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jeudi 3 juin 2021

LA PRODUCTION AGRICOLE AU PAYS BASQUE EN 1925

L'AGRICULTURE AU PAYS BASQUE EN 1925.


Le Pays Basque Nord a été, pendant longtemps, un territoire avec une forte population agricole.



pays basque autrefois agriculture
ATTELAGE 1925
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la revue La Côte basque : revue illustrée de l'Euzkalerria, le 26 

juillet 1925, sous la plume de Georges Velloni :




"La production agricole au Pays Basque revêt une importance particulièrement grande à l'heure actuelle ; l'affluence des étrangers dans nos stations de la Côte crée des besoins grandissants dont la corollaire devrait être une intensification progressive de l'agriculture et de l'élevage : il n'en est rien malheureusement.



L'augmentation de la demande et la rareté de l'offre ont pour résultat logique, selon la règle commerciale universelle, une hausse constante des denrées, à tel point que la Côte basque devient une des contrées de France où le coût de la vie est le plus élevé. Ce renchérissement se répercute sur le prix des hôtels et des pensions et est loin de contribuer à la prospérité locale. Non seulement "le petit trou pas cher" n'existe plus ici, mais la station abordable tend à disparaître. Que les changes Américains, Anglais et Espagnols viennent à baisser, et la vogue grandissante de nos plages subira un arrêt, ou tout au moins un ralentissement considérable. Il y a là un danger auquel il est bon de songer, car, si les changes ne sont probablement pas appelés à baisser immédiatement, le franc n'est pas appelé non plus à reprendre du jour au lendemain toute sa valeur, et le Pays basque, par sa cherté deviendra interdit à nombre de Français dont l'apport est considérable.



Le mal, avec un peu de bonne volonté, est cependant possible à conjurer. Pour le moment, nos paysans, par suite d'un très mauvais calcul, sont heureux, avec un minimum d'effort, de produire peu et de vendre cher.



pays basque 1900 agriculture
PAYSANS
PAYS BASQUE D'ANTAN


Certains même se contentent de produire pour eux et de ne porter au marché qu'un superflu occasionnel. Cette fâcheuse tendance produit le plus mauvais effet sur nos hôtes.



Si le paysan basque comprenait ses intérêts, il pourrait transformer l'aisance dans laquelle il vit - car il est aisé, en général, et se contente trop de son sort, - en facile richesse.



Il serait d'abord possible d'intensifier la production de la terre actuellement exploitée, qui est loin de donner son plein rendement. Il serait utile ensuite de cultiver les terrains en friches.



Cette dernière question est particulièrement importante, car la place ne manque point dans nos campagnes. Aux environs d'Ascain, les ajoncs hérissent des pentes admirablement exposées pour y faire des cultures appropriées : la nature de leur sol et leur orientation permettent de juger au premier abord que d'excellents jardins maraîchers et fruitiers pourraient y être établis, et il n'est pas une région de France où des avantages analogues ne soient exploités depuis longtemps ; cela prouve de la part des habitants de cette région un manque d'initiative, une ignorance ou une négligence regrettables dans l'intérêt général comme dans leur intérêt propre.



pays basque autrefois agriculture
GARRIS BASSE-NAVARRE 1925
PAYS BASQUE D'ANTAN



Si nous nous attardons d'autre part sur les bords de la Nive et de la Nivelle, nous y voyons des terrains d'alluvions très riches, où les cultures maraîchères sont à peine ébauchées, où l'élevage dans de grasses prairies est rudimentaire, alors que nos vallées se prêteraient à une agriculture et à un élevage de premier ordre. Nous citerons enfin comme une des plus arriérées la commune d'Urrugne, sur le territoire de laquelle les terrains en friche sont plus abondants que les terrains cultivés, et cela, alors que les ruisseaux dans de frais vallonnements alternent avec des croupes ensoleillées qui devraient nous donner une variété incomparable de production.



Cette apathie, cet esprit routinier de nos cultivateurs deviennent un crime à une époque où toute la nation doit fournir un maximum d'effort pour son relèvement général, et les pouvoirs publics devraient prendre des mesures énergiques, soit pour faciliter la possession des terrains incultes à nos paysans, avec obligation pour eux de les faire produire, soit en imposant durement les terrains inféconds possédés par des cultivateurs capables de les rendre fertiles.



Plus il y aura de communications faciles, plus il y aura sur la côte de nouvelles cités estivales, plus les villas se multiplieront, plus il faudra de denrées, et plus il faudra que le paysan basque produise ; à mesure que les propriétés d'agrément deviendront plus nombreuses, il faudra que les fermes se multiplient et que celles qui existent agrandissent leurs terrains. Si nos paysans le comprennent, ils bénéficieront d'une prospérité inespérée, et c'est à eux surtout que profitera l'accroissement du nombre des étrangers et le succès de toutes les nouvelles créations, le développement de tous les lotissements, en un mot la vague grandissante et le peuplement du Pays Basque, de l'Adour à la Bidassoa."



pays basque autrefois basse navarre agriculture
ST PALAIS BASSE-NAVARRE 1925
PAYS BASQUE D'ANTAN






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mercredi 2 juin 2021

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 JUIN 2021 SAINTE BLANDINE ET SAINT POTHIN - GOGOR


PROVERBE DU 2 JUIN 2021 (SAINTE BLANDINE) (SAINT POTHIN) (GOGOR).


BLANDINE : Blandine est fêtée le 2 juin.



religion catholique saint sainte blandine
2 JUIN SAINTE BLANDINE DE LYON

Blandine de Lyon était une jeune esclave qui faisait partie d'un groupe de 48 chrétiens arrêtés, en juillet 177, sous le règne de Marc Aurèle, en raison de leur refus de participer au culte impérial.

Blandine est la patronne de la ville de Lyon.

Blandine est aussi, avec Sainte Marthe, patronne des servantes.

Dans l'iconographie de sainte Blandine, on trouve le filet, le taureau, le gril, le lion et l'ours. Elle est souvent représentée attachée à un pilier avec un lion et un ours à ses pieds.



religion catholique saint sainte blandine
2 JUIN SAINTE BLANDINE DE LYON



POTHIN : Pothin (en grec "Désiré") naît vers 85.


religion catholique saint sainte pothin
2 JUIN SAINT POTHIN DE LYON


C'est le premier évêque de Lyon et le premier évêque de Gaule.

Il est arrêté en 177, à plus de 90 ans et informe, sous le règne de l'empereur Marc Aurèle, en même temps que Blandine de Lyon.

Il meurt le 2 juin 177, à la suite des mauvais traitements infligés par ses bourreaux.

Pothin est un des patrons du diocèse de Lyon.


GOGOR : "Gogor" taldeko bost apez 1969ean Bilbon 

preso hartuak izan dira.


religion catholique pays basque franquisme prêtres disque 1968
GOGOR DISQUE AGORILA 1969


(...) Gogor - Erdi Aroko euskal izena. Honela deitzen zen XVI. mendean Elgea (A) Herritik Ameriketara joandako gizon bat. Loiun (B) bada Gogorrena izeneko etxea. Besta izen asko bezala jatorriz adjektiboa zen. - - (...)





Un décès du 2 juin Maximilien Paul Emile Littré.


philosophe homme politique france
EMILE LITRRE
PAR FELIX NADAR

Né le 1er février 1801 à Paris et mort le 2 juin 1881 à Paris.

C'est un médecin, lexicographe, philosophe et homme politique français.

Il est surtout connu pour son Dictionnaire de la langue français, appelé "le Littré".

Emile fait ses études au lycée Louis-le-Grand à Paris, avec comme amis Louis Hachette et Eugène Burnouf.

A la fin de ses études secondaires, en 1819, il se perfectionne en anglais, allemand, italien, latin et grec.

En 1822, il s'inscrit comme étudiant en médecine, mais en 1827, à la mort de son père, il doit arrêter ses études pour aider sa famille et donne des cours de latin et de grec.

Pendant la Révolution de juillet 1830, Emile Littré est du côté des insurgés.

A partir de 1831, il travaille dans le journalisme au National. 

Il se marie en 1835.

Dès 1836, il publie ses premiers travaux littéraires liés à la médecine et à la nature.

En 1839, il découvre le positivisme d'Auguste Comte.

L'ouvrage principal d'Emile Littré est le Dictionnaire de la langue française, rédigé entre 1847 et 1865.



dictionnaire litterature france
DICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANCAISE D'EMILE LITRRE

En 1871, il est élu à l'Assemblée nationale.

Littré est reçu, en juillet 1875, chez les francs-maçons.

Il meurt le 2 juin 1841, à 80 ans, s'étant converti à la religion catholique un quart d'heure avant sa mort.



homme politique philosophe france
EMILE LITTRE


LES PAROISSES DU PAYS BASQUE NORD PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE : ASCAIN BIDART ET BIRIATOU EN LABOURD (deuxième partie)

 

LES PAROISSES BASQUES PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.


Pendant la Révolution française, le Pays Basque Nord, avec sa frontière avec l'Espagne a connu de nombreux combats et a souffert avec la déportation de milliers d'habitants en 1794.



pays basque autrefois paroisses
LIVRE LES PAROISSES DU PAYS BASQUE
PENDANT LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE

DE L'ABBE PIERRE HARISTOY TOME II



Voici ce que publia à ce sujet l'Abbé Haristoy, Curé de Ciboure, en 1899 :



"1797



11 mars. Enlèvement des registres de la commune d’Ascain par le citoyen Duronea, de St-Pée, par ordre, dit-il, du représentant du peuple Pinet, aîné. (Aveu du citoyen D.)



22 septembre. Jean Detchepare, natif d’Ainhoa, prêtre déporté en vertu du décret du 26 août 1792, rentré sur le territoire de la république, est obligé de reprendre le chemin de l’exil après avoir donné déclaration de son départ devant la municipalité.


Item. Demande de Marianne Rivière, exilée en Espagne, pour être mise en possession des biens confisqués de Bernard Rivère, ex-curé d’Ascain, prêtre déporté (pétition accordée).


Item. Célébration de la fête de la fondation de la république ; toutes les autorités, réunies à l’heure de midi au pied de l’arbre de la liberté, la célèbrent par des discours, chants patriotiques suivis de cris de Vive la république ! etc. Vu le mauvais temps les danses n’ont pas eu lieu. (Grand dommage ! !)



23 septembre. Déclaration de Dominique Dornaletche affirmant que devant la plus cruelle persécution et les dangers les plus imminents, il se retira en Espagne le 9 novembre 1793 ; qu’après un an et demi il rentra au pays, mais qu’il dut le quitter pour se soumettre à la loi, laissant sa femme et ses enfants sous la sauvegarde de l’administration.



30 décembre. Fêtes décadaires ; faute de cloches, rassemblement des autorités civiles et douanières, au son du tambour, tambourins, flûte ; le cortège se rend à l’église : là, discours, annonce des lois, terminés par des chants patriotiques retour dans le même ordre sur la place publique où ont eu lieu les danses.



1798.


20 mars. Fête de la souveraineté du peuple : musique de tambourin, tambourine et de flûte, chants patriotiques à la gloire et la puissance de la grande nation : Discours, adresse faite aux magistrats (avec traduction en basque) par le citoyen le plus âgé et à ce choisi ; réponse du principal magistrat, insertion des discours au procès-verbal ; le tout devant l’église. L’après-midi, vu "le temps impétueux", on danse dans la maison commune.


10 avril. Pétition de la famille d’Emmanuele Dornaletche, relative à la rentrée de son père en fuite... il est nécessaire au canton "à raison de son talent dans la chirurgie".


3 Juillet. Pétition de la même pour lever le séquestre sur les biens de la maison de Lelietchipia... La pétitionnaire et ses sœurs furent comprises dans l'internat... Par suite de la perte de ses titres pendant la guerre, elle ne peut produire aucun dossier. Ladite levée est accordée. Autre pétition de la même pour la rentrée de son père dans la patrie (accordée).


20 octobre. Réclamation de la commune de Sare relative à la cloche de l’église enlevée par N. de St-Pée au commencement de la guerre contre l’Espagne, quand ses habitants furent mis en réclusion dans les églises. Ladite cloche n’a pas été utilisée pour le service de la république... elle existe. L’agent municipal est chargé de la réclamer ou de la faire payer sous les peines du droit.


16 Novembre. Marie Duhalde, femme Martin Pagès d’Ascain, demande la levée du séquestre mis sur ses biens consistant dans la maison Duhalde d’Ascain, de Souy (?) d’Arbonne, de trois autres à Bayonne, d’une autre à St-Jean-de-Luz (avec meubles, outils aratoires, troupeaux, etc.), la 1/2 du moulin de Behereco-Errota, la maison Paristenea, la maison et portion des biens de Lissaritz à Urrugne ; biens séquestrés depuis la sortie de son mari. La levée est ordonnée par l'administration centrale, le 10 juillet 1799, moyennant production des titres et paiement de certains droits.


15 Juillet. Pétition de Pierre Lahetjusan et de Marie Etcheto relative à la partition des biens séquestrés raison de l’inscription de Dominique Lahetjusan, leur fils, sur la liste des émigrés. On n’y trouve plus de meubles, attendu qu’ils ont été volés et détruits pendant l’internat des habitants de Sare.



BIDART, en basque Bidarte, est mentionné au XIIe s. dans le f° 14 du cartulaire de Bayonne. Dans les collations du diocèse, à la date de 1755, il figure sous le nom de Beata Maria de Bidart. Le curé aidé par un vicaire était à la nomination de l’évêque. Ses revenus consistaient dans les dîmes de quelques maisons et les prémices évaluées 1 150 l. plus le casuel et les offrandes s'élevant ensemble à 250 l. En tenant compte de la charge du vicaire (200 l.) le revenu net était de 1 200 l. — La population en 1650 était de 160 feux ; en 1718, 1 160 hab. ; et en 1820, 629.


pays basque autrefois blason
BLASON DE LA VILLE DE BIDART
PAYS BASQUE D'ANTAN



Il y avait trois chapelles : celles de St-Joseph, de Ste-Madeleine et d’Urrune : celle-ci restaurée de nos jours est un but de pèlerinage en vogue. Le lendemain de la Pentecôte, il s’y fait une belle procession.



Revenus de la Fabrique 307 l. — 38 obits d’un rapport annuel de 333 l. — Prébendes : celles de Deidarienea (fondée le 17 août 1635) ; de Deviral (?) N. ; de Pitrenea 29 l. ; — de Bourrouns Hiriart N. ; de Hirigoyen N. ; de Ste -Marie N. ; de Pierre Gascoiñarenea (14 mars 1707) 37 l. 13 s. 8 d.; — de Contesta aliàs Daguerre (30 décembre 1665) 10 l. ; — de Larrepunte (15 septembre 1671) 10 1.



Les registres paroissiaux nous révèlent de 1644 à 1790 les noms de Hirigoyty, Daguerre, Ste-Marie, Bordagaray, Hirigoïs, Villeneuve, Mocoçain, Laforcade, Hiriart, Planthion, Etcheverry, Duhalde, Duronea, Lehetchipy, Etcheverry, Baratciart, Belsussarry, Duhart, Salaberry, Darrigol, et Gastambide, prêtres.



Des prêtres originaires de la paroisse, on connaît Martin d’Etcheverry, né vers 1642 ; — Salvat Hirigoyen, né vers 1658 ; — Jean Heuty, né vers 1670 ; — Pierre d’Hirigoyen, né à la même époque ; Michel Lacau, né en 1677, directrice des religieuses Ursulines à St-Jean-de-Luz ; —

 Pierre Hiriart, né à Arbonne vers 1683 ; curé à Bidart en 1713 ; célèbre par ses doctrines et son entêtement janséniste, décédé en 1755.



A la Révolution, nous trouvons à la tête de la paroisse Martin de Hiriart, né à St-Pée, de Pre H. et de Marie Duhart. Il avait été ordonné à Paris où il fit ses études théologiques. Prêtre aussi zélé qu’érudit, il ne voulut ni publier le mandement de Sanadon ni prêter le serment constitutionnel. Il fut imité par ses vicaires Jean Gastambide, de Jatxou, croyons-nous, décédé curé de Mouguerre en 1835, et Jean Elissalde, de Larressore peut-être. — Faute de remplaçants, les trois dignes ecclésiastiques figurent dans l’état du nouveau clergé du district d’Ustaritz, au mois d’avril 1792, mais non dans celui du même mois de l’année suivante. Fidèles à leur conscience, ils franchirent la frontière. Nous croyons que l’abbé de Hiriart mourut en exil, car nous ne le trouvons plus sur les registres du clergé basque. La Révolution enleva de l’église de Bidart : 1 croix d’argent doré (10 m 4°). 1 encensoir pesant 5 m 11°, 1 paix avec sa navette 3° 12d etc.



A l’ouverture des églises, Bidart et Guéthary réunis eurent pour curé Martin Darrigol.



BIRIATOU, en basque Biriatu, ancienne annexe de la paroisse de Zubernoa est mentionné en 1552 dans la charte de Navarre (E. 426) sous le nom de Biriato. — A la Révolution, était vicaire de cette annexe Laurent Irouleguy, né de Bernard I. et de Catherine Elizagaray, dans la maison de ce nom à Gamarthe, et ordonné le 22 février 1777. Il figure dans l’état du nouveau clergé du district d’Ustaritz au mois d’avril 1792, mais non dans celui du même mois de l’année suivante ; ce qui démontre qu’il fut du nombre des prêtres fidèles. La Révolution vola de l’église de Biriatou 1 croix d'argent pesant 6 m 2° 12 d. etc. . A l’ouverture du culte, la cure de l’annexe, érigée en paroisse fut confiée à Jean-Bte Darrigol.



pays basque autrefois blason
BLASON DE LA VILLE DE BIRIATOU
PAYS BASQUE D'ANTAN



ZUBERNOA. — L’origine de ce prieuré-paroisse paraît devoir remonter à un gentilhomme de ce nom ou à sa famille. J. Balasque cite G. de Zubernoa, conseiller intime de Bertrand vicomte de Bayonne (1137 à 1170). Le cartulaire de Bayonne (f° 9) mentionne cette paroisse au XIIe s. sous le nom de Zubernie, et la charte de Labourd (E. 420) sous celui de Zoubornoua en 1581. L’hôpital de ce nom est mentionné dans les archives de l’Empire (J. 807, n° 12) à la date de 1581. L’érudit archiviste de la Gironde, Jean-Auguste Brutails donne un document du 13 juin 1357, où il est dit que dans "l’hospital de Sant-Jayme (Saint-Jacques) cerca Fontarabie como en Sant-Jolian de Luyx" eut lieu une montre (revue) des troupes partant pour la Normandie en 1357. Il s’agit ici de l’hôpital dit de Santiago de Zubernoa ; nom qui reste encore au quartier. On sait que cet édifice était pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Entre Béhobie et Hendaye, il indique le point de la route de Bayonne à St-Sébastien, comme les prieurés de Souraïde et Urdach indiquent celui de Bayonne à Pampelune. (Dans le document cité par M. Brutails, il est fait mention des seigneurs de Gramont, d’Ozta (Hozta) de Luxe, de Mauléon, etc.).



L’hôpital de Santiago devint un prieuré-paroisse à une époque que nous ne saurions préciser. Il dépendait de l'abbaye d’Arthous (diocèse de Dax). La maison prieuriale, avec jardin, l’église avec cimetière, un moulin Errota-zilho (aujourd’hui disparu), des terres cultes et incultes s’étendant de la gare actuelle de Hendaye au territoire d’Urrugne et de Biriatou formaient son vaste domaine sis sur la rive droite de la Bidassoa. L’ile des Faisans ou de la Conférence, appelée jusqu’à 1659 l’île de l’hôpital, faisait partie de ce domaine. La maison prieuriale appelée Prieurenea subsiste encore et elle est habitée par la famille Durruty qui en est propritaire. L’église, démolie le 23 avril 1793, lors de l’invasion espagnole dirigée par le général Ventura Caro, a disparu. L'emplacement de son cimetière est encore indiqué par une croix de bois. Les autres dépendances, vendues pendant la Révolution, sont devenues propriété de la commune de Hendaye et de divers particuliers.



pays basque autrefois île faisans
ÎLE DES FAISANS BEHOBIE
PAYS BASQUE D'ANTAN



L’église de Santiago (St-Jacques) de Zubernoa avait deux chapelles dédiées à la Sainte Croix et à St-Bernard. En 1766, la paroisse comptait 400 communiants. Son territoire s’étendait des bords de la Bidassoa, par les hauteurs du château d’Iranda, en laissant à droite la petite ville de Hendaye, jusqu’au quartier du château de M. Antoine d’Abbadie. Dans ce quartier, sur le bord de l’Océan, et sur une petite éminence s’élevait la chapelle de Ste-Anne, dont on reconnaît encore quelques vestiges. D'origine maritime, elle fut longtemps vénérée par les marins du lieu, surtout au temps des brillantes pêches de la baleine et de la morue. Au quartier sud-est de Zubernoa s’est formée la petite paroisse de Béhobie, dont l’église fut, longtemps une chapelle de secours. Zubernoa en très grande partie est aujourd'hui uni à la commune et paroisse de Hendaye.



Les revenus de la cure de Zubernoa-Biriatou, au XVIIIe s., casuel et offrande compris, étaient de 1 727 l. ; charge d’un vicaire 200 l. plus les réparations d’un moulin, net 1 550. — Fabrique, 130 l. de revenu annuel : 11 obits rapportant 90 l.



Les registres paroissiaux de 1662 à 1790 nous fournissent les noms de Duverger, d’Aragorry, Barnetche, d’Etcherry, Camou, Harriet, Dithurbide, Oxabide, Curutchague, Hirigoyen, Laster, Lorda, Teillary, Binos, Gorostiague, d’Arrigol et Irouleguy. — Arnaud de Harriet, né à Larressore vers 1658, servit la paroisse de Zubernoa pendant 35 ans. Une note insérée dans le registre de l'évêché par Mgr de Lavieuxville nous apprend qu’il prêcha 36 avents et carêmes avec le plus grand succès. C’était, ajoute le saint prélat, un bien bon homme. — Jean Barnetche, né à Sare en 1696, fut vicaire de Biriatou pendant dix ans ; démissionnaire, il devint ermite de Larrune (à la chapelle de la Rhune) : il fut remplacé par Jean Etcheverry d’Arbonne. — Pre Dithurbide, né à Villefranque vers 1783, qui fut de l’ordre des Prémontrés.



En 1783, il occupait encore son poste : il fut remplacé par Jean-Baptiste d’Arrigol ou Darrigol transféré cette année de Béhaune (voir Lahonce). Ce dernier avec son vicaire nommé plus haut fut confesseur de la foi. Ils émigrèrent fin 1792 en Espagne. Après le concordat, l’église ou la paroisse de Zubernoa fut unie à celle de Hendaye."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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mardi 1 juin 2021

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER JUIN 2021 SAINT JUSTIN ET SAINT CLAIR - ENEKO ET IÑIGO


PROVERBE DU 1ER JUIN 2021 (SAINT JUSTIN) (SAINT CLAIR) (ENEKO) (IÑIGO).


JUSTIN : Jeune grec né à Flavia Neapolis (Naplouse en Cisjordanie aujourd'hui), en Palestine, vers l'an 100, Justin se passionne pour la philosophie. 




religion catholique saint sainte justin
1ER JUIN SAINT JUSTIN DE NAPLOUSE


Justin fait le tour des écoles de philosophie du monde hellénistique à la recherche de la Vérité. 

Justin découvre finalement celle-ci en entendant un vieillard sur une plage lui parler du Christ.

Après son baptême, Justin se demande si la Vérité a commencé avec le Christ. Il préfère croire qu'elle était déjà en germe dans la philosophie antérieure et va, toute sa vie, s'efforcer de concilier celle-ci avec l'enseignement du Christianisme. 

Il est condamné pour avoir refusé de participer au culte des idoles et il est décapité, vers 165, avec 6 compagnons sous le règne de l'empereur Marc-Aurèle que l'on dit précisément philosophe.

L'Eglise fera de Justin le patron des philosophes.



religion catholique saint sainte justin
1ER JUIN SAINT JUSTIN DE NAPLOUSE




CLAIR : Clair d'Aquitaine, ou Clair d'Albi, est le premier évêque d'Albi.



religion catholique saint sainte clair
1ER JUIN SAINT CLAIR D'AQUITAINE

Clar en occitan, Clarus en latin, est un saint catholique et orthodoxe du 1er ou du 4ème siècle, martyr, dont la fête est célébrée le 1er juin.

On ne possède aucun document historique sur lui et ce que l'on sait de sa vie repose sur des légendes.

Le culte de saint Clair ne commence pas avant le 12ème siècle.

Les reliques de Clair sont préservées et conservées dans l'église et Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais de Lectoure, dans le Gers.

Clair est honoré à Albi et sa région, en Gascogne, ainsi que dans les diocèses de Périgueux et de Sarlat.

Traditionnellement il était invoqué pour guérir les maux d'yeux et de nombreuses fontaines des Landes et d'autres départements lui étaient dédiées.


religion catholique saint sainte clair
1ER JUIN SAINT CLAIR D'AQUITAINE







ENEKO, IÑIGO : Oñako abade, XI. mendean. Nafarroako erregeen hilobia. IÑIGA : Doña Toda Larraungo erregina erregentearen ama.

(...) Eneko - Ohiko euskal izena Erdi Aroan. 842. urtetan Iruñeko lehen errege izan zen Eneco-k Esa herria eman zion Leireko monasterioari ("Ego rex Eneco concedo..."). Jakitunen artean adostasun zabala dago euskal izentzat jotzean (...)

(...) ; osagaiak ene "nirea" eta -ko atzizki hipokoristikoa dirateke, eta jatorrizko adiera "enetxoa" edo Loiolako Eneko latinez Enecus zen eta gaztelaniaz Iñigo (ikus sarrera hau), lehenago Iruñeko erregeak edo Bizkaiko jaunak bezala.

IÑIGO Eneko izenaren erdarazko aldaera. Euskal Herrian hagitz erabilia. Zenbaitetan gaztelaniaz Iñigo erara ezagutzen ditugun pertsonaoien benetako izena ez zen hori, Eneko baizik. Esaterako, 842. urtean Nafarroako erregeak Leireko monasterioari lur sail batzuk ematean ego Enneco izenpetzen du. 850. urtean bere semeak ere aldaera hori darabil (Garsea Ennecones, Garcia Iñiguez erromantzez). Bizkaian ere XI. mendean Eneco Lopiz dugu ("Senior Eneco Lopiz de Bizcaia", Leire 1043), erdaraz Iñigo Lopez emana. Dena dela, izena itzuli zuen pertsonaiarik ezagunena Eneko Loiolako izan zen.


Un décès du 1er juin Jean-Paulin Habans, dit Paulus.


chanteur france caf concert
CHANTEUR PAULUS


Né le 6 février 1845 à Saint-Esprit (Landes) - Mort le 1er juin 1908 à Saint-Mandé (Val-de-Marne).

C'est un chanteur français.

C'est le créateur de En revenant de la revue, hymne du boulangisme et il est, avec Thérésa et Ouvrard, une des premières vedettes du café-concert.

Paulus grandit à Bordeaux.

Il fait ses débuts dans les caf'conc' de Paris en 1864 et fréquente les goguettes.

Petit à petit, il est programmé dans les salles françaises les plus prestigieuses, notamment à l'Eldorado.

Paulus est le premier, en 1888, à atteindre des cachets très importants (400 francs par représentation).

Il crée En revenant de la revue en mai 1886 à la Scala, chanson à la gloire de l'armée française qui va devenir une chanson boulangiste et qui va entrer dans l'histoire de la chanson française.

Il fonde, en 1887, le journal La Revue des Concerts et il est brièvement le propriétaire d'une salle de spectacle à Paris, le Ba-Ta-Clan, de 1892 à 1897.

De nombreux artistes y chantent, comme Fragson, Bruant ou Paula Brébion. On y voit aussi Buffalo Bill.

A partir de 1889, il part en tournée dans les capitales européennes, en Russie et à New York.

Paulus fait ses adieux le 19 décembre 1906 sur la scène de la Gaîté, à Paris.

Durant ses 42 années de carrière, il a créé 2 500 chansons.

Il meurt le 1er juin 1908, à 63 ans.


chanteur france cafe concert
AFFICHE DE PAULUS EN 1891
PAR SEM


Voici le proverbe du mardi 1er juin 2021 :


XIMINO JAUZIKARIENA ERORTZEN DA LASTERRENA.

Le singe le plus bondissant finit par tomber.


danse singes
SINGES ET LA LECON DE DANSE



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE GRÈVE SOLENNELLE EN PAYS BASQUE SUD EN MAI 1951 (deuxième et dernière partie)

 

GRÈVE EN PAYS BASQUE SUD EN 1951.


En mai 1951, le Pays Basque Sud se met en grève, après la Catalogne en mars de la même année.



pais vasco antes ayuntamiento guipuzcoa
MAIRIE ET JARDINS ST SEBASTIEN 1951
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet le journal Carrefour, le 1er mai 1951 :


"...Cependant, les pressions se multiplient auprès du gouverneur, auquel Madrid dépêché M. Giron lui-même, le ministre du travail, tandis que la revue "Egiz", organe clandestin du clergé basque, affirme que, devant la gravité des circonstances, le prêtre ne saurait s'abstenir de parler.



"Des richesses considérables sont aux mains de quelques-uns", dit "Egiz". "La misère est l'apanage de la majorité. Le pape l'a affirmé dans son récent discours radiodiffusé aux travailleurs d'Espagne. Nous, prêtres, en étroit contact avec le peuple, ratifions cette assertion... Une action comme celle de ces jours derniers, strictement correcte, sereine, sans excès (que nous aurions condamnés s'ils s'étaient produits), est un geste dont on ne saurait nier la légalité, au regard des règles de la morale chrétienne. Tenus à défendre la justice et à protéger par charité le plus faible, nous proclamons publiquement et en toute conscience notre désaveu des représailles de toute nature et la multiplication des arrestations opérées pour ce motif." 



Grève politique ?



Voilà les faits et voilà l'atmosphère. Le mal est profond parce qu'il est réel et généralisé. Un million d'habitants sous alimentés, trois cent mille travailleurs sous-rétribués, voilà ce que signifie la grève du pays basque. 



Grève politique, a-t-on dit. Les Basques n'ont jamais caché leur désir d'autonomie dans un cadre fédéraliste. Mais le drame basque est une simple localisation du drame espagnol. Au lendemain de la grève catalane, Madrid a fait baisser spectaculairement, mais momentanément, les prix de plusieurs denrées essentielles. Après la grève basque, les importations de légumes ont repris. Six mille tonnes de pommes de terre sont venues de France. Elles sont vendues une peseta 90 le kilo, au lieu paraît-il que le prix antérieur de 3 à 4 pesetas, paraît-il. Palliatifs. Les grévistes, parait-i1, ne croient pas possible une action durable sous le régime actuel de l'Espagne. C'est en cela seulement que leur geste est politique. Pas de communistes, pratiquement, parmi eux. Le communisme est nul et le gouvernement exilé à Paris, a, une fois pour toutes, choisi "l'Occident".



L'Espagne : un centre nourri par une périphérie



C'est un point. Il n'empêche qu'on ne pourra faire que l'Espagne cesse d'être géographiquement ce qu'elle est : un centre nourri par une périphérie. Nourri de quoi. L'huile et les oranges exceptées, la richesse espagnole est minérale. On ne mange pas le cuivre et le fer. On les vend ou bien on les échange contre la nourriture.



Or les régimes autoritaires sont par définition autarcique. Mais l'économie en vase clos est un luxe à sa manière. Si parce quelle elle est riche de minerai, une nation consacre ses revenus de l'étranger à développer son industrie sans élever simultanément le niveau de vie de ses travailleurs, elle ne résout pas son problème. C'est ce qui se passe en Espagne.



Que peut-on espérer alors ? Le gouvernement basque exilé (puisque c'est des Basques qu'il s'agit en ce moment) répond : "Rien à l'heure actuelle". Son sentiment est que le régime espagnol présent ne peut se concilier avec l'esprit communautaire international  qui se dessine en Europe et dans le monde occidental.  "Sous un régime différent", dit-il,  l'Espagne aurait bénéficié du plan Marshall, elle serait membre de l'O.N.U. et du pacte atlantique, entre autres organisations Elle participerait aux obligations, mai aussi aux avantages de la coopération occidentale."


— Mais n'a-t-elle pas pas déjà bénéficié d'un crédit américain de soixante millions de dollars ?


— L'Export-Import Bank des Etats-Unis a en effet consenti à l'Espagne un crédit de soixante millions de dollars. Mais un tiers seulement a été versé. Devant son utilisation autarcique, les deux autres tiers demeurent gelés. Dans l'esprit des prêteurs américains, les dollars représentent non seulement des machine, mais du pain. Ni les industriels privés, ni les ouvriers n'y trouvent leur compte. Et les voilà réunis dans la réprobation.



Voilà pourquoi la grève est impressionnante. Elle n'est pas née d'une poignée d'agitateurs. Le sang n'a pas coulé. Osons dire que c'est plus grave ainsi. La grande menace n'est ni une révolution, ni une terreur officielle mais - et c'est peut-être pire - une asphyxie économique lente, implacable et qui n'épargnerait personne.



"Le moment est venu d'un dialogue."



Peut-on attendre d'un régime aussi autoritaire qu'il se fasse suffisamment libéral sans se contredire au point de sombrer, ou qu'il accepte de sombrer ?



— Qu'a t-on fait depuis douze ans ? demande le ministre de l'Intérieur du gouvernement d'exil.



Pourtant, tout le monde sent qu'il faut faire quelque chose, et vite, sous peine d'un suicide national.



C'est pourquoi le clergé espagnol de l'intérieur lui-même, longtemps enfermé dans une hautaine intransigeance, en vient aujourd'hui à imprimer officiellement, dans sa revue Ecclesia, cette affirmation, qui prolonge l'expos" clandestin des prêtres basques d'Egiz : "Le moment est venu d'un dialogue entre le gouvernement et les gouvernés."


Dans ce numéro de Carrefour, parurent aussi plusieurs autres articles :


"Le gouvernement d'Euzkadi a choisi l'Occident.


presidente gobierno vasco
JOSE ANTONIO DE AGUIRRE Y LECUBE



Le gouvernement d'Euzkadi, c'est-à-dire le gouvernement basque exilé à Paris, n'est pas un ministère de fortune. Son chef, le président de Aguirre, a été régulièrement élu par le peuple. Avec les ministres de son choix, il a exercé le pouvoir huit mois. Quand le pays a été occupé par les troupes franquistes, il s'est replié à Barcelone jusqu'à la fin de la guerre civile.


Il comprend quatre membres du parti nationaliste basque (démocrate-chrétien), dont M. de Aguirre, un membre de la gauche républicaine, un de l'union républicaine, un socialiste, qui est le plus "à gauche". Il se veut "occidental" et répudie le communisme.


Républicain par tendance, il accepterait le régime, quel qu'il soit, adopté librement par le peuple espagnol, pourvu que lui fut reconnue une certaine autonomie régionale."


"Le pseudo-Panaméen et la veuve vénézuélienne.



Le président de Aguirre est un homme de 47 ans, marié, père d'une fille de 1 5 ans et de deux garçons de 11 et 7 ans. Avant d'être chef de gouvernement, il fut avocat et directeur d'une fabrique de chocolat.


II connut sous l'occupation allemande des jours mouvementés. Parti pour la Belgique auprès de sa mère, il y perdit sa soeur dans un bombardement. Pour fuir, il dut passer par... l'Allemagne et la Suède avant de gagner l'Amérique. Il se fit passer pour citoyen panaméen, tandis que sa femme était présentée comme une veuve vénézuélienne. Des jésuites le cachèrent dans leur couvent, des amis le protégèrent. Il revint à la libération de Paris.



libro pais vasco antes aguirre
LIVRE DE GUERNICA A NUEVA YORK
DE JOSE ANTONIO DE AGUIRRE Y LECUBE



M. de Aguirre a relaté son aventure extraordinaire dans un livre : "De Guernica a Nova York pasando por Berlin", traduit en anglais sous le titre "Escape via Berlin".



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

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Comme je m'y suis engagé il y a quelques années, nous sommes le premier du mois et je change donc l'arrière-plan de mon blog.