CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
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mardi 2 septembre 2025
LA MORT DE LA DANSEUSE "LA ARGENTINA" À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JUILLET 1936 (deuxième et dernière partie)
jeudi 17 juillet 2025
DES COURSES AUTOMOBILES À SAINT-SÉBASTIEN - DONOSTIA EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE À PARTIR DE 1923 (quatrième et dernière partie)
LA GRANDE SEMAINE AUTOMOBILE DE SAINT-SÉBASTIEN EN 1923.
C'est en 1923 qu'a débuté la Grande Semaine Automobile, sur le Circuit de Lasarte, en Guipuscoa, du 21 au 26 juillet.
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| AFFICHE GRANDE SEMAINE AUTOMOBILE CIRCUIT DE SAINT-SEBASTIEN DU 21 AU 26 JUILLET 1923 |
A partir de 1923, les compétitions automobiles (mais aussi motocyclettes et sidecars) y ont eu lieu
jusqu'en 1935, sauf en 1931 et 1932.
Ce meeting a obtenu beaucoup d'écho et de réputation en Europe, avec de grandes épreuves y
figurant comme le Critérium des 12 heures, le Grand Prix d'Europe, le Grand Prix d'Espagne ou
le Grand Prix de Saint-Sébastien.
De nombreuses marques automobiles y ont été représentées comme Alfa Roméo, Auto Union,
Ballot, Bentley, Bignan, Bugatti, Buick, Chevrolet, Delage, Elizalde, Ford, Hispano Suiza,
Maserati, Mercedes Benz, Nazzaro, Peugeot, Rolland-Pilain, S. A. R. A., Talbot, etc...
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| AUTOMOBILE ALFA ROMEO 1923 |
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| TORPEDO 3 PLACES BALLOT |
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| AUTOMOBILE BIGNAN |
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| AUTOMOBILE BUGATTI 1923 |
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| AUTOMOBILE ELIZALDE YPE 5181 |
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| AUTOMOBILE ROLLAND-PILAIN 1923 8 CYCLINDRES EN LIGNE |
De même de nombreuses marques de motocyclettes y ont été présentes comme Douglas, E. M.,
Harley Davidson, Indian, Peugeot, etc...
De nombreux pilotes célèbres y ont participé comme Almenar, Basterra, Belven, Caracciola,
Chiron, De Marguenat (Jean Richard André), Dubonnet, Elgy, Garnier, Guyot (Albert),
Haimovici (Jean), Hémery, Martin (Charles), Morel, Nuvolari, Rosemeyer, Satrustegui, Siena,
Varzi, Von Stuck, etc...
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| PILOTE ALBERT GUYOT |
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| PILOTE VICTOR HEMERY |
Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale et nationale dans plusieurs éditions :
- La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 28 septembre 1923 :
"Automobilisme.
Grande Semaine Automobile de Saint-Sébastien.
Le Grand Prix du Cyclisme.
Le Grand Prix des Cyclecars s'est disputé hier devant une assistance peu nombreuse et par un temps pluvieux. En l'absence du roi, le prince Raniero ouvrit le Circuit. Dix concurrents prirent le départ. Ils avaient 26 tours de circuit à boucler, soit une distance de 4 663 kil. 190.
La course fut monotone. Au 8e tour, l'équipe française restait seule en course pour la catégorie des 1 100 cc. Au 18e tour, Desvaux abandonna.
Voici le classement de l'épreuve : 1. Bueno en 5 h 39' 14" ; 2. Benoist, en 5 h 39' 15" ; 3. Palason ; 4. Sierra. Les deux derniers classés conduisaient des cyclecars d'une cylindrée de 750 cmc."
- La Dépêche, le 29 juillet 1923 :
"Automobilisme.
La Semaine de Saint-Sébastien.
Saint-Sébastien, 28 juillet. — La dernière journée de la Semaine automobile a vu se courir le grand prix des voiturettes, qui mettait aux prises six voitures françaises et quatre voitures espagnoles. La victoire est revenue à une voiture française devant deux voitures espagnoles ; tous les autres concurrents ont abandonné. Le parcours comprenait 588 kilomètres.
Voici les résultats de l'épreuve :
1er, Baron de l'Espée, sur voiture française, en 6 h. 54' 24" ; 2e, Fernand de Vizcaya, sur voiture espagnole, en 7 h. 25' 50" ; 3e, Satrustegui, sur voiture espagnole, à dix mètres."
- L'Ere nouvelle, le 1er août 1923 :
"... St-Sébastien a frémi toute une semaine aux bruits des moteurs dont les mugissements déchirèrent l'air...
Songez donc : plus de 70 véhicules !
Et c'est l'industrie française qui a eu l'honneur de remporter toutes les victoires, dans toutes les catégories...
Chez nous, dans nos grandes épreuves, nous nous faisons battre ; à l'étranger, nous avons la coquetterie de nous assurer le meilleur !
Rolland-Pillain, Bignon, Bugatti, Salmson, tels furent les grands triomphateurs du plus formidable meeting que nous ayons vu depuis longtemps.
Puissions-nous nous inspirer des formules de St-Sébastien de toutes les formules, et donner chez nous, chaque année, une semaine automobile qui, assurément ferait recette, au moins à l'égal de celle donnée dans la coquette cité espagnole.
Il est vrai que, pour ce faire, il faudrait doter le meeting de prix... intéressants et, chez nous, on se fait difficilement à cette idée-là !
Quelle étrange conception, tout de même, est la nôtre..."
- La revue mondiale, le 15 août 1923 :
"III. Chronique sportive.
Automobilisme.
La Grande Semaine de Saint-Sébastien.
Les épreuves organisées par l'Automobile Club Royal d'Espagne avec le concours de la municipalité de Saint-Sébastien et venant immédiatement après le Grand Prix de France (23-30 juillet) ont eu un grand succès, grâce aux très jolis prix en espèces et aux magnifiques coupes qui y étaient affectés. Une des causes de succès fut également l'appui très vigoureux que prêta le Roi d'Espagne à cette manifestation réussie à tous point de vue. Le circuit de 17 km. se déroulait à travers une région des plus pittoresques, avec un sol très roulant, routes larges et dans un remarquable état d'entretien. De nombreux et importants travaux de voirie avaient été effectués pour écarter toute cause d'accidents, tels que détournements de voies ferre, passages souterrains, passerelles pour accéder aux tribunes, et... Le roi inaugura lui-même le circuit au début de la première journée et reçut une ovation chaleureuse des milliers d'automobilistes de tous pays qui assistaient aux courses.
Disons tout de suite que l'Industrie automobile triompha sur presque toute la ligne. En catégorie vitesse la première place revint à une des voitures Rolland-Pillain qui s'était déjà signalée par sa bonne tenue dans le Circuit de Tours quoique ne parvenant pas à battre les rapides Sunbeam, tandis qu'en catégorie tourisme la gagnante des grosses voitures fut une Hispano-Suiza et celle de la catégorie 2 litres (place de voiture le plus répandu actuellement) une Bignan. Cette dernière remporta par la même occasion la première place du classement général après une lutte émotionnante avec une Delage rigoureusement de série qui ne fut battue que de 32 secondes sur un parcours de 300 km. parcouru à une vitesse moyenne de 97 km. à l'heure.
L'épreuve, dans son ensemble, fut une victoire très significative pour nos constructeur qui peuvent, à juste titre, s'en montrer fiers."
(Source : Wikipédia et Histoire | San Sebastian Circuit Spirit - 13-14-15 Septebre 2024 - 7ème Édition et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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mardi 8 juillet 2025
UNE RÉUNION DES NATIONALISTES BASQUES À ZUMARRAGA EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN SEPTEMBRE 1934 (quatrième partie)
UNE RÉUNION DES NATIONALISTES BASQUES À ZUMARRAGA EN 1934.
A l'été 1934, un conflit éclate, en Pays Basque Sud, entre le gouvernement central de Madrid et les municipalités du Pays Basque et de Catalogne, au sujet d'un projet de modification de régime fiscal.
Le 2 septembre 1934, de nombreux élus, dont plusieurs députés, comme Indalecio Prieto, ancien
ministre socialiste, essaient de se réunir à Zumarraga, en Gipuzkoa, malgré l'opposition de 400
gardes d'assaut.
Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale et nationale, dans diverses éditions :
- La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 4 septembre 1934 :
"Les municipalités du Pays basque espagnol vont-elles démissionner ?
A Vitoria le maire est destitué.
Dans le conflit qui s'est élevé entre les nationalistes basques et le gouvernement, les nationalistes gagnèrent la première manche, le 12 août, en élisant, malgré le veto de Madrid, leurs représentants au Comité interprovincial.
Le gouvernement semble avoir pris sa revanche, en empêchant la réunion de Zumarraga de se tenir.
Toutefois, l'interprétation de la journée de dimanche, dans les milieux de gauche, est complètement opposée à celle des fractions politiques gouvernementales.
Pour les hommes de gauche, la victoire du gouvernement pourrait bien n'être qu'une victoire à la Pyrrhus. D'ores et déjà, dit-on, dans ces milieux, les Basques, pour protester contre l'interdiction gouvernementale, parlent de déclencher une grève générale de 48 heures dans les 3 provinces.
Ils parlent aussi de la démission simultanée de tous les Conseils municipaux. Une telle décision serait évidemment très gênante pour le gouvernement, car, étant donnée l'autonomie relative dont jouissent les provinces basques, le rôle des Conseils municipaux est très important au point de vue administratif.
Cependant, ce n'est pas là le côté le plus grave de la question. La réunion manquée de Zumarraga est un échec prévu, voulu et même organisé par les Basques eux-mêmes. En effet, autant le secret était gardé lors des réunions précédentes, autant la publicité a été large pour la réunion de Zumarraga ; 8 jours à l'avance, le Comité interprovincial en faisait annoncer la date, l'heure et le lieu.
Le député basque Monzon partait en grande pompe pour Barcelone inviter les parlementaires catalans. Le ministre de l'intérieur était spécialement prévenu par dépêche que l'assemblée aurait lieu. Bref, tout semblait prévu pour que le gouvernement ait le temps de prendre des mesures pour empêcher la concentration annoncée.
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| DEPUTE TELESFORO DE MONZON ABERRI EGUNA 1933 |
Des maires arrêtés ou gardés en vue, des édiles houspillés, des députés couchés en joue par la police, tel est le premier résultat de la publicité faite par les organisateurs de la réunion de Zumarraga.
Les autonomistes ont voulu passionner les masses pour la cause basque et transformer en un mouvement populaire une affaire qui, jusqu'à présent, n'intéressait qu'un nombre assez restreint de dirigeants.
Des destitutions à Vitoria.
En raison de leur attitude dans le conflit basque, le maire de Vitoria, M. Gonzalez de Zarate et 16 conseillers municipaux ont été destitués par le gouverneur civil.
Des poursuites judiciaires sont engagées contre eux, mais ils ont été laissés en liberté provisoire."
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| ZUMARRAGA SEPTEMBRE 1934 PAYS BASQUE D'ANTAN |
- La Dépêche, le 4 septembre 1934 :
"Le conflit entre les Basques et le gouvernement de Madrid.
Madrid, 3 septembre. — Dans le conflit qui s'est élevé entre les nationalistes basques et le gouvernement, les nationalistes avaient gagné la première manche, le 12 août, en élisant, malgré le véto de Madrid, leurs représentants au comité interprovincial.
Le gouvernement semble avoir pris sa revanche hier en empêchant la réunion de Zumarraga de se tenir. Toutefois, l'interprétation de la journée d'hier dans les milieux de gauche est complètement opposée à celle des fractions politiques gouvernementales.
Pour les hommes de gauche, la victoire du gouvernement pourrait bien n'être que temporaire et provisoire. D'ores et déjà, dit-on dans ces milieux, les Basques, pour protester contre l'interdiction gouvernementale, parlent de déclencher une grève générale de 48 heures dans les 3 provinces. Ils parlent aussi de la démission simultanée de tous les conseils municipaux.
Une telle décision serait évidemment très gênante pour le gouvernement car, étant donné l'autonomie relative dont jouissent les provinces basques, le rôle des conseils municipaux est très important au point de vue administratif.
Cependant ce n'est pas là le côté le plus grave de la question. La réunion manquée de Zumarraga est un échec prévu, voulu et même organisé par les Basques eux-mêmes.
En effet, autant le secret était gardé lors des réunions précédentes, autant la publicité a été large pour la réunion de Zumarraga. Huit jours à l'avance, le comité interprovincial en faisant annoncer la date, l'heure et le lieu. Le député basque Monzon partait en grande pompe pour Barcelone inviter les parlementaires catalans. Le ministre de l'intérieur était spécialement prévenu par dépêche que l'assemblée aurait lieu. Bref, tout semblait prévu pour que le gouvernement ait le temps de prendre des mesures pour empêcher la concentration annoncée.
Des maires arrêtés ou gardés à vue, des édiles quelque peu houspillés, des députés couchés en joue par la police, tel est le premier résultat de la publicité faite par les organiseurs de la réunion de Zumarraga.
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| ZUMARRAGA SEPTEMBRE 1934 PAYS BASQUE D'ANTAN |
Mais des martyrs sont les meilleurs recruteurs d'une cause. Les autonomistes ont voulu faire à peu de frais des martyrs de la cause basque, passionner les masses pour cette cause et transformer en un mouvement populaire une affaire qui, jusqu'à présent, n'intéressait surtout qu'un nombre assez restreint de dirigeants.
Le conflit basque ne fait que commencer. Les milieux gouvernementaux répondent. Les autonomistes basques avaient lancé au gouvernement un insolent défi ; ils pensaient que l'on n'oserait pas interdire la réunion. Celle-ci n'a cependant pas eu lieu. Victoire complète pour le gouvernement.
Ce dernier a cependant fait preuve de longanimité et de compréhension. Il a d'ailleurs à sa tête un autonomiste valencien.
Le recouvrement de l'impôt sur le revenu, prétexte du conflit, ne s'opérera pas avant 3 mois, ce qui laisse largement le temps au Parlement de trouver une solution légale.
D'ailleurs, dès le 1er octobre, le gouvernement présentera aux Cortès un projet de loi relatif à la désignation des commissions de gestion du pays basque.
Le conflit, envenimé par les passions politiques, est virtuellement terminé par la victoire du gouvernement. Il est bien difficile de choisir entre ces deux interprétations. Il est probable que l'une et l'autre comportent des vérités.
En attendant, le bruit court que la réunion manquée de Zumarraga se tiendrait demain secrètement dans une autre localité du pays basque, ce qui remettrait tout en question.
Le maire de Vitoria a été destitué.
Vitoria. 3 septembre. — M. Teodoro Gonzalez de Zarate, maire de Vitoria, et 16 conseillers municipaux appartenant à la gauche républicaine, droite indépendante, parti nationaliste basque et parti socialiste ont été destitués par le gouverneur civil en raison de leur attitude dans le conflit basque. Des poursuites judiciaires sont engagées contre eux. Ils ont cependant été laissés en liberté provisoire, sous caution de 4 000 pesetas par personne.
Le gouverneur nommera une autre municipalité composée de radicaux et de populaires agrariens.
La nouvelle a causé une grosse impression en ville.
D'autre part, on parle d'une prochaine réunion à Vitoria du Comité interprovincial basque."
A suivre...
(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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vendredi 8 novembre 2024
LE CURÉ DE SOURAÏDE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1915
LE CURÉ DE SOURAÏDE EN 1915.
Quatre emprunts nationaux, en novembre 1915, octobre 1916, novembre 1917 et octobre 1918, sont émis, en France, durant la Première Guerre mondiale pour financer la guerre.
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| AFFICHE POUR EMPRUNT 1915 D'ABEL FAIVRE Par Abel Faivre — [1], Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46022205 |
Voici ce que rapporta à ce sujet la presse dans plusieurs éditions :
- le quotidien La Dépêche, le 11 décembre 1915 :
"En marge de l'Union sacrée.
L'Emprunt et M. le Curé.
Les journaux cléricaux ont beaucoup vanté l'attitude des évêques invitant les fidèles à souscrire à l'emprunt. Faut-il donc tant complimenter un ecclésiastique parce qu'il fait son devoir de Français ? C'est singulier. Mais ce doit être nécessaire ; autrement les journaux cléricaux n'auraient pas tous ces temps-ci posé tant de couronnes sur les mitres.
Tous les curés, par malheur, n'ont pas imité les évêques. Le curé de Souraïde s'est notamment livré à une déplorable manifestation. Souraïde est, comme on le sait, une petite commune du pays basque. Comme toute commune qui se respecte, elle a un garde champêtre qui ne connait que sa consigne. La consigne de ce brave représentant de l'autorité était l'autre jour de placarder dans l'église deux affiches relatives à l'emprunt. Il colla d'abord la première qui était illustrée et rédigée en français ; puis il fixa au mur la seconde qui contenait un appel en langue basque, et s'en alla.
Alors M. le curé vint et, plein de colère et d'indignation, arracha les deux placards et en dispersa les morceaux au vent.
Ensuite de quoi il monta en chaire et, les yeux au ciel, il expliqua qu'en raison des dissensions existant entre l'Eglise et l'Etat, il ne pouvait tolérer que la maison de Dieu servit la cause du gouvernement. Il invita même, tant son courroux était grand, les membres du conseil municipal à démissionner.
Enfin, las d'une tâche si lourde et d'ailleurs si heureusement accomplie, il quitta la maison du Seigneur pour rentrer dans sa propre salle à manger ou dans sa chambre à coucher, nous ne savons au juste.
M. le curé de Souraïde passe, d'ailleurs, pour un prêtre irréprochable."
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| EMPRUNT DE LA DEFENSE NATIONALE 1916 Par Renhour48 — Travail personnel, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=149331633 |
- le quotidien La Dépêche, le 10 janvier 1916 :
"Les Demi-Français.
Le Curé de Souraïde et le Vicaire de Sare.
Paris 9 janvier. — A la suite d'un procès-verbal de la gendarmerie d'Espelette, une information a été ouverte contre M. Lahiton, ministre du culte à Souraïde, pour outrages à un magistrat municipal et lacération d'affiches relatives à l'emprunt national qui avaient été apposées sur le mur de façade de l'église, propriété communale.
On se souvient que nous avons signalé en son temps l'attitude antipatriotique de cet ecclésiastique.
— Dans le courant du mois d'août dernier, l'abbé Bidart, ancien vicaire de Sare, mobilise et en permission régulière, a prononcé, en chaire, au cours d'un sermon, des paroles vraiment regrettables.
Faisant l'apologie des Allemands, il a osé affirmer que leurs troupes, lorsqu'elles pénètrent en territoire ennemi, respectent la population civile et sont pleines de déférence pour les membres du clergé et les religieuses. Si la cathédrale de Reims a été et est encore bombardée, c'est que l'état-major français a eu le tort de disposer des mitrailleuses derrière les tours.
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| CATHEDRALE DE REIMS 1915 MARNE D'ANTAN |
Il a tenu, en outre, un langage peu courtois à l'égard des officiers français qui ne seraient pas revenus à la religion et a fait également le procès de l'organisation des services sanitaires à l'arrière du front.
Par son attitude et ses paroles blessantes, cet ecclésiastique-soldat a soulevé l'indignation générale.
Nous croyons savoir qu'il aurait été désavoué par son curé et même par l'évêché."
(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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mardi 27 août 2024
BUFFALO BILL À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1905
BUFFALO BILL À BAYONNE EN OCTOBRE 1905.
En 1905 et 1906, William Cody, alias Buffalo Bill, effectue une tournée européenne, avec sa troupe le Buffalo Bill's West Show.
Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale et régionale, dans plusieurs éditions :
- La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 22 septembre 1905 :
"Buffalo-Bill.
On annonce l’arrivée à Bayonne pour le 3 octobre du Wild West de Buffalo Bill. Ce spectacle s’est acquis une réputation unique dans tous les pays, non seulement par son énormité, par l’extraordinaire curiosité qu’il soulève, mais encore par l’indiscutable réalisme de ses tableaux de la vie des plaines.
Le colonel W. F. Cody (Buffalo Bill), avait à l’origine formé un ensemble qui devait simplement montrer au public ce qu’était la vie aux frontières du Far-West américain, avant qu'il ne fût transformé par la civilisation. Mais sa troupe comprend aujourd’hui des multitudes d’hommes indiens, cowboys, vaqueros, gauchos, Cosaques du Don, Arabes, cavaliers et artilleurs européens et américains, en un mot, vaillants hommes de tous pays ayant pris part à des actions d’éclat ou à des faits héroïques.
Jamais il n’a été donné à personne de montrer un spectacle aussi sensationnel que celui que présente, dans le Wild West, Buffalo Bill et ses rudes cavaliers du monde entier."
- La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 29 septembre 1905 :
"Buffalo-Bill.
L’annonce de l'arrivée du colonel W. F. Cody et de son grand Wild West, ainsi que de son assemblée de Rough Riders du monde, voilà bien de quoi éveiller l'attention du public. Ce spectacle a conservé toutes ses proportions, il vient dans son entier : c'est exactement la même grande exhibition qui a attiré des foules si énormes au Champ-de-Mars de Paris, pendant ses représentations dans la métropole du monde.
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| ROUGH RIDERS : REINE DU WESTERN |
Le spectacle est une merveilleuse leçon de choses en ce qui permet de connaître la vie dans l’ouest du continent américain, aux premiers jours de la civilisation, au temps des éclaireurs, des pionniers et des Indiens, dont il présente les façons de combattre, de travailler et de s'amuser. Les représentations sont réalistes à l'extrême, en ce qu’elles sont exécutées par ceux-là mêmes qui ont pris part aux événements reproduits.
Dans la présentation de "l’assemblée des Rough Riders du monde" le spectacle est également d’un réalisme absolument véridique. Ici, nous nous trouvons en face des représentants les plus typiques de la cavalerie et de l’artillerie anglaise, française, russe, turque, japonaise et américaine."
- La Dépêche, le 1er octobre 1905 :
"A Wonder.
Les Rough Riders du Wild West de Buffalo Bill accomplissent les plus étonnants exercices qui se puissent voir dans le monde des cavaliers.
Les Bédouins paraissent dans l'une des plus typiques de leurs sauvages fantasias : les Cosaques du Caucase exécutent de surprenants exercices, comme aucune exhibition n'en put jamais présenter ; les cowboys américains soutiennent pleinement leur réputation universelle d'adresse et d'audace sans borne, de même que les cavaliers anglais et ceux des Etats-Unis déploient une suprême maëstria dans l'équitation militaire. Mais les exploits les plus surprenants sont, sans conteste, ceux des Indiens, Sioux, Ogalallas et Brûlés sur leurs coursiers sans selle et sans aucun harnachement. Les exercices de nos écuyers de cirque ne sauraient, en aucune manière, être comparés aux leurs.
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| PUBLICITE POUR BUFFALO BILL BAYONNE 3 OCTOBRE 1905 |
Tous ces prestigieux cavaliers font partie de la troupe de Buffalo Bill, qui doit prochainement nous rendre visite."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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