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samedi 1 juin 2024

NOUVEL ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN

  

CHANGEMENT DE MOIS = CHANGEMENT D'ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG.


Comme je m'y suis engagé il y a quelques années, nous sommes le premier du mois et je change donc l'arrière-plan de mon blog.

mardi 16 avril 2024

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 16 AVRIL 2024 SAINT BENOÎT-JOSEPH - GRAZI

 


PROVERBE DU 16 AVRIL 2024 (SAINT BENOÎT-JOSEPH) (GRAZI).


BENOÎT-JOSEPH : Benoît-Joseph Labre est un pèlerin mendiant français, qui parcourt les routes d'Europe au 18ème siècle.


religion catholique saint sainte benoit-joseph
16 AVRIL SAINT BENOIT-JOSEPH LABRE

Né dans l'Artois le 26 mars 1748, Benoît-Joseph est l'aîné d'une famille de quinze enfants.

Sa famille le destine au sacerdoce mais Benoît-Joseph se fait chasser des couvents les plus stricts comme La Trappe ou La Chartreuse, à cause de son jeune âge ou de sa santé jugée fragile.

Benoît-Joseph cherche Dieu en Italie, dans le vagabondage et la clochardise, sans jamais perdre sa joie de vivre.

Il meurt à 35 ans, le 16 avril 1783, à Rome, dans les ruines du Colisée où il a élu domicile, durant 6 ans.

Il est béatifié le 20 mai 1860 par le pape Pie IX devant 40 000 personnes.

Benoît-Joseph est canonisé le 8 décembre 1881 par le pape Léon XIII.

Il est liturgiquement commémoré le 16 avril, jour de sa "naissance au Ciel".

Benoît-Joseph est le saint patron protecteur des modèles, des célibataires, des mendiants, des sans domicile fixe, des pèlerins, des itinérants et des personnes inadaptées.



religion catholique saint sainte benoit-joseph
16 AVRIL SAINT BENOIT-JOSEPH LABRE


GRAZI : Garazi Guren deitua izan da. Egun horretan indiabak eta artoaren haziak bedeinkatzen zituztelako. Ste Engrace. Santa Grazi, erderaz Grâce (Abuztuaren 21ean) eta Gracia (Ekainaren 23an).

Grazia : Gracia (es), Grace (fr), Grace (en), Gratiae (pl.)

Latineko gratia "mesedea" hitzetik datorkigun izena da hau. Grazia kristauen teologian Jainkoak emandako dohaina da, baina ezagunagoa da Greziako grazinegatik. Hiru graziak, Aglae, Eufrosia eta Talia Zeus eta Eurinomeren alabak ziren, edertasuna eta gogo-gorputzen oreka irudikatzen zuten. Dona Gracia Iruñean aurkitzen dugu, 1241ean eta Graci aldaera Bilbon 1470ean (Graci d'orosco). Santuaren eguna ekainaren 23an da. Aldaerak : Garazi, Grazi eta Gartze (Die).



Une naissance du 16 avril : John Franklin.



explorateur angleterre grand nord
EXPLORATEUR JOHN FRANKLIN

Né le 16 avril 1786 à Spilsby (Lincolnshire, Angleterre) - Mort le 11 juin 1847 sur l'île du Roi-Guillaume, dans l'archipel arctique canadien.

C'est un explorateur britannique qui, au cours de plusieurs expéditions, a cartographié près des deux tiers de la côte nord de l'Amérique.

Neuvième d'une famille nombreuse de 12 enfants, son père s'oppose d'abord à l'intérêt de son fils pour une carrière maritime.

Dès l'âge de 14 ans, il l'autorise néanmoins à s'engager dans la Royal Navy.



explorateur arctique angleterre
EXPLORATEUR JOHN FRANKLIN

A partir de 1800, John Franklin participe à des voyages restés célèbres et à des batailles navales, comme la bataille de Trafalgar en 1805.

Dès 1818, il tente d'explorer à plusieurs reprises l'Arctique au cours d'expéditions durant plusieurs années.

Il épouse en 1823 la poétesse Eleanor Anne Porden, puis à la mort de celle-ci en 1825, le 5 novembre 1828 Jane Griffin une amie de sa première femme.

En 1829 et 1836, il reçoit plusieurs distinctions royales.

Il est nommé gouverneur de Tasmanie  de 1836 à 1843.

Lors d'une expédition dans l'archipel arctique canadien, à la suite d'une erreur de navigation bloquant John Franklin sur la banquise, une partie de l'équipage, dont Franklin (mort le 11 juin 1847), meurt de faim et de froid.




explorateur arctique angleterre
EXPLORATEUR JOHN FRANKLIN

Voici le proverbe du mardi 16 avril 2024 :


NOLAKO SUÑULARIA, ALAKO DANTZARIA.

Telle musique, tel danseur.



pays basque autrefois musique danseur
FANDANGO
PAR ILLUSTR HOMUALK



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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samedi 2 mars 2024

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 MARS 2024 SAINT CHARLES LE BON - ZURIKO

 

PROVERBE DU 2 MARS 2024 (SAINT CHARLES LE BON) (ZURIKO).


CHARLES LE BON : Fils du roi de Danemark Knut le Grand, Charles naît vers 1083 à Odense (Danemark).



religion catholique saint sainte charles
2 MARS SAINT CHARLES LE BON

Charles devient comte de Flandre au retour de la première croisade, et le reste de 1119 à 1127.

Charles est considéré comme "martyr et saint" par le peuple, dès après sa mort.

Charles se signale alors par son souci de paix, de justice et de charité, et par des mesures en faveur des pauvres.

Mal récompensé, Charles est assassiné à Bruges (Belgique) le 2 mars 1127.

Charles est formellement béatifié en 1883 par le Pape Léon XIII, avec le titre de Charles le Bon.

Patron des comtes et des croisés, intercesseur des miséreux, il était invoqué par les fiévreux qui devaient boire l'eau versée dans son crane.


religion catholique saint sainte charles
2 MARS SAINT CHARLES LE BON



ZURIKO : "Aubin" "Albino".

(...) zuriko iz. Antzinako zenbait txanponen izena ; bereziki, marabedi erdi balio zuen txanpona Zortzi arbi buruk hamabi zuriko edo hiru lauko balio (...)

(...) dute iz. Balio hutsaleko txapona Nahikotxo irabazi arren, zuriko bat aurreratzen ez dakien langilea (...)

Latinko Albinus (albus "zuria"-tik) goitizena denboraren poderioz pertsona-izena izatera iritsi zen, beste hizkuntza batzuetan bezala. Santuaren egun irailaren 15ean da.




Un décès du 2 mars : Berthe Marie Pauline Morisot.



peintre femme impressionniste manet
BERTHE MORISOT VERS 1877


Née le 14 janvier 1841 à Bourges (Cher) - Morte le 2 mars 1895 à Paris.

C'est une artiste peintre française, cofondatrice et doyenne du mouvement impressionniste.

Le père de Berthe est préfet du Cher, à sa naissance, en 1841.

Au début des années 1850, son père est démis de ses fonctions et la famille s'installe à Passy (Seine).

Berthe et ses soeurs reçoivent une instruction soignée dans des établissements parisiens très réputés.

Leur mère leur fait donner également des cours de piano et de peinture, en particulier par Camille Corot.

Dès 1864, Berthe présente deux toiles au Salon de peinture et de sculpture.

En 1865, sa peinture est remarquée par le critique d'art Paul Mantz.

A Paris, sa famille fréquente la famille Manet et elle rencontre peintres et poètes, tels que Charles Baudelaire, Emmanuel Chabrier, Charles Cros, James Tissot et Pierre Puvis de Chavannes.

Berthe épouse Eugène Manet, fils du peintre Edouard Manet, en décembre 1874, avec lequel elle aura une fille, Julie.

En juillet 1870, lors de la guerre entre la France et la Prusse, elle quitte Paris pendant quelques mois, et elle cesse de peindre.

A partir de 1871, il y aura un chassé-croisé d'influences mutuelles, d'emprunts parfois imperceptibles, d'Edouard Manet à Berthe Morisot et inversement.

La maîtrise de Berthe commence à subjuguer ses camarades artistes-peintres, en particulier Edgar Degas.

Après le Salon de 1873 houleux à cause des choix conservateurs du jury, elle adhère à la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs, avec Claude Monet, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Camille Pissarro et Edgar Degas.

Dès lors, Berthe abandonne le Salon officiel pour les expositions impressionnistes.

Lors de leur première exposition, du 15 avril au 15 mai 1874, elle expose 14 huiles, 3 pastels et 3 aquarelles.

Berthe devient la figure de proue du mouvement impressionniste, ainsi que Mary Cassatt.

Vers 1886-1887, elle se met à explorer de nouvelles techniques : sculpture et pointe sèche.

Son mari meurt en avril 1892 et Stéphane Mallarmé devient le tuteur de sa fille Julie.

A la mi-février 1895, elle tombe malade avec une congestion pulmonaire.

Berthe meurt le 2 mars 1895, à 54 ans.

Malgré la destruction de toutes ses oeuvres de jeunesse, il reste néanmoins, à sa mort, plus de 400 pièces : peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures.




femme peinte impressionniste manet
BERTHE MORISOT VERS 1875


mercredi 31 janvier 2024

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 31 JANVIER 2024 SAINTE MARCELLE ET SAINT CYR - MARKELE

 

PROVERBE DU 31 JANVIER 2024 (SAINTE MARCELLE) (SAINT CYR) (MARKELE).



MARCELLE : Marcelle est une veuve romaine qui se voue à la charité sous la direction de saint Jérôme, au 4ème siècle.



religion saint sainte catholique marcelle
31 JANVIER SAINTE MARCELLE

Née en 325, Marcelle joue un rôle majeur dans l'instauration du monarchisme féminin à Rome.

Marcelle se retrouve veuve, vers 350.

Dès lors, Marcelle et d'autres femmes, vierges ou veuves, partagent leur temps et leur argent, entre la prière et la charité.

Marcelle meurt en 410, à l'âge de 85 ans, durant le sac de Rome par l'armée d'Alaric.

Marcelle est fêtée le 31 janvier par l'Eglise catholique, et figure aussi au synaxaire des Eglises d'orient.



religion catholique saint sainte marcelle
31 JANVIER SAINTE MARCELLE


CYR : Saint Cyr d'Alexandrie est un médecin chrétien d'Alexandrie (Egypte), au 4ème siècle.


religion catholique saint sainte cyr
31 JANVIER SAINT CYR D'ALEXANDRIE

Cyr soigne gratuitement tout en évangélisant.

Il subit le martyre durant la Grande Persécution (vers 311), en compagnie de son ami, Jean d'alexandrie, et d'Athanasie avec ses 3 filles Théodotè, Théoctistè et Eudoxie.


religion catholique saint sainte cyr jean
31 JANVIER SAINT CYR ET SAINT JEAN



MARKELE : "Marcela" "Marcelle". Markel (M.)

(...) Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-ko Markele izena gaztelaniako Marcela-ren eta Marcial-en femenioaren aldaeratzat ematen da. Baliokideak : Marcela (gaz.) eta Marcelle (fr.) - - Marcela (...)

(...) Martzela - Latineko Marcellus-etik (Marcus izenaren txikigarria eta Klaudia leinukoen gentilizioa) dator. Santa hau Erroman jaio zen III. mendean eta bertan martirizatu zuten IV. aren hasieran. Jaieguna urtarrilaren 31n da. (...)



Un décès du 31 janvier : Samuel Goldwyn, né Schmuel Gelbfisz.



producteur américain  paramount juif lasky
PRODUCTEUR DE CINEMA SAMUEL GOLDWYN


Né le 17 août 1879 à Varsovie (Pologne) - Mort le 31 janvier 1974 à Los Angeles (Californie, Etats-Unis).

C'est un producteur américain d'origine juive polonaise.

Il est surtout connu pour être le contributeur fondateur et dirigeant de plusieurs studios de cinéma à Hollywood.

Samuel est probablement né en juillet 1879.

Après la mort de son père, il quitte Varsovie pour Hambourg, puis en novembre 1898, il va à Birmingham, et enfin de Liverpool il gagne Philadelphie, aux Etats-Unis, en janvier 1889.

Il y trouve du travail comme gantier.

En 1910, il épouse Blanche Lasky, avec laquelle il aura une fille.

En 1913, avec son beau-frère Jesse L. Lasky, Cecil B. DeMille et Arthur Friend, Samuel forme un partenariat, The Jesse L. Lasky Feature Play Company, pour produire des longs métrages.

La société de Samuel s'associe avec la Paramount, en 1914, pour produire 36 films par an, et les deux sociétés fusionnent en juin 1916.

En 1916, il crée, avec Edgar et Archibald Selwyn, la Goldwyn Pictures, qu'il vend en 1924.

Il lance en 1923 ses propres studios : Samuel Goldwyn Productions (SGP) et produit son premier long métrage en septembre 1923.

Après avoir divorcé en 1915, il épouse, en 1925, en secondes noces l'actrice Frances Howard, avec laquelle il aura un fils.

Pendant 35 ans, Samuel va produire de nombreux films et il va être le producteur indépendant le plus prospère d'Hollywood.

Son studio, adoubé par la critique pour ses choix qualitatifs, a été infiniment respecté jusqu'en 1959, date à laquelle il a pris sa retraite.

Dans les années 1940-1950, il offre à John Ford et Howard Hawks l'occasion de réaliser leurs meilleurs films.

En 1946, Samuel est honoré par l'Academy of Motion Pictures and Sciences.

Dans les années 1950, il se tourne vers plusieurs comédies musicales.

Son dernier film, Porgy and Bess, sorti en 1959 par Columbia Pictures a été nominé pour 3 oscars mais n'en a reçu qu'un pour la meilleure musique originale.

Il meurt d'une insuffisance cardiaque à son domicile, le 31 janvier 1974, à 91 ans.



producteur américain  paramount juif lasky
PRODUCTEUR GOLDWYN SAMUEL 1919



Voici le proverbe du mercredi 31 janvier 2024 :


HAZ NEZAK EGUNGO HARAGIAZ, ATZOKO OGIAZ ETA XAZKO ARNOAZ ETA ATXETERRAK BIHOAZ.

Nourris-moi de la viande du jour, du pain d'hier, du vin de l'an dernier, et au diable les carabins !



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(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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mercredi 27 décembre 2023

LA FEMME AU PAYS BASQUE EN 1896 (sixième partie)

LA FEMME AU PAYS BASQUE EN 1896.


La place de la femme, dans la société, au Pays Basque, a toujours été très importante.




pays basque autrefois femme oihenart proverbes d'abbadie
FEMME DE HAUTE BISCAYE




Après nous avoir parlé des enfants, des animaux domestiques, des mariages et de la mort, voici 

ce que rapporta au sujet de la femme au Pays Basque, Mme d'Abbadie d'Arrast, épouse 

d'Antoine d'Abbadie d'Arrast, dans la revue bimensuelle La Femme, le 15 février 1896 :



"La femme du pays basque (suite).



"... Nos modestes études sur la femme dans le pays basque présenteraient une lacune si nous négligions un des types de femmes les plus curieux de la région. Nous voulons parler de la mendiante.


pays basque autrefois femme oihenart proverbes d'abbadie
MENDIANTE PAYS BASQUE D'ANTAN
ILLUST F HUYGENS


Ce type ancien s'efface à mesure que descendent dans la tombe, les unes après les autres, les vieilles femmes qui, dans leur première enfance, avaient assisté à l'invasion des Espagnols dans les villages de la frontière et entendu dévaler le long des montagnes les lourds canons des Anglais en route pour Toulouse. Ces braves vieilles ne ressemblent en rien aux mendiantes de nos villes. On ne les a pas vues, dans leur jeunesse, implorer la pitié des passants, un marmot loué à l'heure ou à la journée sur les bras. Lorsqu'elles étaient jeunes, elles travaillaient, elles gagnaient leur pain avec vaillance. L'âge est venu, avec l'âge le déclin des forces. Alors elles ont eu recours à la charité publique. Entourée de ces conditions de respectabilité, la mendicité ne peut emporter avec elle aucune défaveur. Au contraire, autrefois, on éprouvait à l'égard des mendiantes une affectueuse commisération, on les recevait avec beaucoup d'affabilité, on les traitait avec bonté. Faire l'aumône était une des principales vertus et le privilège de la maîtresse de maison. Telle maîtresse s'était acquis une réputation par ses charités ; on citait son nom avec admiration, parce qu'elle savait faire généreusement part de ses biens aux pauvres. Elle ne donnait pas d'argent, car elle n'en avait pas. Elle donnait les produits du sol : des haricots, des pommes de terre, du pain, des morceaux de meture selon le degré, d'aisance de la famille. Pour emporter sa quête, la mendiante s'était munie d'un sac cousu aux deux bouts qu'elle jetait sur son dos en passant sa tête par une ouverture ménagée au milieu du sac. De celte façon, la charge s'équilibrait dans les deux poches du sac. Dans chaque village un jour était réservé aux pauvres. On les voyait revenir régulièrement : on les connaissait, on les attendait. Dans les maisons éloignées, on leur gardait, de la paille, des couvertures, quelquefois une couchette, on leur destinait un gite où ils passaient la nuit après avoir pris part au repas de la famille.




béarn autrefois femme oihenart proverbes d'abbadie
MENDIANTE
BEARN D'ANTAN



Lorsqu'une mendiante frappait à sa porte, la première question que lui posait la maîtresse était souvent : "Qu'y a-t-il de nouveau ?" La mendiante était une gazette vivante, et c'était la seule gazette qui parvînt aussi loin dans les pays perdus de la montagne. Elle ne se faisait pas prier pour raconter ce qu'elle avait vu et appris dans le cours de ses pérégrinations. Elle savait embellir les nouvelles et possédait à un haut degré le talent de l'amplification, surtout lorsqu'elle vantait la libéralité des personnes charitables à son égard. Si son récit paraissait amusant, la maitresse la retenait à souper pour que toute la famille pût l'entendre à la veillée du soir après le travail de la journée. Quelques vieilles femmes d'une mémoire extraordinaire récitaient des complaintes versifiées dont les couplets se suivaient à l'infini. Les auditeurs ravis écoutaient sans se lasser. Malheureusement, ces complaintes n'ont pas été notées à temps et sont maintenant oubliées de la génération présente. A une époque où les communications étaient aussi difficiles que rares, les mendiantes avaient un rôle utile dans la contrée. Les contes de fées, les pièces de théâtre où l'auteur fait intervenir la vieille femme en haillons qui est chargée de porter à la jeune et belle séquestrée les assurances de la libération prochaine, ne sont pas, sous ce rapport, pures fictions. Elles sont plus conformes à la réalité qu'on ne le suppose. Grâce à leur vie errante, les mendiantes servaient d'intermédiaires entre les familles, elles se chargeaient de messages d'une maison à l'autre, elles négociaient des mariages et les promesses des fiancés s'échangeaient par elles. On leur a attribué avec raison la conclusion de mariages riches, de mariages importants : leur discrétion était à toute épreuve.



Que leur rapportait leur industrie ? Peu de choses, sans doute, mais suffisamment pour pourvoir à leurs besoins : on vivait de si peu, il y à une soixantaine d'années ! Les provisions  qu'elles avaient amassées dans leurs sacs, elles allaient les vendre dans les fermes pour la nourriture des bestiaux et de la volaille. On leur donnait un sou par kilo de morceaux de pain. Elles recevaient aussi, et c'était une des formes que prenait la charité, du lin à filer. Elles pouvaient gagner en filant de 2 à 3 sous par jour. Ces gains nous paraissent bien minimes, mais leur valeur s'élève si nous les comparons aux salaires des ouvrières de la campagne vers la fin de la Restauration. De 1820 à 1830, la journée de femme pour couper la fougère, pour piocher les champs, se payait six sous. Certains travaux mieux rémunérés, ceux de la vendange, cueillir le raisin, le porter à la cuve, valaient dix sous. Ce chiffre de dix sous représentait, du reste, le salaire ordinaire des ouvriers. Il nous faut arriver à 1835 pour trouver dans les anciens livres de comptes basques des salaires agricoles de douze à quinze sous par journée d'homme. Les prix des loyers, les denrées alimentaires étaient d'une valeur proportionnelle. Le loyer d'une petite maison avec sou jardin variait de 10 à 20 francs par an ; la viande, dont on ne mangeait pour ainsi dire jamais, se payait six ou huit sous la livre, c'est à dire le kilo et demi.



La mendiante, lorsque c'était une méchante créature, savait se doubler d'une prétendue sorcière et se faisait attribuer une puissance mystérieuse pour exploiter la crédulité des paysans. Elle jetait le sort sur le bétail, sur les enfants. On la redoutait. Lorsqu'on lui donnait l'aumône, c'est qu'on n'osait pas lui refuser, et elle savait menacer et maudire jusqu'à ce qu'elle eût obtenu ce qu'elle voulait. Souvent la mendiante, pour augmenter ses petits profits, ne dédaignait pas la contrebande. Elle dissimulait sous ses jupes des sacs de sel qu'elle portait d'Espagne en France, du sucre, du café, et qu'elle était certaine de vendre dans les maisons qu'elle fournissait de ces denrées.



Nous nous demandons quelle est l'opinion du Basque sur la femme, et, à cette question, nous ferons la réponse la plus banale. Le Basque, lorsqu'il parle de la femme, ne diffère pas d'opinion avec la généralité des hommes de toutes les époques et de toutes les races. Il devient satirique. Toute son ironie s'adresse au sexe faible. Se souvenant d'Eve, il dit : "Amuse le chien avec un os et la femme avec un mensonge."



Dans un ancien recueil de proverbes basques, nous apprenons que la femme est une créature portée à la vanité : "Une servante de pays lointain a bruit de demoiselle." Qu'elle est dissipée: "Les trop longues promenades perdent les poules et les femmes." Qu'elle est coquette : "Johanna a sa robe de drap fin, sa pitance, c'est la fève : son potage est comme de l'eau de lessive." La femme est, bien entendu , versatile : "L'esprit de la femme est léger comme le vent du Midi." Sa beauté est un piège : "La belle est d'ordinaire fainéante." Avant de prendre femme, on ne saurait trop peser et examiner : "L'or, la femme et les étoffes, ne les choisis qu'en plein jour," et quelque avisé qu'ait été Domingo dans le choix de son épouse, encore aurait-il lieu de se repentir, car, en se mariant, il a épousé les soucis : "Domingo, dit le proverbe, prends une femme et après dors tant que tu voudras, car elle aura assez soin de t'éveiller." Il lui en cuira s'il a été assez sot pour faire un mariage d'ambition : "Celui qui prend femme de grande maison ne sera pas sans noise à la maison." S'il la prend à cause de sa dot, la sagesse des Basques, d'accord avec celle des nations, l'avertit que "celui qui choisit sa femme par seule considération de sa dot, s'en repent dès le lendemain, à cause du mal qui lui en revient". Mais voici un proverbe qui est moins juste et plus cruel : "Le jour où l'on se marie, c'est le lendemain du bon temps." La marâtre reçoit plus justement des coups d'épingle : "La marâtre, quoique faite de miel, n'est pas bonne." "Il ne s'est jamais trouvé au monde qu'une seule bonne marâtre et le loup l'a emportée." Et ceci : "Marâtre, dis-moi : "Tiens", et non pas : "En veux-tu ?" Un esprit plus équitable à l'égard de la femme se révèle cependant par le proverbe suivant : "C'est à force de filer que notre maîtresse a provision de linge, et non pas pour être restée à la maison." En fin de compte, dans la lutte contre le pouvoir de l'homme, la femme s'avoue vaincue : "Qui a mari a seigneur," dit le proverbe.




liburu atsotiza refrauac oihenart euskal herria lehen
LIBURU ATSOTIZAC ETA REFRAUAC 
ARNAULD OIHENART


Le recueil des proverbes basques, par Arnauld Oyhenart, avocat au parlement de Navarre, est un livre très ancien. Oyhenart était originaire de Mauléon et vivait en 1638. Son recueil renferme 500 proverbes, dont un grand nombre semblent s'être inspirés des maximes de l'Ecclésiaste et ne sont pas d'une originalité bien frappante. L'ouvrage est rare, l'édition première est introuvable ; elle a été rééditée à Paris, en 1847.



pays basque autrefois oihenart proverbes
LIVRE LES PROVERBES BASQUES 
ARNAULD OIHENART


Les proverbes d'Oyhenart sont un des plus anciens ouvrages en langue basque que l'on connaisse. La littérature basque n'est ni très ancienne, ni très riche. Parmi les plus anciens et précieux livres, il faut mettre en première ligne la traduction en basque du Nouveau Testament, de Jean de Liçarrague, traduction imprimée à La Rochelle, en 1571, sur les ordres de Jeanne d'Albret, à une époque où, d'après les savantes recherches de M. Julien Vinson, professeur à l'Ecole des langues orientales, la Réforme s'était largement établie dans la partie du pays basque soumise à la domination de la reine Jeanne, c'est à dire en Soule, dont la capitale était Mauléon, et en Basse-Navarre, pays qui s'étendait de Saint-Palais à la frontière espagnole et dont Saint-Jean-Pied-de-Port a été pendant un temps la ville royale."



A suivre...


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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vendredi 27 octobre 2023

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 27 OCTOBRE 2023 SAINTE ÉMELINE ET SAINT NESTOR ET BIENHEUREUSE ANTOINETTE DE BRESCIA - OZKAR


PROVERBE DU 27 OCTOBRE 2023 (SAINTE ÉMELINE) (SAINT NESTOR) (SAINTE ANTOINETTE) (CHRISTELLE) (OZKAR).



ÉMELINE : Vénérée en Champagne, Émeline vécut au 12ème siècle.



religion catholique saint sainte émilienne
27 OCTOBRE SAINTE EMELINE


Elle entraîna un groupe de femmes à vivre selon la règle austère de Saint Bernard, près de l'abbaye cistercienne de Boulancourt, à Longeville-sur-la-Laines (Haute-Marne).

Emeline s'infligeait de nombreuses souffrances afin d'évoluer spirituellement.

Elle était réputée pour prédire l'avenir à plus ou moins long terme.

Elle mourut vers 1178 et fut déclarée bienheureuse.



NESTOR : Nestor de Thessalonique est un compagnon de saint Démétrius de Thessalonique.



religion catholique saint sainte nestor
27 OCTOBRE SAINT NESTOR DE THESSALONIQUE


Il rencontre saint Démétrius emprisonné et il lui demande sa bénédiction pour combattre et vaincre Lyeios, un gladiateur redouté tourmentant les chrétiens dans l'arène.

L'empereur Maximian ordonne que Nestor soit tué avec sa propre épée, vers l'an 300.



ANTOINETTE : Antoinette naît à Brescia, en Lombardie (Italie) en 1407 et meurt en 1507.



religion catholique saint sainte antoinette brescia
27 OCTOBRE SAINTE ANTOINETTE DE BRESCIA


Elle entre très jeune au monastère des dominicaines de Brescia, où elle passe 30 ans, comme religieuse puis comme prieure.

Elle est nommée à Ferrare (Emilie-Romagne) pour réformer avec rigueur le monastère dominicain de cette ville.

Bienheureuse Antoinette est fêtée le 27 octobre.





OZKAR : J.M. Barandiaranen hiztegi mitologikoa.

Ekaitza eta harria dakartzan izaki mitologikoa, Hodei eta Ortziren kidea. Euskal Herrian, Europako mitologia zaharrean bezala, tximistek lurrean "ozkar" izeneko harriak sartzen zituztelako sinestea zegoen. Gero harri horiek pixkanaka-pixkanaka ateratzen omen ziren azalera.




Un décès du 27 octobre : Auguste Joseph Bracquemond, dit Félix Bracquemond.



peintre graveur céramiste france
PHOTO DE FELIX BRACQUEMOND 1865
PAR NADAR



Né le 28 mai 1833 à Paris - Mort le 27 octobre 1914 à Sèvres (Hauts-de-Seine).

C'est un peintre, céramiste, graveur et décorateur d'objets d'art français.

Auguste débute dans la vie comme apprenti écuyer dans un manège, puis il travaille dans un atelier de lithographie.

Au Salon de 1852, il est admis avec un tableau.

Son oeuvre, en peinture, est néanmoins réduite, comprenant surtout des portraits.

Il s'intéresse plutôt à la gravure et Edmond de Goncourt devient son ami, partageant avec lui un grand intérêt, dès 1856, pour l'art japonais.

Auguste crée d'innombrables gravures.

Il entre aussi dans le milieu littéraire grâce à Auguste Poulet-Malassis, éditeur de Charles Baudelaire.

Il est l'ami de Théodore de Banville, Jules Barbey d'Aurevilly, Félix Nadar et de toute l'intelligentsia de la Nouvelle Athènes.

A partir de 1860, il s'intéresse à la céramique.

En juin 1862, il rejoint la Société des aquafortistes fondée par l'éditeur Alfred Cadart.

Auguste joue un rôle essentiel dans le renouveau de la gravure, encourageant Edouard Manet, Edgar Degas, Jean-Baptiste Corot, Jean-François Millet et Camille Pissarro à utiliser cette technique.

En août 1869, il épouse Marie Anne Caroline Quivoron, artiste peintre, graveuse et céramiste, avec laquelle il aura un fils.

En 1870, il travaille pour la manufacture nationale de Sèvres.

En 1874, il participe à la Première exposition des peintres impressionnistes, dans les ateliers de Nadar.

Son statut de membre fondateur et vice-président de la Société nationale des beaux-arts en 1890 a encouragé les artistes étrangers - et notamment japonais - à exposer pour la première fois au Salon des beaux-arts.

Auguste meurt le 27 octobre 1914, à 81 ans.




peintre graveur ceramiste france
FELIX BRACQUEMOND



Voici le proverbe du vendredi 27 octobre 2023 :


NAIAGO DOT TO BAT AMABI EMANGO DIAT BAINO.

Je préfère un tiens que douze je donnerai.



humour proverbe un tiens deux auras
UN TIENS VAUT MIEUX QUE DEUX TU L'AURAS





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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