. Labourdette fait ressortir que le prix de 1918 n'est plus le même en 1925. M. le Maire en doute et soutient qu'au point de vue juridique le procès ne peut être poursuivi ; la Ville, à son avis, ne peut se délier du contrat qu’elle a signé.


La clause relative à la destination industrielle des terrains vendus ne pouvait-elle être invoquée ? Et l’action en rescission de l'article 1674 du Code Civil lorsque le prix de la chose vendue est reconnu supérieur de l/7e à celui fixé au contrat ? M. Garat l'ignorait-il ? Et MM. Simonet et Morel, tous deux adjoints et avocats, l’ignoraient-ils aussi ? Pourquoi n’ont-ils pas éclairé le Conseil ? N'est-ce pas en s'appuyant sur cet article 1674 du Code Civil que la commune d’Anglet a obtenu des avantages supérieurs à ceux de Bayonne ? 



Séance du Conseil Municipal de Bayonne du 15 Février 1926



Texte copié sur le registre des délibérations : 



"M. le Maire fait connaître que M. de Lesseps n'a pas, comme il s'y était engagé, levé l’option sur les terrains acquis par lui avant le délai qui lui avait été à nouveau consenti. Sur sa proposition, le Conseil décide de poursuivre l’affaire. Une somme de 100 000 francs, versée en garantie par l’acquéreur, deviendra propriété de la Ville". 



De ce texte, il résulte qu'une somme en garantie de 100 000 francs avait été versée comme suite à la délibération du 30 octobre 1925. Mais versée où ? Cette délibération ne fait pas mention de ce versement ; la recette municipale n’a jamais rien encaissé à ce titre, alors ? M. Garat ou quelque officine auraient-ils reçu dépôt de cette somme ? que pensent nos Conseillers municipaux de cette gestion occulte et qu’en pense l'administration préfectorale ? Sans doute pensent-ils beaucoup de choses mais n'osent rien dire ! 



Comment expliquer les démarches répétées auprès de la commune d’Anglet par M. Garat, pour l'amener à accepter le même compromis qu’à Bayonne ? Quels intérêts défendait-il ? Pas ceux de la Ville en tout cas. 



Voyons maintenant la conclusion. 



Dans sa séance du 13 juin 1926, le Conseil municipal de Bayonne s'est définitivement désisté. La délibération porte : 


"Le Conseil renonce à invoquer l’article 1674 du Code Civil en matière de rescission pour cause de lésion". C’est donc qu’il pouvait l'invoquer en 1925 et pourquoi le Maire, répondant à la très juste observation de M. Labourdette, a-t-il dit que la Ville ne pouvait se délier de son engagement avec M. de Lesseps ? 



Le désistement a été obtenu moyennant le versement de la somme 830 000 francs et l’abandon par M. de Lesseps de 10 000 mètres carrés nécessaires au rescindement du saillant du Lazaret. Reste donc au lieu des 90 000 mètres primitivement vendus, 80 000 mètres carrés qui, au prix de 6 francs 66 le mètre correspondent à une vente de 80 000 X 6.66 = 532 800 francs lesquels, après transaction amiable, sont devenus 830 000 francs. 


Cas de la Commune d’Anglet


pays basque autrefois port
PORT SUR L'ADOUR
PAYS BASQUE D'ANTAN



D’après les comptes rendus donnés par les journaux locaux, cette commune avait primitivement vendu à M. de Lesseps 109 408 mètres carrés de terrain sur la base de 4 francs le mètre, soit au total 109 408 X 4 = 437 632 francs qui, après transaction, sont devenus : 1 050 000 francs. 



Si la Ville de Bayonne avait su défendre ses intérêts comme l'a fait la commune d’Anglet, les 532 800 francs de terrain primitifs seraient devenus 1 050 000 x 532 800 / 437 632 = 1 278 334 fr.




La Ville de Bayonne n’ayant touché que 830 000 francs a donc perdu par... le silence de ceux qui devaient parler, et par la faute de celui qui, depuis 1918, n’a cessé de protéger M. de Lesseps, la somme de : 1 278 338 — 830 000 = 448 334 francs ! 




pays basque autrefois industrie
PAROISSE OUVRIERE DE ANGLET BLANCPIGNON
PAYS BASQUE D'ANTAN



Vaine critique, dira-t-on, puisque le mal est fait et qu'il ne peut être réparé. Cependant elle n’aura pas été inutile s’il m'est permis d'en tirer la morale : 


Quand on prend la suite de l'Administration d’une Ville, la sagesse commande de ne pas, par principe, suivre des voies différentes de celles où se sont engagés les prédécesseurs, surtout, sans avoir pris entière connaissance des questions. Quelle erreur ne risque-t-on pas de commettre autrement ? 



Pour en juger sans parti pris, relisez donc les lettres que vous m’avez donné l'occasion de vous adresser, et souhaitons ensemble que celle-ci soit la dernière. 



Veuillez agréer, Messieurs, l’assurance de ma considération distinguée. 

G. Castagnet.

 Ancien Maire de Bayonne."


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




 



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mardi 19 novembre 2019

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 19 NOVEMBRE 2019 SAINT TANGUY ET SAINTE MECHTILDE DE HACKEBORN - IRIA


PROVERBE DU 19 NOVEMBRE 2019 (SAINT TANGUY) (SAINTE MECHTILDE DE HACKEBORN) (IRIA).


TANGUY : Jeune seigneur breton, Tanguy (ou Gurguy) vit à la cour des rois mérovingiens. 



religion catholique saint sainte tanguy
19 NOVEMBRE SAINT TANGUY DE LOCMAZHE

Ayant tué sa soeur sainte Haude de Trémazan par méprise, Tanguy se retire au monastère de Batz et fonde une nouvelle abbaye, l'abbaye de Saint-Mathieu de Fine-Terre à Plougonvelin (Finistère).

Il meurt en 592 et est inhumé à la pointe Saint-Mathieu (en breton Locmazhé).

Il est canonisé saint Tanguy de Locmazhé.



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SAINT TANGY ET SAINTE HAUDE 


MECHTILDE DE HACKEBORN : Sainte Mechtilde de Hackeborn naît en 1241 et meurt le 19 novembre 1298.



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19 NOVEMBRE SAINTE MECHTILDE DE HACKEBORN


Figure de la mystique rhénane, cette moniale cistercienne est l'une des fondatrices de la dévotion au Sacré-Coeur.

En 1261, elle recueille celle qui deviendra Gertrude de Helfta, et qui restera son amie jusqu'à sa mort en 1298.




IRIA : erdaraz "Ciudad, ville". Ikastoleetako zerrendatik.



Une naissance du 19 novembre : Ferdinand Marie, vicomte de Lesseps, surnommé "le Grand Français".



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FERDINAND DE LESSEPS

Né le 19 novembre 1805 à Versailles (Yvelines) - Mort le 7 décembre 1894 à Guilly (Indre).

C'est un diplomate et entrepreneur français, connu pour avoir fait construire le canal de Suez et pour être à l'origine du scandale de Panama pour lequel il a été condamné.

Avec un père diplomate, il voyage très jeune en Italie, avant de revenir en France.

Elève au lycée Henri-IV à Paris, il obtient son baccalauréat à Amiens (Somme).

Ferdinand de Lesseps fait des études de droit commercial et se passionne pour l'équitation.

Il se marie avec Agathe Delamalle, avec laquelle il aura cinq enfants.

De 1825 à 1827, il est vice-consul auxiliaire à Lisbonne (Portugal), puis à Tunis (Tunisie) en 1828, en Egypte de 1832 à 1837.

Il est nommé consul à Rotterdam (Pays-Bas) en 1839, puis à Malaga (Espagne) en 1840 et Barcelone en 1842.

Ferdinand de Lesseps est ministre de la France à Madrid , de 1848 à 1849.

A la mort de sa première épouse, en 1853, il se remarie à Louise-Hélène Autard de Bragard, avec laquelle il aura douze enfants.

Le 30 novembre 1854, Saïd Pacha, vice-roi d'Egypte, signe la concession autorisant Ferdinand de Lesseps à percer l'isthme de Suez, dont la construction durera dix ans jusqu'en 1869.


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MONUMENT DE LESSEPS PORT-SAÎD EGYPTE


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INAUGURATION MONUMENT DE LESSEPS PORT-SAÎD EGYPTE


En 1893, il est poursuivi pour trafic d'influences et détournement de fonds dans le cadre des suites judiciaires dues au scandale de Panama et il est condamné à 5 ans de prison qu'il n'effectuera pas.

Il meurt le 7 décembre 1894, à 89 ans, à Guilly (Indre).


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FERDINAND DE LESSEPS