CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
mercredi 27 novembre 2024
L'ÉVASION D'ALLEMAGNE DE TROIS PRISONNIERS DE GUERRE BASQUES EN NOVEMBRE 1918 (première partie)
DES BASQUES PRISONNIERS DE GUERRE EN ALLEMAGNE S'ÉVADENT EN NOVEMBRE 1918.
Quelques jours avant l'Armistice du 11 novembre 1918, des Basques, prisonniers en Silésie prussienne, décident de s'évader du camp de Sprottau.
Le camp de Sprottau, en Silésie prussienne, situé au Sud-Est de Francfort-sur-l'Oder a accueilli
des milliers de prisonniers de nationalité française, anglaise, italienne et russe.
Il a été construit pour une capacité de 10 000 hommes.
Au 16 avril 1916, suite à une visite du Comité International de la Croix-Rouge, il contient 1 100
Russes et Français et son Commandant est le Colonel von Wacholtz.
Le camp est établi sur un terrain sablonneux et sec, dans une contrée boisée.
Il y a deux sortes de baraques :
1° les Erdbaracken, en planches revêtues de carton bituminé, de 2m 50 de hauteur et 3m 50 de ligne médiane, avec un cube d'air suffisant pour 100 occupants. Le chauffage est assuré par de petits poëles en fonte et l'éclairage par des lampes électriques.
2° les nouvelles baraques, destinées au lazaret de tuberculeux, de dimensions intérieures (10 X 12 X 4), donnant un cube d'air de 18 m2 par lit.
Le camp de Sprottau a été désigné comme lazaret central pour les tuberculeux des autres camps. Les autres prisonniers sont peu à peu évacués, en dehors de ceux qui sont nécessaires au service du camp. La présence de ces nombreux malades a changé sans doute l'aspect et la vie du camp, avec la grande difficulté de pourvoir à l'alimentation renforcée indispensable pour le traitement de cette maladie.
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| BARAQUE DE CONVALESCENCE SPROTTAU SILESIE PRUSSIENNE 1914 1918 |
Voici ce que rapporta au sujet de l'évasion de ce camp par trois Basques le quotidien local La
Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 2 décembre 1918 :
"Evadés d'Allemagne.
Trois prisonniers de guerre, dont un Bayonnais, Cossid, et un Biarrot, Touzaa, ayant réussi à s'évader d'Allemagne ont eu l'aimable pensée d'écrire pour la "Gazette" le récit de leur intéressante odyssée. Nous en commençons aujourd'hui la publication :
"Nous avions depuis longtemps l'intention de nous évader, mais la situation d'un camp de Sprottau, en Silésie, où nous étions internés à environ 800 kilomètres de la frontière Suisse ou de celle de Hollande, nous avait toujours empêchés de mettre notre cher projet à exécution. Mais nous apprenons que les Tchèques ont déclaré au Reichsrath autrichien qu'ils sont les amis de l'Entente, et deux jours après que la Bohême a proclamé son indépendance, notre décision est prise.
Nous sommes environ à 80 kilomètres du Riesengebirrg, qui nous sépare de l'Autriche. Nous sommes trois : Delahodde, Touzaa et Cossid. Le premier est l'interprète officiel du camp, et il possède la langue allemande d'une manière parfaite. Ayant pu se procurer des effets civils auprès d'une jeune Allemande, très accessible, comme beaucoup de ses semblables, au prestige des Français, il va représenter le fermier venant au camp pour y chercher deux prisonniers et les conduire au travail. Chacun de nous parvient à quitter le camp isolément et à des heures différentes ; puis nous nous rejoignons à l'extérieur de la ville.
A Sprottau, nous passons inaperçus ; mais, de crainte d'être reconnus à la gare, nous décidons de prendre nos billets au village de Mallmitz, situé à huit kilomètres plus loin. N'allons-nous pas rencontrer un officier ou un Allemand quelconque qui nous connaisse ? C'est le coeur serré que nous faisons cette étape presque décisive, chargés de nos sacs de travailleurs et suivis de notre "propriétaire" aux lunettes d'or et au visage rasé qui, par instants, pour faire accélérer notre allure, nous lance le "louss" brutal qui caractérise la race.
En gare de Mallmitz, on nous délivre nos billets contre présentation de faux papiers établis sur des imprimés dérobés au bureau du camp.
Jusqu'à Breslau, notre voyage se fait sans encombre. Nous nous amusons même à écouter les conversations des "Fritz" qui semblent fort peu se soucier de l'avis collé sur les parois : "Attention aux espions !" Les esprits autrefois si passifs, nous paraissent extraordinairement surchauffés, surtout dans ce fond de la Silésie. Imprécations contre le kaiser, réflexions sur les dirigeants et les diplomates qui ne sont choisis que parmi les "Von" et non parmi les plus capables, comme en France, en Angleterre et en Amérique.
En gare de Breslau, nous avons affaire à la police, qui, à deux reprises différentes, vérifie nos papiers et interroge notre "propriétaire". Nous croyons un instant la partie perdue ; mais Delahodde parle tellement bien l'allemand, qu'on ne peut reconnaître en lui un étranger. Même un brave et gros gendarme abandonne un instant l'air de grave importance que ses pareils affectent là-bas, pour nous dire en plaisantant : "Bonchour Mossieu !"
La gare où nous devons nous embarquer pour la frontière est située à l'autre bout de la ville que nous traversons. Après quelques instants, nous remarquons avec émotion qu'un homme nous suit ostensiblement à quelque distance, sans doute un policier ; nous nous croyons pris. Voilà l'homme sur nos talons ; il nous fait signe d'arrêter, et, quand il nous a rejoints, c'est dans le plus pur français qu'il nous interpelle. Sa voix tremble d'émotion. Celui que nous prenions pour un policier, n'est autre chose qu'un malheureux Messin exilé par les Boches depuis 1914. Quatre ans, il a vécu, comme des milliers d'Alsaciens-Lorrains, loin de sa famille, libre en Silésie, mais surveillé à chacun de ses pas. Il nous dit son malheur, ses souffrances et sa haine ; mais aussi son espérance. Il a vu deux Français : malgré la défense formelle, il n'a pu résister au désir de leur parler dans sa chère langue maternelle. Nous nous tenons pourtant sur nos gardes, car on n'est jamais trop méfiant en pareille aventure, et lui montrant du geste notre propriétaire qui, en comédien consommé, ne sourcille pas, nous lui disons : "Vous pouvez y aller, il ne pige pas". Mais les badauds (il y a partout des badauds) intéressés par notre groupe, commencent à s'arrêter. Une pression de main rapide, et nous nous éloignons à regret de notre ami inconnu qui, demeuré sur place, regarde tristement s'éloigner ces deux prisonniers et leur maître dans lesquels il est loin de supposer trois évadés. Nous éprouvons comme un regret de ne pouvoir le mettre dans la confidence.
A la gare, on nous apprend que le train du soir, celui qui doit nous conduire à Fell Hammer, village situé à 15 kilomètres de la frontière, est supprimé. Nous voici tenus de coucher à l'hôtel, circonstance défavorable et dangereuse, qui nous oblige à donner nos noms exacts déjà inscrits sur les papiers qu'il nous faut produire. Notre "propriétaire" déclare s'appeler Langer et appartenir à la religion protestante. Nous avons peine à retenir notre rire, lorsque nous restons seul. Le lendemain matin, nous prenons, sans encombre, le train de 5 heures, et vers 10 heures, nous arrivons à Fell Hammer.
Nous traversons rapidement le village et, sitôt que nous traversons un bois, nous nous y enfonçons et choisissons un endroit où nous ne puissions pas être découverts. C'est le dimanche 3 novembre. L'effort à produire sera grand pour traverser les monts de Bohême ; aussi, puisons-nous largement dans nos vivres et, après avoir enterré tous les objets et les effets qui ne nous sont pas indispensables, nous étudions notre itinéraire avec le plus grand soin et en écrivons les moindres détails. Cela nous est facile, car nous avons pu nous procurer une excellente carte au 1/150 000."
A suivre...
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mardi 26 novembre 2024
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 26 NOVEMBRE 2024 SAINTE DELPHINE ET SAINT CONRAD - URKO
PROVERBE DU 26 NOVEMBRE 2024 (SAINTE DELPHINE) (SAINT CONRAD) (URKO).
DELPHINE : Née à Puimichel, dans les Alpes provençales, vers 1288, Delphine est orpheline à l'âge de 7 ans.
Delphine entre alors à l'abbaye de Sainte-Catherine de Sorps, à Bauduen (Var).
Delphine vit pieusement avec son mari Elzéar de Sabran.
Devenue veuve, Delphine meurt vers 1360 dans la mendicité.
Le couple est enterré dans la cathédrale d'Apt.
CONRAD : Conrad de Constance naît vers 900.
Conrad est évêque de Constance (Bade-Wurtemberg, Allemagne) de 934 à 975.
Il visite 3 fois les lieux saints.
Conrad meurt en 975.
Conrad est canonisé en 1123.
URKO : Erdaraz : "inmediato" "proximo" "proche".
Izen honetako mendi bat baino gehiago daude Euskal Herrian. Esate baterako, Eibar-Ermuetan (Gipuzkoa, Bizkaia) eta Berangon (Bizkaia).
Une naissance du 26 novembre : Marie Sophie Frédérique Dagmar de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glucksbourg, princesse Dagmar de Danemark.
Née le 26 novembre 1847 à Copenhague (Danemark) - Morte le 13 octobre 1928 à Hvidovre (Daneamark).
Membre de la famille royale de Danemark, devenue par son mariage avec le tsar Alexandre III, grande-duchesse, puis impératrice de Russie sous le nom de Marie Fedorovna.
Dagmar est la deuxième fille et la quatrième enfant du roi Christian IX de Danemark.
En 1864, elle est fiancée avec le grand-duc Nicolas de Russie, mais celui-ci meurt en avril 1865.
En juin 1866, elle se fiance avec le frère de Nicolas, Alexandre.
Elle se convertit à l'orthodoxie le 24 octobre 1866 et devient le lendemain la grande-duchesse Maria Fedorovna de Russie.
Maria (appelée Marie) épouse Alexandre Alexandrovitch le 28 octobre 1866 et elle aura 6 enfants avec lui.
Entre 1866 et 1881, elle intervient rarement dans la politique, préférant vouer sont temps et son énergie à sa famille, à des oeuvres de charité et à la vie mondaine et culturelle.
Après l'assassinat de son beau-père, l'empereur Alexandre II, le 13 mars 1881, son époux devient empereur sous le nom d'Alexandre III et elle-même impératrice de Russie.
Son mari Alexandre III décède le 1er novembre 1894, d'une néphrite, à 48 ans, et elle devient impératrice douairière.
Son fils Nicolas est couronné en mai 1896 sous le nom de Nicolas II.
Durant les premières années du règne de son fils, Marie tient le rôle de conseillère politique du tsar.
En mai 1914, elle se rend en Angleterre pour visiter sa soeur mais à cause du déclenchement de la guerre le 28 juillet 1914, elle se voit forcée de rentrer chez elle en Russie.
Elle est sollicitée par sa famille pour demander au tsar de bannir Raspoutine qui influence l'impératrice Alexandra sur les affaires de l'Etat.
Son fils, sous la pression de son épouse, l'oblige à quitter Saint-Pétersbourg pour Kiev.
Malgré le renversement de la monarchie en février 1917, l'impératrice Marie refuse de quitter la Russie.
Ce n'est qu'en avril 1919, qu'elle quitte la Russie, lui évitant ainsi le sort tragique de la famille Romanov.
Après une brève visite à Londres, elle retourne dans son Danemark natal.
Refusant jusqu'à la mort de son fils, elle y reste jusqu'à sa mort, le 13 octobre 1928, à 80 ans.
Longtemps enterrée au Danemark, la dépouille mortelle de l'ancienne impératrice est rapatriée en Russie en 2006.
Voici le proverbe du mardi 26 novembre 2024 :
ASTURUGAITZAREN HILTZEA EZTA HILTZEA, BANA UNGITZEA.
La mort de celui qui souffre n'est pas la mort, mais la guérison.
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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MGR DE SAINT-PIERRE ORIGINAIRE DE VILLEFRANQUE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1930
MGR JEAN DE SAINT-PIERRE DE VILLEFRANQUE.
Jean Saint-Pierre (Anxuberro), né le 28 mars 1884 à Villefranque (Pyrénées Atlantiques) et mort le 18 décembre 1951 à Villefranque, est un prélat catholique, promoteur de la culture Basque, écrivain, académicien français de langue Basque, évêque auxiliaire de Carthage (Tunisie) de 1930 à 1937, et titulaire du titre d'évêque de Gordus de 1930 à 1951.
Voici ce que rapporta à son sujet le quotidien La Croix, le 3 juillet 1930 :
"Mgr Saint-Pierre auxiliaire de Carthage.
Dans une lettre pastorale, Mgr Gieure, évêque de Bayonne, annonce l'élévation de M. le chanoine Saint-Pierre à l'épiscopat et rapporte la carrière du nouvel élu. Nous donnons de longs extraits de ce bel hommage à l'auxiliaire de Mgr l'archevêque de Carthage.
| MONSEIGNEUR FRANCOIS-XAVIER-MARIE-JULES GIEURE |
Mgr Jean Saint-Pierre est né à Villefranque (doyenné d'Ustaritz), le 28 mars 1884. Il est le huitième d'une famille qui compte dix enfants, parmi lesquels il faut signaler une religieuse, Soeur Blanche missionnaire d'Afrique, et un religieux Trappiste, au monastère de Divielle, dans les Landes. C'était une famille patriarcale. Le grand-père, poussé par son zèle chrétien, s'était fait catéchiste dans son quartier ; il mettait sa joie à apprendre aux enfants les premiers éléments de la religion. Lorsque, en 1886, on décida d'ouvrir une école chrétienne à Villefranque, le père fut le premier à s'inscrire comme ouvrier volontaire pour la construction d'un établissement scolaire. On n'était pas riche, et ce n'est qu'à force de travail et de privations qu'on arrivait à nourrir et à élever la nombreuse famille.
A ce foyer s'était conservée une touchante coutume autrefois religieusement observée dans les régions du pays basque, du Béarn et de la Gascogne. Quand arrivaient des mendiants de passage, ils s'installaient dans ces demeures hospitalières comme chez eux ; ils y trouvaient le gîte et le couvert, pas toujours l'abondance, mais le suffisant avec l'accueil cordial. Ces pauvres appelaient les bénédictions du ciel sur leurs hôtes.
A ce foyer modeste de Villefranque, la mère hébergeait ces mendiants de passage et, parfois, pour les loger, elle obligea ses propres enfants à céder leur place et à coucher sur la dure. Celui qui devait être évêque en a fait l'expérience.
Ces mendiants, l'Evangile les appelle des Christs de passage. "Quand vous avez donné à manger à un pauvre, quand vous lui avez donné à boire, quand vous l'avez recueilli sous votre toit, quand vous l'avez revêtu, c'est moi, le Christ, que vous avez ainsi traité ; quand vous avez fait cela à un seul de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait : mihi fecistis."
Et ici, le Christ a récompensé la mère hospitalière : deux religieux, un évêque avec, par surcroit, la promesse du royaume des cieux.
Jean a grandi ; le voilà enfant de choeur. Son curé, M. le chanoine Schloegel, le vicaire de la paroisse, M. Marty, aujourd'hui curé de Sare, ont remarqué la vivacité de son intelligence, son goût pour les choses d'Eglise. On lui donne des leçons de latin. A 12 ans, il entre au Petit Séminaire de Larressore...
Dès le début, le jeune Jean Saint-Pierre se révèle comme un élève brillant ; le succès le suit jusqu'au terme de ses classes. Son nom restera inscrit parmi les plus éminents dans cette pléiade de sujets qui, depuis plus de deux siècles, ont rendu célèbre le Petit Séminaire de Larressore et honoré le pays basque. Ce qui distingue le jeune élève, et est à sa louange, c'est qu'il mérita et obtint d'entrer en relations intimes et durables avec ce maître homme à la physionomie rude et au coeur d'or qu'était M. le chanoine Abbadie, son supérieur.
Au Grand Séminaire, ce sont les mêmes succès en philosophie et en théologie. Par sa régularité, par une faculté d'assimilation rare et un talent de parole qui s'affirme, l'abbé Saint-Pierre appelle sur lui l'attention de ses maîtres. On l'envoie à Toulouse pour prendre les grades littéraires ; un an après, il est licencié ès lettres. Il est ordonné prêtre en 1908, puis envoyé à Rome. Il rentre à Bayonne en 1910 ; il est docteur en théologie. Ses études sont terminées, brillamment terminées. La carrière sacerdotale s'ouvre devant lui et il arrive bien préparé, bien armé, pour toute sorte de ministères.
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| GRAND SEMINAIRE BAYONNE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Il est nommé vicaire de Saint-André de Bayonne. Pendant deux ans, il déploie un zèle ardent dans les oeuvres de jeunesse. Le supérieur des missionnaires de Hasparren le demande, et pendant deux années encore il parcourt le pays basque et prêche avec succès des missions, des retraites. La chaire de théologie morale devient vacante au Grand Séminaire. Elle lui est offerte en février 1914 ; M. l'abbé Saint-Pierre se révèle comme un professeur émérite : son enseignement est méthodique, clair, subtil autant qu'il est requis, et bien vivant.
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| EGLISE ST-ANDRE BAYONNE PAYS BASQUE D'ANTAN |
La guerre éclate. Il est mobilisé le 2 août 1914. Il prend part à la retraite de Charleroi, aux batailles de Guise, de la Marne et de l'Aisne. Puis ce fut Verdun, la Somme, Craonne, Montdidier.
Mgr Gieure cite une lettre où Mgr Saint-Pierre raconte l'assaut donné le 4 mai 1917, au plateau de Craonne. Ce fut une attaque effroyable : les Basques bousculèrent la garde prussienne et occupèrent le plateau ; arrivé des tout premiers, l'abbé Saint-Pierre planta le drapeau du Sacré-Coeur sur la position que l'on disait inexpugnable et eut la joie de ramener son escouade au complet.
Le prêtre se retrouvait sous le soldat. En 1916, l'abbé Saint-Pierre seconde M. l'abbé Bergey qui, durant un mois, prêche à la 36e division et la prépare aux héroïques luttes sous Verdun.
En juin 1917, la terrible crise morale commençait à sévir dans quelques sections. Le commandant de la 36e division charge l'abbé Saint-Pierre de grouper les combattants basques, de les haranguer en leur langue, de leur rappeler le devoir rigoureux d'une discipline parfaite. L'état-major assistait à cette réunion.
Le 28 mars 1918, l'abbé Saint-Pierre est blessé dans la défense de Montdidier. Encerclé avec les débris de sa section qui a tenu 48 heures, accrochée aux avant-postes où elle avait reçu mission de se laisser anéantir, il est fait prisonnier. Il passe un mois à l'hôpital de Namur.
Le gouvernement allemand, sur la prière de Benoît XV, consent à ce que des séminaristes et scolastiques français prisonniers puissent continuer leurs études de théologie. Un Séminaire est ouvert dans un baraquement à Limbourg-en-Lahn et M. l'abbé Saint-Pierre est désigné comme professeur de théologie d'une centaine d'élèves. Détail touchant : ces étudiants ont envoyé à leur ancien maître leurs vives félicitations avec l'expression de leur gratitude.
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| PRISONNIERS CAMP DE LIMBOURG 1916 ALLEMAGNE D'ANTAN |
Lorsque, peu après, un religieux italien est désigné pour la même fonction auprès des séminaristes ses compatriotes, Benoît XV lui donne pour consigne de tout organiser comme chez les français.
La guerre terminée, M. l'abbé Saint-Pierre remonte dans sa chaire de théologie morale et poursuit ses leçons pendant 4 ans.
Le 8 novembre 1922, un secrétaire d'évêché est à nommer. Il fallait, en même temps, pourvoir à la direction de quelques oeuvres. M. l'abbé Saint-Pierre est nommé secrétaire de l'évêché de Bayonne et fait chanoine honoraire. Depuis ce jour, son activité va rayonner sur tous les points du diocèse. Avec un zèle qui ne calcule pas, il va se dévouer à un grand nombre de tâches. Par la plume, par la parole, par l'action, M. le chanoine Saint-Pierre sert la cause religieuse avec intelligence, avec courage, avec succès. Une facilité rare lui permet d'aborder tous les genres d'apostolat.
C'est ainsi qu'il est nommé directeur du Bulletin Religieux de Bayonne, directeur du journal Eskualduna. Il porte la bonne parole aux réunions de l'Union catholique ; il se fait le missionnaire des assurances sociales ; il organise les Syndicats féminins chrétiens de la couture et des employées bayonnaises ; il fonde le groupe basque Saint-François-Xavier de l'Union catholique des postes et le groupe de l'Union catholique des banques et assurances. Il est chargé de l'oeuvre des Vocations ; il prêche sans relâche des sermons de circonstance. Secrétaire général du Congrès eucharistique national, pendant 6 mois, il en prépare l'organisation minutieuse avec des Comités spéciaux qu'il dirige et dont il provoque et utilise le concours précieux.
M. le chanoine Saint-Pierre se dépensait joyeusement, menant de front, et avec une aisance parfaite, les besognes qui lui étaient confiées.
Dans l'intervalle, Mgr Lemaître, archevêque de Carthage, venait à Bayonne. Une première fois, le centenaire du cardinal Lavigerie l'attire et le retient auprès de nous. Mgr Lemaître est un charmeur et un conquérant ; il est de la lignée des grands évêques de France. Pour le revoir et jouir de lui encore, nous le prions de prêcher au clergé de Bayonne deux retraites pastorales ; il accepte ; nos relations se font plus intimes, toutes cordiales. Il vient au Congrès eucharistique national de Bayonne ; il voit à l'oeuvre notre clergé et s'éprend d'estime et d'affection pour lui. Pendant les 4 visites qu'il nous a faites, il regarde, il observe autour de lui alors que nous, sans défiance, lui livrions les clés de la maison. Sûrement, il a remarqué le jeune secrétaire de l'évêché de Bayonne...
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| MONSEIGNEUR ALEXIS LEMAÎTRE |
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| 7EME CONGRES EUCHARISTIQUE NATIONAL BAYONNE 3-7 JUILLET 1929 |
Aux débuts de mon épiscopat, les Basques d'Amérique m'offrirent comme signe de leur attachement à l'évêque des Basques français leurs compatriotes, un anneau superbe : au centre, une magnifique topaze et, tout autour, 14 améthystes : symbole des 14 évêques français sacrés par Pie X. Cet anneau m'était cher. Je vous le donne ; au jour de votre sacre, je le passerai à votre doigt : il vous rappellera votre union indéfectible avec le diocèse de Bayonne, le pays basque et votre ancien évêque."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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lundi 25 novembre 2024
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 25 NOVEMBRE 2024 SAINTE CATHERINE - KATTIN
PROVERBE DU 25 NOVEMBRE 2024 (SAINTE CATHERINE) (KATTIN).
CATHERINE : Catherine d'Alexandrie, sainte Catherine est une vierge et martyre, qui vit au début du 4ème siècle.
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| 25 NOVEMBRE SAINTE CATHERINE D'ALEXANDRIE |
Confrontée à une cinquantaine de sages par l'empereur Maxence (début du 3ème siècle), Catherine les aurait aussitôt convertis au Christianisme.
Furieux, l'empereur aurait fait brûler les philosophes... et proposé à la jeune fille de l'épouser.
Celle-ci ayant refusé, il l'aurait condamnée au supplice et à la décapitation.
Catherine meurt, à 18 ans, vers 312, sous le règne de Maximin II Daïa.
La tradition catholique a fait de sainte Catherine la patronne des écoles de filles et des élèves de philosophie.
Les jardiniers, quant à eux, connaissent le dicton : "A la sainte Catherine, tout bois prend racine." C'est alors le moment de planter arbres et arbustes.
La fête de Catherine, le 25 novembre, donne maintenant lieu à diverses célébrations populaires, dont celles des jeunes filles à marier de plus de 25 ans, appelées les catherinettes.
KATTALIN : XII. mendean hasi zen hedatzen bazterretan santa Katalinaren aldeko debozioa. Ste. Catherine. Sta. Katalina Heletan feria.
Une naissance du 25 novembre : Joseph Lancaster.
Né le 25 novembre 1778 à Londres (Angleterre) - Mort le 23 octobre 1838 à New York (Etats-Unis).
C'est un quaker anglais et un pédagogue, innovateur de l'éducation publique, qui a développé et propagé, pour des raisons d'économie et d'efficacité, un système d'apprentissage de l'enseignement primaire.
En 1798, Joseph fonde une école primaire gratuite, destinée aux enfants pauvres, avec le soutien de son père.
Il utilise un modèle pédagogique proche de celui d'Andrew Bell, de Madras, connu sous le nom d'"Ecole mutuelle".
En 1801, il fonde, à Southwark, à Londres, une école gratuite utilisant une variante du système d'apprentissage.
En 1803, il écrit Improvements in Education (Améliorations en Education) et il voyage aux Etats-Unis pour promouvoir ses idées.
Joseph épouse, en 1804, Elizabeth Bonner (morte en 1820), avec laquelle il aura une fille.
Au début du 19ème siècle, sa méthode devient très populaire et la Société pour la promotion du système lancastérien pour l'éducation des pauvres est créée en 1808.
La pédagogie des écoles lancastériennes est basée sur l'enseignement donné par les élèves les plus avancés aux plus jeunes (Learning by teaching).
Cependant les écoles qui suivent ce modèle sont très critiquées concernant la faiblesse des résultats obtenus et le dureté de la discipline. De plus, après la reconnaissance royale initiale, la monarchie s'en détourne dans les années 1810 et l'Eglise d'Angleterre maintient son hostilité à son égard.
Un scandale éclate, vers 1812, quand il s'avère que Joseph a donné des coups à des jeunes et il est alors expulsé de la Société en 1814.
Celle-ci se renomme en British and Foreign School Society.
A partir de 1818, il va aux Amériques (Nord et Sud) pour promouvoir sa méthode d'enseignement, d'abord aux Etats-Unis, puis au Venezuela, où il se marie, en secondes noces, en 1827, avec Mary Robinson.
Il meurt le 23 octobre 1838, à 59 ans, à New York, des suites de blessures subies dans un accident de rue.
A sa mort, le mouvement "Lancasterien" (tutorat par les pairs) revendiquait entre 1 200 et 1 500 écoles dans le monde.
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| JOSEPH LANCASTER |
Voici le proverbe du lundi 25 novembre 2024 :
SANTA-KATARINA JITEAN ERROAK HARTZEN LURREAN.
A la Sainte-Catherine poussent les racines.
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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