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mardi 29 mars 2022

LE COURRIER DE PAMPELUNE EN NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1901

LE COURRIER DE PAMPELUNE EN 1901.


Le courrier a longtemps passé directement la frontière pour communiquer entre la Navarre et la Basse-Navarre.




pays basque autrefois navarre poste ptt
LA POSTE VALCARLOS NAVARRE
NAVARRE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet le journal Le Petit Troyen, le 23 juillet 1901, sous la plume de 

Sauveur Harruguet :



"Variétés.


Le courrier de Pampelune. 



De Saint-Jean-Pied-de-Port (Basses-Pyrénées), un courrier part chaque jour emportant le courrier d’Espagne. Il s’en décharge à Valcarlos et fait ainsi la navette d’un bout de l’an à l’autre, apportant le soir les nouvelles espagnoles.




Des lettres qu’il apporte à Valcarlos, celles qui doivent suivre vers l'intérieur de l’Espagne sont triées et confiées à un autre courrier, qui va jusqu’à Burguette, d’où part un nouveau service pour Pampeluue. 



Durant quelques années, c’était un certain Ramon Curcheta qui faisait la trotte de Valcarlos à Burguette ; on appelait cela à Valcarlos le courrier de Pampelune



pays basque autrefois navarre hôtel
PLACE ET HOTEL MARCELINO MARTIN VALCARLOS
NAVARRE D'ANTAN



Ce Ramon était un gaillard à pari, un grand brun qui, par une anomalie de la nature, avait des yeux bleus, n’y avait pas froid, par-dessus le marché. Il n’était pas du pays même, mais des provinces basques cependant, de l'Alava, disait-on. Il racontait assez volontiers que son père, alcade de sa commune, avait voulu le marier à une jeune fille qui, pour tout appas, ne lui apportait que des douros. "Tous les douros du monde ne valent pas un beau sourire et une taille bien faite, ajoutait-il en faisant claquer ses doigts ; j ai préféré me faire voiturier". 



Crâne voiturier, même. Il avait toujours deux mules dont il pouvait seul se rendre maître, vicieuses, mais rapides comme le vent. Ça grimpait toute la côte interminable de Roncevaux à une allure qui eût crevé deux fois des chevaux de pur sang. L’on était rendu en un rien de temps à Burguette, où l’on connaissait bien les grelots aigres de l’attelage et aussi le breack aux roues jaunes qui passait si vite, envolé sur ses rideaux étendus comme des ailes. 



Le breack ne roulait que pendant la belle saison. En hiver, la neige lui rendait le chemin impossible. Ramon enfourchait alors l’une de ses bêtes et traversait ainsi le col d’Ibagneta, trempé, les oreilles coupées par le froid, ce qui ne l’empêchait pas de chanter ; à la posada, il buvait un vin chaud, voilà tout. 



Qu’un homme ait une histoire de femme dans sa vie, l’on peut être certain qu’elle lui en vaudra d’autres. Il en était ainsi de Ramon. Son exil de la maison paternelle, pour s’éloigner d’un mariage d’argent, raconté dans les veilles, laissait les hommes indifférents, alors que cela lui valait les sympathies du beau sexe. Le lendemain, les filles, le regardaient un peu plus longuement, sous le prétexte de jeter une lettre dans le sac à dépêches, s’apercevaient qu’il était beau garçon, accrochaient presque un désir au bout de sa moustache noire et stationnaient sur la route les yeux fixés au coude où avait disparu la voiture, écoutant jusqu’au dernier tintement la jacasserie des grelots qu’éteignait la distance. C’était donc là ce Ramon qui préférait une belle fille à des piles d’or.



Ce n’était certes pas à lui que les cavalières faisaient défaut durant les bals des fêtes locales de Valcarlos. Il n’avait pas à les courtiser durant la semaine pour obtenir la faveur d’une danse ; d’un mouvement de sourcil ou d’un geste, il engageait sa danseuse d'un bout de la place à l’autre, et ce n’était jamais la moins jolie. Ajoutez à cela qu’il dansait à ravir le fandango et grattait fort bien la mandoline, et nul ne s’étonnera qu’il fût de toutes les noces et de toutes les fêtes. 



Il logeait à Valcarlos, chez Pedro, une hôtellerie au-dessus de la porte de laquelle le voyageur pouvait lire sur une enseigne à deux faces, du côté de France, en bleu sur fond jaune : "Auverge", et du côté d’Espagne, en noir sur fond rouge : "Posada." Certain soir qu’il causait devant la porte avec l’aubergiste, un mendiant aveugle vint demander la charité. Sa femme l’amena par un pan de sa veste en loques tandis qu’il jouait de l’accordéon, un accordéon plat aux touches blanches et longues comme des dents de mulet. 



pays basque autrefois navarre douanes
DOUANE VALCARLOS 1903
NAVARRE D'ANTAN



A ce moment sortit de l’auberge la femme d’un carabinero nouvellement arrivé. Sans plus de façon, Ramon se leva du banc où il était assis et, prenant la femme par la taille, l’entraîna dans le vestibule de la maison, envolé dans le fandango que jouait l’aveugle. Elle parut se fâcher d’abord du sans-gêne de son cavalier, mais elle était de Saragosse et les Saragossanes aiment fort la danse. La première pirouette la décida. Elle demanda à poser dans un coin la bouteille de vin qu’elle venait d’acheter. Dans ce répit, Ramon écarta quelques outres qui encombraient le vestibule et la danse reprit dans la demi-obscurité que traversait tout au milieu le gros trait de lumière venu de la porte de la cuisine. 



La femme dansait comme pas une, ondulante et légère, avec une grâce sans pareille, quand, au bout de ses bras arrondis au-dessus de la tête, les doigts claquaient, donnant au fandango cette vie aérienne d’ailes battantes que ne possède nulle autre danse. 



Alors, là, tout bêtement, pendant que Pedro accompagnait en tambourinant sur la porte avec le manche de son couteau, dans celte pénombre excitante, Ramon s’éprit de cette femme d’autrui, dont le regard revêtait une langueur d’une fluidité étrange, quand elle passait dans la voie de lumière, la tête inclinée tantôt sur une épaule, tantôt sur l’autre. 



Elle s’appelait Manuela, avait été chanteuse de rues, s’était laissé épouser par un carabinero qui l’avait fait boire à sa gourde  un jour qu’elle avait bien soif, un vilain grigou, jaloux et mauvais, qu’elle dominait tout en le craignant. 



Faut-il donc que le coeur humain soit bizarrement organisé ! Ramon, qui n’avait qu’à vouloir pour obtenir les faveurs des plus jolies filles, lui qui n’avait à cueillir que des sourires, s’amouracha de cette coureuse, tout comme cet affreux carabinero, dont personne n’eût voulu. Et cela, parce qu’elle avait deux grands yeux noirs, profonds, brûlants de vice. 



pays basque autrefois navarre ferme
FERME VALCARLOS
NAVARRE D'ANTAN



Ils eurent des rendez-vous, tandis que le mari était de service, la nuit, à l’affût des contrebandiers. Un matin qu’il rentra de meilleure heure que de coutume, il surprit Ramon chez sa femme. Quand il parut sur la porte, l’amoureux disait de ces bêtises que l’on dit quand on aime, et Manuela souriait. Sans une émotion, sans que le moindre nuage obscurcît son front, la femme vit avancer son mari derrière Ramon, suivit dans l’ombre du jeune homme ses yeux de chat qui brillaient et lui commandaient le silence. Alors un éclair de lame blanchit et Ramon s’affaissa. Le carabinero venait de lui planter sou long couteau entre les deux épaules. 



Elle poussa un éclat de rire : "Tant pis pour lui", dit-elle. Et son rire insultait tant de femmes qui avaient fait pour le beau cavalier inanimé à ses pieds plus d’un vœu superflu.



On apprit le lendemain que Ramon Curcheta avait été trouvé sur la route par le mari de Manuela, râlant, avec un grand trou dans le dos. Et l’on pensa qu’il avait été tué par un contrebandier qui l’avait pris pour un carabinero."


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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lundi 28 mars 2022

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 MARS 2022 SAINT GONTRAN - LIHER

 


PROVERBE DU 28 MARS 2022 (SAINT GONTRAN) (LIHER).


GONTRAN : Petit-fils de Clovis, ce roi de Bourgogne est né entre 532 et 534, et mort un 28 mars 592 ou 593 ou 594, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).




religion catholique saint sainte gontran
28 MARS SAINT GONTRAN

Gontran a une vie agitée, au milieu de ses épouses et de ses concubines, à l'égal des autres princes Mérovingiens.

Gontran signifierait "Corbeau de bataille".

Gontran est roi des Orléanais entre 561 et 592 et roi de Paris entre 584 et 592.

Gontran ou Gontran 1er n'en est pas moins apprécié par l'Eglise de son temps en raison du soutien qu'il apporte au clergé.

Il est le saint patron des personnes divorcées et il est invoqué pour apaiser les querelles familiales et pour favoriser le rapprochement de deux branches d'une famille en conflit.



religion catholique saint sainte gontran
28 MARS SAINT GONTRAN


LIHER : Nafarroako izendegitik.



 

Une naissance du 28 mars : Maxime Gorki (ou Gorky), nom de plume d'Alexis Pechkov.



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ECRIVAIN MAXIME GORKI



Né le 28 mars 1868 à Nijni Novgorod (Russie) - Mort le 18 juin 1936 à Moscou (Russie).

C'est un écrivain russe considéré comme un des fondateurs du réalisme socialiste en littérature.

C'est un homme engagé politiquement et intellectuellement aux côtés des révolutionnaires bolcheviques.

Alexis naît dans un milieu modeste.

A l'âge de 3 ans, il perd son père et sa mère à l'âge de 10 ans.

Il est alors élevé durement par un grand-père violent et une grand-mère excellente conteuse, douce et pieuse.

Son grand-père le fait quitter l'école à 12 ans et il doit travailler.

A la mort de sa grand-mère, il tente de se suicider en décembre 1887 mais il survit et la balle qu'il s'est tirée près du coeur va endommager gravement son poumon gauche.

Il souffrira toute sa vie de faiblesse respiratoire.

Alexis, à 24 ans, devient journaliste pour plusieurs publications de province et commence à utiliser le pseudonyme de Gorki ("amer").

Son premier ouvrage Esquisses et récits, décrivant la vie des petites gens de la Russie profonde, est publié en 1898 et rencontre un grand succès.

Il entretient des liens de sympathie avec Anton Tchekhov et Léon Tolstoï.


poete romancier russe lenine
MAXIME GORKI ET LEON TOLSTOÏ


Alexis épouse, en septembre 1896, Samara Ekaterina Voljina, avec laquelle il aura deux enfants.

A partir de 1899, il sympathise avec de nombreux révolutionnaires, dont Lénine qu'il rencontre en 1902.

Entre 1900 et 1905, il publie une série de pièces de théâtre dont la plus célèbre, Les Bas-Fonds, en 1902.

Il est plusieurs fois emprisonné pour ses prises de position, en particulier lors de la révolution de 1905, et il doit quitter la Russie.

Alexis voyage aux Etats-Unis pour collecter des fonds pour le mouvement bolchevique.

A son retour, en 1906, il doit s'exiler à Capri (Italie) pour des raisons à la fois médicales et policières.

Il continue à écrire des essais et des romans socialement engagés comme La Mère, publié en 1907.

Il racontera aussi sa vie dans une trilogie autobiographique : Enfance/Ma vie d'enfant (1914), En gagnant mon pain (1915-1916), Mes universités (1923).

Rentré en Russie à la suite d'une amnistie en 1913, Alexis est proche de Lénine et des révolutionnaires, mais formule des critiques dès novembre 1917 qui lui valent les menaces du pouvoir : inquiet et malade de la tuberculose, il quitte la Russie en octobre 1921 et se fixe de nouveau dans le sud de l'Italie en 1924.

Encouragé par Staline, il revient plusieurs fois en Urss après 1929 et il s'y réinstalle définitivement en 1932.

Il devient un membre éminent de la nomenklatura soviétique et participe à la propagande du régime qui l'honore mais le surveille en même temps.

Alexis meurt le 18 juin 1936, à 68 ans, dans des circonstances qui ont prêté au soupçon.

Le régime lui organise des funérailles nationales et en fera l'écrivain soviétique par excellence.



poete romancier russie
ECRIVAIN MAXIME GORKI



Voici le proverbe du lundi 28 mars 2022 :


GAITZA HUNKI ATOR BAKAR BA-HATOR !

Malheur, tu es le bienvenu si tu viens seul !



humour cartes postales mariage malheur
MALHEUR EN MARIAGE EN 1906




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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LE CHÂTEAU DE MENDITTE EN SOULE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS (deuxième et dernière partie)

LE CHÂTEAU DE MENDITTE.


Cela fait plusieurs mois que je vous présente divers châteaux du Pays Basque.

Aujourd'hui, c'est celui de Menditte, en Soule.




pays basque autrefois soule armoirie
BLASON DE LA FAMILLE BERTERECHE DE MENDITTE
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet Le Bulletin du Musée basque N°9 en 1935 :



"Les châteaux souletins.


Le château de Menditte.


Appendice.



A la suite de la publication dans notre dernier numéro de la notice sur le château de Menditte

nous avons reçu de l'actuel héritier du domaine, M. Charles de Berterèche de Menditte, une suite 

de notes généalogiques du plus haut intérêt. Les limites imposées par M. Nogaret lui même à son 

ouvrage sur les Châteaux Historiques du Pays Basque ne nous en permettent pas la reproduction 

intégrale. Nous croyons cependant utile et profitable d'en extraire plusieurs passages, qui 

complètent ou rectifient l'étude un peu brève de notre regretté collaborateur et ami.


Philippe Veyrin.



Dans une requête adressée en 1698, par Charles de Berterreche, écuyer, pour qu'il lui fut délivré un certificat attestant l'ancienneté de sa famille, il a été attesté que :


"La famille de Berterreche est d'une noblesse aussi ancienne que pas une autre de toutes celles du présent pays de Soule, qu'elle se trouve énoncée dans les titres et documents les plus anciens, et singulièrement dans l'ancien censier du présent pays qui est écrit en lettres gothiques ; qu'elle jouit actuellement et a joui de tout temps et mémoire perdue de tous les attributs et prééminence, prérogatives et privilèges dont les autres maisons les plus qualifiées du pays sont en possession ; qu'en outre, tous ses membres ont toujours fait profession de la religion catholique, apostolique et romaine et qu'on n'a jamais ouï dire qu'aucun ait jamais professé une autre religion."



L'ancienneté de la famille semble remonter plus haut que Raymond Guilhem de Berterreche qui fut présent, comme le mentionne M. Nogaret, à une assemblée de la noblesse de Soule, tenue le 27 mai 1327.



Effectivement, un Bernard, chapelain de Menditte, figure comme témoin dans un compromis passé le 2 Février 1297, entre Marguerite, comtesse de Foix, d'une part, et dame de Miramonde, vicomtesse de Mauléon d'autre part, au sujet des frontières du pays de Béarn et du pays de Soule.



La filiation suivie commence non pas avec Arnaud-Sanz qui figure dans un acte du 11 Août 1454, mais une génération plus haut, avec Sanz de Berterreche de Menditte qui, d'après une enquête de 1486, vivait encore en 1451.



 

"Noble homme" Ramonet, seigneur de Berterreche de Menditte, assista aux Etats Généraux de 1463 et de 1477. Fidèle lieutenant du comte de Gramont, il fut mêlé de près à la querelle des factions de Luxe et de Gramont qui pendant deux siècles ensanglanta le pays basque. Son fils, Pierre, alias Petrissantz, archer des Ordonnances du Roi, fut d'ailleurs traîtreusement assassiné par les partisans du baron de Luxe "a un treyt de baliste de la maison de Berterreche à Menditte". Ce meurtre, commis vers 1493, ne doit pas être confondu avec celui d'un Berterech de Larrau assassiné lui aussi près d'Etchebar à peu près à la même époque et qui a inspiré la plus ancienne et la plus belle légende poétique du pays de Soule.



Gratian de Berterreche, né en 1490, figure au nombre des onze gentilhommes de guerre de morte-paye, dont s'entourait Jean de Tartas, gouverneur et capitaine châtelain de Mauléon.



Quand l'arrière petite-fille de Gratian, Marie de Poyanne, héritière de la maison de Berterreche, épousa le 1er juillet 1576 Pierre du Domecq d'Ossas, il fut stipulé au contrat que, suivant l'antique coutume de Soule, les enfants qui naîtraient de cette union porteraient le nom et les armes de Berterreche de Menditte.



C'est alors qu'on écartela le blason qui depuis lors porte : "Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à la couleuvre d'argent qui est du Domecq d'Ossas, et aux 2 et 3 d'or au dragon ailé de sinople qui est de Berterreche de Menditte".



Charles de Berterreche, écuyer figure dans de nombreuses assemblées des seigneurs de Soule, entre autres celles des 2 Juillet 1628 et le 1er Juillet 1629.



Deux de ses fils, l'aîné Laurent et Tristan l'un des cadets embrassèrent la carrière des armes. En 1630 ils étaient officiers au régiment des gardes. En 1638 ils combattent au siège de Fontarabie. En 1647 nous les retrouvons en Flandre, sous les ordres du Maréchal de Gassion.



Charles fils de Laurent, fut capitaine des milices de Soule. En 1686, il est chargé par le marquis de Boufflers de faire la carte en relief des Pyrénées depuis Sarrance jusqu'à Jaca. A cette occasion, il écrivit au roi Louis XIV et termine cette lettre en se permettant de donner des conseils sur la façon dont devait être modifié le système de défense de la Vallée de Soule.



Le 27 Janvier 1696, il fut désigné par l'assemblée de la noblesse de Soule pour être député auprès de l'Intendant de Guyenne, afin d'obtenir une exemption de capitation pour la vicomté.



Passionné pour la chasse, Charles avait une chapelle portative, dans laquelle un chapelain venait lui célébrer la messe, quand il se rendait à ses palombières de Burtheguy près de Larrau. Le permis de célébration délivré par l'évêque d'Oloron était valable pour deux ans. Les archives familiales en conservent plusieurs datant de la période 1681-1718.



Des sept enfants de Charles, deux, Arnaud-Jean, l'aîné et Dominique, le chevalier, entrèrent dans l'armée navale, l'un sur La Syrène, l'autre à bord de L'Illustre.



Arnaud-Jean entra ensuite dans les gardes marines à Rochefort. Dominique partit pour Saint-Domingue où il commanda une compagnie franche à Lesterre, puis le colonel lui fit avoir "la colonne des milices du pays avec rang des capitaines des compagnies détachées de la marine", mission qui, d'après le ministre, ne pouvait être confiée qu'à un homme de mérite reconnu et qui puisse s'y maintenir aves honneur. Il mourut à Saint-Domingue où il s'était marié.



Un troisième frère Pierre, qui se faisait appeler de Berterreche-Gestas fut officier et alla en Flandres. C'est le fils de ce dernier, Charles de la branche cadette de Berterèche-Gestas, qui devint chef de famille en 1753, à l'extinction de la branche aînée. En 1747 il était capitaine des milices de Soule au régiment de Navarrenx.



Fils unique du précédent, Marc-Charles est le dernier des Berterèche de Menditte ayant vécu sous l'Ancien Régime. Né en Mars 1760, il alla faire son droit à Paris et fut reçu avocat au Parlement. Nous le retrouvons cependant capitaine au régiment national de Soule en 1788.



Le 18 Mars 1789, Marc-Charles figure dans le procès-verbal de l'Assemblée des Trois Ordres de la Chatellenie royale de Soule. Le 14 Juillet 1790 il assiste à la Fédération en qualité de Syndic général de la noblesse du Pays de Soule, ainsi que l'atteste le certificat qui lui fut délivré par le maire de Paris.



Revenu à Menditte la même année, à la suite de son mariage, il connut bientôt des moments difficiles. Considéré comme suspect sous la Terreur, il fut emprisonné au Château-Fort de Mauléon, dans la tour des oubliettes. Il fut rendu à la liberté par l'arrêté pris aux séances du 5, 8 et 11 frimaire An II du Comité de Surveillance de Mauléon.



pays basque autrefois château
CHÂTEAU-FORT MAULEON SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Sa fidélité au Roi reçut sa récompense sous la Restauration. Après la chute de l'Empire, Louis XVIII lui conféra l'ordre du Lys, réservé aux plus dévoués partisans de la royauté. Un portait de la famille royale était joint au brevet qui lui fut remis."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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dimanche 27 mars 2022

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 27 MARS 2022 SAINT HABIB ET SAINT MATTHIEU - XUBAN

 


PROVERBE DU 27 MARS 2022 (SAINT HABIB) (SAINT MATTHIEU) (ALBERT) (XUBAN).


HABIB : D'un mot arabe qui signifie "aimé", ce chrétien naquit à Tel-Sheba, près d'Edesse (Turquie actuelle), sous le Bas-Empire romain.



religion catholique saint sainte habib
27 MARS SAINT HABIB


Diacre en 321, Habib prêche dans les campagnes, quand il est arrêté pour son prosélytisme, sous l'empereur Licinius.

Saint Habib est condamné à être brûlé vif par le préfet de la province Lysanias, en 322, en compagnie des saints martyrs Samonas et Gurias.

Saint Habib a longtemps été fêté le 27 mars, avant de l'être le 2 septembre.



religion catholique saint sainte habib samonas gurias
SAINTS HABIB SAMONAS ET GURIAS

MATTHIEU : Matthieu naît à Beauvais (Oise).



religion catholique saint sainte matthieu
27 MARS SAINT MATTHIEU DE BEAUVAIS



Matthieu part en Terre Sainte, lors de la première Croisade avec son évêque.

Matthieu y est fait prisonnier par les Sarrazins.

Menacé de mort, il refuse de renier sa foi et demande un répit jusqu'au Vendredi Saint, date à laquelle il est décapité.

Il meurt vers 1100.




XUBAN : Akitaniar izendegitik.

(...) Xuban - Erromatarren garaiko (I-III m.) teonimoa (Xuban deo), Akitaniako idazkunetan azaitzen dena. Arbas (F) herriko harlandu batean kausituzuten, XIX. mendean. - - (...)




Une naissance du 27 mars : Wilhelm Conrad Röntgen.



physicien allemand rayons x nobel
WILHELM CONRAD RÖNTGEN
Par Generalstabens Litografiska Anstalt — http://info.med.yale.edu/library/exhibits/curie/curie-2.html, published in (1904) Les Prix Nobel, Imprimerie royale, p. 77, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2164713



Né le 27 mars 1845 à Lennep (Rhénanie, Prusse) - Mort le 10 février 1923 à Munich (Bavière, Allemagne).

C'est un physicien allemand, premier prix Nobel de physique en 1901.

A 3 ans, sa famille déménage aux Pays-Bas et Wilhelm entre au pensionnat.

En 1862, il est admis à l'école d'Utrecht avant d'en être expulsé pour avoir fait la caricature d'un de ses professeurs.

En 1865, il étudie la physique à l'université d'Utrecht mais il n'a pas le niveau.

Il passe alors les examens d'entrée à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich pour étudier en ingénierie mécanique.

En 1869, Wilhelm soutient sa thèse de physique et devient l'assistant de Kundt.

Il le suit à Wurtzbourg (Bavière, Allemagne) et trois ans plus tard à Strasbourg (Bas-Rhin).

En janvier 1872, il épouse Anna Bertha Ludwig, avec laquelle il n'aura pas d'enfant mais en 1887, ils adoptent la fille du frère d'Anna, âgée de 6 ans.

Il est successivement professeur de physique à Strasbourg (de 1876 à 1879), à Giessen (Hesse, Allemagne) (de 1879 à 1888), à Wurtzbourg (de 1888 à 1900) et à Munich de 1900 à 1920.

En 1895, Wilhelm découvre les rayons X.

Il reçoit la médaille Rumford en 1896 et le premier prix Nobel de physique en 1901 "en reconnaissance des services extraordinaires qu'il a rendus en découvrant les remarquables rayons qui ont été nommés par la suite en son honneur".

Il meurt, le 10 février 1923, à 77 ans, d'un cancer de l'intestin.



physicien allemand rayons x nobel
WILHELM RÖNTGEN



Voici le proverbe du dimanche 27 mars 2022 :


BERE IZATEAZ KONTENT EZ DENA, ZERUA GOREGI, LURRA APALEGI.

Il y a celui qui ne se satisfait pas de son sort et pour lequel le ciel est trop haut, la terre trop basse.



mars agriculture travail champs
MARS TRAVAIL AUX CHAMPS





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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