UNE EXPÉRIENCE DE PÊCHE EN TRAÎNIÈRE BASQUE EN 1906.
Au début du 20ème siècle, les pêcheurs Basques vont faire part de leur expérience aux pêcheurs Bretons.
Voici ce que rapporta à ce sujet la presse dans plusieurs éditions :
- Le Petit Journal Militaire Maritime Colonial, le 1er janvier 1906 :
"A propos de sardines.
La crise sardinière nous amène tout naturellement à parler d’un essai récemment fait pour la conjurer, essai qui a donné des résultats fort intéressants.
A la suite de l’extrême pénurie de poissons, les commerçants et fabricants de conserves de sardines de Guéthary, justement émus de la crise qui ne leur permet plus d’approvisionner leurs établissements, se sont groupés pour étudier les moyens propres à conjurer cette crise et à retrouver leur prospérité d’antan. La question principale, celle de la pêche, a retenu particulièrement l’attention de ces commerçants. Les succès des marins basques, dans la pêche à la sardine, leur a fait songer qu’ils pouvaient bien venir de leur habileté traditionnelle et toute particulière.
Aussi le groupement a-t-il chargé son délégué de faire choix de pêcheurs basques pour des expériences de pêche à faire sur les côtes de Bretagne avec leurs bateaux et leurs engins.
Le délégué, M. Maréchaux, a loué, à Guéthary, la traînière Adéla, armateur Louis Tuichaut, avec son équipage et ses filets.
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| TRAÎNIERE ADELA GUETHARY PAYS BASQUE D'ANTAN |
Les essais tentés avec la rogue et le filet espagnol ont pleinement réussi.
La tournée s’est effectuée en partant de Nantes, sur Belle-Ile, Le Croisic, Groix, Concarneau, etc. Au Croisic, il a suffi à l’équipage de donner deux coups de filets pour prendre 21 000 sardines et 500 maquereaux. Les sardines ont été vendues, sur les lieux mêmes, à raison de 15 francs le mille, et les maquereaux à raison de 10 francs le cent.
Mais, en raison de l’hostilité qu’ils ont rencontrée dans les ports bretons, les marins de l'Adéla ont dû rentrer à Nantes, n’ayant fait aucune autre tentative.
Les Bretons revinrent d’ailleurs bien vite à de meilleurs sentiments, et c’est dans d’excellents termes que les pêcheurs basques se sont séparés d’eux.
Il ressort de cette expérience que le poisson est encore abondant sur les côtes de Bretagne et que ce sont les procédés de pêche surtout qui ont grand besoin d’être améliorés.
Les traînières sont des embarcations spéciales au pays basque, très fines et légères, montées par douze rameurs et un patron. Les jours de bonne brise, on leur adapte un ou deux petits mâts qui supportent deux voiles, semblables à celles dont font usage les calères de la côte nord de l’Espagne,
En général, les traînières font la pêche à la sardine : elles ne sont armées au printemps qu’en vue de cette pêche, et elles désarment sitôt que ce poisson a quitté les eaux du golfe de Biscaye."
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| UNE TRAÎNIERE PAYS BASQUE D'ANTAN |



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