mercredi 19 septembre 2018

MESSES ET RELIGION DANS LES TRANCHÉES POUR LES SOLDATS BASQUES EN AOÛT 1915


LA RELIGION DANS LES TRANCHÉES EN 1915.


Pendant les 4 années de ce carnage durant la première guerre mondiale, les soldats ont souvent eu recours à la religion pour tenter de tenir le coup.

messe premiere guerre mondiale
MESSE DANS LA REGION DE SOISSONS 1914 1918

Voici ce que rapporta le journal La Croix, dans son édition du 10 août 1915 :


"Messes pour nos soldats défunts.


Pour compléter l'oeuvre des autels portatifs, l'Association de Notre-Dame de Salut a entrepris, avec l'agrément et la bénédiction de l'épiscopat, de susciter un mouvement de prières pour les âmes de nos soldats défunts, par des messes célébrées en grande partie par les prêtres mobilisés.



Au 8 août, elle avait recueilli déjà plus de 7 500 messes qui ont été, au fur et à mesure, envoyées intégralement aux archevêques et évêques de 77 diocèses de France, aux évêques de Belgique et à 4 supérieurs de Congrégations religieuses.

messe guerre 1914 1918
MESSE DANS UNE CAVE 1914 1918


L'oeuvre a été, jusqu'à ce jour, encouragée et bénie par 6 cardinaux, 13 archevêques, 60 évêques et 8 vicaires capitulaires.



Continuer d'adresser les intentions de messe au Secrétariat de Notre-Dame de Salut, 4, avenue de Breteuil, Paris."

 

messe premiere guerre mondiale
MESSE EN PLEIN AIR OISE MAI 1915


"Le Saint Sacrement sauvé.


On lit dans le Courrier de Bayonne :



Les traits d'héroïsme de nos "poilus" ne se comptent plus, et nos braves Basques ne sont pas les derniers à se signaler par des actes empreints, non seulement d'un courage presque téméraire, mais aussi d'une foi ardente.



C'est dans un petit village d'Alsace, au pied des Vosges, à quelques centaines de mètres des Boches. Depuis six mois que les dragons y montent la garde, ils ont vu peu à peu les toits s'effondrer et les murs s'émietter sous les coups quotidiens des obus et des marmites. Ce ne sont plus seulement des marmites de gros calibres qui éclatent de toutes parts, mais aussi des objets incendiaires qui, naturellement dirigés sur le clocher, font de l'église et des maisons environnantes un brasier infernal en quelques secondes. Le presbytère, modeste maison qui semblait avoir été placée près de l'église pour être mieux protégée, devient vite la proie des flammes, le curé n'a que le temps de sortir de la cave où il s'était réfugié, mais, sitôt dehors, il pense à l'hostie qu'il avait déposée dans sa chambre et qui va disparaître sous les cendres !...Il ne sait comment faire...et il se lamente!...



messe vosges 1914 1918
MESSE EN PLEIN AIR DANS LES VOSGES 1914 1918

Un cavalier du ...e dragon, un Basque d'Urrugne, le jeune Iruretagoyena, qui se trouvait dans un abri à proximité, n'hésite pas. Il demande au prêtre où se trouve le Saint Sacrement, laisse d’abord s’effondrer une grosse poutre enflammée et se précipite dans le brasier !

 
messe premiere guerre mondiale
EN ATTENDANT LA MESSE DOUAI 1914

Quelques instants après, il ressort, portant fièrement le ciboire, et le remet au curé, en lui disant dans son langage mi-basque, mi-français : Jé voulé faire lé grand génuflexion..., mais lé temps je n'ai pas eu— j’en ai fait quand même lé petit !..." 



religion messe 1914 1918
MESSE PENDANT LA GUERRE 1914 1918



N’est-ce pas beau de voir ce petit Basque penser avant tout, malgré le danger qui menace de l’engloutir, à rendre hommage à son Dieu ?... 



GUERRE 1914 1918
MESSE DE MIDI VERDUN JUIN 1915


Le lendemain, le commandant d'Iruretagoyena, presque un compatriote lui aussi, apprend le geste héroïque de ce Brave qui, dans sa modestie, n’a même voulu raconter à personne ce qu’il a fait, tant il trouve son acte naturel. Une demande de citation est faite aussitôt, et quelques jours plus tard, Iruretagoyena était cité à l’ordre de la 10e division de cavalerie avec ce beau motif : "Excellent soldat, qui a toujours fait preuve de courage depuis le début de la campagne. Le 22 mai, étant en vedette, a eu une attitude très crâne pendant un violent bombardement. Le 16 juin, pendant l'incendie d’A..., a empêché le curé d’aller chercher le Saint Sacrement au milieu des flammes, y est allé lui-même malgré les débris enflammés qui tombaient de tous côtés et, passant par une fenêtre, l’a rapporté au prêtre."






Merci ami lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans ce 1387ème article.


Plus de mille trois cent quatre-vingt autres articles vous attendent dans mon blog :



https://paysbasqueavant.blogspot.fr

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, c'est gratuit!!!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire