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samedi 4 janvier 2025

LA LAÏCISATION DES ÉCOLES AU PAYS BASQUE EN 1887 ET 1888

LA LAÏCISATION DES ÉCOLES AU PAYS BASQUE EN 1887 ET 1888.


Les lois Jules Ferry sont deux lois sur l'école primaire en France votées en France en 1881-1882 sous la 3ème République, qui rendent l'école gratuite (loi du 16 juin 1881), l'instruction primaire obligatoire et participent à laïciser l'enseignement public (loi du 28 mars 1882).


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LOI SUR L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE OBLIGATOIRE
DU 28 MARS 1882

Cette loi du 28 mars 1882 comporte 18 articles, dont l'article 4 indique :

"L'instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de 6 ans révolus à 13 ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d'instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu'il aura choisie.

Un règlement déterminera les moyens d'assurer l'instruction primaire aux enfants sourds-muets et aux aveugles."




Voici ce que rapporta à ce sujet la presse dans diverses éditions :



  • La Croix, le 15 octobre 1887 :

"La reconnaissance.



Le préfet des Basses-Pyrénées vient de laïciser les écoles de Souraïde, Mouguerre et Arbonne. Le maire de Souraïde a été prévenu de cette décision par la lettre suivante, le seul acte de remerciement que recevront les soeurs.


"Cabinet de M. le préfet.

Pau, le 7 octobre 1887.


Monsieur le Maire,


J'ai l'honneur de vous informer que la directrice de l'école publique congréganiste de Souraïde sera remplacée par une institutrice laïque à partir du 17 de ce mois. 


En conséquence, la rentrée scolaire, fixée primitivement au 10 octobre, sera retardée pour l'école des filles jusqu'au 17 de ce mois. Je vous prie d'informer les familles de la date de la rentrée, et de veiller à ce que les locaux scolaires soient disponibles à dater du 15, conformément à l'invitation qui a été faite directement à la congrégation.


Pour le préfet :

Le secrétaire de la préfecture, 

illisible (naturellement)"




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BOURG ET EGLISE DE SOURAÏDE
PAYS BASSQUE D'ANTAN



  • L'Univers, le 17 novembre 1887 :

"Nous lisons dans la Semaine de Bayonne :


Les populations basques continuent à affirmer, par leur attitude en face des écoles laïcisées, leurs sentiments d'affection et de confiance en ces soeurs et ces frères que le préfet expulse, leur sentiment d'horreur pour les écoles neutres, leur volonté opiniâtre d'assurer, quoi qu'il en coûte, à la jeune génération, une éducation profondément chrétienne.


A Saint-Palais, en attendant l'ouverture de l'école libre que dirigeront les Servantes de Marie, les familles n'envoient pas leurs enfants à l'école : l'école des Servantes de Marie comptait 140 élèves, l'école laïcisée en a 8 ou 10, pauvres enfants d'employés livrés en otage par leurs parents pour conserver un morceau de pain.


A Arbonne, l'école laïcisée n'a pas une élève ; les enfants attendent au logis que leur école libre soit prête.


A Souraïde, où l'on s'occupe de bâtir l'école chrétienne libre, l'institutrice est restée 20 jours sans élèves. On a obtenu enfin d'un Américain qu'il fit livrer ses deux nièces à l'école laïque ; ce ne sera pas pour longtemps.


Cela ne se passe pas différemment dans le Béarn : à Boeil Bezinq, l'école des filles de la Croix, laïcisée, va renaître libre et plus librement chrétienne ; les 50 ou 60 enfants de l'ancienne école attendent chez elles cette renaissance. Quant aux 2 institutrices laïques qui remplacent les soeurs de la Croix dans l'école communale, elles ont 5 élèves !



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MAIRIE ET ECOLE BOEIL-BEZING
BEARN D'ANTAN



La Semaine signale particulièrement à l'admiration de ses lecteurs les courageux habitants de Souraïde, qui, simples paysans bien dénués du côté de la fortune, n'ont pas hésité à entreprendre de créer une école libre des soeurs quand la laïcisation est venue frapper cette paroisse.


Sans hésitation, sans entrer dans des calculs, ils se sont mis à la besogne : les uns ont fourni des matériaux, les autres donnent leurs bras et leurs bonnes volontés pour les charrois. Quelques-uns, ils sont rares, avaient une bourse à fouiller ; ils l'ont fait généreusement, dans la mesure de leurs moyens.


Voilà des exemples qu'il est bon de relever pour oublier un moment les tripoteurs du jour."



  • La Croix, le 15 janvier 1888 :

"Dans les Basses-Pyrénées, à Sare, les écoles laïcisées renferment 23 élèves, les écoles libres 155 ; à Itxassou, les chiffres sont de 23 contre 80. Enfin, à Souraïde, où l'école libre n'est pas prête encore, l'école laïcisée, qui fonctionne seule, compte, en tout et pour tout, deux élèves inscrites ; mais, comme elles sont de la même famille et que la présence de l'une d'elles est nécessaire à la maison, elles vont en classe alternativement ; l'institutrice n'a donc qu'une enfant à la fois, pendant que 40 autres attendent l'ouverture de l'école libre. Dans ces 3 communes, les 40 à 50 enfants qui fréquentent les écoles laïcisées coûtent plus de 4 500 fr. aux contribuables, tandis que 250 à 280 enfants doivent être instruits aux frais de leurs parents,  parce qu'il ne plaît pas au Gouvernement oppresseur de leur donner un enseignement à leur convenance.

Justice et liberté !"



  • La Croix, le 31 octobre 1888 :

"Les Ecoles libres.


A Bayonne, magnifique rentrée des écoles libres. Plus de 1 500 enfants ont assisté, vendredi, à la messe du Saint-Esprit.


A Souraïde, une seule élève, la fille d'un douanier, est inscrite à l'école laïque des filles.


L'école libre des Soeurs d'Espelette a recueilli toutes les petites filles de la commune, à l'exception de 15, pour la plupart filles de fonctionnaires.


Comme on le voit, le pays basque reste inébranlable dans sa foi religieuse. 

(Nouvelliste de Bordeaux)"



(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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mercredi 1 janvier 2025

LE FILM "VÉRONICA" OU "QUAND LE PASSÉ COMMANDE" AU PAYS BASQUE EN 1923

LE FILM "VERONICA" EN 1923.


Le film "Véronica" ou "Quand le passé commande", d'après une nouvelle de Mayi Elissague a été tourné, en 1922, au Pays Basque, par Maurice Challiot.




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LE FORGERON DE SOURAÏDE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Ce film muet, et en noir et blanc, a été tourné, en 1922, au Pays Basque, en particulier à Souraïde, par Maurice Challiot, qui dirigeait la firme Natura et qui désirait entreprendre un série de films dont chacun devait posséder une action distincte se déroulant dans une région particulière et très nettement caractérisée de la France.



Ainsi, début janvier 1923, il avait achevé ses trois premiers films : Gachucha, fille basque, dont l'action avait pour cadre la Côte Basque ; Véronica qui se passait à l'intérieur du Pays Basque, et l'Intruse, qui avait pour toile de fond, la Tarentaise et la Savoie.



Ce ne sont pas seulement des paysages caractéristiques que cherchait Maurice Challiot, mais encore la reproduction des moeurs et coutumes locales et des vieux costumes. 



Dans ces deux films Basques, il y aura des parties de pelote, de la pêche au thon, des processions et des fêtes paysannes animées par la danse du fandango.



Les acteurs principaux du film "Véronica" sont : Paulette Ray (héroïne principale des 3 films), Ramiro Arrué (peintre côté) et Hugues de Bagratide.



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ACTRICE PAULETTE RAY




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ACTEUR ET PEINTRE RAMIRO ARRUE







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ACTEUR HUGUES DE BAGRATIDE



Depuis 2017, je vous ai parlé de plusieurs films tournés au Pays Basque ou avec des histoires se 

passant au Pays Basque, tels que Euskadi (1936), l'Appel du stade (1941), la Robe Rouge (1933), 

Au Pays des Basques (1930), Emak Bakia (1925), le Pays basque espagnol (1931), Sinfonia Vasca 

(1936), El Mayorazgo de Basterretxe (1928), Im Lande Der Basken (1944), Odette (1928), Vicenta 

(1920), Le Mariage de Ramuntxo (1947), Gure Sor Lekua (1956), l'Athlète aux mains nues (1952), 

The Land of the Basques (1955), La Reine de Biarritz (1934), Haut-le-Vent ou Air Natal (1942) et 

Ramuntcho (1938).



Voici aujourd'hui ce que rapporta au sujet du film Véronica le quotidien local la Gazette de 

Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 27 mars 1924, sous la plume d'A. Coulomme La Barthe :



"Un beau film Basque.

Véronica.




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FILM VERONICA 1923
CINE-MIROIR 1ER JANVIER 1923



Devant un public restreint mais choisi, a eu lieu à La Féria, la répétition générale d'un nouveau film basque : "Véronica".



Il fut précédé par la présentation "Au Pays Basque Espagnol : le Congrès de Guernica". Tout le monde connaît et a admiré cette belle fixation pleine de vie et de relief d'une des plus belles journées qu'aient vécu les provinces euskariennes. Ces scènes pittoresques ou émotionnantes encadrent quelques vues des ports les plus curieux du Pays Basque espagnol, de Lequeito à Saint-Sébastien.



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FILM VERONICA 1923
CINE-MIROIR 1ER JANVIER 1923




Enfin "Véronica".



Ce film a une particularité rare. Ecrit par une charmante Basquaise, Mle Mayi Elissague, il a été joué, à l'exception de deux rôles tenus par des professionnels, par des amateurs, bien mieux, par des paysans basques, dans un des coins les moins connus, mais les plus mélancoliques du Pays Basque : Souraïde.



C'est un délicieux roman d'amour dont l'intrigue s'enroule comme une vigne vierge aux poutrelles rouges de la maison de famille. Mais ce roman d'amour est aussi un cantique naïf et puissant à la terre natale, un hymne aux montagnes, à la Rhune, aux Trois-Couronnes ; un sourire passionné aux collines où les genêts déroulent leurs chevelure d'or.



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FILM VERONICA 1923
CINE-MIROIR 1ER JANVIER 1923




Et la terre triomphe, étend son emprise invincible sur l'âme naïve et éternelle de ses enfants.



Les acteurs : Paulette Ray, exquise basquaise ; Ramiro Arrué, qui n'a aucun effort à faire pour être un très sympathique euskarien, un acteur de la Comédie-Française parfait, et tous ces bons paysans de Souraïde, au jeu expressif et naturel. 




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FILM VERONICA 1923
CINE-MIROIR 1ER JANVIER 1923




Ce petit chef-d'oeuvre va faire le tour de l'Amérique, dans une série de conférences de propagande. Il nous reviendra embaumé de senteurs d'algues marines et de forêts lointaines, qui n'effaceront point l'odeur prenante et douce des genêts, qui, sous le vent du Sud, encensent amoureusement le sol de la race mystérieuse."



(Source : Ciné-miroir : publication bi-mensuelle illustrée | 1923-01-01 | Gallica)


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vendredi 8 novembre 2024

LE CURÉ DE SOURAÏDE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1915

LE CURÉ DE SOURAÏDE EN 1915.


Quatre emprunts nationaux, en novembre 1915, octobre 1916, novembre 1917 et octobre 1918, sont émis, en France, durant la Première Guerre mondiale pour financer la guerre.





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AFFICHE POUR EMPRUNT 1915
D'ABEL FAIVRE 
Par Abel Faivre — [1], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46022205



Voici ce que rapporta à ce sujet la presse dans plusieurs éditions :


  • le quotidien La Dépêche, le 11 décembre 1915 :



"En marge de l'Union sacrée.


L'Emprunt et M. le Curé.



Les journaux cléricaux ont beaucoup vanté l'attitude des évêques invitant les fidèles à souscrire à l'emprunt. Faut-il donc tant complimenter un ecclésiastique parce qu'il fait son devoir de Français ? C'est singulier. Mais ce doit être nécessaire ; autrement les journaux cléricaux n'auraient pas tous ces temps-ci posé tant de couronnes sur les mitres.



Tous les curés, par malheur, n'ont pas imité les évêques. Le curé de Souraïde s'est notamment livré à une déplorable manifestation. Souraïde est, comme on le sait, une petite commune du pays basque. Comme toute commune qui se respecte, elle a un garde champêtre qui ne connait que sa consigne. La consigne de ce brave représentant de l'autorité était l'autre jour de placarder dans l'église deux affiches relatives à l'emprunt. Il colla d'abord la première qui était illustrée et rédigée en français ; puis il fixa au mur la seconde qui contenait un appel en langue basque, et s'en alla.



Alors M. le curé vint et, plein de colère et d'indignation, arracha les deux placards et en dispersa les morceaux au vent.



Ensuite de quoi il monta en chaire et, les yeux au ciel, il expliqua qu'en raison des dissensions existant entre l'Eglise et l'Etat, il ne pouvait tolérer que la maison de Dieu servit la cause du gouvernement. Il invita même, tant son courroux était grand, les membres du conseil municipal à démissionner.



Enfin, las d'une tâche si lourde et d'ailleurs si heureusement accomplie, il quitta la maison du Seigneur pour rentrer dans sa propre salle à manger ou dans sa chambre à coucher, nous ne savons au juste.



M. le curé de Souraïde passe, d'ailleurs, pour un prêtre irréprochable."




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EMPRUNT DE LA DEFENSE NATIONALE 1916
Par Renhour48 — Travail personnel, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=149331633



  • le quotidien La Dépêche, le 10 janvier 1916 :

"Les Demi-Français.


Le Curé de Souraïde et le Vicaire de Sare.



Paris 9 janvier. — A la suite d'un procès-verbal de la gendarmerie d'Espelette, une information a été ouverte contre M. Lahiton, ministre du culte à Souraïde, pour outrages à un magistrat municipal et lacération d'affiches relatives à l'emprunt national qui avaient été apposées sur le mur de façade de l'église, propriété communale.



On se souvient que nous avons signalé en son temps l'attitude antipatriotique de cet ecclésiastique.



— Dans le courant du mois d'août dernier, l'abbé Bidart, ancien vicaire de Sare, mobilise et en permission régulière, a prononcé, en chaire, au cours d'un sermon, des paroles vraiment regrettables.



Faisant l'apologie des Allemands, il a osé affirmer que leurs troupes, lorsqu'elles pénètrent en territoire ennemi, respectent la population civile et sont pleines de déférence pour les membres du clergé et les religieuses. Si la cathédrale de Reims a été et est encore bombardée, c'est que l'état-major français a eu le tort de disposer des mitrailleuses derrière les tours.



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CATHEDRALE DE REIMS 1915
MARNE D'ANTAN



Il a tenu, en outre, un langage peu courtois à l'égard des officiers français qui ne seraient pas revenus à la religion et a fait également le procès de l'organisation des services sanitaires à l'arrière du front.



Par son attitude et ses paroles blessantes, cet ecclésiastique-soldat a soulevé l'indignation générale.



Nous croyons savoir qu'il aurait été désavoué par son curé et même par l'évêché."



(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 





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mercredi 11 octobre 2017

CHILHAR LE PELOTARI DE SOURAÏDE EN LABOURD AU PAYS BASQUE AUTREFOIS


JEAN-BAPTISTE DUHALDE DIT CHILHAR : LE PELOTARI DE SOURAÏDE.

Parmi les nombreux pelotaris de renom, figurent un joueur de pelote de Souraïde : Chilhar.