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jeudi 17 juillet 2025

DES COURSES AUTOMOBILES À SAINT-SÉBASTIEN - DONOSTIA EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE À PARTIR DE 1923 (quatrième et dernière partie)

 

LA GRANDE SEMAINE AUTOMOBILE DE SAINT-SÉBASTIEN EN 1923.


C'est en 1923 qu'a débuté la Grande Semaine Automobile, sur le Circuit de Lasarte, en Guipuscoa, du 21 au 26 juillet.




pays basque guipuscoa course automobile
AFFICHE GRANDE SEMAINE AUTOMOBILE
CIRCUIT DE SAINT-SEBASTIEN
DU 21 AU 26 JUILLET 1923


A partir de 1923, les compétitions automobiles (mais aussi motocyclettes et sidecars) y ont eu lieu 

jusqu'en 1935, sauf en 1931 et 1932.

Ce meeting a obtenu beaucoup d'écho et de réputation en Europe, avec de grandes épreuves y 

figurant comme le Critérium des 12 heures, le Grand Prix d'Europe, le Grand Prix d'Espagne ou 

le Grand Prix de Saint-Sébastien.



De nombreuses marques automobiles y ont été représentées comme Alfa Roméo, Auto Union, 

Ballot, Bentley, Bignan, BugattiBuick, Chevrolet, Delage, Elizalde, Ford, Hispano Suiza, 

Maserati, Mercedes Benz, Nazzaro, Peugeot, Rolland-Pilain, S. A. R. A., Talbot, etc...




pays basque guipuscoa course automobile
AUTOMOBILE ALFA ROMEO 1923



pays basque guipuscoa course automobile
TORPEDO 3 PLACES BALLOT



pays basque guipuscoa course automobile
AUTOMOBILE BIGNAN





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AUTOMOBILE BUGATTI 1923


pays basque guipuscoa course automobile
AUTOMOBILE ELIZALDE YPE 5181





pays basque guipuscoa course automobile
AUTOMOBILE ROLLAND-PILAIN 1923
8 CYCLINDRES EN LIGNE




De même de nombreuses marques de motocyclettes y ont été présentes comme Douglas, E. M., 

Harley Davidson, Indian, Peugeot, etc...




De nombreux pilotes célèbres y ont participé comme Almenar, Basterra, Belven, Caracciola, 

Chiron, De Marguenat (Jean Richard André), Dubonnet, Elgy, Garnier, Guyot (Albert), 

Haimovici (Jean), Hémery, Martin (Charles), Morel, Nuvolari, Rosemeyer, Satrustegui, Siena, 

Varzi, Von Stuck, etc...



pays basque guipuscoa course automobile
PILOTE ALBERT GUYOT


pays basque guipuscoa course automobile
PILOTE VICTOR HEMERY




pays basque guipuscoa course automobile
JEAN DE MARGUENAT LE MANS 1923




pays basque guipuscoa course automobile
PILOTE CHARLES MARTIN



Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale et nationale dans plusieurs éditions :



  • La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 28 septembre 1923 :

"Automobilisme.

Grande Semaine Automobile de Saint-Sébastien.

Le Grand Prix du Cyclisme.



Le Grand Prix des Cyclecars s'est disputé hier devant une assistance peu nombreuse et par un temps pluvieux. En l'absence du roi, le prince Raniero ouvrit le Circuit. Dix concurrents prirent le départ. Ils avaient 26 tours de circuit à boucler, soit une distance de 4 663 kil. 190.



La course fut monotone. Au 8e tour, l'équipe française restait seule en course pour la catégorie des 1 100 cc. Au 18e tour, Desvaux abandonna.



Voici le classement de l'épreuve : 1. Bueno en 5 h 39' 14" ; 2. Benoist, en 5 h 39' 15" ; 3. Palason ; 4. Sierra. Les deux derniers classés conduisaient des cyclecars d'une cylindrée de 750 cmc."



pays basque guipuscoa course automobile
AFFICHE GRANDE SEMAINE AUTOMOBILE
CIRCUIT DE SAINT-SEBASTIEN
DU 21 AU 26 JUILLET 1923


  • La Dépêche, le 29 juillet 1923 :

"Automobilisme. 

La Semaine de Saint-Sébastien.



Saint-Sébastien, 28 juillet. — La dernière journée de la Semaine automobile a vu se courir le grand prix des voiturettes, qui mettait aux prises six voitures françaises et quatre voitures espagnoles. La victoire est revenue à une voiture française devant deux voitures espagnoles ; tous les autres concurrents ont abandonné. Le parcours comprenait 588 kilomètres.



Voici les résultats de l'épreuve :

1er, Baron de l'Espée, sur voiture française, en 6 h. 54' 24" ; 2e, Fernand de Vizcaya, sur voiture espagnole, en 7 h. 25' 50" ; 3e, Satrustegui, sur voiture espagnole, à dix mètres."



pays basque guipuscoa course automobile
CYCLECARS BOL D OR 1923
BENOIST CASSE DESVAUX

  • L'Ere nouvelle, le 1er août 1923 :

"... St-Sébastien a frémi toute une semaine aux bruits des moteurs dont les mugissements déchirèrent l'air...


Songez donc : plus de 70 véhicules !


Et c'est l'industrie française qui a eu l'honneur de remporter toutes les victoires, dans toutes les catégories...


Chez nous, dans nos grandes épreuves, nous nous faisons battre ; à l'étranger, nous avons la coquetterie de nous assurer le meilleur !


Rolland-Pillain, Bignon, Bugatti, Salmson, tels furent les grands triomphateurs du plus formidable meeting que nous ayons vu depuis longtemps.


Puissions-nous nous inspirer des formules de St-Sébastien de toutes les formules, et donner chez nous, chaque année, une semaine automobile qui, assurément ferait recette, au moins à l'égal de celle donnée dans la coquette cité espagnole.


Il est vrai que, pour ce faire, il faudrait doter le meeting de prix... intéressants et, chez nous, on se fait difficilement à cette idée-là !


Quelle étrange conception, tout de même, est la nôtre..."


pays basque guipuscoa course automobile
CIRCUIT AUTOMOBILE DE SAINT-SEBASTIEN
DU 21 AU 26 JUILLET 1923



  • La revue mondiale, le 15 août 1923 :

"III. Chronique sportive.

Automobilisme.

La Grande Semaine de Saint-Sébastien.



Les épreuves organisées par l'Automobile Club Royal d'Espagne avec le concours de la municipalité de Saint-Sébastien et venant immédiatement après le Grand Prix de France (23-30 juillet) ont eu un grand succès, grâce aux très jolis prix en espèces et aux magnifiques coupes qui y étaient affectés. Une des causes de succès fut également l'appui très vigoureux que prêta le Roi d'Espagne à cette manifestation réussie à tous point de vue. Le circuit de 17 km. se déroulait à travers une région des plus pittoresques, avec un sol très roulant, routes larges et dans un remarquable état d'entretien. De nombreux et importants travaux de voirie avaient été effectués pour écarter toute cause d'accidents, tels que détournements de voies ferre, passages souterrains, passerelles pour accéder aux tribunes, et... Le roi inaugura lui-même le circuit au début de la première journée et reçut une ovation chaleureuse des milliers d'automobilistes de tous pays qui assistaient aux courses.



Disons tout de suite que l'Industrie automobile triompha sur presque toute la ligne. En catégorie vitesse la première place revint à une des voitures Rolland-Pillain qui s'était déjà signalée par sa bonne tenue dans le Circuit de Tours quoique ne parvenant pas à battre les rapides Sunbeam, tandis qu'en catégorie tourisme la gagnante des grosses voitures fut une Hispano-Suiza et celle de la catégorie 2 litres (place de voiture le plus répandu actuellement) une Bignan. Cette dernière remporta par la même occasion la première place du classement général après une lutte émotionnante avec une Delage rigoureusement de série qui ne fut battue que de 32 secondes sur un parcours de 300 km. parcouru à une vitesse moyenne de 97 km. à l'heure.



L'épreuve, dans son ensemble, fut une victoire très significative pour nos constructeur qui peuvent, à juste titre, s'en montrer fiers."



(Source : Wikipédia et Histoire | San Sebastian Circuit Spirit - 13-14-15 Septebre 2024 - 7ème Édition et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)










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mardi 21 mars 2023

LES EAUX MINÉRALES AU PAYS BASQUE EN 1919 (deuxième et dernière partie)

 

LES EAUX MINÉRALES AU PAYS BASQUE EN 1919.


Depuis fort longtemps, on a attribué aux eaux minérales une action physiologique bénéfique, d'où l'utilisation séculaire de certaines d'entre elles, en Pays Basque.



pays basque autrefois soule source fontaine
FONTAINE D'AHUSQUY A ALOS SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet La Revue Mondiale, le 1er juillet 1919, sous la plume du Dr 

Foveau de Courmelles :



"VII.— Les Eaux Minérales Basques.


... La Basse Navarre et la Soule, c’est-à-dire l’arrondissement de Mauléon sont très riches en eaux minérales, surtout dans la Soule, — près de Mauléon, à Saint-Jean-de-Lichaire, est une source réputée pour sa cicatrisation des plaies. On en trouve à Labetz, à Garris, canton de Saint-Palais, à Lascarre, canton de Saint-Jean-Pied-de-Port. La fontaine d’eau purgative de Lacarre était déjà au XVIIe siècle, assez fréquentée, pour que les règlements et délibérations des Etats de Navarre (1666 à 1679) en fassent mention : notons en ce pays, un château où furent pendant notre séjour, en septembre 1918, récompensées les familles nombreuses (au moins dix enfants), exemple à suivre.



La région de Saint-Jean-Pied-de-Port est particulièrement favorisée. A Aussurucq, au sein des montagnes et sur leurs premières hauteurs, est la fontaine l’Ahusky, assez analogue aux eaux d’Evian et à maintes eaux régionales, que fréquenta et vanta le maréchal Harispe, et qui bien qu'assez difficilement accessible (on vous monte gens et provisions à dos de mulets), fait une bonne saison du 15 juin au 15 septembre. Les maladies de vessie, gravelle urique et catarrhes vésicaux, les fièvres intermittentes, les gastralgies, se trouvent très bien de la seule ingestion de ces eaux lexiviantes : certains malades arrivent à y boire, non la dose commune de 20 à 30 verres, mais même cent verres d’eau par matinée. C’est une eau sans grands principes minéraux, probablement radioactive, et qui joint son action à l’altitude. C’est un mince filet qui limite le nombre des baigneurs ; les bergers de la montagne donnent du pittoresque à Ahusky, qu’en ces dernières années, le professeur Dr Paul Reclus, en La Fontaine d'Ahusquy, avait vanté de nouveau (1878). Les avions radiochirurgicaux ou aérochirs, nous font prévoir, pour l’après guerre des moyens rapides d’aborder ces régions.



livre écrivain eaux soule pays basue
LIVRE LA FONTAINE D'AHUSQUY
DU DR PAUL RECLUS



Non loin, au pied de la montagne, sont les sources ferrugineuses et sulfureuses de Garraybie, au village d’Ordiarp. Beaucoup ne sont pas exploitées, à Chéraute, à Viodos (sulfureuses), à Mendi (ferrugineuses). La montagne de l’Arradoy "terre rouge" implique bien la présence de minerais de fer. Les Communes de Barcus, Licq et Lacarry ont aussi des bains assez estimés ; entre Assurucq et Camou, à Camou même, sont abondantes et nombreuses des sources salées.



montagne basse-navarre
MONT ARRADOY BASSE-NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Des eaux plus nouvelles sont celles de pays situés d'un autre côté de Saint-Jean-Pied-de-Port et plus proches d’Esterençuby et d’Ascarrat. Esterençuby, avec plus d’altitude, plus de richesses minérales, a des eaux analogues à celles si connues de Salies-de-Béarn, chlorurées sodiques et bromo-iodurées ; ces dernières s’appliquent aux manifestations externes de la tuberculose, aux affections utéro-ovariennes, aux chlorotiques, aux anémiques, aux neurasthéniques, aux déprimés. On pourrait imiter la Ville de Biarritz qui a amené chez elle les eaux de Briscous, analogues à celles de Salies, et faire à Saint-Jean-Pied-de-Port, auprès de cette belle petite ville un centre hydrologique où seraient amenées les eaux d’Esterençuby et d'Ascarrat. Ces dernières toutes récentes, sont très riches en substances minérales, car elles sont sulfatées-sodiques, chlorurosodiques et magnésiennes. Les eaux d’Ascarrat répondent donc à un grand nombre d’indications médicales, voire résumant celles déjà énoncées ; elles se trouvent à 4 kilomètres environ de Saint-Jean-Pied-de-Port. Ce pays, au bout de la ligne de chemin de fer venant de Bayonne et que l'on veut prolonger à la forêt dite vierge d'Iraty parce que jamais exploitée jusqu’ici, est dans un site merveilleux, à hiver tardif ; il pourrait devenir très riche par ses eaux. Qu’un capitaliste américain s’enthousiasme, fort légitimement du reste, pour ce beau pays, et au lieu de pauvre qu’il est actuellement, produisant peu, d’agriculture et d’industrie négligeables et négligées du reste, il deviendrait rapidement productif et enviable ! Que de régions françaises, dont le sol, le sous-sol, les eaux permettraient d’en dire autant !



thermes eaux béarn
THERMES SALINS SALIES-DE-BEARN
BEARN D'ANTAN



Aux Aldudes, notons encore une source d’eau diurétique. Inutile de vanter le pays si beau, avec ses montagnes, ses forêts, ses cascades...



Toutes ces eaux sont à la température extérieure ; quant à des eaux thermales, s’il n’y en a plus, il y en a eu. Un document du XVIIe siècle conservé au presbytère de Chéraute, dit qu’outre la fontaine Saint-Jean de Licharra, Mauléon possédait dans son voisinage des eaux chaudes comme celles d'Aigues Caudes en Béarn. Un tremblement de terre les a-t-elles détruites ? Y avait-il, par une faille géologique, communication entre Mauléon et Aigues Caudes, et qui s’est supprimée par affaissement de l’écorce terrestre ?



pays basque autrefois soule fontaine
FONTAINE DE LICHARRE SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Des sondages, des forages, des prospections ramèneraient sans préjudice de minerais exploitables ainsi découverts, au jour, de nouvelles sources chaudes. Ainsi, le centre hydrologique basque serait complet, et nous aurions là — et ce sera la conclusion de cette étude sans prétention — une source de richesses à ajouter à tant d’autres. Notre France trouvera là-bas des ressources pour "La Reconstruction des Cités détruites" (Foveau de Courmelles, La Revue, avril et mai 1916). Nous pouvons, disent les économistes, nourrir, non pas quarante millions d'habitants, mais cent millions ; c’est pourquoi elle était tant convoitée par les Allemands qui s’y connaissent ! Je suis sûr que chaque région de notre doux pays est insuffisamment utilisée. Le meilleur régionalisme, — sans invasion de la déchirante politique, sans immixtions de l’Etat-Providence et si gêneur, sera celui qui, dans la meilleure "union sacrée" utilisera les bonnes volontés et les richesses locales, sans jalousie de personnes, dans la concorde la plus parfaite !"



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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mardi 21 février 2023

LES EAUX MINÉRALES AU PAYS BASQUE EN 1919 (première partie)

LES EAUX MINÉRALES AU PAYS BASQUE EN 1919.


Depuis fort longtemps, on a attribué aux eaux minérales une action physiologique bénéfique, d'où l'utilisation séculaire de certaines d'entre elles, en Pays Basque.



pays basque autrefois soule source fontaine
FO?NTAINE D'AHUSQUY A ALOS SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet La Revue Mondiale, le 1er juillet 1919, sous la plume du Dr 

Foveau de Courmelles :



"VII.— Les Eaux Minérales Basques.



Au moment où les Eaux minérales françaises tendent sous l’initiative de notre Maître et ami Albert Robin, du Dr Bardet, du professeur Moureu et du Touring Club de France (MM. Defert et le ministre Fernand David) à étendre leur action, et leur durée de saisons (Séance de l'Office National du Tourisme à la Faculté de Médecine de Paris, le 14 avril 1918), il est indispensable de parler de certaines eaux du Sud de notre France qui permettent des saisons prolongées, balnéaires ou climatériques, par la douceur de leur climat ou leur hiver tardif : les eaux du pays basque sont dans ce cas. On saisit aisément l'importance de recevoir ainsi plus longtemps, Français ou alliés enrichissant le pays.



On sait que les Allemands, avec quelques sources lancées à coups de publicité, gagnaient, avant la guerre, par les baigneurs ou l'exportation des eaux, environ un milliard de francs par an, alors que les Français, avec des sources innombrables et de supérieure valeur, n'en gagnaient qu’un huitième environ. A l’heure où tant de ruines exigent des capitaux réparateurs, il faut enfin que nous sachions utiliser et non laisser dormir, nos richesses, toutes nos richesses.



Qu’on n’allègue pas que maintes eaux minérales et non des moindres, sont inconnues et que c’est là, la seule raison de leur inexploitation. Cela est faux. J’ai pu puiser mes documents sur les sources basques, dans le Pays Basque de M. Francisque Michel qui m’a été communiqué à Saint-Jean-Pied-de-Port par l’honorable curé-doyen de cette ville M. P. Garacotche, et annoté par lui pour le mettre à jour des constatations nouvelles, chez les notaires, les anciens du pays... Mon éminent ami, le Professeur Dr F. Garrigou, de Toulouse, qui a créé l’hydrologie en France, ne m’en voudra certainement pas de cet empiètement sur son bien français et riche domaine (La Revue, mai 1915).




pays basque autrefois littérature
LIVRE LE PAYS BASQUE
PAR FRANCISQUE MICHEL



Un exemple d’ancienneté des sources salées dans toute la région, et notamment près d’Esterançuby dont nous parlerons plus loin, dont les 3 puits furent exploités jusqu’en 1840 et qui pourraient fournir du sel pour l'alimentation du chlore, du potassium, des eaux mères... est dans cet extrait dû à M. Alamon : "Les sources salées d’Ugarré furent, au XVIIe siècle, la propriété de "Arnaud de Caro", écuyer et podestat de Lacarry, et de Bernard de Caro, curé d’Alçaye et chanoine de Saint-Engrâce, ainsi qu’en témoignent ces lignes :


"Aujourd’hui dixième du mois de novembre 1895, en la ville de Mauléon et dans l’hôtel de M. le Marquis de Monein, gouverneur de Soule, par devant Jean de Casanave, notaire Royal... Sieur Arnaud de Caro, écuyer et potestat de Lacarry, assisté de noble Bernard de Caro... chanoine de Saint-Engrâce, son frère (déclare) qu’il vend, cède et transporte... au dit Sieur Larralde, seigneur et baron de Harrietté, les dits maisons, moulins, dixmes, fiefs, bois, tout en terres libres, chemins, sièges d'Eglises... sauf qu’en la présente vente ne seront compris les fontaines de sel qui sont au lieu appelé Ugarre que le dit sieur s’est expressément réservés."



Mlle Laurens Pouget, de Saint-Jean-Pied-de-Port, m’a d’autre part, relevé cette bizarre redevance de locataire, prouvant l’abondance ancienne de l’eau salée dans la région, dans le testament de noble Martin d’Alhaste, seigneur de Berrouataginbal en 1690 : "Une portion de la fontaine de l’eau salée d’Ugarve de celles de la Maison de Ninazan, du lieu d’Ainçille, affermées au métayer de la dite maison de Minazar, à raison de huit conques de sel payables deux conques de trois en trois mois."



pays basque autrefois basse-navarre source
VUE GENERALE D'AINCILLE BASSE-NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN



M. Fr. Michel parlant du Labourd, trop rapproché de la mer et trop éloigné des montagnes, réservoirs de toutes les eaux salutaires, cite les Eaux minérales de Villefranque, Sare et Cambo. Ce dernier pays, avant d'être lancé pour la cure de la tuberculose par le professeur Dr Grancher et illustré par notre grand poète Edmond Rostand, voyait ses eaux qui sont à la température ambiante, jadis très fréquentées par l’élite des Bayonnaises et maints grands d’Espagne : deux sources principales, l’une thermale sulfureuse, 22°, l’autre ferrugineuse froide 15°, débit 91 000 litres en 24 heures, plus une troisième source récente, dite de la Ville : elles sont bonnes contre le lymphatisme, l’anémie, la scrofule, les maladies de peau et de la vessie...



homme france philologue médieviste
M FRANCISQUE MICHEL


Cambo, en 1856, était riche et florissant ; il l’est devenu d’une autre manière, depuis ; le Dr Grancher, voici une trentaine d’années, en a fait, en raison de son printemps, de son automne agréables, de l’hiver bénin, de l’été tempéré, une station climatérique, fréquentée par les tuberculeux, mais abandonnée des baigneurs, voire des touristes redoutant la contagion de la tuberculose, surtout depuis 1916. Les Suisses cependant ne procèdent pas différemment, leurs Sanatoria de Leysin que nous avons visités en 1906, sont des hôtels pour voyageurs et tuberculeux et l’air ozoné y purifie tout..."



sanatorium suisse cure autrefois
CLINIQUE DU DR ROLLIER LEYSIN SUISSE



A suivre...


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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lundi 13 février 2023

LES COUTUMES SUCCESSORALES AU PAYS BASQUE EN 1919 (quatrième partie)

 

IMPRESSIONS SUR LE PAYS BASQUE EN 1919.


En juillet 1919, on redécouvre, dans la presse, le Pays Basque.

mercredi 18 janvier 2023

LE COMPOSITEUR CHARLES BORDES ET LE PAYS BASQUE

LES TROIS VAGUES DE CHARLES BORDES.


Charles Bordes, né à Vouvray (Indre-et-Loire) le 12 mai 1863 et mort à Toulon (Var) le 8 novembre 1909 est un professeur et compositeur français.




compositeur france pays basque
COMPOSITEUR CHARLES BORDES



Voici ce que rapporta La Revue mondiale, le 15 octobre 1924, sous la plume de Gustave 

Samazeuilh  :



"La musique.


Un drame Basque inédit de Charles Bordes : Les Trois Vagues



Puisque, cette fois-ci encore, les théâtres et les concerts parisiens veulent bien nous laisser quelque répit, je voudrais vous dire quelques mots d’une œuvre hélas restée inachevée, mais qui mérite, par sa saveur pénétrante, par son accent direct d’être sauvée de l’oubli. Le souvenir de son auteur, prématurément disparu voici près de quinze ans, est reste vivant dans le culte des vrais musiciens. Nul artiste n’a, plus que Charles Bordes, aimé profondément la musique. Nul ne s’y est plus passionnément dévoué, laissant de côté son intérêt personnel, sacrifiant sans compter ses dons remarquables de producteur à la résurrection de tout le glorieux passé de notre art. Je ne vous rappellerai pas ici en détail l’œuvre multiple de cet infatigable animateur : la fondation des Chanteurs de Saint-Gervais de la Schola Cantorum, la diffusion, par éditions spéciales, du chant grégorien, de chefs-d’œuvre de Palestrina, Schutz, Roland de Lassus. Carissimi, Bach, Lulli, Rameau. C’est grâce à lui que le goût et la culture des artistes et du public se sont peu à peu libérés de l’emprise despotique du magnétisme ou du joug humiliant du judaïsme cosmopolite de l’opéra meyerbeerien. Absorbé entièrement par sa mission divulgatrice, arrêté trop fréquemment aussi par les misères d’une santé chancelante, surtout pendant les dernières années de sa vie, Charles Bordes oubliait qu’il nous devait la réalisation des espérances qu’avaient fait naître ses mélodies de jeunesse si librement expansives, si fraîches, sur des poèmes de Verlaine et de Francis Jammes, sa Suite, sa Rhapsodie Basque. Il oubliait surtout qu’il avait entrepris depuis 1896 un important drame musical, les Trois Vagues, dont l’idée première lui était venue pendant les fréquents séjours qu’il fit en pays basque afin d’y recueillir, sur le désir du Ministère des Beaux-Arts, une ample et superbe moisson de thèmes populaires. Le poème entier, auquel une curieuse légende euskarienne servait de dénouement, était écrit, et la musique suffisamment arrêtée dans son esprit, pour que Bordes ait pu dès 1900 donner à de nombreux amis, — et notamment aux directeurs de la Monnaie de Bruxelles Kufferath et Guidé, qui avaient aussitôt reçu l’ouvrage, — des auditions au piano des Trois Vagues dont le souvenir est resté ineffaçable dans la mémoire de ceux qui purent y assister. On avait d’abord espéré que l’esquisse de premier jet, dont Bordes se servait alors, avait pu être complétée par lui avant sa mort. Hélas ! les musiciens et hommes de lettres, amis de Charles Bordes, que son frère M. Lucien Bordes réunit l’hiver dernier à cet effet, durent constater que tout était resté en l’état. Il semblait dès lors presque impossible, même aux mains les plus pieuses et les plus habiles, de terminer une oeuvre d’un caractère aussi spécial que les Trois Vagues, avec des brouillons aussi sommaires et même fréquemment incomplets, — toute la fin du deuxième acte et d’importants fragments du troisième manquent entièrement —, sans s’exposer à la défigurer gravement. Deux compositeurs connus, de tendances très différentes, également admirateurs de Charles Bordes, MM. Guy Bopartz et Raoul Laparra, furent néanmoins pressentis, par scrupule de conscience. Après avoir individuellement et à loisir pris connaissance des ébauches diverses laissées par Bordes, ils se récusèrent successivement, pour les mêmes raisons et à leur vif regret, vu l’exceptionnelle valeur qu’ils reconnaissaient à l’œuvre: il apparut alors à tous que le meilleur moyen de sauver de l’oubli ces esquisses d’un si grand intérêt était de les déposer à la bibliothèque de l’Opéra, où elles seront mises incessamment à la disposition du public.



chanteurs musique schola cantorum
FONDATEURS DE LA SCHOLA
CHARLES BORDES
VINCENT D'INDY ET GUILMANT



"C’est surtout de l’art populaire, art d’intuition et d’ingénuité qu’on a pu dire qu’il exprime fidèlement le caractère de la race, qu’il reflète avec clarté et profondeur les traits essentiels du pays où cette race a fixé sa vie." Ces paroles si pénétrantes extraites d’une communication que fit en 1897 Charles Bordes au Congrès d’ethnographie de Saint-Jean-de-Luz me semblent, mieux que toutes autres, aptes à vous faire comprendre l'esprit qui inspira la composition des Trois Vagues. comme je vous l'ai dit plus haut, le poème utilise en sa partie finale une légende populaire d’ailleurs librement interprétée, et que Bordes a su très habilement fondre dans une action émouvante et variée dont voici l’essentiel :


Le premier acte se déroule sur les falaises du Socoa, près de Saint-Jean-de-Luz, dans la maison du sandalier Ganis (Jean en basque) sans cesse ébranlée par le rude vent du large. Jean, malgré les douloureux reproches de sa femme Maïten, est passionnément épris de Maya, basquaise espagnole d’une grande beauté, être étrange, moitié femme, moitié sirène. Il ne peut dissimuler son trouble quand sa lamia — c’est ainsi qu’on nomme dans le pays ces créatures mystérieuses — reparaît, l’invite à venir la retrouver dans la montagne, et part, provocante, en compagnie du jeune Gracien pour Elizondo, où son père Récalt prépare, à l’occasion de la fête traditionnelle, une partie extraordinaire de pelote. Touché par la douleur silencieuse de Maïten, Jean cherche à retrouver la paix dans son travail solitaire, puis monte bientôt rejoindre sa femme au premier étage. La nuit est venue, et, sur la scène restée vide, Maya reparaît transformée en lamia, casquée d’un diadème en forme de coquillage. Elle proclame son pouvoir fatidique sur les êtres qui se laissent ensorceler par ses charmes, sur la Vague de la mer elle-même, qu’elle peut asservir à sa volonté. Elle disparaît enfin dans un nuage de soufre et d’encens... On voit bientôt Jean, d’un pas hésitant, comme appelé par une force supérieure, redescendre l’escalier du fond. Il trébuche dans un voile laissé par Maya, s’y noie fiévreusement le visage, et disparaît dans la nuit à la poursuite de l’enchanteresse. Rideau.



Au second acte, nous voici en plein pays basque espagnol, sur la place d’EIizondo, décrite par Bordes dans son poème avec la plus minutieuse saveur. C’est la fête de Saint-Michel. On voit redescendre de la montagne la procession solennelle, sous les rayons dorés du soleil couchant, au son des cloches, des fifres et des salves d’artillerie. La foule se précipite dans le jeu de pelote, dont l’entrée et une partie des gradins sont visibles de la place. Maya souhaite bonne chance à Gracien, qui va lutter contre Jean, champion du jeu. Elle lui donne rendez-vous après la partie, et embrasse longuement la main qu’elle veut victorieuse. Jean, survenu brusquement, a surpris le geste. Il lui reproche amèrement son infidélité et entraîne son partenaire au jeu. Mais le sort se déclare obstinément contre lui. Ulcéré, violemment hué par ses anciens admirateurs, il ne tarde pas à abandonner la partie. C’est en vain que Gracien, ayant pitié de sa détresse et resté malgré tout son ami, lui offre de quitter le pays dès le lendemain avec lui. Jean, resté seul, médite sur les déceptions successives que lui cause la poursuite de sa passion coupable. L’obscurité a grandi...



A la faveur d’un rayon de lune, il aperçoit Maya et Gracien enlacés devant la fontaine. D’un bond, il saisit son rival par les épaules, et lui brise les reins en le jetant sur le mur du rebot. Aux cris de Maya, les gens accourent. On emporte le corps dans l’église et Jean est conduit à la prison dont Maïten, survenue éplorée, se voit refuser l’entrée. Au moment où, restée seule, elle passe devant la fontaine elle y voit réapparaître le buste de Maya en lamia. Détournant la tête, elle disparaît, comme écrasée par la fatalité, tandis que la toile tombe lentement.



Le dernier acte se déroule à Guétaria, sur la côte du Guipuscoa. Jean dort sur la grève, auprès d’une barque autour de laquelle évoluent des lamias semblant, par leurs gestes, le vouer à une perdition certaine. L’aube paraît, Maïten en haillons sort de la cabane de pêcheurs voisine et supplie son mari bientôt réveillé de ne pas partir en mer, où un rêve lui a prédit qu’il trouverait sa perte. Jean refuse, car il appartient désormais tout à son devoir. Décidée au sacrifice pour sauver l’âme de Jean, Maïten l’accompagnera donc sur les flots et triomphera successivement avec lui des Trois Vagues terribles qui, au cours d’une scène saisissante de tragédie féerique, tentent d’engloutir la barque : la Vague de lait, la Vague de larmes, et la Vague de sang. Réfugiés au plus haut sommet d’un roc contre lequel est venu se briser leur frêle exquis, Jean et Maïten, enlacés célèbrent l’intensité de leur amour reconquis. tandis que le disque du soleil levant surgit des profondeurs de la mer, on entend les chants lointains des pêcheurs bretons qui apparaissent bientôt avec leurs barques aux voiles rouges et mauves. Ils viennent délivrer les naufragés, qui rendent grâce au Seigneur tandis qu’un chœur de génies tutélaires et une ample péroraison orchestrale concluent le drame "dans une polyphonie reposante et quasi-religieuse".



Cette analyse malheureusement trop sommaire, où je n’ai pu qu’à peine utiliser les multiples indications scéniques si suggestives que Bordes a prodiguées en marge d’un texte dont il comptait mettre au point certains détails, est cependant suffisante, me semble-t-il, pour vous permettre d’apprécier en quoi 1e poème des Trois Vagues se distingue nettement de la médiocrité courante des livrets d’opéra. Avec son allure en quelque sorte improvisée de vaste chan populaire, qui était tellement dans la nature de son auteur, il nous frappe par son lyrisme intense, la variété évocatrice de ses épisodes, et ce mélange continu de féerie et de vie réelle qui est au fond même de l’âme d’une race mystérieuse, unique sans doute au monde par la singularité de sa langue, par son caractère concentré et fier, très différent du tempérament méridional français ou de la furia espagnole. Et la partition s'annonçait comme d’une qualité égale. Musique libre et mélodique où revit, au deuxième acte surtout, quelque chose de l’esprit de Carmen, musique capable tour à tour des accents les plus contenus et des plus frénétiques élans, .le me souviens de l’émotion directe des scènes initiales entre Maïten et Jean, de la méditation pénétrée du sandalier à son établi, des sinueuses vocalises de la scène fantastique de Maya. Je me souviens surtout de la couleur intense, de l’originalité poétique du tableau d’Elizondo, où les épisodes locaux, tous établis sur de savoureux thèmes populaires basques, se mêlent si heureusement à l’action. Je me souviens aussi de la grandeur pathétique de la vision finale, de l'apparition successive des trois Vagues, des voix enjôleuses ou désespérées des laminas, de l’hymne d’amour reconquis de Jean et de Maïten, du lever glorieux du soleil sur l’Océan, tandis que monte le chant des pêcheurs...



Je m’en souviens mieux encore, dans cette maison familière aux murs blancs, juchée sur le coteau de Bordagain, dominant toute la baie de Saint-Jean-de-Luz et la vallée d’Urrugne, presque mitoyenne de celle qui vit naître la majeure partie des Trois Vagues. Je vois, après vingt-cinq ans, comme si elle datait d’hier, l’audition que Bordes voulut bien m’y donner de cette œuvre prenante. C’était à la fin d’une de ces miraculeuses journées de la fin de septembre où, de même qu’elle éclaire aujourd'hui de ses rayons dorés ma table de travail, la lumière incomparable que vous savez répandait sur la ligne souple des Pyrénées finissantes et l’immensité glauque de la mer sa griserie chantante. Je revois mon ami heureux de se sentir revivre dans ce pays qu’il aimait, qu’il comprenait si bien. Je l’entends, jouant, chantant, mimant, improvisant même parfois ces trois actes avec un enthousiasme si spontané, un emballement si juvénile, une expression si communicative que la nuit nous trouva tous réunis autour de lui au piano. Les Trois Vagues semblaient ainsi frémissantes de vie, et entièrement réalisées dans son cerveau de créateur. Celui-là même qui suivait des yeux l’esquisse sommaire suffisante à Bordes pour retrouver le fil de sa pensée, était tenté d’oublier le travail matériel considérable, l’expérience consommée de l’orchestre et du théâtre, le temps qu’eût exigé la mise au point définitive de l’ouvrage d’après des éléments aussi incertains et parfois même inexistants ! Le lendemain, malgré les reproches amicaux de ses auditeurs, Bordes était le premier à n’y plus penser, repris tout entier par son "idée" du jour, que ce fût la création d’une école de danse à Tardets, dans l’intérieur du pays basque, ou l’exhumation de quelque opéra-ballet méconnu de Lulli ou de Rameau ! Les Trois Vagues pouvaient toujours attendre... Hélas !... le destin — souvent complaisant à tant de faux artistes, affamés d’intrigues, uniquement préoccupés de faire au mieux leurs affaires sur le dos d’autrui et de nous encombrer sans relâche des spécimens de leur industrie fortunée —, n’a pas permis à Charles Bordes de vivre assez longtemps pour songer à lui, et terminer l’œuvre maîtresse qui l’eût révélé tout entier au public, et qu’évoquent bien imparfaitement ces quelques souvenirs... Mais le rare exemple de désintéressement et d’amour de ce Saint-François d’Assise de la musique nous reste. Il nous rappelle utilement, en l’époque d’arrivisme et d’égoïsme féroces où nous avons la tristesse de vivre, que l’art véritable n’est jamais le reflet d’une âme basse, et qu’il ne vaut, le plus souvent, que par ce qu’elle a valu elle-même."



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vendredi 3 juillet 2020

IMPRESSIONS SUR LE PAYS BASQUE EN 1919 (troisième partie)


IMPRESSIONS SUR LE PAYS BASQUE EN 1919.


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lundi 8 juin 2020

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IMPRESSIONS SUR LE PAYS BASQUE EN 1919 (première partie)


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