CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
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samedi 4 janvier 2025
LA LAÏCISATION DES ÉCOLES AU PAYS BASQUE EN 1887 ET 1888
lundi 2 décembre 2024
L'AFFAIRE DU DIOCÈSE DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JANVIER 1891 (troisième et dernière partie)
L'AFFAIRE DU DIOCÈSE DE BAYONNE EN 1891.
En 1891, le diocèse de Bayonne est composé de deux entités, la Basque et la Béarnaise.
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien L'Univers, le 29 janvier 1891 :
"L'Affaire du diocèse de Bayonne.
Nous empruntons au Journal Officiel le compte rendu in extenso de la discussion qui a eu lieu dans la dernière séance de la Chambre au sujet de cette affaire.
... M. l'abbé Puyol a manqué gravement, en premier lieu, aux statuts de la congrégation de Saint-Louis qui lui interdisaient absolument de s'immiscer en aucune façon dans les affaires d'aucun diocèse ; il a, de plus, compromis son caractère d'une façon regrettable en prenant sur lui de déclarer au Vatican non pas seulement oralement, mais dans une lettre, qu'il avait l'assentiment du gouvernement français. (Exclamations à gauche.)
Messieurs, j'ai le regret d'être obligé de constater ces faits ; je le fais avec la mesure nécessaire, mais je ne peux pas les dissimuler à la Chambre. (Parlez ! parlez !)
M. l'abbé Puyol écrivit donc au Vatican que le gouvernement français serait heureux de voir clore cet incident par quelques récompenses accordées aux prêtres... (Rires ironiques à gauche)... qu'il serait "enchanté" — c'est le terme même dont il s'est servi — de cette solution.
M. Clémenceau. — Et l'ambassadeur ?
M. Gustave Rivet. — Alors, il n'y a qu'à retirer notre ambassadeur.
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| GUSTAVE RIVET |
M. le ministre. — Mon cher collègue, permettez-moi de vous dire, puisque vous me provoquez par une interruption, que notre ambassadeur a montré dans cette affaire toute la fermeté que nous pouvions attendre d'un représentant du gouvernement de la République.
M. Clémenceau. — Mais il ne vous a pas renseigné !
M. Maurice Faure. — On s'est passé de lui !
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| MAURICE-LOUIS FAURE |
M. le ministre. — Comment voulez-vous qu'après la déclaration du 10 août, suivant laquelle les appels étaient retirés, M. Lefebvre de Béhaine, qui d'ailleurs se trouvait en France en vertu d'un congé régulier (Interruptions et rires ironiques à gauche), pût soupçonner qu'un prêtre français, placé sous son autorité, qui avait le devoir de ne rien faire à Rome, je ne dirai pas contre l'ambassade, mais à l'insu de l'ambassade, eût prit sur lui d'aller déclarer au Vatican qu'il avait profité de ce voyage en France pour nouer d'une façon officieuse je ne sais quelle combinaison agréée, disait-il, par le gouvernement français ? C'était faux.
M. Boissy-d'Anglas. — Cela prouve que l'ambassadeur ne compte guère auprès du pape !
M. le ministre. — Il y a quelque chose de plus : parmi les quatre prêtres qui ont reçu ces distinctions dont on parlait tout à l'heure, il y en a un qui n'avait pas encore été déplacé par l'évêque. C'est l'abbé Hiriard, desservant de Béguios. On avait dit au Vatican qu'il s'agissait uniquement de récompenser la docilité avec laquelle les prêtres avaient retiré leur appel. L'explication manquait en fait en ce qui concerne le desservant de Béguios. Nous avons dû demander sur ce point des explications précises, et il a été constaté que la liste qui a été remise au Vatican contenait bien les noms de quatre prêtres qui s'étaient pourvus auprès de l'autorité ecclésiastique ; mais l'abbé Puyol a reconnu qu'il avait, "au dernier moment, de son autorité, et sans appeler l'attention du Vatican", substitué le nom de l'abbé Hiriard à celui d'un des autres prêtres. (Vives exclamations à gauche et au centre.)
M. Boissy d'Anglas. — Pourquoi le Vatican n'a-t-il pas demandé des renseignements à l'ambassadeur ?
M. le ministre. — Je considère qu'il est de mon devoir absolu d'établir les faits. (Très bien ! — Parlez !).
Je le fais avec le plus de clarté possible et je pense que ces exclamations ne s'adressent pas à la manière dont je remplis en ce moment mon devoir. (Non ! non ! — Parlez ! à gauche.)
M. l'abbé Puyol a donc avoué qu'il avait ainsi substitué un nom à un autre, et il a dit qu'il l'avait fait à la demande de quelques personnages du diocèse de Bayonne.
Voilà les faits, et je pense que la mesure dont je revendique — et je n'ai aucun mérite à le faire — toute la responsabilité, c'est-à-dire la révocation de l'abbé Puyol, est absolument et pleinement justifiée. (Assentiment à gauche.)
M. l'abbé Puyol a manqué à tous ses devoirs, non seulement aux devoirs spéciaux de sa charge, mais aussi aux devoirs d'un ecclésiastique français investi de la confiance du gouvernement de son pays.
Maintenant, il n'en reste pas moins que M. l'abbé Puyol, par la conduite qu'il a tenue et qui a été sévèrement appréciée partout, a placé le Saint-Siège dans une situation singulièrement difficile. Il est, en effet, trop évident que les distinctions accordées dans les conditions que je viens d'exposer devaient être présentées par les partis politiques comme ayant un tout autre caractère que celui que le Saint-Siège entendait leur donner ; que l'on ne manquerait pas de dire qu'il avait ainsi pris parti tout à la fois contre l'évêque et contre le gouvernement français, et que son intervention, dans de pareilles conditions, offrait une gravité singulière, qui ne pouvait certainement pas nous échapper.
Au surplus, les articles de journaux dont on a fait passer des extraits sous vos yeux, ceux de l'Eskualdunac et de la Semaine de Bayonne, articles violents, mauvais dans leur inspiration, ne pouvaient permettre à personne de se tromper sur le parti que l'on allait essayer de tirer de cet incident.
Nous avons dû appeler l'attention du Saint-Siège sur ce point, et nous l'avons fait avec toute la fermeté qui était nécessaire. (Très bien ! très bien à gauche.) Le Saint-Siège a reconnu qu'il avait été victime d'une véritable supercherie. (Exclamations à gauche.)
M. Charles Beauquier. — Il n'est donc pas infaillible !... (Rires et applaudissements sur quelques bancs à l'extrême gauche.)
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| CHARLES BEAUQUIER |
M. le ministre. — Le Saint-Siège a déclaré qu'en ce qui concerne tout au moins le curé de Béguios il avait été, je le répète, d'une véritable supercherie, qu'il regrettait son erreur — il m'a autorisé à le dire à cette tribune — et, en ce qui concerne les autres prêtres, il a déclaré avec toute l'énergie possible qu'il repoussait les commentaires inconvenants dont certains journaux avaient voulu entourer ses décisions ; qu'il avait entendu seulement, ne croyant en aucune façon blesser les susceptibilités ni les droits du gouvernement français, donner une marque de satisfaction aux prêtres qui avaient fait leur soumission à la fois au Saint-Siège, au gouvernement de leur pays et à leur évêque.
M. Hubbard. — Mais le pape maintient les distinctions qu'il leur a conférées !
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| GUSTAVE-ADOLPHE HUBBARD |
M. le ministre. — J'ajouterai, messieurs, que le gouvernement français n'a pas l'habitude d'attacher à ces sortes de distinctions une très grande importance.
Il n'intervient pas d'ordinaire, bien que la loi civile lui permette de le faire. Mais, à raison des circonstances qui ont accompagné la collation de ces distinctions et malgré les rétractations publiées en ce moment par les journaux qui s'inclinent devant l'autorité du Saint-Siège et retirent purement et simplement ces articles déplorables, cause de tout le mal, malgré tout cela, le gouvernement ne peut pas admettre, il ne tolérera pas qu'il y ait l'ombre d'une équivoque autour de cet incident. (Très bien ! très bien à gauche et au centre.) Et comme la loi ne permet à aucun ecclésiastique d'accepter de Rome une distinction, quelle qu'elle soit, sans avoir d'abord demandé et obtenu le consentement du gouvernement français, je déclare, en son nom, que nous ferons défense à ces ecclésiastiques de faire un usage quelconque de ces titres. Et j'ai la confiance que la cour de Rome sera la première à leur conseiller de s'incliner devant la loi de leur pays. (Applaudissements répétés à gauche et au centre.)
M. Louis Barthou. — Messieurs, l'honorable ministre des affaires étrangères s'est expliqué tout d'abord sur la révocation de M. l'abbé Puyol et, en second lieu, sur le caractère des distinctions honorifiques accordées à des prêtres du diocèse de Bayonne.
J'avais déclaré que j'approuvais la révocation de M. l'abbé Puyol. Je n'insiste pas.
Sur le second point, M. le ministre des affaires étrangères a porté à cette tribune une déclaration de laquelle il résulte ceci : trois des distinctions accordées aux prêtres du diocèse de Bayonne pourraient s'expliquer par leur soumission, consistant dans le retrait de leur appel. La quatrième, à laquelle cette explication ne s'applique pas, a été le résultat d'une supercherie, je dis même très énergiquement : d'une véritable escroquerie. (Très bien ! très bien ! à gauche. — Protestations à droite.)
Dans ces conditions, et puisque le gouvernement déclare qu'il appliquera l'article 1er des lois organiques interdisant l'entrée en France des bulles ou brefs non approuvés par lui, je prends acte des paroles de M. le ministre des affaires étrangères et je le remercie de sa fermeté. (Applaudissements à gauche.)
M. le président. — L'incident est clos.
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Nous recevons la dépêche suivante :
"Pau, 28 janvier, 10 h. 35 mat.
Prière démentir propos prêté par Barthou Semaine Religieuse, qui est seul bulletin catholique.
Poey."
Nous supposons que cette dépêche vise une confusion faite par M. Barthou, qui aurait attribué le caractère d'organe diocésain à la Semaine de Bayonne, journal bi-hebdomadaire, politique et religieux, tandis que le Bulletin catholique du diocèse de Bayonne a seul ce caractère."
(Source : Gustave-Adolphe Hubbard - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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samedi 2 novembre 2024
L'AFFAIRE DU DIOCÈSE DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JANVIER 1891 (deuxième partie)
L'AFFAIRE DU DIOCÈSE DE BAYONNE EN 1891.
En 1891, le diocèse de Bayonne est composé de deux entités, la Basque et la Béarnaise.
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien L'Univers, le 29 janvier 1891 :
"L'Affaire du diocèse de Bayonne.
Nous empruntons au Journal Officiel le compte rendu in extenso de la discussion qui a eu lieu dans la dernière séance de la Chambre au sujet de cette affaire.
... Au début de l'article, il est parlé — et ceci vous indique la modération générale dont l'article s'inspire — il est parlé, à propos de la suppression des traitements, "du brigandage du préfet Deffès". Et je lis à la fin cette phrase que j'abandonne à vos réflexions et à vos commentaires : "Dès lors, il doit se dire..." — c'est de l'auteur de la question qu'il s'agit — "... que sa question à M. Ribot est résolue par avance : par ces distinctions, le Saint-Siège a flétri le gouvernement des voleurs et rappelé aux puissants du jour ce commandement de Dieu : "Le bien d'autrui tu ne prendras." (Mouvements divers.)
La Chambre comprendra que le gouvernement ne pouvait rester indifférent ni aux distinctions accordées par le pape à des prêtres dont il avait supprimé le traitement, ni aux commentaires dont les entourait la presse religieuse. Le directeur de l'établissement de Saint-Louis des Français à Rome, M. l'abbé Puyol, s'était activement occupé de cette affaire ; il avait, dès le début, conduit toute cette négociation ; il l'a formellement reconnu lui-même dans une lettre adressée, si je ne me trompe, à M. le ministre des cultes ; il avait agi sans mandat, sans titre aucun, oubliant la réserve que lui imposait sa situation particulière.
M. le ministre des affaires étrangères a révoqué M. l'abbé Puyol ; il a bien fait. Cet acte de fermeté a été applaudi par la presse républicaine tout entière, sans distinction de nuances. Je ne lui ménage pas mon approbation ; je la lui donne tout entière. (Très bien ! très bien ! à gauche. — Rires ironiques à droite.)
Mais je croirais, et je réponds ainsi aux interruptions qui me viennent du côté droit de l'assemblée...
A droite. — Nous n'avons rien dit.
M. Louis Barthou... — je croirais, dis-je, faire injure à l'honorable ministre des affaires étrangères en l'en félicitant. M. le ministre a accompli son devoir, car c'est le premier devoir d'un gouvernement de frapper énergiquement les fonctionnaires qui le compromettent ou qui le desservent. (Très bien ! très bien ! à gauche et au centre.)
La question qui se pose est celle de savoir si cette mesure est suffisante.
La Chambre me permettra de lui dire que je ne le pense pas. En effet, malgré la révocation de l'abbé Puyol, un fait subsiste, un fait grave. Ce fait, le voici : le gouvernement de la République supprime le traitement des prêtres qui se mêlent à la lutte électorale, qui manifestent leur hostilité au gouvernement, et le Pape, au lendemain de cette mesure de légitime défense par décret spécial, accorde des distinctions honorifiques à ces prêtres.
Eh bien ! messieurs, vous penserez tous avec moi que ce fait doit être éclairci, qu'il faut s'expliquer sur ces distinctions honorifiques à raison des circonstances qui ont précédé et accompagné la remise de ces titres, et à raison aussi des commentaires de la presse cléricale dont j'ai voulu seulement porter quelques extraits à la tribune.
Et dès lors ma question se précise nettement. Je demande à M. le ministre des affaires étrangères s'il a obtenu du Pape les explications nécessaires (Interruptions à droite) ; je lui demande de les faire connaître à la Chambre, qui sans doute ne saurait y être indifférente, et au pays, qui en appréciera toute l'importance.
Je me permets de le dire en terminant, je crois pouvoir affirmer que l'incident du diocèse de Bayonne dépasse la portée d'un fait local, que le moment que nous traversons l'élève au rang d'une question d'ordre général.
Vous n'ignorez pas le retentissement qui s'est fait autour de certaines adhésions prétendues ou sincères au gouvernement de la République (Très bien ! très bien ! à gauche. Bruit à droite.)
On dit, on affirme que le Pape seconde et encourage ce mouvement. Or, j'ai l'honneur d'apporter ici un fait dont les apparences, d'une tout autre nature, sont au moins singulièrement fâcheuses.
Le gouvernement a-t-il cru de son devoir d'éclaircir cette contradiction ? Jamais, à mon sens, occasion pour lui ne fut meilleure de demander, sinon, d'exiger, des explications précises et formelles. Je veux croire que M. le ministre des affaires étrangères les a obtenues et j'exprime le souhait qu'il les apporte à cette tribune. (Vifs applaudissements à gauche.)
M. le président. — La parole est à M. le ministre des affaires étrangères.
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| ALEXANDRE RIBOT MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES 1891 |
M. Ribot, ministre des affaires étrangères.
Messieurs, le diocèse de Bayonne est un de ceux où, à l'occasion des dernières élections, une partie du clergé s'est jeté avec le plus d'imprudence et le plus de violence dans la lutte politique. Le diocèse n'avait pas à ce moment de titulaire ; lorsque M. Jauffret fut nommé évêque de Bayonne, il comprit qu'il était de son devoir de déplacer un certain nombre des ecclésiastiques qui avaient compromis leur caractère.
M. le ministre des cultes, à la suite de ces déplacements, a levé toutes les suspensions de traitement, sauf une seule.
Cet acte de l'autorité épiscopale devait mettre l'ordre et la paix dans le diocèse. Quelques personnes n'en furent point complètement satisfaites, et l'on persuada à quelques-uns des prêtres déplacés de se pourvoir canoniquement Rome contre le décision de leur évêque.
Dès que le gouvernement eut connaissance de cet appel, le ministre des affaires étrangères chargea notre ambassadeur auprès du Vatican, M. Lefebvre de Béhaine, d'adresser les observations qu'il convenait au Saint-Siège, et de lui représenter qu'en fait un pareil appel, s'il pouvait être accueilli, aurait une gravité exceptionnelle, et, en droit, que le gouvernement français n'admettait pas qu'une congrégation romaine pût s'interposer entre un évêque et les prêtres qui sont sous son autorité (Très bien ! très bien !), et particulièrement entre ces prêtres et un évêque qui préalablement s'était mis d'accord avec l'autorité civile. (Très bien ! au centre et à gauche.)
Comme l'a dit l'honorable M. Barthou, le Saint-Siège a eu la sagesse, que nous devons tous reconnaître, de faire un acte d'autorité et de dessaisit la Congrégation du concile, à qui ces pétitions avaient été adressées.
C'est à tort que, dans des explications données par certains journaux, on a dit qu'il y avait eu un simple transfert de la Congrégation du concile à la Congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires.
Sur l'ordre personnel de Sa Sainteté, les appels ont été purement et simplement retirés. A la date du 10 août, M. Lefebvre de Béhaine m'indiquait la solution tout à fait satisfaisante qu'avait reçue l'incident.
Nous pensions qu'il était complètement clos, lorsqu'il s'est produit, dans le diocèse de Bayonne et à Rome, des intrigues fort singulières, dont nous n'avons connu tous les détails que dans ces derniers jours.
Les établissements de Saint-Louis à Rome, que vous connaissez tous au moins de nom, avaient pour supérieur un prêtre d'ailleurs fort distingué, M. l'abbé Puyol, originaire du diocèse même où se sont produits les faits qui nous occupent en ce moment. Il s'est rendu dans ce diocèse à la fin de l'été. Qu'a-t-il dit à l'évêque ? Je n'en sais rien. Ce qui est certain, c'est que, quand il est revenu à Rome, nous avons appris que le Pape avait cru devoir accorder à quatre prêtres quelques distinctions, des titres de camériers, de missionnaires apostoliques.
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| EGLISE SAINT-LOUIS-DES-FRANCAIS ROME |
Nous avons su depuis ce qui s'était passé."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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mercredi 2 octobre 2024
L'AFFAIRE DU DIOCÈSE DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JANVIER 1891 (première partie)
L'AFFAIRE DU DIOCÈSE DE BAYONNE EN 1891.
En 1891, le diocèse de Bayonne est composé de deux entités, la Basque et la Béarnaise.
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien L'Univers, le 29 janvier 1891 :
"L'Affaire du diocèse de Bayonne.
Nous empruntons au Journal Officiel le compte rendu in extenso de la discussion qui a eu lieu dans la dernière séance de la Chambre au sujet de cette affaire.
M. le président. — La parole est à M. Barthou pour adresser une question à M. le ministre des affaires étrangères, qui l'a acceptée.
M. Louis Barthou. — Messieurs, la question que j'ai l'honneur d'adresser à M. le ministre des affaires étrangères, et que j'avais ajournée sur sa demande, a été inexactement interprétée. Son caractère véritable et sa portée se dégageront nettement, je l'espère, de l'exposé des faits ; je demande à la Chambre la permission de les résumer brièvement devant elle. (Parlez ! parlez !)
Au lendemain des élections législatives du 22 septembre 1889, le gouvernement crut devoir supprimer, dans le département des Basses-Pyrénées, le traitement de vingt-neuf desservants. L'honorable M. Goirand, à l'occasion de la discussion de l'élection de M. Etcheverry, a mis en lumière, avec une grande force, certains faits caractéristiques de l'intervention dans la lutte électorale du clergé béarnais et surtout du clergé basque. Je ne crois pas devoir y revenir.
Ce qu'il m'importe de dire, c'est que le gouvernement, avant de prendre une mesure plus sévère, s'était efforcé d'obtenir de MM. les vicaires capitulaires le déplacement des desservants les plus compromis. Les vicaires généraux du diocèse de Bayonne refusèrent d'entrer dans cette voie. Ils prétendirent qu'aucun des prêtres du diocèse n'avait outrepassé ses droits, même ceux qui étaient poursuivis et condamnés devant les tribunaux correctionnels, même celui qui reconnaissait avoir du haut de la chaire, le jour du vote, qualifié les républicains de "canailles".
M. Clémenceau. — C'est Thermidor que vous nous racontez ! (On rit).
M. Louis Barthou. — Heureusement que le nouvel évêque de Bayonne, M. Jauffret, était animé d'un plus grand esprit de justice et d'intentions plus conciliantes. Il examina les faits, pesa les responsabilités, et déplaça dix desservants. Ces prêtres déplacés rejoignirent immédiatement leur nouveau poste, à l'exception d'un seul, qui envoya sa démission. Mais sept d'entre eux introduisirent devant la cour de Rome un appel contre la décision de l'évêque.
| MONSEIGNEUR FRANCOIS-ANTOINE JAUFFRET |
Il n'est pas téméraire d'affirmer que le gouvernement s'émut de la situation que cet appel lui créait. Vous n'ignorez pas, en effet, que le Concordat, dans des articles très formels, reconnaît et réserve à l'évêque seul le droit de révoquer et de déplacer les desservants. D'autre part, M. le ministre des cultes n'aurait pu manquer, le cas échéant, de refuser l'exécution en France de décisions émanant de tribunaux étrangers. De sorte que, par le fait de l'appel de ces prêtres déplacés, un conflit était inévitable.
Le Pape eut la sagesse de demander à ces prêtres de retirer leur appel. Ils le firent.
Ceci se passait à la fin de juillet 1890. Le retrait de l'appel donnait une entière satisfaction au gouvernement.
Malheureusement cette solution sage et raisonnable ne pouvait être du goût de la majorité la plus avancée et irréductible du clergé béarnais et du parti clérical. Aidé, je puis le dire, par des complicités étrangères au département, ce parti entra en campagne pour tout remettre en question. Le malheur est qu'il y a réussi, car, vers la fin du mois de décembre dernier, le Pape accordait des distinctions honorifiques à quatre prêtres du diocèse de Bayonne : il donnait le titre de camérier secret à M. l'abbé Diharassary, desservant d'Ossès ; le titre de camérier d'honneur à M. l'abbé Mendiboure, desservant d'Ayherre ; le titre de missionnaire apostolique à M. l'abbé Hiriart, desservant de Béguios, et à M. l'abbé Mériateguy, desservant de Saint-Just.
J'appelle immédiatement toute l'attention de la Chambre sur ces prêtres. Tous les quatre avaient été privés de leur traitement par le gouvernement de la République. Sur les quatre il y en avait trois qui, à raison des mêmes faits et pour le même motif, avaient été déplacés par leur évêque.
Parmi eux, celui qui recevait la distinction principale, était celui précisément qui, au cours de la période électorale, s'était le plus violemment compromis dans la lutte. Je fais allusion à M. l'abbé Diharassary, curé d'Ossès.
M. le curé d'Ossès est l'auteur d'un Cathéchisme électoral dans lequel, sous forme de questions et de réponses, sont indiqués et résumés les droits et les devoirs de l'électeur. La thèse soutenue est la suivante, — je l'indique pour montrer mon impartialité : — Celui qui vote pour un ennemi de l'Eglise est aussi coupable que le fils dont la lâcheté arme le bras de l'assassin de sa mère.
Un membre à droite. — C'est vrai !
M. Louis Barthou. — Vous me dites : C'est vrai ! Je n'insiste pas sur la doctrine et je ne la discute pas.
Voici pour la pratique. Nous verrons si nous restons d'accord.
A droite. — Ce n'est pas probable !
M. Louis Barthou. — La pratique, elle est indiquée dans ce passage du Cathéchisme électoral, que je cite textuellement :
"Pour savoir si un candidat est pour ou contre l'Eglise ou la religion, il faut s'éclairer auprès des chrétiens sérieux, des amis des prêtres et, mieux encore, des prêtres eux-mêmes." (Exclamations à gauche.)
Ai-je besoin d'ajouter, messieurs, que l'abbé Diharassary, durant la période électorale, ne donna pas à ceux qui le consultaient et même à ceux qui ne se renseignaient pas auprès de lui le conseil de voter pour le candidat républicain ? Lui-même déclare qu'il a voté pour le candidat antirépublicain. C'était son droit, je ne le conteste en aucune façon ; mais il ajoute qu'il a fait tous ses efforts pour que les électeurs lui donnassent également leurs voix. Il le déclare et s'en vante dans une lettre adressée à l'honorable M. Thévenet, lettre où je relève les épithètes suivantes, envoyée — il faut y insister — par un prêtre en exercice au ministre des cultes. Il accusait, dans ce document, "la haine, l'ignorance, la bêtise et l'enfantillage doublé d'un arbitraire brutal dont avait fait preuve l'honorable M. Thévenet." (Exclamations à gauche.)
Eh bien, messieurs, c'est à ce prêtre que le pape a décerné le titre principal, la distinction honorifique la plus importante : il en a fait son camérier d'honneur. (Nouvelles exclamations sur les mêmes bancs.)
M. Terrier. — En quoi consistent ces fonctions ?
M. Louis Barthou. — Voilà les faits.
L'opinion publique s'en émut. Il était impossible, en effet, qu'elle ne vit pas dans ces distinctions un blâme pour le gouvernement qui avait privé ces prêtres de leur traitement, une désapprobation de l'attitude conciliante de l'évêque qui les avait déplacés, et enfin un encouragement au clergé tout entier à persister dans une voie hostile au gouvernement de la République. J'ajoute, messieurs, — et ici encore je me permets d'appeler l'attention de la Chambre sur l'exceptionnelle gravité des faits que je lui signale, — j'ajoute que M. l'évêque de Bayonne ne fut ni consulté ni prévenu ; c'est seulement par la rumeur publique qu'il a connu l'existence des distinctions honorifiques accordées par le Pape à des prêtres de son diocèse. Et enfin, c'est un tiers, un prêtre du diocèse de Bayonne, qui, à l'insu de l'évêque, a décerné aux quatre prêtres les distinctions envoyées par le Pape.
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| PAPE LEON XIII |
J'estime que ces faits ont une très grande gravité. Je n'insiste pas sur leur caractère, qui a dû vous frapper. Je me borne à dire que, sur leur réalité, sur leur existence, je n'hésite pas à appeler et à défier à cette tribune tout démenti et toute contradiction. (Très bien ! très bien ! à gauche.)
Et d'ailleurs, s'il était nécessaire de préciser le caractère de ces faits, je pourrais et je devrai apporter à cette tribune un très grand nombre d'extraits de journaux religieux de province et de Paris, qui les ont commentés ou appréciés. Je ne veux pas abuser de ces citations ; il en est cependant d'indispensables pour éclairer complètement le débat, car une certaine presse a donné aux distinctions accordées un caractère véritablement inacceptable.
Le journal l'Eskualdunac, à la date du 19 décembre 1890, apprécie ces distinctions. J'appelle l'attention de la Chambre sur cette circonstance que le journal l'Eskualdunac, à côté d'articles publiés en français, publie des articles en langue basque. Voici comment il s'exprime — le titre à lui seul est très suffisamment significatif : Les prêtres basques approuvés par le Pape.
"Une grave nouvelle nous arrive de Rome... Ces distinctions honorifiques, dans les circonstances présentes, revêtent une haute signification, qui n'échappera à personne.
Elles viennent trouver quatre de nos prêtres les plus méritants, mais dont le principal mérite, pour l'instant, il nous sera permis de le dire, est d'avoir souffert pour la justice. Ces prêtres frappés, persécutés, qu'on osait, par surcroit d'injures, qualifier de révoltés, Léon XIII vient de leur dire : Courage ! je vous loue et je vous honore pour avoir compris vos droits et vos devoirs.
Et ce qu'il leur dit, il le dit aux autres prêtres qui ont souffert avec eux et qui, ne pouvant avoir tous part aux distinctions, ont un titre égal à ses éloges et à ses encouragements.
Il le dit au clergé basque tout entier, si généreusement sensible à la disgrâce qui a atteint quelques-uns de ses membres.
L'acte du Pape produira dans notre pays une profonde émotion, mêlée d'une vive reconnaissance."
Et, à la date du 9 janvier 1891, le même journal publie un autre article, celui-là tout entier en langue basque, et dont voici la traduction :
"Le gouvernement, le préfet et la plupart des républicains sont dans une grande colère au sujet des honneurs décernés à nos curés. Les actes du Saint-Père les ont mis hors d'eux-mêmes : ils ne peuvent nullement avaler ce camouflet qu'ils viennent de recevoir. C'est triste à dire, mais il paraîtrait que notre évêque serait aussi fort en colère que les républicains...
... Le Saint-Père est notre véritable et seul souverain pour les choses spirituelles, et non le préfet, pas plus que l'évêque s'il se sépare du Pape... Et maintenant que le préfet et ses valets se moquent ; nous, Basques catholiques, nous nous réjouissons des honneurs décernés par le Saint-Père à nos prêtres."
J'ai promis à la Chambre de ne pas abuser des citations. En voici une dernière : c'est un article que je prends dans la Semaine de Bayonne et auquel l'Univers a, semble-t-il, donné une autorité plus grande en l'insérant dans son numéro du 17 janvier."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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lundi 18 mars 2024
LA CIRCULATION DES CITOYENS ESPAGNOLS AU PAYS BASQUE NORD PENDANT LA TROISIÈME GUERRE CARLISTE EN AVRIL 1873
LA CIRCULATION DES CITOYENS ESPAGNOLS EN IPARRALDE EN 1873.
Pendant la troisième Guerre Carliste, des mesures de restriction de circulation sont appliquées aux ressortissants espagnols sur le territoire français.
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien L'Univers, dans plusieurs éditions :
- le 21 avril 1873 :
"On lit dans la Semaine de Bayonne :
Notre honorable préfet et le digne M. Lespy, son secrétaire général, ont travaillé le saint jour de Pâques à la confection d'un nouvel arrêté sur les Espagnols, reçu à Bayonne lundi matin. La pièce est ce qu'elle devait être émanant d'un préfet de M. Thiers et d'un républicain de la veille : elle proclame le règne de l'arbitraire et édicté de nouvelles rigueurs.
Sous l'empire un Espagnol ne pouvait résider à la frontière s'il n'était muni d'un permis de séjour, que le préfet était libre de refuser. Cette première garantie est devenue insuffisante sous la République. L'an passé, M. Lespy a rendu obligatoire l'immatriculation au consulat espagnol. Cette fois il n'y a plus permis ni immatriculation qui tiennent : avec tous les papiers du monde un Espagnol peut être déclaré suspect, et interné comme tel. Suspect et interné, nous nageons pleinement dans les traditions républicaines.
Déjà la mise à exécution de cet ordre a commencé : il y avait hier à la citadelle un Espagnol de quinze ans venu en France avec sa mère, son jeune frère et deux sœurs. La mère avait des passeports pour tous ses enfants. Il est suspect et nous ne savons si l'on pourra le faire relâcher. Hier un autre Espagnol, menacé d'internement, est venu se plaindre au consulat ; il est immatriculé, a son permis de séjour, et le consul a écrit en sa faveur une lettre pour obtenir qu'on le laisse tranquille. Rien n'y fera ; et s'il insiste, il sera empoigné.
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| VUE GENERALE SAINT-JEAN-DE-LUZ 1873 PAYS BASQUE D'ANTAN |
Les maires de la frontière se sont réuni lundi à Saint-Jean-de-Luz sous la présidence de M. de Larralde, maire d'Urrugne et conseiller général ; M. Leremboure, conseiller d'arrondissement pour le canton, assistait à la réunion. Une protestation contre ces mesures despotiques, qui font le plus grand tort au pays en obligeant les Espagnols à s'éloigner de la France, sera envoyée à M. Thiers. Les maires font fausse route : c'est à la commission de permanence qu'ils doivent s'adresser ; elle seule peut nous faire rendre justice.
Jusqu'à présent, sept communes dans notre arrondissement sont interdites aux Espagnols : Hendaye, Biriatou, Urrugne, Ascain, Sare, Itsassou, Ainhoa. Mais il n'y a pas de motif pour s'en tenir là, et les autres villages doivent redouter un nouvel arrêté qui viendra les ruiner.
Nous oubliions que la pièce est confidentielle, ce qui semblerait démontrer qu'on tient à ce que ce chef-d'œuvre soit peu connu du public. Il nous a été impossible d'en obtenir lecture ou copie de la sous-préfecture ; nous l'avions lue la veille ailleurs par le plus grand des hasards. Néanmoins nous croyons facile de nous la procurer pour mercredi prochain."
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| PORT DE BAYONNE 1873 PAYS BASQUE D'ANTAN |
- le 28 avril 1873 :
"... Si M. de Goulard a été très net dans l'affaire où était mêlé M. Jules Simon, nous regrettons d'avoir à constater que le ministre de l'intérieur s'est montré beaucoup moins ferme dans la question des carlistes réfugiés en France, et à propos des mesures de rigueur récemment ordonnées contre eux. C'est M. Adnet qui a présenté à ce sujet quelques observations. Et ce qui lui en a fourni le texte, c'est une protestation imprimée de tous les maires du canton de Saint-Jean-de-Luz, qu'ils viennent d'envoyer au gouvernement.
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| JULES SIMON DEPUTE DE LA MARNE DE FEVRIER 1871 A DECEMBRE 1875 |
Dans ce document, les maires du canton de Saint-Jean-de-Luz se plaignent vivement des tracasseries qui sont multipliées contre les Espagnols résidant près de la frontière et qui ont pour le commerce, l'agriculture et l'industrie de ces contrées le plus fâcheux résultat. Les signataires représentent, que dans ces pays les Espagnols résidant, et pour ainsi dire établis à demeure, représentent le tiers de la population C'est en partie grâce à eux que s'alimente le commerce et que se soutient l'agriculture. N'est-ce pas aller directement à rencontre de ce double intérêt que d'adopter contre eux un système de persécutions d'autant plus injustes, que leur attitude politique n'offre rien qui prête matière à ces excès de l'arbitraire ou qui les puisse justifier ?
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| JEAN JOSEPH MARIE EUGENE ADNET DEPUTE HAUTES-PYRENEES DE FEVRIER 1871 A MARS 1876 |
M. de Goulard, assez ennuyé de cette question, ne s'est pourtant pas cru dispensé d'y répondre, en dépit des présentations de M. Amat, qui paraît être un ami fervent des républicains pétroleux de Madrid. Le ministre a commencé par confesser que le zèle des fonctionnaires avait de beaucoup dépassé ses instructions. Pour l'avenir, il a volontiers promis qu'il s'appliquerait à contenir ce zèle fâcheux, en expliquant à ses agents que les mesures prescrites ne s'appliquent pas à la généralité des Espagnols résidants, mais aux seuls suspects.
C'est sur ce mot de "suspects" que M. le duc de La Rochefoucauld a pris la parole. Il a fort bien fait remarquer que rien n'était plus vague et plus menaçant. Pour preuve, il a cité l'un de ses amis, propriétaire tranquille et père de onze enfants, qui, sans autre raison, s'est vu expulsé. En conséquence, M. de La Rochefoucauld réclamait du gouvernement une autre attitude, et, au lieu de ces mesures prises systématiquement contre les carlistes sur l'invitation du gouvernement de Madrid, il lui conseillait d'appliquer impartialement le principe de la neutralité..."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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