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samedi 31 octobre 2026

À LA FRONTIÈRE À BÉHOBIE (PAUSU) EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN AOÛT ET SEPTEMBRE 1936

À LA FRONTIÈRE AU PAYS BASQUE EN SEPTEMBRE 1936.


En 1936, les villages de Béhobie et de Biriatou, le long de la Bidassoa, sont à proximité des combats de la Guerre Civile Espagnole.




pays basque guerre civile espagne frontière labourd
LA POSTE 64 BEHOBIE
PAYS BASQUE D'ANTAN





Voici ce que rapporta l'hebdomadaire La Française : journal de progrès féminin, le 16 janvier 

1937 :



"A la frontière d'Espagne.

Quelques journées vécues par Mme H*** au Bureau de Poste de Béhobie.



Le bureau situé face à l’Espagne, à 100 mètres à vol d’oiseau de la frontière, a, de par sa situation, essuyé bien des coups de feu. 



Dès le début du mois d’août, les combattants espagnols étant encore à 3 ou 4 kilomètres de Béhobie, plusieurs balles sont venues s'écraser sur la façade sud-est du bureau, dont une sur le mur à 10 centimètres de mon visage, alors que je remettais les sacs postaux au courrier ; balle venue de loin, certes, mais avec assez de force pour faire un trou dans le mur et s’émousser fortement. Les jours suivants, les balles tapaient plus nombreuses et plus fortes. 



Dès le 26 août j'ai condamné la porte de service dont le passage constituait un danger, assurant la rentrée du personnel par la porte centrale, entrée du public protégée par la maison même. 



Au guichet, trafic considérable, les touristes ayant encore accès à Biriatou et Béhobie. 



Au téléphone, les journalistes et les touristes ont apporté une progression énorme. Pour écouler le trafic journalier, il a fallu fournir un gros travail supplémentaire jusqu’à une heure avancée de la nuit. J’ai, seule, assuré le service téléphonique jusqu'à une et deux heures du matin pour satisfaire à toutes les demandes. 



Dès ce même jour le facteur n’a pu assurer la remise du courrier dans ce coin de Biriatou sis près de la rivière et recevant journellement des balles et même des obus. Le 31 août la route elle-même était impraticable et défendue. Ne pouvaient y aller que les gens munis de laissez-passer qui les autorisaient à circuler à leurs risques et péril ; de ce jour, j’ai fait assurer à Biriatou une seule distribution par le chemin de la montagne, chemin plus sûr, mais bien plus long. 



Le 28 août, sachant que le champ d'action se rapprochait et voyant les balles frapper plus fortes et plus nombreuses, j’ai placé les armoires métalliques renfermant les imprimés, devant la porte de service et la fenêtre sise face au front de guerre. Les événements m’ont prouvé que la mesure était urgente et sage. 



Le 29 au matin, vive fusillade, une balle traverse la porte et vient s’écraser contre l'armoire mise la veille ; sans cette dernière, le facteur à sa table de tri la recevait dans le dos. D'autres frappent les murs de tous côtés. Pour renforcer notre sécurité, j’ai alors mis nos matelas aux deux fenêtres avec vue sur l’Espagne, pour nous protéger à hauteur d’homme tout au plus. La suite m’a montré combien était précaire, insuffisante, cette protection.



Le 30 août. — Vive fusillade toute la journée. Les deux jeunes employées continuent à assurer leur service, profitant, selon mes instructions d'une accalmie dans le tir pour aller et venir sans souci de l’heure de rentrée ou de sortie. Font preuve d’un grand courge et de dévouement. Gros travail au téléphone. Nous n’arrivons, pas avec nos 4 circuits à écouler facilement le travail, ce qui m’impose chaque soir une longue veille.



Le 31 août. — La lutte se fait chaque jour plus proche et nous ne pouvons compter toutes les balles qui sifflent ou viennent taper les murs à chaque instant. Vue la situation du bureau qui avec ses ouvertures sans volets de bois est complètement dans le sens du tir. Fusillade intense toute la journée. Pas d'incident.



Mois de septembre.



Le 1er septembre. — Comme il pleut littéralement des balles sur la route et dans le village et qu’elles viennent chaque fois plus vives (il y a déjà 4 blessés, dont un gravement à Béhobie), le facteur a reçu avis, de ma part, de ne point s'exposer. 


Sa maison située sur la hauteur reçoit plus de balles que les autres. Il est en grand danger déjà pour venir au bureau. 


Fusillade intense. Plusieurs balles sont entrées dans les volets de bois tenus clos ces jours derniers au 1er étage. Bombardement et canonnade violente en face. Un obus vient de tomber chez nous, à moins de 50 mètres ; il n’a pas, fort heureusement pour nous, éclaté. 



Le 2 septembre. — La lutte fait rage à Béhobie même, à moins de 100 mètres à vol d’oiseau. La route est impraticable et une des aides n’a pu se risquer à 8 heures. Nous assurons à deux le service très chargé. A midi, j'héberge l'auxiliaire que je ne veux pas laisser s'exposer. Personne ne circule, que des gardes mobiles en mission.


Toutes communications interrompues avec Biriatou. Fil rompu par les balles. Un peu plus tard dans la journée, l'autre seul abonné de Biriatou a son fil coupé de la même manière. Impossible dès lors de savoir ce qui se passe là-bas. 


A 14 h. 30 les journalistes obligés d'essuyer le feu pour venir téléphoner ici venant de Biriatou complètement isolé sont mécontents.


Grand mouvement et gros travail dans l’après-midi l'attaque se faisant heure par heure plus proche, plus précise. On ne s’occupe plus de toutes les balles explosives ou autres qui tapent la maison ou rentrent dans les volets tellement c’est courant. Personne ne songe non plus à se mettre hors d’atteinte en interrompant son service. 


A 23 h. 30. — Au bureau, alors que je donnais à un journaliste anglais sa communication avec Londres, une balle est entrée face au guichet, a troué la vitre et a pénétré dans l'armoire métallique que je me suis félicitée d’avoir mise là, un tas d’imprimés l’a seul, arrêtée, sans cela je la recevais dans la tête. Détail inédit en marge de la guerre civile espagnole que ce journaliste, a séance tenante, ajouté à son article pour le journal.



Le 3 septembre. — Le danger me paraît bien plus grand encore vue l’intensité de la fusillade. La bataille est plus acharnée et plus proche.


A 7 h. 10, en allant fermer une porte, mon mari reçoit une balle dans le bras droit. Je continue malgré cela à assurer mon service et essayer de garantir encore plus les autres s'il est possible. L'armoire n’étant pas de largeur suffisante j’emprunte deux matelas que M. Caron, en villégiature à Béhobie, nous apporte lui-même dans sa voiture sous une pluie de balles. J'en installe un au bureau et un autre à la cuisine où il n'y a aussi que des vitres.


A 9 h. 50, j’avise par téléphone monsieur le directeur à Pau que notre situation devient très difficile. Cependant, sauf les facteurs, tout le monde est à son poste. Trafic téléphonique intense que nous avons peine à écouler avec notre petit tableau insuffisant pour cette occasion. Messieurs les officier militaires et de gendarmerie, monsieur le préfet, monsieur le député-maire de la commune sont sur les lieux. Biriatou toujours isolé. Nous n'avons encore que nos quatre circuits que des balles nous enlèveront un à un dans la journée. 


Vers les 10 heures, monsieur le directeur de P... me fait savoir qu’il a décidé de nous adjoindre un commis. Jugeant que notre sécurité matérielle n’y gagnerait rien et ne voulant pas faire exposer inutilement une personne de plus, j’ai remercié et refusé net. 


Le courrier d'entreprise n'a pu porter et venir prendre nos dépêches ce matin. Tous mes abonnés ayant leurs lignes vers Biriatou sont interrompus peu à peu.


A 14 heures les assaillants espagnols ayant lancé une de leurs plus fortes attaques (elle devait leur livrer le pont de Béhobie), la fusillade crépite avec une rage inouïe. C’en est assourdissant et dans notre pauvre bureau qui paraît servir de cible, nous devons nous crier dans l’oreille pour nous faire entendre.


A 17 h. 30 (moment de la prise du pont de Béhobie) M. le capitaine de gendarmerie accompagné de M. le maire d’Urrugne, a été obligé de venir sous les balles terminer une conversation commencé chez un abonné, le fil venait d’être coupé ; ici, pendant qu’il parlait, le circuit a été également rompu de la même manière. 



pays basque guerre civile espagne labourd frontière
FRANQUISTES PONT INTERNATIONAL BEHOBIE 1936
PAYS BASQUE D'ANTAN


A 18 h. 50 sur 4 fils avec Hendaye il ne nous en reste plus qu’un ; pas pour longtemps d’ailleurs. 


A 19 h. 10. — Une balle traversant un matelas, vient s'écraser sur le mur devant la table où je travaillais, séparée seulement du mur par la largeur de la table, et par ricochet fait sauter une lamelle du tiroir situé à ma gauche. Je viens de l’échapper belle. 


A 19 h. 30. — Au bureau encore (il y a tant de travail qui reste pour moi !) une balle vient également à travers un gros matelas, trouer une porte qu’elle traverse avec une grande force, faire sauter une encoignure, perforer une série de vêtements accrochés au vestiaire à l’intérieur de la maison. Au même moment une autre vient, après une courbe capricieuse, se planter dans une case de la table de tri. Le vacarme continue et la maison très sonore nous laisse entendre tous ls chocs qu'elle subit. Me trouvant peu en sécurité au bureau malgré les matelas (tous traversés) et les armoires qui ne résistaient pas non plus et d’autre part le fil de lumière ayant été aussi rompu, j’ai jugé n’avoir plus rien à faire au bureau. 


Sans lumière, sous une fusillade tragique, plus affreuse dans la nuit, nous avons attendu le matin. L’auxiliaire a également passé la nuit ici.


Cette nuit-là, des balles entrées partout dans l'appartement jusque dans le placard de la cuisine, dans le bûcher, dans la cave et le plus grave dans une chambre sur un lit que j’avais fait évacuer. 



Le 4 septembre. — Nos circuits avec Hendaye sont tous rompus. Sommes complètement isolés. Le danger diminue à chaque instant maintenant. La bataille se poursuit bien plus avant vers un autre point. 


Le courrier enfin paraît vers midi et demi. Il me remet, émanant de ma direction un ordre d’évacuation ; ne l’ayant nullement sollicité, je ne l'exécute pas ; d'ailleurs le danger n'est plus pour l’instant et si l’on entend encore fortement la fusillade, du moins sait-on que les balles ne peuvent rebrousser chemin pour nous frapper.


Services très chargés que nous accomplissons à trois, toujours les mêmes, chacune fournissant un gros effort. Le trafic a repris très grand. Nous avons maintenant à faire face à tous ces réfugiés téléphonant et télégraphiant de toutes parts. 


Je tiens à signaler que durant ces jours de fièvre aucun service n'a souffert et n’a été négligé ; pas de retard dans mes comptabilités malgré mon surmenage passant les nuits à moitié à travailler ; quant au repos... Pendant plusieurs jours nos matelas sont restés aux fenêtres ! 



Le 5 septembre. — La vie a repris à peu près normale. En résumé pour Béhobie : deux morts et douze blessés dont mon mari, et c’est miracle que le chiffre n'en ait été plus élevé.



Il peut sembler exagéré que de France nous ayons été à ce point sous les balles. Il faut savoir que nous sommes très près de la rive frontière et que les combattants espagnols avaient à défendre un mont (Saint-Marcial) en face que les assaillants prenaient par escalade et à coups de fusils. Donc toutes les balles qui n’atteignaient pas leur objectif (et il y en avait) venaient en France, c’est-à-dire sur nous, à moins d’un kilomètre du lieu de combat dont rien ne nous isolait. La rivière seule fait la frontière.



Malgré mon refus d’être secondée par un commis, M. le directeur s’était mis à la recherche d’un volontaire... il n’en a pas trouvé. Il y avait trop de danger. 



Nous n’ajouterons aucun commentaire à ces souvenirs vécus qui marquent la vaillance si simple de nos femmes françaises."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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vendredi 30 octobre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 30 OCTOBRE 2026 SAINTE BIENVENUE - DEIO

 

PROVERBE DU 30 OCTOBRE 2026 (SAINTE BIENVENUE) (MAEVA) (DEIO).


BIENVENUE : Disciple de Saint Dominique, Benvenuta Bojani naît vers 1255 à Savogna di Cividale, dans le Frioul, en Italie.



religion catholique saint sainte bienvenue
30 OCTOBRE SAINTE BIENVENUE BOJANI

Bienvenue manifeste sa piété par des pratiques pénitentielles extrêmes, voulant imiter les souffrances du Christ, portant un cilice, une corde à même la peau, s'injectant du vinaigre dans les yeux.

Tombée gravement malade, Bienvenue fait un pèlerinage sur la tombe de saint Dominique et en revient guérie.

Bienvenue meurt à Cividale del Friul en 1292.

Le pape Clément XII béatifie Bienvenue en 1763.




DEIO : Nafarroako Deikaztelu, antzinako Gaztelu baten izena da Deio.



pays basque autrefois navarre vierge neige
VIERGE DE LA NEIGE DISCASTILLO NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Un décès du 30 octobre : Karl Bodmer, également connu comme Johann Carl Bodmer ou Jean-Charles Bodmer.



peintre graveur dessinateur photographe barbizon suisse naturalisation 19ème siècle
PHOTOGRAPHIE DE KARL BODMER 1877



Né le 6 février 1809 à Zurich (Suisse) - Mort le 30 octobre 1893 à Paris.

Karl est un peintre, dessinateur, graveur et photographe suisse naturalisé français.

A 13 ans, le frère de sa mère, Johann Jakob Meier, un graveur éminent, devient son professeur.

Avec son frère aîné Rudolf, il accompagne leur oncle lors de voyages artistiques à travers la Suisse.

En 1828, il quitte la Suisse pour travailler comme peintre et graveur à Coblence (Rhénanie-Palatinat, Allemagne).

C'est là que Karl est remarqué par le prince Maximilian zu Wied-Neuwied, aristocrate allemand qui avait mené avec succès une expédition scientifique au Brésil en 1815-1817.

De 1832 à 1834, il accompagne le prince en Amérique du Nord.

Pendant le voyage, il peint de nombreuses aquarelles.

Au retour, les membres de l'expédition arrivent au Havre, en août 1834 avec, entre autres, 4 ours grizzly en cage.

Après deux années passées en Rhénanie, Karl s'installe à Paris en 1836 et expose aux Salons.

A cette occasion, il se lie d'amitié avec Théodore Rousseau et Jean-François Millet qu'il rejoint à Barbizon en 1849 et il commence à peindre à l'huile.

Il réalise alors un grand nombre de dessins et de toiles sur le thème de la forêt de Fontainebleau, ce qui fait qu'on le rattache souvent aux peintres de l'Ecole de Barbizon.

Il fait paraître de nombreuses gravures dans les périodiques de l'époque sur le même thème.

A la fin de sa vie, Karl pratique aussi la photographie.

Il connaît une reconnaissance officielle de son vivant en France et rencontre le roi Louis-Philippe dès 1839.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1877.

Il épouse en octobre 1876 Anna Maria Magdalena Pfeifer, avec laquelle il aura trois garçons.

Karl meurt le 30 octobre 1893, à 84 ans, peu après avoir reçu sa citoyenneté française.



peintre graveur dessinateur photographe barbizon suisse naturalisation 19ème siècle
PORTRAIT DE KARL BODMER
PAR JEAN-FRANCOIS MILLET
Bibliothèque publique de New York.



Voici le proverbe du vendredi 30 octobre 2026 :


UNTZIA ZONBATEZ HUTSAGO HANBATEZ OZENAGO.

Plus le tonneau est vide, plus il fait de bruit.




pays basque autrefois attelage
ATTELAGE D'UN TONNEAU D'EAU



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)






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UNE VENTE IMMOBILIÈRE PAR JUSTICE À LARCEVEAU EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1848

UNE VENTE IMMOBILIÈRE PAR JUSTICE À LARCEVEAU EN 1848.


En 1848, la commune de Larceveau, en Basse-Navarre, compte environ 800 habitants et est administrée par le Maire Jean Etchart.



pays basque justice basse-navarre
BLASON 64 LARCEVEAU





Voici ce que rapporta le bi-hebdomadaire La Sentinelle des Pyrénées : Journal de Bayonne et de 

la Péninsule, le 16 septembre 1848 :



"Tribunal Civil de St-Palais. — Etude de Me Sallaberry, Avoué.

Revente par suite de surenchère.



Par procès-verbal du sieur Arnaud Etcheberry, huissier à la résidence de Juxue, en date du vingt-deux mars mil huit cent quarante-huit, enregistré, visé le même jour par M. le maire de la commune de Larceveau-Cibits-Arros, transcrit au bureau des hypothèques de St-Palais le cinq avril mil huit cent quarante-huit, le sieur Pierre Irusbéhère, cultivateur, domicilié à Lasse, a fait procéder :


Au préjudice de Pierre Landaburu et de Marie Arosteguy, conjoints, d’état de labeur, demeurants et domiciliés à Larceveau Cibits-Arros, à la saisie des immeubles dont la teneur suit, telle qu’elle a été insérée audit procès-verbal de saisie : 


1° Une maison appelée Arosteguy, construite de pierre et terre glaise, crépie et blanchie en partie, ayant sa façade au levant ; de ce côté ladite maison est éclairée et percée, savoir : au rez-de-chaussée par une porte à trois battants et deux fenêtres avec contrevents à deux battants ; au premier étage, il y a trois fenêtres en bois, dont une à deux battants, et une autre grande ouverture en forme de porte à un seul battant ; le tout fait en bois ; du côté du midi, elle est éclairée par une fenêtre faite en pierre avec contrevents à deux battants, donnant jour au rez-de-chaussée ; du nord, une porte en bois donne entrée à l’écurie ; le four à cuire du pain donnant au levant, est adossé du côté du midi a ladite maison ; le tout est couvert en tuiles à canal et pierres plates, et confronte du levant, midi et couchant à basse-cour et verger qui seront décrits aux deux numéros suivants, et du nord à chemin public ; il est assis, y compris ladite basse-cour, sur une superficie d'environ deux ares ; il est porté au plan cadastral de ladite commune de Larceveau sous le numéro vingt sept, section A. 


2° La basse-cour qui se trouve au devant de ladite maison, de contenance d’environ deux ares soixante-dix centiares, confrontant du levant et du nord à la voie publique, du midi audit verger, et du couchant à ladite maison ; elle est portée audit plan cadastral sous le même numéro que ladite maison. 


3° Une autre pièce de terre en nature de verger, où il y a des arbres fruitiers de différentes espèces et des pièces de vigne, de contenance d'environ trois ares, confrontant du levant à chemin public, du midi et du couchant à terres de Caldumbide, et du nord aux susdites maisons et basse-cour ; elle est portée au plan cadastral sous le numéro vingt-huit, section A. 


4° Une bâtisse servant de grange, construite de pierre et terre glaise et couverte en tuiles et pierres piales, ayant du côté du couchant une port et une fenêtre faites en bois, au levant et midi deux autres fenêtres en pierre à un seul battant , elle est assise sur une  superficie d'environ trente centiares, et confrontant du levant, midi et nord à une pièce de terre labourable qui sera décrite au numéro suivant, et du couchant à chemin public ; elle est portée audit plan sous le numéro soixante-neuf, section A. 


5° Une autre pièce de terre en nature de labour, de contenance d'environ soixante-sept ares cinquante centiares, confrontant du levant à terre de Jaureguy de Cibits, du midi à terre de Galharre, du couchant à chemin public, ladite grange et le jardin ci-après, et du nord à terres d'Etchebers (cadet) ; elle est portée audit plan cadastral sous le numéro soixante-huit, section A. 


6° Une autre pièce de terre en nature de jardin, de contenance d’environ trois ares quatre-vingt-dix centiares, confrontant du levant et du nord à ladite pièce de terre labourable, du midi à terre de Galharre, et du couchant à chemin public ; elle est portée audit plan sous le numéro soixante-dix, même section. 


7° Une autre pièce de terre en nature de labourable, de contenance d’environ quatre-vingt-onze ares quatre-vingts centiares, confrontant du levant à terre d'Elissèche de Cibits, du midi à celle d' Etchebers, du couchant à prairie qui sera décrite au numéro suivant, et du nord à ladite terre d'Elissèche portée au plan sous le numéro dix-sept, même section. 


8° Une pièce de terre en nature de pré, de contenance d’environ soixante et un ares trente centiares, confrontant du levant à la pièce de terre décrite au numéro précédent, du midi à terres d'Etchebers, du couchant à un petit ruisseau, et du nord à terre d'Etchalat de Larceveau ; elle est portée audit plan sous le numéro dix-huit. 


9° Une autre pièce de terre en nature de labourable, de contenance d’environ quarante ares dix centiares, confrontant du levant à chemin public, du midi à terre de Galharre et Jaureguy, du couchant à prairie qui sera décrite au numéro onze : elle est portée audit plan sous le numéro trois cent quatre-vingt un, section A. 


10° Une autre pièce de terre en nature de prairie, de contenance d’environ soixante-quinze ares quatre-vingt-dix centiares, confrontant du levant à la pièce qui vient d’être décrite au numéro précédent, du midi à terre de Jaureguy, du couchant à terre d'Etchebers et du nord à bois qui sera décrit au numéro suivant ; elle est portée au susdit plan sous le numéro deux cent quatre-vingt-deux. 


11° Une autre pièce de terre en nature de bois, de contenance d’environ cinquante-six ares quatre-vingt-dix centiares, confrontant du levant à chemin public, du midi aux susdites pièces de terre, du couchant à terres d'Etchebers, et du nord à terre de Galharre et Jaureguy ; elle est portée audit plan cadastral sous le numéro deux cent quatre-vingt-trois, même section. 


12° Enfin une autre pièce de terre en nature de bois taillis, de contenance d’environ un hectare quarante trois ares dix centiares, confrontant du levant à terre de Çaldunbide, du midi aux communaux, du couchant à terre de Locochandeguy, et du nord à terre d'lthurralde ; elle est portée audit plan sous le numéro deux cent soixante-neuf, section B.


pays basque justice basse-navarre
ROUTE NATIONALE 64 LARCEVEAU
PAYS BASQUE D'ANTAN



Les immeubles ci-dessus désignés sont situés à Larceveau-Cibits-Arros, canton d’Iholdy, juridiction du tribunal civil de St-Palais, troisième arrondissement du département des Basses-Pyrénées ; ils sont jouis et exploités par lesdits Pierre Landaburu et Marie Arosteguy, conjoints, à titre de propriétaires ; et ils sont imposés au rôle des contributions directes sur un revenu annuel de trente-quatre francs soixante-dix centimes. 



Par jugement rendu à l’audience des criées du Tribunal de St-Palais, le 1er septembre mil huit cent quarante huit, tous les susdits immeubles ont été adjugés pour le prix principal de trois mille deux cent soixante-quinze francs aux sieurs Pierre Locochandeguy, laboureur, et Jean-Baptiste Etchebers, agent-voyer, les deux demeurants et domiciliés à Larceveau-Cibits-Arros. 



Par acte fait au greffe dudit Tribunal de St-Palais le neuf du même mois de septembre, ledit sieur Pierre Irusbéhère, saisissant, a surenchéri ces immeubles du sixième en sus dudit prix principal, qu’il a porté à trois mille huit cent vingt-cinq francs et constitué pour son avoué Me Sallaberry (Bernard), postulant près ledit tribunal de St-Palais, y demeurant. Cet avoué a, par acte du onze aussi du même mois de septembre, dénoncé et signifié celui de surenchère à Me Diriart, avoué des adjudicataires, avec sommation à se présenter à l'audience des criées du même tribunal de St-Palais, qui se tiendra le VINGT-NEUF DU PRESENT MOIS DE SEPTEMBRE mil huit quarante-huit, à dix heures du matin ;  



pays basque justice basse-navarre
UNE PENSEE DE 64 LARCEVEAU-ARROS-CIBITS
PAYS BASQUE D'ANTAN



A laquelle audience les immeubles saisis seront de nouveau mis aux enchères et définitivement adjugés sur la mise à prix de trois mille huit cent vingt-cinq francs, somme offerte par le surenchérisseur. 



Pour extrait certifié véritable par ledit Me Sallaberry, avoué à St-Palais, le douze septembre mil huit cent quarante-huit.


Sallaberry.


Enregistré à St-Palais, le treize septembre 1848, f. 113, c. 7. Reçu un franc et dix centimes pour décime. 


Rives."






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jeudi 29 octobre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 29 OCTOBRE 2026 SAINT NARCISSE ET SAINT GERMAIN DE TALLOIRES - OINATZ

 

PROVERBE DU 29 OCTOBRE 2026 (SAINT NARCISSE) (SAINT GERMAIN DE TALLOIRES) (OINATZ).


NARCISSE : Narcisse est élu trentième évêque de Jérusalem, à l'âge d'environ 80 ans, vers la fin du 2ème siècle et début du 3ème siècle.


religion cathoilque saint sainte narcisse
29 OCTOBRE SAINT NARCISSE DE JERUSALEM

Narcisse de Jérusalem succède à l'évêque Dolichien vers 185.

Narcisse meurt en 213 ou 231.



GERMAIN DE TALLOIRES : Bienheureux Germain de Talloires ou Germain de Montfort est un saint et ermite savoyard, premier prieur de l'abbaye de Talloires du 11ème siècle.


religion catholique saint sainte germain talloires
29 OCTOBRE SAINT GERMAIN DE TALLOIRES


Moine à l'abbaye de Savigny (Rhône), Germain est envoyé, avec 3 autres moines, pour fonder l'abbaye de Talloires (Haute-Savoie) vers 1018-1020.

Son travail achevé, Germain serait parti en terre sainte et à son retour, il s'installe dans une grotte située dans une falaise, en dessous de l'actuel ermitage, au-dessus de Talloires et du lac d'Annecy, vers 1033.

Germain décède vers 1066 ou 1080.

Saint Germain est fêté d'abord le 28 octobre, puis le 29 octobre.



OINATZ : 1937an 59 gudari hilak ziren Santoñako Dueson. Gaztelaniaz "huella de pie". Hiztegi mitologiko (J.M. Barandiaran) J.M. Satrustegiren izendegia.

Azpeitiko dorretxea. Hemendik hartu zuen izena Erdi Aroko Ahaide Nagusietan leihu garrantzisuenetakoa izan zenak, oinaztarrenak.



Un décès du 29 octobre : Ernest-Aimé Feydeau.



homme france écrivain archéologue directeur journaux fanny 19ème siècle
PHOTO D'ERNEST FEYDEAU
PAR ATELIER NADAR



Né le 16 mars 1821 à Paris - Mort le 29 octobre 1873 à Paris 8ème arrondissement.

Ernest est un archéologue, écrivain, courtier en bourse et directeur de journaux français.

En juin 1847, il épouse la fille d'Adolphe Blanqui, Inès-Octave.

Il s'occupe d'abord de bourse, mais il mord bientôt à la poésie, avec les Nationales et à l'histoire archéologique par son Histoire générale des usages funèbres et des sépultures des peuples anciens.

Alléché par le succès de Madame Bovary de son ami Flaubert, il se lance dans le roman de moeurs légères et se fait une grande notoriété comme romancier, en poussant les situations et les descriptions scabreuses aussi loin que le permettaient les moeurs de son époque.

Ernest passe à la postérité grâce à son roman Fanny publié en 1858 : roman sur l'adultère parisienne.

Suite au décès de sa première épouse en octobre 1859, il se remarie, en janvier 1861, avec Léocadie Boguslawa Zelewska, avec laquelle il aura 2 enfants.

Fin 1864, cherchant à entrer en politique, il fonde un journal, L'Epoque, sur le modèle du Times de Londres, dont il est le rédacteur en chef et le propriétaire, avant de le rendre à Frédérick Terme, en juin 1866.

Il écrit aussi Mémoires d'un coulissier, ouvrage de souvenirs paru en 1873, dont s'inspire Emile Zola pour L'Argent, et qui a été pour lui une importante source d'informations sur la Bourse.

Ernest compte par ses amis Gustave Flaubert et Théophile Gautier, et aussi les frères Goncourt qui le citent à plusieurs reprises, et le visitent alors qu'il est paralysé à la suite d'une attaque.

A demi-paralysé, depuis un AVC subi quelques années auparavant, il meurt désargenté le 29 octobre 1873, à 52 ans, d'une rupture d'anévrisme.



homme france écrivain archéologue directeur journaux fanny 19ème siècle
ERNEST FEYDEAU



Voici le proverbe du jeudi 29 octobre 2026 :


BARATZEKO ETSAIRIK HANDIENAK ETXEKO OILOA ETA AUZOKO MUTILA.

Les deux plus grands ennemis du jardin : la poule de la maison et le garçon de ferme du voisin.




garçon ferme basse-cour humour
GARCON DE FERME ET BASSE-COUR



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LA PROTOHISTOIRE AU PAYS BASQUE (quatrième partie)

 

LA PROTOHISTOIRE AU PAYS BASQUE.


La protohistoire est une période de temps intermédiaire entre la Préhistoire et l'Histoire sensu stricto, caractérisée par l'absence d'écriture propre au sein des sociétés étudiées.




pays basque protohistoire blot barandiaran
GRATTOIRS EN SILEX NEOLITHIQUE
72 SARTHE



Voici ce que rapporta à ce sujet le Docteur J. Blot, dans le Bulletin de la Société des sciences, 

lettres & arts de Bayonne, en janvier 1973 :



"Contribution à la Protohistoire en Pays Basque.



... Les cromlechs — Le rite d'incinération.


Succédant à l’Age du Cuivre et du Bronze, l’Age du Fer laissera des traces importantes dans toute la zone pyrénéenne. Le bouillement des populations germaniques va engendrer des vagues successives de protoceltes, puis de Celtes, dont les migrations, plus guerrières que commerciales, commencent à pénétrer nos régions vers - 900 av. J.-C. . Par les cols ils s’élancent vers l’Espagne ; certains groupes se fixeront en Euskual-Herri, mais seront ultérieurement résorbés par le puissant et vigoureux noyau racial Basque. 



Il n’est pas étonnant de voir apparaître dans le piémont, les nombreux "Gastelus" sur les croupes, les crêtes, aux points d’échanges et de marchés. Ces imposantes levées de terre, camps retranchés, seront des refuges en cas d’attaques mais non des habitats fortifiés permanents. 



A l’arrivée des Celtes est liée l’apparition du fer dont la recherche et l’usage engendreront en Pays Basque, riche en mines, une intense activité de prospection et de fonderie locale, contrairement au cuivre et au bronze qui ne semblent pas avoir été travaillés sur place. Enfin et surtout, les Celtes pratiquaient les rites funéraires d'incinération. Il semble bien qu’en Pays Basque les "cromlechs" ou "baratz" (photo 2) puissent être rattachés à ce rite (ainsi que certains tumulus). Ces tombes à incinération se retrouvent de l’Ariège au Guipuzcoa et certains pensent qu’elles viendraient du nord de l’Italie, ayant abordé nos régions par le bassin de la Garonne. 



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PHOTO N° 2 : UN DES CROMLECHS D'OKABE



De très importantes réserves quant à l’origine celtique de ces "Baratz" sont cependant faites par d'autres qui estiment que le concept même du cromlech est inhérent, nous l’avons vu, au dolmen et que, petit à petit, le cromlech a pu "se détacher" du dolmen pour ne plus exister que par lui-même ; ceci correspondant pour une époque donnée à des concepts similaires régnant dans d’autres régions. Il pourrait donc ne pas y avoir eu un apport culturel ou ethnique mais similitude de pensée sans pour autant exclure certains contacts. De la même façon le concept d’incinération peut ne pas être venu avec les vagues celtiques, mais simplement l’Europe Centrale a pu avoir les mêmes influences dans le passé, par le Danube, que l’Espagne du Sud par la Méditerranée. Le problème est encore compliqué par le petit nombre de fouilles effectuées dans l’ensemble de l'Euskual-Herri et le mobilier très restreint dont on dispose. Toutefois, par comparaison avec les résultats obtenus dans les Hautes-Pyrénées, dans des monuments semblables, il paraît raisonnable de voir dans nos cromlechs et tumulus-cromlechs des tombes à incinération de l’Age du Fer. 



Situation des cromlechs : 



Le berger de l’Age du Fer suit les traces de ses prédécesseurs ; on trouvera là encore les cromlechs près des cols (Elorietta, Artzamendi, Mondarain), sur les crêtes et lignes de croupes (Baïgoura, Axixtoi, Laurina, Turaor...), couronnant de petites éminences (Oihanbeltz), ou sur les hauts pâturages (Okabe). Quoique toujours à proximité des pistes pastorales ils paraissent dans l’ensemble volontiers affectionner les altitudes plus élevées que les dolmens (surtout entre 500 et 1 500 m), les pâturages désolés, les sommets venteux et inhospitaliers. La remarque que nous avons déjà faite à propos des dolmens, quant à la "nécessité" de l’orientation des cols vers l’Est, se vérifie là encore. Très souvent construite sur terrain plat, il n’est pas rare de les voir sur ces sols inclinés (luskadi, Arthe I, Apatessaro). Il semble dans ces cas, mais ceci n’est qu’une impression personnelle, que cette construction à l’amorce de la pente ait été recherchée afin que les flammes s’élevant du bûcher funéraire puissent être vues au loin dans les vallées et les plaines sous-jacentes. 



Quoique les cromlechs isolés ne soient pas rares, Irau, Sualaar, ils sont très souvent groupés (74 % des cas) par deux, trois ou quatre, ou même bien plus (Okabe : 26, Olorietta : 11) évoquant tout naturellement l’idée de nécropole. 



Répartition des cromlechs : 



Elle est très curieuse : sur un total de 242 la répartition s’effectue ainsi : Labourd 54, Basse Navarre 151, Soule 37. Encore une précision doit-elle être ajoutée : nous utilisons dans cette répartition la limite administrative moderne entre Basse-Navarre et Soule qui inclut dans cette dernière toute une série de crêtes (Millagate, Orgambidesca, Pic des Escaliers) qui, du point de vue archéologique, se rattachent nettement à la Basse-Navarre. En tenant compte de ce fait, on arrive à un total de... 4 cromlechs pour la Soule ! 



Architecture des cromlechs : 



Nous envisagerons successivement le cercle de pierres, et l’intérieur de ce cercle : présence d’un tumulus ou non, d’une ciste ou non. 


— Le cercle ou périphérie : (cromlech : breton crom : courbe, lech : pierre.) Comme pour les dolmens le matériau utilisé est trouvé sur place : dalles de grès, blocs de quartzite ou de poudingue et sans trace de taille, sauf exception comme à Okabe ou à Meatsekobizkarra. Les cercles ainsi délimités sont assez réguliers, parfois incomplets (démolis ?, inachevés ?). Leur dimension est très variable mais 41 % ont entre 5 et 7 m de diamètre. Il est très rare de trouver un cromlech ovale (Sohandy VI) ou concentrique. Le nombre de pierres ou "témoins" varie beaucoup : (50 % ont entre 5 et 12 pierres) de même que leurs dimensions (de quelques centimètres à plus de 1 m au-dessus du sol) mais elles sont toujours très profondément enfoncées dans le sol. La structure intime du cercle commence à être mieux connue. On peut considérer, lorsqu’il s’agit de dalles, qu’elles peuvent être disposées, ou bien leur grand axe perpendiculaire au centre du cercle (disposition rayonnante, la plus rare), ou au contraire, parallèle à la circonférence (disposition concentrique) : enfin l’intervalle entre les pierres apparentes peut être comblé, sous la surface du sol, par un petit "mur" continu en pierres sèches "Meatsekolepoa" (photo 3), ou au contraire être laissé libre de toute architecture (Errozate I).


 

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PHOTO 3 : CROMLECH DE MEATZE



De toute façon il paraît évident que les constructeurs n’ont pas recherché l’exécution d’un travail monumental comme en d’autres régions d’Europe, ni même voulu fermer une enceinte ; mais simplement ils ont signalé symboliquement un lieu, délimité une aire. 


— L’aire délimitée : schématiquement il semble qu’on puisse considérer, en fonction des structures à l’intérieur du cercle, 3 catégories de monuments, tout en remarquant le caractère artificiel de cette classification. 


1° — Les cromlechs simples, ceux dont le sol à l’intérieur du cercle est au niveau du terrain environnant (Mandale). 


2° — Les cromlechs surélevés, ceux dont le sol présente une surface plane, mais surélevée de quelques centimètres affleurant le sommet des pierres périphériques (Larrauntiki, Okabe) ; ces deux premières catégories représentent 75 % du total. 


3° — Les cromlechs tumulaires dont l’intérieur du cercle recèle un tertre apparent, d’environ 0,60 m à 1 m de haut (Zaho, Millagate, Chardeka, Pittare, Zera I). Mais de nombreux intermédiaires peuvent se voir, un tumulus très délavé pouvant ressembler à un cromlech surélevé !



A l’intérieur du cercle, qu’il y ait tumulus ou non, peut exister, enfoui dans le sol, un petit coffre de pierre aux dimensions souvent modestes (1 m, ou moins, type Millagate, Meatsekolepoa), ou même un simple petit amas de pierres ( 22 ) comme à Okabé. 



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CROMLECHS D'OCCABE IRATY


Le mobilier : 



Il est extrêmement pauvre et ne permet que peu de déductions. Dans les Landes et les Hautes-Pyrénées les nombreux travaux effectués ont mis au jour de petites urnes funéraires ayant contenu les cendres du mort et disposées dans la ciste centrale ou, à même le sol ; des fragments de céramique, des armes de bronze ou de fer tordues. Quelques rares bijoux peuvent compléter ces trouvailles. Il est évident que l’incinération n’a pas favorisé la conservation du matériel, sans parler des vestiges humains qui sont totalement absents.



Les rites funéraires de l'incinération :



Quels ont pu être les rituels funéraires et les motivations spirituelles des incinérants ? Les données archéologiques permettent de penser qu’après la disposition du cadavre sur un bûcher, on y mettait le feu aboutissant à la crémation du mort et de ses objets personnels éventuellement. Les cendres étaient ensuite ramassées et déposées dans une urne ou parfois à même le sol creusé d’un sommaire coup de houe. Nous avons vu aussi la possibilité d’une petite ciste centrale. Enfin un tumulus protecteur pouvait recouvrir le tout. La périphérie de l’aire d’incinération était "balisée" par le cromlech qui, dès lors, prend allure de cercle rituel délimitant un enclos sacré, et dont l’existence pouvait être motivée par la triple exigence de signaler le lieu, de protéger les vivants de l’âme du mort et celle-ci des influences éventuellement néfastes des vivants. (L’usage de feu, à titre purificatoire, dans le rite mortuaire dolmenique par exemple, précéda de loin la crémation des corps.) 



Il semble que l’incinération des cadavres ait coïncidé avec une conception moins matérialiste de la vie future et des exigences moins grandes concernant le tombeau en tant que sépulture indestructible. 



L’idée d’une existence spirituelle indépendante de tout cadre matériel prenait naissance... 


— Le rite d’inhumation en dolmen était lié au retour à la Terre "Déesse-mère" et à l’idée du Renouveau de la germination. 


— Le rite d’incinération, où l’âme retrouve un monde spirituel dans la fumée s’élevant d’un corps mortel, semble coïncider avec l’idée d’une religion du ciel où se tient en arrière plan, le concept de "L’Etre Suprême"... 



Dans la tradition orale basque, il en est des cromlechs comme des dolmens et les mêmes personnages légendaires se retrouvent à leur origine, tout comme l’idée de sépulture y reste aussi attachée. Nous trouvons le terme de "Baratz" qui doit être lui interprété dans le sens de "sépulture" plutôt que de "petit jardin". "Jentilbaratzak" désigne en Arano de nombreux cromlechs, de même que "Mairubaratzak" "cimetière de Mairus" (Oyarzun), "Mairuilarri" : "sépulture de Mairu" (cromlechs de Zugarramurdi), "Mairuilarietta" : "lieu de cromlechs" (sur la montagne Otsondomondarrain). Comme on le voit l’idée de monument funéraire très ancien reste vivace."




A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Larrun - Le blog de Dr Jacques Blot et Site archéologique de Los Millares - Almería de loisirs et https://turismovasco.com/)



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