mardi 11 septembre 2018

LA ROUTE DE BAYONNE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN MAI 1923


LA ROUTE DE BAYONNE À BIARRITZ EN 1923.


En 1923, quelques années après la fin de la première Guerre Mondiale, l'état des routes au Pays Basque n'est pas bon.



pays basque 1900
ROUTE DE LA NEGRESSE BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN

On essaya d'améliorer l'état des routes par de multiples procédés. 


L'article d'aujourd'hui vous en décrit un.




Voici ce que rapporta la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays Basque, dans son édition 

du 24 mai 1923 :


"Nos voies de communication.



La route de Bayonne à Biarritz. 





On y pose actuellement des dalles de béton qu’on va recouvrir d’une pellicule de goudron. C’est un essai intéressant. 



Depuis quelques jours, on procède sur la route de Bayonne à Biarritz, entre les stations de Beyris et de Bernain, à une opération qui ne laisse pas d’intriguer les passants. On pave la chaussée de sortes de petites dalles grisâtres, de forme rectangulaire. Va-t-on paver toute la route nationale n. 10 entre Bayonne et Anglet et poursuivre même ces travaux jusqu'à Biarritz



biarritz autrefois
ROUTE DE BAYONNE A BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN

Il ne s’agit pas de paver, comme dans le Nord de la France, par exemple, la dite route, et voici en quoi consiste l'essai qu’on y tente actuellement. 



On établit un dallage composé de carreaux d’éléments de béton, qui seront recouverts d’une pellicule de goudron. 



Ces expériences sont neuves en France, mais des essais analogues faits en Allemagne ont donné des résultats que les journaux ont proclamés excellents. 



On sait combien est difficile à résoudre, par suite de la transformation des moyens de circulation et de transport, le problème de la mise en état des routes. On n'a pas perdu le souvenir de la longue discussion qui eut lieu il y a quelques mois à la Chambre des Députés, non plus que de l’interview que, vers le même temps, voulut bien nous accorder M. Blanchet, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Bayonne. 



biarritz autrefois
CHÂTEAU DU BARON DE L'ESPEE BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN

La question de l’asphaltage ou du bétonnage des routes reste à l'ordre du jour. 



Pour les voitures rapides et légères qui ne déterminent pas de chocs, le béton semble avoir les qualités essentiellement requises. Mais pour les gros camions lourds, il apparaîtrait moins indiqué. 



Il faut tenir compte en effet des questions d’espèces pour déterminer ce que doit être une chaussée. Il faut se demander, en premier lieu, quelles sortes de véhicules y passeront : lourds ou légers ? lents ou rapides ? 



Si l’on pouvait déterminer une catégorie de véhicules pour chaque route, il serait facile de trouver les qualités nécessaires à cette route. 



On pourrait ainsi spécialiser les chaussées. Mais il apparaît immédiatement que c’est là un idéal irréalisable. 



Dans la pratique, on ne peut oublier qu’un camion de dix tonnes fatigue autant la route que dix voitures rapides de 1 000 kilogs. Celles-ci, par contre, ayant une plus grande vitesse, par un frottement rapide usent la surface de la route. 




pays basque autrefois
ETCHE FERDIA BEYRIS BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN

Ce sont là autant d'éléments qui rendent difficile la solution de la question qui doit être examinée non seulement du point de vue théorique, mais surtout du point de vue pratique. 



On a parlé souvent des routes et de leur résistance selon qu’elles sont pavées ou empierrées et tout à l'heure encore nous faisions allusion aux routes pavées des départements du Nord et du Pas-de-Calais. 



Le nord de la France n’a pas de pierres. Il faut faire venir les matériaux à pied d’œuvre. Il y a donc lieu de faire entrer en ligne de compte dans le prix d’établissement de la route, le coût du transport, souvent onéreux. Il en résulte qu’il faut utiliser des matériaux plus chers mais plus résistants, afin de les renouveler le moins fréquemment. Il en résulte, finalement, une économie certaine. Mais telle n’est pas la situation dans notre région qui est, et il y a lieu évidemment d'en faire état, une région essentiellement touristique. 




bayonne autrefois
CHIC A CHIC BEYRIS BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN

Enfin, si nous examinons, par la même occasion, le problème de la circulation sur les routes de notre région — comme d’ailleurs sur beaucoup de routes de France, il faut bien convenir qu’elles sont généralement trop étroites pour les besoins de la circulation intéressée. Il y a lieu de remarquer, à ce propos, que si ces chaussées étaient plus larges, si leur surface était plus grande, l’usure serait moins rapide. 



En ce qui concerne la route de Biarritz, bordée par des propriétés privées et la voie du tramway, il n’a pas été possible de procéder à un élargissement de la chaussée, qui est du reste d’une ampleur raisonnable. Mais partout où cela a été réalisable, le service des Ponts et Chaussées a élargi la chaussée et a porté à 7 mètres, la largeur primitive qui était de 6 mètres. 



anglet autrefois
TRANSPORTS ORONOZ BERNAIN ANGLET
PAYS BASQUE D'ANTAN

Non seulement on y gagne pour les commodités de la circulation, mais encore, ainsi que nous le disions tout à l’heure, il en résulte moins d'usure pour la route. 



Ajoutons, en terminant, que les Ponts et Chaussées ont l’intention de faire l'essai d'un "ruban"  de termacadam au milieu des chaussées, ce qui en augmenterait encore la solidité."



Merci ami lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans ce 1369ème article.


Plus de mille trois cent soixante autres articles vous attendent dans mon blog :


https://paysbasqueavant.blogspot.fr

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, c'est gratuit!!!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire